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Colloque international

« Race », « Classe », « Genre » comme catégories de la différence et de l’inégalité – Comment profiter des approches de l’intersectionnalité en sciences humaines et sociales ?

10-12 septembre 2009 - EHESS


Date de mise en ligne : [04-09-2009]




Colloque international et interdisciplinaire de jeunes chercheur-euses organisé par le Ciera - Centre interdisciplinaire d’études et de recherches sur l’Allemagne, Paris
Deutsch-Französische Hochschule/Université franco-allemande, Saarbrücken,
Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), Paris

10-12 septembre 2009

Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), 54, boulevard Raspail, 75006 Paris

Organisation : Johanna M. Mueller, Jennifer Meyer, Vera Kallenberg

Présentation :

Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits.
(Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen 1789)
« In der That unterscheiden sich die Frauen in gewissen Grundzügen ihres Charakters, gerade wie die Männer, je nach ihrer
Lebenslage, ihrer Klasse und ihrer Erziehung. »
(Hedwig Dohm, Der Frauen Natur und Recht 1876)
„Ni putes, ni soumises.“
(Motto der « Marche des femmes des quartiers pour l’égalité et contre les ghettos » im Jahr 2003, die die Situation der Frauen in den französischen Banlieues anprangerte ; Name des nach der Demonstration gegründeten Vereins)

Le récent paradigme de l’intersectionnalité promet aux sciences sociales un renouveau des approches théoriques et méthodologiques des « identités », de la « subjectivité » et de l’ « expérience », des « possibilités d’action » et des « structures » d’inégalité sociale. La métaphore de l’intersectionnalité annonce en effet une position multidimensionnelle pour laquelle il faut donner une analyse globale des possibilités d’actions et de positionnement du sujet dans un champ hétérogène mais non arbitraire de discours, d’institutions et de pratiques sociales.
La recherche intersectionnelle se situe du fait de son approche multidimensionnelle dans le contexte récemment créé par le déplacement d’accent qu’a introduit dans les sciences sociales la réflexion sur les processus de globalisation et le « tournant spatial » (spatial turn). Cette orientation scientifique tire sa particularité de la tentative d’appréhender les diverses formes de dépassement, d’effacement et de croisement des « frontières » et des « espaces » que viennent illustrer les concepts de « transculturalité » et de « transnationalité ». Les études intersectionnelles présentent ainsi de nombreux points communs avec le protocole herméneutique de « l’histoire croisée » développé par Bénédicte Zimmermann et Michael Werner. Selon cette approche, il n’existe aucun objet historique qui puisse être considéré comme une unité isolée et vierge de tout phénomène d’imbrication. Il s’agit alors de repérer des processus par lesquels de nouvelles interactions surgissent entre des objets déjà imbriqués. Par conséquent, il est indispensable de différencier les imbrications des objets eux-mêmes, celles des perspectives observant les objets imbriqués et celles des pratiques analytiques des observateurs scientifiques. Contrairement à l’histoire croisée, focalisée sur les structures spatiales et temporelles, la perspective intersectionnelle concentre jusqu’aujourd’hui son approche sur les relations entre « espaces » sociaux et géographiques.
A nos yeux, les points suivants nécessitent un traitement scientifique approfondi :
. L’historicité des « axes de l’inégalité » (Axen der Ungleichheit, Klinger ; Knapp).
. L’intersectionnalité comme méthodologie dans le champ des cultures scientifiques
transnationales.

A la suite de congrès récents, cet atelier franco-allemand doit permettre à de jeunes chercheurs-euses en sciences sociales de discuter collectivement, à partir de leurs propres travaux (thèse de doctorat, recherches post-doc), des options théoriques et méthodologiques actuelles permettant de rendre compte des formes de la différence et de l’inégalité. Les pratiques sociales sont concernées au même titre que les questions relatives à la production de savoir et aux représentations, du niveau micro jusqu’au macro. Un axe central du colloque sera consacré aux analyses historiques. Conçu comme une rencontre de travail, ce colloque s’adresse à de jeunes chercheurs en devenir qui poursuivent des objectifs interdisciplinaires et transculturels.
Considérée comme un « travelling concept », l’intersectionnalité demande également de s’interroger sur ses différentes réceptions (trans-)disciplinaires et de déterminer quels codes nationaux et historico-culturels président à son adoption et à ses usages.
Toutes les personnes intéressées sont invitées à participer au débat. Une inscription avant le 6 septembre est souhaitée (par mail à johannammueller@gmail.com). Les langues de travail sont le français, l’allemand et l’anglais.

Programme/ Programm / Program

DONNERSTAG, 10. September 2009 / Jeudi, 10 septembre 2009 / Thursday, September 10 2009

. 9.30 - 9.45 Ankunft der TeilnehmerInnen - Accueil des participant-e-s / Arrival
. 9.45 - 10.00 Eröffnung / Introduction par les organisatrices et Beate Collet (Paris IV)
. 10.00 - 11.00 Vorstellungsrunde der ReferentInnen - Tour de table : Brêve présentation des participant-e-s / Round of Introductions

1. PANEL Wege der Rezeption - réception et critique / Reception and Critique
Moderation / Modération : Jennifer Meyer (ENS-LSH, Universität Erfurt, Ciera)

. 11.15 - 12.00 Cornelia Möser (Paris 8, HU Berlin) Travelling theories : Was die Intersektionalitätsdiskussion aus der Debatte über die Kategorie ‘Geschlecht’ lernen kann
. 12.00 - 12.45 Thomas Beaubreuil (ENS, EHESS, CSE) La réception de la notion d’ « intersectionnalité » dans le débat en France. Construction théorique, implications politiques et usages pratiques

. 13.00 - 14.30 Pause / Break

2. PANEL Theoretische und methodologische Zugänge / Approches théoriques et méthodologiques / Theoretical and Methodological Approaches
Moderation / Modération : Johanna M. Müller (FU Berlin)

. 14.30 - 15.30 Jana Tschurenev/ Urs Lindner (Eidgenössische Technische Hochschule Zürich/ Goethe Universität Frankfurt) Western Modernity Revisted ? Intersectionality, Structure, History

. 15.30 - 16.00 Pause / Break

. 16.00 – 17.15 Christine Kley (FU Berlin)/ Dimitri Mader (Humboldt Universität Berlin) „Interlocking structures of oppression“– power, domination and the problem of agency

3. PANEL Case Studies in Representation and Difference : the Specificity of Intersectionality
Moderation / Modération : Johanna M. Müller (FU Berlin)

. 17.30 – 17.45 Manoucheka Celeste (University of Washington) (Re)presenting : Black Women in Popular Culture and the Paradoxes of Beyoncé Knowles
. 17.45 – 18.00 Rebecca Clark (University of Washington) Intersections of Racial Privilege and ‘Feminist’ empowerment : the Case of American Pop Icons Gwen Stefani and Fergie
. 18.15 – 18.30 Sara Diaz (University of Washington) Roger Arliner Young : The Historical (Mis)representation of a Black Woman Scientist
. 18.30 – 18.45 Martha Gonzalez (University of Washington) Collective Songwriting Process as a De-Colonial Act
. 18.45 – 19.00 Monique Lacoste (University of Washington) Privilege and Innocence in Orange County : Intersectional Approaches to Reading a Mediatized Rape Trial

FREITAG, 11. September 2009 / Vendredi, 11 septembre 2009 / Friday, September 11 2009

4. PANEL Zur Konstruktion von ‚Normalität’ in der Geschichte – Intersektionalität in historischer Perspektive / Constructing Normality in History – Intersectionality in a historical perspective
Moderation / Modération : Vera Kallenberg (MPIeR Frankfurt, EHESS/ Ciera)

. 10.00 - 10.45 Susanne Hehenberger (Österreichische Kommission für Provenienzforschung) Geheime Sünden. Strafrechtliche Konstruktion und Verfolgungspraxis von Inzest und Sodomie in der Frühen Neuzeit
. 10.45 - 11.30 Birgit Stammberger (Leuphana Universität Lüneburg) Moderne Monstrositäten. Geschlecht und Materialität der Anormalen

5. PANEL Intersektionalität und Männlichkeit / Intersectionality and Masculinity
Moderation / Modération : Jana Tschurenev (Eidgenössische Technische Hochschule Zürich)

. 12.00 - 12.30 Martin Seeliger (Ruhr-Universität Bochum) Gangstarap and Intersectionality in a multi-level analysis
. 12.30 - 13.00 Udo Gerheim (Universität Bremen) Geschlecht schlägt Klasse ?! Oder : Im Bordell sind alle Männer gleich. Ein qualitativ-empirischer Beitrag zur Diskussion der männlichen Nachfrage nach käuflicher Sexualität.

. 13.00 - 14.30 Pause / Break

6. PANEL Das Politische der Intersektionalität – Politik der Intersektionalität / The Political of Intersectionality – Politics of Intersectionality
Moderation / Modération : Dimitri Mader (FU Berlin)

. 14.30 - 15.15 Irène Pereira (EHESS, GSPM) Controverses militantes dans la gauche radicale en France autour de l’articulation entre les différentes oppressions
. 15.15 - 16.00 Pauline Vermeren (CSPRP Paris, Columbia NJC) Racisme et sexisme au coeur du débat postcolonial

. 16.00 - 16.30 Pause / Break

. 16.30 - 17.15 Joshua Dubrow (Polish Academy of Sciences, Warschau) Political Voice of the Disadvantaged : Intersectionality and Political Participation in France and Germany
. 17.15 - 18.00 Julia Verse (europäische Ethnologie, Humbold-Universität Berlin) Antiracism und feminism in Ireland.

SAMSTAG, 12. September 2009 / Samedi, 12 septembre 2009 / Saturday, September 12 2009

7. PANEL Intersektionalität in (post-) kolonialen Kontexten / Intersectionalité en contexte post-colonial / Intersectionality in post colonial contexts
Moderation / Modération : Cornelia Möser (Humboldt Universität Berlin / Paris IV)

. 9.45 - 10.30 Sébastien Verney (Université Jean Monnet Saint-Etienne, IERP) Différencier pour coloniser. La classification raciale en Indochine, outil d’affirmation d’une identité nationale en gestation
. 10.30 - 11.15 Ninon Thiem (Universität Erfurt) Koloniales Reisen als Emanzipation ? – Die Verortung der Geschlechter in Daniéle Rousseliers „Sépia“ und Pacale Roze „L’eau rouge“

. 11.15 - 11.30 Pause / Break

. 11.30 - 12.15 Laura Schuft (Université de Nice, Université de la Polynésie Francaise) Genre, ‚race’ et statut-économique dans les catégorisations conjugales à Tahiti

Abschlussrunde / Table ronde / Final Come Together

. 12.15 - 13.00 Planung Arbeitskreis und Vernetzung / initiation d’un groupe de travail / planning of a research group

. 13.00 TAGUNGSENDE / FIN DU COLLOQUE / END OF SESSION

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