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Genre et image, performance, transformation des corps

16 octobre - Le Mans


Date de mise en ligne : [03-10-2013]



Mots-clés : corps | sport


Séance du séminaire interdisciplinaire « Genre et norme »
2013 - 2014 Le Mans – Nantes

Mercredi 16 octobre 2013 14h - 17h Salle de réunion ESO Maison des sciences humaines et sociales (MSHS) avenue Olivier Messiaen Université du Maine - Le Mans

L’objectif de ce séminaire est de permettre la rencontre et le débat entre des chercheur.e.s relevant de disciplines universitaires différentes afin de mettre leurs travaux de recherche, réalisés dans des champs disciplinaires et thématiques variés, à l’épreuve du concept de genre, en focalisant sur les marges, les manifestations d’écarts par rapport à la norme.

Intervenant.e.s :

- Anne-Laure Fortin-Tournès (anglais, 3LAM-EA 4335, Le Mans)
« Genre, performance et performativité »

Il s’agira de réfléchir, à la lumière d’une relecture de l’ouvrage de Judith Butler, Trouble dans le genre (Gender Trouble), dont mon titre emprunte l’un des concepts majeurs, aux pratiques de performances de l’art contemporain, notamment lorsqu’elles sont conduites par des femmes, pour tenter de cerner en quoi la question de la performance artistique elle-même et de sa temporalité spécifique (l’instant, l’événement, le happening) viennent relancer le débat autour de la question du genre comme construction, comme agrégat historiquement et socialement déterminé. En effet, lors de la performance, on peut se demander ce qui est laissé au hasard indéterminé du coup de dé événementiel du pur happening, et ce qui relève de la construction sociale et culturelle pré- établies, à la fois du côté du corps de l’artiste et de la réception de sa performance. C’est à partir d’exemples concrets tirés de vidéos de performeuses et body artists que nous travaillerons ces questions qui ne manqueront pas d’en amener d’autres tout aussi passionnantes autour des notions de corps réel/corps genré, de temporalité déterminée/temporalité de l’événement pur, et de la réception (genrée ?) de la performance artistique extrême.

- Maxime Tetillon (sociologie, VIP&S EA 4636, Le Mans) « Korfbal, ultimate, tchoukball, touch : des pratiques sportives mixtes entre
mobilité et réaffirmation des normes de genre »

Depuis une quinzaine d’années, la promotion de la mixité des sexes, comme toute autre forme de mixité, est omniprésente en politique comme dans les médias. Souvent idéalisée, elle est considérée comme un moyen de mettre en œuvre l’égalité des sexes. Néanmoins, les promesses sont parfois loin d’être tenues. La réalité des espaces mixtes est bien plus complexe. Il semble alors nécessaire de mettre de côté l’implication politique du terme pour étudier les effets de la mixité. L’instaurer dans les lieux où la séparation est de rigueur amène effectivement une situation inhabituelle, susceptible de modifier les rapports de sexe dans ces espaces. Pour en observer les effets, le sport semble être un espace privilégié. Alors que la séparation des sexes y est la norme – très souvent soutenue par les règlements – certaines disciplines expérimentent tout de même la mixité. Ces pratiques (ultimate, korfbal, tchoukball, kin-ball) peu connues, peu pratiquées et souvent marginalisées, sont le lieu d’une approche critique des sports dits « traditionnels ». La mixité, en plus d’être considérée comme une passerelle vers l’égalité des sexes, fait partie des critères à travers lesquels les acteurs.trices de ces sports se distinguent des autres disciplines, indirectement considérées comme sexistes. Après avoir montré par quels moyens ces derniers.ères convoquent la mixité pour se singulariser, il s’agira de montrer les effets de la cohabitation de femmes et d’hommes sur un même terrain. Deux tendances semblent émerger. D’une part, ces pratiques sont l’occasion pour les pratiquant.e.s de remettre en question les représentations (sur la différence des corps, sur la hiérarchisation sexuée de la performance sportive) qui bien souvent justifient la séparation des sexes. D’autre part, ce contexte peut donner lieu à une reformulation des normes de genre les plus rigide, débouchant sur une organisation sexuée de l’espace, des rôles et du travail sportif. Des exemples provenant du terrain serviront à illustrer cette oscillation entre mobilité et réaffirmation des normes de genre.

Contact :

Erika.Flahault@univ-lemans.fr

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