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  • Gender - ein epistemisches Ding / Gender - une « chose » épistémique

    Astrid Deuber-Mankowsky, Université de Bochum, Allemagne

    La problématisation du genre et de sa relation avec les sciences de l’homme d’un côté, les sciences exactes de l’autre ; le lien entre sexe et genre, l’élucidation de l’historicité de cette différenciation ; les recherches sur l’intersexualité, la transsexualité et sur leurs interactions avec les technologies médicales ou l’histoire de l’endocrinologie ; les changements des relations des sexes/genres et des relations familiales à travers les technologies de procréation : toutes ces thématiques ont été focalisées pendant les dernières années par les gender studies. A travers les thématiques en question ces études sont devenues une « tentative » pour les étudiants qui constitue, pour citer Michel Foucault, une mise à l’épreuve changeante d’eux-mêmes. Le sexe/genre (Geschlecht) devient une chose épistémique, un objet du savoir, le savoir devenant un objet de désir et la connaissance un exercice de soi-même.


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  • Sur une dialectique féminine de la raison

    Sigrid Weigel

    Penser et dire la position des femmes dans le processus de la civilisation


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  • Féminin/masculin versus Histoire sociale dans l’Université espagnole

    Ana Iriarte, Universidad del País Vasco, Espagne

    Au mois de juin 2005, à Madrid, l’Association de Recherches en Histoire des Femmes a organisé un séminaire, sur l’oeuvre de Joan Scott. Notamment, sur l’influence du concept de gender dans l’historiographie féministe espagnole. Concept que l’historienne américaine a défini en 1986, avec l’énorme succès dans la discipline historique qu’on connaît toutes.

    La participation enthousiaste de Joan Scott à ce séminaire nous a beaucoup appris et éclairé à propos du devenir des études de gender des deux dernières décennies ainsi que des préoccupations actuelles de l’historienne américaine, concentrée sur la tension qu’elle perçoit entre l’universel garantissant, depuis la Révolution de 1789, l’égalité de tous devant la loi et la moderne conception de la différence des sexes. Or, malgré ses effets enrichissants, la visite de Joan Scott n’a fait que dévoiler la réticence des études féministes espagnoles à assimiler la catégorie de gender dans le double sens que lui prêta cette théoricienne. Plus précisément, les études espagnoles sur les femmes n’ont pas manqué d’adopter l’usage, déjà universel, du terme gender, mais, cet emploi est loin d’impliquer la prise de position sur l’inégalité ou le pouvoir qui a fait de cette catégorie d’analyse un outil vraiment novateur pour les études féministes.


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  • Questions de différence

    Christine Planté

    Pour décrire les positions en présence dans les différents travaux concernant la place des femmes et les rapports sociaux entre les sexes, on a l’habitude de recourir aux termes, supposés antinomiques, d’égalité et de différence, ou encore on parle d’un féminisme égalitaire et d’un féminisme identitaire . Le premier, héritier des Lumières, revendiquerait l’application à toutes et à tous des droits des individu(e)s né(e)s libres et égaux/ ales, ce qui suppose de démontrer que les femmes sont bien des individus, des êtres humains, autant que les hommes, et que la différence des sexes, les comportements sexuels tels qu’ils sont connus, sont impensables indépendamment de leur construction sociale, historique et culturelle. Le deuxième, tenant la différence pour acquise, dénonce son occultation, ses travestissements ou utilisations par une société phallocentrique, cherche à en changer le sens et la valeur, et la place au fondement d’une réflexion théorique, politique et éthique.


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  • A propos d’un concept ou les difficultés du genre en France

    Michèle Riot-Sarcey

    Tout a été dit ou presque sur les relations conflictuelles entre l’analyse historique fondée sur le genre et l’écriture de l’histoire sociale, politique ou économique. Dans tous les pays, les historiennes, particulièrement, se plaignent de la faible intégration des femmes dans l’Histoire, au sens global du terme.
    Le mode de penser l’histoire en France est cependant assez spécifique, si l’on en juge par le rapport tendu de ses historiens avec la question du genre.


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  • Cet essentialisme qui n’ (en) est pas un

    Naomi Shor

    Comme Jacques Derrida l’a signalé il y a plusieurs années, dans le modèle institutionnel universitaire élaboré en Allemagne au début du XIXè siècle, aucun lieu n’est assigné à la discipline des études féminines (womens’studies) : « Aucune place n’était prévue pour les études féminines dans la structure du modèle classique de Berlin ». Les études féminines, un champ d’études qui a à peine 20 ans aujourd’hui, est un ajout tardif au modèle berlinois, repris par les institutions universitaires nord-américaines.


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  • Le chromosome du crime, à propos de XY

    Michèle Le Doeuff

    Un compte rendu du dernier livre d’E. Badinter, XY, s’impose-t-il ? La meilleure conduite à tenir serait de l’ignorer, comme tant d’autres livraisons « si célèbres l’année dernière », et de développer une résistance vis-à-vis de ce que certains éditeurs parisiens appellent eux-mêmes « notre littérature kleenex ». Le genre se définit par le fait que le « produit » (sic, dans n’importe quel « mastère » d’édition) doit être capable de faire rage sur le marché pendant trois mois environ. Ceci implique qu’il soit construit autour d’une idée-choc et que cette thèse à sensation puisse être résumée en une petite page ou trois minutes de radio. La rédaction de l’ouvrage doit être assez aérée pour que les journalistes littéraires puissent en prendre connaissance en moins de deux jours, le moindre retard gâchant le feu d’artifice.


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  • Introduction au numéro spécial "Féminismes au présent" de la revue Futur antérieur

    Michèle Riot-Sarcey

    En ces temps de crise des idéologies, le féminisme peut-il renouveler son potentiel critique ? Où plutôt, la réflexion théorique de type féministe peut-elle aider à dépasser les apories idéologiques par l’introduction d’idées façonnées dans la longue histoire des individus assujettis ?
    Depuis quelques années déjà, les approches se sont diversifiées, la différence des sexes n’est plus seulement analysée dans sa structure de domination ; les oppositions binaires - égalité, différence - sont repensées ; l’idehtité des sexes réinterrogée, les limites critiques du féminisme mises en perspective. Il n’en reste pas moins que les différentes formes d’oppression ne sont pas effacées et que les pratiques politiques et les modes de g penser restent marqués par les assignations dévolues à chaque sexe.


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  • Entretien avec Nicole-Claude Mathieu (EHESS)

    Un hommage critique à Lévi-Strauss et Freud : Gayle Rubin (1975)

    Catherine Quiminal

    Près de 25 ans après sa parution en anglais, le CEDREF publie la traduction que tu viens de faire de l’article de Gayle Rubin, « L’économie politique du sexe. Transactions sur les femmes et systèmes de sexe/genre ». Elle y appelait à revisiter les œuvres de Lévi-Strauss et de Freud, car : « Au contraire [de Marx], dans les cartes de la réalité sociale établies par Freud et Lévi-Strauss, il y a une intense reconnaissance de la place de la sexualité dans la société et des profondes différences d’expérience sociale entre les hommes et les femmes ». Selon elle – une fois élucidées par un œil critique les implications de leurs théories – « ils fournissent des outils conceptuels qui permettent d’élaborer des descriptions de cette part de la vie sociale qui est le lieu de l’oppression des femmes, des minorités sexuelles et de certains aspects de la personnalité humaine chez les individus ». Peux-tu nous rappeler le contexte dans lequel l’article avait paru aux USA et nous préciser la raison de cette traduction tardive ?


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  • Le féminin, un genre très singulier

    Michèle Riot-Sarcey

    Au risque de nous répéter, encore faut-il revenir sur l’usage du genre comme outil d’analyse historique. Mal introduit en France — sans doute à cause de sa polysémie —, il est souvent assimilé au sexe féminin, en tant que donnée biologique et, par voie de conséquence, de donnée historique.


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