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Féminin/masculin versus Histoire sociale dans l’Université espagnole

par Ana Iriarte, Universidad del País Vasco, Espagne


Date de mise en ligne : [25-06-2013]




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Au mois de juin 2005, à Madrid, l’Association de Recherches en Histoire des Femmes a organisé un séminaire, sur l’oeuvre de Joan Scott 1. Notamment, sur l’influence du concept de gender dans l’historiographie féministe espagnole. Concept que l’historienne américaine a défini en 1986 2, avec l’énorme succès dans la discipline historique qu’on connaît toutes 3.

La participation enthousiaste de Joan Scott à ce séminaire nous a beaucoup appris et éclairé à propos du devenir des études de gender des deux dernières décennies ainsi que des préoccupations actuelles de l’historienne américaine, concentrée sur la tension qu’elle perçoit entre l’universel garantissant, depuis la Révolution de 1789, l’égalité de tous devant la loi et la moderne conception de la différence des sexes 4. Or, malgré ses effets enrichissants, la visite de Joan Scott n’a fait que dévoiler la réticence des études féministes espagnoles à assimiler la catégorie de gender dans le double sens que lui prêta cette théoricienne 5. Plus précisément, les études espagnoles sur les femmes n’ont pas manqué d’adopter l’usage, déjà universel, du terme gender, mais, cet emploi est loin d’impliquer la prise de position sur l’inégalité ou le pouvoir qui a fait de cette catégorie d’analyse un outil vraiment novateur pour les études féministes.

Jusqu’à la fin des années 1990, l’immense majorité des travaux espagnols sur l’histoire des femmes s’inscrivent dans le registre de l’histoire sociale, histoire des faits concernant " réellement " les femmes en considérant de préférence la classe à laquelle elles appartiennent. Il est vrai que ces travaux se sont montrés plus réticents envers le genre comme notion génératrice « d’une histoire commune pour les hommes et les femmes » 6, qu’avec la dimension identitaire impliquée dans la catégorie de féminin, dont la considération occasionnelle a pu enrichir l’Histoire sociale sans vraiment mettre en question ses fondements 7.

Mais la situation se referme à nouveau en ce qui concerne la mise en jeu de cette même catégorie identitaire référée aux rapports entre les sexes. En tant qu’historienne de l’Antiquité, je pense concrètement à l’interrelation masculin/féminin, telle qu’elle fut définie et appliquée à l’étude de l’Antiquité grecque par Nicole Loraux à partir des années 1980. Et, bien sûr, la disposition des études espagnoles sur l’histoire des femmes devient encore moins perméables au concept d’opérateur féminin, proposé par cette helléniste 8 en tant que moyen pour mesurer l’importance que le principe féminin peut avoir dans l’élaboration de l’identité masculine. Dans la préface qu’elle intitule directement L’opérateur féminin, Nicole Loraux annonce la prémisse théorique articulant son livre Les Expériences de Tirésias :

[...] ma préoccupation sera le féminin comme l’objet le plus désiré de l’homme grec. [...] nous voici entraînés sur la piste des procédures qui visent à s’approprier par la pensée quelques grandes expériences de la féminité [...]. Autant dire que les procédures étudiées relèveront de l’incorporation, de l’englobement, en un mot de la logique de l’inclusion. Et cela non seulement parce qu’il s’agira d’intérioriser du féminin, mais parce que, pour penser tout englobement d’une part autre, l’inclusion est l’opération théorique qui, par excellence, permet de sortir des tables d’oppositions 9.


Moins charismatique, certes, que la notion de gender, celle d’opérateur féminin est pratiquement inconnue 10 dans un pays qui, pourtant, a montré beaucoup de considération envers les études sur le politique grec réalisées par Nicole Loraux 11.

En résumé, les oeuvres de Joan Scott et de Nicole Loraux 12- théoriciennes que j’ai choisies ici comme représentantes significatives des deux courants méthodologiques sur les femmes, les plus développées pendant les années 1980-90 -, ont été traduites à l’espagnol et suivies par quelques spécialistes indépendantes. Mais ces oeuvres n’ont pas eu, dans notre historiographie, l’effet révulsif qu’elles ont produit ailleurs. Fait qui correspond à un parcours historique concret, dont je voudrais présenter, par la suite, les grandes lignes.

Avec la massification des études supérieures qui a eut lieu, en Espagne à partir des années 1970, c’est à dire, vers la fin de la dictature, l’immense majorité de jeunes embauchés dans l’enseignement, provenaient des mouvements d’opposition au franquisme très actifs dans le domaine universitaire à partir des années 1960. Ces jeunes enseignants avaient fait, si l’on peut dire, une sorte de carrière parallèle dans la clandestinité, en privilégiant la théorie marxiste, strictement interdite pendant le franquisme. Théorie qu’ils n’ont pas manqué de privilégier par-dessus toutes autres, dès qu’ils sont devenus officiellement enseignants. Ce qui explique que, dans l’Université espagnole des années 1980 - celle du triomphe d’un gouvernement socialiste -, l’enseignement des diverses disciplines de lettres fut fondé sur une application militante du Matérialisme historique dont les principes ne se sont laissé impressionner ni par le cri d’alarme du mouvement polonais Solidarité, ni par la chute du mur de Berlin.

Or, cette prédominance de la gauche dans le gouvernement, comme dans les hautes instances et les salles de cours universitaires, n’a pas soutenu spécialement les études et activités réalisées dans les nombreux Séminaires d’Études sur LA femme (au singulier), nés à l’abri des universités, mais ne faisant pas vraiment partie de celles-ci. Études qualifiées le plus souvent de protagonistes par cette gauche hétérodoxe, malgré l’effort réalisé par la plupart des historiennes féministes, majoritairement marxistes à l’époque 13, pour donner une explication matérielle 14 au devenir des femmes au long de l’histoire 15.

Toutefois, les difficultés n’ont pas empêché que les études des femmes se soient frayées un chemin qui a abouti, au début des années 1990 16, dans ce qu’on pourrait considérer comme étant leur institutionnalisation première, sous forme de publications et de regroupements parallèles à l’institution universitaire. Je pense, par exemple aux associations AUDEM et AEIHM (1991) 17, avec la publication systématique de leurs Colloques. Mais aussi aux revues spécialisées comme Arenal (1994) 18 ou à la remarquable effervescence éditoriale des livres centrés sur la thématique du genre.

La traduction, en 1990, de l’article-phare de Joan Scott évoquée précédemment 19, l’immédiate divulgation de L’Histoire des femmes dirigée par Georges Duby et Michelle Perrot, et la très fertile collection Feminismos, laquelle entre 1990 et 1993 a publiée environ 25 titres, rendent compte de l’intérêt suscité par les méthodes d’interprétation anglo-saxonnes, françaises et italiennes 20. Or, en ce qui concerne la pratique historienne proprement dite, l’influence de ces méthodes si bien ancrées dans d’autres pays, n’est pas fondamentale. Certes, le terme gender est devenu habituel dans les titres, mais plus que l’indice d’une transformation, ces emplois astucieux répondent à une stratégie perçue dans ses justes termes par Joan Scott lorsqu’elle commente :

Alors que le terme « histoire des femmes » révèle sa position politique en affirmant (contrairement aux pratiques habituelles) que les femmes sont des sujets historiques valables, le « genre » inclut les femmes, sans les nommer, et paraît ainsi ne pas constituer de menace critique. Cet usage de « genre » est un aspect de ce qu’on pourrait appeler la recherche d’une légitimité institutionnelle par les études féministes 21.


En effet, l’adoption du terme gender a permis, pendant un certain temps, de dépister l’opposition tenace montrée à l’égard de l’histoire des femmes aussi bien par la gauche institutionnalisée que par l’Académie ; tandis que les historiennes espagnoles refusaient, en réalité, de prendre leurs distances aussi bien par rapport au positivisme impliqué dans l’Histoire sociale et à la forme particulière du déterminisme biologique qu’adopte le matérialisme historique, que par rapport à l’idée d’une opposition radicale entre les sexes.

En fait, sous le déguisement de gender, l’histoire des femmes inséparable du devenir de la discipline historique dans son ensemble répond, en Espagne, à des urgences toutes particulières. Et, avant toutes autres, à celle de développer une histoire empirique s’opposant à la tergiversation des faits, imposée par la dictature et pas seulement en ce qui concernait l’histoire contemporaine. À l’histoire franquiste, faussée, par exemple pour transmettre l’image d’une Espagne existant en tant que telle depuis la civilisation des Tartesses, sinon depuis l’origine des temps, et réunifiée à jamais par le Caudillo après la guerre civile, se sont opposées les histoires des différentes autonomies de l’État, contraintes pendant un demi-siècle à dissoudre leurs particularismes au profit de cette unité sans fissure rêvée et imposée par Franco.

Dans un deuxième temps, l’histoire, en Espagne, a commencé à se dresser plus explicitement contre l’oubli implicite, bien sûr, dans la déformation des faits historiques qu’on vient de signaler, mais aussi contre l’oubli matériel (imposé au moyen d’une stratégie de destruction des archives, effectuée à la fin du franquisme), ainsi qu’à l’oubli dans lequel la population elle-même a choisi de se réfugier pendant plus de 60 ans, tant le déchirement civil fut traumatisant. Je me réfère ici à la longue Transición de trente ans qui, en juillet dernier, a abouti à La loi de la mémoire historique, presentée par le Gouvernement socialiste. Aussi, de la main, entre autre, de la très active Federation de forums pour la memoire, l’Espagne républicaine récupère, enfin, les corps de ses victimes enterrées dans des fosses communes bien difficiles à localiser. Récupération essentielle pour pouvoir écrire la fin des milliers d’histoires qui, en réalité, composent la fin d’une période historique.

Dans le contexte de l’histoire positive qui lors de la transición qui a répondu à l’univoque discours historique imposé par la dictature, ont afflué les études détaillées et empiriques sur les femmes des différentes époques et autonomies, avec la prééminence d’études centrées sur le devenir des femmes, pendant la guerre civile et sous la répression franquiste : leur fonction médicale, leurs actions militaires et éducationnelles, leur devenir dans les prisons et camps de concentration, etc. Pendant ces dernières années, l’histoire qui se réalise avec une concrétisation grandissante, est celle des femmes disparues ou mises à mort sans jugement préalable. Ce qui ne peut être considéré que positivement, malgré l’attachement, dont je suis en train de rendre compte, à opposer l’univers de la femme à celui de l’homme, jusqu’à l’isolement de l’histoire des femmes en elle-même.

En effet, si depuis longtemps, les théoriciennes européennes aussi bien qu’américaines 22 tendent à minimiser la dichotomie entre l’histoire du gender et une histoire des femmes, fondée sur la reconnaissance du système conformé par le masculin et le féminin 23, les études féministes espagnoles, optent souvent pour la pratique d’une Histoire des femmes comprise dans son sens le plus positiviste. Option qui doit être comprise par rapport au présent de l’historiographie espagnole qu’on vient d’évoquer. Autrement dit, et pour conclure : dans ce moment délicat de reconstruction de la mémoire, de structuration d’une histoire, longtemps restée floue, les historiennes féministes ont du mal à accepter ce déconstructionisme 24 qu’elles sont pourtant en train d’appliquer à l’histoire canonique imposée par le fascisme, d’autant plus sévère avec la mémorisation des faits concernant l’univers féminin.

Mais je ne voudrais pas finir mon intervention sans faire allusion à un deuxième moteur de la pensée féministe actuelle, qui rend difficile la relativisation de la différence biologique des sexes, tout en réclamant de façon urgente la réflexion sur les identités sexuelles. Je pense à la problématique de la Violence contre les femmes, un phénomène qui donne lieu à plus de 60 meurtres par an dans notre pays. Il s’agit là de cas de discrimination sexuelle, portés à son extrême le plus dramatique, et sur lequel les chercheuses féministes s’appuient pour souligner l’importance d’introduire les réflexions sur l’égalité sexuelle dans les cours universitaires 25. Une initiative efficacement soutenue par l ?actuelle ministre du Travail et des Affaires sociales. Institution qui, par exemple, vient de programmer un macro-colloque dont l’objet est de définir les possibles contenus des cours au sujet du genre dans le nouveau système universitaire 26.

Avec une stricte parité dans le gouvernement, le socialisme de José Luis Rodríguez Zapatero présente une mise en scène radicalement novatrice, dans le très stratégique moment du débat autour de la nouvelle loi d’éducation. Espérons que l’action des femmes progressistes exerçant comme ministres ne se révèle pas n’être que ça : une simple mise en scène.


Notes :

1. Cette rencontre a donné lieu à la publication des conférences et des débats suscités par celles-ci : C. Borderías (éd), Joan Scott y las políticas de la Historia, Barcelona, 2006.

2. Je pense, bien sûr, à l’article intitulé « Gender : A Useful Category of Historical Analysis », American Historical Review, 91, p. 1986, p. 1053-1075, bientôt présenté en français dans Les Cahiers du Grif, « Le genre de l’histoire », 1988, 37/38, pp. 125-153.

3. De ce succès a rendu compte, encore récemment par exemple, la contribution de Michèle Riot-Sarcey au livre collectif intitulé Du genre comme catégorie d’analyse, Dominique Fougeyrollas-Schwebel, Christine Planté, Michèle Riot-Sarcey et Claude Zaidman (dir.), Le Genre comme catégorie d’analyse. Sociologie, Histoire, Littérature, Paris, 2003, pp. 81-86.

4. Une tension spécialement latente dans le Mouvement pour la parité du féminisme français, lequel se battrait pour l’universalisme en faisant appel à la différence sexuelle : Joan Scott, La citoyenne paradoxale. Les féministes françaises et les droits de l’homme, (1996), Version fr. : Paris, 2000, et Parité ! L’universel et la différence des sexes, (2005), Paris, 2005.

5. Joan Scott, « Genre : Une catégorie utile d’analyse historique », Les Cahiers du Grif, « Le genre de l’histoire », 1988, 37/38, p. 141 : « Le genre est un élément constitutif des rapports sociaux fondés sur des différences perçues entre les sexes, et le genre est une façon première de signifier des rapports de pouvoir ».

6. Ainsi, Cristina Segura, avertissait du danger de subordonner à la catégorie analytique du gender l’histoire des femmes « que las mujeres no habíamos podido hacer » : « Mujeres y hombres, ¿una histoira común ? », C. Barros (éd), Historia a debate, Santiago de Compostela, 2000, p. 283. Cf. « Tiempo de hombres. tiempo de mujeres », en C. Segura y G. Nielfa (eds.), Entre la marginación y el desarrollo : Mujeres y hombres en la Historia, Madrid, p. 27-42. En ce qui concerne l’histoire sociale dans l’Antiquité, R. Cid, « La historia de las mujeres y la historia social. Reflexiones desde la historia antigua », en Oficios y saberes de mujeres, Valladolid, 2002, pp. 11-37.

7. A ce propos ont réfléchi : R. Cid, « Historia de las mujeres/Historia de las relaciones de género. Balances, perspectivas y retos en la historiografía española », Actas del III Congreso Internacional de AUDEM, KRK, Oviedo, 2004, pp. 1-33. Mª I. del Val Valdivieso « La historia en los albores del siglo XXI », in Mª I. del Val Valdivieso (dir.), La Historia de las mujeres : una revisión historiográfica, Valladolid, 2004, pp. 26-27. E. Hernández Sandoica, Tendencias historiográficas actuales. Escribir historia hoy, Madrid, 2004, pp. 437-471. A. Aguado, « La historia de las mujeres como historia social », in M. I. del Val Valdivieso (dir.), La Historia de las mujeres : una revisión historiográfica, Valladolid, 2004, pp. 57-71. S. Tavera, « Historia de las mujeres y de las relaciones de género : ¿una historia social alternativa ? », in S. Castillo y R. Fernández (coords.), Historia social y ciencias sociales, Lleida, 2001.

8. Pour cette notion voir, parmi les oeuvres de Nicole Loraux, Les Expériences de Tirésias. Le féminin dans l’homme grec, Paris, 1989, pp. 7-26, notamment.

9. Nicole Loraux, Les Expériences de Tirésias. Le féminin dans l’homme grec, Paris, 1989, p. 15, notamment.

10. A. Iriarte, « Contra una historia sexuada de la antigua Grecia », in M. J. Rodríguez, E. Hidalgo y C.G. Wagner (eds.), Roles sexuales. La mujer en la historia y la cultura, Madrid, 1994, pp. 3-13.

11. Toutefois, le vide que je signale à propos du cas espagnol, que je me suis donné comme objectif, ne peut pas être considéré uniquement espagnol, si l’on tient compte du fait que, dans un collectif aussi représentatif des théories développées au long du XXe siècle par les études françaises sur les femmes comme Le Siècle des féminismes, Nicole Loraux n’est citée qu’une seule fois à propos de son étude sur le mythe grec de la Déesse Mère, et non précisément pour soutenir sa théorie : Eliane Gubin et alli. (dirs.), Paris, 2004, pp. 358-359.

12. Pour la minimisation des différences entre elles, voir C. Borderías (éd), Joan Scott y las políticas de la Historia, Barcelona, 2006, p. 99, notamment.

13. Bien que, dans les années 1980, commencent à paraître des perspectives plus ouvertes. Ainsi, pour l’Antiquité, le collectif édité par Carlos Miralles, La dona en l’antiguitat, Sabadell, 1987. Pour une perspective d’ensemble de cette période : M. Nash, « Dos décadas de Historia de las mujeres en España. Una reconsideración », Historia Social, 9, 1991, pp. 137-161.

14. Ainsi, toujours en ce qui concerne l’Antiquité, pour une conception du féminin en tant que genre particulièrement déterminé par son sexe, E. Garrido González, La mujer en el mundo antiguo, Madrid, 1986. Dans cette perspective pourrait s’inscrire aussi un premier travail historiographique de C. Martínez López, « Reflexiones sobre la Historia de la mujer en el mundo antiguo », I Congreso Peninsular de Historia Antigua, Santiago de Compostela, 1988, pp. 205, et ss.

15. Pour les dilemmes des féministes marxistes en tant qu’historiennes, « Genre : Une catégorie utile d’analyse historique », Les Cahiers du Grif, « Le genre de l’histoire », 1988, 37/38, pp. 132-133. I. Morant, « Historia de las mujeres e historia : innovaciones y confrontaciones », in C. Barros, éd, Historia a debate, Santiago de Compostela, 2000, pp. 394-395.

16. T. Ortiz, « Universidad y feminismo en España », Situación de los estudios de mujeres en los años 90, Ed. Univ. de Granada, 1999.

17. R. Cid, « L’AEIHM et l’histoire des femmes en Espagne », Mnémosyne, 2, pp. 31-44.

18. M. Nash et I. Morant, « Arenal : une expérience historiographique nationale », Clio HFS, 16, pp. 61-64.

19. J. Scott, « El género : una categoría útil para el análisis histórico », in J.S. Amelang y M. Nash (eds.), Historia y género : las mujeres en la Europa Moderna y Contemporánea, Valencia, 1990, pp. 23-56.

20. En ce qui concerne l’Antiquité - et le monde romain, en particulier -, on signalera les travaux de : C. Martínez López, « Las mujeres en el mundo antiguo. Una nueva perspectiva para reinterpretar las sociedades antiguas », in M. J. Rodríguez, E. Hidalgo y C.G. Wagner (eds.), Roles sexuales. La mujer en la historia y la cultura, Madrid, 1994, pp. 35-54 ; G. Bravo. « La mujer romana y la historiografía moderna : cuestiones metodológicas y nuevas perspectivas de estudio », pp. 55-72. Plus actualisé, l’article de M. Picazo, « Estudios clásicos y feminismo en los 90 », in C. Segura (éd), La Historia de las mujeres en el nuevo paradigma de la Historia, Madrid, 1997, pp. 25-35.

21. Joan Scott, « Genre : Une catégorie utile d’analyse historique », Les Cahiers du Grif, « Le genre de l’histoire », 1988, 37/38, p. 129.

22. À propos de la communication et de l’influence de ces deux courants, jusqu’aux dernières années 1990, voir l’exposition nuancée d’I. Morant, « Historia de las mujeres e historia : innovaciones y confrontaciones », in C. Barros (éd.), Historia a debate, Santiago de Compostela, 2000, pp. 393-304.

23. Cette coïncidence fut le fil conducteur de la journée « Genre et Histoire », organisée à l’École doctorale d’Histoire, le 12 mai 2004. Voir aussi la préface de G. Duby et M. Perrot au premier volumen de L’histoire des femmes, Paris, 1991, p. 8. Cf. la plus récente considération des faits par Joan Scott, C. Borderías (éd.), Joan Scott y las políticas de la Historia, Barcelona, 2006, 98-99 ; 174-177, etc.

24. Concernant la surprise de Joan Scott provoquée par ce refus des femmes adeptes de la notion de gender, qu’elle considère tout à fait dépendante du post-structuralisme, lire : C. Bordería (éd.), Joan Scott y las políticas de la historia, Barcelona, 2006, p. 176.

25. Pour une mise à point jusqu’à la fin du siècle, voir C. Segura, « La docencia de la Historia de las mujeres en la Universidad española », in C. Barros (éd.), Historia a debate, Santiago de Compostela, 2000, t. III, pp. 181-188.

26. Madame la Ministre, Soledad Murillo, a convoqué ce Congreso sobre los estudios de género, Universidad Complutense de Madrid, 20-21 novembre 2006.


       Pour citer cet article :

       Ana Iriarte, Universidad del País Vasco, Espagne , « Féminin/masculin versus Histoire sociale dans l’Université espagnole », Fédération de recherche sur le genre RING, 25 juin 2013. URL : http://www2.univ-paris8.fr/RING/spip.php?article2741

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