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  • Questions de différence

    Christine Planté

    Pour décrire les positions en présence dans les différents travaux concernant la place des femmes et les rapports sociaux entre les sexes, on a l’habitude de recourir aux termes, supposés antinomiques, d’égalité et de différence, ou encore on parle d’un féminisme égalitaire et d’un féminisme identitaire . Le premier, héritier des Lumières, revendiquerait l’application à toutes et à tous des droits des individu(e)s né(e)s libres et égaux/ ales, ce qui suppose de démontrer que les femmes sont bien des individus, des êtres humains, autant que les hommes, et que la différence des sexes, les comportements sexuels tels qu’ils sont connus, sont impensables indépendamment de leur construction sociale, historique et culturelle. Le deuxième, tenant la différence pour acquise, dénonce son occultation, ses travestissements ou utilisations par une société phallocentrique, cherche à en changer le sens et la valeur, et la place au fondement d’une réflexion théorique, politique et éthique.


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  • Introduction au numéro spécial "Féminismes au présent" de la revue Futur antérieur

    Michèle Riot-Sarcey

    En ces temps de crise des idéologies, le féminisme peut-il renouveler son potentiel critique ? Où plutôt, la réflexion théorique de type féministe peut-elle aider à dépasser les apories idéologiques par l’introduction d’idées façonnées dans la longue histoire des individus assujettis ?
    Depuis quelques années déjà, les approches se sont diversifiées, la différence des sexes n’est plus seulement analysée dans sa structure de domination ; les oppositions binaires - égalité, différence - sont repensées ; l’idehtité des sexes réinterrogée, les limites critiques du féminisme mises en perspective. Il n’en reste pas moins que les différentes formes d’oppression ne sont pas effacées et que les pratiques politiques et les modes de g penser restent marqués par les assignations dévolues à chaque sexe.


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  • Le féminin, un genre très singulier

    Michèle Riot-Sarcey

    Au risque de nous répéter, encore faut-il revenir sur l’usage du genre comme outil d’analyse historique. Mal introduit en France — sans doute à cause de sa polysémie —, il est souvent assimilé au sexe féminin, en tant que donnée biologique et, par voie de conséquence, de donnée historique.


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  • Les « études de genre » en Grèce : ce champ qui n’en est pas un ?

    Efi Avdela, Université de Crète

    - Pour ou contre les « études de genre » : le débat précoce

    - Le concept de genre dans les sciences sociales : anthropologie, histoire et autres disciplines

    - Interdisciplinarité, transdisciplinarité, spécificités disciplinaires : le genre
    entre recherche, théorie et enseignement

    - Les effets pervers des malentendus conceptuels : le programme européen « Genre et égalité des femmes »

    - Les tendances actuelles : thématiques, problématiques, politiques


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  • Cet essentialisme qui n’ (en) est pas un

    Naomi Shor

    Comme Jacques Derrida l’a signalé il y a plusieurs années, dans le modèle institutionnel universitaire élaboré en Allemagne au début du XIXè siècle, aucun lieu n’est assigné à la discipline des études féminines (womens’studies) : « Aucune place n’était prévue pour les études féminines dans la structure du modèle classique de Berlin ». Les études féminines, un champ d’études qui a à peine 20 ans aujourd’hui, est un ajout tardif au modèle berlinois, repris par les institutions universitaires nord-américaines.


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  • Freud encore

    Simone Valantin

    L’idée vient parfois que l’on pourrait réécrire le réel contemporain de la féminité et élaborer des concepts complémentaires à la théorie freudienne. Les batailles féministes, depuis longtemps tenues à l’écart de la psychanalyse méfiante à l’égard de toute idéologie - hormis la sienne - font entendre des nouveautés du côté des représentations de la sexuation.


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  • De l’obstacle à l’émancipation (critique d’une certaine idée de la communauté)

    Nicole-Edith Thévenin

    La pensée de gauche postmoderne de l’identité et de la société tente de fonder sa projection du futur à partir des éléments produits par le capital. Elle construit une théorie du sujet et de la subjectivité redéfinie dans la conception d’une communauté et d’une singularité conçues sans contradiction, reprenant au concept de multitude son extension infinie, sa vision d’une individualité libre de toute aliénation, d’une communication sans restes. L’univers du marché se passera désormais de la main invisible d’Adam Smith, puisque c’est en chacun de nous que se trouve la régulation spontanée reprenant à Leibniz son rêve d’une langue universelle et de monades harmonisées mais sans transcendance unificatrice. Le concept de puissance tiré de Spinoza, perd alors son intensité pour se trouver appliqué à un idéal de maîtrise où un jour le monde serait donné là, pacifié, où l’individu se verrait totalement intégré au mouvement général. Communauté aseptisée, asexuée et apolitique, communauté sans corps et sans ombres où le désir et le risque de l’autre sexe se trouve refoulés, effacés même pour le rêve d’une fraternisation « blanche » c’est-à-dire hors mémoire, hors filiation. N’est-ce pas à ce niveau du débat que les femmes ont à faire valoir une pensée de la contradiction vivante, une nécessité de la contradiction dans ce qu’on appelle la politique ?


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  • Nécessité de la psychanalyse

    Marie-Josèphe Dhavernas

    La référence à la psychanalyse a un statut assez curieux dans le féminisme français ; à vrai dire, cette bizarrerie est à l’image de l’anomalie qui frappe la psychanalyse en tant que discipline, pas simplement dans les milieux féministes. En effet, tout se passe comme si elle n’était pas une discipline comme les autres. On est souvent « pour » ou « contre » la psychanalyse, comme s’il s’agissait d’une théorie politique - alors qu’il paraîtrait saugrenu de se déclarer « pour » ou « contre » la physique, la linguistique ou la philosophie... Certain(e)s la considèrent comme « irrationnelle », avec toutefois des arguments souvent peu convaincants, dans la mesure où ils visent la discipline dans son ensemble, mais se rapportent de fait à des points particuliers de la théorie, ce qui ne peut suffire à mettre en question la validité globale d’une discipline.


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  • Du Genre en EFiGiES : Polyphonie sur une polysémie

    Efigies (communication collective)

    Avant propos : Historique et constitution de la communication
    Introduction
    1. Du genre en EFiGiES : définitions, usages et représentations
    1.1 Du genre en EFiGiES : Bouillonnement théorique et pratiques
    1.2 Du genre en EFiGiES : Label politique
    1.3 Du genre en EFiGiES : Angoisses scientifiques
    2. Difficultés liées à l’usage du genre
    2.1 Les préjugés entourant le concept
    2.2 L’euphémisation du genre
    2.3 Les problèmes méthodologiques que le concept nous pose
    3. Situation particulière des étudiant.e.s au regard du champ de la recherche féministe
    3.0 Bilan des développements précédents
    3.1 Un bilan critique des usages du genre
    3.2 Les féminismes objets d’études
    3.3 Prendre place, entre critique interne et critique externe

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  • Sur une dialectique féminine de la raison

    Sigrid Weigel

    Penser et dire la position des femmes dans le processus de la civilisation


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