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Appel à contributions

Critique(s) de la domination. Historicité(s), circulation(s), renouveau(x)

Avant le 15 mars - Paris 1


Date de mise en ligne : [16-02-2010]




Colloque de l’Ecole Doctorale de Science Politique de l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne

Comité organisateur : Valentine Baleato, Emmanuelle Bouilly, William Herrera, Nedjib Sidi Moussa, Paolo Stuppia (doctorants en science politique, Paris I)

Comité scientifique : Patrick Bruneteaux (CESSP-CRPS, Paris I), Elsa Dorlin (CHSPM, Paris I), Michel Pigenet (CHS, Paris I),Johanna Siméant (CESSP-CRPS, Paris I), Isabelle Sommier (CESSP-CRPS, Paris I), Jérôme Valluy (CESSP-CRPS, Paris I),Anne-Catherine Wagner (CESSP-CSE, Paris I).

Présentation :

Depuis quelques années, le champ scientifique semble marqué par le retour ou la reformulation de concepts liés à la critique de la domination et par l’élaboration de nouveaux concepts pour la penser. À l’occasion de travaux récents dans différents domaines, des outils dans l’analyse des rapports sociaux, économiques et culturels, qui paraissaient tombés en désuétude au même titre que les positions théoriques qui les avaient popularisés au cours des XIXème et XXème siècles, reviennent sur le devant de la scène. Nous avons pu assister, notamment, à un questionnement autour du « retour des classes sociales » (Chauvel, 2001 ; Bouffartigue, 2004), à une discussion autour des notions d’« empire » ou d’« impérialisme » (Steinmetz, 2008 ). Dans le même mouvement, les recherches mobilisant le paradigme de l’intersectionnalité se sont multipliées (Dorlin, 2009 ; Fillieule et Roux, 2009), tout comme les débats sur l’« ethnicité » (Fassin, 2006) et le « postcolonial » (Bayart, 2010) ou l’identité (Boubeker et Hajjat 2008).

Certains de ces travaux ont devancé ou suivi des mobilisations sociales et/ou politiques (comme la loi du 23 février 2005, les émeutes urbaines d’octobre-novembre 2005, la question du voile islamique, ou encore les grèves de travailleurs sans-papiers), qui se sont accompagnées d’une recomposition de certaines organisations politiques (création du NPA -Nouveau Parti Anticapitaliste) et associatives (Attac, Ni Putes ni Soumises, les Indigènes de la République). A l’agenda des politiques publiques, sont apparus des thèmes comme la « parité », la « discrimination positive », puis la « diversité ». Sur le plan international, Chavez, Morales et Correa parlent de « socialisme du XXIème siècle » et participent à l’émergence des processus d’intégration régionale, comme l’ALBA, remettant en cause la prédominance de l’hégémonie états-unienne et du néolibéralisme.
Ces cas illustrent la prégnance des formes de domination, de sa contestation mais également l’idée d’une critique renouvelée qui se déploierait à l’intersection de champs (scientifique, politique, journalistique, militant), au sein d’espaces nationaux et transnationaux.

En tant qu’objet classique des sciences sociales, la domination a souvent animé la réflexion et parfois suscité le débat entre les différents courants inhérents à chaque discipline, qu’il porte sur l’analyse des systèmes sociaux « simples » (Clastres, 1974) ou complexes (Goffman, 1979 ; Easton 1953). Depuis Max Weber, il est admis que la notion de domination diffère de celle de pouvoir ou d’autorité dans la mesure où elle désigne l’ensemble des relations de commandement et d’obéissance reposant sur le consentement. A partir des acquis wébériens, mais considérant également la critique marxiste sur la fonction de l’idéologie dans la domination économique, Bourdieu forge la notion de violence symbolique considérant la somatisation des rapports de domination. Les questions d’hégémonie, de consentement ou d’idéologie dans la définition de la domination demeurent contemporaines (Martucelli, 2004).

Cette journée d’étude portera sur l’ensemble des mobilisations, des prises de position, explicites ou non, qui visent à (dé)légitimer ou à contester les rapports de domination, qu’ils soient relatifs au sexe, à la « race », à la classe, ou à l’âge et s’exercent dans un régime démocratique ou autoritaire. D’ailleurs, la réflexion pourra prendra en compte différentes échelles d’analyse - espace privé (Schwartz, 2002), sphère internationale ou transnationale (Tarrow, 2005) -, et types de protestation - « arts de la résistance » (James C. Scott, 1990), pratiques ordinaires (Kott, 2001, Lüdtke, 1994), mouvements conservateurs. Les analyses et enquêtes s’intéresseront aux acteurs de la critique, à leurs registres discursifs, répertoires d’action et trajectoires biographiques. Porter notre attention sur l’historicité des formes de contestation et de l’usage de concepts ayant trait aux dominations, nous permettra d’interroger l’idée d’un « renouveau » de la critique, évitant ainsi les écueils du « jamais vu » et du « toujours ainsi » (Passeron, 1991).

[...] => appel complet :

http://www.afsp.msh-paris.fr/infos/appels/appcont150310.pdf

Les propositions de communication d’une longueur maximum de 4000 signes rédigées en français ou en anglais sont à adresser aux organisateurs avant le 15 mars 2010 à l’adresse mail suivante :

colloque.scpoparis1@gmail.com.

La liste de propositions retenues sera communiquée le 15 avril. La version finale des communications devra être envoyée avant le 15 août 2010.

Le colloque se tiendra le vendredi 24 septembre 2010.

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