sciences
La pensée de deux auteurs incontournables des études féministes anglo-américaines : Sandra Harding et Donna Haraway est ici explorée. L’ouvrage introduit les trajets de ces deux auteures autour du statut « épistémologique » donné à l’expérience des femmes, la critique de l’objectivité dans les sciences et technosciences contemporaines, leur approche des mondes « non humains », et leurs propositions pour des savoirs « positionnés » et « situés ».
« Il y a deux sexes ! » Ce serait un fait de nature. La biologiste Anne Fausto-Sterling défait cette fausse évidence du sens commun, fût-il scientifique. N’y en aurait-il pas cinq, voire plus ? Ironique, cette proposition n’en est pas moins sérieuse : pour les intersexes, ni tout à fait garçons ni vraiment filles, il en va de leur vie. Va-t-on les faire entrer de force, par la chirurgie, dans l’une ou l’autre catégorie ?
Les différences psychologiques entre les sexes suscitent un intérêt considérable, tant dans les milieux de la recherche que dans les médias. On ne compte plus le nombre de publications scientifiques, d’ouvrages de vulgarisation ou de reportages consacrés à ces questions.
Livre
Faut-il ou non lever l’anonymat dans le cadre d’un engendrement par tiers donneur ? Irène Théry nous entraîne au cœur des controverses soulevées par les nouvelles techniques de procréation.
27 novembre - Paris IEP
Avec l’avancée des connaissances en neurosciences, on serait tenté de croire que les idées reçues sur les différences cérébrales entre les femmes et les hommes ont été balayées. Or médias et magazines continuent de nous abreuver de vieux clichés qui prétendent que les femmes sont "naturellement" bavardes et incapables de lire une carte routière, alors que les hommes seraient nés bons en maths et compétitifs. Ces discours laissent croire que nos aptitudes et nos personnalités sont câblées dans des structures mentales immuables. Or les progrès des recherches montrent le contraire : le cerveau, grâce à ses formidables propriétés de "plasticité", fabrique sans cesse des nouveaux circuits de neurones en fonction de l’apprentissage et de l’expérience vécue.
Cours
Ilana Löwy - EHESS
Ce cours étudiera le rôle de la biologie et de la médecine dans la
production du masculin et du féminin et leur présentations comme des
catégories « naturelles », hors histoire et hors société.
20 novembre - Genève
Cette séance fait partie d’une série de séances de lectures à Genève et à Lausanne permettant de préparer des journées d’études doctorales autour des Feminist science studies qui auront lieu du 1er au 3 juin 2015 au Château de Bossey et qui seront organisées par Stéphanie Pache (UNIL/CHUV - IUHMSP et Labso - stephanie.pache@gmail.com) et Laura Piccand (UNIGE - Etudes genre // UNIL/CHUV- IUHMSP - laura.piccand@unige.ch).
10 mars - Paris CNRS
Journée internationale des droits des femmes organisée par la Mission
pour la place des femmes au CNRS, la Mission pour l’interdisciplinarité du
CNRS, le Groupement d’Intérêt Scientifique « Institut du Genre » et
l’Institut des sciences humaines et sociales du CNRS
Brain research is a key to the question of what constitutes the human. With its methods of brain imaging—and thus the apparent ability to “see” into the “living brain at work”—human behavior seems to be explainable and predictable. This anthology presents differentiated analyses of scientific knowledge production concerned with sex/gender and the brain. It gives insight into the gendered norms that frame current neurocultures and explores the transformation as well as the perpetuation of these norms.