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Rencontre de mythologie comparée

Femmes médiatrices et ambivalentes : mythes et imaginaire

3 avril, INHA - Paris


Date de mise en ligne : [02-04-2009]




organisée par l’ICT GEPECO- PÔLE IMAGE (PARIS DIDEROT)
PHEACIE Paris 1 Paris 7

Organisatrices : Anna CAIOZZO (anna.caiozzo@univ-paris-diderot.fr) et Nathalie ERNOULT (Nathalie.Ernoult@centrepompidou.fr)

Vendredi 3 avril 2009

à l’INHA (Paris)

Salle Vasari, Galerie Vivienne, Rue des petits Champs, Métro Bourse
ou Palais Royal

Présentation :

Les deux rencontres qui auront lieu en avril 2009 et en juin 2010 sur le thème « Femmes médiatrices et ambivalentes, mythes et imaginaires » sont organisées par l’équipe d’accueil PHEACIE (Paris 1, Paris 7) et le PPF
GEPEM (Paris 7). Elles se situent à la confluence du genre et de l’imaginaire et ont pour vocation de réunir des
chercheurs travaillant sur l’Antiquité et le Moyen Age, mais aussi en anthropologie, et ce dans les domaines les
plus variés (Histoire, Histoire de l’art, Lettres), afin d’étudier quelques aspects de l’imaginaire collectif relatif à la
représentation des femmes qui en raison de leurs fonctions sociales et religieuses servent de médiatrices entre les
hommes et le divin.

En effet, deux types de femmes, réelles et imaginaires, sont préposées dans l’imaginaire collectif, au
rapport avec le sacré.

Les femmes réelles qui, en raison de dispositions particulières, sont supposées entretenir des rapports privilégiés avec l’au-delà : ces dernières (devineresses, jeteuses de sort, sorcières, prophétesses), occupent un rang
tout à fait officiel dans certaines sociétés, en particulier dans les sociétés anciennes (B. Lion, S. Mansouri) ou traditionnelles (A. Tauzin), alors que leur image se dégrade au cours du temps pour devenir, aux périodes
médiévales ou modernes, des marginales, le rapport au sacré étant désormais confisqué par les hommes (B. Delaurenti, J.-P. Giraud, S. H. Madondo).

On pourra dans cet axe, évoquer le rôle social de ces femmes médiatrices et celui privilégié qu’elles entretiennent avec les autres femmes (C. Kappler, B. Delaurenti). Par ailleurs, on abordera les formes de leur
rapport au sacré et les rites qu’elles mettent en oeuvre pour accéder à l’au-delà (A. Popovic, T. Mouzard), rites parfois strictement dévolus aux femmes, dont ils servent avant tout les intérêts et les préoccupations spécifiques tournés vers la fécondité, la maternité, la famille (C. Kappler, A. Regourd).

Par ailleurs, certaines de ces médiatrices deviennent véritablement ambivalentes par la nature même de leur rapport au sacré, hiérogamie ou métamorphose pour la femme shamane (B. Lion, R. Hamayon). D’autres
doivent, pour officier, intégrer des catégories particulières (V. Sébillote). Il est à cet égard intéressant d’aborder à la fois le regard des hommes sur de telles femmes, et la place qu’ils leur attribuent dans leur imaginaire masculin (N. Ernoult, F. Lissarrague).

Mais ces femmes exceptionnelles, ou perçues comme telles, rejoignent dans leurs fonctions des femmes imaginaires, entités intermédiaires bénéfiques ou maléfiques, le plus souvent dualistes, telles les nymphes,
les sirènes, les sociétés de femmes mythiques (A. Iriarte), entités ambivalentes, redoutées et vénérées à titre propitiatoire par les hommes (S. Dalmon, C. Shinoda). Le rôle de ces entités s’avère au demeurant essentiel au bon au fonctionnement de la cité par le biais de la parole civilisatrice (J.-J. Vincensini, P. Walter) et de ses rites de passage (G. Deschodt, T. Mouzard).

Ces femmes mythiques, demeurent, à l’instar de la fée ou des filles de l’eau, les archétypes de la femme fatale, dont la seule image résume tout un imaginaire masculin relatif à la femme idéale (P. Schmitt-Pantel),
à la fois mère et amante (M. White), pourvoyeuse de plaisir et de richesse mais source d’insatisfaction permanente (A. Caiozzo, B. Jiewsiwicki, J.-P. Giraud, S. H. Madondo). Au demeurant, sont dévolues au mal celles d’entre
elles qui ont échoué dans leur fonction de femme et de mère, entités définitivement nuisibles aux femmes et à leur progéniture (F. Frontisi, A. Regourd, A. Caiozzo), et à la société dans son ensemble (M. Timus).

Quelques déesses mères seront en outre évoquées pour leur fonction centrale et pérenne dans les pratiques de médiation, pour la construction dualiste de leur image dans les sociétés contemporaines (S. Barnay, E.
Phalippou), voire parce que certaines d’entre elles, syncrétiques et ambivalentes, rejoignent de ce fait, les fonctions de certaines entités intermédiaires (B. Soares, L. Bruit, J.-J. Glassner).

Il nous faudra enfin déterminer, à la lueur de ces exemples, quelles fonctions les femmes médiatrices occupent dans les imaginaires sociaux, et surtout quelles images communes les hommes ont-ils élaborées de toutes
ces femmes mythiques dans la perspective comparatiste qui est la nôtre.

Programme :

Matin : Mystique, magies et sorcellerie

Accueil 8h30 9h00
9h30 –9h50 Jean-Patrice Boudet (Orléans, IUF) Femmes et magie : autour
des vetule

SÉANCE 1 : président de séance : PHILIPPE FAURE (ORLÉANS)
9h50-10h10 Anna Caiozzo (Paris 7), Filles de l’eau, du feu et des astres en
Orient médiéval
10h10-10h40 Aline Tauzin (CNRS), Femmes séductrices, femmes
castratrices. L’exemple de la société maure de Mauritanie
Discutant Constant Hamès (CNRS) DISCUSSION 10H40-11

PAUSE 11H-11H20

SÉANCE 2 : présidente de séance : MARIE-LOUISE PELUS-KAPLAN (PARIS DIDEROT)
11h20-11h40 Anne Regourd (Musée du Louvre), Divination par lâcher de
cauris à Sanaa (Yémen), un art féminin : psychologie ou divination
11h40-12h Béatrice Delaurenti (Leuven), Les femmes dans le discours savant
sur les pratiques incantatoires au Moyen Âge (XIIIe-XVe siècles)
Claire Kappler : La nourrice dans le roman de Vis et Ramin) (sous réserve)
Discutant : Nicolas Weill-Parot (IUF-Paris 8) Discussion générale 11h40-
12h

LUNCH 12H - 14 SALLE WARBURG

Après-midi : Parole, rites et civilisation

SÉANCE 3 : président de séance : JEAN-PIERRE VALLAT (PARIS DIDEROT)
14h14h20 Violaine Sebillotte (Paris 1), Aglaure et les éphèbes, une divinité
de la cité
14h20-14h40 Ana Iriarte (Vittoria), Athéna et les Amazones sur
l’Acropole
14h40-15h Gaëlle Deschodt (Paris 1), Sirènes et mariage dans la céramique
attique
Discutante : Louise Bruit (Paris Diderot, PHEACIE)

15h-15h20 discussion

PAUSE : 15H30-15H45

SÉANCE 4 : présidente de séance : FLORENCE GHERCHANOC (PARIS DIDEROT)
16h-16h30 Sébastien Dalmon (Paris 7), Les nymphes et la mantique, entre
inspiration et possession
16h30-16h50 Thomas Mouzard (Paris 7), Les relations avec les sirènes à
Madagascar
16h50-17h10 Bogumil Jewsiewicki (Laval, Québec), Mami Wata)
Poster : Chiwaki Shinoda Les Mélusine japonaises
Discussion Myriam White-Le Goff 17h10 –17h40

17h40-18 heures Conclusions : Jean-Louis Bacqué-Grammont (CNRS,
Études ottomanes)

http://www.univ-paris-diderot.fr/2009/03-femmesimaginaires.pdf

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