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[Annonces du RING] - 1er septembre 2014


Date de mise en ligne : [02-09-2014]




[Annonces du RING]

// http://www.univ-paris8.fr/RING/index.php \\

[Merci de me signaler vos informations concernant les colloques et
séminaires de la prochaine rentrée universitaire.]

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SOMMAIRE :
1 - COLLOQUES :
• "Etudes de genre en France", 3-5 septembre, Lyon ENS
• "L’autorité politique, le pouvoir et la masculinité : De l’antiquité à nos jours", 5-6 septembre, Paris
• "Homo oeconomicus, mulier solidaria". Une économie solidaire peut-elle être féministe ?", 16-17 octobre, Genève
• "Offensives pour l’égalité. Assises de l’IEC", 6 et 13 octobre, Paris Diderot
2 - SEMINAIRES :
• "Séminaire Sextant. Genre et Sexualité à l’ULB", Bruxelles
• Bérengère Kolly, "La sororité, invention politiques ?", 16 septembre, Bruxelles
3 - APPELS A CONTRIBUTIONS :
• Avant le 1er septembre, "Violences envers les femmes : de l’usage de l’interdisciplinarité", Lausanne
• Avant le 1er septembre, "Genre et politique du/des droit/s", Lausanne
• Avant le 1er septembre, "Démarches méthodologiques et perspectives féministes", Recherches féministes
• Avant le 4 septembre, "La jouissance", séminaire Gradiva
• Avant le 10 septembre, "Être femme en Afrique subsaharienne : la fin des “cadets sociaux” ?", Recherches féministes
• Avant le 10 septembre, "Aide aux personnes âgées : un univers féminin ?", Paris
• Avant le 15 septembre, "Faire de la recherche sur le genre : enjeux et perspectives", Brest
• Avant le 30 septembre, "Transnationalisation et hybridation des discours et pratiques liés au genre : outils, méthodes, épistémologies", Lausanne
• Avant le 15 octobre, "Expériences et représentations de la maternité : Comprendre pour prévenir les violences intrafamiliales", La Réunion
• Avant le 1er septembre, "Soviet and Post-Soviet Sexualities", Londres
• Avant le 1er septembre, "Transnationalism, Gender and Migration. The Intersectional challenges of Social Mobility", Îles Canaries
• Avant le 15 octobre, "Religious Cultures and Gender Cultures. What is different about gender across religious cultures ?", Journal of Contemporary Religion
4 - FORMATIONS :
• Brochure 2014-2015 du Centre d’études féminines et d’études de genre, Paris 8
• Master Sociologie et anthropologie : politique, culture et migrations. Spécialité Recherche : Genre et changement social et politique : perspectives transnationales - Université Paris Diderot-CEDREF-LCSP
• Master EGALES/EGALITES, Lyon 2
5 - EN LIGNE :
• Odile Fillod, "Le camion et la poupée : jeux de singes, jeux de vilains"
• INSEE, "Les aides financières à la garde des enfants favorisent-elles l’activité féminine ? L’exemple de la création de la Paje"
• Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes, "Combattre maintenant les inégalités sexuées, sociales et territoriales dans les quartiers de la politique de la ville et les territoires ruraux fragilisés"
• Suzanne Sadedin, "War in the womb. A ferocious biological struggle between mother and baby belies any sentimental ideas we might have about pregnancy"
6 - PUBLICATIONS :
• Safâa Monqid, Femmes dans la ville. Rabat : de la tradition à la modernité urbaine
• Stéphanie Hennette-Vauchez, Marc Pichard et Diane Roman (dir.), La loi & le genre. Etudes critiques de droit français
• Cahiers de la transidentité, "Les transidentités et l’école"
• Erin J. Rand, Reclaiming Queer. Activist and Academic Rhetorics of Resistance

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1 - COLLOQUES :

• "Etudes de genre en France"
Congrès organisé par l’Institut du Genre CNRS/Universités
3-5 septembre, ENS de Lyon
Présentation :
A l’heure où la pertinence et la légitimité scientifiques des études de genre sont enfin reconnues en France, l’Institut du Genre CNRS/Universités organise le premier Congrès dans ce domaine à l’échelon national.
Le Congrès se tiendra du 3 au 5 septembre à l’Ecole Normale Supérieure de Lyon.
Il permettra de faire la démonstration de l’importance scientifique, de la vitalité et de la diversité des études de genre en France et dans le monde francophone, en dressant le tableau le plus complet possible des recherches menées actuellement dans ce domaine. Le Congrès accueillera à la fois des ateliers portant sur des thématiques ou des objets de recherche déjà bien identifiés, et des ateliers portant sur des thématiques émergentes, fruits de croisements disciplinaires ou de questionnements nouveaux. En même temps qu’aux avancées scientifiques reconnues, place sera donnée aux tournants épistémologiques récents et aux nouvelles perspectives théoriques. Enfin, suivant les engagements scientifiques de l’Institut du Genre, recherches interdisciplinaires, approches transversales et confrontations inédites de langages et de paradigmes, seront à l’honneur.
Infos complètes :
http://genrelyon2014.sciencesconf.org

• "L’autorité politique, le pouvoir et la masculinité : De l’antiquité à nos jours"
organisé par Christopher Fletcher (CNRS-Paris I) ; Sean Brady (Birkbeck, Londres) et Rachel Moss (Oxford) ; Lucy Riall (L’Institut Universitaire Européen, Florence), avec le soutien du LaMOP, de l’université de Paris I et du GDR "Îles britanniques".
5 et 6 septembre 2014, Institut de l’université de Londres à Paris
(ULiP), 9-11 rue Constantine (métro Invalides). Main lecture theatre
(RdC).
Présentation :
Cette rencontre vise à explorer les relations entre l’autorité
politique et la masculinité, de l’empire romain à nos jours, en
passant par les eunuques de l’Empire byzantin, les villes espagnols
médiévales, les ducs de Bourgogne, les hommes politiques anglais du
XVIIe et XIXe siècle, et la Jeunesse Hitlérienne.
Programme :
Vendredi, le 5 septembre
. 9h 
Christopher Fletcher, CNRS-Paris I
Accueil /Welcome
Axe I : La pratique de l’autorité masculine / The Practice of Masculine Authority
Session 1 : 9hr30-11hr
> Mathew Kuefler, Université d’État de San Diego
The Christian Rulers of the Later Roman Empire : Between Bishops and Barbarians
> Pragya Vohra, Université du pays de Galles, Aberystwyth
Creating Kin, Extending Power : Blood-brotherhood in Medieval Iceland.
> Ben Griffin, Girton College, Cambridge
The Politics of Masculinity in the Victorian House of Commons
Axe I : La pratique de l’autorité masculine / The Practice of Masculine Authority
Session 2 : 11hr30-13hr
> Matthew Mesley, University of Zurich
Beyond Celibacy : Bishops, Martyrdom and Power in Medieval Germany
> Hipólito-Rafael Oliva-Herrer, Universidad de Sevilla
Masculinité, pouvoir local et lutte politique dans les villes de la Castille à la fin du Moyen Âge
> Lina Britto, Harvard University
Plague of Snitches : Masculine Honor, the “War on Drugs,” and the Rule of Violence in Colombia’s Drug Trade, 1970s.
Axe II : Les masculinités militaires et l’autorité politique / Military Masculinities and Political Authority
Session 1 : 14hr-15hr30
> Matthew McCormack, Northampton University
‘Citizen soldiers ? Masculinity and politics in the Georgian militia’
> Lisa Pine, South Bank University
Masculinity and the Hitler Youth
> Robin Judd, Ohio State University
‘Requiring Both Care and Tact’ : Military Power and Jewish Masculinities in the Wake of Trauma
Axe II : Les masculinités militaires et l’autorité politique / Military Masculinities and Political Authority
Session 2 : 16hr-17hr00
> Hugo Dufour, Université de Paris I
S’affirmer homme pour imposer son autorité politique : la masculinité des princes français dans la guerre entre Armagnacs et Bourguignons.
> Christian Goeschel, Manchester University
Mussolini and Hitler in Germany in 1937 : Leadership, power, and masculinity
Samedi, le 6 septembre
Axe III : La sexualité et l’autorité masculine / Male Sexuality and Political Authority
9hr-10hr30
> Cyril Dumas, Musée Yves Brayer
Le pouvoir et les représentations phalliques dans la société antique
> Régis Schlagdenhauffen, EHESS, Paris
Dominants et dominés : relations de pouvoir et autorités intimes au sein du journal personnel du juriste Eugène Wilhelm (1885-1951)
> Dominic Janes, Birkbeck, University of London
Allied Leadership, Bloomsbury Queerness and John Maynard Keynes’ The Economic Consequences of the Peace (1919).
Axe IV : Les masculinités transgressives et l’autorité politique / Transgressive Masculinities and Political Authority
Session 1
11hr-12hr30
> Georges Sidéris, Paris IV
Quand le pouvoir d’un eunuque questionne le pouvoir masculin. Gloire et chute du grand chambellan Eutrope à Byzance.
> Brodie Waddell, Birkbeck, University of London
Nursing fathers and starving children : magistrates, petitioners and gendered responses to economic distress in early modern England.
> Victoria Russell, Birkbeck, University of London
Romanticism and Rational Dissent : The challenge to Masculine Hegemony in England
Axe IV : Les masculinités transgressives et l’autorité politique / Transgressive Masculinities and Political Authority
Session 2
13hr30-15hr00
> Laurence Leleu, Paris Est-Marne-la-Vallée
Femmes viriles, hommes efféminés : jugements genrés et exercice du pouvoir dans l’empire ottonien vers l’an mille
> Henry French, University of Exeter
‘I tremble lest my powers of thought are not what they ought to be’ : The masculine anxieties of an eighteenth–century statesman
> Allison Goudie, University of Oxford
‘A huge, pillar-like Caryatid kind of a concern’ : Gendering Neapolitan sovereignty in Antonio Canova’s statue of King Ferdinand IV
Contact :
christopher.fletcher@univ-paris1.fr

• "Homo oeconomicus, mulier solidaria". Une économie solidaire peut-elle être féministe ?"
Colloque
16-17 octobre 2014
Institut de hautes études internationales et du développement (IHEID), Genève
Présentation :
La littérature sur l’économie sociale et solidaire ne s’est jusqu’ici que peu intéressée au genre et aux théories féministes. L’effort de conceptualisation s’est porté sur d’autres dimensions, comme les principes d’une économie plurielle, l’institutionnalisation de l’économie solidaire et les conditions d’une démocratisation de l’économie portée par des initiatives locales. Concernant le genre, les acteurs et actrices et les chercheur-es dans ce champ se contentent au mieux d’affirmer que les différences entre les sexes doivent être prises en compte et que l’égalité de genre est un objectif de l’économie solidaire. Mais la manière dont cette économie est traversée par le genre n’est généralement pas analysée en profondeur. Dans les pays où la coopération au développement joue un rôle important, les approches dites « Gender and Development » ont de plus renforcé la vision simpliste de l’économie solidaire agissant nécessairement en faveur des femmes. L’économie solidaire s’inscrit alors dans les propositions de « smart economics » dirigées vers les femmes formulées par la Banque mondiale, largement critiquées par les études féministes.
Organisé par le Pôle genre et développement de l’IHEID, le colloque se propose non seulement de mieux faire connaître les apports des économistes féministes aux analyses critiques du développement, mais aussi de croiser les réflexions développées par l’économie solidaire d’une part, par l’économie et l’anthropologie ou la sociologie féministes de l’autre. Si ces cadres sont loin d’être opposés et si les approches qui en découlent se recoupent parfois dans l’étude des mêmes pratiques, elles ne se sont généralement pas interpénétrées pour produire une réflexion articulée autour de catégories partagées. Le colloque pourrait contribuer à l’émergence d’une telle réflexion en identifiant les principales catégories et échelles employées dans l’analyse de l’économie solidaire et dans la littérature féministe sur les organisations de femmes et leurs pratiques économiques, sociales et politiques, puis en proposant des pistes de réflexion croisée.
Programme et infos :
http://graduateinstitute.ch/fr/events/_/events/pggc/2014/homo-oeconomicus-mulier-solidari

• "Offensives pour l’égalité. Assises de l’IEC"
6 et 13 octbre
Université Paris Diderot, amphi Buffon, de 14h à 18h30
Présentation :
Pour ses 7es Assises, l’IEC a choisi de mettre en valeur les offensives pour l’égalité, notamment en faveur des études de genre, particulièrement attaquées depuis 2011.
Comment les associations féministes et le monde universitaire se sont-ils mobilisés pour répondre à la désinformation sur le concept de genre et sur la pédagogie de l’égalité ? Quels sont les enjeux tant politiques qu’universitaires et scientifiques de ces initiatives ? La confrontation d’expériences devra permettre d’affûter des stratégies offensives.
Le genre est un concept clé de la recherche. Son dynamisme tient à son lien au mouvement social et à l’action publique en faveur de l’égalité. Les études de genre contribuent à l’élaboration de politiques égalitaires et favorisent l’articulation entre droits des femmes et des sexualités minorisées, également mises en cause par les forces réactionnaires. Où en sont les politiques publiques en faveur de l’égalité, en France, en Europe et ailleurs ? Que révèlent les oppositions à l’avortement ? Où en sont les revendications des lesbiennes, des gays, des trans et des intersexes ? Qu’en est-il de l’accès à la PMA ? Comment l’égalité et le genre sont-ils abordés dans l’éducation à la sexualité ? Quels sont les principaux défis égalitaires au plan international ?
Programme :
Lundi 6 octobre : Vive le genre
Table ronde 1 : Troubles devant le genre
Table ronde 2 : Le genre "pour tous"
Lundi 13 octobre : Politiques d’égalité
Table ronde 3 : L’égalité, un sport mondial pas comme les autres
Table ronde 4 : Quelle éducation à la sexualité ?
Contact et infos complètes :
http://www.institutemilieduchatelet.org/assise-detail?id=238

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2 - SEMINAIRES :

• "Séminaire Sextant. Genre et Sexualité à l’ULB"
Coordination :
Laura Di Spurio, David Paternotte & Valérie Piette
de 12h30 à 14h Institut de Sociologie, Université libre de Bruxelles Salle Doucy (à confirmer), 12e étage Avenue Jeanne, 44 1050 Bruxelles
Programme :
- Mercredi 24 septembre
Renaud Maes (Observatoire de la vie étudiante – UPO) « La prostitution étudiante comme analyseur des dominations »
- Lundi 27 octobre
Patricia Mélotte & Laurent Licata (CRPSI) « Les femmes face au sexisme : confrontation ou évitement ? Analyse des stratégies de réponses aux violences sexistes »
- Lundi 10 novembre
Amandine Lauro (SAGES) « Sex and the Colonial City. Sexualité, urbanisation et émergence du VIH en Afrique Centrale »
- Mercredi 17 décembre
Bérengère Marques-Pereira (Metices) « Politiques d’égalité de genre au Chili sous la Concertación et réseaux de diffusion d’expertise »
Contact :
laura.dispurio@gmail.com

• Bérengère Kolly, "La sororité, invention politiques ?"
Intervention dans le cadre du cycle "Allo, docteur-e ! Nouvelles thèses féministes" organisé par l’Université des Femmes
Mardi 16 septembre 2014 de 18 à 21h
10 rue du Méridien 1210 Bruxelles
Présentation :
La sororité, le ‘devenir sœurs’ qui se forme lorsque les femmes luttent ensemble pour leurs droits et leur émancipation en inventant des formes nouvelles d’intervention citoyenne, voilà ce que propose d’explorer avec nous Bérengère KOLLY. Nous partagerons ses recherches sur cette véritable ‘invention politique’ des mouvements de femmes à partir de son travail de thèse en philosophie « La sororité, une société sans société : modalités d’une être politique » défendu à l’Université Paris 1.
Cette récente docteure sera présentée par Valérie Lootvoet, directrice de l’Université des Femmes.
Contact :
info@universitedesfemmes.be

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3 - APPELS A CONTRIBUTIONS :

• Avant le 1er septembre
"Violences envers les femmes : de l’usage de l’interdisciplinarité"
Session thématique 38 du CoSPoF 2015 6ème Congrès des associations francophones de Science Politique
Lausanne 5-7 février 2015.
Coordinatrices :
Pauline Delage, EHESS, ppauline.delage@gmail.com Marylène Lieber, UNIGE, marylene.lieber@unige.ch Stéphanie Pache, UNIL, EHESS, stephanie.pache@gmail.com Marta Roca I Escoda, UNIL, marta.rocaescoda@unil.ch
Argumentaire :
La reconnaissance publique acquise par le problème des violences envers les femmes résulte notamment des mobilisations féministes qui, depuis la fin des années 1970, ont fait de l’accueil et du soutien des victimes une part significative de leurs actions. En revendiquant le développement de politiques publiques, les militantes ont contribué à alerter les pouvoirs étatiques dans différents pays du monde et, plus largement, le public. Les violences conjugales et sexuelles sont par exemple prises en charge par des professionnel·le·s certifié·e·s dans des organisations financées par la puissance publique, et elles sont l’objet d’enquêtes statistiques subventionnées, parfois commandées, par l’État. Principalement entendues comme une question juridique et sociale, les violences envers les femmes sont également envisagées comme un problème de santé majeur, cause d’une mortalité et d’une morbidité importantes chez les femmes.
L’étude du phénomène des violences et de la construction du problème public nécessite un croisement des disciplines et des méthodes : les approches quantitatives et qualitatives peuvent être convoquées, tout comme la sociologie politique et de l’action publique, l’histoire des mouvements féministes, la sociologie de la santé publique, le droit, les études sur le genre, etc. Enjeu de nombreux débats scientifiques et politique, cette thématique de recherche fait s’articuler, se rencontrer, voire se heurter, différentes approches des sciences sociales ainsi que de la santé publique, de l’épidémiologie et de la psychologie. Quels problèmes méthodologiques l’interdisciplinarité peut-elle susciter ? Comment organiser des dialogues interdisciplinaires autour d’une question politique qui est à la fois relativement légitime dans le monde social et controversée ? La difficulté que posent ces questions méthodologiques et épistémologiques se double des ancrages nationaux dans lesquels la recherche est produite pour décrire et comprendre un phénomène étudié internationalement. Le problème des violences faites aux femmes permet d’illustrer les formes d’imbrication d’une approche thématique et interdisciplinaire et d’interroger les écueils et les obstacles qu’elles engendrent.
Dans ce panel, nous aimerions donc encourager les échanges interdisciplinaires au travers de contributions sur les violences envers les femmes et les politiques sur ce sujet. En outre, il s’agira d’accueillir une discussion réflexive sur cet aspect de l’étude politique des violences envers les femmes. L’apport de l’interdisciplinarité n’est pas propre à cet objet, mais il semble néanmoins que cette dimension prend un caractère nécessaire particulier s’agissant de l’analyse des violences dans la mesure où cette question reste polémique.
Le panel éclairera des questions méthodologiques et disciplinaires pour soulever les enjeux politiques qui peuvent se révéler dans ces décisions sur l’épistémologie et la méthode que l’on réduit parfois à une question scientifique. Les communications proposant de discuter les choix méthodologiques et disciplinaires faits par les chercheuses·eurs seront donc bienvenues.
Les propositions peuvent ainsi s’articuler selon les axes suivants :
− Quels échanges interdisciplinaires ? : Ce premier axe porte strictement sur la multiplicité des approches possibles pour comprendre le phénomène des violences envers les femmes et de la construction du problème public. Il s’agira alors d’interroger les conditions de possibilité des échanges interdisciplinaires, voire les limites méthodologiques et épistémologiques qu’ils posent. La définition même des violences, par exemple, constitue déjà un enjeu dans la construction de ce dialogue.
− Développement et évolution des recherches : Ce deuxième axe traite de l’évolution des recherches sur les violences dans différents contextes nationaux, afin de mettre en lumière le cadre institutionnel, politique et académique contribuant au développement des travaux scientifiques et favorisant les échanges interdisciplinaires autour de la question des violences. Cet axe doit ainsi permettre de comprendre quels sont les usages des recherches dans les politiques publiques. Peut-on conjuguer les impératifs scientifiques du développement des connaissances et ceux des pouvoirs publics visant à l’amélioration des pratiques des acteurs ? Dans quelles conditions ?
− Les terrains de la recherche : Enfin, un dernier axe veut se pencher plus particulièrement sur l’articulation des pratiques militantes féministes et des recherches universitaires dans la compréhension des violences faites aux femmes. Il est aussi possible de traiter plus largement la question des terrains de recherche, pour tenter de rendre compte des différentes arènes dans lesquelles la question des violences envers les femmes est soulevés, dans quels termes, et selon quel agenda (par exemple, associations féministes, parlements, systèmes de soins, etc.).

• Avant le 1er septembre
"Genre et politique du/des droit/s"
Section Thématique 42 du CoSPoF 2015 6ème Congrès des associations francophones de Science Politique
Lausanne 5-7 février 2015.
Coordinatrices :
Stéphanie Hennette-Vauchez (Paris X-Nanterre) stephanie.hennette-vauchez@u-paris10.fr Eléonore Lépinard (Centre en études Genre - Unil) Eleonore.lepinard@unil.ch
Argumentaire :
Le Centre en études genre (CEG) de l’Unil en collaboration avec l’équipe du projet ANR REGINE (genrer le droit) dirigée par Stéphanie Hennette-Vauchez propose une section thématique autour de l’articulation entre genre et droit/s. La question de la façon dont le droit fait et défait le genre, sous l’impulsion de mobilisations sociales et de contre-mobilisations fait l’actualité dans de nombreuses démocraties libérales : mariage homosexuel, régulations de l’avortement, prostitution, PMA, mise en place de quotas législatifs pour les femmes, mouvements masculinistes, congés parentaux, droit de la famille et de la filiation, politiques d’égalité et outils juridiques de lutte contre les discriminations sexistes. Dans les sociétés libérales, le droit sous toutes ses formes se saisit du genre pour façonner et transformer les relations sociales, et réciproquement les mouvements sociaux, progressistes ou conservateurs, se saisissent eux aussi du droit. Cependant, si celui-ci est un langage privilégié pour formuler des droits il peut aussi s’avérer une arme à double tranchant : parler avec les mots du droit c’est toujours aussi accepter certaines de ses prémisses normatives.
Cette section thématique composée de deux sessions souhaite faire dialoguer perspectives normatives et empiriques. Dans cette optique, nous sommes particulièrement intéressé-es par les contributions portant sur les enjeux suivants :
1/ la façon dont le droit est utilisé pour tenter de transformer des rapports sociaux structurellement inégalitaires ou au contraire pour les institutionnaliser.
2/ la façon dont les mobilisations collectives se saisissent du droit pour faire avancer et matérialiser leurs revendications
3/ l’interaction entre structures étatiques et mouvements sociaux à propos de réformes juridiques touchant à la transformation des rapports de genre 4/ les critiques normatives du droit à partir des concepts forgés dans les études genre (critique privé/public, critique queer, identité et orientation sexuelle, etc.)
5/ l’intersection entre genre et autres rapports de pouvoir telle qu’elle est façonnée par les cadres juridiques et les mobilisations collectives pour l’obtention de droits
6/ les stratégies qu’offrent différentes traditions juridiques et cadres institutionnels (common law/droit civil etc.) pour promouvoir une transformation des rapports de genre
Cette section thématique du 6e congrès CoSPoF sera donc l’occasion de discuter des enjeux théoriques et méthodologiques que soulèvent le droit et les politiques des droits dans une perspective de genre. A travers cette thématique cette section abordera également la question de l’articulation entre science politique et droit, et donc de la possibilité d’une critique externe et interne du droit à partir d’une perspective de genre. Nous encourageons les propositions venant de différentes disciplines ou de nature interdisciplinaires.
Date limite de réponse à l’appel à communication : 1er septembre 2014
Chaque congressiste délivrant une communication s’engage à fournir, avant le congrès, le texte de sa communication aux fins d’une publication en ligne sur le site internet du Congrès.
Toutes les congressistes doivent être inscrites au congrès et s’acquitter des droits d’inscription. Les inscriptions sont ouvertes sur le site CoSPoF à compter du mois de juillet 2014.

• Avant le 1er septembre
"Démarches méthodologiques et perspectives féministes"
Pour un prochain numéro de la revue Recherches féministes sous la direction de Hélène Charron et Isabelle Auclair
Argumentaire :
La réflexion méthodologique et épistémologique est au cœur des pensées et des théories féministes, au moins depuis le XIXe siècle. La reconnaissance du caractère partiel et androcentrique des connaissances produites par les sciences modernes a amené des intellectuelles et des chercheuses féministes à proposer d’autres modes d’appréhension du réel qui permettraient de construire des savoirs moins aveugles aux expériences des groupes sociaux dominés. La construction de la légitimité des études et des recherches féministes universitaires s’est notamment appuyée sur des postures épistémologiques et des propositions méthodologiques originales réarticulant le rapport entre objet d’étude et sujet de connaissance autour d’une praxis intégrant le projet politique féministe au projet scientifique. Ce sont les liens étroits entre le mouvement des femmes et le milieu universitaire féministe qui ont été le ferment de conceptions subversives de la recherche, ancrées dans le changement social et dans une praxis exigeante. Les années 80 ont été riches d’écrits savants sur la méthodologie féministe tant au Québec (Dagenais 1986 ; Mura 1988), en France (Michard et Ribery 1982) et dans le monde anglo-saxon (Harding 1987 ; Hill Collins 1987) que dans des univers non occidentaux (Moraga et Anzaldua 1983 ; Mohanty 1988 ; Mahmood 2001 et 2009). Depuis cette époque, toutefois, de nombreux changements se sont opérés tant dans l’espace de la recherche que dans celui des luttes féministes à l’extérieur du milieu universitaire. La multiplication des ouvrages féministes sur la méthodologie et l’épistémologie font état de la diversification des questionnements et des pratiques de recherche féministe.
Une majorité des nouvelles chercheuses féministes arrivent maintenant au féminisme par les études plutôt que par le militantisme (Bessin et Dorlin 2005). Qu’en est-il du lien organique entre les luttes et la recherche féministe ? Comment maintenir des pratiques méthodologiques subversives qui demeurent ancrées dans le réel actuel des rapports sociaux de sexes ? Comment maintenir une posture critique des modes de fonctionnement de l’institution universitaire et des pratiques scientifiques dominantes qui continuent de contribuer à la reproduction des inégalités ? Dans un contexte d’éclatement des cadres théoriques et de la multiplication des objets de la recherche féministe, quelles sont les nouvelles approches méthodologiques nous permettant de mieux prendre en considération la complexité du réel, l’interaction des différentes formes d’inégalités sociales ? Comment se mettent en œuvre les épistémologies féministes du point de vue et de la connaissance située ?
Le numéro de la revue Recherches féministes consacré à ce thème servira à mettre en lumière les réflexions les plus actuelles sur la méthodologie féministe, entendue à la fois comme réflexion épistémologique sur les critères de validité des savoirs, comme réflexion théorique sur la praxis féministe et l’articulation de la production de savoirs et l’action politique féministe, comme explicitation des procédures mise en œuvre de recherches féministes particulières ainsi que comme réflexion sur des procédés d’enquêtes privilégiés par les recherches féministes. Quatre axes de réflexion sont proposés, mais ils ne doivent pas être interprétés dans un sens restrictif. Ainsi, ce numéro accueillera volontiers :
1) des réflexions générales et théoriques sur les méthodologies féministes, l’épistémologie et les règles de constitution des savoirs, sur l’articulation entre l’empirie et la théorie, sur la praxis féministe et l’engagement des chercheuses par rapport à leur terrain d’enquête, sur les relations hiérarchiques entre les savoirs et les méthodologies féministes, etc. ;
2) des réflexions théoriques sur les différents contextes et postures féministes en rapport avec les dispositifs méthodologiques privilégiés. Les Blacks féministes et les chicanas sont des exemples de courants qui ont participé à la remise en question des théories et des méthodes féministes généralement adoptées par la majorité des féministes du Nord ou occupant des positions institutionnelles avantageuses : quelle résonnance ont ces critiques des inégalités entre femmes et de la déradicalisation du féminisme institutionnalisé sur la méthodologie de recherche et la construction des connaissances ? Comment ont évolué ces courants et les autres qui s’inscrivent dans le même type de questionnement depuis les dernières décennies ? La mise en œuvre méthodologique des avancées conceptuelles des dernières décennies, notamment à propos de l’articulation des diverses formes d’inégalités sociales, méritent des explicitations qui seront profitables à l’ensemble des chercheuses féministes ;
3) des réflexions entourant l’état actuel des méthodologies féministes et des défis institutionnels auxquels elles doivent faire face : comment les recherches féministes parviennent-elles ou non à établir des relations égalitaires dans la production de leurs savoirs (dans leurs équipes et avec les personnes rencontrées), sachant à quel point les critères de promotion et de reconnaissance de l’institution universitaire reposent de plus en plus sur une conception productiviste et capitaliste de la recherche qui est contraire à l’éthique que les diverses définitions de la méthodologie féministe défendent ? Dans ce contexte, comment continuer à décrypter ce qui apparaît comme trivial, évident ou secondaire et échapper aux modes universitaires, et à fonctionner dans la temporalité lente des procédés de recherche privilégiées par la recherche féministe ? Quel est l’état général de la méthodologie féministe maintenant que le concept de « genre » a été récupéré par un ensemble de chercheurs et de chercheuses qui ne se reconnaissent pas féministes ? Ces questions gagneront à être creusées ;
4) des réflexions autour des méthodes d’enquête privilégiées par la recherche féministe : quels sont les enjeux autour de l’utilisation de la recherche-action participative ? de l’enquête orale ? des récits de vie ? d’autres procédés de recherche mis en œuvre dans des recherches féministes particulières ? Quels types de savoirs résultent de ces méthodes ? Quels obstacles particuliers caractérisent leur utilisation ? Quels sont les conditions de leur utilisation réussie ? Comment les épistémologies et l’éthique féministe s’intègrent-elles concrètement au processus méthodologique ? Quelles balises peuvent garantir l’explicitation de l’engagement et de la position de la chercheuse ?
À noter que toute proposition ne s’inscrivant pas directement dans ces axes, mais demeurant dans l’esprit de l’appel de propositions sera également considérée.
Contacts :
Hélène Charron (hel.charron@gmail.com) et Isabelle Auclair (isabelle.auclair@ant.ulaval.ca)
http://www.recherchesfeministes.ulaval.ca/wp-content/uploads/2014/01/Appel-de-textes-29-1-FINAL.pdf

• Avant le 4 septembre
"La jouissance"
Séminaire Gradiva, créations au féminin 2014-2015
Les séminaires se dérouleront à l’université Paris-Sorbonne, Institut d’études ibériques et latino-américaines, 31 Rue Gay-Lussac, 75005 Paris les 4 octobre 2014, 7 février et 13 juin 2015.
Présentation :
L’association Gradiva-Créations au féminin s’interrogera cette année sur la jouissance et les différentes représentations culturelles que nous en font parvenir les arts et les créations.
Il s’agit de réfléchir sur l’expression littéraire et artistique de la jouissance en nous situant aussi bien dans les créations des femmes que dans celles des hommes. En effet, la jouissance nous renvoie bien sûr à la sexualité, la pulsion, le désir, à toute l’économie corporelle, mais aussi à l’affectif, l’imaginaire, le fantasmatique, au sensoriel et au cérébral : le corps et l’esprit, par conséquent, dans ce qu’ils ont l’un et l’autre de plus émouvant, de plus instable et mobile, de plus vulnérable et de plus fragile, de moins égoïste ou de moins socialement convenu. La jouissance n’est pas égotiste, elle serait même ce qui nous constitue comme êtres pensants capables d’extase, d’oubli de soi, de fascination, de séduction, de transport vers l’Autre et vers les autres. La possibilité de la jouissance fait de nous des humains à part entière susceptibles de don, de générosité, de plaisir et d’assomption subjective à des degrés divers, que l’Art, l’écriture, la parole, le travail de transmission peuvent à la fois alimenter et satisfaire. Sans jouissance et sans ses multiples dérivés il n’y aurait, on peut le supposer, ni amour, ni création, ni grandeur humaine et spirituelle.
Ne nous leurrons pas cependant, il y a aussi la jouissance du mal, la jouissance gouvernée par la pulsion de mort, la jouissance sadique, celle qui parvient à son climax dans l’art consommé et pervers de la destruction de l’humain, nous pouvons l’observer à l’œuvre autour de nous, dans nos vies, dans les agendas perturbés du monde, ses conflits et ses guerres, tout au long de l’Histoire ou dans quelques grands livres, films etc.. Mais parlons-nous encore de la jouissance lorsque nous évoquons ou traversons ou subissons ces épreuves du jouir pervers, diabolique, monstrueux ? Ne sommes-nous pas plutôt confrontés à la dépravation de la jouissance, à l’expérience de son avilissement, au spectacle de sa corruption ? La jouissance peut-elle faire, sans s’imposer de limites éthiques, l’expérience de l’excès ? Quelques œuvres littéraires et quelques films (pensons à Salo ou les 120 journées de Sodome de Pasolini) seront de précieux guides dans cette méditation parallèle sur la jouissance du mal.
Le thème de la jouissance est par ailleurs un excellent vecteur pour aborder les questions afférentes au masculin et au féminin, à la (dé)construction du genre, à la mise en place et à la remise en question de ses paradigmes, au centre de préoccupations des séminaires de Gradiva. Le texte dialogué d’Adèle Van Reeth et de Jean Luc Nancy sur la jouissance ne manque pas de le mentionner posant la question opportune : « Pourquoi invoquer le genre pour penser une expérience à la fois universelle et singulière ? » (p.38). Dans un registre tout à fait différent, les textes et les analyses de Gayle Rubin, en particulier Surveiller et jouir, corrèlent la jouissance aux questions de genre : la prégnance d’une économie hégémonique de la jouissance inscrite dans le maintien d’un patriarcat culturellement enclin à une hétérosexualité normative et à une monogamie de principe régule la jouissance par la procréation.
L’on pourra alors aborder la question des différences dans l’éprouvé et dans l’expression de la jouissance entre les hommes et les femmes. Comment ces différences sont-elles fabriquées, transmises, construites, imposées, reconnues et exaltées ou, au contraire, déniées au profit d’une jouissance « neutre » ? Comment se manifestent-elles dans les créations quelles que soient, d’ailleurs les acceptions que l’on donne au terme de jouissance ? Dans le cadre des 3 séminaires centrés sur le thème de la jouissance l’on pourra traiter de ces problématiques « sur le vif » des textes et des créations. Bien sûr il sera fondamental de lire et d’évoquer les philosophes et les psychanalystes, et de recourir aux analyses et réflexions qui s’acheminent en sciences humaines et sociales sur la question. Il sera également essentiel de convoquer toutes les formes d’expressions littéraires et artistiques de la jouissance et du transport spirituel et érotique et leurs prolongements avec les questionnements de genre. L’intérêt pour des formes artistiques souvent négligées comme la bande dessinée pourrait récupérer de l’audience : de jeunes artistes comme Sarah Barthe et bien sûr Julie Maroh dont le splendide album Le bleu est une couleur chaude a inspiré le film La vie d’Adèle. Freud disait à Otto Bauer "Ne cherchez pas à faire le bonheur des hommes, ils n’en n’ont nulle envie". Que se passerait-il donc si l’on cherchait à faire celui des femmes ? Et lorsque ce « on » est une femme créatrice ? Ou un homme ?
Les questions peuvent alors se décliner sous diverses formes, par exemple : quelle relation au bonheur s’accorde la jouissance et qu’elle part de souffrance emporte-t-elle ? De quelle jouissance parle-ton selon que l’on se situe sur un plan juridique, physiologique, sexuel, ou épistémologique ? Quelle jouissance se rend-elle visible dans les espaces réels, virtuels ou imaginaires et dans quel but ? Comment cerner son rôle régulateur dans la (pro)création ? Quel est le rapport de la jouissance à la loi, mais aussi au travail et à la maternité, à l’économie domestique et à la consommation médiatique ? Il y aurait donc une économie hégémonique de la jouissance qui s’inscrirait dans le maintien d’un patriarcat culturellement enclin à une hétérosexualité normative, et monogame de principe dans une tradition judéo-chrétienne qui régule la jouissance par la procréation. L’analyse de Rubin Gayle pousse la lecture économique (marxiste), psychanalytique (freudienne) et anthropologique (Lévi-Strauss) à définir le "marché" aux femmes (Rubin, 2010) servant cette économie hégémonique et patriarcale de la jouissance. Rubin nous invite donc à revisiter, de Machiavel à Zizek, la jouissance dans une logique et une dialectique particulière du maître et de l’esclave, du producteur et du consommateur, des auteurs et des lecteurs, des réalisateurs et des spectateurs face à la scène de jouissance interdite ou imagée, imaginée ou réinventée.
Quelques orientations possibles :
1) En partant du principe que la jouissance ne relève pas uniquement de la sphère sexuelle, quelle relation peut-on établir entre la jouissance esthétique et la galaxie conceptuelle constituée par des termes tels que : jubilation, ravissement, extase, béatitude, épiphanie, sublimation ?
2) Quelle relation au bonheur s’accorde la jouissance et quelle part de souffrance emporte-t-elle ? Qu’en est-il de la jouissance du mal ?
3) La jouissance du dire serait-elle du côté de « l’autre jouissance » dont parle Lacan ? Qu’est-ce qui se joue de la jouissance dans l’expérience de l’écriture poétique-épiphanique ?
4) Selon Jean-Luc Nancy, la jouissance implique une altérité nécessaire. Mais de quel Autre s’agit-il dans le cas de l’écriture, notamment dans celle produite par les femmes ?
5) De quelle jouissance parle-t-on selon que l’on se situe sur un plan juridique, physiologique, sexuel, ou épistémologique ? Quelle jouissance se rend-elle visible dans les espaces réels, virtuels ou imaginaires et dans quel but ?
6) Comment cerner le rôle régulateur de la jouissance dans la (pro)création ? Quel est le rapport de la jouissance à la loi, mais aussi au travail et à la maternité, à l’économie domestique et à la consommation médiatique ?
Les propositions d’intervention (30 minutes) sont à envoyer au moins 1 mois avant la tenue du séminaire à :
Nadia Mékouar (nadia.mékouar@univ-pau.fr)
Catherine Flepp (catherine.flepp@gmail.com)
http://gradiva.univ-pau.fr/live/

• Avant le 10 septembre
"Être femme en Afrique subsaharienne : la fin des “cadets sociaux” ?"
pour un prochain numéro de la revue Recherches féministes sous la direction de Muriel Gomez-Perez et Marie Brossier
Argumentaire :
Dans le contexte d’une approche de relations de pouvoirs construits, plusieurs écrits ont désigné les « cadets sociaux » comme l’ensemble des catégories sociales dominées, principalement les jeunes et les femmes, par opposition à leurs « aînés sociaux » dont l’autorité repose tant sur l’âge, la position dans la lignée que sur leur possession de ressources symboliques et matérielles. Ces rapports de subordination sociale organisés sur des rapports de séniorité ont permis la reproduction du système politique hérité de la colonisation (Bayart, 1989) tout en maintenant les « cadets » dans une position de marginalisation, ce qui limite leur mobilité sociale et l’accès aux positions de pouvoir.
Pourtant, à la faveur de nouvelles dynamiques sociales devant les plans d’ajustement structurel et le retrait de l’État dans les secteurs clés de l’économie, d’une part, les divers processus d’urbanisation et le rôle influent des médias, d’autre part, et, enfin, devant les transformations des rapports d’autorité dans les familles, les rapports de domination ont évolué et les critères de hiérarchisation sociale ont changé (Brossier 2004). Les femmes ont été amenées à assumer de nouveaux rôles depuis les années 80 (Coquery-Vidrovitch 2013) et surtout après l’adoption de la Déclaration et programme d’action de Beijing en septembre 1995, à la suite de la Quatrième Conférence mondiale sur les femmes. Elles ont, de ce fait, montré leur capacité redistributive et créative. Malgré les structures patriarcales de domination, voire parfois le renforcement des inégalités hommes-femmes, certaines femmes vont jusqu’à parvenir à négocier, dans la sphère privée comme dans la sphère publique, une nouvelle place sans nécessairement bouleverser totalement les logiques d’organisation socioculturelle. Certaines, de la jeune génération comme de l’ancienne, sont devenues chefs de famille, chefs d’entreprise, leaders d’opinion en raison de leur militantisme actif, leaders politiques ou figures religieuses charismatiques.
Le numéro de la revue Recherches féministes qui sera consacré à ce thème invite à porter un regard croisé au carrefour de plusieurs disciplines de sciences humaines et sociales afin de rendre compte d’histoires particulières de femmes, individuelles ou collectives ou encore de voies différenciées d’affirmation féminine pour mieux comprendre les profonds changements qui ont eu cours en Afrique au sud du Sahara depuis les 30 dernières années. Dans cette perspective, trois axes de réflexion sont proposés.
Premier axe - Rapports intergénérationnels : négociation ou confrontation ?
La littérature invite, ces dernières années, à mettre en valeur les relations entre générations en vue d’analyser les continuités et les discontinuités dans les dynamiques relationnelles entre les générations, les relations conflictuels avec le passé qui modèlent le présent et les reconfigurations identitaires entre les générations à travers des contextes politiques, sociaux et familiaux diversifiés (Gomez-Perez et LeBlanc 2012 ; Reynolds Whyte et alii 2008). Dans cette avenue, le premier axe invite dès lors à réfléchir à l’échelle micro en analysant les relations entre femmes dans l’espace des femmes, par exemple en milieu urbain ou rural, dans les activités associatives de quartier, dans les tontines, dans les groupes d’intérêts économiques ou à l’occasion de célébrations familiales. Il s’agira tout d’abord d’appréhender la manière dont les femmes négocient leurs responsabilités et contournent certaines normes sociales ayant trait à la procréation, aux relations sexuelles ou matrimoniales ; puis de voir la façon dont ces représentations et ces pratiques font l’objet d’une transmission et définissent les relations entre mères et filles. Enfin, l’enjeu de leur réception par ces dernières constituera une piste à explorer.
Le regard porté sur la prescription des rôles féminins dans des sociétés aux prises avec des changements socioéconomiques très profonds permettra de mieux appréhender les logiques d’autorité entre différentes générations féminines. Celles-ci sont modelées par des processus d’agentivité (Plancke 2012 ; Moghadam et Senftova 2005) et d’autonomisation (empowerment) (Calvès 2009 ; Chant 2007 ; Kabeer 2005) mais aussi des pratiques comme la débrouillardise et les stratégies de survie dans des situations de forte insécurité socioéconomique, voire de violence extrême.
Deuxième axe - Itinéraires de militantisme et mobilités sociales
Le deuxième axe interrogera les trajectoires de militantisme des femmes dans les différents secteurs de la société, notamment associatifs, religieux et politiques. Il s’agira, d’une part, de voir en quoi les femmes s’engagent dans des formes de mobilisations collectives et d’examiner, les savoirs et les savoirs-faire qu’elles y acquièrent ; d’autre part, de souligner les processus d’individuation et d’individualisation (Marie 1997 et 2007) à l’œuvre. De plus, la formation de véritables « figures de la réussite » (Banégas et Warnier 2001) féminines permettra de voir dans quelle mesure cette mobilisation constitue un vecteur de mobilité sociale donnant aux femmes l’occasion de convertir les ressources acquises dans le champ militant pour se positionner dans d’autres espaces sociaux. Cet axe mettra également en lumière les formes de mobilisations collectives et citoyennes sur des faits de société (luttes contre la réforme du Code de la famille, contre la polygamie, contre le mariage précoce, contre les mutilations et les violences sexuelles, contre la vie chère, pour la parité, pour l’égalité des sexes, pour le planning familial, etc.), et ce, afin d’interroger la constitution d’un espace de la « cause des femmes » (Bereni 2007). Cela mènera à une réflexion sur l’identification de ces mobilisations par les militantes à la cause féministe et les débats qui portent sur leur ancrage national et africain et s’articulent à des processus de transnationalisation dans le contexte des mobilisations altermondialistes (Sow, 2009 ; Imam, Mama et Sow, 2004).
Troisième axe - Reconfigurations de l’intime et du public
Le troisième axe s’intéresse aux effets de la remise en question des rapports intergénérationnels et de mobilités sociales engagées par les pratiques militantes dans le rapport aux hommes. Les reconfigurations des structures de domination patriarcale permettent de mettre en lumière les reconfigurations des espaces de l’intime et du public. Il s’agira de révéler les négociations des rôles prescrits aux femmes au sein de la famille (nucléaire et élargie) par rapport aux figures conventionnelles de l’autorité (maris, pères, grands-pères, oncles notamment). Il s’agit ici de questionner les reconfigurations des rapports entre autorité et légitimité qui en résultent, notamment autour des modalités mises en œuvre par les femmes pour acquérir des formes de légitimité sociale à la fois au sein de l’espace familial mais également en dehors de ce dernier, comme dans des espaces rituels de pratique de la foi, dans un espace de la société civile ou de production culturelle ou encore dans un espace politique. On s’interrogera enfin sur les reconfigurations des rapports entre femmes et hommes dans les espaces publics et politiques, afin d’appréhender les carrières choisies par des femmes (militantes, leaders d’opinion, leaders politiques, chefs d’entreprise, cadres de la fonction publique, élues) et leur impact sur leurs trajectoires biographiques.
Les propositions (300 mots maximum) accompagnées d’une notice biographique (50 mots, précisant le statut et l’affiliation), sont à envoyer conjointement aux directrices du dossier avant le 10 septembre 2014.
Muriel Gomez-Perez, Département des sciences historiques, Université Laval,
muriel.gomez-perez@hst.ulaval.ca
Marie Brossier, Département de sciences politiques, Université Laval, marie.brossier@pol.ulaval.ca

• Avant le 10 septembre
"Aide aux personnes âgées : un univers féminin ?"
Journée d’études organisée par le Groupe Vieillissements du Réseau des jeunes chercheurs Santé et société
Responsables :
Veronika Duprat-Kushtanina et Carlotta Monini
26 septembre 2014, 10h-18h
Paris 13ème
Argumentaire :
La prise en compte du genre paraît incontournable pour comprendre le vieillissement (Arber, Ginn, 1995). La vieillesse dépendante serait un domaine essentiellement féminin. Ceci est le constat quasi omniprésent des recherches consacrées à cette question. Effectivement, les études dans différents pays révèlent une majorité féminine parmi le groupe d’âge avancé et une prépondérance des femmes parmi les aidants. Mais définir le domaine du vieillissement comme un univers exclusivement féminin serait une simplification injustifiée.
La journée que nous proposons aura pour objectif de revenir sur cette question, en interrogeant les normes, les représentations et les pratiques genrées dans les différentes configurations d’aide autour des femmes et des hommes vieillissants, dans le cadre de l’aide familiale, professionnelle ou bénévole.
En effet, les différents modes de prise en charge de personnes vieillissantes renvoient à la question de savoir ce qu’est être une femme ou un homme dans la société donnée. Par ailleurs, les figures genrées sont toujours inscrites dans l’espace social et la lecture en termes de milieux sociaux est souvent éclairante des mécanismes de leur fabrication. En matière de prise en charge des personnes âgées, il s’agit non seulement d’appréhender les aspects normatifs implicites aux assignations genrées mais également d’approfondir les enjeux identitaires traversant les arrangements à géométrie variable des aidant-e-s. Comment à partir d’une position sociale donnée interagit-on avec les représentations culturelles de la féminité et de la masculinité ? Et enfin, quels rôles jouent les activités de caring dans la construction des identités sexuées ? Cette approche peut également être associée aux études sur la division sexuée du travail, insistant sur l’imbrication entre genre, classe, et appartenances nationales/raciales dans ce domaine. Dans le contexte de la crise de l’État Social, ces questions semblent particulièrement pertinentes. En effet, dans ce domaine, l’appel de la part des réformateurs aux « solidarités de proximité » interroge les différents modes d’organisation des relations d’aide et de soutien à l’égard des personnes âgées dépendantes. Il demande également de réfléchir sur les inégalités sociales et celles de santé susceptibles d’affecter le transfert de soins et de responsabilité entre l’espace familial et l’aide professionnelle.
Dans cette perspective, il s’agira de réfléchir sur les pratiques, les réseaux d’aide et les arbitrages entre aide professionnelle, familiale et bénévole, en privilégiant plus spécifiquement deux axes thématiques :
1) les normes et les pratiques de solidarité intrafamiliale mobilisées dans la prise en charge d’un proche dépendant :
- En ce qui concerne les aidant/es : Il s’agit de réfléchir sur les normes de partage et les injonctions morales en œuvre en fonction de la place au sein de la configuration familiale (conjoint/e, fils/fille, petits-enfants) et du sexe. Il s’agit également d’expliciter les assignations, les représentations et les logiques d’implication dans le réseau d’aide genrées et la manière de les appréhender dans le cadre de nos enquêtes ethnographiques. Souvent les diverses attitudes, montrées au moment de la première prise de contact et au cours de l’entretien, sont révélatrices des rôles, des manières d’expérimenter ces assignations et de s’impliquer. Les moments de conflits, d’incompréhensions et de désajustements montrent également la répartition des rôles et les difficultés rencontrées dans nombreuses formes de prise en charge entre différentes personnes de l’entourage familial et les professionnel(le)s. Quelles sont les articulations entre les injonctions du rôle, les assignations genrées et les ancrages biographiques des relations d’aide familiale ?
- Ȇtre une femme aidée ou un homme aidé : quels sont les attentes et modèles normatifs auxquels on fait référence lorsqu’on reçoit une aide souvent multiple de type professionnel, familial ou bénévole ? De quelle manière les logiques de solidarité pratique contribuent-elles à maintenir la tension typique de la « déprise », de l’« éloignement du monde » et du « maintien dans le monde » (Caradec, 2004) ?
2) Le genre dans l’aide professionnelle :
- Quelles dynamiques genrées se développent selon les contextes d’intervention (en institution ou bien à domicile) et traversent les dispositifs de prise en charge ?
- Les logiques de professionnalisation de l’activité : entre familiarisation et technicisation des prestations auprès des personnes âgées, quelles sont les normes de comportement, plus ou moins implicites, auxquelles sont soumis(es) les professionnel(le)s travaillant auprès des personnes âgées (postures différentielles à l’égard de la norme et possibles décalage entre discours et pratique) ? Peut-on parler de la professionnalisation des qualités « féminines » ? Existe-il une division du travail genré dans le care professionnel ?
L’intervention introductive de la journée sera faite par :
- Françoise Le Borgne-Uguen, Professeure, Université de Bretagne Occidentale, Brest, Laboratoire d’Etudes et de Recherche en Sociologie (LABERS - EA 3149). Ses travaux portent sur la grand-parenté, la production de santé et la répartition des services, entre proches et professionnels. Ses questions de recherche concernent la préservation des capacités des vieilles personnes à décider pour elles-mêmes.
et
- Simone Pennec, Maîtresse de conférences, Atelier de Recherche Sociologique (EA 3149), Université de Brest, MSH Bretagne. Ses recherches concernent la répartition du travail de soin entre les sexes, les services de la parenté et ceux des professionnels, et, les usages des territoires, de l’habitat et des dispositifs techniques au cours de l’avance en âge.
Les propositions de communication (un titre et un paragraphe de résumé) sont à envoyer à veronika.kushtanina@gmail.com et carlottamonini@gmail.com le 10 septembre au plus tard

• Avant le 15 septembre
"Faire de la recherche sur le genre : enjeux et perspectives"
Le RéDoc tiendra du 22 au 26 juin 2015 à Brest sa sixième Université d’été, organisée par l’École Doctorale Sciences Humaines et Sociales.
L’ED SHS à Brest, le CRBC (Centre de Recherche Bretonne et Celtique, EA 4451), et le LABERS (Laboratoire d’études et de recherches sociologiques, EA 3149), sont en charge plus particulièrement de l’organisation matérielle de l’université d’été et de celle des ateliers.
Argumentaire :
Marcel Mauss notait en 1931 que « La division PAR sexes est une division fondamentale, qui a grevé de tout son poids toutes les sociétés à un degré que nous ne soupçonnons pas. Notre sociologie sur ce point est très inférieure à ce qu’elle devrait être. On peut dire à nos étudiants, surtout à ceux et à celles qui pourraient faire des observations sur le terrain, que nous n’avons fait que la sociologie des hommes et non pas de la sociologie des femmes ou des deux sexes » (p.15). Malgré la publication de plusieurs ouvrages, notamment par Margaret Mead et Simone de Beauvoir, d’éminents sociologues ont continué imperturbablement à ne réaliser des enquêtes qu’auprès des hommes ou de ne pas tenir compte de la spécificité des femmes qu’ils étudiaient (Chabaud-Rychter, Descoutures, Devreux, Varikas, 2010). Il a fallu attendre les années 1950 avec Andrée Michel (1956) ou Madeleine Guilbert (1966) pour que des sociologues étudient la place des femmes dans l’immigration ou dans l’industrie et montrent l’importance des attentes sexuées dans la spécificité de leurs positions. C’est cependant surtout à partir des années 1970, alors que pour la première fois les femmes étaient aussi nombreuses à entrer à l’université que les hommes, que la demande de Marcel Mauss a été entendue. Il arrive cependant encore aujourd’hui que des ouvrages sur « les jeunes » ou « les immigrés » omettent tout simplement de s’interroger sur la place des femmes dans ces groupes ou même ne fassent d’enquêtes qu’auprès des hommes.
Néanmoins, de nombreuses recherches se sont développées selon des options théoriques variées. Certaines ont continué à étudier les femmes pour montrer comment les spécificités de leurs situations continuaient à être occultées, que ce soit dans le travail (Maruani et Méron 2012) ou l’éducation (Duru-Bellat 1999). Christine Delphy (2001) a réintroduit le concept de patriarcat, issu de la tradition philosophique anglaise et utilisé par Max Weber, mais aussi celui de mode de production domestique, plus marxiste, pour comprendre les inégalités entre les sexes. Le patriarcat correspondrait à l’exploitation spécifique du travail domestique féminin et de leur sexualité par les hommes. Colette Guillaumin a inventé le terme de sexage pour évoquer le type de relation sociale qui en résulte (1992). L’école des rapports sociaux de sexe considère plutôt que le patriarcat et le capitalisme sont indissociables et étudie la division sexuelle du travail qui sépare et hiérarchise les sexes, y compris à l’échelle de la mondialisation (Falquet et al. 2010). Elle étudie donc conjointement rapports sociaux de classe et de sexe, voire de générations, évoquant la co-fabrication de ces rapports sociaux (Kergoat 2012). Le terme d’intersectionnalité lui est souvent préféré (Crinshaw 2005, Bilge 2009, Palomares et Testenoire 2011).
Le terme de genre appartient au vocabulaire français depuis longtemps. « Déjà, au seizième siècle, l’écrivain Henri-Corneille Agrippa de Nettesheim a utilisé le mot « genre » comme synonyme de sexe, quand il a parlé du « genre masculin » et du « genre féminin » pour désigner, non pas le genre grammatical, mais les catégories humaines des mâles et des femelles » (Offen 2006, p. 291). Néanmoins, sa réintroduction vise à abandonner l’arrière fond marxiste et un certain déterminisme des approches des années 1970-80 (Lefeuvre 2003). Aux États-Unis, le concept de genre provient en effet des travaux des psychiatres Money et Stoller (1978) sur des transsexuels qui montrent qu’il n’y a pas forcément correspondance entre le sexe biologique et l’identité de genre. Même si Kate Millett (1969) puis Erving Goffman (2002) utilisent le terme genre dans le sens de rapport hiérarchique entre les sexes, il est beaucoup plus indéterminé que ne le sont les concepts de patriarcat ou de rapports sociaux de sexe. L’historienne américaine Joan Scott (1988) explique ainsi qu’il s’inscrit souvent dans une posture déconstructionniste ou post-moderne, inspiré des travaux des philosophes français, Michel Foucault et Jacques Derrida, qui mettent au centre de l’analyse les discours producteurs des catégories de perception des différences entre les sexes lesquels vont s’imposer aux acteurs. Butler (1990) évoque ainsi l’idée que le genre relève de la performance et des normes et les approches queer se développent. Il faut ajouter que la mention du genre est devenu une obligation, au moins sémantique, dans le champ du développement et des politiques (Guérin et al. 2009 ; Touré 1997).
Aujourd’hui, après bien des débats (Hurtig et al. 1991), le terme est devenu un « mot-valise » polysémique (Chaperon 2003). Ainsi, le recensement sur le genre du CNRS français, qui a reçu plus de 1000 réponses, permet de définir les recherches comme relevant des « femmes », du « genre », des « rapports sociaux de sexe », de la « domination », du « masculin/féminin », des « identités sexuelles », de la « sexualité », de « l’égalité et des inégalités », de la « différence des sexes ». Les chercheur-e-s peuvent d’ailleurs indiquer plusieurs dénominations et les titres de leurs travaux manifestent cette labilité. Des recherches très variées, couvrant tous les domaines de la sociologie, se mènent désormais sous ce terme, comme le manifestent de nombreuses publications, l’existence de plusieurs manuels d’études sur le genre (Clair 2012 ; Jaunait et al. 2012) et de revues (Cahiers du genre ; Nouvelles questions féministes ; Recherches féministes, Travail, genre et société ; Clio ; Histoire, genre, sexualités). Cette pluralité rend nécessaire un travail d’explicitation théorique des enjeux qu’il recouvre.
Les organisatrices de cette 6e université d’été du RéDoc incitent donc les doctorant-e-s à « chausser les lunettes du genre » pour analyser leurs problématiques et leurs données, même s’ils ne l’avaient pas fait auparavant. Elles les invitent à se demander s’il y a maintien, transformation, ou recomposition du genre et cela dans tous les domaines de la sociologie et, plus largement, des sciences sociales.
En parallèle, cette université d’été fera appel aux meilleur-e-s spécialistes francophones pour présenter avec rigueur la diversité de théories et d’objets de recherche sur le thème du genre. Elle montrera comment la prise en compte de la construction sociale des inégalités entre les sexes permet non seulement de prendre en considération tous les aspects de la société et pas seulement d’une partie mais aussi plus généralement de mieux comprendre les phénomènes étudiés. Elle se demandera aussi s’il reste une spécificité francophone dans les théories sur le genre et plus encore quelles sont les différences de perspectives entre les différentes régions de la francophonie.
À titre indicatif, voici quelques propositions de modules :
Art ; Actions collectives ; Âges et générations ; Education ; Famille, parentalité ; Loisirs ; Masculinités/féminités ; Politiques du genre ;Santé ; Sexualité ; Socialisation ; Sport ; Travail, métiers, professions.
Veuillez noter que les modules seront définis à partir des communications retenues. Les modalités d’inscription seront précisées au moment de l’appel à candidature.

• Avant le 30 septembre
"Transnationalisation et hybridation des discours et pratiques liés au genre : outils, méthodes, épistémologies"
Section Thématique 8 du CoSPoF 2015 6ème Congrès des associations francophones de Science Politique
Lausanne 5-7 février 2015.
Coordinatrices :
Ioana Cîrstocea, CNRS, UMR 7363 SAGE Strasbourg, ioana.cirstocea@misha.fr Pascale Dufour, département de science politique, Université de Montréal, pascale.dufour@umontreal.ca Isabelle Giraud, Institut des Etudes genre, Université de Genève, isabelle.giraud@unige.ch Bérengère Marques-Pereira, Metices, Université libre de Bruxelles, bmarques@ulb.ac.be
Argumentaire :
La production et la diffusion transnationales des discours institutionnels, militants et théoriques féministes posent un nombre important de défis en termes de construction d’objets de recherche. Ces processus concernent des échelles d’action et des acteurs variés, des domaines multiples (santé, environnement, agriculture, éducation, économie) et des espaces en général considérés de façon disjointe (espace politique, militant, académique)1.Au carrefour des études genre, de la sociologie des mobilisations transnationales et des travaux de sociologie politique, quelles boîtes à outils mobiliser pour saisir ces phénomènes complexes ?
Cette section thématique propose un espace de dialogue pluridisciplinaire et d’échange méthodologique à partir d’expériences de recherche sur des terrains contrastés. Pourraient être abordés des réseaux militants transnationaux et des mobilisations transnationales, des campagnes politiques nationales et internationales de prévention des discriminations et de dénonciation des inégalités et des violences, mais aussi la sociogenèse et la mise en place de nouveaux programmes d’action publique orientés par le principe du gender mainstreaming (comme l’ « ABCD de l’égalité » en France) ou encore les processus d’établissement et d’institutionnalisation de nouvelles niches académiques (comme les études de/sur le genre devenues discipline à part entière dotée de budgets et ressources institutionnelles). Nous proposons d’inscrire les communications selon deux axes, l’un méthodologique, l’autre épistémologique :
1. Axe méthodologique Quels choix pour saisir les multiples dimensions d’un objet ? Comment choisir concrètement un lieu d’observationlorsqu’on travaille sur un processus de transnationalisation qui est un phénomène multi-niveaux ? Comment circonscrire un terrain d’enquête et les acteurs à observer ? Comment rendre opérationnelles certaines théories (par exemple l’intersectionnalité) ou certains concepts (citoyenneté, espace, solidarités), surtout lorsqu’il est difficile d’inscrire son objet dans un sous-champ disciplinaire précis ?
Les communications attendues devraient illustrer une pratique de l’interdisciplinarité en actes, proposant de réfléchir sur des chantiers de recherche, à partir d’exemples circonstanciés afin de montrer comment construire une démarche de recherche.
2. Epistémologie des « points de vue situés »
1) Quels seraient les apports spécifiques de la « perspective genre » à l’analyse et la compréhension de la transnationalisation ? Quels sont les liens entre l’approche disciplinaire et la perspective de genre ? Quels sont les usages distincts de la notion de « transnational » dans les dialogues entre politologues, sociologues, historien-ne-s et géographes qui adoptent une perspective de genre ? Comment construire une démarche pertinente avec une perspective de genre sur le genre, dès lors que cette notion traverse les frontières, parcourt les continents et acquiert un caractère polysémique ? Les communications attendues aborderont les transformations de sens et de contenu, la manière dont la notion de genre devient une catégorie d’action publique des Etats, en deçà et au-delà.
2) Peut-on parler d’apports spécifiques des points de vue situés ? Si les traditions nationales de recherche continuent à être prégnantes, la socialisation professionnelle des chercheurs, elle, est de plus en plus internationale et elle est même un prérequis lorsqu’il s’agit d’étudier des objets transnationaux. Quelles sont donc les conditions épistémologiques et méthodologiques qui favorisent, en francophonie, l’innovation dans les analyses de la transnationalisation sur des problématiques genrées largement dominées par la production académique anglophone (concepts, théories, circulation des idées) ? Dans quelle mesure les points de vue féministes – indisciplinés par excellence - sont-ils sont en mesure de renouveler les objets, la réflexivité et les acquis disciplinaires de la science politique ? Les communications peuvent aussi bien relever d’une revue de la littérature critique que de questionnements transversaux à plusieurs recherches appréhendant la transnationalisation et l’hybridation des discours et des pratiques liés au genre.

• Avant le 15 octobre
"Expériences et représentations de la maternité : Comprendre pour prévenir les violences intrafamiliales"
Colloque organisé le laboratoire ORACLE-CCLC, EA 4078
Organisatrice :
Sophie Geoffroy
12 et 13 novembre 2014
Présentation :
3ème volet du programme de recherche pluriannuel "Expériences et représentations de la Maternité dans l’OI : regards croisés."
Faisant suite aux précédents colloques internationaux soutenus par la Région Réunion et l’Observatoire des Sociétés de l’Océan Indien (« Maternité et parentalité à La Réunion et dans l’océan Indien : regards croisés », 2012 ; « Maternité, paternité à la lumière du Genre à La Réunion et dans l’océan Indien », 2013), ce volet 3 s’intitule :
Expériences et représentations de la maternité : Comprendre pour prévenir les violences intrafamiliales
Dans son ouvrage L’amour en plus. Histoire de l’amour maternel, 17ème s. – 20ème s., Elisabeth Badinter évoque « l’usage ambigü du concept de maternité qui renvoie à la fois à un état physiologique momentané, la grossesse, et à une action à long terme : le maternage et l’éducation. »1
Après les thèmes de la conception, de la gestation, de la parturition, l’accent sera mis sur le maternage et l’éducation, et plus précisément, afin de compléter notre programme de sensibilisation et de lutte contre les violences intrafamiliales, les situations critiques où la maternité est vécue, perçue, représentée comme une faute, voire un crime, et où l’enfant est traité comme le corps du délit.
L’analyse portera donc moins sur les cas de maternité heureuse ou glorifiée, mais sur une autre maternité : transgressive ou considérée comme telle (grossesses d’adolescentes...) ; maternité résultant d’un viol ; grossesses consécutives à un inceste ; maternité imposée ; maternité honteuse comme un secret à cacher (Magdalen Sisters en Irlande, asiles, etc), comme une faute à exhiber et à expier (Hawthorne, The Scarlet Letter), ou comme un filon à exploiter (femmes forçats en Australie ; femmes esclaves à Cuba ou dans l’Océan Indien). Et dans le cortège de ces maternités non désirées : maltraitance, infanticide, matricide, abandons (Stolen Generation en Australie ; enfants de la Creuse), naissances sous X, déni de grossesse, etc.
Sachant l’importance que revêt pour l’enfant son lien secure avec une figure d’attachement (la mère, le père ou toute autre personne en tenant lieu), sachant que ce lien n’est pas « naturel », qu’il se co- construit et qu’il se transmet, souvent de manière inconsciente, d’une génération à l’autre, l’orientation pluridisciplinaire (Lettres, Langues, Anthropologie, Sociologie, Philosophie, Psychologie, Psychanalyse, Sciences de l’Education, Droit, Economie) sera cette fois-ci complétée par l’intervention de Psychologues cliniciens spécialistes du lien d’attachement.
Les intervenants pourront aborder les thèmes suivants (liste non exhaustive) : - les représentations de la maternité dans la littérature ;
- la périnatalité dans l’Océan Indien ;
- le soutien et l’accompagnement à la parentalité en difficulté ;
- l’éducation familiale, entre tradition et modernité.
1 Paris : Flammarion, 1980, p. 8.
Les propositions (300 mots) doivent être envoyées à l’adresse suivante :
sophiegeoffroy632@yahoo.fr
Date limite d’envoi : le 15 octobre 2014
Les actes du colloque seront publiés après relecture des communications et accord du Comité scientifique.

• Avant le 1er septembre
"Soviet and Post-Soviet Sexualities"
UCL School of Slavonic and East European Studies
Friday, 20 February 2015, London
The aim of this one-day workshop is to engage critically with the under-researched topic of Soviet and post-Soviet sexualities. Prompted by the introduction of laws restricting the rights of LGBTQ citizens and the increase in homophobic violence in Russia and other post-Soviet states, there is a pressing need to understand attitudes towards non-normative sexualities,the lived experience of sexual minorities and the ways in which LGBTQ individuals and groups seek/have sought to negotiate/resist heteronormative structures and homophobia in the specific socio-political, cultural and historic contexts of the Soviet and post-Soviet space. The workshop will comprise papers from and debate among both established academics and research students from a range of disciplines and working on various aspects of the study of non-normative sexualities in the Soviet and post-Soviet space. The aim is to publish a special issue and/or an edited volume of the papers presented.
Confirmed speakers :
- Philip Bullock, University of Oxford
- Dan Healey, University of Oxford
- Alexander Kondakov, European University of St Petersburg
- Richard Mole, University College London
- Francesca Stella, University of Glasgow
If you would like to participate, please send an abstract of 200-300 words to Richard Mole at UCL (r.mole@ucl.ac.uk) by 1 September 2014. Papers from researchers based in the former Soviet Union will be particularly welcome. Funds are available to make a contribution (up to 100%) towards presenters’ travel and accommodation costs. If you have any questions, please do not hesitate to contact me.

• Avant le 1er septembre
"Transnationalism, Gender and Migration. The Intersectional challenges of Social Mobility"
International conference organised by : Maria José Guerra (ULL) and Laura Oso (UDC)
IUEM- Instituto Universitario de Estudios de las mujeres- Universidad de La Laguna.
ESOMI- Sociology of International Migrations Research Team - Universidade da Coruña
13-14 November 2014
Campus Universitario de la Universidad de La Laguna, Villa de Adeje, Canary Islands, Spain.
The key objective of this Conference is to articulate the debate surrounding issues of gender and migration from a Citizenship, Inter-generational and Social Mobility approach. Over the past two decades there has been a growing interest in the study of mobilities from a gender perspective. Literature has focused mainly on shedding light on the active participation of women in population movements, with particular attention on the transnational approach. Research has centred principally on the analysis of the reproductive role of migrant women as domestic servants, sex workers and care givers within the process of globalization. Literature also expanded around the issue of the transnational family. Nevertheless, less attention has been paid to the study of gendered mobilities from a Citizenship and Human Rights approach, as well as to the intergenerational and social mobility perspectives. The economic recession, which dates back to 2008, has had a tremendous impact on migrants and has led to a gendered restructuration of the strategies devised by households in an attempt to overcome the current climate of financial adversity. Within this context, transnational families are dealing with intergenerational social mobility strategies in order to face the economic recession (including complex forms of mobility, return, etc.). Lastly, gender and migration debates have focused essentially on non-qualified female workers, so scant attention has being paid to women professionals on the move.
The Conference will cover three main areas of discussion :
1-Transnational Citizenship, Gender and Human Rights :
The migratory phenomenon fosters transnationality. In this context, it is necessary to question the restrictive nature of a model of citizenship linked exclusively to guaranteeing the rights of individuals belonging to a nation state. The ongoing debate over the deterritorialization of citizenship cannot be isolated from the changes brought about by globalization and mobilities in different levels : from what we call translocality to transnationality. However, the gender and intersectional approaches in Migration Studies are still marginal in their theoretical and empirical dimensions. Rendering gender-branded structural injustice visible from a transnational approach is crucial in order to put forward new models of citizenship that advocate social and economic rights, in keeping with the normative framework of human rights. In this sense, we urgently need to firstly rebuild the framework of contributions to the possibility of a non- androcentric transnational citizenship and secondly, to propose normative orientations for mobility policies related to the political, social, economic, sexual and reproductive rights of women in order to respond to the principle of gender equality.
2-Gendered Social and Spatial Mobilities in a context of economic crisis : an intergenerational approach
The general aim of this area of discussion is to study the transnational social mobility strategies and trajectories of migrant families in a context of economic crisis. We will look into the way households negotiate family social mobility strategies by analysing the actions individuals choose in order to climb social ladders, as well as the series of personal and collective itineraries they undertake within the social hierarchy and the transnational social space. Our analysis will be based on an inter-generational and gender perspective. What is the impact of migrants’ transnational social and economic strategies on their social mobility trajectories ? And on those of their children ? How do they differ in terms of gender ? Do some transnational strategies represent social stagnation for some household members, yet revert on others in the form of upward social mobility ? We will analyse the articulation of economic, affective and social practices of immigrants, and how this articulation determines the social mobility of households and gender relations, in a context of economic crisis.
3-International Strategies of Professional Women : Challenging Mobility in their Life Course
The mobility of professional women has recently been the focus of an emergent interest by policy makers and scholars since globalisation has modified migration patterns, increasing flows and diversifying movers’ profiles. Highly-skilled women move because they are impelled to get away from family and patriarchal societies in search of freedom or sexual rights, personal fulfilment, forced by the dynamics of the global market or by the institutional culture of career progression, economic independence, commitment to their partners and family goals. A second point of interest concerns the life course, particularly because decisions are heavily dependent on age and family issues.
Firstly, figures reveal that young women opt for international mobility for educational reasons, although they disappear at postdoctoral level and when in senior positions. Secondly, partners were associated with negative mobility rates, but dual career couples provide more egalitarian family environments.
Submission guidelines :
The conference organisers invite paper proposals following the three areas of discussion suggested in different world regions. We invite interested participants to submit an abstract of no more than 300 words. We expect each proposal to clearly articulate the subject matter and its relevancy to the conference theme. Proposals should include the paper’s title and the author’s name, affiliation, and contact information, as well as a bio of 100 to 125 words describing the author’s background, accomplishments and research interests. Please sent the proposals to tenerifeconference@gmail.com before 01/09/2014.
Successful candidates will be notified by October 1st. Drafts of papers for presentation will be due by November 1st 2014.
Registration and other information (hotels, etc.) will be available from July 30th at : http://esomi.es (Transnationalism, Gender and Migration Conference)

• Avant le 15 octobre
"Religious Cultures and Gender Cultures. What is different about gender across religious cultures ?"
Journal of Contemporary Religion
Special Issue
In social scientific approaches, religion is predominantly examined as an important source of hegemonic cultural beliefs : religion is conceived as a key factor in shaping gender arrangements and beliefs, for example, religious doctrines that legitimate the unequal treatment of women and the control of women’s sexuality or women’s access to the public domain. This focus dominates particularly the analysis of religions that include a particular body of law, such as halacha in Judaism or shari’a in Islam ; religion is envisioned here as a cultural frame that prefigures the whole conduct and purpose of life as an asymmetric, gendered institution.
While religion is exclusively understood as a kind of cultural factor in these approaches, bound to traditional gender images, often viewed as ‘anti-modern’ and ‘backward’, we introduce religion in this call for papers instead as a variable that is contingent on culture itself. We suggest that religion be understood as a social sphere that mirrors cultural beliefs and (gender) codes like any other social field. In other words, we suppose that religion(s), gender beliefs in religion(s) and the social practices of religious actors vary according to social context, time and place. Consequently, the focus of this call is on the effects of the cultural construction of gender within the religious sphere in different societies and regions at various times—so that the analytical focus is on multiple religious settings, their cultural frames and how they shape gendered action and thinking in the religious field.
Following Ann Swidler’s understanding, we assume culture to be a structured set of symbolic representations and basic codes of meaning that shape social orientation, action and experience. In other words, culture is defined as the publicly available set of symbolic forms through which people express and experience meaning and through which modes of behavior and outlook within a community are shared. This includes the religious field and its various forms of social organization. As a result, religion mirrors the prior symbolic horizon of culture and its institutional crystallization, for example, notions of justice, equality or community. Through this approach, it will be possible to narrow down culture’s causal significance for gender inequality in multiple religious contexts and societies, including the directions into which religious gender relations are shifting in times of transition and crises or as a result of globalization and transnationalization. Besides, it will also be possible to explore religion’s emancipatory potential.
Against this background, we invite colleagues from the sociology of religion and other social sciences to submit abstracts for theoretical and empirically based articles, with individual case studies that focus on the intersection of gender, religion and culture and deal with the question : what is different about gender relations across religious cultures ?
Articles on the following topics are particularly welcome :
- the relevance of culture for gender relations and beliefs in varying religious traditions such as Islam, Christianity, Judaism, Buddhism, etc. and against different societal backgrounds (including migrant contexts) ;
- the way gender cultures and institutions structure beliefs and practices in the religious sphere and its forms of social organization, and the way these are negotiated, debated and re-organized in different cultural contexts, not only in Western-European societies, but also in Asia, Africa, Latin America etc. ;
- the relevance of cultural constraints in regards to questions of women’s participation and leadership in religion at various societal levels (local, regional, national, transnational, global) ;
- the influence of socio-cultural change on gender relations in the religious sphere within the context of crisis and conflict or against the background of socio-historical, political, economic and other forms of transformation.
Instructions to authors and deadlines :
Please submit an outline abstract of about 500 words (plus bibliographical references ; in .doc and .pdf format) by 15 October 2014 to both heidemarie.winkel@uni-potsdam.de and elisabeth.arweck@warwick.ac.uk, outlining the following :
. Title of proposed paper
. Contributing author/s and contact details
. Significance and importance of the research question
. Key concepts, research framework, aim and methodology
If provisionally accepted, full papers are to be submitted by April 2015 for review in line with JCR guidelines. Submission of an abstract does not guarantee publication. Submitted papers will go through the journal’s usual peer-review process. Authors will not receive any payment upon publication.
June , 2014

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4 - FORMATIONS :

• Brochure 2014-2015 du Centre d’études féminines et d’études de genre, Paris 8
La brochure de présentation du Master et du Doctorat 2014-2015 est en ligne :
http://www2.univ-paris8.fr/ef/spip.php?article88

• Master Sociologie et anthropologie : politique, culture et migrations. Spécialité Recherche : Genre et changement social et politique : perspectives transnationales - Université Paris Diderot-CEDREF-LCSP
2ème session d’inscription ouverte du 25 août au 10 septembre.
Dans la continuité de notre ancienne formation en Genre et développement, mais dans un esprit plus fortement tourné vers la recherche et dans une perspective mondiale assumée, le CEDREF propose pour le nouveau quadriennal 2014-2018, une spécialité visant à doter les étudiant-e-s de diverses origines géographiques, universitaires et professionnelles, de solides connaissances dans le domaine du genre, des études féministes et des perspectives transnationales.
Incluant les développements théoriques les plus récents, les spécificités et les points forts de cette spécialité sont :
- un regard transnational, afin de préparer les étudiant-e-s à analyser la réalité au-delà de l’Hexagone
- l’accent mis sur les perspectives post-coloniales et décoloniales, avec l’étude d’ auteur-e-s anglophones et hispanophones notamment
- la prise en compte décidée de l’imbrication des rapports sociaux de sexe, race et classe
- une attention particulière accordée à l’épistémologie, à l’éthique de la recherche et au point de vue situé
- une approche pluridisciplinaire (sociologie, anthropologie, sociologie politique, histoire)
Infos complètes :
http://www.univ-paris-diderot.fr/sc/site.php?bc=formations&np=SPECIALITE?NP=922

• Master EGALES/EGALITES, Lyon 2
Le défi de l’égalité et du genre avance avec la formation et la professionnalisation de ces métiers.
Tel est l’objectif des masters EGALES/EGALITES de l’Université Lyon 2, spécialité recherche ou professionnelle.
Une deuxième session de candidature pour 2014-2015 est en cours.
Date limite de dépôts : 12 septembre 2014
Pour candidater au Master européen ÉGALES :
http://egales.univ-lyon2.fr/medias/fichier/dossier-de-candidature-egales_1395162643886-pdf
Pour candidater au Master ÉGALITÉS :
http://egales.univ-lyon2.fr/medias/fichier/dossier-de-candidature-egalites_1395162653860-pdf
http://egales.univ-lyon2.fr

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5 - EN LIGNE :

• Odile Fillod, "Le camion et la poupée : jeux de singes, jeux de vilains"
Un argument est régulièrement invoqué à l’appui de l’idée qu’il existe une différence naturelle entre filles et garçons dans les choix de jouets : la même différence aurait été observée chez les singes. La lecture de la littérature scientifique ayant adressé cette question ne nous apprend pas grand chose sur les singes, et encore moins sur les enfants humains. Elle permet en revanche d’éclairer sous un jour intéressant le comportement des personnes qui ont utilisé cet argument, eu égard à la manière souvent fantaisiste – et toujours fallacieuse – dont ils ont résumé cette littérature. Ce nouvel exemple de vulgarisation scientifique alimentant la naturalisation du genre est aussi l’occasion d’explorer la grande diversité de ses chemins, ainsi que celle des modalités de distorsion des résultats d’études scientifiques.
http://allodoxia.blog.lemonde.fr/2014/07/23/camion-poupee-jeux-singes/

• INSEE, "Les aides financières à la garde des enfants favorisent-elles l’activité féminine ? L’exemple de la création de la Paje"
La présence de jeunes enfants a un effet important sur l’activité féminine. Les mères conservent très majoritairement une activité professionnelle après la naissance de leur premier enfant, mais les arrêts d’activité sont plus fréquents après le deuxième et surtout le troisième enfant. Ces arrêts d’activité peuvent refléter des choix personnels mais aussi des contraintes liées à la disponibilité et au coût des modes de garde.
Or le coût net pour les familles de la garde d’enfants a nettement diminué en 2004, avec la création de la prestation d’accueil du jeune enfant (Paje). Celle-ci s’est traduite par une hausse importante des aides à la garde des enfants et une extension des droits à une allocation de base pour les parents de jeunes enfants. Sa mise en place a été progressive, ce qui a créé des écarts temporaires de droits à prestations selon l’année de naissance des enfants. Ces écarts permettent ainsi d’isoler l’impact du coût de la garde des enfants des autres facteurs influant sur l’activité des mères de jeunes enfants et le choix de recourir à une garde payante.
http://www.insee.fr/fr/ffc/iana/ia18/ia18.pdf

• Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes, "Combattre maintenant les inégalités sexuées, sociales et territoriales dans les quartiers de la politique de la ville et les territoires ruraux fragilisés"
Concentration de la pauvreté, répartition traditionnelle renforcée des rôles sociaux entre les femmes et les hommes et moindre accès aux droits et aux services, notamment publics : tels sont les facteurs aggravants des inégalités femmes-hommes dans les territoires urbains et ruraux fragilisés, qui sont rappelés dans ce rapport. Ces inégalités sont massives, recoupent largement les inégalités sociales, et se renforcent entre elles. Le rapport du Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes a pour objet de propose des outils pratiques à destination des actrices et acteurs de terrain. Il formule 44 recommandations articulées autour de : trois champs d’action jugés prioritaires (emploi des femmes, espace public - citoyenneté - violences, accès aux droits et services) ; une démarche globale, dite « EGAliTER » (égalité femmes-hommes et égalité territoriale) composée de six piliers pour la mise en oeuvre des politiques d’égalité sur l’ensemble du territoire (portage politique, formation, ciblage des crédits, coordination et animation, innovation sociale, évaluation).
http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/144000357-combattre-maintenant-les-inegalites-sexuees-sociales-et-territoriales-dans-les?xtor=EPR-526

• Suzanne Sadedin, "War in the womb. A ferocious biological struggle between mother and baby belies any sentimental ideas we might have about pregnancy"
What sight could be more moving than a mother nursing her baby ? What better icon could one find for love, intimacy and boundless giving ? There’s a reason why the Madonna and Child became one of the world’s great religious symbols.
To see this spirit of maternal generosity carried to its logical extreme, consider Diaea ergandros, a species of Australian spider. All summer long, the mother fattens herself on insects so that when winter comes her little ones may suckle the blood from her leg joints. As they drink, she weakens, until the babies swarm over her, inject her with venom and devour her like any other prey.
(...)
http://aeon.co/magazine/science/pregnancy-is-a-battleground-between-mother-father-and-baby/

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6 - PUBLICATIONS :

• Safâa Monqid, Femmes dans la ville. Rabat : de la tradition à la modernité urbaine, PU de Rennes, 238 p., 19 euros. ISBN : 978-2-7535-3331-8
Cet ouvrage étudie les rapports des femmes marocaines avec leur ville, Rabat, et leur place réelle dans les espaces public et privé, à travers l’analyse de l’espace (la ville et le logement) tel qu’il est vécu, utilisé et pratiqué par les femmes. Comment la ville de Rabat, capitale moderne, ouverte sur l’Occident porte-t-elle la modernité des femmes ?
http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=3563

• Stéphanie Hennette-Vauchez, Marc Pichard et Diane Roman (dir.), La loi & le genre. Etudes critiques de droit français, Editions du CNRS, 79 euros. ISBN : 978-2-271-08200-7
Concept mobilisé depuis de nombreuses années dans la plupart des sciences humaines et sociales, le genre n’a guère suscité l’intérêt des juristes français. Le contraste avec les pratiques étrangères étonne, d’autant plus qu’il est un outil fondamental pour l’étude du principe d’égalité qui innerve l’ensemble des branches du droit. L’objet de cet ouvrage est de passer des pans entiers du droit français au crible de l’analyse de genre afin d’identifier la place du droit dans la construction – ou la remise en question – des rapports sociaux de sexe.
Le pouvoir, et son arme principale qu’est le droit, saisit, classe et discipline les individus. Le choix de prêter une attention particulière à la différence des sexes, et ce dès la naissance, par l’inscription à l’état civil – alors que d’autres catégorisations sont considérées comme non pertinentes sinon taboues – révèle la dimension culturellement construite et socialement performative du genre. Penser avec le concept de genre, c’est penser les mécanismes de pouvoir et de domination – et, pour le juriste, mesurer comment ils sont entérinés ou, au contraire, déjoués et corrigés, par la norme de droit.
La persistance du plafond de verre et des inégalités salariales, l’appréciation du comportement de la victime d’un viol, de la responsabilité de la femme enceinte à l’égard du foetus qu’elle porte ou de la légitime défense invocable par une victime de violences domestiques, illustrent l’acuité et la complexité des enjeux.
http://www.cnrseditions.fr/DroitLegislation/6937-la-loi-le-genre-sous-la-direction-de-stephanie-hennette-vauchez-marc-pichard-et-diane-roman.html

• Cahiers de la transidentité, "Les transidentités et l’école", n°4, L’Harmattan, 128 p., 14,50 euros. ISBN : 978-2-343-03862-9
Arnaud Alessandrin, Karine Espineira, Maud-Yeuse Thomas (dir.)
Pour cette quatrième édition, l’O.D.T. interroge les relations des transidentités à l’école. Comment celle-ci se comporte à leur égard ainsi qu’à l’égard de la diversité de genre ? De la France au Brésil, du Luxembourg au Canada, l’observation et l’analyse sont sans appel : l’effacement de la diversité de genre permet l’effacement des transidentités. Il s’ensuit ce " tableau noir " que cette somme d’articles explore et soumet à la lecture.
http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=numero&no_revue=901&no=44131

• Erin J. Rand, Reclaiming Queer. Activist and Academic Rhetorics of Resistance, The University Alabama Press, 224 p., 44,95 dollars. ISBN 978-0-8173-1828-4
Reclaiming Queer is an examination of the rhetorical linkage of queer theory in the academy with street-level queer activism in the 1980s and early 1990s.
The late 1980s and early 1990s were a defining historical moment for both queer activism and queer theory in the United States. LGBT communities, confronted with the alarming violence and homophobia of the AIDS crisis, often responded with angry, militant forms of activism designed not merely to promote acceptance or tolerance, but to forge identity and strength from victimization and assert loudly and forcefully their rights to safety and humanity. The activist reclamation of the word “queer” is one marker of this shift in ideology and practice, and it was mirrored in academic circles by the concurrent emergence of the new field of “queer theory.” That is, as queer activists were mobilizing in the streets, queer theorists were producing a similar foment in the halls and publications of academia, questioning regulatory categories of gender and sexuality, and attempting to illuminate the heteronormative foundations of Western thought. Notably, the narrative of queer theory’s development often describes it as arising from or being inspired by queer activism.
In Reclaiming Queer, Erin J. Rand examines both queer activist and academic practices during this period, taking as her primary object the rhetorical linkage of queer theory in the academy with street-level queer activism. Through this strategic conjuncture of activism and academia, Rand grapples with the specific conditions for and constraints on rhetorical agency in each context. She examines the early texts that inaugurated the field of queer theory, Queer Nation’s infamous “Queers Read This” manifesto, Larry Kramer’s polemic speeches and editorials, the Lesbian Avengers’ humorous and outrageous antics, the history of ACT UP, and the more recent appearance of Gay Shame activism. From these activist and academic discourses, Rand builds a theory of rhetorical agency that posits queerness as the very condition from which agency emerges.
Reclaiming Queer thus offers a critical look at the rhetoric of queer activism, engages the history of queer theory’s institutionalization and the politics of its proliferation, suggests a radically contextual understanding of rhetorical agency and form, and argues for the centrality of queerness to all rhetorical action.
http://www.uapress.ua.edu/product/Reclaiming-Queer,5850.aspx


Fédération de recherche sur le genre RING (FR 4120)
Bâtiment D - Salle 226
Université Paris 8
2 rue de la Liberté
93526 Saint-Denis - Cedex 02
- permanence tous les mardis -
01 49 40 73 49
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