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Annonces du RING - 15 décembre 2008


Date de mise en ligne : [15-12-2008]




[Annonces du RING]

// http://www.univ-paris8.fr/RING/index.php \\

[Merci de me signaler vos informations concernant les colloques et
séminaires. GG.]

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SOMMAIRE :
1 - COLLOQUES :
- "Parentalité et emploi", 18 décembre, Bruxelles
- "L’histoire des hommes et des masculinités", 18-19-20 juin 2009, ENS-Lsh, Lyon
2 - SEMINAIRES :
- "Pour une relecture critique et historique des féministes Wollstonecraft, Tristan et Woolf", 15 décembre, MIE, Paris
- "Le genre des sources", séminaire d’Histoire 2008-2009, ISH, Lyon
- "Sexe et genre : pour un dialogue interdisciplinaire au carrefour des sciences de la vie et des sciences humaines", 18 décembre, Paris
- "La controverse des sexes (temporalité, histoire, anhistoricité)", séminaire de Geneviève Fraisse, Paris
3 - APPELS A CONTRIBUTIONS :
- Avant le 15 décembre, "Interdits et genre. Constructions, représenations et pratiques du féminin et du masculin", Tours
- Avant le 31 janvier 2009, "Politique des frissons. Genres & sexualités dans le cinéma d’horreur", Editions Tausend Augen
- Avant le 31 décembre, "Unequal Sisters : Women, Gender, and Global Inequalities in Historical, IFRWH
- Avant le 15 avril 2009, "Anarchism & Sexuality", revue Sexualities
4 - POSTE :
- Ouverture d’un poste de professeur-e ordinaire ou professeur-e adjoint-e en Histoire dans une perspective genre à l’Unité des Etudes genre, Lausanne
5 - PUBLICATIONS :
- "Voyageuses", revue CLIO
- Hélisenne de Crenne, Les Epîtres familières et invectives
- Françoise Battagliola, Histoire du travail des femmes
- Nicolas Bourguinat (dir.), Le Voyage au féminin. Perspectives historiques et littéraires (XVIIIe-XXe siècle)
- Pascale Jamoulle, Des hommes sur le fil. La construction de l’identité masculine en milieux précaires
- Guyonne Leduc (dir.), Réalité et représentations des amazones

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COLLOQUES :

- "Parentalité et emploi"
colloque organisé par le MAGE, en collaboration avec le DULBEA et l’UPSE-ESP de l’Université Libre de Bruxelles
sous la responsabilité de Danièle Meulders et Catherine Sofer
le jeudi 18 décembre 2008,
Service Public Fédéral Emploi, Travail et Concertation sociale
Rue Ernest Blerot 1, Auditorium Storck - 1070 Bruxelles
Présentation :
La maternité est susceptible d’exercer différents effets sur la carrière professionnelle des mères : elle peut les amener à abandonner leur travail (provisoirement ou définitivement), les inciter à réduire leur temps de travail, les conduire à changer de profession ou de secteur d’activité, les freiner dans la progression de leur carrière et de leurs salaires. Ces effets s’observent à des degrés variables dans les différents pays européens témoignant des effets négatifs qu’exerce la maternité sur les carrières des femmes. A l’inverse et ce phénomène est observé partout en Europe, la paternité exerce des effets positifs sur l’emploi des hommes : les pères travaillent plus et dans de meilleures conditions que les hommes sans enfants.
Les pénalités associées à la maternité montrent bien que les décisions sont contraintes par les stéréotypes d’une part : c’est à la mère qu’incombe la charge de l’enfant, et par les institutions d’autre part : manque d’infrastructures adéquates et politiques contraignent les mères au travail à temps partiel, aux interruptions de carrières qui s’avèrent ultérieurement de redoutables pièges placés sur les parcours professionnels des femmes.
Infos et programme :
http://www.mage.cnrs.fr/pdf/Invitation%20Colloque_Parentalite%20et%20Emploi.pdf

- "L’histoire des hommes et des masculinités"
18, 19 et 20 juin 2009 à l’Ecole Normale Supérieure de Lettres et sciences humaines à Lyon.
Dès 1977, Nathalie Davis tirait les conclusions de la rupture épistémologique qu’a constituée l’irruption du “ gender ” en histoire, en déclarant, “ nous devrions nous intéresser à l’histoire aussi bien des hommes que des femmes et nous ne devrions pas travailler seulement sur le sexe opprimé ”. Pourtant, ce programme est largement resté lettre morte. Sans doute parce que la plupart des historiennes et des historiens ont d’abord travaillé sur les femmes, la Gender History, devenue entre temps dominante, a eu tendance, par inclination inconsciente, à observer le genre du côté et du point de vue féminin. Certes des travaux ont été engagés que ce soit sur la citoyenneté, la paternité, l’homosexualité masculine ou le lien entre caserne, guerre et virilité. De nombreux thèmes, toutefois, restent encore des points aveugles de l’historiographie cependant que les synthèses solides font encore défaut.
Ce colloque sur l’histoire des hommes et des masculinités se propose donc de conforter ce nouveau champ de recherches en posant le regard distancié de l’historien sur ce qui fait figure d’évidence et semble échapper à l’analyse. Les chercheurs et chercheuses qui ont commencé à l’investir, pourront ainsi comparer leurs expériences. Le choix d’une histoire au pluriel renvoie à la diversité des situations auxquelles les hommes sont confrontés, à la fois dans le temps et l’espace. Aussi, ce colloque se veut-il à la fois transpériodique et international. Il se veut international par son conseil scientifique, par le choix des participants et espérons-le, par la présence d’un public composé à la fois d’historien-ne-s confirmé-e-s, de doctorant-e-s et d’étudiant-e-s de master. A terme, ce colloque inaugural pourra être prolongé par des colloques d’approfondissement. Il devrait, enfin, déboucher sur un projet éditorial, une histoire des hommes et des masculinités, qui prolongerait l’aventure que fut L’histoire des femmes en Occident.
Programme :
18 juin 2009, matin
Présentation du colloque
Anne-Marie Sohn, ENS-lsh
I - Hommes, masculinités, virilités. Mots, concepts, usages
Présidence : Pauline Schmitt-Pantel, professeur à l’Université de Paris I et Olivier Christin, professeur à l’Université de Lyon II
1) Geneviève Delaisi de Parseval, Paris, « Paternité/fertilité/sexualité, un nouveau paradigme ? »
2) Maurice Godelier, EHESS, Paris, « Les masculinités sous le regard de l’anthropologue »
3) Jean Guilaine, professeur au collège de France, Paris, « Masculinité et histoire. La construction du guerrier au néolithique »
4) Sexualités et masculinités
. Florence Tamagne,Université de Lille III, « Signes/marqueurs d’homosexualité »
18 juin 2009, après-midi
II -Signes et marqueurs
Présidence : Lynn Hunt, Université de Californie à Los Angeles et Jean-Noël Luc, Université de Paris IV
1) Images et masculinité
. François Lissarague, EHESS, Paris, « Images et masculinités grecques »
2) La voix
. Mélanie Traversier, ENS-lsh, « Les castrats, de l’indéfinition merveilleuse du genre à l’aberration contre-nature »
3) Attitudes corporelles
. Florence Gherchanoc,Université de Paris I, « Concours de beauté et de virilité en Grèce ancienne »
. Magali Coumert, Université de Bretagne Occidentale, "Les signes de virilité dans le haut
Moyen Age".
. Kaspar Maase, Université de Tübingen, « Jeunes hommes dans l’Allemagne des années 1950 et attitudes corporelles, entre effémination et affirmation virile »
4) Hommes et beuveries
. Ann Tlusty, Bucknell University, Pennsylvanie, « Boisson et masculinité dans l’Europe à l’époque moderne »
5) Les signes de la masculinité militaire
. Arnaud Houte, ATER, Paris IV, « Gendarmerie et virilité au XIXème siècle »
6) Masculinité et politique
. Chris Fletcher, Université de Cambridge, « Les usages politiques de la masculinité du douzième au seizième siècle. Comment réconcilier le changement et la longue durée ? »
19 juin 2009, matin
III - Preuves et épreuves
Présidences : Martin Dinges, Robert Bosch Gesellschaft für medizinische Forschung à Stuttgart et Christine Planté, Université de Lyon II
1) Epreuves sexuelles
. Tovi Bibring, Université de Bar Ilan, "Phallophilies médiévales : démembrement et littérature"
. Domenico Rizzo, Université de Naples, « L’impuissance en Italie à l’époque contemporaine »
2) Corps, sexualité et masculinité ecclésiastique
. Hélène Couderc-Barraud, Lille, « La virilité des clercs gascons, XI-XIIème siècle »
. Miri Rubin, Université de Londres, « Christ/Marie, Féminin/Masculin »
3) Une épreuve : la capacité de fonder un foyer
. Ruth Karras, Université du Minnesota, « Hommes d’église, mariage et masculinité au Moyen Age »
. Jörgen Lorentzen, Université d’Oslo, « Masculinité et violences domestiques en Norvège, XIX-XXème »
. Stéphanie Mulot, Université de Toulouse, « Devenir homme au pays des mères : l’épreuve matrifocale antillaise »
4) Preuves et épreuves intellectuelles
. Antoine Destemberg, Université de Paris I, « Penser comme un homme. Expressions et répressions de la masculinité dans les milieux universitaires médiévaux »
19 juin 2009, après-midi
Présidence : Christophe Dejours, CNAM, Paris et Odile Roynette, Université de Besançon
1) masculinité, armes et épreuves militaires
. Dominique Barthélémy, Université de Paris IV, « Virilité du chevalier dans la France féodale (XI-XIIème siècle) »
. Hervé Drévillon, Université de Poitiers, « Soldats et solidarités viriles à l’âge classique »
. Bruno Benvindo, Université libre de Bruxelles, Masculinité hégémonique et service militaire au XXe siècle en Belgique »
. Michaël Maier, Université de Vienne, « Masculinité et retour au foyer du soldat autrichien en 1945 »
2) Preuves/épreuves professionnelles
. Nicolas Hatzfeld, Université d’Evry, « Derrière l’universel de classe, redessiner le masculin ouvrier : le cas des usines automobiles dans la seconde moitié du XXème siècle »
3) Epreuves sportives
. Richard Holt, Université De Montfort, Leicester,« Sport, masculinité et héros »
20 juin 2009, matin
IV - Hiérarchies des hommes et des masculinités
Présidence : Paul Pasteur, Université de Rouen et Thierry Terret, Université de Lyon I
1) Hiérarchies familiales
. Benedetta Borello, Université de Sienne, « Les relations entre frères aînés et frères cadets en Italie à l’époque moderne »
3) Hiérarchies professionnelles
. Xavier Vigna, Université de Bourgogne, "Le virilisme ouvrier à l’épreuve des années 68".
4) Hiérarchies militaires
. Luc Capdevila, Université de Rennes II et Nicolas Richard, CEHRIO, « Guerriers déclassés et captifs combattants : les masculinités indiennes pendant la guerre du Chaco (1932-1935) »
5) Colonisation et hiérarchies masculines
. Christelle Taraud, Université de Columbia à Paris, « Virilisme, nationalisme, colonialisme au Maghreb, XIX-XXèmes siècles »
Conclusions
Didier Lett, Université de Paris VII, et Fabrice Virgili, CNRS, Paris

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SEMINAIRES :

- "Les historien-ne-s mènent l’enquête : le genre en quête de sources, les sources sous l’oeil du genre"
dans le cadre de l’Atelier Genre et Histoire
L’atelier Genre et Histoire est un espace de travail et d’échange autour des sources de l’histoire des femmes et du genre dans le but de confronter les expériences et les regards des participant-e-s. Si lors de la première année, cet atelier s’apparentait à un séminaire de lectures, il s’agit cette année de se recentrer sur la dimension première du travail des historien-ne-s : la confrontation avec les archives que celles-ci soient imprimées ou manuscrites, écrites par des hommes ou par des femmes, policières ou syndicales, etc.Cet atelier n’est cependant pas réservé aux seul-e-s historien-ne-s. Au contraire il prétend être un lieu où, autour d’un thème et de documents préalablement distribués (qui seront diffusés sur la liste Efigies une semaine avant la séance), des chercheur/euse-s de tous les horizons peuvent réfléchir aux sources, à leur construction et à leur utilisation, en mobilisant leurs lectures et leurs recherches personnelles.
L’atelier se déroulera une fois par mois de décembre à mai à la Maison des Initiatives étudiantes (MIE), 50 rue des Tournelles, 75003, Paris.
lundi 15 décembre de 19h à 20h30 salle du Conseil.
La thématique sera :
"Pour une relecture critique et historique des féministes Wollstonecraft, Tristan et Woolf"
Contacts des co-responsables de l’atelier :
Peggy Bette (doctorante, Lyon 2) : pegeleo@yahoo.fr
Caroline Fayolle (doctorante, Paris 8) : caroline_fayolle@hotmail.com
Lola Gonzalez-Quijano (doctorante, EHESS) : lolagonzalez@wanadoo.fr
Nora Natchkova (doctorante UNIL et EHESS) : nora.natchkova@unil.ch

- "Le genre des sources"
Séminaire d’Histoire 2008-2009
animé par Sylvie Schweitzer (Lyon 2/LARHRA) et Anne-Marie Sohn (ENS/LARHRA)
Présentation :
Le séminaire de l’équipe « Genre, identités sexuées et identités sociales » prolonge en 2008-2009 la thématique déjà abordée les années précédentes. En effet, toutes les sources historiques sont confrontées aux questions propres à l’identification du « masculin » et du « féminin ». Certes, le temps n’est plus où l’on pensait les femmes inaccessibles à la recherche historique parce que les sources de l’histoire les ignoreraient et où l’on posait la question : « une histoire des femmes est-elle possible ? ». Si leur absence est réelle dans les fonds qui relatent des événements dont les femmes furent longtemps exclues (histoire politique, histoire diplomatique, histoire militaire…), leur présence l’est tout autant
dans de très nombreux domaines (le travail, la famille, l’enseignement, la création artistique, la recherche scientifique, les guerres…), où le changement des regards et des problématiques les a fait surgir, en nombre. Les questions portent tout autant sur la présence des femmes que sur les
constructions sociales du genre et les définitions mouvantes et historicisables du « féminin » et du « masculin ».
Le séminaire est ouvert aux étudiants de master et de doctorat qui peuvent le valider dans le cadre de leur cursus à l’ENS-lsh et à l’Université Lyon II. Il se tient à l’ENS-lsh, 15, parvis René
Descartes, 69007 Lyon, à l’exception des journées de novembre 2008 et du 18 mars 2009 qui se dérouleront à l’ISH, 14 avenue Berthelot, 69007 Lyon.
Programme :
. Jeudi 18 décembre, 10-13 heures :
Anna Bellavitis (maîtresse de conférences à l’Université Paris X) et
Monica Martinat (maîtresse de conférences à l’Université Lyon II) : « Femmes, apprentissage et travail
à l’époque moderne. Contexte général et étude de cas (Lyon et Venise) »
. Jeudi 26 février, 10-13 heures : L’histoire des associations à l‘épreuve du genre
Marie Chessel (chargée de recherches au CNRS, CRH) : « Consommateurs et consommatrices. Le
genre de la Ligue sociale des acheteurs au début du XXe siècle »
Magali della Sudda, (doctorante ENS/EHESS et Université La Sapienza, Rome) : « Les ligues
catholiques françaises et italiennes durant le premier XXe siècle »
. Jeudi 18 mars, 9-17 heures, ISH :
Violaine Sebillotte Cuchet (maîtresse de conférences à l’Université Paris I) : « Systèmes de genre en
Grèce ancienne : continuités et différences »
Sandra Boehringer (maîtresse de conférences à l’Université Strasbourg II) : « Pratiques sexuelles et
identité de genre : le laboratoire antique »
. Jeudi 28 mai, 10-13 heures : La paternité en question
Michel Tort (psychanalyste et professeur à l’Université Paris VII) : « Psychanalyse et démocratie
sexuelle :éléments pour une histoire »
Luisa Accati, (professeur à l’Université de Trieste) : « Le mari repoussé. La chasteté comme stratégie
d’exclusion du père à l’époque moderne et contemporaine »

- "Sexe et genre : pour un dialogue interdisciplinaire au carrefour des sciences de la vie et des sciences humaines"
L’Institut Emilie du Châtelet et l’UMR5145 EcoAnthropologie & Ethnobiologie, Opération de Recherche « genre » MNHN, Département scientifique Hommes, Natures, Sociétés ont le plaisir de vous inviter au séminaire « sexe et genre »
Séance du 18 décembre 2008
14h à 17h : Jardin des Plantes, Amphithéâtre de Paléontologie,
2 rue Buffon, 75005 Paris
Cendrine Marro
Maîtresse de conférences à l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense.
Psychologue. Responsable de l’équipe « genre, savoirs et éducation » du CREF
« Féminité /Masculinité, psychologie et savoirs de sens commun »
Qu’est-ce que la Féminité ? Qu’est-ce que la Masculinité ? Tout le monde le sait, ou du moins a le sentiment de le savoir ; mais sans le savoir vraiment en réalité, c’est-à-dire, sans être vraiment capable d’en donner une définition un tant soit peu précise et surtout consensuelle. Ce qui n’empêche nullement ces notions d’être des plus opérantes dans nos constructions identitaires et nos relations interpersonnelles. Les publicitaires de même que les magazines grand public centrés sur la beauté, le bien être, la quête de « l’âme sœur », pour ne citer que ces médias, le savent pertinemment et n’hésitent guère à en user voire en abuser. Bien qu’un certain nombre de psychologues aient depuis longtemps critiqué ces notions, notamment leur connotation essentialiste, ces critiques n’ont pas vraiment été entendues ; en témoigne la persistance de ces croyances érigées en savoirs de sens commun qui font de la féminité et de la masculinité des réalités psychologiques incontestables, au fondement de l’identité sexuée. Qu’en est-il exactement ? Comment travailler sur et peut être surtout avec ces croyances dont on ne peut ignorer l’existence ? Comment articuler l’acception psychologique de ces notions avec leur acception socio-politique dans le cadre des études « genre » qui se développent actuellement ? Le concept en cours d’élaboration que nous proposons de Dépendance/Indépendance psychique à l’égard du Genre (DIG) peut-il nous y aider ? Telles seront, entre autres, les questions débattues au cours de cet exposé.

- "La controverse des sexes (temporalité, histoire, anhistoricité)"
4e année
Séminaire de Geneviève Fraisse, directrice de recherche au CNRS
En collaboration avec Paris I (ED 279) et Paris 8 (ED 31)
Le Mercredi de 18h à 20h
28 janvier, 11 février, 4 mars, 18 mars, 1er avril, 29 avril, 13 mai
Salle à préciser
La Halle aux Farines
6-10 esplanade Pierre Vidal-Naquet – Paris 13e
Métro « Bibliothèque François Mitterrand »
Présentation :
De quelque façon que soit politisée la question des sexes, rien ne permet de penser que cette question, si fortement présente dans les discussions démocratiques, ait acquis le statut d’opérateur historique. Cette problématique, pour beaucoup d’écrivains et de philosophes, reste « hors du temps ». Mais si les sexes, aussi, font l’histoire, mieux vaut en chercher la démonstration dans le paradigme du sujet et de l’objet plutôt que dans celui du même et de l’autre.
Inscription auprès de genevieve.fraisse@wanadoo.fr

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APPELS A CONTRIUBUTIONS :

- Avant le 15 décembre
"Interdits et genre. Constructions, représenations et pratiques du féminin et du masculin"
15-16 mai 2009, Tours
Présentation :
Au fondement de toute société, la division sexuée exprime à la fois la force « naturelle » de la sexualité et la loi sociale de la reproduction. Les croisements multiples de ces forces construisent le genre.
Or toute vie sociale repose sur la loi et l’interdit qui construisent les pouvoirs et les hiérarchies au centre desquels se trouve la sexualité.
Les interdits construisent donc de fait les modèles de vie qui nous régissent et ils s’appliquent à tous les discours : le politique, le législatif, la famille, la connaissance, l’économie, etc.
Vivre ensemble, même sans lien, suppose « un contrat social » qui, pour ce qui est de la sexualité et du genre, structure la vie sociale et la perception individuelle dans la dynamique des oppositions entre liberté et contrainte, prohibition et transgression, pureté et impureté, visibilité et invisibilité, droit et déviance, ordre et désordre, explicite et tacite.
La loi et l’interdit, nécessités sociales et expressions de pouvoir, se sont déclinées sous des formes infiniment diverses dans le temps et dans l’espace. Le plus souvent, leur efficience a été liée à leur sacralité, sacralité religieuse mais aussi laïque, s’exprimant tant au niveau
collectif qu’au niveau du groupe.
Les interdits qui nous régissent, que nous intériorisons, que nous transgressons, qui nous révoltent, ceux qui viennent des autres ou ceux que nous faisons porter sur les autres, ceux que nous jugeons essentiels, et ceux avec lesquels nous composons, forces coercitives ou déstabilisées, s’énoncent sous forme de lois, de principes, de règles, parfois seulement
d’habitudes qui construisent inexorablement les formes sociales des genres. Ils façonnent les expressions artistiques et littéraires, les représentations des corps sexués.
C’est à ces diversités sociales, culturelles, historiques que sera consacré le colloque de Tours, à leurs représentations et aux pratiques qu’elles induisent. Il s’agira d’analyser, de présenter, de montrer comment, dans les institutions, les pratiques quotidiennes, l’imaginaire, l’art, la langue, etc., les interdits construisent les rapports sociaux de sexe au
sein des cultures.
Toutes les approches disciplinaires seront bienvenues pour traiter à propos du genre :
. des fondements de la division sociale selon le genre
. des formes historiques et culturelles que prennent les interdits
. des pratiques quotidiennes qui véhiculent les interdits
. des formes de la transgression, de la composition, de la révolte
. des fonctions sociales des interdits
. des lois, des tabous, des coutumes, des codes
. de la dimension performative ou coercitive des interdits
. de la sacralité (Nature ou Dieu) des modèles imposés
Tous les questionnements et toutes les analyses qui permettront de mieux appréhender les formes des genres, leurs évolutions, leurs fondements, leur historicité, à travers le prisme des interdits s’inscriront dans les axes du colloque.
Date limite 15 décembre 2008 pour toutes propositions de communications, posters ou présentations de documents (photos, films, etc.) à envoyer à : sylvette.denefle@univ-tours.fr ou claire.cazeaud@univ-tours.fr

- Avant le 31 janvier 2009
"Politique des frissons. Genres & sexualités dans le cinéma d’horreur"
pour un ouvrage aux Editions Tausend Augen, sous la direction de Maxime Cervulle
Présentation :
Le cinéma est la fabrique des monstres de notre temps. La modernité vit les discours médicaux, littéraires, psychologiques et juridiques produire à tout de bras « dégénérés », « anormaux » et « déviants ». Actualisant et traduisant visuellement ces figures monstrueuses, le cinéma a tenu lieu d’espace de formation et de transmission des anxiétés culturelles liées aux « monstruosités » qui peuplent notre quotidien. Le cinéma d’horreur, en particulier, constitue une véritable taxinomie visuelle du monstrueux : en donnant corps à des monstres sociaux qu’il contribue à produire, il trace les contours des corps prescrits et proscrits, jouant un rôle actif dans la construction des hégémonies culturelles liées au genre et à la sexualité.
Zombies, vampires, loups-garous ou serial killers, les monstres qui peuplent les films d’horreurs représentent tous, à différents niveaux, un groupe minoritaire. Durant les vingt dernières années, de nombreux travaux inspirés par les Cultural Studies, les études féministes ou la théorie queer se sont penchés sur les politiques de la représentation des femmes, des gays, des lesbiennes et des personnes transgenres au sein du cinéma d’horreur et de ses nombreux sous-genres.
Cet ouvrage vise à développer cette analyse critique des rapports entre société, culture et cinéma d’horreur désormais connue dans le monde anglo-saxon sous le nom de Horror Studies. En reprenant à son compte les méthodologies des « études culturelles » et en questionnant les politiques sexuelles et de genre à l’œuvre dans les films d’horreur américains, il décortiquera la galerie de freaks et le théâtre anatomique qui composent les frissons d’aujourd’hui.
Les propositions d’article devront concerner des films d’horreur états-uniens sortis entre les années 1970 et aujourd’hui. Ils devront employer des méthodes issues des Cultural Studies, des études féministes, lesbiennes, gaies, queer ou trans. Les approches intersectionnelles et interdisciplinaires seront les bienvenues ; tout comme l’analyse de films très contemporains ou peu étudiés. Parmi les thématiques suggérées :
. Représentations du sida, des MST et des IST
. Technologies de genre/Performances de genre/Prothèses de genre
. Masculinités et féminités
. Corps trans/subjectivités trans
. Représentations du « regard médical »
. Animalisation/anthropomorphisation
. Monstruosité et genres/sexualités
. Métaphores de l’homosexualité
. Articulations « race »/genre/sexualité
. Constructions visuelles du « handicap » en lien avec le genre/la sexualité
. Théories du « male gaze » et du « female gaze »
. Représentations de l’hétérosexualité et « hétéronormativité »
. S/M
. Sexualités intergénérationnelles
. Théories de l’embodiement
. Anxiétés culturelles
. Études en réception (notamment auprès de minorités sexuelles et de genre)
Les propositions seront composées d’un abstract de 400 mots maximum et d’une notice biographique présentant l’auteur-e. Elles doivent être envoyées avant le 31 janvier à cette adresse : maximecervulle@yahoo.fr.

- Avant le 31 décembre
"Unequal Sisters : Women, Gender, and Global Inequalities in Historical
Perspective"
The International Federation for Research in Women’s History/Fédération
Internationale pour la Recherche en Histoire des Femmes
CfP for IFRWH Conference in Amsterdam, August 2010
(in conjunction with the 21st International Congress of Historical
Sciences, 22-28 August 2010)
The general theme of our 2010 conference will be : “Unequal Sisters :
Women, Gender, and Global Inequalities in Historical Perspective.” The
aim of this theme is to focus on and further explore women’s history
from a global and non-Western perspective. Within that frame we are
looking for papers that deal with a variety of material and nonmaterial
inequalities and hierarchies – such as those related to class, gender,
“race,” caste, sexuality, ethnicity, religion, education, age, or
health – that have affected women’s lives in and across all parts of the
world and in different historical periods. We also hope to explore the
many ways in which women have challenged or fought these inequalities
and hierarchies, i.e., through different kinds of politics and activism,
as well as individual actions and forms of resistance in the so-called
“private sphere.”
We welcome papers that rethink relations and interconnections between
women and women’s organizations in different regions and parts of the
world and encourage panels with an international composition that
explore topics, concepts, historical events, and/or the role of
organizations and individuals from a variety of locations and
perspectives. How, for instance, are Clara Zetkin, Paulina Luisi, or
Sarojini Naidu remembered in different locations and political contexts ?
Were there other local, national, regional, or transnational leaders or
“heroines” that inspired women in their various struggles ? What forms
did patriarchy take in different historical and geographical contexts,
and how did it interact with capitalism ? How did “race” shape women’s
lives and women’s movements in differing temporal and spatial contexts ?
What was the impact of the imposition of Western gender categories in
places where “woman” as a social category did not exist ? In what ways
did women in varied times and places challenge particular and
intersecting hierarchies ?
The deadline for submitting proposals is December 31, 2008.
Paper proposals : Please submit a one-page abstract with a title, short
description of the paper and its relation to the overall theme, plus
contact information.
Panel proposals : Please include a short description of the panel’s
theme, short descriptions of the proposed papers, and contact
information for all participants. Suggestions for commentators and
chairs are most welcome.
Proposals for papers and panels should be sent to Francisca de Haan at
dehaanf@ceu.hu

- Avant le 15 avril 2009
"Anarchism & Sexuality"
A special issue of Sexualities : Studies in Culture and Society
Anarchism has long played a role in the politics of sexuality.
Embodied in the historic figures of Emma Goldman, Oscar Wilde, Edward
Carpenter & Daniel Guérin or in social movements including ACT-UP,
Mujeres Libres & Greenham Common Women’s Peace Camp, the erotic and
the anarchic have come together. Meanwhile, recent years have seen a
revival of anarchist scholarship intertwined with the global rise of
what some commentators have called “the movement of movements,”
characterised by horizontal forms of organisation and the practice of
anarchist ethics (Gordon, 2008). These movements against neoliberalism
include within them alternatives to increasingly corporate-friendly &
state-centred lesbian and gay politics. This special issue aims to
deepen the attention of scholarship to these and other (potential)
intersections of anarchism and sexuality.
Prospective authors are invited to consider the following themes (and
to offer their own) :
. the sexual politics of anarchisms, libertarian socialisms and
autonomous feminisms
. sexuality, gender, race, class & ecology in anarchist & anarchic movements
. queering anarchisms
. autonomous queer spaces
. the sexual politics of hierarchy
. sexuality and cultural activism
Deadline for paper submissions : 15 April 2009
For author guidelines, see http://sexualities.sagepub.com
For an extended bibliography on Anarchism & Sexuality, see
http://www.anarchist-studies-network.org.uk/ReadingLists_Sexuality
Submissions and queries to Jamie Heckert : Jamie.Heckert at gmail.com

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POSTE :

- Ouverture d’un poste de professeur-e ordinaire ou professeur-e adjoint-e en Histoire dans une perspective genre à l’Unité des Etudes genre
Il s’agit d’un poste à plein temps, soit 6 heures d’enseignements réparties entre différents cours et séminaires aux niveaux Bachelor et Master.
Le-la candidat-e retenu-e sera appelé-e à développer des activités de recherche aux niveaux national et international dans le domaine de l’histoire dans une perspective genre. Il-elle aura également la responsabilité de diriger les travaux de recherche des étudiants.
Il-elle assumera des tâches de gestion et d’organisation liées à sa fonction, notamment en participant à la direction de l’Unité Etudes genre ainsi qu’à la coordination des Etudes genre aux niveaux romand et suisse.
Il-elle devra pouvoir faire état d’un solide dossier de publications dans les meilleures revues de la discipline.
Titre exigé : doctorat ou titre jugé équivalent
Entrée en fonction : 1er août 2009 ou à une date à convenir
Les dossiers de candidature, constitués uniquement d’une lettre de motivation et d’un curriculum vitae détaillé comprenant une liste de publications, doivent être adressés avant le 31 janvier 2009 [nouveau délai] au secrétariat du décanat de la Faculté des sciences économiques et sociales - Uni Mail, Bd. du Pont-d’Arve 40, CH-1211 Genève 4.

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PUBLICATIONS :

- "Voyageuses"
revue CLIO, Histoire, Femmes et Sociétés, 28/2008, Presses universitaires du Mirail, 320 p., 26 euros. ISBN : 978- 2-85816-974-0 (en librairie en janvier)
Responsables du numéro : Rebecca ROGERS et Françoise THÉBAUD.
Si la vie et les exploits des aventurières, des exploratrices,
des pionnières en tout genre font dorénavant
l’objet de récits nombreux, ce numéro
de Clio HFS élargit les perspectives. Il s’intéresse
non seulement à la mise en récit du voyage mais
au genre de la mobilité, aux figures inédites de
voyageuses, aux croisements entre voyage, genre
et empire, à la diplomatie culturelle sous toutes
ses formes et aux incidences du voyage dans la
construction des identités sexuées. Dans ces pages
on découvrira, entre autres, l’héroïne voyageuse
des sagas islandaises, les religieuses itinérantes de
l’époque moderne, la poétesse japonaise Yosano
Akiko ou bien encore Alexandra David-Néel...
Une invitation à voyager dans le temps et dans
l’espace.
Sommaire :
> Rebecca rogers et Françoise thébaud
Éditorial
> Cécile Michel
Femmes au foyer et femmes en voyage. Le cas des épouses des marchands assyriens au début du IIe millénaire av. J.-C
> Jenny Jochens
Gudrid Thorbjarnardottir. Une globe-trotteuse de l’an mil
> Dorothea Nolde
Princesses voyageuses au XVIIe siècle - Médiatrices politiques et passeuses culturelles
> Nicole Pellegrin
La clôture en voyage (fin XVIe - début XVIIIe siècle)
> Sylvain Venayre
Au-delà du baobab de Mme Livingston.
Réflexions sur le genre du voyage dans la France du XIXe siècle
Regards complémentaires
> Sophie Lalanne
L’odyssée des héroïnes du roman grec (Ier-IIIe siècles après J.-C.)
> Loukia Efthymiou
Récits de voyage. Quatre enseignantes à la Belle Époque
> Whitney Walton
Sexe, genre et sociabilité. Étudiantes américaines en France
après la Seconde Guerre mondiale
http://clio.revues.org/index.html

- Hélisenne de Crenne, Les Epîtres familières et invectives, Le Songe Edition, Saint-Étienne, Publications de l’Université, collection « la cité des dames » n° 7, novembre 2008, 192 p., 12 euros. ISBN 978-2-86272-489-8
Hélisenne de Crenne doit sa notoriété aux Angoisses douloureuses qui procèdent d’amour (1538), vaste roman auquel répondent deux autres écrits postérieurs : les Épîtres familières et invectives et le Songe de madame Hélisenne. Infléchissant les enjeux amoureux du roman dans des directions nouvelles, ces œuvres se révèlent d’indispensables compléments aux Angoisses et doivent être lus à leur suite, comme nous y invitaient d’ailleurs les Œuvres de madame Hélisenne, rassemblées dès 1543. Dans les Épîtres, la diversité des destinataires permet à l’épistolière de mettre en scène la confession d’un amour qu’elle avait précédemment condamné ; délaissant cette fonction de porte-parole des valeurs de son milieu, elle fait entendre une voix qui affirme avec force son appartenance au sexe féminin et son droit à l’écriture. Dans le Songe, elle emprunte la forme du récit allégorique pour mettre en scène des dialogues de plus en plus abstraits, qui finissent par assurer à Raison la victoire sur Sensualité ; par cette mise à distance de l’expérience personnelle, le Songe assure une fin satisfaisante – du moins sur le plan des idées – à un questionnement sur l’amour inlassablement repris et modulé d’un texte à l’autre.
Professeur au Département des littératures de langue française de l’Université de Montréal et spécialiste de la Renaissance, Jean-Philippe Beaulieu s’intéresse depuis de nombreuses années aux écrivaines de l’Ancien Régime. Il a consacré plusieurs études et éditions critiques à Marguerite de Navarre, Marie de Gournay et Hélisenne de Crenne. Il a édité les Angoisses douloureuses qui procèdent d’amour dans cette même collection (2005).
publications@univ-st-etienne.fr

- Françoise Battagliola, Histoire du travail des femmes, La Découverte, 128 p., 8,50 euros. ISBN : 9782707156587
Depuis la seconde moitié du XIXe siècle, le travail des femmes s’est exercé de plus en plus hors du cadre familial et le salariat est devenu une réalité. Grâce à la progression de la scolarité des jeunes filles, les femmes ont pénétré des secteurs et des professions jusqu’alors occupés par les hommes. Cette concurrence n’a pas manqué de soulever, de façon diverse selon les époques, controverses et ripostes. Aussi, tout en étendant ses champs d’action, l’activité féminine a été limitée dans ses ambitions et les frontières du masculin et du féminin ont été redéfinies.
Plus particulièrement consacré à la France, ce livre interroge les paradoxes d’une histoire où l’activité professionnelle des femmes a toujours été particulièrement fréquente tout en étant marquée par les inégalités liées au genre, montrant à quel point cette histoire est inséparable de celle des rapports de domination des hommes sur les femmes.
http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index.php?ean13=9782707156587

- Nicolas Bourguinat (dir.), Le Voyage au féminin. Perspectives historiques et littéraires (XVIIIe-XXe siècle), Presses Universitaires de Strasbourg, 152 p., 16 euros. ISBN 2-86820-373-1
Les auteurs de ce recueil cherchent à mesurer l’apport et à interroger les principaux acquis de deux décennies de recherches sur l’expérience des femmes voyageuses et sur leurs différents témoignages littéraires, qu’ils relèvent de la production imprimée ou des écritures intimes. L’analyse porte d’abord sur les ambiguïtés du regard féminin, à la fois caractérisé par une forme d’empathie pour l’Autre, spécialement pour la femme autochtone ou indigène, et simultanément porteur de préjugés de type national ou de type colonial sur les pays visités et sur leur société. Se trouve questionnée ensuite la manière dont ces femmes accèdent, au sein de l’espace public, à une visibilité et à une dignité nouvelles, en tant que femmes auteurs et en tant que sujets, grâce à des formes renouvelées de l’écriture viatique (qu’elle soit simple passe-temps ou témoignage élaboré) et grâce aux épreuves et aux difficultés que suppose la pratique même des voyages.
Les sujets choisis concernent la période contemporaine, depuis les Lumières et le romantisme jusqu’au milieu du XXe siècle, et traitent le voyage comme démarche d’émancipation (comtesse d’Agoult ou personnages féminins des romans de George Sand) et comme démarche de connaissance (regard des Anglaises sur l’Algérie coloniale, reportages aux États-Unis de journalistes ou d’enseignantes), avec ses succès et aussi ses faux-semblants.
http://www.lcdpu.fr/livre/?GCOI=27000100298940

- Pascale Jamoulle, Des hommes sur le fil. La construction de l’identité masculine en milieux précaires (réédition en poche), La Découverte, 294 p., 11 euros. ISBN : 9782707156419
Comment quitter l’adolescence, devenir un homme et s’affirmer en tant que tel dans les cités et autres zones dénigrées, touchées de plein fouet par la désindustrialisation et son cortège d’insécurités sociales et mentales ?
Cette enquête de terrain, menée pendant trois ans dans des cités d’anciennes villes ouvrières du Nord, montre comment les prises de risque font l’objet d’un processus de production continue, permettant aux jeunes gens de poser les bases de leur identité virile et de construire leur réputation sur un territoire ; mais aussi, dans leur vie d’hommes, de gagner leur vie dans les réseaux souterrains, de diversifier leurs relations et de trouver une manière de répliquer à la honte de vivre dans des lieux stigmatisés. S’apparentant à des conduites d’honneur et de distinction, elles sont coproduites par différents éléments : fragilisation du rapport au travail, question du logement social, évolution des relations familiales, culture des cités et tensions de genre exacerbées qu’elle produit…
À travers les multiples portraits de jeunes gens et d’hommes vivant dans des cités sociales ou dans la rue, Pascale Jamoulle montre combien la précarisation rend difficile la construction identitaire. Fluctuantes, les identités de ces hommes ne sont pas figées et voient alterner les moments de crise avec des tentatives de régulation des risques et de reconstruction.
http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index.php?ean13=9782707156419
Compte rendu sur :
http://www.liens-socio.org/article.php3?id_article=4876

- Guyonne Leduc (dir.), Réalité et représentations des amazones, Paris, L’Harmattan, « Des idées et des femmes », 2008, 486 p., 42 €, ISBN 978-2-296-06809-4
Préface de Sylvie Steinberg.
Actes du colloque des 14-16 juin 2007, université Charles de Gaulle - Lille III.
« ’Émerveillables’, c’est ainsi qu’on pouvait qualifier les Amazones au XVIe siècle. ’ Émerveillables ’, c’est-à-dire tour à tour merveilleuses et mon­stru­eu­ses, ef­frayantes et attirantes, violentes et séduisantes, les Amazones ont traversé les siècles et franchi les océans sans jamais perdre de leur pouvoir de fascina­tion, sans jamais que ne s’épuise leur force d’évocation ou que la fable ne se dé­par­tisse de son chatoyant équivoque. C’est à cette traversée – cette chevauchée, devrait-on dire – que nous convient les auteurs du présent ouvrage, depuis les rives du Thermodon de l’ancienne Scythie jusqu’au royaume de Dahomey, en passant par l’arrière-pays de Troie, la Russie, et, bien entendu, l’Amérique latine.


RING
(Réseau Interuniversitaire et
interdisciplinaire National sur le Genre)
Bâtiment D - Salle 226
Université Paris 8
2 rue de la Liberté
93526 Saint-Denis - Cedex 02
tél. 01 49 40 73 49
mél ring@iresco.fr
http://www.univ-paris8.fr/RING

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