RING


Accueil > Actualité du genre > Colloques > Femmes et déportation

Journée d’études

Femmes et déportation

12 mars - Angers


Date de mise en ligne : [05-02-2008]




Journée d’études

12 mars 2008

Maison des sciences humaines, Angers

Comité scientifique : Claire Andrieu, Christine Bard, Marc Bergère, Yves Denéchère, Bénédicte Daviet-Vincent, Guillaume Piketty

Avec la participation de Confluences (PPF de la MSH d’Angers), de l’HIRES/CERHIO et du Centre d’histoire de Sciences Po (Paris).

Présentation :

Cette rencontre aborde un sujet nouveau chez les historiens, celui de la question du genre dans l’histoire de la déportation. Afin de livrer une analyse concrète et fondée, la journée est centrée sur un seul camp, celui de Ravensbrück. Ravensbrück est le principal camp de destination des 8850 femmes déportées de France par mesure de répression. Au moins 6600 d’entre elles y furent détenues. La rencontre d’Angers constitue une première étape vers une meilleure connaissance de la question du genre en situation concentrationnaire.

Les sources de l’histoire du camp sont de deux sortes, écrites et orales. L’historien Bernhard Strebel, auteur d’une imposante monographie sur Ravensbrück, traitera des règlements comparés des camps d’hommes et de femmes. Sur le comportement réel des gardiens et des gardiennes SS, le témoignage des détenues est essentiel. Deux anciennes détenues, Anise Postel-Vinay (France) et Joanna Penson (Pologne), connues pour leurs travaux, complèteront l’analyse des textes par leurs propres observations.

La résistance des femmes dans le camp est l’autre thème de la journée. Sur ce sujet, les sources écrites sont naturellement très rares, et les travaux universitaires presque inexistants. Ne serait-il pas temps d’intégrer cette résistance dans l’histoire de la Résistance ? Les manuscrits de Germaine Tillion que ses camarades réussirent à sortir du camp offrent l’une des rares traces écrites de cette résistance. Mais les témoignages oraux sont nombreux, et c’est en s’appuyant sur eux que les deux anciennes détenues citées plus haut reconstitueront l’histoire, échelonnée sur presque trois ans, de l’été 1942 à mai 1945, de la résistance des femmes victimes d’expériences pseudo-médicales. Un réseau de résistance s’est formé dans le camp pour les défendre et, finalement, pour les faire échapper à l’assassinat.

De la non-mixité subie lors de la déportation à la non-mixité choisie pour perpétuer la mémoire (Association des déportées et internées de la résistance), le genre travaille l’histoire de la déportation, comme souhaite le montrer cette rencontre.

Programme :

. 14h Introduction par Christine Bard, professeure à l’Université d’Angers,

. 14h15 Règlements, pratiques et comportements comparés dans les camps de concentration pour hommes et pour femmes (traduit de l’allemand par Christophe Dumas), par Dr Bernhard Strebel (docteur en histoire, Hanovre, auteur de Ravensbrück. Un complexe concentrationnaire, Fayard, 2005),

Discutante : Anise Postel-Vinay, déportée à Ravensbrück, ancienne présidente de l’ADIR (Association des déportées et internées de la Résistance), auteure de « Les exterminations par gaz à Ravensbrück », in Germaine Tillion, Ravensbrück, paru au Seuil et réédité en 1997.

. 15h15 Un exemple de résistance dans le camp de Ravensbrück : le cas des victimes des expériences médicales, 1942-1945 , par Joanna Penson (déportée à Ravensbrück, ancienne professeure de néphrologie à l’hôpital universitaire de Gdansk) et Anise Postel-Vinay.

. 16h15 Pause

. 16h45 Les archives de l’ADIR, Association des déportées et internées de la Résistance, déposées à la BDIC, par Anne-Marie Pavillard (bibliothécaire à la BDIC de Nanterre).

. 17h A propos de l’opérette que Germaine Tillion écrivit à Ravensbrück, Le Verfügbar aux Enfers (publiée chez La Martinière en 2006), par Claire Andrieu (professeure des universités à Sciences Po ; chercheuse au Centre d’histoire de Sciences Po)

Projection d’un extrait réalisé par David Unger, de la représentation de cette « opérette-revue » au théâtre du Châtelet à Paris, les 2-3 juin 2007.

. 18 h Conclusion par Yves Denéchère, professeur à l’Université d’Angers, HIRES/CERHIO et Marie-Bénédicte Daviet-Vincent, maîtresse de conférences à l’Université d’Angers, HIRES/CERHIO

Haut de page

Fichiers de syndication :


Statistiques :


Le site contient 4383 articles

Mots-clés aléatoires :


Info / contacts :


Navigation / Syndication :