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Annonces du RING - 1er mai 2010


Date de mise en ligne : [01-05-2010]




[Annonces du RING]

// http://www.univ-paris8.fr/RING/index.php \\

[Merci de me signaler vos informations concernant les colloques et
séminaires. GG.]

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SOMMAIRE :
1 - COLLOQUES
- "Gender Politics", 18-19 juin, Berne
- "Lire et relire la conférence de Mauss sur la notion de personne (1938)", 20 mai, Marseille
- "Points de vue croisés : genre et éducation avec Judith Butler", 21 mai, IUFM Lyon
2 - SEMINAIRES :
- Robert Aldrich, "De la masculinité homosexuelle : les Européens et les autres", 5 mai, ENS Lyon
- Françoise Thébaud, "Une autre histoire du BIT : Marguerite Thibert et le Service du travail des femmes et des enfants", 3 mai, Genève
- Pierre Verdrager, "La sociologie à l’épreuve de l’homosexualité ordinaire", 6 mai, Bruxelles
3 - APPELS A CONTRIBUTIONS :
- Avant le 20 juin, "Les femmes de sciences. Réalités et représentations, de l’Antiquité au XIXe siècle"
- "Femmes et agriculture", Sète
- Avant le 30 avril [!], "Gendered ways of knowing ? Gender, Humanities and Natural Sciences", Trente (Italie)
- Avant le 30 septembre, "Matière(s) de femmes. Femmes françaises et francophones et le monde matériel", Leeds
4 - ARCHIVES :
- "Les archives du MLF à la BDIC", 10 mai, Nanterre
5 - PUBLICATIONS :
- Travail, genre et sociétés, "Traditions et ruptures chinoises"
- Laurence Roulleau-Berger, Migrer au féminin
- Martine Court, Corps de filles, corps de garçons : une construction sociale
- Régine Beauthier, Valérie Piette, Barbara Truffin (dir.), La modernisation de la sexualité (19e-20e siècles)
- Daniel Borrillo, Coline Cardi, Michel Feher, Marika Moisseeff, Nelly Oudshoorn, Patricia Paperman, Francis Ronsin, Michel Tort, Reproduire le genre
- revue Hérodote, "Femme et géopolitique"
- Agnès Vannouvong, Jean Genet. Les revers du genre
- La Nouvelle Revue Française, "Le Féminisme en 2010"
- Coene, Gily, Longman, Chia (dir.), Féminisme et multiculturalisme. Les paradoxes du débat
- Paul Gilroy, L’Atlantique noir. Modernité et double conscience

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1 - COLLOQUES :

- "Gender Politics"
Congrès de la SSEG, Schweizerische Gesellschaft für Geschlechterforschung / Société suisse d’Etudes Genre
18 – 19 Juin 2010 Université de Berne, UniS, Schanzeneckstr. 1
Présentation :
Le but de la journée professionnelle est de s’adonner à une réflexion critique sur le rôle du genre et de la sexualité dans les processus actuels de « racialisation », d’« orientalisation » et d’ « occidentalisation ». Il s’agit de suivre des lignes de traditions historiques et de faire des réflexions théoriques de base sur les rapports constitutives entre race, classe et genre dans les sociétés occidentales. De plus, des réponses aux questions concrètes d’actualité sont recherchées, comme par exemple pourquoi, dans le contexte européen, l’argument des inégalités de genre est sans cesse invoqué afin de se différencier des « autres », notamment de « L »’islam ? Pourquoi les contraintes auxquelles des hommes musulmans sont exposés ne sont-elles pas un sujet de débat ? Quel est le rôle de ces schémas discursifs pour nos propres régimes de genre et de leurs rapports inégaux de genre ? Et enfin : comment des rapports d’oppression peuvent-ils être thématisés sans avoir recourt aux modèles d’interprétation orientaliste, raciale ou culturel relativiste ? Est également sujet de discussion la question du comment les chercheuses et chercheurs occidentaux en études genre peuvent se positionner à la croisée des chemins entre l’universalité des droits humains, le relativisme et les reproches d’eurocentrisme.
Programme :
Vendredi, 18 juin, 18.00 – 19.00
Keynote de Jules Falquet, CEDREF, Université Paris Diderot VII
When “love” kills : the neoliberal state and women Manipulation of a pseudo-feminist discourse and selective repression against women
Apéritif Riche
Samedi, 19 juin
. 9.30 – 10.00 – Salutation et introduction au sujet de la journée professionnelle
Andrea Maihofer, Présidente de la SSEG et directrice du Centre d’étude genre à l’université de Bâle Brigitte Schnegg
. 10.15 – 12.00 – Orientalisme, Occidentalisme et science des régions critiques
Gabriele Dietze, Amerikanistik, Berlin : "Okzidentalismus und ’Sexual Politics’" Claudia Opitz, Geschichte der frühen Neuzeit, Basel : "Orientalische Despotie im Harem ? Zur Gender-Dimension des Orientbildes der europäischen Aufklärung" Bettina Dennerlein, Islamwissenschaften/Gender Studies, Zürich Moderation : Brigitte Schnegg, IZFG, Bern
Buffet de midi
. 13.30 – 15.15 – Women’s rights between human rights’ universal claims and Eurocentrism
Michelle Cottier, Rechtswissenschaften, Basel Elham Manea, Politikwissenschaften, Zürich
Shahra Razavi, United Nations Research Institute for Social Development (UNRISD), Geneva Moderation : Regula Ludi, Geschichte, Bern
Pause
. 15.30 – 17.00 – Table ronde : Genre et religion entre régularisation étatique et demandes de groupe
Janine Dahinden, Etudes transnationales, Neuchâtel Saïda Keller-Messahli, Présidente Forum pour un Islam progressiste (demandé) Simone Prodolliet, Ethnologue, directeur de la commission fédérale de la migration Migration, Berne Alex Sutter, Philosophe, directeur du Büro Transkultur und de Humanrights.ch, Berne Modération : Sabin Bieri (IZFG, Bern) (demandé)
Frais d’inscription
Vendredi & Samedi : Fr. 80.- / 40.- (étudiants)
Samedi : Fr. 50.- / 25.- (étudiants)
Inscription avant le 1er Juin 2010 :
info@genregeschlecht.ch

- "Lire et relire la conférence de Mauss sur la notion de personne (1938)"
Journée d’études organisée par le Centre Norbert Elias de l’EHESS dans le cadre du cycle « La dimension sexuée de la personne »
A l’initiative de Vincent Descombes (Centre Raymond Aron) et d’Irène Théry (Centre Norbert Elias), directeurs d’études à l’EHESS
Le jeudi 20 Mai de 9h 30 à 17h30
EHESS
La Vieille Charité
2 rue de la Charité
13002 Marseille
Programme :
Matin (9h30-12h30) : séance de brain-storming collectif pluridisciplinaire philosophie/sociologie/anthropologie, sur le texte :
« Une catégorie de l’esprit humain, la notion de personne, celle de « moi » » (1938)
publié in M. Mauss, Sociologie et anthropologie, PUF, coll Quadrige.
Trois objectifs :
. Revenir sur l’analyse d’un texte célèbre, difficile, qui a donné lieu à de nombreux contre-sens (cf. par exemple Problèmes de la personne, actes du colloque organisé par I. Meyerson en 1960, ou le chapitre conclusif de Do Kamo, de M. Leenhardt&hellip). Peut-on considérer la conférence de Mauss comme une réponse aux attaques de Léon Brunschvicg contre le « sociologisme » de l’Ecole française de sociologie ? Peut-on y trouver de quoi justifier l’idée d’une sociologie (durkheimienne) des expériences et des conduites individuelles (cf. chez Mauss l’exemple du phénomène social de la prière individuelle) ?
. Eclairer l’importance de la distinction centrale proposée par Mauss entre les pronoms « je, moi » et le substantif « le moi ». Peut-on considérer que Mauss pose ici les jalons d’une distinction entre la personne comme réalité universelle et la personne comme idéalité normative ?
. Préciser comment les notions de personne, de personnalité et de personnage sont utilisées aujourd’hui en sciences sociales et en philosophie, et en particulier dans nos propres travaux. Quels sont les apports de la philosophie analytique ? De l’anthropologie ? De l’ethnographie des sociétés lointaines ? De la sociologie de l’individualisme ? Comment mieux articuler sciences sociales et philosophie ?
Participeront notamment à cette matinée : Cécile Barraud (anthropologue, CNRS), Pascale Bonnemère (anthropologue, CNRS), Sabine Chalvon-Demersay (sociologue, EHESS) Vincent Descombes (philosophe, EHESS), Philippe de Lara (philosophe, université Paris II), Laurent Dousset (anthropologue, EHESS), Alain Ehrenberg (sociologue, CNRS) , Jean-Louis Fabiani (sociologue, EHESS), Laurence Hérault (anthropologue, Université de Provence) Agnès Martial (anthropologue, CNRS), Irène Théry (sociologue, EHESS).
Après-midi (14h30-17h30) : sociologie, personnes et personnages
. 14h 30 : « Distance au rôle et prise de distance avec la notion de rôle. Perturbations interactionnistes », Jean Louis Fabiani, EHESS.
. 15h 15 « Les deux sens du mot « rôle », une lecture critique de L’arrangement des sexes de E. Goffman », Irène Théry, EHESS.
. 16h " Les récits migrateurs ; la reconfiguration des personnages et des intrigues dans les adaptations télévisuelles des oeuvres littéraires" , Sabine Chalvon-Demersay, EHESS
Contact :
irene.thery@univmed.fr

- "Points de vue croisés : genre et éducation avec Judith Butler"
Journée organisée par l’IUFM de Lyon
21 mai
Programme :
Matinée
8h45-12h30, grand amphi de Lyon2 (18 quai Claude Bernard) : Genre, identités, individu-e-s, institution
Dans quelle mesure les écrits de Judith Butler sur les normes de genre transforment-ils les enjeux entre sphères politique, sociale et privée ? Par exemple, quel est l’impact effectif du travail sur les normes de genre sur la réduction des inégalités sociales ? En quoi les individus peuvent-ils s’emparer de la question des normes de genre en vue d’une possibilité d’empuissancement (empowerment) ? Par exemple, comment les normes sont prescrites, incorporées ? Comment peut-on avoir l’opportunité, la force de les remettre en question ? Quelle est la part de l’institution éducative ? Par exemple, quel est l’impact de la question du genre dans le processus d’éducation ?
Après-midi
15h-18h, amphi Louise Michel, IUFM-Lyon1 (5 rue Anselme) : Genre, éducation et formation
Dans quelle mesure la réflexion de Judith Butler s’inscrit-elle dans un processus global d’éducation, de transmission et d’émancipation ? (éducation des enfants, des adolescen t_e_s, formation des enseignant_e_s, culture des contextes éducatifs) Comment ses écrits sur le genre peuvent-ils nous aider à transformer les relations entre société, institution scolaire et/ou éducative et individu ? Par exemple, nous nous interrogeons sur la façon dont ses travaux ont pu être (ou non) utilisés au sein des institutions d’éducation aux Etats-Unis ? Autre exemple, nous nous interrogeons sur la façon dont ses écrits peuvent favoriser la mission de l’école de transmission/émancipation vis à vis des normes de genre ?
Contact : judithbutlerlyon@gmail.com
http://www.lyon.iufm.fr/1271334938244/0/fiche___actualite/&RH=1244558399476

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2 - SEMINAIRES :

- L’équipe "Genre et société" et l’équipe "Pouvoirs, villes et sociétés" du LARHRA (UMR 5190) accueillera :
Robert Aldrich
Professor of European History à l’Université de Sydney
« De la masculinité homosexuelle : les Européens et les autres »
Mercredi 5 mai
17H - 19H
ENS de Lyon, 15 parvis René Descartes, 69 0007 Lyon, métro ligne B direction Gerland, station Debourg.
Salle F005
Spécialiste d’histoire des homosexualités et d’histoire coloniale, auteur de France and the South Pacific since 1940, University of Hawaï Press, 1994 ; Greater France. A History of French Overseas Expansion, St Martin’s Press, 1995 ; Colonialism and Homosexuality, Routledge, 2002 ; Vestiges of the colonial Empire in France. Monuments, Museum and Colonial Memories, Palgrave, Macmillan, 2006 ; (dir.) Une Histoire de l’homosexualité, Paris, Le Seuil, 2007.
Contact :
Pascale Barthélémy : barthelemypascale@yahoo.fr

- Dans le cadre des conférences des Etudes genre - Faculté SES
Université de Genève, une rencontre est organisé avec
Françoise Thébaud, historienne, Université d’Avignon
le lundi 3 mai 18h15-20h salle R060 à Uni Mail
autour du thème :
"Une autre histoire du BIT : Marguerite Thibert et le Service du travail des femmes et des enfants"
Discutant : Prof. Christoph Conrad, historien, Université de Genève

- Dans le cadre de l’Atelier Genre(s) et Sexualité(s) de l’Institut de Sociologie de l’Université libre de Bruxelles :
Jeudi 6 mai, 18h, Salle Janne
Pierre Verdrager
(chercheur indépendant)
« La sociologie à l’épreuve de l’homosexualité ordinaire »
Résumé :
"La vie ordinaire a toujours constitué le centre de mes préoccupations sociologiques. Quels que soient les terrains investis, depuis la critique littéraire jusqu’à l’identité homosexuelle, c’est toujours vers elle que s’est tourné mon regard. Pour peu qu’on veuille lui rendre convenablement justice, l’ordinaire exige beaucoup de dextérité dans la description et dans la méthode. Or les sciences sociales, tout particulièrement lorsqu’elles s’inscrivent dans la tradition critique, ne sont pas forcément bien préparées pour rendre compte du discours et de l’expérience ordinaires. Cela n’est peut-être jamais si vrai que dans le champ de l’homosexualité où la parole et l’expertise ont été, pour une bonne part, monopolisées par les élites. Pourquoi et comment parler de l’homosexualité ordinaire ?, tel sera donc l’objet de mon propos."
http://www.ulb.ac.be/is/ags/RESUMES/Verdrager-5-10.html

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3 - APPELS A CONTRIBUTIONS :

- Avant le 20 juin
"Les femmes de sciences. Réalités et représentations, de l’Antiquité au XIXe siècle"
Colloque international
réuni à l’initiative d’Adeline Gargam et de Bertrand Lançon (Héritages et Constructions dans le Texte et l’Image - HCTI - EA4249 de l’Université Européenne de Bretagne)
Présentation :
L’accès des femmes aux études et à la pratique scientifique semble aujourd’hui un fait acquis, même s’il demeure minoritaire. Pour autant, cet état de fait est le fruit récent d’une longue et double évolution : celle de la distribution mentale et sociale des rôles dévolus aux deux sexes dans la société, et celle du statut de la science au sein de la culture occidentale. Quand on parle du rapport entre les femmes et la culture de l’Antiquité aux temps modernes, on pense de prime abord au domaine littéraire car les femmes ont beaucoup écrit. Néanmoins, les recherches récentes, parmi lesquelles celles de L. Schiebinger, P. Phillips, d’E. Sartori, de G. Chazal et de J-P. Poirier, ont démontré que les femmes se sont intéressées aux sciences et ont pratiqué une activité scientifique, parfois de très haut niveau ; soit en collaborant aux travaux de la communauté masculine des savants, soit ce qui est beaucoup moins connu, de manière autonome et émancipée. Depuis Hypatie jusqu’à Marie Curie, en passant par Hildegarde de Bingen et Emilie du Châtelet, des femmes ont figuré parmi les élites scientifiques en s’illustrant dans les mathématiques, la physique-chimie, l’astronomie, la médecine, et les sciences naturelles et occultes. Certaines le firent en traduisant, en écrivant, en annotant ou en éditant des ouvrages fondamentaux ; d’autres menèrent des recherches expérimentales et inventèrent de nouveaux instruments et procédés scientifiques ; d’autres encore enseignèrent elles-mêmes à des femmes et à des hommes – et pas des moindres . Elles participèrent, par cette activité variée, à l’avancement et la diffusion des connaissances scientifiques en général, contribuant parfois même à l’élaboration et l’éclosion d’œuvres masculines.
Tel est le premier objectif de ce colloque : cerner et mettre en lumière le rôle insigne et multiple, parfois moteur, mais trop souvent méconnu de ces femmes de sciences depuis l’Antiquité jusqu’à l’aube du XXe siècle.
En effet, dans un monde occidental régi jusqu’aux temps modernes par l’Eglise et l’Université, le domaine de la connaissance était un territoire d’hommes. Les femmes en étaient tenues à l’écart pour des raisons multiples, à la fois sociales, culturelles, idéologiques et religieuses. D’une part à cause de l’influence prééminente dans la chrétienté de la pensée paulinienne qui tendait à les minorer et à les soumettre à l’ordre masculin. D’autre part à cause de leur exclusion des écoles et des universités. L’accession des femmes à la connaissance et à la pratique scientifiques a sans nul doute été freinée par ces deux facteurs. La place de la Bible, perçue comme une vérité révélée, pouvait faire de toute recherche ou découverte scientifique une menace théologique. Cette méfiance entretenue à l’égard de la science produisit durant la révolution scientifique une scission entre certains représentants de l’Eglise et certains savants. Grâce à cela, de nombreuses femmes purent faire leur entrée sur la scène scientifique.
Les femmes de sciences apparurent pendant très longtemps comme des exceptions sociales et culturelles, tantôt décriées parce que femmes, tantôt admirées pour l’étendue de leur compétences. Le monde masculin était en effet mitigé : s’il était des hommes qui les encourageaient dans leurs démarches et collaboraient avec elles, il en était aussi qui leur étaient résolument hostiles. Elles durent âprement gagner leur place dans le sanctuaire du savoir scientifique. L’accession des femmes contemporaines au monde scientifique est le fruit d’une longue et difficile conquête intellectuelle à travers les époques. Cette conquête ne fut ni linéaire ni progressive, mais connut des phases d’immobilisme, d’avancée et parfois de recul. Elle fut autant l’œuvre de pionnières renommées que de laissées pour compte qui méritent d’être réhabilitées.
Tel est le deuxième objectif de ce colloque : examiner les phases de cette conquête et leurs différentes raisons contextuelles, puis sortir de la pénombre des femmes éminentes dans leurs talents et leurs compétences, mais restées dans l’ombre des savants et des savantes de renom.
Ce colloque se donne aussi un troisième objectif qui a trait aux conditions sociales, culturelles et mentales de cette conquête.
Il s’intéressera d’abord aux modes de formation et d’accès des femmes à un savoir primitivement puis longuement monopolisé par les hommes. Par exemple : les différents lieux d’enseignement, institutionnels ou non ; les supports pédagogiques ; les précepteurs ; les réseaux de relations. Il se penchera aussi sur le statut social et familial de ces femmes et son incidence éventuelle sur la nature de leur activité scientifique, privée ou publique. On n’oubliera pas le destin atypique ou extraordinaire de quelques individualités. On se demandera aussi s’il n’existait pas des secteurs privilégiés dans la science féminine, et si certains d’entre eux leur étaient plus ouverts que d’autres et pour quels motifs. Cela permettra de déterminer s’il y a eu, en fonction des périodes, une classification sociale et « genrée » des savoirs scientifiques. Il s’agira enfin d’examiner les regards et les jugements portés sur ces femmes exceptionnelles et leurs travaux, puis de voir l’accueil qui leur fut réservé tant dans l’opinion publique que dans la République des sciences ou des lettres. Etaient-elles été acceptées, rejetées, admirées, craintes, moquées ou jalousées ? Nourrissaient-elles des fantasmes ? Et si oui, de quelle nature ? Cette investigation s’appuiera sur le large éventail des textes existants, mais aussi sur les images dont on ne saurât négliger l’apport pour cerner ces représentations.
Précisions :
La date et le lieu de ce colloque ne sont pas encore définies (2011 ou 2012, à Cerisy, Lorient ou à Rennes). Ses actes donneront lieu à une publication. D’autre part, nous pourrons bénéficier de parrainages, tel celui de l’ Académie des Sciences. A cette fin, nous devons préalablement :
1 - Fédérer des partenaires : en particulier des centres de recherches sur l’histoire des sciences, l’histoire des femmes et du genre.
2 – Préétablir une liste d’intervenants
Contact :
Adeline Gargam : adgargam@numericable.fr
et en cc à
Bertrand Lançon : lancon.bertrand@wanadoo.fr

- "Femmes et agriculture"
Colloque à Sète (Hérault) du 15 au 16 octobre 2010
Présentation :
À l’occasion de la Journée mondiale de la femme rurale, ce colloque a pour ambition de rendre visibles la place et le rôle de la femme en milieu rural et plus particulièrement dans le milieu agricole (viticulture, élevage, conchyliculture, arboriculture, etc.).
Historiquement, le rapport entre les femmes et l’agriculture prend sa source au cœur du foyer familial où, pendant des siècles, elles ont accumulé des compétences d’organisation, d’accueil et de services. Aujourd’hui, elles sortent lentement de leur « clandestinité », elles se sont formées et sont prêtes à investir un espace que leurs maris (ou conjoints) agriculteurs n’ont pas su ou n’ont pas voulu exploiter.
En effet, un peu partout en France, les femmes jouent un rôle majeur dans le développement des territoires ruraux, dans la fiabilité des produits alimentaires ou encore dans le relationnel.
Sur le terrain, certaines femmes démontrent la force du mouvement qui est en marche. Ainsi, nous pouvons observer une forte féminisation des activités, une participation plus grande dans la vie politique agricole, une aide dans la diversification, etc…
Désormais, il semble bien que les femmes revendiquent une place qu’elles sont en train de construire.
Pourtant, les inégalités sont là : niveau de rémunération différent, absence de qualification, contrats de travail précaires, non-reconnaissance des capacités professionnelles, évaluations subjectives, etc.
Lors de ce colloque, les intervenants pourront autant s’appuyer sur des concepts théoriques que s’inspirer de cas concrets pour aborder les problématiques liées au sujet. Nous voulons effectivement permettre aux femmes appartenant au milieu agricole de s’exprimer, de poser des questions et d’avoir des réponses. Certaines femmes agricultrices ou exploitantes vont pouvoir ainsi raconter leur quotidien, leur expérience.
En se situant dans une perspective pluri- et transdisciplinaire, les communications peuvent utiliser les approches des différentes sciences sociales comme l’anthropologie, la sociologie, l’ethnologie ou encore l’histoire.
Les propositions de communications devront inclure le titre de l’intervention, un résumé de 500 mots maximum, ainsi que les coordonnées et l’affiliation institutionnelle de l’auteur.
Contact :
Pierre Sécolier, Docteur en sociologie, chargé de mission par la mairie de Sète E-mail : secolier@ville-sete.fr Tél : 04.99.04.74.57

- Avant le 30 avril [!]
"Gendered ways of knowing ? Gender, Humanities and Natural Sciences"
International, interdisciplinary conference
Trento (Italy), Fondazione Bruno Kessler
December 1-4, 2010
Présentation :
The aim of this congress is to push the question about the
epistemological function of the category “gender” further, in
particular from the perspective of multi-disciplinary and
interdisciplinary research. Since the "rupture epistemologique" of the
late 18th century science has fabricated tools for sexualizing the
objects of the world, while modern anthropology and biology have
contributed to the universalization of gender cosmologies and the
ontologization of binary gender codes. While gender studies have
challenged this binary construction, they have also had a share in the
naturalization of gender by using it as an independent variable. In
recent years, however, the critique of gender studies has contributed
to a self-critical reflection about methodologies and presumptions
underlying research activities in different fields (including gender
studies themselves), questioning the notion of knowledge itself.
We invite proposals for papers to be sent by email to
gender2010@fbk.eu by April 30, 2010.
Online registration for the conference opens on May 1, 2010, and is 50
Euros (30 Euros for students).
For further information please see the call for papers in the
attachment and our homepage :
http://gender2010.fbk.eu

- Avant le 30 septembre
"Matière(s) de femmes. Femmes françaises et francophones et le monde matériel"
6-8 mai 2011, Hinsley Hall, Leeds (Angleterre)
Présentation :
Suite à notre discussion lors de la clôture du colloque WIF en mai 2008, nous proposons le sujet Matière(s) de Femmes : Femmes françaises et francophones et le monde matériel comme thème de notre prochain colloque qui aura lieu, encore une fois, à Leeds UK, les 6-8 mai 2011.
Le colloque aura pour but d’examiner la relation entre les femmes françaises et francophones et le monde matériel, en examinant une variété de contextes dans lesquelles les femmes se trouvent influencées—ou bien sur lesquelles elles ont une influence—par rapport au monde matériel ; il s’agit aussi de la façon dont elles s’y engagent. Une considération majeure, mais non pas exclusive, serait la matérialité de l’existence, et donc l’interface et l’interaction de femmes, objets, matière(s) et la société de consommation. Ceci aurait pour conséquence de contrer les perceptions, toujours persistantes, selon lesquelles les femmes seraient des êtres éthérés plutôt que substantiels, des passagères passives plutôt qu’actives au sein du monde concret.
Nous invitons, donc, des propositions émanant d’un large éventail de disciplines telles que les sciences humaines, les beaux arts, les arts plastiques et la littérature, aussi bien que les médias, le cinéma et l’histoire, les arts dramatiques et corporels (la liste n’est point exhaustive), dans lesquelles la relation entre les femmes et le monde matériel se rapporte non seulement à l’engagement avec ‘l’objet’, mais qui reflète également les dimensions telles que l’ethnicité, l’âge, la classe sociale et la situation géographique.
Mots clé : consommateur/trice ; matériel ; matière ; objet(s) ; matérialité de l’existence
Domaines disciplinaires : sciences humaines ; beaux arts ; arts plastiques ; cinéma ; littérature ; arts dramatiques ; danse ; sport
Application : objet(s) ; différence ethnique ; âge ; classe sociale ; situation géographique et al
Thèmes éventuels :
 Femmes, petites et jeunes filles et le monde matériel
 La matérialité genrée de l’existence
 Relation entre le corps et le monde des objets
 Vêtement/habillement ; la mode ; le ‘shopping’
 Femmes et technologie ; relation avec, par ex : l’ordinateur, la technologie de la téléphonie mobile, cyberespace, la voiture
 Questions corporelles : objectification v célébration
 Changement corporel : la signification du vieillissement et de la maladie
 Activité corporelle : danse, sports, athléthisme
 Femmes et trafic de sexe
 Domaine domestique v monde du travail
 L’habitat ; alimentation
 Cinéma et phénoménologie : femmes cinéastes et analyse phénoménologique
 L’objet/objets dans les œuvres d’art (par ex dans Les Plages d’Agnès d’Agnès Varda)
Des propositions de communication de 250 mots devraient s’adresser, avant jeudi 30 septembre 2010, aux DEUX organisatrices, Maggie Allison et Imogen Long, aux adresses suivantes :
 M.E.Allison@bradford.ac.uk
imogen.long@ul.ie
Les communications pourront se présenter soit en anglais, soit en français, mais il est fort probable que toute publication éventuelle soit en anglais.
 

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4 - ARCHIVES :

- "Les archives du MLF à la BDIC"
Lundi 10 mai 2010, de 14 h à 19 h
Bibliothèque de documentation internationale contemporaine - Salle de conférences (1er étage) 6, Allée de l’Université, Nanterre
Présentation :
Rendre visibles les traces du mouvement de libération des femmes : c’est l’objectif que la Bibliothèque de documentation internationale contemporaine (BDIC) s’est fixé en consacrant un de ses Lundis de la BDIC* à la présentation de toutes les archives qu’elle conserve sur ce mouvement : archives de militantes féministes, nombreux tracts du MLF, du MLAC, de groupes femmes de quartier ou d’entreprises des années 1971-1975, photos de Catherine Deudon et d’Elie Kagan, affiches du Front des artistes plasticiens, archives audiovisuelles, et bien sûr un grand nombre des revues et bulletins féministes de ces années-là..
Pour cette journée d’études, la BDIC a invité quelques féministes « de la première heure » : Liliane Kandel et Françoise Picq présenteront les archives qu’elles ont déposées à la BDIC, et Nadja Ringart retracera l’histoire du premier journal féministe des années 1970, Le Torchon brûle, auquel elle a participé. La BDIC a invité également quelques doctorant.e.s qui travaillent actuellement sur ces archives et parleront de leur recherche.
La séance se terminera par la projection d’un film de Carole Roussopoulos, grande vidéaste féministe disparue en octobre 2009.
Contact : Anne-Marie Pavillard : anne-marie.pavillard@bdic.fr

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5 - PUBLICATIONS :

- Travail, genre et sociétés, revue du MAGE, "Traditions et ruptures chinoises", n°23, La Découverte, 25 euros.
Sommaire :
Parcours :
Anne Sylvestre
Sorcière, comme les autres
propos recueillis par Cécile Prévost-Thomas et Hyacinthe Ravet
Dossier :
Traditions et ruptures chinoises
Coordonné par Tania angeloff, Hyacinthe Ravet et Tang Xiaojing
avec Isabelle Attané
Tang Xiaojing
Tania Angeloff
Wang Zheng
Mutations :
Genre et radioactivité Paris-Vienne-Strasbourg 1900-1950
par Maria Rentetzi
Anne Fellinger
Controverse :
autour du thème
Spéculations sur les performances économiques des femmes
Coordonnée par Jacqueline Laufer et Marion Paoletti
avec Sophie Landrieux-Kartochian, Michel Ferrary, Chester S. Spell et Katerina Bezrukova, Danièle Meulders, Irène Jonas
http://www.tgs.cnrs.fr/sommaires2.htm#23

- Laurence Roulleau-Berger, Migrer au féminin, PUF, 192 p., 15 euros. ISBN : 978-2-13-057745-4
La migration internationale de ces dernières années a un visage de plus en plus féminin. Les situations économiques des femmes en migration ne cessent de se diversifier et de se complexifier. Tout en contribuant à la reconfiguration des économies locales et globales, celles-ci sont souvent confrontées à l’épreuve de la disqualification sociale. Certaines deviennent objet de déni de reconnaissance et de violences symboliques. En analysant les parcours biographiques et les expériences migratoires de ces femmes, Laurence Roulleau-Berger montre comment elles redéfinissent leur identité à partir d’une multiplicité de rôles et d’appartenances dans un contexte globalisé et multistratifié.
http://www.puf.com/wiki/Autres_Collections:Migrer_au_féminin

- Martine Court, Corps de filles, corps de garçons : une construction sociale, La Dispute, 241 p., 21 euros. ISBN : 978-2-84303-206-6.
Dès la fin de l’école primaire, les filles sont plus nombreuses que leurs camarades masculins à se soucier de leur apparence.
Elles sont en revanche moins nombreuses à aimer les jeux sportifs. Comment ces différences émergent elles ? Comment les enfants apprennent-ils à agir avec et sur leur corps d’une manière différente de l’autre sexe ? Martine Court, sociologue et membre du Groupe de recherche sur la socialisation ( université Lyon II - ENS de Lyon), analyse la façon dont les corps féminins et masculins se construisent au cours de l’enfance.
A partir d’une enquête auprès d’enfants de 10 à 12 ans, elle montre comment famille, médias et pairs contribuent à cette construction. A travers les portraits de filles et de garçons, elle décrit les voies par lesquelles on devient une " vraie " fille ou un " garçon manqué" un garçon " sportif " ou " coquet". Si le rôle que joue la socialisation dans la formation des différences entre les sexes est aujourd’hui bien connu, les processus à travers lesquels cette socialisation se réalise le sont en revanche beaucoup moins.
Ces processus sont ici décrits et analysés en détail. Ils apparaissent ainsi dans toute leur complexité, loin des représentations simples que l’on s’en fait parfois.

- Régine Beauthier, Valérie Piette, Barbara Truffin (dir.), La modernisation de la sexualité (19e-20e siècles), Editions Université de Bruxelles, 240 p., 19 euros. ISBN : 978-2-8004-1475-1
Sollicités pour investiguer la réalité et la chronologie d’éventuelles révolutions sexuelles, les contributeurs au présent ouvrage ont, pour la plupart, mis en lumière une modernisation sexuelle de longue durée dont ils ont dévoilé les aléas et les paradoxes.
Pour ce faire, ils ont mobilisé des sources très diversifiées : manifestes et production littéraire ; enquêtes sexuelles, ouvrage de conseils et illustrations de manuels d’éducation sexuelle ; chroniques d’un magazine pour jeunes ; production artistique et discours normatifs ; sources juridiques, pédagogiques, politiques et médiatiques produites à l’occasion d’une polémique ; archives du féminisme ; écrits sexologiques et correspondance entre psychiatre et patients ; courriers adressés à l’animatrice d’une émission radiophonique et documents autobiographiques.
Ces recherches empiriques, dont la majorité sont publiées pour la première fois en français, alimentent une indispensable réflexion sur les enjeux méthodologiques de l’histoire contemporaine des sexualités et sur la temporalité des changements dans les représentations et les pratiques. La perspective comparatiste ainsi que la multiplicité des niveaux d’analyse permettent une approche nuancée de la révolution sexuelle associée à la fin des années soixante et aux années soixante-dix : tant ses prémisses sur le long terme que ses effets plus normalisateurs que libérateurs sont discutés.
Les travaux rassemblés sont replacés dans une perspective historiographique originale, réalisée pour la première fois en Belgique. Analysant notamment ses rapports avec l’histoire des femmes et du genre et ses difficultés méthodologiques, elle permet de mettre en questions les apports de l’histoire contemporaine des sexualités et les défis qu’elle rencontre.
http://www.editions-universite-bruxelles.be/ABWebBuilder.php?page=/catalogue/detail/,action=abcataloguedetail;displayouvrage;2336

- Daniel Borrillo, Coline Cardi, Michel Feher, Marika Moisseeff, Nelly Oudshoorn, Patricia Paperman, Francis Ronsin, Michel Tort, Reproduire le genre, Editions de la bibliothèque BPI, 192 p., 18 euros. ISBN-10 2-84246-119-3
Reproduire le genre ? Il s’agit d’abord du genre de la reproduction, c’est-à-dire d’une reproduction dénaturalisée, mais aussi de la manière dont l’ordre de la famille, de la parenté et de la parentalité ne se contente pas de refléter un ordre des sexes : par le jeu des rôles sexués, il participe de sa reproduction.
Après Genres & Sexualités (2009), ce volume réunissant anthropologues, historiens, juristes, philosophes et sociologues vient clore les actes de trois colloques organisés à l’initiative de la Bibliothèque publique d’information. L’ensemble est défini par le renversement d’une donnée empirique en une interrogation : des femmes et des hommes ? Au-delà du pluriel, c’est l’évidence selon laquelle il y a deux sexes qui est ainsi soumise à la question par le concept de genre. La différence des sexes posée comme un fait non-problématique, c’est-à-dire niée en tant que problème, est au principe de l’ordre, non seulement des sexes, mais aussi des sexualités, de l’ordre familial et de la filiation, et de la reproduction. Le genre ébranle l’évidence de cette donnée première en la dénaturalisant.
Le genre se révèle ainsi, inséparablement, un outil (scientifique) et une arme (politique) : le féminisme ouvre un champ d’études en même temps qu’un champ de bataille.
http://editionsdelabibliotheque.bpi.fr/livre/?GCOI=84240100399120

- revue Hérodote, "Femme et géopolitique"
1970-2010, quarante ans de mouvement féministe : Hérodote a choisi de marquer cet anniversaire en publiant le présent numéro. Ce qui peut surprendre, car en quoi l’approche géopolitique mise en œuvre dans cette revue, c’est-à-dire l’étude des rivalités et rapports de pouvoirs sur des territoires pour en prendre le contrôle et celui des populations qui s’y trouvent, peut-elle utile être pour rendre compte des situations que connaissent les femmes de par le monde ? Personne ne conteste que les situations de domination qui s’exercent sur les femmes existent sous toutes les latitudes, mais créent-elles pour autant des situations géopolitiques ? C’est à cette question délicate que les auteurs de ce numéro tentent de répondre.
Infos complémentaires et sommaire :
http://www.herodote.org/spip.php?article419

- Agnès Vannouvong, Jean Genet. Les revers du genre, Presses du réel, 400 p., 21 euros. ISBN : 978-2-84066-381-2
Une nouvelle lecture de Jean Genet sur la performance du genre, sur les questions des sexualités, des identités, du corps et de la circulation du désir au cœur d’une œuvre complexe et politiquement incorrecte.
Genet est un auteur politiquement incorrect, non récupérable. Son œuvre, inclassable, tordue et queer, dérange les identités, déstabilise les normes.
Cet essai est une nouvelle lecture de Jean Genet sur la performance du genre. Il met en cause la nature des sexes et leur destin. Il dessine une poétique instable et explore les zones d’indétermination. Là où les corps se renversent et se confondent. Là où les ressemblances se tiennent en suspens.
« Comment s’y reprendre avec Genet ? Le jouer, l’interpréter, le cadrer ? Ceux qui s’en sont servi comme étendard ou épouvantail se sont toujours fourvoyés. Genet est toujours ailleurs, dans le revers des sens. Revers est le mot qu’a choisi Agnès Vannouvong pour circuler dans son œuvre qui repense ou rêve la question du genre, celles des sexualités et des identités. Car l’inversion sexuelle se trouve au cœur des personnages genétiens. Le revers est toujours devant nous, comme un dos qui nous regarde. Précisément, le revers n’est pas l’envers ».
http://www.lespressesdureel.com/ouvrage.php?id=1771

- La Nouvelle Revue Française, "Le Féminisme en 2010", n° 593, Gallimard, 240 p., 19 euros. ISBN 9782070129225
Sommaire du dossier :
Joy Sorman, L’homme est-il l’avenir du féminisme ?
Éric Fassin, Puissance paradoxale des femmes chez Marie NDiaye
Nathalie Quintane, Trois pièces
Ludovic Hary - Catherine Malabou, Changer de différence. Le Féminin et la question philosophique
Wendy Delorme, Les mots de la chair
François Bégaudeau, Une histoire d’homme
Avital Ronell - Éric Aeschimann, Entretien
Noëlle Revaz, La cantatrice
Peggy Sastre, Ex utero manifesto
Gaëlle Bantegnie, Lady Chatterley
Marie Nimier, La violence des potiches
Lola Lafon, Le chant des batailles désertées
http://www.centenaire-nrf.fr/nrf/numero.nrf?idNumero=A12922

- Coene, Gily, Longman, Chia (dir.), Féminisme et multiculturalisme. Les paradoxes du débat, Editions Peter Lang, Bruxelles, 147 p., 27,50 euros. ISBN 978-90-5201-600-9
Des thèmes tels que le foulard, les migrations par mariage, la répudiation, la polygamie, les mutilations génitales, les opérations de reconstruction de l’hymen ou les crimes d’honneur ne manquent généralement pas d’alimenter de grands débats sociétaux.
Ce livre entend apporter une contribution critique aux controverses sociétales actuelles en cernant les problèmes que pose la conciliation des droits des femmes et du respect des traditions culturelles et religieuses.
Il présente une sélection d’articles d’actualité qui illustrent les paradoxes du débat sur le féminisme et le multiculturalisme dans le contexte de l’Europe occidentale.
Issus de disciplines différentes, les auteurs plaideront pour une attitude pragmatique et sensible au contexte, qui accorde une place centrale à la concertation et à la négociation interculturelle.
http://www.peterlang.com/index.cfm?vID=21600&vLang=E&vHR=1&vUR=2&vUUR=1

- Paul Gilroy, L’Atlantique noir. Modernité et double conscience, Traduction de Charlotte Nordmann, Editions Amsterdam.
Paru il y a une quinzaine d’années dans son édition originale, cet ouvrage s’est rapidement imposé comme une référence incontournable des postcolonial studies. La notion d’Atlantique noir élaborée par Gilroy permet de renouveler en profondeur la manière de penser l’histoire culturelle de la diaspora africaine, résultat de la traite et de l’esclavage. En opposition aux approches nationalistes et portées à l’absolutisme ethnique, et dans un souci d’éviter toute opposition binaire réductrice (essentialisme/anti-essentialisme, tradition/modernité), Gilroy montre que l’espace atlantique transnational constitue un lieu de circulation, de création et de résistance culturelle reliant les communautés noires américaines, européennes et caribéennes : une véritable « contre-culture de la modernité ».
La nouvelle traduction française de Charlotte Nordmann restitue à ce texte tout son sens et son intérêt.
http://www.editionsamsterdam.fr/articles.php?idArt=171
[une précédente traduction est disponible sur Google Books : http://books.google.fr/books?id=rrybILqrTCsC&printsec=frontcover&dq=gilroy+atlantique&cd=1]


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Bâtiment D - Salle 226
Université Paris 8
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- permanence tous les mardis -
01 49 40 73 49
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