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Atelier Genre(s) et Sexualité(s), Université Libre de Bruxelles : Programme printemps 2013


Date de mise en ligne : [04-02-2013]



Mots-clés : sexualité


Organisé avec le soutien de la Faculté des sciences sociales et politiques et de l’Institut de Sociologie de l’Université libre de Bruxelles.

Lieu :

Sauf mention contraire, toutes les séances ont lieu à :
Salle Henri Janne (15e étage)
Institut de Sociologie
Université libre de Bruxelles
Avenue Jeanne, 44
1050 Bruxelles

Programme :

. Monday 25 February, 18-20h

The Gendered Meaning of Home : What is Public, What is Private ?
Jan Willem Duyvendak (Universiteit van Amsterdam)
En collaboration avec le GERME.
Abstract :
The meaning of “home” is changing, both in the United States and Western Europe, under the influence of the gender revolution. There are the daily struggles to balance care and work and to create places where we can “feel at home”. Feminist sociologists, like Arlie Hochschild, who strongly supported the breakdown of “home” in the 1960s and 1970s-since women were the prime homemakers-plea for a re-appreciation of the meaning of home now that nobody seems to care for home anymore and the private sphere is overwhelmed by work and commerce. In his new book, The Politics of Home : Belonging and Nostalgia in Western Europe and the United States (2011, Palgrave), Duyvendak analyzes what is actually happening in terms of feeling at home and what to think about a world where home becomes work, and work becomes home.

. Mardi 19 février, 12-14h

Veuvage et sexualités chez les femmes après 60 ans
Cécile Plaud et Béatrice Sommier (ESC Bretagne)
Discutante : Valérie Piette (ULB)
Organisé avec le Centre de Diffusion de la Culture sanitaire (Cycle « Penser les vieillesses »).
Abstract
Veuvage des femmes après 60 ans et sexualité apparaissent souvent comme incompatibles. Cela repose notamment sur l’éducation que les femmes nées entre 1936 et 1952 ont reçue et qui ne faisait guère de place à la sexualité et la cantonnait au mariage. A ce fait s’ajoutent des représentations sociales malveillantes envers la sexualité des veuves, comme celle considérant que les femmes ménopausées ne sont plus désirables. Enfin, il ressort des statistiques que le veuvage chez les femmes après 60 ans implique la fin de la vie sexuelle dans la majeure partie des cas. Nous avons cherché à en savoir plus à travers des entretiens en profondeur conduits auprès de cette catégorie de la population. Notre étude nous a permis de constater que la réalité est beaucoup plus nuancée et que le veuvage féminin après 60 ans ne rime pas nécessairement avec a-sexualité.

. Mardi 12 mars, 18-20h

Sexes et normes
Christophe Adam, Dominique De Fraene, Carla Nagels (ULB)
> Une délinquance dite « sexuelle » à l’épreuve des connaissances
cliniques
Thème : développement des aspects cliniques et psychopathologiques de la
délinquance.
Christophe Adam est psychologue au service de santé mentale de Dinant dans l’équipe spécialisée dans le traitement et la guidance des auteurs d’infraction(s) à caractère sexuel. Il y rencontre des patients-justiciables dans le cadre de contraintes judiciaires de traitement psychologique. Par ailleurs, il enseigne la criminologie clinique à l’ULB et à l’UCL.
> La perversion de l’exhibition médiatique des crimes à caractère
sexuel
Thème : le rapport entre le traitement médiatique des (faits divers) crimes à caractère sexuel et la criminalisation de ce type de comportements.
Dominique De Fraene est professeur à l’Ecole des sciences criminologiques. Il est spécialisé dans le traitement social de la délinquance juvénile mais s’intéresse également depuis plusieurs années au rapport entre crimes et médias. En quoi le traitement médiatique a-t-il une influence sur les politiques publiques qui prennent en charge la délinquance ?
> Les méandres de la lutte contre la traite des êtres humains aux fins
d’exploitation sexuelle
Thème : l’objectif de l’intervention est de montrer en quoi la « victime » est instrumentalisée afin de poursuivre les réseaux criminels. Si cette
instrumentalisation pourrait être réduite en accordant un véritable statut
de profession à la prostitution, d’autres écueils sont néanmoins à prévoir.
Carla Nagels est première Assistante à l’Ecole des sciences criminologiques. Elle travaille depuis quelques années sur la déviance des élites et sur la fraude sociale. C’est dans le cadre de ce deuxième objet de recherche qu’elle a investigué les politiques de lutte contre la TEH.

. Jeudi 25 avril, 12-14h

« Vieillir gay. Des lieux de drague au circuit festif : espaces du plaisir à l’épreuve du temps »
Laurent Gaissad (ULB-Université Paris Ouest)
Discutant : David Paternotte (FNRS-ULB)
Organisé avec le Centre de Diffusion de la Culture sanitaire (Cycle « Penser les vieillesses »).
Abstract :
Les sexualités gays se réduisent difficilement à l’acronyme HSH (Hommes ayant une Sexualité avec des Hommes) véhiculé par les recherches qui se sont fortement développées au temps du sida. Celles-ci ont surtout décrit la vulnérabilité tant biologique qu’identitaire des catégories les plus jeunes de cette « population », et leur exposition à de multiples risques. Simultanément, les revendications pour l’égalité en droit ont encouragé l’étude de la normalisation conjugale, et des acteurs publics de telles mobilisations, souvent au détriment des questions liées au désir, au corps ou à la sexualité.
En prenant pour appui deux enquêtes ethnographiques récentes1, nous verrons comment ces orientations de recherche ont contribué à masquer la forme à la fois secrète et notoire d’une sexualité des aînés, non seulement entre eux, mais aussi l’essentiel de ses dynamiques intergénérationnelles : on décrira plus particulièrement la relation entre rencontres homosexuelles et territoires dans l’espace public de nuit ou de jour, et le rôle des « anciens » dans le maintien durable d’une socialisation sexuelle au masculin, y compris à l’écart des villes et d’un anonymat supposé émancipateur.
À ces transactions homosexuelles au long cours jusque dans des villages du sud de la France, on opposera les observations menées dernièrement dans un circuit festif gay transnational en Europe (Paris, Bruxelles, Cologne, Amsterdam, Barcelone, Madrid, Berlin) : comment analyser la venue récente au multipartenariat sexuel, aux usages concomitants de psychotropes (licites ou illicites), et globalement, à la fête, d’hommes post-quarantenaires ?
On reviendra ici aussi sur l’histoire collective de l’épidémie : non plus simplement celle des experts de l’urgence socio-sanitaire ou de la lutte contre les discriminations, mais celle qui traverse les usages culturels du plaisir, souvent retrouvé à l’heure d’un vieillir avec le VIH.

. Jeudi 23 mai, 18-20h

« Genre et mobilité dans la cité : les violences et le sentiment d’insécurité comme modalités de contrôle social sexué »
Marylène Lieber (Université de Genève)
Abstract :
La question de la mobilité des femmes dans la cité est une question récurrente, sur laquelle l’actualité récente nous pousse à nous interroger. Les femmes peuvent-elles se déplacer dans les espaces publics sans restriction ? Les femmes et les hommes sont-ils égaux en la matière ? Obesrve-t-on des différences entre les femmes à cet égard ? En se basant sur une étude de terrain effectuée en France au début des années 2000, cette conférence entend traiter des violences à l’encontre des femmes dans les espaces publics et des stratégies que ces dernières développent pour se mouvoir en toute sécurité. En effet, la peur de subir des violences a une incidence sur la mobilité et l’autonomie des femmes, quel que soit leur âge ou leur catégorie sociale. Pensée en termes de genre, cette peur apparaît non pas comme le reflet d’une vulnérabilité plus grande des femmes, qui serait propre à leur sexe, mais comme le fruit de rapports de pouvoir inhérents aux rapports sociaux de sexe. Si les violences à l’encontre des femmes sont le plus souvent le fait de proches dans l’espace domestique, de nombreux actes « anodins » dans l’espace public, comme des remarques ou des attouchements viennent rappeler aux femmes qu’elles sont vulnérables « en tant que femmes », et permettent d’expliquer les peurs qu’elles ressentent lorsqu’elles déambulent en dehors de chez elles. Ces actes constituent en effet des formes de violence à l’encontre des femmes, trop rarement appréhendées. Ils participent à l’incorporation de discours qui construisent les femmes comme « vulnérables » et comme physiquement impuissantes face aux hommes et aux violences sexuelles.
. Date à définir en juin
Ilana Löwy (INSERM)
Organisé avec Sophia.

. Wednesday 19 June, 14-20h (to be confirmed)

Workshop « Exploring Sexual Hierarchies : Revisiting Gayle Rubin’s “Thinking Sex” »
With Gayle Rubin (University of Michigan) and colleagues from several Belgian universities. 
Organisé avec le Laboratoire d’Anthropologie des Mondes Contemporains.
Abstract :
In 1984, Gayle Rubin (University of Michigan) published her famous essay “Thinking Sex : Notes for a Radical Theory of the Politics of Sexuality”. First presented at a conference on sexual politics organised in 1982 at Barnard College (New York City), it rapidly became one of the most influential pieces in sexuality studies. In this text, Gayle Rubin examines the relations between gender and sexuality, and posits, unlike her 1975 “The Traffic in Women : On The ‘Political Economy’ of Sex”, that although they are closely linked gender and sexuality must be studied separately. Rubin also explores the oppressive dimensions of sexuality. Through notions such as the “charmed circle” and the “outer limits”, she describes sexual hierarchies in our societies, and interrogates what defines “good sexualities”. This leads her to order sexual practices and cultures according to their legitimacy. Finally, Rubin defends the need of empirical and descriptive studies, in particular through ethnography.
In the last thirty years, sexuality has changed. This period is often described by a weakening of sexual hierarchies and unprecedented sexual freedom. This vision has however been criticised, and several authors have unveiled the persistence as well as a reconfiguration of sexual hierarchies. A first goal of this workshop will hence be to assess the validity of Rubin’s Thinking Sex today. Rubin’s essay was also strongly influenced by American sex wars. It depicted more broadly forms of sexual exclusion, which were mostly based on Western sexual experiences. Therefore, this workshop will also attempt to go beyond the narrow frame of the United States and the West to explore sexual hierarchies in other contexts.
This workshop will gather papers by Belgian scholars discussing Rubin’s “Thinking Sex” from various disciplines. All will be discussed by Gayle Rubin, who will also give a closing lecture.

Contact :

David Paternotte, david.paternotte@ulb.ac.be

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