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Thèse

Sophie Lhenry, "L’exil des militantes ou la délocalisation de la lutte. Analyse processuelle des engagements d’exilées Algériennes et Iraniennes impliquées dans les combats féministes en France"

20 mars 2012 - Paris Diderot


Date de mise en ligne : [16-03-2012]



Mots-clés : féminisme | politique


Sophie Lhenry soutiendra sa thèse de sociologie politique intitulée "L’exil des militantes ou la délocalisation de la lutte. Analyse processuelle des engagements d’exilées Algériennes et Iraniennes impliquées dans les combats féministes en France", menée sous la direction de Sonia Dayan-Herzbrun.
Elle aura lieu le mardi 20 mars 2012 à 9h30 à l’université Paris Diderot, Bâtiment Montréal – dalle des Olympiades, 59 rue Nationale, 75013 Paris, dans la salle des thèses (au 2ème étage).

Jury :

Sonia Dayan Herzbrun, Professeure émérite, Université Paris Diderot (Directrice)
Olivier Fillieule, Professeur, Université de Lausanne (Rapporteur)
Azadeh Kian, Professeure, Université Paris Diderot (Présidente du jury)
Mirjana Morokvasic, Directrice de recherche émérite, CNRS (Examinatrice)
Fatma Oussedik, Professeure, Université Alger II (Rapporteure)

Résumé :

La recherche sur l’engagement des migrantes se limite souvent à l’observation de leurs activités associatives dans le pays d’immigration, occultant ainsi son origine. C’est à partir de l’expérience de militantes iraniennes et algériennes exilées en France que nous avons reconstruit des « carrières militantes » afin de comprendre les logiques collectives et individuelles qui les animent. Comment devient-on militant.e en contexte politique fermé ? Quels sont les freins et les facilitateurs de l’engagement des femmes ? L’exil ne doit-il être perçu que comme une fuite face aux menaces ? Comment les militantes parviennent-elles à transformer leur expérience de la migration ? Comment leur(s) engagement(s) évolue(nt)-il(s) ? À quels combats féministes se réfèrent-elles ? À partir de l’analyse des récits de vie de militantes algériennes et iraniennes exilées dans les années 90 pour les premières (au cours de la guerre civile algérienne) et dans les années 80 pour les secondes (avec l’avènement de la République islamique d’Iran) nous tentons ici de répondre à ces questions. C’est à l’intersection des théories des mouvements sociaux, des théories féministes et des recherches sur les migrations, que nous nous positionnons pour analyser ces carrières militantes traversées par l’exil. Cette recherche met à jour les processus d’engagement (notamment féministe) dans différents contextes en même temps qu’elle propose une analyse de l’exil en termes de « délocalisation de la lutte ». Elle participe aussi à une meilleure compréhension, d’une part de l’articulation des rapports de pouvoir (ici, de classe, de race et de sexe), d’autre part des modalités d’une prise de conscience féministe. Elle rend compte, pour ce faire, de parcours de vie marqués par la variation des positions objectivement occupées par les militantes et de la recomposition des pratiques militantes et des positionnements féministes en exil.

Mots-clés :

exil, exilée, féminisme, carrières militantes, délocalisation de la lutte, Algériennes, Iraniennes, engagement.

Contact :

sophielhenry@wanadoo.fr

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