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[Annonces du RING] - 15 octobre 2013


Date de mise en ligne : [17-10-2013]




[Annonces du RING]

// http://www.univ-paris8.fr/RING/index.php \\

[N’hésitez pas à m’adresser vos informations.]

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SOMMAIRE :
1 - COLLOQUES :
• "Entre nature et technique. Sciences, savoirs et stratégies du corps féminin (XVIIIe-XXIe siècle)", 17-18 octobre, Paris
• "Boire : question de genre ?", 18 octobre, Brest
• Cycle de conférences consacrées à l’égalité femmes/ hommes organisé par l’ESPE de l’académie de Nice
• Anne Lafont, "Plumes et pinceaux. Discours de femmes sur l’art avec en Europe (1750-1850)", 24 octobre, Paris
• "Age et cours de la vie : une construction genrée", 14 novembre, Paris INED
• "Le concept de genre et ses usages au fil des ans / L’émergence des objets et leur transformation", 22 novembre, Paris Pouchet
• "Sidonie, la jeune homosexuelle de Freud... Une psychanalyse après l’Œdipe ?", 23 novembre, Paris Diderot
• "Le genre du mal-être au travail. Comment révéler le genre dans l’étude des questions de santé au travail ?", 13 décembre, Paris Pouchet
2 - SEMINAIRES :
• "Genre et transgressions. Pratiques, stratégies, représentations dans l’espace euro-méditerranéen (XVIe-XXIe siècles)", Aix-en-Provence
• "Comment penser le travail au croisement des catégories ?", Paris Pouchet
• "Approches critiques des masculinités : Colonialité, néolibéralisme, globalisation", Paris EHESS
• "Théories féministes : articuler analyses et pratiques", Bruxelles
• "Langage(s), genre(s), sexualité(s)", Paris 3
• Séminaire Cresspa, Paris Pouchet
• Sylvette Denèfle, "Politiques urbaines et genre : essai d’analyse des résistances", 27 octobre
3 - APPELS A CONTRIBUTIONS :
• Avant le 15 octobre, "Sport et genre", revue IRSV
• Avant le 30 octobre, "Les femmes dans les expositions internationales et universelles (1878-1937). Actrices et objets des savoirs", Paris Descartes
• Avant le 30 novembre, "Quel(s) genre(s) ? Enseignement, élèves, enseignant.e.s", Revue Internationale d’Ethnographie
• Avant le 14 janvier 2014, "Penser l’intersectionnalité", revue ¿ Interrogations ?
• Avant le 15 octobre, "Cities gender policy : history and modernity", Kharkov (Ukraine)
• Avant le 16 octobre, "Queer of Colour Geographies", Canada
• Avant le 19 octobre, "Gender Quotas at the Global Level : Towards Parity Governance ?", Florence (Italie)
• Avant le 15 avril 2014, "Queer Québec Colloquium", Montréal (Canada)
4 - THESES :
• Maud Navarre, "Des carrières politiques sous contraintes de genre. Le cas des élues en Bourgogne"
• Céline Belledent, "Critiques des dispositifs de sexualité entre contrôle des populations et subversion des normes sociales"
5 - DIVERS :
• Genre, sexualité & société, "VIH/sida"
• Nathalie Brafman, "A la fac, briser l’impunité du harcèlement sexuel", Le Monde
• Campagne d’attribution d’articles pour l’encyclopédie évolutive dédiée aux femmes et au genre en poésie
• Création de l’assocation "Genres, sexualités, langage"
• Prix de thèse de l’Institut du genre
• Disability Studies Quarterly, "Improving Feminist Philosophy and Theory by Taking Account of Disability"
• Lancement de la revue QED : A Journal in GLBTQ Worldmaking
6 - PUBLICATIONS :
• Fabien Knittel et Pascal Raggi (dir.), Genre et techniques. XIXe-XXIe siècle
• Cahiers de Recherches Interdisciplinaires et Transculturelles, "Corps, maison, pays : espaces de la construction de l’identité sexuée"
• Asuncion Fresnoza-Flot, Mères migrantes sans frontières. La dimension invisible de l’immigration philippine en France
• Maria San Filippo, The B Word, Bisexuality in Contemporary Film and Television

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1 - COLLOQUES :

• "Entre nature et technique. Sciences, savoirs et stratégies du corps féminin (XVIIIe-XXIe siècle)"
17-18 Octobre
Centre Alexandre Koyré – Histoire des sciences et des techniques
27, rue Damesme - Paris 13e"
Salle des séminaires
Présentation :
Quel est le rôle joué par la pensée et la pratique scientifiques dans la construction, voire la légitimation, de la domination masculine sur les femmes ? Quel est, au contraire, le rôle actif du corps, notemment féminin, dans la construction et la déconstruction des savoirs ? Dans ces journées d’étude il s’agira surtout de prendre comme objet d’analyse le corps féminin en tant que « lieu possible de toutes les interventions », c’est-à dire en tant que matériel, source et ressource pour la production de savoirs, de pratiques et de techniques d’intervention sur soi et de transformation de soi, pour une expérimentation constante brouillant la netteté des frontières biologiques, des limites du corps lui-même et de ses capacités productrices et reproductrices.
Programme :
Jeudi 17 Octobre
. 10h00-13h00 :
Ouverture par Jeanne Peiffer (Centre Alexandre Koyré)
Présentation des journées d’étude par Silvia Chiletti (Centre Alexandre Koyré)
Session 1 : Corps et sexualités : questions historiques et épistémologiques
Discutante : Elsa Dorlin (Université Paris 8)
> Aude Fauvel (IUHMSP - Lausanne) : Jouir ou ne pas jouir. La médecine, les femmes et le plaisir au XIXe siècle.
> Eva Rodriguez (Université Paris 8-LABTOP) : Le sexe au laboratoire : penser la
différence sexuelle à la fin du XIXe sièclePause
> Vinzia Fiorino (Università di Pisa) : Le corps hystérique : histoire d’un geste à partir des représentations visuelles
. 14h30-17h00
Session 2 : Corps et psyché : le sexe de la maladie mentale
Discutant : Jean-Christophe Coffin (Paris Descartes – Centre Alexandre Koyré)
> Nicole Edelman (Université Paris Ouest Nanterre-HAR) : Corps en état de
somnambulisme et savoirs médicaux.
> Véronique Fau (Centre Alexandre Koyré) : Intégration et restitution du discours médical et aliéniste par des femmes révoltées au XIXe sièclePause
> Laura Piccand (Université de Genève) : Des hormones aux neurones, et retour : traductions et reconfigurations dans le passage du syndrome prémenstruel au trouble dysphorique prémenstruel (Suisse, début des années 2000)
> Francesca Arena (Université Aix-Marseille-TELEMME) : La « transparence psychique » de la grossesse : une nouvelle notion ? Les échos du pouvoir d’imagination de la femme enceinte dans les représentations médicales contemporaines
. 17h00-17h40 : discussion
Contact et infos :
http://www.koyre.cnrs.fr/

• "Boire : question de genre ?"
Journée d’étude organisée par le Laboratoire d’études et de recherches en collaboration avec le Centre de recherche historique de l’Ouest (Cerhio Lorient, UMR 6258) Brest - Lorient sociologiques (Labers ex ARS, UBO, EA 3149)
vendredi 18 octobre
UFR Lettres et Sciences Humaines - Brest
salle B 001
Programme :
Matinée (9h - 12h) :
Animatrice : Charlotte Debest (Sociologue - UBO, Brest)
> Thierry Fillaut (histoire contemporaine - CERHIO - CNRS UMR 6258 - UBS) "La lutte antialcoolique en France (1870-1970) : une affaire de genre ?"
> Ludovic Gaussot (Socio - GRESCO - EA 3815 - Poitiers) "Quelques différenciations de genre dans les usages de l’alcool et leurs conséquences"
> Christelle Pineau (doctorante ethno - CRBC - UBO) "Vins à vendre, Femmes "objet" de convoitise"
Aprés-midi (13h30 - 18h00) :
Animatrice : Emilie Potin (Maître de conférence en Sociologie - Université Rennes 2)
> Jean-François Laë ( socio -GTM-CRESPPA UMR 7217 -CNRS- Paris 8) "Les mots pour dire l’excès"
> Hugues Pentecouteau (socio - CREAD - EA 3875 - Rennes 2) "Ne plus boire comme un homme. Quelle masculinité dans l’abstinence ?"
> Muriel Salle (histoire - Université Lyon 1-IUFM, CRIS) "L’alcoolisme au féminin. Discours médicaux au prisme de l’histoire du genre"
> Pierre Bodenez (Psychiatre - CHRU Brest) "Point de vue d’un clinicien"
Contact :
claudie.inisan@univ-brest.fr

• Cycle de conférences consacrées à l’égalité femmes/ hommes organisé par l’ESPE de l’académie de Nice
Conférences Ecole Supérieure du Professorat et de l’Education
(avec le soutien de la ville de Nice et de la Fédération RING)
Programme :
. 23 Octobre 2013 : 15h30-17h30 : ESPE, avenue Liégeard
Michèle Riot Sarcey
Qu’est qu’être libre ? Le long chemin de la liberté au féminin
Michèle Riot-Sarcey est professeure à l’université Paris VIII-Saint Denis. Ses travaux portent sur l’histoire politique et celle des utopies au XIXème siècle.
. 6 novembre 2013 : 15h30-17h30 : ESPE, avenue Liégeard
André Rauch
Trois figures de la virilité. Le militaire, le sportif, le père
André Rauch est professeur à l’Université de Strasbourg, spécialiste d’histoire culturelle des XIXè et XXème siècles
. 28 novembre 2013 : 13h30-15h30, amphithéâtre de la villa Arson, avenue Liégeard
Catherine Vidal
Le cerveau a-t-il un sexe ?
Catherine Vidal est neurobiologiste, directrice de recherche à l’Institut Pasteur. Ses principales recherches portent sur la douleur, le rôle du cortex frontal dans la mémoire et l’attention, les fonctions cognitives associées au SIDA, et dans les maladies à prions, sur les questions concernant le cerveau, le sexe et le déterminisme en biologie.
Infos :
https://efor2.iufm.unice.fr

• Anne Lafont, "Plumes et pinceaux. Discours de femmes sur l’art avec en Europe (1750-1850)"
Rencontre-débat organisé par l’Institut du Genre et le Columbia Global Center de Reid Hall
Jeudi 24 octobre 2013 de 18h30 à 20h30
Reid Hall
Salle des conférences, RC, 3e jardin 4 rue de Chevreuse 75006 Paris
Avec :
Séverine Sofio, chercheuse CNRS au CRESSPA - UMR 8562
Nicole Pellegrin, chercheuse CNRS à l’IHMC - ENS Paris
Présentation :
Si Germaine de Staël et Marceline Desbordes-Valmore sont connues pour leurs réflexions sur l’art, d’autres textes et pensées de femmes des années 1750-1840 en France, mais aussi en Angleterre et en Allemagne, le sont moins, ou pas du tout.
C’est un florilège de ces écrits qui est donné à lire ici : de Mme de Beaumer à Edmée de Syva, en passant par Félicité de Genlis (dont sont publiés deux textes inédits, Essai sur les arts et Catalogue pit- toresque du cabinet de tableaux de Monsieur le comte de Sommari- va), Élisabeth Vigée-Lebrun, Helmina von Chézy, Anne Plumptre, parmi une quinzaine d’autres. Journalistes, critiques d’art, artistes ou voyageuses curieuses et averties visitant les musées européens avec passion, elles usent de tous moyens littéraires pour faire en- tendre des positions esthétiques, morales, voire politiques sur l’art et son histoire.
Contact :
isabelle.pastor-sorokine@mshparisnord.fr

• "Âge et cours de la vie : une construction genrée"
Journée d’études organisée dans le cadre du séminaire de recherche de l’unité “Démographie, genre et société”
Organisée par Michel Bozon et Joëlle Gaymu
Jeudi 14 novembre 2013 à l’INED (salle Alfred Sauvy), Paris 20ème
Programme :
. 9h00-9h15 Accueil des participant-e-s
. 9h15-9h30 Mot de bienvenue par Christelle Hamel et Wilfried Rault
. 9h30-10h00 Age et genre, enjeux sociaux et scientifiques
Conférence introductive par Marc Bessin (IRIS/EHESS)
. 10h00-11h15 L’enfance du genre
présidé par Lidia Panico (Ined)
> Olivia Samuel (Université de Versailles-St Quentin/Ined), Carole Brugeilles (Université Paris-Ouest), Sara Brachet, Agnès Pélage, Anne Paillet, Catherine Rollet (Université de Versailles-St Quentin), Le genre en gestation ou ce que la connaissance du fœtus fait aux futurs parents et au futur bébé
> Sylvie Cromer (Université Lille 2/Ined), La prime éducation est-elle genrée ?
Discussion
. 11h15-11h45 Pause
. 11h45-13h00 Genre, « maturation » sociale, passage à l’âge adulte
présidé par Stéphane Legleye (Ined)
> Claire Scodellaro (Université de Nancy/Ined), Jean-Louis Pan Ke Shon (INSEE), Stéphane Legleye (Ined), Anorexie mentale et boulimie à l’adolescence
> Christelle Hamel (Ined), Laure Moguerou (Université Paris-Ouest), Emmanuelle Santelli (Centre Max Weber-CNRS), Le passage à l’âge adulte des enfants d’immigrés
Discussion
. 13h00-14h15 Déjeuner
. 14h15-15h30 La vie adulte : genre et seuils biographiques
présidé par Eva Lelièvre (Ined)
> Emmanuelle Cambois (Ined), Clémentine Garrouste (Paris Dauphine), Ariane Pailhé (Ined), Carrières féminines, carrières masculines et santé
> Carole Bonnet (Ined), Bertrand Garbinti (INSEE), Anne Solaz (Ined), Conséquences économiques du divorce pour les femmes et les hommes
Discussion
. 15h30-16h00 Pause
. 16h00-17h15 Le genre à l’épreuve du vieillissement
présidé par Patrick Festy (Ined).
> Christine Théré (Ined), Histoire de la représentation de la ménopause
> Joëlle Gaymu (Ined), La dépendance, une affaire de femmes ?
Discussion
. 17h15-17h45 Déconstruction/reconstruction de l’âge au prisme du genre
Conclusion de la journée par Michel Bozon (Ined)
Contact :
severine.fanon@ined.fr

• "Le concept de genre et ses usages au fil des ans / L’émergence des objets et leur transformation"
Journée d’étude organisée par les Cahiers du Genre autour du numéro « Rétrospectives », n° 54, printemps 2013, coordonné par Isabelle Clair et Jacqueline Heinen
vendredi 22 novembre 2013
au CNRS – 59 rue Pouchet - 75017 Paris salle de conférences
Présentation :
Les différents articles publiés dans ce numéro seront commentés par des invité∙e∙s extérieur∙e∙s et des membres du comité de lecture de la revue, en présence de leurs auteur∙e∙s. La confrontation des points de vue portera sur les évolutions des usages du concept de genre ainsi que de trois des objets de recherche qui ont vu le jour au sein des études de genre au cours des quarante dernières années (le travail, la citoyenneté, la sexualité).
Programme :
Matinée (10h-12h30) : Le concept de genre et ses usages au fil des ans
> Nacira Guénif, professeure en sciences de l’éducation à l’université Paris 8, EXPERICE (EA Paris 13-Paris 8), membre du comité de lecture des Cahiers du Genre : « Éléments pour penser la viabilité d’une épistémologie trouble »
À propos de l’article « Féminisme du positionnement : héritages et perspectives contemporaines » (Sarah Bracke et María Puig della Bellacasa).
> Estelle Ferrarese, professeure de science politique à l’université de Strasbourg, Laboratoire Cultures et Sociétés en Europe (UMR université de Strasbourg/CNRS), traductrice en français de Nancy Fraser et membre du comité de lecture des Cahiers du Genre : « Translations du genre »
À propos d’un entretien croisé avec Oristelle Bonis, Cynthia Kraus et Gail Pheterson, en présence de ces deux dernières.
> Maxime Cervulle, maître de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’université Paris 8, CEMTI (EA Paris 8) : « De l’homonormativité à l’homonationalisme : le genre au prisme de la deuxième vague queer »
Après-midi (14h-17h) : L’émergence des objets et leur transformation
> Didier Demazière, directeur de recherche en sociologie, CSO (UMR CNRS/Sciences Po) : « Le travail : des revues britanniques et françaises au crible de la comparaison, 1987-2012 »
À propos de l’article « La visibilité du genre dans quatre revues de sociologie du travail : comparaisons France et Grande-Bretagne (1987-2012) », en présence de deux de ses auteur∙e∙s : Pierre Bataille et Nicky Le Feuvre.
> Jacques Commaille, professeur émérite de sociologie à l’École Normale Supérieure de Cachan, ISP (UMR ENS Cachan/CNRS) : « La citoyenneté et l’État : à propos des recherches du groupe ‘État et rapports sociaux de sexe’, 1987-2012 »
À propos de l’article « Quelle citoyenneté pour les femmes ? État des lieux et perspectives (1987-2012) », en présence de ses auteures, fondatrices/animatrices du groupe ‘État et rapports sociaux de sexe’ : Alisa Del Re, Arlette Gautier, Jacqueline Heinen, Jane Jenson, Bérengère Marques-Pereira et Martine Spensky.
> Pascale Molinier, professeure de psychologie sociale à l’université Paris 13-Villateneuse, UTRPP (EA Paris 13), membre du comité de lecture des Cahiers du Genre : « La sexualité : exhumation d’un (non)débat sur la pensée de l’articulation entre genre et sexualité »
À propos de l’article « Pourquoi penser la sexualité pour penser le genre en sociologie ? Retour sur quarante ans de réticences », en présence de son auteure : Isabelle Clair.
Contact :
daniele.senotier@gtm.cnrs.fr

• "Sidonie, la jeune homosexuelle de Freud... Une psychanalyse après l’Œdipe ?"
Journée scientifique du CRPMS, organisée par Laurie Laufer, Sara Piazza et Vincent Bourseul.
Samedi 23 Novembre 2013 - 9H00 à 18H00 - Halle aux farines, Amphi 8C, Université Paris Diderot-Paris 7 - M° Bibliothèque François Mitterrand.
Avec Jean Allouch, Thamy Ayouch, Fabrice Bourlez,Vincent Bourseul, Catherine Desprats-Péquignot, Christian Hoffmann, Laurie Laufer, Alain Vanier, Inès Rieder, Stélios Sardelas, Mira Younès.
Argumentaire :
Ainsi s’exprimait Sidonie Scillag auprès de se première amie, la prostituée nobiliaire Léonie von Puttkamer, au sortir du cabinet de Freud, en 1919 :
« Tu sais qu’il m’interroge depuis quelques temps sur mes parents et sur mes frères et qu’il veut tout savoir sur eux. C’est sur le plus jeune qu’il s’est surtout acharné la dernière fois. Imagine ce qu’il m’a dit aujourd’hui : que j’aurais aimé avoir un enfant de mon père, et évidemment comme c’est ma mère qui l’a eu, je la hais à cause de ça et mon père aussi, c’est pour ça que je me détourne complètement des hommes... ». « C’est un goujat, un type détestable. Il a l’imagination la plus dégoûtante qu’on puisse avoir. Ah, ce subconscient ! ». « Il doit pourtant savoir que je suis innocente comme un enfant de cinq ans. Je ne comprends pas comment il a pu devenir célèbre celui-là... ».
Sidonie Csillag, dans son témoignage accordé à notre invitée Inès Rieder, permet de repenser la sexualité et l’homosexualité aujourd’hui. Près d’un siècle après sa rencontre avec Freud, que reste-t-il des tentatives de « théorisation » de l’homosexualité ? Que savons-nous de mieux, dans la modernité, sur les rapports entre le sexuel, les normes et l’inconscient ? Quelles théories et quelles pratiques cliniques développons-nous en 2013, après l’Œdipe freudien des années 1900-1910 ?
Programme et infos :
http://www.crpm.univ-paris-diderot.fr/spip.php?article461

• "Le genre du mal-être au travail. Comment révéler le genre dans l’étude des questions de santé au travail ?"
Colloque international organisé par le Centre de recherches sociologiques et politiques de Paris (CRESPPA-GTM)
13 décembre
59/61 rue Pouchet, Paris
Présentation :
Enjeu de santé publique, la question de la santé mentale a fait l’objet d’un intérêt social fort dans la dernière décennie. Cependant, les chercheuses-rs en sciences sociales traitent peu des problèmes liés au travail en les référant au genre. Caractériser le mal-être au travail en mettant l’accent sur le vécu des acteurs dans une perspective de genre, telle était l’orientation du séminaire de cette année. Au cours de ce colloque, nous reviendrons sur les réflexions de l’année et discuterons avec des intervenants de différents pays, interpellés pour réagir et approfondir les problématiques et hypothèses en liant le genre au travail et la santé.
Programme :
. 9h30
> Régine Bercot, Professeur de Sociologie, CRESPPA-GTM
Le mal être du genre au travail.
> Angelo Soares. Professeur École des Sciences de la Gestion, UQAM
Le genre du mal être : les conduites suicidaires et le travail dans de sombres temps. Discussion
> Marie Ansoleaga, PhD in Public Health, Department of Psychology, Université Diego Portales, Santiago, Chile Les injustices sociales et le malaise au travail : analyse des risques psycho sociaux dans une perspective de genre. Discussion
. 14h30
> Karen Messing, CINBIOSE, Université du Québec à Montréal
Genre, sexe, santé et conditions de conciliation travail/famille (dans l’enquête québécoise). Discussion
Pause
> Marianne Lacomblez, Professora Catedrática,, Centro de Psicologia da Universidade do Porto Quand les horaires de travail se conjuguent douloureusement au féminin.
Discussion
> Nicky Le Feuvre, Professeure de sociologie à l’Université de Lausanne.
Soulager les souffrances au travail en repensant l’articulation des temps sociaux sexués ?
Contact :
anne.jacquelin@yahoo.fr

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2 - SEMINAIRES :

• "Genre et transgressions. Pratiques, stratégies, représentations dans l’espace euro-méditerranéen (XVIe-XXIe siècles)"
Séminaire TELEMME - UMR 7303, Axe 2 – groupe 3 Genre, Femmes, Méditerranée (GeFeM)
Organisatrices :
Karine Lambert (Université de Nice/Telemme)- Anne Montenach (Aix-Marseille Université/Telemme)
Le séminaire se tient à la Maison Méditerranéenne des Sciences de l’Homme (Aix-en-Provence), un jeudi par mois, de 15h à 17h en salle 101- E. Temime (1er étage gauche).
Programme :
· Jeudi 17 octobre : Yvonne Knibiehler, Brigitte Hess, Monique Ottaviani et Magali Tardieu (Association Demeter-Coré), « Travail et maternité ».
· Jeudi 14 novembre : Marie-Jo Bonnet, historienne et écrivaine, « Les relations amoureuses entre les femmes, XVIe-XXe siècles : subversion, transgression, émancipation, quelles différences ? 
· Jeudi 12 décembre : Régis Schlagdenhauffen, LISE : Laboratoire interdisciplinaire de sociologie économique- CNAM/CNRS), « La persécution nazie des homosexuels et sa mémoire »
· Jeudi 16 janvier 2014 : Jean-Marie Zingraff (TELEMME), « Grossesses illégitimes : comportements transgressifs dans une perspective de genre aux XVIIe et XVIIIe siècles ».
· Jeudi 13 février : Coline Zellal (ENS Lyon), « Genre et travail dans la parfumerie grassoise (1900-1950).
· Jeudi 20 mars : journée d’étude : l’actualité des recherches sur le genre à la MMSH d’Aix-en-Provence (programme à venir)
· Jeudi 17 avril : Catherine Blaya (13DL-CAPEF- Observatoire International de la violence à l’Ecole, Université Nice Sophia Antipolis), « Cyberviolence et cyberharcèlement, les filles plus victimes que les garçons ? ».
· Jeudi 22 mai : Martine Charageat (Bordeaux III-Ausonius), « Transgression et genre dans la conflictualité matrimoniale à la fin du Moyen-Âge (XVe-XVIe siècles) ».
· Jeudi 19 juin : Renée Dray-Bensoussan (TELEMME), « Transgression et marginalité des femmes dans les camps ».
Infos :
http://telemme.mmsh.univ-aix.fr/recherche/groupe.aspx?id=223

• "Comment penser le travail au croisement des catégories ?"
2ème année
Séminaire organisé par Fanny Gallot, Danièle Kergoat, Audrey Molis, Michelle Paiva
Les séances auront lieu au CRESPPA-GTM
59/61, rue Pouchet 75017
Présentation :
Dans le contexte actuel, la complexité des dominations, exploitations et oppressions subies par les travailleur-se-s impose une analyse mobilisant simultanément, et au minimum, les rapports sociaux de race/sexe/classe. Cette analyse est tout autant nécessaire pour repérer les marges de manœuvre et comprendre la nature des résistances et des luttes individuelles et collectives. Néanmoins, saisir la dynamique de co-construction et de reproduction de l’ensemble de ces rapports sociaux n’est pas entreprise facile. Car ne raisonner qu’en termes de catégories, de surcroît de façon additive, ne permet pas forcément d’analyser les effets produits par l’enchevêtrement des rapports sociaux. Tels étaient les points de départ de l’année passée. Après une année de réflexion collective, c’est sans doute au niveau méthodologique que les acquis sont les plus sensibles : propositions d’« agencement » des rapports sociaux afin d’organiser la pensée de leur emboîtement, mise en évidence de la subjectivité qui traverse le travail de catégorisation, propositions quant au choix des terrains (partir des marges, comment croiser macro/méso/micro...), etc. Le séminaire continuera d’y accorder toute son attention.
S’agissant de l’analyse du croisement des rapports sociaux au travail, nous avons mis en débat la notion de catégories. Comment celles-ci sont-elles façonnées ? Quelle portée explicative ont-elles ? Nous poursuivrons la réflexion sur ce thème ainsi que sur le potentiel heuristique respectif des deux dispositifs théoriques que sont l’intersectionnalité et la consubstantialité. Ce sera le premier thème transversal du séminaire.
Par ailleurs, ce croisement des rapports sociaux produit des marges de manœuvres. Ainsi, la question de la capacité d’agir individuelle et collective, apparue à maintes reprises l’an dernier constituera le second thème transversal.
Le séminaire 2013-2014 a donc un double objectif : approfondir les acquis de l’année précédente sur la thématique du croisement des catégories au travail et proposer une lecture transversalisante des séances à venir sur le plan de la capacité d’agir.
Pour ce faire, nous proposons des séances alternées : certaines qui peuvent être dites « classiques », un-e intervenant.e présentant ses travaux, alterneront avec la rencontre avec d’autres séminaires, colloques, acteurs de la vie sociale, culturelle, etc. Le postulat étant que le procès de cumulation sur les problèmes qui nous intéressent – le travail, les rapports sociaux – gagnera à la confrontation avec d’autres acteurs sociaux et d’autres lieux scientifiques. C’est cette nouvelle façon de faire séminaire que nous tenterons de poursuivre durant l’année qui vient.
Programme :
. 1ère séance, jeudi 10 octobre de 14h à 17h (Salle 255)
"Travail, mondialisation et imbrication des rapports sociaux : réflexion autour du travail considéré comme féminin et des « vases communicants »".
Jules Falquet, Maîtresse de conférences HDR ; CEDREF (Centre d’Enseignement, de Documentation et de Recherches pour les Etudes Féministes)- CSPRP (Centre de Sociologie des Pratiques et des Représentations Politiques) ; Responsable de la spécialité de Master (recherche) Genre et Développement ; UFR de Sciences sociales, Université Paris Diderot
Discutante, Michelle Paiva, Doctorante en sociologie, Paris 8 - CRESPPA-GTM, associée au GISCOP93
. 2nd séance, jeudi 14 novembre de 14h à 17h (Salle 255) "Genre et classes populaires : dominations et agency"
Les organisateur(ice)s du séminaire « Genre et Classes Populaires »
. 3ème séance, jeudi 12 décembre de 14h à 17h (Salle 255) "Croisement, décroisement : le travail domestique au cœur des rapports sociaux"
Rose-Myrlie JOSEPH, Doctorante à l’Université de Lausanne/Paris
. 4ème séance, jeudi 16 janvier de 14h à 17h (la salle sera précisée ultérieurement) "Comment mettre en scène les rapports de domination ? "
Les comédien.ne.s du Théâtre de l’opprime
. 5ème séance, jeudi 20 février de 14h à 17h (Salle 255) "Sexage’ en recomposition : le cas des travailleuses domestiques résidentes au Canada"
Elsa Galerand, Professeur de sociologie à l’UQAM et Martin Gallié, professeur de droit à l’UQAM (Québec)
. 6ème séance, jeudi 20 mars de 14h à 17h (la salle sera précisée ultérieurement) "Comment penser les catégories d’intersectionnalité et de consubstantialité à partir des débats du colloque international ?- "Théories et pratiques du care. Comparaisons internationales", Paris, juin, 2013.
Helena Hirata, Sociologue, Directrice de recherche émérite, CNRS Efthymia Makridou, Doctorante en sociologie, Paris 8 - CRESPPA-GTM
. 7ème séance, jeudi 10 avril de 14h à 17h (la salle sera précisée ultérieurement) "La femme de paille" (titre provisoire)
Carmen DIOP, Doctorante en sociologie, Paris-V-René-Descartes
. 8ème séance, jeudi 22 mai de 14h à 17h (la salle sera précisée ultérieurement) "Travailler dans l’industrie cosmétique au croisement des catégories" (titre provisoire)
Fanny GALLOT, Docteure en histoire contemporaine, LHEST-IDHE Michelle PAIVA, Doctorante CRESPPA-GTM, Université Paris 8, associée au GISCOP93
. 9ème séance de Conclusion, jeudi 19 juin de 14h à 17h (la salle sera précisée ultérieurement) Séance de clôture et bilan de l’année
Les organisatrices du séminaire et tou.te.s les présent.e.s
Contact :
fanny.gallot@gmail.com

• "Approches critiques des masculinités : Colonialité, néolibéralisme, globalisation"
Séminaire de recherche EHESS organisé par Mélanie Gourarier (LabTop, Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis), Gianfranco Rebucini (iiAC-LAIOS, EHESS) et Florian Voros (IRIS, EHESS). Il s’inscrit dans la spécialité « Genre, politique et sexualités » du master recherche de l’Ecole des hautes études en sciences sociales.
Les séances auront lieu les 2ème et 4ème lundi du mois, de 15h à 17h, au 105 boulevard Raspail, 75006 Paris, en salle 9.
Présentation :
Ce séminaire se veut un espace de réflexion sur les enjeux théoriques, méthodologiques et politiques posés par l’étude des masculinités en sciences humaines et sociales. Dans le sillage des gender studies émerge, dans les années 1980, un nouveau champ d’études, les masculinity studies. La constitution de ce champ d’étude marque d’abord une rupture féministe par rapport aux sciences humaines et sociales androcentrées et se construit contre les approches essentialistes de « la » masculinité pour déployer une compréhension historicisée des masculinités. L’objectif est alors d’appréhender les masculinités dans leur multiplicité et à partir des rapports de pouvoir qui les constituent et les hiérarchisent. Ce champ d’étude a été notamment marqué par les travaux de la sociologue Raewyn Connell qui a introduit le concept de « masculinité hégémonique » pour penser les processus de normalisation et de marginalisation des masculinités. Nous consacrons la première édition de ce séminaire aux approches critiques croisées des masculinités, de la colonialité, du néolibéralisme et de la globalisation. Nous alternerons discussion de textes et interventions de chercheur.e.s invité.e.s.
Programme :
. Séance 1 : 25 novembre – Introduction générale
Lecture : « Masculinités, colonialité et néolibéralisme. Entretien avec Raewyn Connell http://www.contretemps.eu/interviews/masculinités-colonialité-néolibéralisme-entretien-raewyn-connell
. Séance 2 : 9 décembre – Masculinité hégémonique : lectures critiques du concept
Séance consacrée à la lecture de textes, animée par l’équipe organisatrice du séminaire
. Séance 3 : 13 janvier
Patrick Farges (CEREG, Université Paris 3 Sorbonne-Nouvelle), « ‘‘Civiliser l’Orient et faire fleurir le désert’’ : vers une histoire critique du masculin à l’exemple des juifs allemands (Yekkes) en Palestine/Israël après 1933 »
. Séance 4 : 27 janvier décembre - Néolibéralisme et transformation des modèles de masculinité
Séance consacrée à la lecture de textes, animée par l’équipe organisatrice du séminaire
. Séance 5 : 10 février
Pascale Molinier (UTRPP, Université Paris 13 Nord), « Retour sur la crise des masculinités. Virilité et risque suicidaire lié au travail »
. Séance 6 : 24 février – Les masculinités dans les cultures visuelles postcoloniales
Séance consacrée à la lecture de textes, animée par l’équipe organisatrice du séminaire
. Séance 7 : 10 mars
Elissa Mailander (CHSP, Sciences Po Paris) « Retours impuissants ? Parler du dysfonctionnement sexuel masculin en Allemagne à la sortie de la guerre (1945-1951) »
. Séance 8 : 24 mars
Amélie Le Renard (CMH, CNRS), « ‘‘On n’est pas formatés comme ça en Occident’’. Masculinités en compétition, normes de genre et hiérarchies entre nationalités dans une multinationale du Golfe »
. Séance 9 : 28 avril
Franck Freitas (CRESPPA-GTM, Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis),« Trouble (de genre) dans l’Atlantique Noir : effets de la commercialisation et de la diffusion des représentations noires-américaines dans un contexte de mondialisation »
. Séance 10 : 12 mai
Patrick Awondo (The Graduate Institute of Development Studies, Genève), « Les masculinités de la santé mondiale : une lecture de la question des MSM en santé publique en Afrique de l’Ouest »
. Séance 11 : 26 mai - Produire des savoirs critiques sur les masculinités
Séance consacrée à la lecture de textes, animée par l’équipe organisatrice du séminaire
. Séance 12 (date à confirmer) - Conclusion générale
Contact :
melanie.gourarier@ehess.fr, gianfranco_rebucini@hotmail.com

• "Théories féministes : articuler analyses et pratiques"
Séminaire de lecture 2013-2014 de l’Observatoire du sida et des sexualités, Université Saint-Louis, Bruxelles
Organisation :
Myriam Dieleman et Charlotte Pezeril
Les vendredis de 14h à 17h30 à l’Université Saint-Louis (Bruxelles).
109 rue du Marais, 5ème étage, Salon des professeurs
Présentation :
Ce séminaire de lecture a pour objectif de s’approprier collectivement des textes théoriques féministes traitant du genre et des sexualités à partir de la « deuxième vague » des années 1970. Le séminaire s’inscrit dans une perspective multidisciplinaire (anthropologie, sociologie, histoire, philosophie, littérature, arts, psychanalyse,...) et se veut ancré dans les pratiques sociales et les luttes politiques d’hier et d’aujourd’hui.
Après deux années consacrées à plusieurs théoriciennes majeures du féminisme, le format du séminaire prendra davantage en compte l’articulation entre apports théoriques et données empiriques, combats militants et interventions sociales ou artistiques.
Les propositions de séance ont été entièrement pensées et seront animées par les participant.es à partir d’une question concrète qui trouve des éléments utiles dans la littérature.
Chaque séance se déroulera en deux temps :
>> 1ère partie : compte-rendu d’un ou plusieurs textes théoriques
>> 2ème partie : mise en perspective empirique/militante et discussion
Seront abordés des enjeux récents du féminisme (Fat Studies, Disabilities Studies) et d’autres plus anciens qui restent d’actualité (avortement, violence, « libération sexuelle », genre et classe). Une séance sera consacrée à la question de la transmission des savoirs féministes à travers la pensée de la philosophe féministe belge Françoise Collin.
Outre le partage de textes, le séminaire est un lieu de discussion qui s’inscrit dans une dynamique de collaboration avec d’autres centres de recherche, lieux de réflexion et festivals féministe et LGBTQI. Des propositions de prolongation de séances par des événements culturels et/ou militants sont déjà présentes dans le programme et pourront être envisagées dans le courant de l’année.
Programme et infos :
http://www.observatoire-sidasexualites.be/
Contact :
dieleman@fusl.ac.be

• "Langage(s), genre(s), sexualité(s)"
Cycle de conférences du 21 octobre 2013 au 2 décembre 2013
organisées par l’Association "Genres, sexualités, langage" (http://gsl.hypotheses.org/) et auront lieu dans les locaux de l’ILPGA, de l’Université de la Sorbonne Nouvelle - Paris 3
Les lundis de 09h45 à 11h15
Salle Durand (2ème étage), ILPGA-Paris 3
18, rue des Bernardins
75005 Paris
http://www.ilpga.univ-paris3.fr/
Programme :
21/10 - Regis Schlagdenhauffen (EHESS) "Une écriture bisexuelle du désir ? Le journal intime d’Eugène Wilhelm".
18/11 - Pierre Zoberman (Paris 13 SPC - CERC EA 172) "A la recherche de la rhétorique queer".
25/11 - Patricia von Munchow (Paris V) "Le genre à l’épreuve des guides parentaux".
02/12 - Laura Goudet (Paris VII) - "You niggaz is just like bitches" : discours en ligne, genre et hip hop.
Contact :
luca.greco@wanadoo.fr

• Séminaire Cresspa
avec le soutien du DIM Gestes
Lundi 21 octobre, 14h-18h salle des conférences - CRESPPA - site Pouchet 59-61 rue Pouchet, Paris
Intervenantes :
> Isabel Boni, doctorante laboratoire Maurice Halbwachs, "Les coûts du passing féminin dans la profession d’expertise. Eclairages à partir d’une enquête sur l’espace du conseil en management"
Les femmes dans l’espace du conseil en management font l’expérience de disqualifications spécifiques qui génèrent des effets en terme de mal-être au travail. Dans cet espace professionnel structuré par un ethos viril mais qui connaît une féminisation relativement marquée depuis les années 1990, incarner l’expert légitime suppose pour les hommes comme pour les femmes des efforts et un travail particuliers. Ceci, d’autant plus que la légitimité de ce groupe professionnel, engagé dans un intense travail relationnel et une activité « dramaturgique » pour faire exister l’expertise, reste fragile et incertaine. Mais, parce que le « sexe (attendu) de l’expert » en management est masculin, les femmes sont exposées à des épreuves spécifiques et à un passing (Garfinkel, 2007) souvent délicat. Ce passing a un coût, implique des épreuves et engage des stratégies façonnées dans l’apprentissage et la socialisation professionnels. L’intervention reviendra d’abord sur les conditions et les enjeux de ces opérations de passing, permettant aux consultantes d’être acceptées comme « dignes représentantes de la chose réelle » (Garfinkel, 2007). Une attention plus spécifique sera portée à certains moments particulièrement problématiques (interactions à fort enjeu avec des clients, avec des collaborateurs, périodes encadrant les maternités …), ainsi qu’à la dimension très « incarnée », celle des enjeux proprement corporels du passing (avec différentes facettes : voix, hexis, présentation vestimentaire …). Puis, la présentation explicitera en quoi ces épreuves spécifiquement féminines sont coûteuses (énergie déployée dans les interactions, hyper réflexivité corporelle, traumas associés à des situations de harcèlement sexuel… ). On exposera enfin les effets qui en résultent en terme de mal-être au travail, de rapport à l’emploi problématique, effets au long cours, notamment en terme de « choix » et d’abandon de carrière.
> Emmanuelle Zolesio, chercheure sociologue, Lyon
"Femmes chirurgiens et humour au bloc opératoire : quelles stratégies de défenses collectives ?"
Si la psychodynamique du travail a fait de l’humour sexuel une stratégie de défense collective virile caractéristique des chirurgiens (comme des ouvriers du bâtiment) pour faire face au « sale boulot », reprenant là une rhétorique professionnelle classique de la profession, les observations de terrain de longue durée au bloc opératoire montrent une toute autre réalité. Il semble bien que ce soit davantage l’humour noir qui puisse être caractérisé de stratégie de défense individuelle et collective des chirurgiens (hommes et femmes) en contexte professionnel de difficultés psychologiques et émotionnelles. L’humour sexuel et scatologique chirurgical apparaît davantage comme une des modalités de la domination masculine. Celle-ci est particulièrement prégnante en chirurgie, profession éminemment « masculine », et elle conduit les femmes à exercer en étant sans cesse la cible de plaisanteries grivoises. La répétition quotidienne de cette forme d’humour n’est pas sans générer une lassitude chez les praticiennes à mesure de l’avancée en âge et un certain mal-être, même si elles arrivent pour la plupart à le dépasser en renchérissant ou en ignorant ces invectives sexistes ou sexuelles qui leur sont adressées.
Contact :
http://www.cresppa.cnrs.fr/

• Sylvette Denèfle, "Politiques urbaines et genre : essai d’analyse des résistances"
Intervention dans le cadre du séminaire de l’IEC « Sexe et Genre : pour un dialogue interdisciplinaire au carrefour des sciences de la vie et des sciences humaines »
27 octobre
de 14h à 16h30 au Jardin des Plantes (MNHN), Grand Amphithéâtre d’Entomologie, 43 rue Buffon 75005 Paris.
Présentation :
Depuis quelques années, l’idée de mettre en place des politiques urbaines durables a conduit à prendre en considération, dans la lutte contre les discriminations, la dimension du genre. Ces choix idéologiques posent de nombreux problèmes théoriques : Qu’est-ce qu’une vision genrée de la ville ? Quelle est la place comparée des femmes et des hommes dans la ville, dans la gestion urbaine, dans les mobilités, dans la vie citoyenne, etc. ? Comment la perspective du genre peut-elle éclairer notre appréhension du fait urbain et plus globalement des évolutions sociales récentes ? Quelles conceptions de l’égalité entre les femmes et les hommes sont-elles mobilisées dans les programmes urbains, pour quelles réalisations et quels résultats ? L’analyse de ces politiques et de leurs évolutions permettra de proposer une lecture des résistances sociales à l’égalité entre les femmes et les hommes et de la pérennité des inégalités.
Sylvette Denèfle est professeure de sociologie à l’Université François Rabelais de Tours, UMR 7324 CITERES « Cités, TERritoires, Environnement et Sociétés »
Contact :
iec@mnhn.fr

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3 - APPELS A CONTRIBUTIONS :

• Avant le 15 octobre
"Sport et genre"
Pour un prochain numéro de la revue IRSV International Revue on Sport and Violence
Argumentaire :
Ce numéro d’IRSV propose de placer les études de genre au cœur des analyses portant sur le sport. Ce choix éditorial ne relève pas tant d’une volonté de réactualiser les travaux déjà existants sur ces objets à l’aune des changements engagés dans notre société, que d’une simple nécessité de réaffirmer leur fondement au cœur des problématiques de violences portées par la revue.
Les contributions scientifiques présentées seront soucieuses d’éviter les écueils qui guettent parfois les études sur le genre, en négligeant la domination masculine, en particulier dans le sport, en la considérant à l’inverse comme constitutive de tout rapport social, en l’analysant indépendamment d’autres rapports sociaux, d’âge, d’origine ethnoculturelle, de classe, ou bien encore indépendamment des contextes, notamment sociohistoriques, dans lesquels elle s’institue, se naturalise et se reproduit.
Ce numéro s’articulera par conséquent autour de travaux de sciences sociales portant autant sur l’analyse des inégalités sexuelles, leur persistance et leurs effets, en particulier en termes de violences et de discriminations, que sur l’analyse de leurs mutations, de leur infléchissement, voire de leur réduction, à la lumière des avancées possibles en matière d’égalité entre les femmes et les hommes dans le sport.
Soulignons combien les rapports sociaux de sexes demeurent structurants dans les processus de socialisation, mais aussi au cœur des interactions à l’œuvre au sein du monde sportif. Or, sous couvert d’une prétendue neutralité axiologique, négliger l’influence du genre dans les recherches, notamment sur le sport, revient trop souvent à construire des études partielles et partiales, au service d’une position « normâle » (Chabaud-Rychter et al, 2010) et donc androcentrée de ce monde sportif. Ne cédant pas pour autant à l’élan misérabiliste qui reviendrait à dénoncer incessamment la condition féminine pour reproduire de manière asymétrique un certain mépris à l’égard des études sur l’homme, les réflexions scientifiques rassemblées dans ce numéro proposeront de se consacrer à l’étude des différents genres.
Si l’articulation d’un questionnement genre et sport se révèle de prime abord complexe, elle présente un véritable enjeu scientifique à plusieurs niveaux.
Avant toute chose, le monde sportif, au sein duquel l’entrée progressive et tardive des femmes n’eût été possible sans une lutte (Terret T., 2004), s’est historiquement constitué, et demeure aujourd’hui, place forte d’une masculinité décrite comme hégémonique (Liotard P. et Terret T., 2006).
Ensuite, le corps, à la fois fin et moyen de l’activité sportive, est mobilisé de manière prépondérante et stéréotypée au cours de la socialisation sportive, réactivant le débat naturaliste qui couronne traditionnellement les (re)définitions asymétriques du féminin et du masculin. Le corps, les dispositions, les représentations, les usages, mais aussi les savoirs et le pouvoir qu’il dégage, sont dépositaires de toute une (di)vision binaire et hiérarchisée d’un monde sportif différencié et différenciateur.
Enfin, cette articulation genre et sport relève d’un véritable enjeu dans un champ scientifique où ces deux objets se voient, ou se sont vus, arbitrairement dépréciés dans l’ordre symbolique des pratiques et des productions scientifiques. Si le premier s’est heurté aux résistances à l’égard des courants féministes qui l’ont pensé, le second demeure cet objet jugé culturellement « bas de gamme par excellence » (Erhenberg, 1991). Les études de genre et sur le sport, ainsi privées de légitimité, ont dès lors souffert d’une absence de visibilité, notamment scientifique.
Percevoir les rapports de pouvoir, de domination, les hiérarchies et les inégalités de sexe dans le(s) sport(s ), analyser les trajectoires et les mécanismes de socialisation, comprendre la constitution et les mutations des identités sexuées des sportives et des sportifs, de leurs dirigeant(e)s, objectiver les stéréotypes et les représentations communes qui enserrent les pratiques sociales, dévoiler les formes de violences à l’œuvre dans le sport pour mieux s’en prémunir, sont autant d’enjeux scientifiques, et bien d’autres, justifiant la construction de ce numéro spécial. Ils contribuent finalement à percevoir, déconstruire et divulguer les nouveaux mécanismes à l’œuvre dans les rapports sociaux de sexes et leur complexité.
Si de nombreux travaux se sont depuis longtemps engagés dans ce sens, méritant indéniablement d’enrichir cette revue, beaucoup de voies restent inexplorées et à valoriser dans le choix des terrains d’enquête, dans les champs disciplinaires, les approches et les questionnements empruntés, dans les méthodes utilisées, dans les réflexions théoriques, notamment sur les notions, à commencer par celle de genre, mais aussi épistémologiques, sur les positions et les phénomènes en jeu dans ces recherches.
Se gardant de donner quelque leçon, notamment à l’égard du monde sportif, ce numéro propose de mobiliser les recherches davantage comme des armes (Bourdieu, 1984) de lecture, de réflexion, de compréhension et par conséquent d’explication de rapports sociaux de sexe toujours inégalitaires, souvent discriminants et violents, au demeurant insidieux et par conséquent ignorés.
Contact :
gaelle.sempe@univ-rennes2.fr ; sportsetviolences@club-internet.fr

• Avant le 30 octobre
"Les femmes dans les expositions internationales et universelles (1878-1937). Actrices et objets des savoirs"
Colloque
Université Paris Descartes, Paris
23-24 octobre 2014
Comité d’organisation :
Rebecca Rogers (UM8 8070 Centre de recherche sur le lien social-CERLIS, Université Paris Descartes)
Myriam Boussahba-Bravard (EA 4214 Laboratoire de Recherche sur les Cultures Anglophones- LARCA, Université Paris Diderot)
Hélène Périvier (OFCE, PRESAGE-Programme de Recherche et d’Enseignement des SAvoirs sur le GEnre, Sciences Po Paris)
Argumentaire :
Les femmes ont participé aux expositions internationales dès la première à Londres en 1851, au même titre que leurs collègues exposants ou animateurs de l’exposition masculins. Cependant, les enjeux de cette participation changent de registre lors de l’Exposition de 1878, à Paris, lorsque les Français organisent en même temps le premier Congrès international du droit des femmes. La visibilité des femmes prend une autre dimension lors de la Foire Internationale de Chicago, en 1893, quand les Américaines choisissent de valoriser la participation des femmes à l’économie morale et sociale nationale par la construction d’un bâtiment spécifique – le Palais des femmes. La Foire a également été le lieu de rencontres entre femmes dans le cadre du World’s Congress of Representative Women où elles ont débattu de problèmes sociaux, économiques et politiques. Si les historien-ne-s et historien-ne-s de l’art ont étudié les enjeux autour de cette représentation de la contribution féminine aux richesses matérielles et immatérielles de leurs nations respectives, la place des femmes dans les expositions universelles en général n’a pas fait l’objet d’études systématiques ou comparatives. Il s’agira dans ce colloque de susciter de telles recherches pour les expositions universelles qui ont eu lieu entre 1878 et 1937, avec le souci de croiser les approches disciplinaires et d’inclure des perspectives de chercheur-e-s travaillant sur des aires géographiques variées. L’objectif du colloque est de réfléchir collectivement à la manière dont les femmes investissent les lieux des expositions (par leurs créations artistiques, leur travail, leurs associations ou leurs réseaux…) afin de cerner les caractéristiques des subjectivités à l’œuvre. Les expositions dont il sera question sont en priorité les foires et expositions internationales, universelles ou spécialisées, qui rassemblent de nombreux pays, mais les expositions coloniales où les puissances impériales du temps sont présentes peuvent aussi être examinées dans ces perspectives. Les bornes chronologiques retenues engagent les communicant-e-s à penser leur contribution dans le contexte plus large de la modernité esthétique, du mouvement féministe national et/ou international et de l’avènement de l’ère de la consommation. Les propositions qui privilégient une approche biographique d’individus ou de collectifssont les bienvenues comme celles qui proposent une approche diachronique sur plusieurs expositions. De même, sont encouragées les contributions de jeunes chercheur-e-s dans toutes les disciplines des sciences humaines et sociales qui intègrent une dimension historique à leur travail.
Les axes privilégiés sont les suivants : Expositions universelles et féminismes internationaux / Statistiques et langages scientifiques mobilisés par les femmes/ Éducation, travail féminin / « Made by women » : usages, économie et circulations postérieures/ Art, Architecture, Photographie, Esthétique/ Associations et modèles philanthropiques et charitables
Les langues du colloque seront le français et l’anglais avec traduction simultanée (en fonction des financements obtenus).
Envoi d’un résumé de 500 mots avant le 30 octobre 2013 qui précise l’objet de la communication, les questions centrales, les sources sur lesquelles il s’appuie. Inclure également une bibliographie de 5 titres appropriés. L’articulation avec un ou plusieurs axes du colloque devra être précisée. Joindre au résumé un curriculum vitae abrégé (pas plus de 2 pages).
Adresse pour la soumission des propositions : Expositionsfemmes@parisdescartes.fr
Infos complètes :
http://recherche.parisdescartes.fr/CERLIS/Actualites/Les-femmes-dans-les-expositions-internationales-et-universelles

• Avant le 30 novembre
"Quel(s) genre(s) ? Enseignement, élèves, enseignant.e.s"
pour le n°4 de la Revue Internationale d’Ethnographie
Coordinateur du numéro : Herilalaina Rakoto-Raharimanana
Université Lyon 1 – ÉSPÉ, Laboratoire Éducation, Cultures, Politiques (ECP)
Argumentaire :
Le schéma conceptuel de l’égalité s’appuie essentiellement sur trois piliers : l’égalité de droit, l’égalité des chances, l’égalité de fait. La problématique de genre ou plus exactement l’égalité entre les hommes et les femmes évaluée à l’aune de ces trois piliers conduit au constat selon lequel l’égalité de droit s’est globalement traduite en égalité des chances. Dans les faits subsiste néanmoins une inégalité plus ou moins prononcée voire très forte – selon les domaines, les lieux, les activités, etc. – entre les filles et les garçons, entre les hommes et les femmes.
Jusqu’à la fin de l’enseignement secondaire, les filles réussissent globalement mieux que les garçons et ont par exemple un niveau scolaire sensiblement égal à celui de leurs condisciples masculins en mathématiques. Néanmoins, les femmes qui s’engagent dans les formations d’ingénieurs et dans certaines formations scientifiques (mathématiques, physique, informatique, mécanique, etc.) sont minoritaires. Dans la sphère de l’emploi, on assiste encore à une structuration genrée des métiers et à l’existence de marquages sexués qui s’insinuent dans les formes du travail et dans les responsabilités voire dans le prestige attribué au métier même si quelques bastions masculins (droit, médecine, etc.) ont été conquis par les femmes depuis les cinquante dernières années. Dans la représentation nationale, nous avons 22,1 % de sénatrices en 2011 et 26,9 % de députées en 2012. Quant à la division du travail au sein des foyers, malgré une évolution significative ces dernières décennies, elle respecte assez fidèlement la division « traditionnelle » des tâches.
Cet appel à contributions de la Revue Internationale d’Ethnographie considère la problématique du genre dans l’éducation et la formation à travers trois « piliers » : l’enseignement, l’élève, l’enseignant.e. Son objectif est de réunir des articles traitant de ces trois « piliers » – de façon jointe ou disjointe – en mettant en évidence les dynamiques qui les relient à la question du genre et ce afin de renouveler les connaissances à l’aune des
Français « Quel(s) genre(s) ? Enseignement, élèves, enseignant.e.s. »
observations multisituées. Les contributions attendues émaneront de l’ethnographie mais pourront également relever des différentes disciplines issues des sciences humaines et sociales.
Ce numéro comprendra trois axes au sein desquels diverses thématiques seront développées :
Le premier axe sera consacré à la question de la transmission en situation d’interaction. Dans quelle mesure, les situations d’interaction au sein de l’école, au sein de la classe peuvent-elle constituer un poste d’observation pertinent pour appréhender la problématique du genre ? La transmission – mode de faire et d’agir – est-elle genrée ? Comment les processus de production des inégalités entre les filles et les garçons se construisent-elles et se renforcent- elles dans les interactions quotidiennes en classe ?
Le deuxième axe se focalisera sur le contenu des supports pédagogiques. Le contenu et l’utilisation des supports pédagogiques (ouvrages, CD/DVD, etc.) peuvent être des vecteurs d’inégalité entre les sexes et de dissymétrie dans leur représentation. Quelles sont les dynamiques qui sous-tendent ce constat ? Quels contenus par quel.le enseignan.t.e pour quel.le élève ? Comment ces derniers (textes, illustrations, etc.) sont-ils perçus et reçus par les élèves ?
Le troisième axe s’orientera vers les enjeux sociétaux à travers le continuum formation- emploi. L’« appropriation culturelle » qui s’opère dans l’école se prolonge-t-elle dans les autres sphères de la société ? Qu’est-ce que les élèves et les enseignant.e.s s’approprient ? Qu’est-ce qui se prolonge dans les autres sphères de la société ? Et comment s’effectue(nt) ce(s) prolongement(s) ?
Calendrier prévisionnel :
30 novembre 2013 : soumission des propositions d’articles (3000 à 5000 signes)
15 janvier 2014 : décisions d’acceptation/refus des propositions
31 mars 2014 : remise des articles
avril à juin 2014 : examen des articles par le comité de lecture et navettes pour les
propositions de modification.
fin juin 2014 : mise en ligne du numéro 4
Contact :
herilalaina.rakoto-raharimanana@univ-lyon1.fr

• Avant le 14 janvier 2014
"Penser l’intersectionnalité"
n° 19, revue ¿ Interrogations ?
Argumentaire :
Les catégorisations de classe, d’âge, de sexe, de sexualité, de "race", etc., contribuent à homogénéiser les groupes, ce qui pose souvent problème pour rendre compte de la réalité sociale dans sa diversité et sa complexité. Comment "classer", regrouper afin de monter en généralité, sans être schématique ou caricatural ? Comment décrire les phénomènes de domination tout en évitant le piège de l’abstraction globalisante ? La notion d’ « intersectionnalité » (Crenshaw ; 2005) propose de penser l’entrecroisement des caractéristiques sociales. Elle dé-essentialise en montrant la co-construction des relations de pouvoir à la base des inégalités. D’origine anglo-saxonne, l’approche se focalise sur la construction des identités multiples, conséquentes des formes plurielles de domination (de classe, d’âge, de race, de sexe, de sexualité, etc.). Le Black feminism constitue l’un des premiers objets d’études. Cette attention à la combinaison des rapports sociaux correspond également à des préoccupations de chercheur-e-s francophones à l’instar de ceux de Danièle Kergoat dans son étude pionnière des femmes ouvrières (Kergoat ; 1978). La question de l’articulation des rapports sociaux de classe et de sexe est posée. Cependant, les interprétations en termes d’intersectionnalité sont rejetées au motif qu’elles fragmentent l’analyse du social et contribuent au relativisme (Kergoat, 2012). La réflexion s’est prolongée ultérieurement à travers des études telles que celles d’Elsa Dorlin (Dorlin ; 2006 et 2009). Elle soulève plusieurs questions.
1) Les enjeux méthodologiques : comment appréhender l’intersectionnalité ? Faut-il "hiérarchiser" des variables comportementales pour comprendre le social ? Dans quelle mesure se centrer sur un type de rapport social plus qu’un autre peut contribuer à modifier la réalité sociale appréhendée à travers la recherche ? Par exemple, on peut considérer que se focaliser uniquement sur le genre (ou la classe, la "race", la sexualité, l’âge, etc.) constitue une imposition de problématique. Cela revient à utiliser une grille de lecture unidimensionnelle du social alors que la réalité est façonnée par de multiples rapports sociaux construisant des identités hétéroclites. Comment dépasser ces biais ?
2) Les enjeux théoriques : en quoi l’intersectionnalité permet-elle d’appréhender les rapports sociaux ? Comment remet-elle en question certaines théories "classiques" des inégalités sociales ? La théorie de la « domination masculine » (Bourdieu ; 1998) est- elle infirmée par des études récentes, montrant que la "féminité" ne constitue pas nécessairement un handicap social ? C’est, par exemple, le cas en politique dans un contexte d’élections paritaires, a fortiori lorsque la féminité se « cumule » à d’autres caractéristiques reflétant la « diversité », comme la jeunesse ou encore une origine ethnique marginale (Achin et Lévêque ; 2011). Le cumul des « stigmates » (Goffman ; 1975) enferme-t-il toujours dans des positions sociales subalternes ou bien existe-t-il des situations et des configurations permettant de renverser la donne ? Comment s’agencent les différents rapports sociaux ? Faut-il les concevoir dans leur analogie ou bien dans leur imbrication ? Les processus de domination sociale peuvent-ils être transformés, voire subvertis, par leur co-construction ?
3) Ces questions en soulèvent d’autres, d’ordre épistémologique. On se demandera ainsi si une théorisation de l’intersectionnalité est possible. La notion ne signifie-t-elle pas en soi l’abandon de la volonté de saisir dans sa globalité le monde social ? Au-delà d’une description et explication des phénomènes humains, la question témoigne des enjeux théoriques contemporains. L’intersectionnalité est-elle une approche pertinente pour les sciences sociales ? Chercher à prendre en compte la pluralité des expériences risque de faire perdre la capacité à monter en généralité. Quelles autres alternatives sont possibles ?
Entre perfectionnement de la Grounded theory (Strauss et Corbin ; 1990) et déconstructionnisme conduisant à relativiser la pertinence des théories macro-sociales, en particulier structuralistes, les enjeux méthodologiques, théoriques et épistémologiques relatifs à l’intersectionnalité sont nombreux. La revue ¿ Interrogations ? propose de les questionner dans son dix-neuvième numéro et recherche, pour ce faire, des contributions originales et inédites portant sur l’analyse empirique ou théorique de l’imbrication des rapports sociaux, quels qu’ils soient.
Les articles, rédigés aux normes de la revue, au format .doc ou .odt, devront être adressés à Maud Navarre, avant le 31 janvier 2014, à l’adresse électronique suivante : mnavarre@laposte.net. Ils ne doivent pas dépasser 50 000 signes (notes et espaces compris).n° 19 - Revue ¿ Interrogations ?

• Avant le 15 octobre
"L’Ambassade de France en Ukraine est à la recherche d’un ou une expert-e des questions de genre française pour intervenir à un colloque organisé à Kharkiv"
"Cities gender policy : history and modernity"
ІІІ International Scientific Conference
O. М. Beketov National University of Urban Economy in Kharkiv, Ukraine
Dates : October 23-25, 2013
Presentation content focus :
1. Gender equality as a city policy component.
Gender portrait of the city. "Political androcentrism." Women’s participation in decision making. Existing "barriers" (cultural, economic, political) for females. How does the municipal government operate and what is the role of sexism as an instrument of power ?
City and gender democracy. Women are more socially active at the local level (often self-organizing, participating in charity events, manifesting, etc.). But the question of conversion of women’s activity in the electoral lists remains relevant (including local elections).
Gender indicators of sustainable urban development. Gender Budget : implementation principles at local government level.
2. Gender asymmetry in the everyday life of residents.
In Ukrainian cities where 70% of the population live, there is gender discrimination in the right to access to quality living space "urban areas." Gender problems solving in the country largely depends on the ability of municipalities to create equal opportunities for women and men of different ages who live in different parts of the city. In the cities living space there is gender asymmetry, particularly in the way of providing the right to access to the "urban spaces" - the time and money spent to access : recreational areas (gardens, parks), educational and cultural establishments, health care facilities, shopping facilities, etc. Сountering trafficking in in human beings.
Gender approach to shaping social policy of the city. Providing friendly urban space (for children, women). Finding ways to convert "urban landscape" in the harmonious combination of rights and opportunities for women and men to "living spaces of the city." Integration of "gender indicators of urban space quality " in municipal policy. Training volunteers to implement gender equality.
3. Gender : historical, cultural, and philosophical contexts of city life.
The image of the city through the eyes of men and women, past and present. Constructing gender identity in the context of historical transformation of cities. How important cultural aspects and gender stereotypes are, and what is their role in the inclusion of women in political life ?
4. Safe City : Safe city for women - safe for all the people. Gender Audit of the city.
Feeling of danger prevents the use of living space by women (being in public places can cause anxiety and as a result - they try to avoid these areas).
Insecurity in cities is generated not only by crime and violence, but also by social, economic, cultural and domestic issues. Poverty, unemployment, inadequate wages, social isolation can lead to frustration among men and made women more vulnerable, especially if they are in "disadvantaged" areas of the city.
Women feel insecure because of the low quality or lack of municipal services (health, housing, etc.), poor quality or lack of housing. If women do not own property they are becoming less secure (fear of losing housing is an obstacle for women who want to leave partners who offend them).
Language : German, English, Russian, Ukrainian.
Deadline : October 15, 2013.
Registraition :: g.glicinia@gmail.com

• Avant le 16 octobre
"Queer of Colour Geographies"
Association of American Geographers Annual Meeting
Tampa, FL, April 8-12, 2014
Session Organizers : May Farrales (University of British Columbia) and John
Paul Catungal (University of Toronto)
Sponsored by : Sexuality and Space Specialty Group
What can attention to space and geography bring to our understandings of
the political and embodied nexus of race and sexuality ? How can
consideration of racialized sexualities and sexualized racializations
reconfigure the fields of geographies of sexualities and queer geographies ?
This session invites interventions and reflections on the geographies of
race, desire, queer bodies, and politics. Over the last two decades, an
uneasy relationship between race and queer theory has produced exciting
scholarship that wrestles with the tendency of queer ways of seeing and
being in the world to reinscribe relations of privilege and oppression,
especially in homonormativities and homonationalisms that are white
supremacist, capitalist, colonial, masculinist and imperialist (Duggan
2002 ; Puar 2007 ; Agathangelou, Bissechis and Spira 2008). Queer of colour
critiques like those of Gloria E. Anzaldúa (1987), Jose Esteban Munoz
(1999), Patrick E Johnson (2001), Martin Manalansan (1995, 2003), and
Gayatri Gopinath (2005) have taken to task the whiteness of queer theory
and politics, centering instead the knowledges, bodies and experiences of
queers of colour. Moreover, queer Indigenous scholarship has brought to
bear on queer theory the politics of settler colonialism (Cannon 1998 ;
Justice et al 2010 ; Driskill et al 2011 ; Morgensen 2011 ; Smith 2010) and
how settler colonial relations remain untroubled in queer and queer of
colour scholarship and politics.
Despite - or perhaps because of - these rich and critical interventions on
racial and queer politics, there remains much room to think specifically
through the geographies of queers of colour and of racialized sexualities.
Work that has been done around queer diasporas, transnationalism and
homonationalism (see Povinelli and Chauncey 1999 ; Puar 2007) offer ways to
center spatial relations or geographies in the relationship between race
and sexuality. Similarly, work at the intersections of sub/urban politics
and queer of colour politics have also highlighted the need to think
through the specific spaces and spatial processes in and through which the
racializations of sexualities and the sexualizations of race literally take
place (Manalansan 2005 ; Haritaworn 2010 ; Tongson 2011 ; Catungal 2013). We
hope to continue to build on these efforts, questions and themes by
showcasing the broadest possible set of works under the rubric of ?queer of
colour geographies ?. In this spirit, we invite theoretical and empirical
papers inspired by, but not limited to, any of the following themes :
. The racial politics of geographies of sexualities. as a subfield
. Queer of colour as theory and method in geography
. The racial geographies of LGBT, queer and ally activisms
. Queer of colour organizing and their geographies
. Queers of colour as bodies and subjects living in the world
. The sexual politics of colonialism and racism
. Geographies of queers of colour and settler colonialism
. Trans and genderqueer people of colour geographies
. The border and the state in queer of colour geographies
. The networked and mobile geographies of queers of colour and of queer of
colour activisms
. Race and the spatialities of heterosexualities and homonormativities
. The queer and racial politics of im/migration
. Race and the queer geographies of sexual health
. Geopolitics, race and global LGBTQ activisms
Expressions of interest and abstract submissions should be directed to the organizers on or before October 16, 2013. Our emails are May Farrales (
farrales@geog.ubc.ca) and JP Catungal (catungalj@geog.utoronto.ca).
Please note that the deadline for early bird registration (i.e., cheaper
fees) is October 23rd. All abstracts are due by December 3rd.

• Avant le 19 octobre
"Gender Quotas at the Global Level : Towards Parity Governance ?"
Academy of Global Governance
20-22 November 2013, Firenze (Italy)
Scientific Coordinators :
Ruth Rubio-Marín and Eléonore Lépinard
There is a global trend towards the endorsement of gender quotas in political and economic decision-making structures raising the question of gender parity as global governance aspiration. International and regional organizations which have endorsed the use of gender quotas include the UN, ILO, OECD, the European Union, the Council of Europe and the Organization of American States. Moreover, these global and regional institutions appear to be increasingly coordinating amongst themselves and also linking up with national and local initiatives in their efforts to advance the agenda of women’s empowerment. This high level seminar is intended to provide a systematic and comparative perspective on the promotion, adoption and implementation of gender quotas in political and economic structures throughout the world, but also, and more importantly, to discuss their underlying logic, expected effects, and conceptual contributions to widespread understandings of equality, democracy and global governance.
http://globalgovernanceprogramme.eui.eu/executive-training/academy/gender-quotas-at-the-global-level-towards-parity-governance/

• Avant le 15 avril 2014
"Queer Québec Colloquium"
Biennial Conference of American Council for Québec Studies (ACQS)
Montréal, Canada, October 16-19, 2014
Montreal Marriott Château Champlain
In early 2013, forty years after Montreal’s Théâtre de Quat’Sous first staged the queer themes of Michel Tremblay’s ground-breaking Hosanna, Sans Tabou productions announced the creation of Coming Out, “la première websérie gay au Québec.” For their upcoming biennial conference, the American Council for Quebec Studies joins Contemporary French Civilization, Québec Studies, and Liverpool University Press in inviting scholars to examine and re-examine the place, role, use, and power of Québécois queer expressions as new media begin to take and shape them. For some decades, Québécois writers, artists, activists, performers, and film directors have imagined verbal, visual, and virtual forms to present queer differences to the world. Scholars from a variety of locales have also been investigating issues of queer identification, accommodation, and determination in Québec, often analyzing these queer specificities in terms related to Québec’s own cultural particularities and differences. Our goal at this colloquium is to bring together practitioners and scholars involved in a variety of creative and academic fields to examine these questions for this still-young twenty-first century and its changing expressions. As we examine and re-examine queer pasts and presents, we wish to explore what creative and scholarly tools give life to a future in/of a queer Québec. 
Possible Themes :
Queer canons/auteurs Hosanna at 40
Queer icons and heroes  Queer mises en scène 
Public/private identities Queer/ed political discourses and public figures
Queer communities LGBT/Queer performance and music
Queer visibility/invisibility Queer youth cultures
Queer archives  LGBT/Queer textual figures
Queer national/provincial Queer indigeneity/le queer autochtone
Queer majority/minority Global gay city/City as queer memory
Queer diaspora Queer maps and flânerie
Queer immigrant expressions Queer temporalities/queer pasts and futures
Queer race and ethnic matters Queer presence or silence in popular protests
Queer/ed language/queer joual  Queer/ed religious discourses
Queer in translation/studies The working queer
Queer filiation Queer/ing church
Queer revolts and revolutions Queer theory and feminism in Québec
The virtual queer The queer child
The list of themes is only a suggestion of possible topics. We look forward to proposals from artists, activists, and performers as well as scholars from a variety of fields, from history to cinema studies, from political science to literature, from geography to performance studies.
We welcome creative work, photographs, exhibitions, and scholarship on themes previously examined in Queer Québec studies as well as explorations of new directions. We also welcome work on any historical period from the late-nineteenth century to the present. Interdisciplinary approaches are strongly encouraged. 
To be considered for the colloquium, please submit your individual abstract (250-300 words), in English or French, to the ACQS website (www.acqs.org) by 15 April 2014, noting “Queer Québec” under “Comments.” Your proposal will be forwarded to Dr. Charles Batson (batsonc@union.edu) and Dr. Denis M. Provencher (provench@umbc.edu), the colloquium organizers. To propose a full session, please contact Drs. Batson and Provencher directly by 1 April 2014 with your session rationale (900-1000 words), including the names, affiliations, and abstracts of all participants. Once your proposal is accepted for the colloquium, you will receive further information concerning registration, lodging, and related matters. 

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4 - THESES :

• Maud Navarre soutiendra sa thèse en sociologie intitulée "Des carrières politiques sous contraintes de genre. Le cas des élues en Bourgogne" sous la direction de Jean-Pierre Sylvestre et Georges Ubbiali, le vendredi 18 octobre 2013.
A 14 h 00
Université de Bourgogne
Maison des Sciences de l’Homme, salle des thèses
6 Esplanade Erasme, 21 000 Dijon
Jury :
Catherine Achin, Professeure à l’Université de Paris V, rapporteure
Nicky Le Feuvre, Professeure à l’Université de Lausanne
Marion Paoletti, Maître de conférences à l’Université de Bordeaux IV, rapporteure
Roland Pfefferkorn, Professeur à l’Université de Strasbourg
André Robert, Professeur à l’Université de Lyon II
Georges Ubbiali, Maître de conférences à l’Université de Bourgogne, co-encadrant
Jean-Pierre Sylvestre, Professeur à l’Université de Bourgogne, directeur.
Résumé :
Cette recherche a pour objectif d’analyser l’évolution des rapports de genre au cours de l’exercice des mandats électifs. Il s’agit d’appréhender l’action socialisante des fonctions d’élu à travers la notion de carrière politique genrée. Elle s’appuie sur une enquête quantitative et qualitative menée auprès des élus en Bourgogne. Dans un premier temps, nous présentons les injonctions reposant sur les femmes et les hommes qui candidatent à différentes élections locales. Pendant cette période d’initiation aux rôles politiques, les femmes incarnent le renouvellement tandis que les hommes symbolisent l’expérience. Ces représentations et pratiques genrées varient néanmoins suivant les configurations électorales. La deuxième partie s’intéresse aux processus de sélection des élus selon le genre et à leurs conséquences quant à l’investissement dans les responsabilités électives. Enfin, dans la troisième partie, nous montrons que, pour se maintenir dans l’exercice des mandats, les femmes doivent concilier habilement les pratiques perçues comme masculines et féminines en politique. L’analyse des carrières politiques au prisme du genre éclaire ainsi les processus de socialisation aux rôles politiques.
Mots-clés :
Genre, rôle politique, carrière, engagement, socialisation.
Contact :
mnavarre@laposte.net

• Céline Belledent soutiendra sa thèse de sociologie intitulée "Critiques des dispositifs de sexualité entre contrôle des populations et subversion des normes sociales" sous la direction de M. Rautenberg, le mardi 15 octobre 2013 à 14h dans la salle du conseil de SHS de l’université Jean Monnet à Saint-etienne
Jury :
Rada Ivekovic, Elsa Dorlin, Martine Spensky et Eugenia Vilela
Résumé :
Cette recherche cartographie la sexualité, elle cherche à lui donner un
espace. Elle étudie comment la sexualité européenne se construit à
l’époque moderne. Un fond de carte est élaboré à partir d’auteurs,
particulièrement le Dr Krafft-Ebing, qui ont posé les jalons de la
science de la sexualité, ainsi que d’autres champs sociaux qui s’en sont
faits les relais. Cela montre l’importance des perversions dans la mise
en place de « normes invisibles » de la sexualité. Il s’agit alors de
donner un espace à ces territoires et flux de la sexualité – de faire
une carte de l’orientation sexuelle.
Les corps, les affects et les pratiques physico-sexuelles constituent
les catalyseurs de la sexualité : ils sont investis de significations
sociales (codes) et à leur tour codent et signifient (interfaces). La
sexualité dans ses fonctions classificatrices et hiérarchisantes,
disperse des vecteurs de contrôle des populations. Elle est une
technique de structuration des populations par groupes raciaux et
socio-économiques culturellement homogènes. La sexualité est liée à des
visions impériales de ce que doivent être un homme normal, une
femme normale, et les deux dans leur complémentarité. Ceci est affaire
d’affinités : qui noue des liens ? Comment et pourquoi ? La sexualité
prend alors une importance majeure dans la définition du soi, de ces
zones de sédimentation qui ne sont pas seulement des démarches
individuelles, mais aussi des politiques de comment vivre
ensemble.
Mots-clés :
Sexualité. Modernité. Krafft-Ebing. Perversions. Civilisation.
Impérialisme. Cartographie. Minorités sexuelles. Corps, affects,
pratiques physico-sexuelles. Orientation sexuelle. sm comme techniques
de soi
Contact :
celinakouz@free.fr

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5 - DIVERS :

• Genre, sexualité & société, "VIH/sida"
n°9, printemps 2013, sous la direction de Cécile Chartrain, Vincent Douris, Gabriel Girard, Elise Marsicano et Veronica Noseda.
Ce numéro thématique présente une série de textes marquants sur le sida, tous écrits avant le tournant thérapeutique lié à la généralisation, dans les pays industrialisés, des trithérapies antirétrovirales. Publiés dans une situation d’alerte et d’urgence, pour certains quelques années seulement après la découverte des premiers cas de sida, ils sont écrits par des chercheur-e-s américains qui développent une approche critique sur trois plans principaux : la production scientifique, la représentation médiatique et la gestion politique de l’épidémie. Plus de vingt ans après leur parution initiale, ils sont ici commentés par des chercheur-e-s francophones d’une plus jeune génération.
http://gss.revues.org/2728

• Nathalie Brafman, "A la fac, briser l’impunité du harcèlement sexuel", Le Monde
« Appelons-la Juliette. Cette jeune femme est l’une des rares à avoir accepté de témoigner et il fallait respecter plusieurs conditions : bien sûr ne pas mentionner son nom, ni même son prénom, ne pas faire état de ses études, ni de l’université où elle les a menées.
"Lorsque j’ai passé mon master, mes relations avec mon directeur de mémoire se sont progressivement dégradées... »
http://www.lemonde.fr/enseignement-superieur/article/2013/10/12/a-la-fac-briser-l-impunite-du-harcelement-sexuel_3494665_1473692.html

• Campagne d’attribution d’articles pour l’encyclopédie évolutive dédiée aux femmes et au genre en poésie
L’association SIEFEGP (loi 1901) lance une campagne d’attribution d’articles (en français, anglais, arabe, espagnol, italien, allemand (langues non exhaustives)) pour son encyclopédie évolutive dédiée aux femmes et au genre en poésie
Entrées déjà attribuées :
Louise-Victorine Ackermann (français), Lucie Delarue-Madrus (français), Sylvie Fabre G. (français, arabe), Sabine Sicaud (français), Françoise Urban-Menninger (français, arabe)
Entrées proposées en désordre (choix non exhaustif) :
poésie homosexuelle, poésie féministe, poésie féminine, poésie masculine, poésie masculiniste, Muses, Anne Dacier, Jeannine Moulin, Alphonse Séché, poétesse, Maryana Marrash, Marie-Claire Bancquart, Sappho, Antoinette Quarré, Télésille, Arlette Albert-Birot, Alice de Chambrier, Maram Al Masri, Madeleine de l’Aubépine, Félicie d’Ayzac, Édith Azam, Camille Aubaude, Patricia Godi, Christine Planté, Sidonie Baba, Victoire Babois, Claude Ber, Béatrice Bonhomme, Joséphine-Blanche Bouchet, Catherine Boudet, Martine Broda, Claude de Burine, Angèle Bassolé-Ouédraogo, Marie-Josée Desvignes, Martine L. Jacquot, Philomène Cadoret, Nicole Caligaris, Nina de Callias, Francine Caron, Andrée Chedid, Marie Chevallier, Christine de Pisan, Danielle Collobert, Maggy de Coster, Chantal Danjou, Marie Dauguet, Rome Deguergue, Lise Deharme, Edmée Delebecque, Élie Deleschaux, Marcelle Delpastre, Fanny Dénoix des Vergnes, Marceline Desbordes-Valmore, Antoinette-Thérèse Des Houlières, Jeanne Dortzal, Ariane Dreyfus, Adélaïde-Gillette Dufrénoy, Pernette du Guillet, Renée Dunan, Marie Dupré, Marthe Dupuy, Marie-Jeanne Durry, Thérèse Marie Augusta Élie de Beaumont, Élisa Fleury, Jeanne Flore, Jeanne Gaillarde, Bertha Galeron de Calonne, Anne-Mary Gaudin de Lagrange, Liliane Giraudon, Michelle Grangaud, Christine Guenanten, Éric Guillot, Rose Harel, Claudine Helft, Marie de Heredia, Jenny Sabatier, Josyane De Jesus-Bergey, Ariane Kalfa, Vénus Khoury-Ghata, Elsa Koeberlé, Marie Krysinska, Louise Labé, Herminie de La Brousse de Verteillac, Louise-Marie de Lanternât, Cora Laparcerie, Anne de La Vigne, Catherine Lechner-Reydellet, Denise Le Dantec, Hermance Lesguillon, Violette Maurice, Maximine, Jeanne Monteil, Nathalie Handal, Agnès de Navarre, Jamette de Nesson, Anna de Noailles, Marguerite d’Oingt, Anne Parian, Catherine de Parthenay, Geneviève Pastre, Louisa Paulin, Florence Pazzottu, Marie-Louise-Françoise de Pont-Wullyamoz, Colette Peignot, Jeanne Perdriel-Vaissière, Delphine Philippe-Lemaître, Emmanuelle Pireyre, Anne Portugal, Gisèle Prassinos, Berthe de Puybusque, Nathalie Quintane, Lou Raoul, Fabienne Raphoz, Marie Ravenel, Charlotte Reynier Bourette, Chantal Robillard, Hortense Rolland, Marie de Romieu, Valérie Rouzeau, Caroline Sagot Duvauroux, Blanche Sahuqué, Annie Salager, Jeanne Sandelion, Pierrette Sartin, Colette Seghers, Marguerite-Éléonore Clotilde de Vallon-Chalys de Surville, Suzon de Terson, Constance de Théis, Florence Trocmé, Ondine Valmore, Marie-Hélène Verdier, Louise de Vilmorin, Évelyne Voldeng, Lydie Wilson, Annie Zadek, Céline Zins, Le Pan poétique des muses, Nizar Kabbani
Vous êtes universitaire, essayiste, étudiant-e en 3e cycle, professeur-e des écoles/d’enseignement secondaire, auteur-e confirmé-e et cela vous intéresse, n’hésitez pas à écrire à la rédaction de la revue LPpdm (contact. revue@pandesmuses.fr)
http://twitter.com/LPpdm
http://www.facebook.com/RevueLPpdm
http://www.facebook.com/siefegp

• Création de l’assocation "Genres, sexualités, langage"
Cette association a pour vocation de prendre la suite de l’actuel réseau informel "Genre et langage", de manière à nous permettre un fonctionnement mieux organisé, une activité plus soutenue, un meilleur partage des tâches entre les membres, et bien entendu nous permettre d’avoir un budget de fonctionnement.
Site :
http://gsl.hypotheses.org
Contact :
genres.langage@gmail.com

• Prix de thèse de l’Institut du genre
Cérémonie de remise du prix de thèse 2013 le vendredi 25 octobre 2013 à 16 heures dans le Salon d’honneur du CNAM, 2, rue Conté 75003 Paris, accès 37, 1er étage.
Le prix sera remis par Françoise Héritier, anthropologue et ethnologue du Collège de France
Lauréates :
. Fanny Gallot pour sa thèse : "Les ouvrières, des années 1968 au très
contemporain : pratiques et représentations", Histoire, univ. Lyon 2,
décembre 2012.
. Gwenaëlle Mainsaint pour sa thèse : "L’Etat et les illégalismes
sexuels. Ethnographie et sociohistoire du contrôle policier de la
prostitution à Paris", sociologie, EHESS, novembre 2012.
Contact :
isabelle.pastor-sorokine@mshparisnord.fr

• Disability Studies Quarterly, "Improving Feminist Philosophy and Theory by Taking Account of Disability"
Volume 33, No. 4, Fall 2013, a special issue
Some members of the disability studies community were likely puzzled when the call for submissions to this special issue of Disability Studies Quarterly began to circulate on various list-servs, facebook, and other social media last year. For although the tone of the call for papers seemed to indicate that the theme of the issue—Improving Feminist Philosophy and Theory by Taking Account of Disability—was somehow pathbreaking, risk-taking, contentious, and transgressive, the integration of disability within feminist theory and practice has been discussed and written about quite a bit since at least 1988, the year in which Michelle Fine and Adrienne Asch published their landmark edited collection Women with Disabilities : Essays in Psychology, Culture, and Politics.
http://dsq-sds.org/issue/view/108

• Lancement de la revue QED : A Journal in GLBTQ Worldmaking
We’re very pleased to announce the inaugural arrival of QED : A Journal in
GLBTQ Worldmaking, published by Michigan State University Press. QED brings
together scholars, activists, public intellectuals, artists, and policy and
culture makers to discuss, debate, and mobilize issues and initiatives that
matter to the diverse lived experience, struggle, and transformation of
GLBTQ peoples and communities wherever they may be. With an emphasis on
worldmaking praxis, QED welcomes theory, criticism, history, policy
analysis, public argument, and creative exhibition, seeking to foster
intellectual and activist work through essays, commentaries, interviews,
roundtable discussions, and book and event reviews.
Please consider subscribing, or having your library liaison consider
subscribing, and/or check out QED on Project Muse. For more details :
http://msupress.msu.edu/journals/qed/
Inaugural Issue (September 2013) : The End of Bullying ?

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6 - PUBLICATIONS :

• Fabien Knittel et Pascal Raggi (dir.), Genre et techniques. XIXe-XXIe siècle, PU de Rennes, 276 p., 19 euros. ISBN : 978-2-7535-2776-8
Les objets techniques, leur manipulation, sont presque toujours renvoyés au masculin. Or, ce stéréotype n’est que partiellement vrai une fois que l’on s’efforce de mener une analyse fine des rapports entre genre et techniques, ambition de ce livre. Si l’approche historique domine, la sociologie, la philosophie et l’anthropologie apportent également ici un éclairage sur les liens qui peuvent exister entre genre et techniques.
http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=3294

• Cahiers de Recherches Interdisciplinaires et Transculturelles, "Corps, maison, pays : espaces de la construction de l’identité sexuée", n°5, sous la direction de Margaret Gillespiee, Université de Franche-Comté
L’opposition sphère publique / sphère privée repose traditionnellement sur la division de la société en termes d’identité sexuée, offrant aux hommes l’espace ouvert du politique, du champ de l’action, alors que les femmes se voient le plus souvent reléguées dans la sphère domestique de l’intime et du recueillement symbolisée par la maison. Le présent volume se propose d’étudier à travers les différentes productions culturelles que sont la poésie, la peinture, le roman, le récit de voyage, ou encore le livre de cuisine, les stratégies idéologiques et discursives qui ont contribué — et qui pour certaines d’entre elles continuent toujours — à maintenir en place cette opposition. Nous nous interrogerons sur la négociation, par les femmes comme par les hommes, de cette dichotomie à travers l’intériorisation, le contournement, le rejet, le dépassement ou encore la transgression.
http://e-crit3224.univ-fcomte.fr/pages/fr/menu2139/table-des-matieres-n5-16898.html

• Asuncion Fresnoza-Flot, Mères migrantes sans frontières. La dimension invisible de l’immigration philippine en France, L’Harmattan, 214 p., 21 euros. ISBN : 978-2-343-01027-4
Femmes de ménage, employés de maison, cuisiniers, jardiniers, aides à domicile, gardes d’enfant : voici quelques-unes des fonctions exercées en France par les immigrés philippins en réponse aux besoins des foyers français. Cette population immigrée, peu visible est majoritairement composée de femmes, pour la plupart des mères séparées de leur famille restée au pays. C’est cette séparation familiale qui est principalement examinée ici.
http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=40625

• Maria San Filippo, The B Word, Bisexuality in Contemporary Film and Television, Indiana University Press, 294 p., 75 dollars. ISBN : 978-0-253-00885-5
Often disguised in public discourse by terms like "gay," "homoerotic," "homosocial," or "queer," bisexuality is strangely absent from queer studies and virtually untreated in film and media criticism. Maria San Filippo aims to explore the central role bisexuality plays in contemporary screen culture, establishing its importance in representation, marketing, and spectatorship. By examining a variety of media genres including art cinema, sexploitation cinema and vampire films, "bromances," and series television, San Filippo discovers "missed moments" where bisexual readings of these texts reveal a more malleable notion of subjectivity and eroticism. San Filippo’s work moves beyond the subject of heteronormativity and responds to "compulsory monosexuality," where it’s not necessarily a couple’s gender that is at issue, but rather that an individual chooses one or the other. The B Word transcends dominant relational formation (gay, straight, or otherwise) and brings a discursive voice to the field of queer and film studies.
http://www.iupress.indiana.edu/product_info.php?products_id=806905


Fédération de recherche sur le genre RING (FR 4120)
Bâtiment D - Salle 226
Université Paris 8
2 rue de la Liberté
93526 Saint-Denis - Cedex 02
- permanence tous les mardis -
01 49 40 73 49
genre.ring@univ-paris8.fr
http://www.univ-paris8.fr/RING

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