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Séminaire interdisciplinaire « Genre et norme »

Genre et féminisme

4 avril - Nantes


Date de mise en ligne : [17-03-2014]



Mots-clés : féminisme


Séance du Projet « Genre et discriminations » Séminaire interdisciplinaire « Genre et norme » 2013 - 2014

Vendredi 4 avril 2014 9h30 – 12h30 à la MSH Ange Guépin - allée J. Berque - Nantes

Intervenantes :

> Christine Bard, Historienne, Université d’Angers : Idées reçues sur les féministes – à propos de « Le féminisme au-delà des idées reçues », Cavalier Bleu, 2012
Mal baisées, sectaires, bourgeoises, moches, gauchistes, bas-bleus, ringardes, hystériques, hommasses, puritaines, violentes... A propos des féministes, les idées reçues, agrémentées de charmants noms d’oiseaux, sont nombreuses, puissantes, anciennes. Il est important de les déconstruire et de montrer leurs origines ainsi que leur actualisation, car elles affectent l’image publique et l’efficacité d’un mouvement socio- politique et culturel important, qui est depuis un siècle et demi un agent majeur de transformation de la société. Elles touchent bien sûr aussi les militantes qui adoptent diverses stratégies en diminuer l’impact. Des suffragettes aux Femen, en passant par le MLF, la réflexion s’appuiera sur le cas des féministes en France (XIXe-XXIe s.).

> Edith Gaillard, Sociologue, Université de Brest Les squats féministes : entre norme(s) et genre(s)
Le féminisme prend sens et existence par rapport à l’ordre social qu’il critique. Il travaille la réalité sociale et politique en tension permanente avec celui-ci. Il conteste la légitimité, questionne le bien-fondé, transgresse les certitudes collectives, discute les règles du jeu social, questionne les traditions et interroge les habitudes. Objectiver des actions collectives féministes, des pratiques de résistance, c’est finalement poser la question de l’ordre social, de ses normes, des rapports sociaux. A partir de l’objet « squat féministe », on soulignera comment l’étude d’une lutte émancipatrice radicale permet d’éclairer la dissymétrie de l’ordre social comprise entre égalité et inégalités. Que révèle un engagement féministe autour de pratiques habitantes alternatives ? L’habitat peut-il être un instrument politique pour réinterroger les rapports sociaux, les rapports de genre ? En considérant la remise en question de l’ordre social par un engagement féministe s’exprimant dans et par un espace habité, de quelle manière la catégorisation qui s’opère entre le « masculin » et le « féminin » est-elle discutée, contestée ?

Le séminaire est ouvert à tout-e chercheur-e ou personne intéressé-e, quel que soit son statut, sur simple inscription auprès de annie.dussuet@univ-nantes.fr

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