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Annonces du RING - 15 février 2011


Date de mise en ligne : [15-02-2011]




[Annonces du RING]

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[N’hésitez pas à m’adresser vos informations. GG.]

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SOMMAIRE :
1 - COLLOQUES :
- "Journée internationale autour des recherches d’Hélène Rouch : Biologie, sciences du vivant et critique féministe des sciences", 1er avril, Paris Diderot
- "Diversité, Genre et Discrimination dans les Espaces", 16-17 février, Bruxelles
- "Féminités - masculinités : le poids des normes", 10 mars, Lille 3
- "Les pratiques musicales féminines à l’Époque moderne (XVIe-XVIIIe siècles) : discours et réalités", 5 mars, Versailles
- "De la fabrication des sexes à l’émancipation", 9 mars, Nice
- "Avant l’Europe, l’espace européen : le rôle des femmes", 4 mars, Lyon 2
- "Égalité - Parité. Une nouvelle approche de la démocratie ?", 9-10 mars, Toulouse
2 - SEMINAIRES :
- "Genre, politique, sexualité(s). Orient/Occident", 7 mars, EHESS
- "Intérêt de la notion de genre dans la clinique psychanalytique", 3 mars, Poitiers
- "Genre et société : perspectives historiques", 16-17 mars, ENS Lyon
- Sandrine Musso, "Migrants, sexualité et sida à Marseille. Un cas d’école pour l’action publique", 17 février, Bruxelles
- Adeline Gargam, "Mesdames “Pompon-Newton” : les femmes de sciences au siècle des Lumières, ou la conquête d’une légitimite", 24 février, Paris
3 - APPEL A CONTRIBUTIONS :
- Avant le 5 mars, "Les vies d’André Léo, 1824-1900", Poitiers
- Avant le 15 mars, ex æquo, Genre et Migrations
- Avant le 15 avril, "Maternité, paternité enfermées. Parentalités en situations carcérales et conflictuelles", Aix-en-Provence
- Avant le 30 avril, "Les discours sur l’égalité/inégalité des femmes et des hommes à l’échelle européenne de 1400 à 1800 : Revisiter la Querelle des femmes", Paris
- Avant le 30 avril, "L’exploration du corps dans les Arts", Paris (?)
- Avant le 30 avril, "Etudes genre à l’ère de la mondialisation", Bucarest (Roumanie)
- Avant le 25 février, "Masculinities and Femininities in a Military Context", Amsterdam (Pays-Bas)
4 - SOUTENANCE :
- Natacha Ordioni, "L’ordre de genre", habilitation HDR
5 - PUBLICATIONS :
- Jean-Martin Deslauriers, Gilles Tremblay, Sacha Genest Dufault, Daniel Blanchette, Jean-Yves Desgagnés, Regards sur les hommes et les masculinités. Comprendre et intervenir
- Catherine Ferland, Benoît Grenier, Femmes, culture et pouvoir. Relectures de l’histoire au féminin XVe - XXe siècles
- Sociétés contemporaines, "Genre et activité littéraire : les écrivaines francophones"
- n.paradoxa, international feminist art journal, "Women’s Work"

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1 - COLLOQUES :

- "Journée internationale autour des recherches d’Hélène Rouch : Biologie, sciences du vivant et critique féministe des sciences"
1er avril 2011 de 9 h30 à 18h.
Université Paris-Diderot, 59 rue Nationale, Dalle des Olympiades, 75013 Paris, bâtiment Montréal, salle des thèses.
Présentation :
Le CEDREF avec le soutien de la Fédération de recherche sur le genre–RING et l’Association nationale des études féministes, vous invite à une journée en hommage à Hélène Rouch.
Enseignante et biologiste, Hélène Rouch a joué un rôle précurseur dans la critique féministe des sciences. Elle a travaillé sur les évolutions de l’immunologie, les nouvelles techniques de reproduction, la catégorisation de sexe, et elle a œuvré, sur un double plan politique et institutionnel, à l’entrée des études féministes dans les institutions académiques au milieu des années 1980.
L’organisation de la journée privilégie deux thématiques, en fonction d’une programmation qui laisse une place importante aux échanges avec la salle.
1) La pluridisciplinarité de la critique féministe des sciences.
Rosi Braidotti, philosophe : « Matérialismes corporels de l’épistémologie féministe ».
Françoise Collin, philosophe : « Entre science et politique ».
Priscille Touraille, anthropologue : « L’enjeu du biologique dans la catégorisation de genre ».
2) Sciences biologiques. Conceptualisation de l’altérité et catégorisations de sexe.
Brigitte Lhomond, sociologue : (titre à préciser)
Simone Bateman, sociologue : « Femmes, frontières et autrui : questions aux sciences du vivant ».
Elsa Dorlin, philosophe : (titre à préciser)
Marika Moisseeff, psychiatre et anthropologue : « Représentations biologiques du féminin et leurs conséquences symboliques ».
3) Synthèse et conclusion.
Cette journée sera aussi l’occasion de présenter l’ouvrage réunissant des articles d’Hélène Rouch : Limites et frontières. Contribution à la critique féministe des sciences, publié aux Editions iXe avec le soutien du CEDREF (parution en mars 2011).
Contact :
fg@univ-paris-diderot.fr

- "Diversité, Genre et Discrimination dans les Espaces"
2ème Colloque International
organisé par
Intercultural Studies Initative Etudes Interculturelles (I.S.I.-I.E.I.)
Université Lumière Lyon 2
Università degli Studi di Trieste
16-17 février
Centre de conférences, 45, rue de la Croix 1050 - Bruxelles
Présentation :
http://www2.univ-paris8.fr/RING/spip.php?article1221
Programme :
http://www.cirsi.net/cirsi/images/program_cirsi_2011.pdf
Contact :
http://www.cirsi.net/cirsi/

- "Féminités - masculinités : le poids des normes"
Journée d’études organisée par (et à) l’IUT B de Lille 3
Avec l’appui de la mission « égalité des femmes et des hommes »,
Université Lille 3
10 mars
IUT B - université Lille 3
35, rue Sainte-Barbe - Tourcoing
Présentation :
Contrairement à ce que nous laissent penser les médias, féminité et masculinité
sont des constructions sociales, produites et encadrées par des normes,
que chacune et chacun a intériorisées au cours de la socialisation de genre.
Le but de cette journée d’études est, à travers les conférences et les ateliers, de comprendre
et de questionner les processus de construction sociale des valeurs et des
comportements des femmes et des hommes et de voir comment femmes et hommes
sont soumis, malgré une liberté apparente, à des normes qu’ils intériorisent.
Le travail de socialisation sexuée débute, dès l’enfance, dans la sphère privée comme dans
la sphère publique, et tend à faire approprier aux filles comme aux garçons la différenciation
et la hiérarchisation du féminin et du masculin. En appréhendant les rôles sexuels,
nous pourrons interroger la domination qu’ils supposent et qu’ils reproduisent, en questionnant
à la fois l’articulation entre le public et le privé et celle entre les lois et les normes.
Il s’agira ainsi d’interroger les préjugés, les stéréotypes de genre qui dominent
dans les différentes institutions, qui enferment les femmes comme les hommes
dans des rôles sociaux assignés et participent au maintien des inégalités entre les sexes.
De même, le traitement différencié des hommes et des femmes se donne à
voir dans toutes les instances de socialisation : à l’école, dans les activités culturelles et
sportives, dans le monde du travail, en politique, dans la sphère privée avec des mécanismes
subtils de domination. La violence envers les femmes est une des manifestations
les plus radicales de ces rapports sociaux de sexe. Les différences de genre s’expriment
également dans le travail de l’apparence effectué par les deux groupes de sexe
en fonction de normes esthétiques valorisées par la société (différenciées selon le sexe).
Le corps est socialement construit et contraint. Il constitue un marqueur fort des appartenances
de sexe et révèle des injonctions différentes pour les hommes et les femmes.
Programme :
http://www.iut.univ-lille3.fr/spip.php?breve76

- "Les pratiques musicales féminines à l’Époque moderne (XVIe-XVIIIe siècles) : discours et réalités"
Journée d’étude organisé par Catherine Deutsch (CMBV/IEC).
Samedi 5 mars 2011 : Centre de Musique Baroque de Versailles (salle Lalande)
Présentation :
Cette journée d’étude propose de s’interroger sur l’interpénétration entre vie musicale et sphères féminines à l’Époque moderne en France et en Italie. Cette question peut être envisagée sous deux angles : quelle fut la place des femmes dans la vie musicale à l’Époque moderne, et inversement, quel fut le rôle de la musique dans la construction de l’identité féminine ?
D’un point de vue méthodologique et épistémologique, on retiendra deux approches fondamentales et complémentaires pour l’examen de ces questions. La première, innervée dans les réalités historiques, s’attache à reconstruire des faits autour de personnalités et d’institutions de relief. Cette démarche historiographique indispensable peut cependant se heurter à une difficulté majeure, à savoir l’invisibilité de l’objet d’étude dans les sources dès que l’on souhaite affiner le grain, problème quasi intrinsèque à l’histoire des femmes et du genre. Cet obstacle peut être sinon levé, du moins partiellement contourné, par une autre démarche analytique focalisée sur les discours théoriques relatifs aux femmes musiciennes, ainsi que sur leurs représentations littéraires, fictionnelles, voire iconographiques, autant de miroirs sur la perception des pratiques musicales féminines par leurs contemporains.
Programme :
. 9h15 - Accueil et introduction : Catherine Deutsch
Matinée : Italie Cinque-Seicento
. 9h30 - Massimo Privitera (Università di Palermo)
Images de musique, images de femmes
. 10h10 - Flora Dennis (Sussex University)
Women, Music and Domestic Decorum in Sixteenth-Century Italy
. 10h50 - Pause
. 11h - Catherine Deutsch (CMBV/IEC)
Défenseurs ou censeurs ? Stratégies de légitimation et de condamnation des pratiques musicales féminines dans l’Italie des Cinque et Seicento
. 11h40 - Inga Groote (Université de Zurich)
« Le dame accademiche » : présence musicale au féminin dans les académies italiennes
. 12h30-14h30 - Pause
Après-midi : France : XVIIe-XVIIIe sicèles
. 14h30 - Catherine Cessac (CMBV)
Elisabeth Jacquet de La Guerre, « première musicienne du monde » ?
. 15h10 - Fabien GUILLOUX (CESR)
Le monastère de Longchamp et la question de l’ethos vocal des religieuses à l’époque moderne.
. 15h50 - Pause
. 16h - Raphaëlle Legrand (Paris-Sorbonne)
Voix du coeur, voix du corps : les chanteuses d’opéra dans la France des Lumières
. 16h40 - Martine Sonnet (CNRS/IHMC)
Enjeux sociaux des pratiques musicales dans l’éducation des filles au XVIIIe siècle
Contact :
deutsch.catherine@gmail.com

- "De la fabrication des sexes à l’émancipation"
Tables rondes dans le cadre de la Semaine du Genre
9 mars
Place Garibaldi, Nice
La construction des filles et des garçons
. 9h - Accueil 9h30 - Présentation de la journée 10h - Construction des identités de sexes et stéréotypes Interlude 11h30 - Les outils pour une éducation à l’égalité
Modération :
Marie-Joseph BERTINI, Philosophe, Professeure des Universités (Université de Nice-Sophia Antipolis)
Intervenant-es :
Nicole Cadene, Docteure en Histoire (groupe GeFeM, UMR Telemme)
Geneviève Dermenjian, Historienne, Maîtresse de Conférences émérite (Université d’Aix - Marseille)
Charlie Galibert, Chargé de mission égalité filles-garçons, Rectorat de Nice
Françoise Weck, Agrégée de Lettres Modernes, Maître de Conférences (Université de Nice-Sophia Antipolis)
Karine Lamberty, Historienne, Maîtresse de Conférences, Chargée de mission égalité (IUFM Célestin Freinet, Université de Nice-Sophia Antipolis)
L’émancipation des hommes : un chemin vers l’égalité des sexes ?
14h - Accueil 14h15 - Féminin / Masculin en société Interlude 15h15 - Aux armes Citoyennes Interlude 16h15 - Genre et interculturalité
Modération :
Karine Lambert
Intervenant-es :
Jacqueline Costa-Lascoux, Sociologue, Directrice de recherche (CNRS/CEVIPOF)
André Rauch, Historien, Professeur des Universités émérite (Université de Strasbourg)
Michèle Riot-Sarcey, Historienne, Professeure des Universités (Université de Paris VIII, Saint-Denis)
Marie -Joseph Bertini
Contact :
Karine.LAMBERT@unice.fr

- "Avant l’Europe, l’espace européen : le rôle des femmes"
Journée d’étude co-organisée par LCE (Lyon 2), « R2R » et CECILLE, « Voix et voies de femmes » (Lille
3)
4 mars 2011 à Lyon 2 – amphi Benveniste, 7 rue Raulin
Programme :
Matin
. 9 :00 ouverture Fabrice Malkani (directeur de LCE), Michèle Vignaux et
Guyonne Leduc
Présidence : Michèle Vignaux
. 9 :15 Natalie Roulon (Strasbourg) : La représentation de la mégère dans
le fabliau de la « Dame Escoillée », dans « The Wife of Bath’s
Prologue and Tale » de Chaucer, et dans The Taming of the Shrew de
Shakespeare.
. 9 :45 Lynn S. Meskill (Paris 7) : Mary Sidney, Comtesse de Pembroke
(1561-1621) dans la République des lettres humaniste : de la traduction à
la création (le cas de la traduction de Marc Antoine de Garnier)
. 10 :15-10 :30 Pause
Présidence : Guyonne Leduc
. 10 :30 Stéphanie Gourdon (Lyon 2) : Le récit de voyage de Mary
Wollstonecraft, Letters Written from a Short Residence in Sweden, Norway
and Denmark (1796) ou l’écriture au-delà des frontières
. 11 :00 Isabelle Baudino (ENS-LSH) : Les filles de Dibutade : femmes et
hiérarchie des genres picturaux dans l’Europe du XVIIIe siècle
. 11 :30 Laurent Bury (Lyon 2) : Les peintres abstraites anglaises au sein du
concert européen
. 12 :15 Déjeuner
Après-midi
Présidence : Michèle Clément
. 14 :00 Alessandro Malinverni (Milan) : Deux princesses françaises en
Émilie : Charlotte Aglaé d’Orléans duchesse de Modène (1700-1761) et
Louise Élisabeth de Bourbon duchesse de Parme (1727-1759)
. 14 :30 Paola Perazzolo (Verona) : Le dépassement des préjugés nationaux
et l’éloge de l’amphibie dans les « romans d’émigration »
d’Isabelle de Charrière (1740-1805)
. 15 :00 Stéphanie Genand (Rouen - IUF) : Les vertus du regard exilé dans
les textes de Germaine de Staël
. 15 :30-15 :45 Pause
Présidence : Anne-Marie Saint-Gille
. 15 :45 Marie-Claire Hoock-Demarle (Paris 7) : Epistolières d’Europe :
Écrire, décrire, construire un espace européen à soi au XIXe siècle
. 16 :15 Maud Dubois (Neuchâtel) : Bois-Mort (1934), un roman woolfien face
à la critique française
. 16 :45 synthèse et clôture de la journée (Michèle Vignaux et Guyonne
Leduc)
Contact :
michele.vignaux@orange.fr

- "Égalité - Parité. Une nouvelle approche de la démocratie ?"
Colloque international et inter-disciplinaire
Organisé par
Le Centre d’Etudes et de Recherches Constitutionnelles et Politiques
(Institut Maurice Hauriou) – Université Toulouse 1 Capitole
Sciences Po Toulouse
Le C3RD – Faculté Libre de Droit – Université Catholique de Lille
Réseau ARPEGE/SAGESSE - Université Toulouse 2 Le Mirail
7 et 8 mars 2011
Université Toulouse 1 Capitole
Présentation :
Voici 10 ans, la loi française du 6 juin 2000 tendait à favoriser l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et aux fonctions électives. Il apparaît nécessaire de saisir l’opportunité de la journée internationale de la femme pour discuter des perspectives d’évolution des concepts d’égalité et de parité. L’enjeu réside dans la mesure de la portée effective de la revendication de parité sur l’évolution de la représentation des femmes et le rôle des institutions dans la promotion de la parité dans les sphères publique et privée.
La question du genre peut-elle renouveler la conception de la démocratie ?
Pluridisciplinarité - D’une part, cette rencontre interdisciplinaire recourra à l’éclairage du droit et d’autres champs disciplinaires, tels que la philosophie, l’histoire, la sociologie et la science politique.L’ensemble des disciplines juridiques se trouvent, elles aussi, concernées afin d’approfondir l’étude de ces thématiques. Cette manifestation réunira à cet effet, des universitaires, des personnalités politiques et des représentants des institutions liées à la parité.
International - D’autre part, la dimension internationale du sujet invite à dépasser le cadre du droit français et à ouvrir les débats vers quelques exemples représentatifs des systèmes étrangers. Il s’agira de dresser un bilan de l’approche française et de mesurer les effets continus et/ou discontinus de ses résultats avec les autres stratégies mises en place dans d’autres pays de manière à compenser la sous-représentation des femmes, notamment dans le domaine politique à différentes échelles institutionnelles. Une analyse des politiques menées par différents acteurs sera exposée en commençant par les organisations internationales, puis par l’examen des mesures étatiques ainsi que par le développement de politiques publiques spécifiques de la part des collectivités territoriales pour répondre à ce besoin.
Programme et infos :
http://cercp.univ-tlse1.fr/1295533718828/0/fiche___actualite/&RH=rcercp

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2 - SEMINAIRES :

- "Genre, politique, sexualité(s). Orient/Occident"
Séminaire de Lila Abu-Lughod, professeur d’Anthropologie et d’Etudes de Genre à Columbia University, New York
Lundi 7 mars 2011, de 17 heures à 19 heures
IISMM/EHESS, 96 boulevard Raspail, 75 006 Paris
Salle Maurice et Denys Lombard, rez-de chaussée, à droite sous la voûte
"L’Anthropologie dans le Territoire des Droits, humains, islamiques et autres"
Discutantes :
Azadeh Kian, Professeure de sociologie à l’Université Paris VII
Hamit Bozarslan, Directeur d’études à l’EHESS
introduiront la discussion
Résumé :
L’anthropologie est-elle susceptible d’éclairer les limites des discours globaux sur les droits,
désormais hégémoniques ? En parcourant le trajet qui sépare les initiatives transnationales
en faveur des droits des femmes musulmanes de leur vie quotidienne dans un village égyptien,
j’explore l’incommensurabilité entre ces vies et l’imaginaire social des droits.
En juxtaposant les relations sociales et morales dans un cas de « violence domestique » avec
le dispositif relationnel des nouvelles formes d’activisme des féministes islamiques pour les droits des femmes, j’utilise l’ethnographie (en partie « lourde », en partie « légère ») pour interroger l’adéquation des structures de ces droits. Compte-tenu de l’état de la répartition géopolitique du pouvoir la plus courante, nous devons examiner de façon critique ce qu’est l’articulation entre le travail des droits et les formes d’inégalité. Nous devons étudier attentivement ce que produit réellement le travail des droits dans le monde, tout en étant vigilants sur les localisations et les limites de ce travail ainsi que sur celles du discours des droits.

- "Intérêt de la notion de genre dans la clinique psychanalytique"
Séminaire pluridisciplinaire « Genre, Transmission, Transgression » sous la responsabilité de Marlaine Cacouault et Ludovic Gaussot
Jeudi 3 mars, de 14h à 16h30
MSHS, campus, Salle Gargantua, Université de Poitiers
Organisé par Alain Ducousso-Lacaze
Présentation :
La notion de genre dans la perspective psychanalytique n’a pas exactement la même définition que dans les perspectives sociologiques ou historique. Ce qui fait la différence, pour une part, c’est la centration de la perspective psychanalytique sur l’expérience subjective consciente et inconsciente. Il s’agit avant tout de rendre compte comment un sujet s’approprie de manière plus ou moins conflictuelle des significations sociales et liées à son corps pour construire son sentiment identitaire. Les deux interventions de cette session rappelleront certains des enjeux théoriques psychanalytiques de la notion de genre et feront l’effort de les soumettre à des données cliniques.
> Marie-José Grihom (Université de Poitiers) :
Le couple et l’identité de genre
Dans le couple hétérosexué les significations liées au genre participent aux alliances inconscientes qui s’instaurent entre les deux protagonistes. Elles déterminent des rôles parfois complémentaires, parfois opposés, parfois sources de conflits. Elles s’appuient sur des processus d’identification inconscients aux images parentales et leur identité de genre telles que se la représentent les sujets du couple. Nous illustrerons ces idées à partir d’un suivi thérapeutique de couple.
> Alain Ducousso-Lacaze (Université de Poitiers) :
Homoparentalité et identité de genre
Nous poursuivrons la réflexion proposée l’année dernière à propos de ce que nous apportent les nouvelles expériences de parentalité (homoparentalité) dans notre réflexion sur l’identité de genre. En nous centrant sur un entretien clinique de recherche nous montrerons l’intérêt de la distinction psychanalytique entre le sexe anatomique, l’identité de genre, le choix d’objet (« orientation sexuelle ») et l’expérience de la parentalité.
Contact :
ludovic.gaussot@univ-poitiers.fr

- "Genre et société : perspectives historiques"
Séminaire de recherche en histoire organisé par Pascale Barthélémy (ENS de Lyon/LARHRA) – Sylvie Schweitzer (Lyon 2/LARHRA)
2ème semestre : « Genre et citoyenneté »
Le séminaire se tient à l’ENS de Lyon, 15 parvis René Descartes, Lyon 07, métro B Station Debourg. Salle R143.
Deuxième journée : Séance commune dans le cadre du séminaire interdisciplinaire sur le genre :
mercredi 16 mars 2011 (ISH) : Sexualités en situation coloniale
. 10.00-13.00 :
> Christelle Taraud, Historienne, New York University, Paris : « Genre, classe et race en contexte colonial : une approche par la mixité sexuelle ».
> Emmanuel Blanchard, MCF, Université Versailles Saint-Quentin : « Des femmes invisibles, des hommes de "mauvais genre" : l’impossible "arrangement des sexes" des Algérien-nes dans le Paris des années 1950 »
Discutant : Habib Kazdaghli (Professeur d’histoire contemporaine, Laboratoire « Régions et ressources patrimoniales de Tunisie », Faculté des Lettres, des Arts et des Humanités de Tunis-Manouba, professeur invité à l’ENS de Lyon)
Troisième journée
jeudi 17 mars 2011
. 10.00-12.00 : Leora Auslander, Université de Chicago, Professeure invitée à l’Université Paris 7 : Autour de son ouvrage Des révolutions culturelles. La politique du quotidien en Grande-Bretange, en Amérique et en France XVIIe-XIXe siècle, PUM, Le temps du genre, 2011.
. 14.00-16.00 : Anne Verjus, CNRS : « Les premiers votes des femmes. 1945-1955 »
. 16.00-18.00 : Pascale Barthélémy, ENS de Lyon/IUF/LARHRA : « AOF 1945, le droit de vote des Africaines en débat.
Contact :
barthelemypascale@yahoo.fr

- "Militer et prévenir. Approches socio-historiques des politiques sexuelles"
Séminaire interdisciplinaire
Octobre 2010 – Juin 2011
Les séances ont lieu alternativement aux FuSL et à l’Université Libre de Bruxelles
Présentation :
Ce séminaire interdisciplinaire de recherche est une collaboration entre l’Observatoire du sida et des sexualités (FuSL) et Aimer à l’ULB. Il se donne pour objectif d’interroger les différentes logiques en jeu dans le champ de l’éducation sexuelle, des mœurs, de la prévention, du militantisme autour des conceptions de « bonne » sexualité. Il privilégie surtout les articulations entre discours savants (médicaux, psychologiques, juridiques, sociologiques, pédagogiques) et la diversité des formes de mobilisation institutionnelle, idéologique ou artistique sur les « sexualités » comme enjeux historiques de définition, de planification, de surveillance, de traitement ou de subversion.
Chaque séance associe dès lors à l’approche académique la participation de partenaires associatifs, militants, professionnels, tant pour actualiser les thématiques abordées que pour penser les enjeux de la recherche-action dans le domaine des politiques sexuelles. Si l’utopie d’une « vérité du sexe » (Foucault, 1976) émerge plus ou moins explicitement dans l’histoire des sociétés occidentales et au cœur des débats contemporains, il est question ici de considérer le décalage entre les pratiques sexuelles et leur construction experte en convoquant l’histoire, l’anthropologie ou encore la sociologie de l’action publique. Il s’agit donc d’illustrer les transformations intervenues dans le champ de l’intimité et du désir comme dans l’articulation public / privé au quotidien, et en même temps, d’examiner les logiques afférentes de recherche et d’intervention au temps du changement social. La critique d’une fabrique publique de la sexualité suppose enfin de dire comment se définit l’autre sexuel dans une distance sociale, spatiale ou historique, et comment émergent les problématiques « sexuelles ».
Séance du jeudi 17 février 2011 – 18h00 / 21h00
Salon des Professeurs, Rue du Marais, 109 – 5ème Etage
Sandrine Musso, "Migrants, sexualité et sida à Marseille. Un cas d’école pour l’action publique"
Politologue et anthropologue à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales et à l’Université d’Aix-Marseille, elle analyse l’histoire sociale, les usages et enjeux de la cible des « Migrants » dans les politiques du sida en France au prisme des discriminations et des mobilisations collectives.
Conférence mise en perspective par :
Sidaids-Migrants, un service du Siréas chargé de la prévention du sida auprès des migrants en Communauté Française, Khadija OUNCHIF de la Arab Women Solidarity, et des représentant.e.s du Centre de planning familial des Marolles à Bruxelles (sous réserve).
Programme complet :
http://centres.fusl.ac.be/OBSERVATOIRE/document/Nouveau_site/militer.html

- Adeline Gargam, "Mesdames “Pompon-Newton” : les femmes de sciences au siècle des Lumières, ou la conquête d’une légitimite"
24 février 2011
14h à 16h30 : Jardin des Plantes, Amphithéâtre de Paléontologie, 2 rue Buffon, 75005 Paris
Dans le cadre du Séminaire de recherche « Sexe et genre : pour un dialogue interdisciplinaire au carrefour des sciences de la vie et des sciences humaines »
organisé par l’Institut Emilie du Châtelet et l’UMR CNRS 7206 EcoAnthropologie & Ethnobiologie, Opération Recherche « genre »
Adeline Gargam est doctorante, laboratoire HCTI (EA4249) de l’Université Européenne de Bretagne, Brest.
Présentation :
Au temps des Lumières, les sciences étaient un territoire d’hommes difficilement accessible aux femmes. Toutefois, la diffusion du savoir scientifique dans des sanctuaires de la culture où les femmes étaient admises, permit à certaines d’entre elles d’y accéder et d’y participer, cela avec l’adhésion assez large des savants et des autorités civiles. Elles furent plus de cent cinquante à s’illustrer à des degrés divers dans les différentes sciences. Leur rôle ne fut pas accessoire, sans être identique ni d’égale influence. S’il en était qui s’en tinrent strictement au dilettantisme, il en était d’autres qui en firent une activité savante et pédagogique, à finalité parfois lucrative, soit en collaborant aux travaux de la communauté masculine des savants, soit de façon autonome et émancipée. Respectées, voire admirées, les femmes participèrent à la révolution scientifique en tant qu’actrices culturelles à part entière. Néanmoins, elles se heurtèrent à de vieilles préventions masculines qui tendaient à faire d’elles des gynanthropes, autrement dit, métaphoriquement parlant, des femmes viriles du fait de leur activité scientifique. Se trouvait ainsi posée la question de la compatibilité entre l’état de femme et celui de savante que l’on trouve exprimée dans le sobriquet Madame « Pompon-Newton », donné par Voltaire à la grande physicienne du siècle des Lumières, Émilie du Châtelet.
Contact :
iec@mnhn.fr

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3 - APPEL A CONTRIBUTIONS :

- Avant le 5 mars
"Les vies d’André Léo, 1824-1900"
Colloque organisé par l’Université de Poitiers et l’association André Léo
Université de Poitiers, espace Mendès-France, 20 Octobre 2011
Présentation :
André Léo (Léodile Béra, 1824-1900) fait partie des « inconnues » célèbres, souvent évoquées à l’aide de quelques mots ou d’une phrase laconique. Femme de conviction, elle polémique avec Proudhon, mène le combat pour obtenir des droits pour les femmes, est l’auteur notamment de l’Appel aux travailleurs des campagnes, entend ouvrer à la réforme de l’instruction. Parmi les multiples facettes du personnage, le présent colloque entend s’attacher plus particulièrement à quatre entrées permettant de restituer une trajectoire individuelle complexe : La famille, et ses proches, l’exil, l’engagement et l’oeuvre. Il s’agit à la fois de faire le point sur les connaissances acquises et de proposer de nouveaux chantiers d’une figure marquante du XIXe siècle.
Modalités pratiques :
Titre, résumé de la communication (une page) et présentation de l’auteur sont à adresser aux organisateurs avant le 5 mars 2011.
Contact :
frederic.chauvaud@univ-poitiers.fr

- Avant le 15 mars
ex æquo, nº24
Dossier Thématique : Genre et Migrations
Organisation : Sofia Neves (Instituto Superior da Maia, UNIDEP/CINEICC) et
Joana Miranda (Universidade Aberta, CEMRI)
APEM - Association Portugaise d’Études sur les Femmes
invite des investigateur-e-s à présenter leurs propositions.
Dans une ère où les migrations sont des processus nettement genderisés, la
promotion de la visibilité des études migratoires à partir d’une perspective
critique et réflexive devient essentiel. Les migrations féminines ne sont pas aujourd’hui un complément ou une conséquence des migrations masculines,
les femmes migrent par eux-mêmes et pour différentes raisons, donc il faut
signaler les expériences inhérentes aux parcours migrateurs féminins, ainsi
que leurs sens et significations.
Ce dossier thématique vise accueillir des articles de chercheurs-euses qui
travaillent dans le domaine des Migrations et du Genre.
On accepte des contributions théoriques et empiriques sur les thèmes
suivants :
1. Politiques migratoires et genre
2. Migrations, genre et villes
3. Migrations et féminismes
4. Familles, migrations et genre
5. Discrimination, migrations et genre
6. Santé, migrations et genre
7. Sexualité, migrations et genre
8. Violences, migrations et genre
9. Droits Humains, migrations et genre
Délai d’envoi :
Les propositions doivent être envoyées pour apem@netcabo.pt jusqu’au 15
mars 2011, au nom de Ana Sofia Neves et Joana Miranda, responsables pour
l’organisation de ce dossier.
Section Études et Essais
En s’assumant toujours en tant que interdisciplinaire et multidisciplinaire, l’ex-æquo
reste ouverte à la contribution des divers disciplines et courants, en tâchant de
réfléchir l’élargissement et l’interpénétration disciplinaire, la diversité thématique et la
pluralité des perspectives théoriques et épistémologiques qui sont habituelles dans
les Études sur les Femmes, de Genre et Féministes et de contribuer à la
problématisation des principales questions qui affectent les rapports sociaux entre
femmes et hommes dans la société portugaise. La section d’Études et Essais
recueille des articles de recherche diversifiée, en vue d’élargir les échanges de la
connaissance scientifique dans le domaine des études sur les femmes et de genre.
Il n’y a pas de date finale pour les soumissions pour la Section Études et
Essais. Les propositions doivent être envoyées au Comité de Rédaction pour
apem@netcabo.pt
Politique Éditoriale et Normes pour présentation d’articles dans :
http://www.apem-estudos.org

- Avant le 15 avril
"Maternité, paternité enfermées. Parentalités en situations carcérales et conflictuelles"
Colloque international organisé par Stéphanie Latte Abdallah (IREMAM-CNRS), MMSH-Aix-en-Provence, les 6 et 7 octobre 2011. Dans le cadre du programme transversal de la MMSH (2009-2012)
Présentation :
Dans le cadre du programme transversal de la MMSH (2009-2012) Maternité, paternité : métamorphoses et permanences de la différenciation sexuée coordonné par Laurence Hérault (Université de Provence, IDEMEC).
Généralement calqués sur l’asymétrie des rôles féminins et masculins dans l’engendrement, les statuts et les rôles associés à la paternité et à la maternité se sont le plus souvent constitués dans la différence. S’inscrire dans la parentalité, ce n’est pas seulement s’engager dans un mode particulier de relation à la procréation, puis à un (ou des) enfant(s), c’est habituellement s’y inscrire de manière sexuée. Ces façons sexuées d’être parent varient évidemment selon les contextes socio-historico-culturels mais elles déterminent habituellement les capacités et les possibilités de relations avec l’enfant à la fois dans les registres juridique, économique, émotionnel ou affectif.
Pourtant dans certains contextes ou dans certaines situations (économiques, politiques, conflictuelles, carcérales, etc.), cette distinction peut se brouiller, être utilisée dans des discours et des pratiques militantes, dans des dispositifs de contrôle, être questionnée ou malmenée.
En partant ici de situations carcérales et/ou conflictuelles dans divers contextes historico-culturels contemporains à travers le monde (XXe-XXIe siècle), on s’attachera à comprendre les transformations et les redéfinitions, temporaires ou définitives créées par l’enfermement, qui affectent les rôles paternels et maternels. On essaiera notamment de saisir comment on s’adapte à des « institutions totales », ce qui change : quels sont les aspects de la « maternalité » et de la « paternalité » concernés par ces changements ? Est-ce que ces transformations renforcent la distinction sexuée, l’effacent ou l’atténuent, ou bien encore ébauchent de nouvelles « frontières ». On s’intéressera d’une part à la manière dont des conflits singuliers mais aussi les différents dispositifs carcéraux ou d’enfermements prennent en charge la maternité et la paternité. Quelle place, quelles fonctions leur sont données dans l’économie de la guerre, de la répression, du carcéral ? D’autre part, on se demandera quels sont les effets de l’enfermement sur les rôles maternels et paternels, comment ces rôles sont-ils pensés, transformés, discutés et vécus par les individus.
Le colloque réunira des chercheurs et doctorants en sociologie, anthropologie, histoire contemporaine et sciences politiques ayant travaillé sur des terrains géographiques différents.
Contact :
stephanielatteabdallah@gmail.com

- Avant le 30 avril
"Les discours sur l’égalité/inégalité des femmes et des hommes à l’échelle européenne de 1400 à 1800 : Revisiter la Querelle des femmes"
SIEFAR – Columbia University/Centre Reid Hall, Paris
Présentation :
La SIEFAR (Société Internationale pour l’Étude des Femmes de l’Ancien Régime) et l’Université de Columbia à Paris organisent, à l’automne 2011, le quatrième colloque international consacré aux discours sur l’égalité/inégalité des femmes et des hommes sous l’Ancien Régime.
Ce colloque s’inscrit dans un programme scientifique pluriannuel et pluridisciplinaire visant à faire progresser nos connaissances sur l’abondante production de discours relatifs à la relation entre les sexes, depuis la fin du Moyen Age jusqu’aux lendemains de la Révolution française.
Un premier colloque, organisé avec l’IHMC – CNRS/ENS (Paris) en novembre 2008, a été consacré à la période1750-1810. Le deuxième, organisé en collaboration avec l’IHMC et l’Université de Columbia à Paris, tenu en novembre 2009, et le troisième, organisé en collaboration avec l’université de Columbia à Paris, tenu en novembre 2010, ont couvert les périodes 1600-1750 et 1400-1600.
Le programme s’achève en 2011 par un colloque à visée comparatiste, mettant l’accent sur la circulation des discours entre la France et l’ensemble de l’Europe.
Ces rencontres s’accompagnent de diverses publications (traditionnelles ou en ligne), d’articles, de textes et de documents témoignant de l’ampleur de la « Querelle des femmes ».
L’ensemble permettra de mieux comprendre l’évolution d’un débat qui a accompagné, justifié, préparé les transformations politiques et idéologiques de cette longue période, et marqué de son sceau une grande partie de l’histoire contemporaine.
Le colloque aura lieu les 24-26 novembre 2011 à l’Université de Columbia, Centre Reid Hall, 4 rue de la Chevreuse, 75006 Paris.
SIEFAR : http://www.siefar.org avec le soutien de
Les propositions de contributions d’une page au plus, accompagnées d’une brève présentation de leur auteur(e), doivent parvenir avant le 30 avril 2011 à
contact@siefar.org.

- Avant le 30 avril
"L’exploration du corps dans les Arts"
Colloque du 8 et 9 décembre 2011 - Paris (?)
par l’Association Les Têtes Chercheuses
Présentation :
Déjà un sujet incontournable des représentations classiques, le corps reste un terrain d’exploration pour les différents médiums artistiques du XXIe siècle. Cette constance dans sa représentation fait du corps un thème fédérateur et riche en références. Ce colloque, organisé par l’association Les Têtes Chercheuses les 8 et 9 décembre 2011, cherchera à réfléchir, par le truchement de nos sujets de thèse, à l’exploration du corps dans les arts. L’originalité de cette manifestation réside dans son organisation. Mis en place par et pour des doctorants et des jeunes chercheurs en Lettres, Langues, Linguistique et Arts, il sera l’occasion de croiser les pratiques, de mêler les approches disciplinaires, en somme de déplier les possibilités qu’offre le corps dans un médium artistique. Nous souhaitons faire de ce colloque un espace de rencontres et d’échanges dynamiques nourri par la confrontation de recherches à la pointe de l’actualité avec la pratique artistique. Ainsi, des professionnels invités nous présenteront leurs créations autour du corps et une table ronde entre praticiens et universitaires clôturera ces journées de rencontres.
Doctorants et jeunes chercheurs (ayant soutenu leur thèse depuis 5 ans maximum) sont ici invités à se saisir de la thématique du corps, compris dans une acception très large. Les critères de sélection proposés ci-dessous sont ouverts afin de faire place à l’inattendu. Il s’agira moins de dresser un inventaire des différentes représentations du corps à travers les arts que de privilégier une analyse capable non seulement de mettre à jour l’inscription du corps dans le médium artistique, mais également de rendre compte des interactions qui s’opèrent entre le corps et le médium. Le corps est alors envisagé tout autant comme incarnation concrète que comme idéologie.
Axe 1 : Corps scientifique.
En prenant le corps humain ou animal pour objet d’étude photographique à la fin du XIXe siècle, Edward Muybridge et Jules Marey ont non seulement participé aux progrès de l’exploration scientifique du corps, mais ont surtout initié un virage dans l’histoire des représentations. D’autre part, le corps, du point de vue médical, physiologique, se révèle être le truchement sans lequel la parole ne pourrait naître. Que peuvent les arts pour la « norme » des corps ? Que peuvent les arts pour l’étude du corps ?
Axe 2 : Corps personnage.
Parfois, le corps ne fait plus qu’un avec un personnage et devient, dans une sorte d’antonomase, un « Rambo », « un Marlon Brando ». Une posture (la Marianne), une corpulence (le Petit et le Gros dans le cinéma burlesque) transforment le corps en figure, en symbole. En outre, certaines pratiques artistiques amènent à penser l’autre comme une présence dématérialisée et l’incarnation ne passe plus nécessairement par le corps. Que dire du corps qui se fait « signature » d’un personnage ? Quels sont les enjeux du corps pour la construction de la persona d’un acteur ? Comment l’art prend-il en charge cette disparition des corps ? Comment envisager, donner un visage à l’absence du corps ?
Axe 3 : Corps du public.
Pris en compte du point de vue social, le corps est aussi celui du récepteur de l’art. Au théâtre, le public est parti prenante du spectacle, intervenant plus ou moins selon le type de théâtre et de spectacle représenté. Si, comme le souligne Denis Guénoun, au cinéma, être seul dans la salle est une chance, cela n’est pas le cas au théâtre, moins encore à un concert. Le corps du spectateur s’envisage aussi dans la déambulation muséale. Que dire du corps du spectateur ? Statique ou mouvante comment la spectature s’inscrit-elle dans le lieu de représentation ou d’exposition ? Comment envisager la foule des corps, qu’est-ce que la « masse » ?
Axe 4 : Corps physique.
Nombre d’images aujourd’hui nous montrent un corps retravaillé, manipulé, objectivé. Jouant avec les codes du genre, sexe, race, religion, etc., les arts explorent la question de l’identité. Prenons pour exemple les photographies de Claude Cahun ou de David Lachapelle qui procèdent, chacun à leur manière, au brouillage des identités ; ou à l’inverse le film du coréen Chan-wook Park, I’m a Cyborg, But That’s OK, qui expose le corps vers un non-lieu physique. Aux antipodes de cette stylisation du corps, la représentation, chère à Bakhtine, de la déchéance dans les arts de la scène et de l’image serait aussi à explorer, notamment la réappropriation et la réinterprétation de la notion de « bas corporel » par un artiste contemporain tel que le photographe américain Andres Serrano. Comment le physique participe-t-il de la construction de l’identité ? Y a-t-il un « excès » de corps ? Quels sont les enjeux d’un corps déconstruit par l’œuvre d’art ? Lorsque la chair se fait matière, que dire de l’effet d’haptique ?
Axe 5 : Corps médium.
Les pratiques artistiques sont nombreuses à utiliser le corps comme outil de leur création. Les travaux de Pipo Delbono ou de Marina Abramovic montrent le corps comme élément de l’œuvre artistique et revendiquent un corps « réel ». La recherche d’une fusion entre l’image, l’écriture et le corps fait parfois de celui-ci un moyen direct d’expression, parfois le support de l’œuvre, comme dans la pratique du tatouage. De quoi le corps se fait-il le véhicule dans l’œuvre artistique ? Que dire du corps « support », du corps « écran » de l’oeuvre ? Que dire du corps qui se fait espace du spectacle ?
La proposition de communication pour le colloque, d’une quinzaine de lignes maximum, accompagnée d’une notice biographique (Université d’attache et département, sujet de thèse et directeur de recherche), doit être envoyée au plus tard pour le 30 avril 2011, à groupe.doctoral@gmail.com

- Avant le 30 avril
"Etudes genre à l’ère de la mondialisation"
Conférence internationale
organisé par la Faculté de Lettres (Université Spiru Haret) en collaboration avec Le Département d’Ėtudes Allemandes (Université de Vienne),
2-3 juin, 2011, Université Spiru Haret, Faculté de Lettres, 13, rue Ion Ghica, Bucarest (Roumanie)
Présentation :
Le développement des études de genre à la fin des années 1980 et tout au long des années 90 coïncide avec l’accélération du processus de mondialisation devenu possible prin- cipalement par la hausse des nouvelles démocraties et la perméabilité des frontières dans un monde postcolonial et postcommuniste, ainsi que l’impact sans précédent de la révolution dans les communications et la technologie de l’information avec l’Internet et le World Wide Web qui ont transformé le monde en ce que McLuhan a décrit comme « le village planétaire » (1962).
En utilisant « gender studies » comme terme générique qui englobe les études des femmes, les études des hommes et de la masculinité et les études queer, l’objectif de la conférence est d’examiner à partir d’une variété de perspectives disciplinaires et inter- disciplinaires :
1) les aspects de genre du processus de la mondialisation, comme les expériences de genre de la relation entre le niveau local / national et mondial, les processus transnation- aux et des frontières de genre ;
2) les différentes manières dont la mondialisation a eu un impact sur la construction des identités et les sexualités de genre, l’intersection du genre avec d’autres catégories de l’identité comme la race, la sexualité, l’âge, la classe sociale et la nationalité, la construc- tion et la représentation de la « masculinité » et de la « féminité » comme des catégories d’identité, les relations de genre comme des stratégies et des contre-stratégies du pouvoir, le régime des genres, la relation du genre aux institutions sociales et culturelles ;
3) la performativité du genre, la politique des sexes et la représentation des sexes dans la culture, la littérature, les arts visuels, le cinéma, la culture populaire, les médias. La con- férence vise également à discuter de nouveaux développements dans les théories du genre et de nouveaux modes de connaissances entre les sexes et la critique sous l’impact de la mondialisation.
Les organisateurs invitent la soumission de propositions de communications qui se pen- chent sur des domaines divers : les sciences humaines – la littérature, le droit, l’histoire, la philosophie, la religion, les arts visuels et d’interprétation (la musique et le théâtre), l’anthropologie, les études régionales, les études de communication, les études cultur- elles, la linguistique, les sciences sociales, les sciences du comportement, la science et la technologie, la médecine et la santé publique, les études de la démocratie.
Les organisateurs favorisent la diversité des approches, des perspectives et des formats de présentation, incluant des communications individuelles en anglais ou en français, d’une durée de 15 à 20 minutes suivies des débats d’une durée de 10 minutes. Les propositions des communications individuelles doivent inclure un résumé de 100 mots et 5 mots clés, en format Word, suivi de l’affiliation institutionnelle, le téléphone et le courriel du con- tributeur. Les propositions de tables rondes et les panels sont encouragées.
Contact :
genderstudies.conference@gmail.com

- Avant le 25 février
"Masculinities and Femininities in a Military Context"
6-8 July, Amsterdam
Ethnographies of Gender and Conflict
When thinking about conflict within anthropology one usually thinks of victims, of different groups being persecuted by ‘others’ who remain vague and nondescript. In a quest for more understanding about these ‘violent’ others in conflict and wars, this panel seeks to explore the military side of conflict, taking issues of masculinity and femininity as a core focus.
This panel wants to inquire about the contemporary role and use of gender, masculinity and femininity by soldiers and the institutions they are part of. Questions that can be considered concern issues of conscription, power relations, changing roles of men and women within the military and relationships of foreign militaries with local populations. What are understood to be ‘feminine’ roles and what are seen as ‘masculine’ tasks and by whom are these roles perceived to be so ? How are issues of trust within military missions gendered ? How are military careers and possibilities for men and women different (or the same). Other ideas concerning masculinity and femininity in the military are also welcome.
Abstracts (of about 250 words) and further questions should be sent to e.grassiani@vu.nl Link to conference website :
http://www.lovanetwerk.nl/international-
conference/international-conference-2011
Deadline for submission 25 February 2011

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4 - SOUTENANCE :

- Natacha Ordioni a soutenu devant le Collège des Etudes Doctorales de l’Université du Sud Toulon-Var son mémoire de HDR de sociologie
« L’ordre de genre »
Lundi 13 Décembre 2010
devant un jury composé de :
. Anne-Marie Devreux, Directrice de Recherche C N R S - PARIS Rapporteur
. Michel Bozon, Directeur de Recherche I N E D - PARIS Rapporteur
. Roland Pferferkorn, Professeur Université de Strasbourg, Rapporteur
. Philippe Lacombe, Professeur, université de Bretagne occidentatale - Brest, Examinateur
. Arlette Gautier, Professeure, université de Bretagne occidentatale - Brest, Examinateur
. Monique Léonard, Professeur, université du sud Toulon - Var, Examinateur
Résumé :
Malgré des évolutions notables en matière d’égalité entre les sexes, les discriminations de genre n’ont disparu d’aucun pays. Certaines d’entre elles se sont même aggravées. En dépit de ces retours en arrière, l’analyse révèle la fragilisation des modes traditionnels de légitimation de la masculinité hégémonique (Connell, 1995).
Prenant appui sur différents corpus, ce mémoire analyse quelques processus au travers desquels les masculinités « sous pression » développent de nouvelles modalités de légitimation de la domination. Dans des sociétés individualistes où le processus d’intégration à la société globale a changé, où le conflit central porte sur le contrôle des orientations culturelles de l’ensemble de la société – ce que le sociologue Alain Touraine nomme « l’historicité » (1994) – c’est dans le champ culturel que la masculinité hégémonique élabore des modèles « exemplaires », véhiculés à travers les nouvelles arènes médiatiques qui accompagnent la globalisation.
Contact :
natacha.ordioni@laposte.net

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5 - PUBLICATIONS :

- Jean-Martin Deslauriers, Gilles Tremblay, Sacha Genest Dufault, Daniel Blanchette, Jean-Yves Desgagnés, Regards sur les hommes et les masculinités. Comprendre et intervenir, PU de Laval (Canada), 428 p., 39,95 dollars canadiens. ISBN : 978-2-7637-8954-5
Aujourd’hui, on parle des hommes en rapport avec certains problèmes sociaux qui font la manchette, tels que la violence conjugale, la rupture du lien paternel et le suicide. Ou encore on revisite les stéréotypes masculins dans les téléromans et les publicités. Toutes ces nouvelles représentations trouvent écho dans la société, alors que plusieurs hommes s’interrogent sur eux-mêmes comme hommes ou conjoints, comme pères ou fils, et que, par ailleurs, les femmes se questionnent et questionnent leurs conjoints, leurs pères et leurs fils. Comment y voir clair ?
Issu du regroupement de chercheurs Masculinités et Société, cet ouvrage est la première compilation francophone des connaissances produites jusqu’à maintenant sur les réalités masculines. Il vise à enrichir les connaissances théoriques et à soutenir les pratiques de ceux et celles qui, dans leur quotidien, côtoient les hommes aux prises avec les nouvelles attentes de notre société.
http://www.pulaval.com/catalogue/regards-sur-les-hommes-les-masculinites-9584.html

- Catherine Ferland, Benoît Grenier, Femmes, culture et pouvoir. Relectures de l’histoire au féminin XVe - XXe siècles, PU de Laval (Canada), 342 p., 45 dollars canadiens. ISBN : 978-2-7637-9245-3
« Portées par le souffle des grands mouvements féministes des années 1970, les études sur les femmes connaissent depuis quelques années une sorte d’écroulement. Ce colloque a réparé ce dommage, par les discussions et les échanges entre chercheurs et intervenants sociaux, d’une manière riche et foisonnante. Histoire, études des femmes et des rapports de genre, psychologie, sciences de la communication, science politique, administration, sociologie, études littéraires, tout ce malstrom a fait se côtoyer les éléments interdisciplinaires d’une rare fécondité. Venus d’horizons très divers, les spécialistes croisant leurs savoirs ainsi que les intervenants médiatiques ont prouvé que le chemin est encore long pour que les femmes existent réellement dans les champs de la culture et du pouvoir… Pour ma part, venue de contrées sinistrées dans ces domaines, je suis repartie revigorée par un tel colloque : sa qualité m’a fait deman der qu’il soit reconduit sur tous les continents… Lisez ces actes, plusieurs communications sont magistrales. »
(Extrait de la préface de Rita El Khayat)
http://www.pulaval.com/catalogue/femmes-culture-pouvoir-relectures-histoire-feminin-9588.html

- Sociétés contemporaines, n°78, "Genre et activité littéraire : les écrivaines francophones", Presses de Sciences Po.
L’idée de vocation qui associe la pratique littéraire à un don laisse à penser que chacun, quelle que soit sa classe sociale, peut devenir écrivain. Selon cette appréciation, hommes et femmes auraient autant de chance d’exercer cette activité puisque seule la qualité intrinsèque des uvres ouvrirait les portes du monde de l’édition littéraire. Ce faisant, la littérature, imperméable...
http://www.cairn.info/revue-societes-contemporaines-2010-2.htm
Compte-rendu :
http://www.liens-socio.org/Genre-et-activite-litteraire-les

- n.paradoxa, international feminist art journal, 96 pages, illustrations noir et blanc, 21 x 26,5 cm, brochée, dos carré. 11 Euros pour les individus, 19 Euros pour les Bibliothèques et Institutions (frais de port compris, distribution en Europe). ISSN : 1461-0424
n.paradoxa est une revue pionnière dans les études féministes appliquées au champ de l’art contemporain. Fondée et diffusée en ligne dès 1996 par Katy Deepwell, critique d’art et universitaire londonienne, elle existe en version papier depuis 1998 et a livré 27 numéros. Elle est publiée et distribuée par KT press à Londres, organisme sans but lucratif créé pour la diffusion du travail des artistes femmes et sa médiation critique.
Chaque numéro réunit thématiquement des articles proposés par des artistes, des historiennes et des critiques d’art sur les artistes visuelles contemporaines (post-années 70, du monde entier).
n.paradoxa paraît deux fois par an, en janvier et en juillet. La revue est vendue au numéro ou par abonnement annuel (2 numéros), les numéros anciens sont regroupés par 4 à un prix avantageux. Les tarifs sont étudiés pour les achats individuels et les achats institutionnels, frais d’envoi compris.
Le dernier numéro "Women’s Work", paru en janvier 2011, interroge le travail (artistique) des femmes.
L’éditorial repose la question d’une catégorie, stérotypée et dépréciative, dans un contexte socio-économique en pleine mutation.
Onze articles présentent des situations artistiques, historiques, régionales, tout à fait diverses pour une étude ample et complexe.
> Gabrielle Moser “Working-through” public and private labour : Sophie Calle’s ’Prenez soin de vous’
> Andrea Liss Memory Work, Trauma and the Maternal
> Ewa Malgorzata Tatar Interrogating “postfeminism” : Women artists from Poland
> Meredith A. Brown The Balance Sheet : A.I.R. Gallery and Government Funding
> Reiko Kokatsu Mitsuko Tabe : Beyond Kyûshû-ha
> Patricia Karetzky Gao Yuan’s “Precious Little Angel”
> Kanitra Fletcher Up for Review : Re-presentations of Black Women’s (Art)work
> Heike Friauf On the ‘grotesque working conditions’ of women artists
> Amy Budd Reinterpreting the Mannequin : Allen Jones, Cathy Wilkes and Morag Keil
> Christine Wertheim Craft-Work : A sampler of musings on art and labor in the Information Age or how to make alterations in global financial fabrics
> Katy Deepwell ‘The relationship between big and small things’Interview with Tsaplya and Gluklya, Factory of Found Clothes ;
http://www.ktpress.co.uk/nparadoxavolumes.htm


Fédération de recherche sur le genre RING
Bâtiment D - Salle 226
Université Paris 8
2 rue de la Liberté
93526 Saint-Denis - Cedex 02
- permanence tous les mardis -
01 49 40 73 49
genre.ring@univ-paris8.fr
http://www.univ-paris8.fr/RING

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