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Lionel Le Corre, "L’homosexualité de Freud. Première contribution à une anthropologie psychanalytique de l’homosexualité masculine"

28 février 2015 - Prais Diderot


Date de mise en ligne : [17-02-2015]



Mots-clés : homosexualité | psychanalyse


Lionel Le Corre soutiendra sa thèse en anthropologie psychanalytique intitulée "L’homosexualité de Freud. Première contribution à une anthropologie psychanalytique de l’homosexualité masculine" le samedi 28 février 2015 à 10h00 à l’Université de Paris VII – Halle aux farines salle des thèses, Hall F, 5ème étage 10, rue Françoise Dolto, 75013 Paris.

Jury :

Alain Abalhauser, rapporteur
Paul-Laurent Assoun, président
Patrick de Neuter, rapporteur
Christian Hoffmann, examinateur
Markos Zafiropoulos, directeur de thèse

Résumé :

Que veut la culture aux homosexuels ? Par cette question qui prend place aux côtés des deux autres questions cruciales de la psychanalyse – Qu’est-ce qu’un père ? Que veut la femme ? – et doit être reconnue ainsi afin d’assurer au mieux la conduite des cures psychanalytiques, Freud problématise, dès l’origine, l’homosexualité masculine à partir de son rejet social. L’homosexualité de Freud soutient qu’il existe une définition sophistiquée et élargie de l’homosexualité masculine chez Freud qui participe à (et de) l’autonomie du champ. Cette définition est corrélée à l’élargissement progressif de la définition du sexuel. Elle est aussi l’effet de rectifications subjectives constantes de la part du psychanalyste. Après examen du poids du fait homosexuel dans le corpus freudien et sa distribution au gré des élaborations conceptuelles de Freud selon une approche articulant synchronie et diachronie, nous faisons apercevoir son intérêt constant pour le thème. Ses prises de positions publiques, ses conceptions sur la pédagogie ou l’homosexualité du thérapeute sont explorées ainsi que les cas d’analysants homosexuels. L’étude du lexique freudien de l’homosexualité masculine révèle que les avancées conceptuelles sur le fait homosexuel sont liées à l’implication psychique de son auteur et à son effort pour la mettre au jour. Si Freud n’apporte pas d’innovation lexicale, nous remarquons pourtant ceci : plus il approfondi sa compréhension du fait homosexuel et en étend la surface définitionnelle, plus le terme « homosexualité » condense de significations. Au total, il construit progressivement une définition élargie du fait homosexuel englobant choix d’objet et narcissisme, entrée dans la paranoïa, lien social et transfert dans la cure en veillant à en assurer la cohérence doctrinale et clinique au regard de la théorie de la libido. La relation avec Fliess est examinée afin de montrer, qu’en des moments cruciaux, Freud est confronté aux affects pour son ami dont il isole les effets par un approfondissement du savoir sur le fait homosexuel et sur la doctrine. L’attention est alors portée sur l’année 1910, véritable moment homosexuel de Freud, où la rédaction des cas Léonard et Schreber est l’occasion de forger une conception du fait homosexuel en tant qu’opérateur placé au cœur de la métapsychologie.

Contact :

Lionel Le Corre, hemry@free.fr

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