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Appel à contributions

Affaires sexuelles, questions sexuelles, sexualités

Avant le 15 octobre - Congrès AFSP


Date de mise en ligne : [02-10-2012]



Mots-clés : sexualité


Atelier dans le cadre du Congrès 2013 de l’AFSP
Paris, 9-13 juillet

organisé par
Sandrine Lévêque, Université Paris I-Panthéon-Sorbonne, UMR CESSP
Frédérique Matonti, Université Paris I-Panthéon-Sorbonne, UMR CESSP

Présentation :

L’arrestation en mai 2011 de D. Strauss-Kahn, les controverses sur « les lois de l’amour », les mobilisations LGBT, autant d’événements montrant que les questions sexuelles et de sexualités sont, comme le proclamaient les revendications féministes des années 70, au cœur du politique. Objet scientifique longtemps illégitime en France, à la différence des espaces académiques anglophones, les questions sexuelles intéressent pourtant l’ensemble de la science politique autour de leur politisation et de leur publicisation progressives. Le but de la section thématique est d’ouvrir en France, un chantier inédit et de créer autour des thématiques liées à la sexualité et aux affaires sexuelles une dynamique de recherche à la croisée de plusieurs champs disciplinaires de la science politique et des sciences sociales. Pour cette rencontre inédite dans le cadre d’un congrès français de science politique, nous souhaitons ouvrir cet appel à communication à des objets multiples et à des approches variées afin que des chercheur-es d’horizon disciplinaires différents confrontent leurs points de vue et leur expériences de travail. De ce fait, les communications comportant une réflexion épistémologique et méthodologique seront privilégiées comme celles permettant d’apprécier l’état des savoirs dans les champs académiques étrangers. Les objets et les approches théoriques pourront être extrêmement variées même si l’on favorisera le travail empirique et les enquêtes de terrain.
Objet de controverses, la sexualité est tout d’abord devenue un thème de mobilisation collective qui nécessite de comprendre comment des individus plus ou moins organisés s’engagent pour faire advenir ces revendications « privées » dans l’espace public. Les communications pourront ainsi porter sur la « visibilisation » progressive des groupes dont l’existence sociale était jusqu’alors « cachée » (LGBT, travailleurs et travailleuses du sexe, féministes …), sur la manière dont il s’organisent et sont reconnus. Il s’agira alors de travailler sur des trajectoires d’engagement de ceux qui s’y reconnaissent mais aussi sur leur revendications et sur les modes d’action destinés à faire advenir ces revendications comme l’humour, la dérision ou la provocation.
La production au fil du temps des « lois de l’amour » par les politiques publiques invite à penser la socio-histoire de l’intervention de l’État dans ces domaines. Si l’avortement, la répression du viol ou de la pédophilie ont fait l’objet de prises en charge étatiques, d’autres questions —l’ouverture du mariage et de l’adoption aux couples de même sexe, les réassignements de sexe — peinent encore à être objets de politiques publiques. Alors que vient de se clore une double séquence électorale il s’agira par exemple de traiter de la place de ces questions sur l’agenda politique, de leur cadrage et de la manière dont, objets de programme politique, elles vont désormais être traitées.
La légitimité d’user de ressources corporelles identitaires (un corps féminin, un coming out…) ou comme l’ont montré les affaires Strauss-Kahn ou plus récemment encore les controverses sur la place de la compagne du chef de l’État, la montée d’une exigence de transparence en matière de vie privée (ou supposée telle) suscitent des controverses dont on pourra saisir les enjeux en matière de transformation de la professionnalisation politique et journalistique. Des communications sur les usages des capitaux corporels identitaires et sur les ressources ou les handicap que constituent dans l’espace politique ces éléments liées aux sexes ou à la sexualité – réelle ou supposée comme lorsque se propagent les rumeurs — pourront être proposées. L’accueil et les controverses que ces enjeux suscitent dans les médias, la manière dont les journalistes s’en emparent et dont ils en font des ressources ou non pertinentes en politique pourront aussi être abordées.
Enfin, alors que l’on s’interroge à nouveau sur le poids de diverses variables sociales et géographiques dans la participation et les choix électoraux, les orientations sexuelles pourraient permettre d’enrichir les analyses sociologiques, voire écologiques du vote. Bien qu’aujourd’hui en France il soit difficile de traiter de données relatives aux orientations sexuelles des électeurs, certaines approches s’interrogent sur l’existence par exemple d’un vote gay, écho des processus urbains de « gaytrification » ou se demandent si les enjeux relatifs à la sexualité déterminent les choix électoraux.
Les communications en général pourront inviter à analyser l’apport des questions sexuelles et des sexualités pour repenser les rapports de l’ordre politique et de l’ordre social. Elles rejoindront ainsi les préoccupations de la théorie politique notamment anglophone, parfois inspirée par Foucault ou le mouvement queer.

Contacts :

sandrine.leveque882@orange.fr
frederique.matonti@wanadoo.fr

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