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  • L’usage du genre au Portugal : en tant que catégorie analytique ou descriptif ?

    Virgínia Ferreira, Université de Coimbra (Portugal)

    La difficulté de conceptualiser les femmes, comme collectif social, par la Sociologie et d’autres sciences sociales, aussi bien que les problèmes suscités par le concept de " gender " sont présents dans l’oeuvre de beaucoup d’auteurs, femmes et hommes, qui, au Portugal, ont effectué des recherches dans ce domaine. Voyons quelques exemples, entre celles et ceux qui me semblent plus significatives/significatifs.


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  • Entretien avec Nicole-Claude Mathieu (EHESS)

    Un hommage critique à Lévi-Strauss et Freud : Gayle Rubin (1975)

    Catherine Quiminal

    Près de 25 ans après sa parution en anglais, le CEDREF publie la traduction que tu viens de faire de l’article de Gayle Rubin, « L’économie politique du sexe. Transactions sur les femmes et systèmes de sexe/genre ». Elle y appelait à revisiter les œuvres de Lévi-Strauss et de Freud, car : « Au contraire [de Marx], dans les cartes de la réalité sociale établies par Freud et Lévi-Strauss, il y a une intense reconnaissance de la place de la sexualité dans la société et des profondes différences d’expérience sociale entre les hommes et les femmes ». Selon elle – une fois élucidées par un œil critique les implications de leurs théories – « ils fournissent des outils conceptuels qui permettent d’élaborer des descriptions de cette part de la vie sociale qui est le lieu de l’oppression des femmes, des minorités sexuelles et de certains aspects de la personnalité humaine chez les individus ». Peux-tu nous rappeler le contexte dans lequel l’article avait paru aux USA et nous préciser la raison de cette traduction tardive ?


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  • Féminin/masculin versus Histoire sociale dans l’Université espagnole

    Ana Iriarte, Universidad del País Vasco, Espagne

    Au mois de juin 2005, à Madrid, l’Association de Recherches en Histoire des Femmes a organisé un séminaire, sur l’oeuvre de Joan Scott. Notamment, sur l’influence du concept de gender dans l’historiographie féministe espagnole. Concept que l’historienne américaine a défini en 1986, avec l’énorme succès dans la discipline historique qu’on connaît toutes.

    La participation enthousiaste de Joan Scott à ce séminaire nous a beaucoup appris et éclairé à propos du devenir des études de gender des deux dernières décennies ainsi que des préoccupations actuelles de l’historienne américaine, concentrée sur la tension qu’elle perçoit entre l’universel garantissant, depuis la Révolution de 1789, l’égalité de tous devant la loi et la moderne conception de la différence des sexes. Or, malgré ses effets enrichissants, la visite de Joan Scott n’a fait que dévoiler la réticence des études féministes espagnoles à assimiler la catégorie de gender dans le double sens que lui prêta cette théoricienne. Plus précisément, les études espagnoles sur les femmes n’ont pas manqué d’adopter l’usage, déjà universel, du terme gender, mais, cet emploi est loin d’impliquer la prise de position sur l’inégalité ou le pouvoir qui a fait de cette catégorie d’analyse un outil vraiment novateur pour les études féministes.


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  • Gender - ein epistemisches Ding / Gender - une « chose » épistémique

    Astrid Deuber-Mankowsky, Université de Bochum, Allemagne

    La problématisation du genre et de sa relation avec les sciences de l’homme d’un côté, les sciences exactes de l’autre ; le lien entre sexe et genre, l’élucidation de l’historicité de cette différenciation ; les recherches sur l’intersexualité, la transsexualité et sur leurs interactions avec les technologies médicales ou l’histoire de l’endocrinologie ; les changements des relations des sexes/genres et des relations familiales à travers les technologies de procréation : toutes ces thématiques ont été focalisées pendant les dernières années par les gender studies. A travers les thématiques en question ces études sont devenues une « tentative » pour les étudiants qui constitue, pour citer Michel Foucault, une mise à l’épreuve changeante d’eux-mêmes. Le sexe/genre (Geschlecht) devient une chose épistémique, un objet du savoir, le savoir devenant un objet de désir et la connaissance un exercice de soi-même.


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  • Sciences Po, le MLF et la mémoire des luttes féministes

    Les études de genre en France, année zéro ?

    Juliette Rennes et Rose-Marie Lagrave


    Si la catégorisation d’un phénomène comme "nouveau" est un principe récurrent de production de l’information, lorsque ce principe concerne le traitement des mouvements sociaux et des mobilisations, il a aussi pour effet d’effacer l’histoire des luttes. Il est ainsi courant que des féministes se voient qualifier de "nouvelles" quand bien même elles se présentent comme des héritières des luttes antérieures.


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  • Le féminin, un genre très singulier

    Michèle Riot-Sarcey

    Au risque de nous répéter, encore faut-il revenir sur l’usage du genre comme outil d’analyse historique. Mal introduit en France — sans doute à cause de sa polysémie —, il est souvent assimilé au sexe féminin, en tant que donnée biologique et, par voie de conséquence, de donnée historique.


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  • Cet essentialisme qui n’ (en) est pas un

    Naomi Shor

    Comme Jacques Derrida l’a signalé il y a plusieurs années, dans le modèle institutionnel universitaire élaboré en Allemagne au début du XIXè siècle, aucun lieu n’est assigné à la discipline des études féminines (womens’studies) : « Aucune place n’était prévue pour les études féminines dans la structure du modèle classique de Berlin ». Les études féminines, un champ d’études qui a à peine 20 ans aujourd’hui, est un ajout tardif au modèle berlinois, repris par les institutions universitaires nord-américaines.


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  • Les « études de genre » en Grèce : ce champ qui n’en est pas un ?

    Efi Avdela, Université de Crète

    - Pour ou contre les « études de genre » : le débat précoce

    - Le concept de genre dans les sciences sociales : anthropologie, histoire et autres disciplines

    - Interdisciplinarité, transdisciplinarité, spécificités disciplinaires : le genre
    entre recherche, théorie et enseignement

    - Les effets pervers des malentendus conceptuels : le programme européen « Genre et égalité des femmes »

    - Les tendances actuelles : thématiques, problématiques, politiques


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  • De l’obstacle à l’émancipation (critique d’une certaine idée de la communauté)

    Nicole-Edith Thévenin

    La pensée de gauche postmoderne de l’identité et de la société tente de fonder sa projection du futur à partir des éléments produits par le capital. Elle construit une théorie du sujet et de la subjectivité redéfinie dans la conception d’une communauté et d’une singularité conçues sans contradiction, reprenant au concept de multitude son extension infinie, sa vision d’une individualité libre de toute aliénation, d’une communication sans restes. L’univers du marché se passera désormais de la main invisible d’Adam Smith, puisque c’est en chacun de nous que se trouve la régulation spontanée reprenant à Leibniz son rêve d’une langue universelle et de monades harmonisées mais sans transcendance unificatrice. Le concept de puissance tiré de Spinoza, perd alors son intensité pour se trouver appliqué à un idéal de maîtrise où un jour le monde serait donné là, pacifié, où l’individu se verrait totalement intégré au mouvement général. Communauté aseptisée, asexuée et apolitique, communauté sans corps et sans ombres où le désir et le risque de l’autre sexe se trouve refoulés, effacés même pour le rêve d’une fraternisation « blanche » c’est-à-dire hors mémoire, hors filiation. N’est-ce pas à ce niveau du débat que les femmes ont à faire valoir une pensée de la contradiction vivante, une nécessité de la contradiction dans ce qu’on appelle la politique ?


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  • Le genre - une grille de lecture novatrice pour la sociologie politique

    Ionela Baluta, Université de Bucarest

    Je me propose de mettre en évidence la valeur heuristique du genre comme outil d’analyse dans l’exploration de terrains nouveaux, à savoir le XIXe siècle roumain, et de montrer sa capacité novatrice pour une analyse de type sociologie politique. Pour ce faire, je m’appuierai sur le parcours de recherche de ma thèse de doctorat : Du « harem » au « forum ». Réflexion sur la construction d’une nouvelle identité féminine dans la seconde moitié du XIXe siècle roumain ».


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