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Appel à contributions

Critiques féministes du développement : pouvoir et résistance au Sud et au Nord

Avant le 1er septembre - revue Recherches féministes


Date de mise en ligne : [02-09-2010]




pour le Vol. 24, no 2- 2011 de la revue Recherches féministes

Sous la direction d’Elsa Beaulieu et de Stéphanie Rousseau

Présentation :

Au Sud et au Nord, les modèles de développement dominants font l’objet d’une résistance et d’une critique de la part de femmes organisées et au sein de courants de pensée féministe divers. Si on peut constater des distances, voire des oppositions entre les femmes actives dans différents mouvements sociaux en fonction de leurs postures à l’égard de l’économie et des modèles de développement, dans d’autres situations, certaines alliances contribuent à reconfigurer les luttes.

Qu’elles s’inscrivent sous le label du « développement » ou de « l’économie », les politiques et interventions publiques au Sud et au Nord reflètent des rapports de pouvoir institutionnalisés. Bien que les effets du néolibéralisme et du développement axé sur la croissance soient multiples, les perspectives féministes mettent en relief autant l’accroissement des inégalités de genre que des inégalités de classe et ethniques. Depuis quelques années, des perspectives développées à partir de l’étude de certaines régions du monde sont reprises et adaptées à l’étude d’autres régions, ou encore à des circuits mondialisés tels que ceux des soins (care), par exemple. Quels sont les apports et les limites de ces transferts ?

À la lumière des transformations des rapports sociaux de sexe engendrés par 30 ans de néolibéralisme, quelles analyses peut-on faire du rôle de l’État dans différentes régions du monde ? Dans quelle mesure et à quelles conditions peut-il être un allié des femmes devant les acteurs dominants de l’économie marchande ? Puisque les rapports sociaux de sexe ont aussi des dynamiques propres qui ont une influence structurante sur les transformations de l’économie, quelles ont été les répercussions de leur évolution, des mouvements et des critiques féministes sur les politiques de développement au Nord et au Sud ?

Le numéro consacré à ces questions réunira :

1) des études sur les mouvements sociaux qui rejettent ou font la promotion de différents modèles de développement, liés aux situations des femmes : les autochtones, les paysannes, les travailleuses, les mouvements féministes et les mouvements mixtes ;

2) des analyses féministes critiques de diverses problématiques de développement : la libéralisation des marchés, la marchandisation de la vie, la (dé)régulation du travail, l’environnement et l’agroalimentaire ;

3) des perspectives théoriques féministes sur l’État et diverses institutions (locales, internationales) du point de vue de leurs politiques de développement et de leurs effets sur les rapports sociaux de sexe ;

4) des études sur l’évolution historique des rapports sociaux de sexe dans des contextes spécifiques et son impact sur les dynamiques économiques et les politiques de développement.

Les propositions de manuscrits, comprenant un résumé de 300 mots, doivent parvenir à la revue avant le 1er septembre 2010. Les manuscrits devront impérativement être soumis au plus tard le 1er mars 2011. Pour plus de renseignements, communiquer avec Stéphanie Rousseau (stephanie.rousseau@soc.ulaval.ca) ou Elsa
Beaulieu (elsabeaulieu@gmail.com) ou encore avec le secrétariat de la revue (revue.gremf@fss.ulaval.ca).

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