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  • Différenciation et indifférenciation. Pour une relecture de Mélanie Klein

    Marcelle Marini

    Un travail important s’est fait ces vingt dernières années pour essayer de « reconnaître la différence sans figer les différends », comme le souligne Françoise Collin qui nous donne, dans Histoire des femmes , la meilleure mise au point actuelle sur les théories philosophiques de la différence des sexes au XXème siècle. Elle y met notamment en valeur le passage tout récent de la notion de différence, encore proche d’une opposition de nature ou d’essence, à celle de différenciation qui a le mérite de marquer une dynamique, une interaction ouverte et donc une historicité, au sens large du terme, avec la part d’imprévisible que cela implique. C’est cette notion de différenciation que je voudrais examiner ici : peut-elle réellement nous aider à penser autrement la différence sexuelle et, si oui, à quelles conditions ?


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  • Questions de différence

    Christine Planté

    Pour décrire les positions en présence dans les différents travaux concernant la place des femmes et les rapports sociaux entre les sexes, on a l’habitude de recourir aux termes, supposés antinomiques, d’égalité et de différence, ou encore on parle d’un féminisme égalitaire et d’un féminisme identitaire . Le premier, héritier des Lumières, revendiquerait l’application à toutes et à tous des droits des individu(e)s né(e)s libres et égaux/ ales, ce qui suppose de démontrer que les femmes sont bien des individus, des êtres humains, autant que les hommes, et que la différence des sexes, les comportements sexuels tels qu’ils sont connus, sont impensables indépendamment de leur construction sociale, historique et culturelle. Le deuxième, tenant la différence pour acquise, dénonce son occultation, ses travestissements ou utilisations par une société phallocentrique, cherche à en changer le sens et la valeur, et la place au fondement d’une réflexion théorique, politique et éthique.


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  • Féminin/masculin versus Histoire sociale dans l’Université espagnole

    Ana Iriarte, Universidad del País Vasco, Espagne

    Au mois de juin 2005, à Madrid, l’Association de Recherches en Histoire des Femmes a organisé un séminaire, sur l’oeuvre de Joan Scott. Notamment, sur l’influence du concept de gender dans l’historiographie féministe espagnole. Concept que l’historienne américaine a défini en 1986, avec l’énorme succès dans la discipline historique qu’on connaît toutes.

    La participation enthousiaste de Joan Scott à ce séminaire nous a beaucoup appris et éclairé à propos du devenir des études de gender des deux dernières décennies ainsi que des préoccupations actuelles de l’historienne américaine, concentrée sur la tension qu’elle perçoit entre l’universel garantissant, depuis la Révolution de 1789, l’égalité de tous devant la loi et la moderne conception de la différence des sexes. Or, malgré ses effets enrichissants, la visite de Joan Scott n’a fait que dévoiler la réticence des études féministes espagnoles à assimiler la catégorie de gender dans le double sens que lui prêta cette théoricienne. Plus précisément, les études espagnoles sur les femmes n’ont pas manqué d’adopter l’usage, déjà universel, du terme gender, mais, cet emploi est loin d’impliquer la prise de position sur l’inégalité ou le pouvoir qui a fait de cette catégorie d’analyse un outil vraiment novateur pour les études féministes.


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  • Féminisme, modernité, postmodernisme : pour un dialogue des deux cotés de l’océan

    Eleni Varikas

    Si, dans ses versions dominantes, la réflexion féministe a historiquement montré un attachement pathétique au projet de la modernité, cette passion - malheureuse car trop souvent à sens unique - est en train de s’affaiblir quand elle ne se tourne pas purement et simplement en son contraire. Pour ne pas avoir rempli ses promesses émancipatrices, la modernité devient l’objet d’une interrogation qui tend à déstabiliser quelques-unes des certitudes les mieux installées de notre tradition de l’Aufklärung, cette même tradition qui a vu naître la demande de l’émancipation des femmes.


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  • Per un’anatomia politica dei sessi : un ricordo di Nicole-Claude Mathieu

    Sara Garbagnoli, Vincenza Perilli e Valeria Ribeiro Corossacz

    Nicole-Claude Mathieu si è spenta a Parigi il 9 marzo scorso, lasciando un vuoto non misurabile in quelli che, a partire dai primi anni ’70 del secolo scorso, sono stati i suoi ambiti privilegiati di produzione teorica, di impegno politico e di insegnamento : l’antropologia e la teoria femminista. Grazie ad un rigore, a un’audacia e una lucidità intellettuali e politiche di rara levatura, Mathieu ha contribuito a rielaborare criticamente l’epistemologia e a ridefinire le frontiere di tali saperi.


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  • Les Etudes Genre en Suisse : entre dynamisme et institutionnalisation précaire

    Gaël Pannatier et Magdalena Rosende

    Les Etudes Genre ont connu un développement réjouissant cette dernière décennie en Suisse, avec la création de plusieurs postes dans les universités. Derrière ce tableau idyllique, il faut cependant relever que la plupart des postes, centres ou projets ne sont pas stables et que les avancées sont le produit de luttes et d’investissements de temps importants de la part des chercheur·e·s féministes. Dans ce pays fédéraliste, plurilingue, et composé de dix universités de taille modeste, la particularité du champ des Etudes Genre est la volonté de mise en réseau sur le plan national. Elle se traduit notamment par deux projets qui oeuvrent pour beaucoup dans l’essor des Etudes Genre : le LIEGE (Laboratoire interuniversitaire en Etudes Genre) basé à l’Université de Lausanne (et principalement romand) et la plateforme internet GenderCampus, rattachée à l’Université de Berne.


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  • Le chromosome du crime, à propos de XY

    Michèle Le Doeuff

    Un compte rendu du dernier livre d’E. Badinter, XY, s’impose-t-il ? La meilleure conduite à tenir serait de l’ignorer, comme tant d’autres livraisons « si célèbres l’année dernière », et de développer une résistance vis-à-vis de ce que certains éditeurs parisiens appellent eux-mêmes « notre littérature kleenex ». Le genre se définit par le fait que le « produit » (sic, dans n’importe quel « mastère » d’édition) doit être capable de faire rage sur le marché pendant trois mois environ. Ceci implique qu’il soit construit autour d’une idée-choc et que cette thèse à sensation puisse être résumée en une petite page ou trois minutes de radio. La rédaction de l’ouvrage doit être assez aérée pour que les journalistes littéraires puissent en prendre connaissance en moins de deux jours, le moindre retard gâchant le feu d’artifice.


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  • Entretien avec Nicole-Claude Mathieu (EHESS)

    Un hommage critique à Lévi-Strauss et Freud : Gayle Rubin (1975)

    Catherine Quiminal

    Près de 25 ans après sa parution en anglais, le CEDREF publie la traduction que tu viens de faire de l’article de Gayle Rubin, « L’économie politique du sexe. Transactions sur les femmes et systèmes de sexe/genre ». Elle y appelait à revisiter les œuvres de Lévi-Strauss et de Freud, car : « Au contraire [de Marx], dans les cartes de la réalité sociale établies par Freud et Lévi-Strauss, il y a une intense reconnaissance de la place de la sexualité dans la société et des profondes différences d’expérience sociale entre les hommes et les femmes ». Selon elle – une fois élucidées par un œil critique les implications de leurs théories – « ils fournissent des outils conceptuels qui permettent d’élaborer des descriptions de cette part de la vie sociale qui est le lieu de l’oppression des femmes, des minorités sexuelles et de certains aspects de la personnalité humaine chez les individus ». Peux-tu nous rappeler le contexte dans lequel l’article avait paru aux USA et nous préciser la raison de cette traduction tardive ?


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  • Le féminin, un genre très singulier

    Michèle Riot-Sarcey

    Au risque de nous répéter, encore faut-il revenir sur l’usage du genre comme outil d’analyse historique. Mal introduit en France — sans doute à cause de sa polysémie —, il est souvent assimilé au sexe féminin, en tant que donnée biologique et, par voie de conséquence, de donnée historique.


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  • Du Genre en EFiGiES : Polyphonie sur une polysémie

    Efigies (communication collective)

    Avant propos : Historique et constitution de la communication
    Introduction
    1. Du genre en EFiGiES : définitions, usages et représentations
    1.1 Du genre en EFiGiES : Bouillonnement théorique et pratiques
    1.2 Du genre en EFiGiES : Label politique
    1.3 Du genre en EFiGiES : Angoisses scientifiques
    2. Difficultés liées à l’usage du genre
    2.1 Les préjugés entourant le concept
    2.2 L’euphémisation du genre
    2.3 Les problèmes méthodologiques que le concept nous pose
    3. Situation particulière des étudiant.e.s au regard du champ de la recherche féministe
    3.0 Bilan des développements précédents
    3.1 Un bilan critique des usages du genre
    3.2 Les féminismes objets d’études
    3.3 Prendre place, entre critique interne et critique externe

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