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Appel à contributions

Les Hommes préfèrent les blondes. Les représentations de la blondeur dans les arts

Avant le 8 décembre


Date de mise en ligne : [17-11-2008]




Journée d’études doctorants-jeunes chercheurs organisée l’association GRADIVA (Groupe de recherche sur les Arts, les Images et leurs Variations)

Responsables : Marie-Camille Bouchindomme et Tristan Grünberg

17 janvier 2009, Paris III-Sorbonne Nouvelle.

Présentation :

Empruntant le titre d’un célèbre film d’Howard Hawks, cette journée permettra de révéler les nombreuses nuances des représentations de la blondeur dans les arts : peinture, littérature, cinéma, nouveaux médias, et ce jusqu’à ses expressions les plus contemporaines.

La figure de proue de cette traversée, où nous croiserons sirènes, Lorelei, princesses et femmes fatales, sera bien évidemment Marilyn Monroe, qui incarne à elle seule ces différentes facettes. En effet, l’actrice américaine met sa blondeur autant au service de la comédie (Certains l’aiment chaud ou Sept ans de réflexion de Billy Wilder), que du drame (Le démon s’éveille la nuit de Fritz Lang, The Misfits de John Huston), illustrant par là même l’ambivalence d’une telle couleur. C’est cette ambivalence, traversant les siècles et les arts, qui, du fait de sa constance, nous intéressera.

La palette du blond, allant des pures Madones de Fra Angelico aux icônes de la Pop Culture, en passant par l’innocence des princesses de contes de fées, se révèle avant tout objet du désir. Un désir qui mène parfois à l’obsession, à l’image des blondes filmées par Hitchcock et qui hantent désormais le cinéma de David Lynch, Paul Verhoeven, Dario Argento ou Brian de Palma. Il s’agira donc de comprendre quels sont les modalités et enjeux de ces différentes valeurs qui vont du sacré au profane.

Comment une telle couleur parvient-elle à incarner des registres aussi différents : couleur de feu, arborée par les Vénus de peinture (Titien, Giorgione, Botticelli…) et de cinéma (Jean Harlow, Marlene Dietrich, Jayne Mansfield, Anita Ekberg) ou couleur de glace, capturée sur les toiles de Füssli, Gustave Moreau et par la caméra de Buñuel, Bergman ou Antonioni ? Pourquoi le blond exerce-t-il une telle fascination et éveille-t-il autant de fantasmes ? Révélateur ou artifice, arme d’Eros ou de Thanatos, est-il le fruit d’une métamorphose, physique ou psychique ?

Autant de questionnements qui seront au coeur de cette journée pluridisciplinaire qui convoquera des approches autant esthétiques qu’historiques, sociologiques que psychanalytiques. A la lueur de ces échanges, que nous espérons fructueux, nous verrons s’il est possible de parler d’un blond profond qui, sous la lumière et l’or, révélerait une richesse et une complexité au moins égales à celles du rouge et du noir.

Veuillez envoyer vos propositions de communication (une page maximum), accompagnées d’un bref CV et adressées à Marie-Camille Bouchindomme et Tristan Grünberg avant le 01 décembre 2008 par mail à :

gradiva.org@hotmail.fr

http://www.fabula.org/actualites/article26240.php

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