histoire
Avant le 30 octobre - Paris Descartes
Les femmes ont participé aux expositions internationales dès la première à Londres en 1851, au même titre que leurs collègues exposants ou animateurs de l’exposition masculins. Cependant, les enjeux de cette participation changent de registre lors de l’Exposition de 1878, à Paris, lorsque les Français organisent en même temps le premier Congrès international du droit des femmes.
Où sortait-on ? Qui soutenait l’égalité des droits ? Quels faits-divers ont fait émerger les LGBT en tant que sujets de société ? Qui faisait son coming-out ? Thomas Dupuy a décortiqué les 541 numéros de ce magazine culte et retrace les événements qui ont marqué cette époque encore si proche : lutte contre l’ordre moral, censure, LGBTphobies, vie quotidienne, culture.
Revue
Nous nous sommes réjouis ces dernières années que l’histoire retrouve une place dans les grands débats publics de la société française, que l’histoire soit ressaisie par les enjeux vifs du présent. On peut dire que, pour celles et ceux qui ont été historiens dans les années 1990, l’ampleur du retour des affrontements sur les lectures du passé, sur leur diffusion, enseignement, pouvait apparaître comme une bienheureuse sortie de la « fin de l’histoire ». Mais nous n’avions sans doute pas anticipé à quel point ce retour se ferait à travers la valorisation agressive d’une histoire productrice de sens unifié, d’identités nationales glorieuses, d’une histoire au passé, traduisant la nostalgie d’un ordre social ancien mythifié.
À la fin du XIXe siècle, Paris ne faillit pas à sa réputation de « Babylone moderne ». Si Parisiens, provinciaux et étrangers aiment tant flâner le long des boulevards, s’attarder à la terrasse des cafés, s’encanailler dans les bals et les cabarets, c’est qu’ils y sont en galante compagnie : dans le cabinet particulier d’un restaurant ou la luxueuse loge d’un théâtre, dans un hôtel garni ou dans une maison de rendez-vous, la nuit comme le jour, filles publiques anonymes, lorettes scandaleuses et célèbres courtisanes se vendent au plus offrant, sous l’œil attentif des agents des mœurs.
Qualifiées d’uraniennes, de tribades, de lesbiennes, un document précieux sur les lieux de vie, les moeurs des lesbiennes de Berlin des années 1920. Préfacé par Magnus Hirschfeld, cette réédition prouve le désir déjà affirmé de certains dès le début des années folles, d’éradiquer les préjugés quant aux "iniquités qui frappent les personnes de sensibilité différente".
EHESS-CRH - Paris
Le séminaire d’histoire du genre de l’Axe genre du Centre de recherches historiques s’inscrit dans une réflexion sur l’usage du genre en histoire. Qu’il soit pris comme objet principal d’analyse ou comme une méthodologie, le genre que l’on définira a minima comme la « construction sociale et discursive de la différence sexuelle » a permis de renouveler le regard sur l’objet historique.
Venant après deux autres, consacrés aux périodes 1750-1810 et 1600-1750, ce recueil poursuit l’exploration de l’ample controverse qui, durant plusieurs siècles, agita la France (et au-delà d’elle une bonne partie de l’Europe) à propos de la place et du rôle des femmes dans la société. Il remonte aux premiers temps de cette polémique, dont la « querelle du Roman de la Rose » entre Christine de Pizan et de grands intellectuels parisiens constitua le premier épisode retentissant, pour se clore sous le règne d’Henri IV, monté sur le trône après dix ans de guerre civile et de débats incessants sur la « loi salique » – prétendue règle d’exclusion des femmes de l’héritage de la Couronne.
Livre
La virilité serait vertu. Elle viserait le « parfait », fondant sur un idéal de domination masculine une des caractéristiques des sociétés occidentales. Une puissance a été inventée, de la force physique au courage moral, imposant ses codes, ses rituels, sa formation.
Revue de la BNF
Il ne se trouve personne pour confondre Corneille et Labiche, Malherbe et Baudelaire au nom de leur appartenance au sexe masculin. Il en va de même des femmes en littérature, dont on ne saurait confondre les œuvres, les carrières et les histoires.
Séminaire EHESS
janvier-juin 2013 - Paris
Ce séminaire invite à une réflexion transdisciplinaire (danse, musique et théâtre) qui dépasse la simple reconnaissance de la contribution des femmes dans le domaine des arts vivants. Nous souhaitons questionner en particulier les conceptions de l’esthétique héritées du Romantisme, les idéaux qui construisent la figure de l’artiste singulier investi de génie. Nous cherchons à comprendre comment l’encadrement institutionnel des artistes, en écartant la contribution des femmes, ont surdéterminé la reconnaissance et la valorisation de la création au masculin.