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Quel genre de MOOC ? De la pertinence d’un cours en ligne en études de genre

16 mars - Paris MESR


Date de mise en ligne : [17-02-2015]




Journée organisée par l’ANEF et l’ARGEF

Lundi 16 mars 2015

Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche,
25 rue de la Montagne-Sainte-Geneviève 75005 Paris

Présentation :

Les MOOC (massive open online courses) ou FLOT (Formations en ligne ouvertes à tou·te·s) sont présentés comme la révolution de l’enseignement supérieur : les universités américaines qui annoncent des centaines de milliers d’inscrit·e·s à leur cours suscitent bien des envies. En France, des universités et des organismes de formation mettent sur pied des MOOC, à la demande du Ministère de l’Éducation nationale et du Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche. Le MOOC serait-il alors l’outil universel permettant de former à tout et de rénover l’enseignement universitaire ?
Certes, les MOOC recensent un certain nombre d’avantages :
· une démocratisation des études permettant, en particulier, de couvrir tout le territoire sur le plan géographique
· l’absence de contrainte de temps et d’espace permettant d’aider à l’articulation vie personnelle / travail / études
· une démultiplication d’une offre de formation, permettant aux universités et aux formateur-trices ou enseignant·e·s une plus grande visibilité
Dans le même temps, il ne faut pas négliger les limites des MOOC. Tout d’abord, il ne s’agit que d’une forme rénovée de l’enseignement à distance et il faut savoir que moins de 3% des étudiant·e·s réussissent l’examen final des MOOC nord-américains. Ensuite, les MOOC pourraient être fantasmés comme un moyen de diminuer le nombre d’enseignant·e·s en recyclant et diffusant ad vitam aeternam leurs cours, d’autant que l’évaluation peut être confiée à des contractuel·le·s de la formation.
Enfin, on peut se demander si tous les sujets se prêtent à un passage au MOOC. En effet, les études de genre demandent très souvent de passer par une phase de prise de conscience suivie par une remise en question personnelle. Peut-on confier une telle tâche à un MOOC ? Un MOOC peut-il traiter de harcèlement sexuel ? De discriminations ? Peut-il proposer un accompagnement ou se contente-t-il de diffuser d’une manière moderne un savoir sur les législations en vigueur ou les études réalisées ?
En effet, n’oublions pas qu’à côté des MOOC d’autres ressources en ligne existent et existaient bien avant. Le MOOC n’est-il qu’un effet de mode face à des besoins que l’on sait déjà satisfaire d’une autre manière ?
Cette journée organisée par l’Association nationale des études féministes (ANEF) en collaboration avec l’Association de recherche sur le genre en éducation formation (ARGEF) et avec le soutien de la Mission de la parité et de la lutte contre les discriminations dans l’enseignement supérieur (MIPADI) a pour but de réfléchir à ce qu’on peut attendre d’un MOOC qui souhaiterait enseigner les questions d’égalité femmes/hommes et de genre. Dans ce but, elle donnera la parole à la fois à des concepteurs-trices de MOOC qui nous feront part de leur expérience et réflexion et à des usager·ère·s qui partageront leur expérience de la formation via un MOOC. Cette journée présentera également des solutions numériques alternatives aux MOOC.

Programme et infos :

http://www.anef.org/?p=1760

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