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[Annonces du RING] - 15 juin 2015


Date de mise en ligne : [16-06-2015]




[Annonces du RING]

// http://www.univ-paris8.fr/RING/index.php \\

[N’hésitez pas à m’adresser vos informations.]

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SOMMAIRE :
1 - COLLOQUES :
• "Genre, inégalités, discriminations", 16 juin, Paris CERI
• "La nudité, une arme politique ?", 18 juin, Paris AN
• "Inégalité(s) femmes-hommes et utopie(s) (Antiquité-XXIe siècle)", 18-20 juin, Lille 3
• "Transcrire le corps. Penser la notion de corps au sein des études de genre et des théories féministes", 19 juin, Paris 8
• "Faire de la recherche sur le genre : défis et perspectives", 22-26 juin, Brest
• "Genre et populations. Méthodes, données et analyses", 22-24 juin, Paris Ouest Nanterre
• "Travailler le genre en éducation. Regards croisés", 23-25 juin, Toulouse Jaurès
• "Genre, normes, psychanalyse. Critique et innovation", 26-27 juin, Paris Diderot
• "Des études sur le genre à l’éducation au genre", 9-10 novembre, Strasbourg
2 - SÉMINAIRES :
• Pnina Geraldine Abir-Am, "From Happiness in Paris to Misery in London : The intersectionality of gender, race, and class in historicizing Rosalind Franklin’s 1950 decision to move", 15 juin, Paris
• Marie-Claire Caloz-Tschopp, "L’avancée originale, courageuse de trois féministes matérialistes", 16 juin, Paris Pouchet
• "G(isèle) d’Estoc. Reflets d’une mal(e) passante", 18 juin, Aix-en-Provence
• Aude Fauvel, "Les « folles » peuvent-elles être des femmes savantes ? (France et Grande-Bretagne, 1850-1920)", 18 juin, Paris Koyré
• "La socialisation familiale sexuée aux tous premiers âges de la vie", 18 juin, Lyon ENS
• Anne Berger, "Féminisme et politique de la langue : le ’féminisme italien’ et l’autorité de la langue maternelle", 19 juin, Paris
• "Féminismes et critiques postcoloniales", 29 juin, Paris Pouchet
3 – APPELS A CONTRIBUTIONS :
• Avant le 15 juillet, "Rapports sociaux de race, résistances et perspectives critiques", Paris
• Avant le 15 juillet, "Le genre dans la production culturelle d’Amérique Latine et la Caraïbe", Cuadernos de Literatura del Caribe e Hispanoamérica
• Avant le 15 juin, "Violence, Representations and Sexuality", Gand (Belgique)
• Avant le 30 juin, "(de)gendering the postcolonial", Journal of Literary, Postcolonial and Gender Studies
• Avant le 1er août, "Confronting Gender and Faith", Berlin
4 - THÈSES :
• Stefania Ferrando, "La différence comme pratique de la liberté. Philosophie politique et sexuation du monde : Rousseau, Olympe de Gouges et les saint-simoniennes"
• Joseph Rose-Myrlie, "L’articulation des rapports sociaux de sexe, de classe et de race dans la migration et le travail des femmes haïtiennes"
• Florence Lévy, "Entre contraintes et interstices, l’évolution des projets migratoires dans l’espace transnational. Une ethnographie des migrants de Chine du Nord à Paris"
5 - POSTE :
• Professeure ou professeur en sociologie – Étude sur le genre à l’Université Laval (Québec, Canada)
6 - DIVERS :
• Lettre à M. Jean-Michel Minovez, président de l’Université Toulouse Jean-Jaurès
• Programmes : les propositions de Mnémosyne
• Réponse à la consultation nationale sur les programmes des collèges
• Fabrique de la recherche du Réseau Etudes Genre en Suisse
• "Gender Crusades : Mobilizing Against Equality in Europe", 10 juillet, Paris
7 - PUBLICATIONS :
• Nouvelles Questions Féministes, "Imbrication des rapports de pouvoir"
• Jacques Guilhaumou, Karine Lambert, Anne Montenach (dir.), Genre Révolution Transgression
• Hourya Bentouhami-Molino, Race, cultures, identités. Une approche féministe et postcoloniale
• Mélissa Blais et Francis Dupuis-Déri (dir.), Le mouvement masculiniste au Québec. L’antiféminisme démasqué
• Christine Verschuur, Isabelle Guerin, Hélène Guétat-Bernard (dir.), Sous le développement, le genre

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1 - COLLOQUES :

• "Genre, inégalités, discriminations"
Journée d’étude des post-doctorant-es - IEC
16 juin 2015 
Paris, CERI (56 rue Jacob, Paris 6e) 
Présention :
Cette journée d’étude permettra aux bénéficiaires et anciens bénéficiaires d’une allocation post-doctorale du Dim "Genre, Inégalités, Discriminations" d’exposer les travaux menés dans ce cadre ou une recherche conduite dans son prolongement. 
Infos complètes :
http://www.institutemilieduchatelet.org/journee-postdoc

• "La nudité, une arme politique ?"
Colloque organisé par Éloïse Bouton, militante féministe
18 juin
9h30 à 12h
Assemblée Nationale
126 rue de l’Université 75007 Paris (salle Colbert)
Présentation :
Le 17 décembre 2014, la militante féministe Éloïse Bouton a été reconnue coupable d’exhibition sexuelle par le Tribunal de grande instance de Paris. Cette ancienne membre de l’association Femen, qui avait mené une action individuelle à la Madeleine en décembre 2013 pour dénoncer les prises de position de dirigeants catholiques dans les débats sur le droit à l’avortement en Espagne, a été condamnée à un mois de prison avec sursis et à verser à l’Eglise 2000euros de dommages et intérêts et 1 500 euros de frais d’avocat, décision dont elle a fait appel.
C’est la première fois depuis quarante-neuf ans qu’une femme est incriminée pour exhibition sexuelle en France. Le dernier cas remonte à décembre 1965 et concerne une jeune fille reconnue coupable d’outrage public à la pudeur pour avoir joué au ping-pong seins nus sur la Croisette à Cannes.
Pourtant, politiques et artistes n’hésitent pas à user de la nudité pour véhiculer différents messages. Au mois d’avril, des élus de Touillon-et- Loutelet dans le Doubs posent dans leur plus simple appareil dans le cadre d’une campagne pour la sécurité routière. En novembre 2012, des militants écologistes se déshabillent pour protester contre la construction de l’aéroport Notre-Dame-des-Landes, et en juin 2014, la ministre de la Culture et de la Communication Aurélie Filippetti, en déplacement au Familistère de Guise dans l’Aisne, est accueillie par un groupe d’intermittents nus. Lors de la dernière cérémonie des Molières, le comédien et auteur Sébastien Thierry, totalement dévêtu, interpelle Fleur Pellerin sur le statut des intermittents.
Des féministes ont également recours à ce mode d’action pour revendiquer leurs droits. Les lactivistes organisent des rassemblements torse nu pour défendre le droit à allaiter en public. En 2007, le groupe les Tumultueuses se rendent sans haut de maillot de bain dans les piscines publiques pour réclamer le droit à se baigner comme les hommes et sont interpellées pour exhibition sexuelle. Cependant en Suède, un mouvement similaire nommé Bara Bröst, réussit à obtenir gain de cause.
Enfin, certains artistes contemporains placent la nudité au centre de leurs performances. En 2013, le performeur sud-africain Steven Cohen fait irruption sur le parvis du Trocadéro, le sexe nu enrubanné et tenu en laisse à un coq. La jeune artiste suisse Milo Moiré se promène régulièrement dévêtue dans les rues de Bâle le corps recouvert d’écritures.
Alors en quoi la nudité constitue-t-elle une arme politique ? Pourquoi l’intention non sexuelle de ces acteurs est-elle considérée comme de l’exhibitionnisme ? Peut-on parler de nudité politique ?
Plusieurs intervenants tenteront de répondre à ces questions :
- Éloïse Bouton, militante féministe et journaliste indépendante
- Geneviève Fraisse, philosophe, directrice de recherche au CNRS, ancienne déléguée interministérielle aux droits des femmes et ancienne députée européenne.
- Tewfik Bouzenoune, avocat à la Cour
- Rachel Mulot, membre de La Barbe, groupe d’action féministe
- Philippe Colomb, membre de la Vélorution et organisateur de la manifestation cyclo-nudiste de Paris
- Déborah De Robertis, artiste et performeuse
Inscription obligatoire avec nom, prénom, date et lieu de naissance :
colloquenudite@gmail.com

• "Inégalité(s) femmes-hommes et utopie(s) (Antiquité-XXIe siècle)"
Colloque international et pluridisciplinaire
« Voix et voies de femmes : Études sur les femmes, le sexe et le genre » (EA CÉCILLE 4074)
UMR Savoirs Textes Langage (STL, UMR 8063)
18 - 20 juin 2015
Université Charles de Gaulle – Lille 3
Présentation :
Comment les utopies – littéraires et/ou com­mu­nau­taires (imaginées par des hommes comme par des femmes) – représentent-elles, augmentent-elles ou résolvent-elles l’/les inégalité(s) entre les hommes et les femmes ? Telle sera la problématique de cette manifestation.
 « Utopie » est un terme (ou-topos [sans lieu]) forgé par Thomas More pour désigner la cité ima­gi­nai­re dans le récit de voyage vers un lieu fictif, De optimo reipublicae statu, deque insula Utopia (1516). Dans l’en-tête de l’édition de Bâle (1518), Thomas More utilise le terme d’Eutopia pour dé­si­gner le lieu imaginaire qu’il a créé. Cet autre néologisme ne repose plus sur la négation ou mais sur le préfixe eu qui signifie bon. Eutopie signifie donc « le lieu du Bon », donc, ici, une société idéale.
 L’utopie est « [le] projet ou rêve d’une société et, par extension, d’un avenir désirable, mais tenu pour chimérique » (Paul Foulquié et Raymond Saint-Jean, Dictionnaire de la langue philosophique [1962 ; Paris : PUF, 1978] 747). Le plus souvent satirique et subversif, le dessein en est la dénoncia­tion des travers d’une époque, à travers un lieu imaginaire (lointain, mythique) : la Callipolis de Pla­ton, L’île des esclaves de Marivaux (1725), l’Eldorado de Candide (1759), etc. ; la distanciation dans l’espace – voire aussi dans le temps – est destinée à éviter la censure (politique, religieuse…). Cette tradition, ce genre littéraire remonte à La République (c. 370 av. J.C.) de Platon et passe par La Cité du Soleil de Tommaso Campanella (1623), La Nouvelle Atlantide (1628) de Francis Bacon, le Voyage en Icarie (1840) d’Étienne Cabet, etc.
 Selon Henri Meschonnic, « L’utopie est une fabrique de sens, une fabrique d’histoire. Elle est conquérante. Ni substitutive, ni compensatoire [...]. Non en opposition avec la terre réelle, mais tran­s­for­matrice du lieu. Sans elle, il n’y a pas de lieu. Il n’y a que des territoires » ( L’Utopie du Juif [Paris : Desclée de Brouwer, 2001] 22). La différence entre le lieu et les territoires peut présenter un intérêt, d’une part, pour penser les rapports sociaux existant entre les sexes et, d’autre part, pour les penser autrement : territoires plus ou moins imposés ou fabriqués relevant toujours d’une repré­sen­ta­tion binaire versus lieu d’une hospitalité ou convivialité ne relevant plus d’une logique dualiste et, dans le cas présent, inégalitaire.
 Aux utopies littéraires masculines, souvent misogynes jusqu’au XIXe siècle (Aristophane, Swift, William Morris), où les seules femmes dignes d’intérêt sont les épouses et les mères (Bacon, More, Bellamy, etc.), se mêle un nombre croissant d’utopies féminines (Christine de Pisan, Margaret Cavendish, Sarah Scott, Lady Mary Hamilton, Mary Livermore, Mary Howland, Martha Bensley Bruere, Ines Haynes Gillmore, Charlotte Haldane etc.), dont certaines « excluent » la présence des hommes (Charlotte Perkins Gilman, Mary Bradley Lane, etc.). 
Le XXe siècle voit fleurir les dystopies ou les contre-utopies qui signalent une méfiance croissante à l’égard des récits maîtres (ou des grands récits) et de l’idéologie marxiste et communiste. La dystopie orwellienne invite à se détacher de l’idéal de perfection et d’innocence politique qui a pu caractériser les utopies positives. Mais les dystopies sont aussi ces « utopies privatives » où la quête du bonheur passe par la suppression des souffrances ou des inégalités et donc souvent/parfois des genres dans leur assymétrie opprimante. Ce que Jameson appelle le « principe de réduction du monde » devient l’une des stratégies de la science-fiction féministe d’Ursula Le Guin, par exemple, qui imagine un monde (Gethen) ambisexuel, débarassé de tout ce que la sexualité a de problématique et de violent et du capitalisme. Qu’en est-il de ces utopies paradoxales qui se fondent sur une économie de la pénurie et dans quelle mesure cette évolution du genre de l’utopie est-elle liée à la prise en compte des oppressions de genre ou liées à la sexualité d’un point de vue situé ? Que nous apprend-elle sur la conception féminine et féministe du pouvoir et des relations que les femmes et les féministes peuvent ou doivent entretenir avec « le pouvoir » ?
 Par-delà les utopies ou la balance entre utopie et dystopie, comment penser un espace et une organisation autres des rapports à travers le motif foucaldien des « hétérotopies », lieux autres présentant une contestation à la fois mythique et réelle de l’espace habituel. Quel rôle jouent alors les « espaces autres » de la fiction dans cette recomposition à partir du moment où la littérature devient, pour Sedgwick par exemple, une sorte de surface de projection des « troubles dans le genre » ? (Epistemology of the Closet [1990] et Between Men. English Literature and Male Homosocial Desire [1985]). Juxtaposant en un seul lieu réel plusieurs espaces parfois incompatibles, les hétérotopies introduisent aussi une rupture absolue avec le temps habituel, ce sont des hétérochronies, combinant un système d’ouverture et de fermeture, créant un espace d’illusion qui dénonce comme plus illusoire encore l’espace réel, ou en présente un mode autrement organisé. Comment considérer ces « sortes d’utopies effectivement réalisées dans lesquelles les emplacements réels sont à la fois représentés, contestés et inversés, [c]es sortes de lieux qui sont hors de tous les lieux, bien que pourtant ils soient effectivement localisables » (Foucault, « Des espaces autres ») ? Ces expériences périlleuses où se joue quelque chose du sujet dans son rapport au monde, à lui-même et aux autres, peuvent-elles servir de paradigme pour repenser, hors des espaces et des temps habituels, un régime d’exception des sexuations et de sexualités qui rompe jusqu’à la distribution même, prise ici comme point de départ, en femmes et en hommes ? Dans quelle mesure les utopies sexuelles urbaines qui relèvent de ce que Gayle Rubin a appelé « la sexoethnogenèse urbaine » participent-elles d’hétérotopies réussies en ce qu’elles produiraient des restratifications sociale et sexuelles non normatives et des dynamiques de pouvoir différentes (avec la culture SM à San Francisco par exemple) ?
 Si les utopies ravissent en ouvrant un espace merveilleux, les hétérotopies inquiètent, en subvertissant jusqu’au langage et à l’imagination, « parce qu’elles brisent les noms communs ou les enchevêtrent, parce qu’elles ruinent d’avance la ‘syntaxe’, et pas seulement celle qui construit les phrases, – celle moins manifeste qui fait tenir ensemble (à côté et en face les uns des autres) les mots et les choses » (Foucault, Les Mots et les choses [1966]). Qu’en résulte-t-il alors en ce qui concerne les relations entre et par-delà les sexes – et les mots pour les dire ? Comment utiliser ce motif pour les repenser, pour élaborer des discours qui sont susceptibles d’en accueillir la différence, d’en accomplir la puissance d’altération ? Quelque chose de cet ordre semble se jouer dans l’alternative que Foucault dessine, dans La Volonté de savoir (1976), entre des « corps-plaisirs » et un « dispositif de sexualité » qui en contraint et en limite l’expression ? Ne s’agit-il pas alors justement d’une invitation à réarticuler, dans la dimension utopique d’un ars erotica, sexualité et « usage des plaisirs » ?
 Dans le texte consacré aux hétérotopie (« Des espaces autres »), Foucault insiste encore sur la primauté de l’espace sur le temps pour notre époque contemporaine, de plus en plus « hétérochronique ». Peut-on en tirer les conséquences et élargir la dimension spatiale inscrite dans le mot « utopie » pour y inclure l’idée de cyberespace ? Il s’agirait alors de se pencher sur les nouveaux modes de relations, de mise en réseau constituant des identités et des alliances provisoires évoqués par Donna Haraway dans « A Cyborg Manifesto » (1991), internet permettant l’émergence à la fois de nouvelles logiques d’affiliation, d’appartenance, d’affinités, de groupements pragmatiques, de nouveaux modes d’action, au-delà de l’opposition entre sphère publique et sphère privée ?
Programme et infos :
http://inegalitesfemmeshommes.univ-lille3.fr/

• "Transcrire le corps. Penser la notion de corps au sein des études de genre et des théories féministes"
Journée d’études organisé par des étudiant.e.s du Master Genre de Paris 8
19 juin, Paris 8, La Coupole
Présentation :
En tant que masterant.e.s en étude de genre, nous proposons d’organiser une journée d’étude sur le thème « transcrire le corps ». Comment parler du corps ? Comment dire le corps ? Comment écrire le corps ? C’est par une approche transdisciplinaire faisant appel à l’anthropologie, l’esthétique, la littérature, la philosophie, la sociologie, et les techniques de l’information et de la communication, que nous souhaitons porter un regard sur la notion de corps au prisme des études de genre. Nomade, se situant à la fois partout et nulle part, dans un passage, en changement, le corps se meut, mute, transmute, fait trace, marque ou est marqué, il est écrit, transcrit. Le corps est interrogé, il est normalisé, nommé, assigné. Le corps bio, le corps queer, le corps trans, la chair, l’anatomie, la morphologie, l’organisme, l’objet, le sujet, la substance, sont autant de concepts à questionner, travaillés qu’ils sont par les différents courants théoriques féministes. Corps en tout genre, corps entre sexe et genre, corps invisibilisé... Le corps révèle, tel un corpus, une unité et une multitude, un corps, des corps, un corps au sein d’un corps. Nous voudrions également interroger la notion même de « transcription » accolée à celle de « corps » : copier très exactement, en reportant / transcrire un texte / effectuer la transcription de (un texte) / translittérer / écrire ce qui est oral / opérer la transcription de (une œuvre musicale) / effectuer la copie d’un gène...
Cette journée est une opportunité pour les masterant.e.s et les doctorant.e.s de faire part de leurs recherches sur le corps. Mais de quel corps parlons-nous ? Quel est le décor de cette journée d’études ? Nous souhaitons suivre la ligne de fuite de Donna Haraway et des corps cyborg. Il s’agit de sortir des constructions dualistes du corps, femme/homme, corps/esprit, corps/machine. Au contraire, les corps cyborg viennent brouiller les catégories qui qualifient « l’humain » produit par des théories universalisantes. Il s’agit de se réapproprier l’histoire des corps, les resignifier hors du mythe de l’origine et de l’unité. Ils sont une invitation à l’utopie, à repenser les corps hors des schémas produits par les sciences dominantes. Notre position se recompose. Comment et à partir de quel point de vue rendre compte du monde qui s’encode ironiquement par delà nos catégories d’analyses ? Peut-être nos positions se doivent-elles d’être partielles, car notre position d’individu est divisée, elle nécessite dès lors des connexions. Des connexions de positions partielles biomorphes.
Programme et contact :
transcrirelescorps@gmail.com

• "Faire de la recherche sur le genre : défis et perspectives"
Université d’été du REDOC
22 au 26 juin
Faculté Victor Segalen, salle 001, Brest
Programme :
Lundi 22 juin
11.00-.13.00 Danièle Kergoat (CNRS) : Penser le travail à l’intersection des rapports sociaux : une perspective féministe matérialiste
Nicky Le Feuvre (U. Lausanne) : La dynamique du genre dans les sociétés de l’individualisme : enjeux et perspectives sociologiques
17.00-18.00 : Francine Descarries (UQAM) ? Les rapports sociaux de sexe : d’un côté à l’autre de l’Atlantique. La perspective québécoise.
Mardi 23 juin.
9.00- Maïmouna Ndoye (AFARD), Genre et développement : Défis et perspectives en Afrique Subsaharienne
10.00 Fatima Ait Ben Lmadani (U. Rabat), Imbrication des rapports sociaux de sexe, de race et de classe. Migrantes Sénégalaises musulmanes au Maroc
16.00-17.00 : Armelle Testenoire (U. de Rouen), L’intersectionnalité dans l’espace francophone
Mercredi 24 juin.
11.00 Catherine Louveau (U. Paris Sud) Conditions, enjeux et perspectives des recherches sur femmes, sexe-s, genre dans le champ du sport
12.h. Michel Bozon (INED), Sexualité et psychologisation des inégalités de genre
Jeudi 25 juin.
9.00- Annie Junter (U. de Rennes 2), De la protection des femmes au travail à l’égalité professionnelle : le droit du travail à l’épreuve du genre
10.00 Isabelle Guérin (IRD), Associations et collectifs féminins : nouvelles formes de solidarité ou d’exploitation ?
16.00 Marc Bessin (CNRS – IRIS), Les présences sociales : genre et temporalités de la question sociale et des interdépendances
Vendredi 26 juin.
9.00- Bérengère Marques-Pereira (ULB), Etat, politiques sociales et citoyenneté
10.00. Christine Bard (U. d’Angers), Féminisme, antiféminisme et « théorie du genre » (de Théodore Joran à Eric Zemmour)
Infos complètes :
http://www.redoc.uqam.ca/universite-dete-de-brest-du-22-au-26-juin-2015-faire-de-la-recherche-sur-le-genre-enjeux-et-perspectives/

• "Genre et populations. Méthodes, données et analyses"
Journées du Réseau de formation doctorale en démographie. Resodemo
Formation coordonnée par :
Carole Brugeilles (Université Paris Ouest Nanterre- Cresppa-GTM / cbrugeil@u-paris10.fr ), Laure Moguérou (Université Paris Ouest Nanterre- Cresppa-GTM / lmoguerou@u-paris10.fr ), Dorothée Serges Garcia (Cresppa-GTM/ iPOPs/dorothee.serges@ined.fr ).
22, 23 et 24 juin 2015
Université Paris Ouest Nanterre La Défense 200 avenue de la République, 92001 Nanterre Cedex, Station : RER A – Nanterre Université Salle D202
Objectifs :
Ce module de formation présente l’approche de genre comme outil d’analyse des comportements démographiques, familiaux et sociaux. Cette perspective permet l’élaboration et l’utilisation de cadres théoriques, de concepts et d’indicateurs intégrant explicitement les rapports de genre dans l’analyse des comportements individuels et collectifs ; de discuter des résultats de recherches utilisant la perspective de genre ; de montrer comment l’analyse des systèmes de genre peut être utilisée par les agents de développement et les décideurs.
Il s’agit tout d’abord de revenir sur l’approche genre en tant qu’approche théorique puis de montrer comment celle-ci a émergé dans le champ de la démographie. Le module s’attachera à présenter comment les rapports de genre sont désormais mobilisés dans différentes recherches sociodémographiques et ce que cela suppose en termes de collecte d’informations et de données (qualitatives et quantitatives), d’analyse et d’élaboration d’indicateurs. Nous examinerons aussi comment conduire des recherches dans une perspective de genre, à partir de données non nécessairement construites dans cette problématique. Dans la seconde partie du module, seront présentées des recherches qui prennent appui sur des données élaborées ou non dans une perspective genre, consacrées à deux des enjeux majeurs des rapports sociaux de sexe : la division sexuée du travail d’une part et le contrôle des corps (féminins) et de la reproduction d’autre part.
Participant-e-s :
La formation est ouverte en priorité aux doctorant-e-s dans le domaine de la démographie, mais aussi aux doctorant-e-s de toute autre discipline qui s’intéressent aux questions de population. Dans la limite des places disponibles les modules sont ouverts aux post-doctorant-e-s, jeunes chercheur-e-s et étudiant-e-s en Master 2. Il n’y a pas de pré-requis.
Inscriptions :
Le module Genre et population fait partie de l’offre de formation proposée par le Réseau de formation doctorale en démographie (Resodemo) adossé au Labex Individus, Populations et sociétés (iPOPs). Pour s’inscrire, il suffit d’adresser dans un premier temps une demande par courriel à resodemo@ipops.fr accompagnée d’une copie de la carte d’étudiant-e ou une attestation du directeur-ice de laboratoire de recherche pour les post-doctorant-e-s. Sur décision du comité d’organisation, le Labex iPOPs peut prendre en charge une partie des frais de transport et d’hébergement des participant-e-s ne résidant pas en Île-de-France.
Programme et infos :
http://resodemo.site.ined.fr/fr/

• "Travailler le genre en éducation. Regards croisés"
Journées d’études organisées par le Réseau Interdisciplinaire Genre/Éducation et Formation à l’Égalité entre les seXes (RIGEFEX)
23, 24 et 25 juin 2015
Nouvelle Maison de la Recherche, Université Toulouse Jean Jaurès 
Présentation :
Le code de l’éducation affirme qu’ « une information consacrée à l’égalité entre les hommes et les femmes, à la lutte contre les préjugés sexistes et à la lutte contre les violences faites aux femmes et les violences au sein du couple doit être dispensée à tous les stades de la scolarité.1 ». Les conventions interministérielles2 promeuvent depuis 2000, l’acquisition d’une culture de l’égalité entre les sexes, le renforcement d’une éducation au respect mutuel et à l’égalité entre les filles et les garçons, les femmes et les hommes l’engagement pour une plus grande mixité des filières de formation et à tous les niveaux d’étude.
Pourtant, le constat de l’Inspection Générale3 est sévère (mai 2014), il souligne que les intentions affichées aujourd’hui ne sont pas très différentes de celles portées depuis les années quatre-vingt sur le sujet. Et les résultats ne sont pas aux rendez-vous « en témoignent les divergences de résultats scolaires entre les filles et les garçons, la persistance d’orientations différenciées, la fréquence de comportements voire de violences sexistes ». Le rapport rappelle les recherches connues sur le sujet et montre comment les inégalités entre les filles et les garçons s’installent dans les classes « qu’elles tiennent aux pratiques pédagogiques, aux modes d’encouragement ou non des uns et des autres, aux possibles que l’école laisse espérer ou non notamment en terme d’orientation ». Au bout du compte, depuis 30 ans le même : les filles réussissent mieux, mais ne rentabilisent pas cette réussite et les garçons « payent un lourd tribut à l’échec et au décrochage scolaire ». L’Inspection Générale s’étonne à juste titre, qu’ « en dépit des volontés affichées, l’école ne s’est pas donné les moyens d’une application continue et systématique à tous les niveaux du système éducation d’une politique par ailleurs clairement définie et disposant de nombreux outils ». Quel est le rôle de l’institution scolaire dans la transmission de l’égalité et dans la transformation de nos sociétés ? Comment repérer et déconstruire les stéréotypes de sexe ? Comment penser la collaboration entre chercheur·e·s, enseignant.e. sur ces questions ?
Autant de questions abordées dans cette journée d’études qui s’inscrivent dans le travail de recherche et de formation de l’équipe Genre &Education de l’Espé de Midi Pyrénées
Comment montrer aux enseignant.e.s stagiaires la nécessité de travailler cette thématique ? Quels outils pédagogiques mettre en œuvre de la maternelle au lycée général et professionnel ?
Enfin comment les jeunes enseignant.e.s traitent-ils de l’égalité dans leur classe aujourd’hui ?
Programme et infos :
http://www.univ-tlse2.fr/accueil/agenda/egalicreche-regards-croises-des-chercheur-e-s-et-des-professionnel-le-s-de-la-petite-enfance-371788.kjsp?RH=04Recherche

• "Genre, normes, psychanalyse. Critique et innovation"
Colloque international organisé par
Thamy AYOUCH, Vincent BOURSEUL, Marie-Victoire CHOPIN, Diane GARNAULT, Gabrielle HOUBRE, Laurie LAUFER, Sara PIAZZA, Beatriz SANTOS, Amos SQUVERER
26 et 27 juin 2015
Université Paris Diderot Amphi Buffon 15 rue Hélène Brion 75013 Paris
Présentation :
La modernité nous invite à renouveler notre écoute et notre façon de penser la sexualité et les productions qui l’accompagnent ( normes, règles, interdits, lois, prothèses, créations, etc ). Nous sommes alors conviés à interroger, entre nécessité, normalité et contingence, la subjectivité au cœur des processus qui la soutiennent et la régulent. Ces dispositifs singuliers et pluriels sont eux-mêmes les objets des pratiques qui les constituent.
Depuis Freud, nous savons que la sexualité humaine, inconsciemment déterminée, motive la production psychique de normes individuelles, mais aussi de normes collectives, sociales, culturelles, juridiques. Ces normes concernent tant le sexe que le genre. Elles sont l’objet d’évolutions qui questionnent à leur tour la psychanalyse dans la modernité, à la frontière de la sociologie, de la philosophie, de l’histoire, de l’anthropologie et de la médecine.
Quelles formes ces normes peuvent- elles prendre aujourd’hui ? Quelles voies nouvelles s’ouvrent alors en psychanalyse ? Car, si ni le sexe ni le genre ne sont des concepts psychanalytiques, ils n’ont jamais été autant interrogés qu’aujourd’hui dans le champ de la psychanalyse.
Programme :
http://plurigenre.hypotheses.org/415
Infos :
http://www.shc.univ-paris-diderot.fr/

• "Des études sur le genre à l’éducation au genre"
Colloque
9-10 novembre
IFCAAD, Strasbourg
Présentation :
L’IFCAAD, institut alsacien de formations au travail éducatif et social, organise en partenariat, un colloque sur une thématique d’actualité : le genre. Dans la seconde moitié du XXe siècle, les mouvements féministes, au-delà de l’évolution de la condition féminine à laquelle ils ont largement contribué, ont permis de repenser, dès le plus jeune âge, les rapports
entre les sexes. Le XXIe siècle s’ouvre sur la complexité des questions liées au genre avec les études sur le genre, ou gender studies, qui sont désormais une discipline importante des sciences humaines et sociales. Pour mesurer cette complexité, il nous faut prendre en considération le genre social (celui qu’une société donnée attribue aux hommes et aux femmes dans les statuts, les rôles, les fonctions, et subséquemment dans les droits et les devoirs), l’identité de genre (qui peut être plus subtile comme chez les personnes transgenres et intersexes) et l’orientation sexuelle (dans sa diversité). Comme le dit finement Cécile Chartrain « si le sexe est “ce que l’on a”, le genre est non seulement “ce que l’on nous dit d’en faire”, mais aussi “ce que l’on en fait” ». La prise en compte de ces données
implique de penser – peut-être même de repenser – l’éducation dans toutes ses composantes, à tous les âges de la vie.
Les éducateurs – entendus au sens large des éducateurs « naturels » que sont les parents aux nombreux professionnels, « de la pouponnière à la maison de retraite », en charge d’éducation – sont, disait Françoise Dolto, des « modèles à vivre ». Rien qu’en ce sens, ils participent, consciemment ou inconsciemment, aux constructions identitaires, aux évolutions ou involutions sociétales. Ce colloque, durant deux journées, a l’ambition de
réfléchir d’abord, à partir des recherches, aux fondements des éducations aux genres (leurs inéluctabilités, nécessités, modalités…), puis, en théorie comme en pratique, aux manières de (re)penser, aujourd’hui, les rapports homme/femme.
Infos complètes :
http://www.ifcaad.fr/colloque-nov15.html

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2 - SÉMINAIRES :

• Pnina Geraldine Abir-Am, "From Happiness in Paris to Misery in London : The intersectionality of gender, race, and class in historicizing Rosalind Franklin’s 1950 decision to move"
Intervention dans le cadre du séminaire des doctorantes du Centre Koyré
15 juin 2015
10h-12h
Maison de la Recherche, 28 rue Serpente, Paris
Résumé :
This talk seeks to problematize and historicize Rosalind Franklin’s decision to change labs in 1950, (from Paris to London) and its far reaching ramifications for our (mis)understanding of the discovery of DNA structure. This discovery has been widely viewed as a major turning point in science in the second half of the 20th Century. The talk also seeks to go beyond previous emphases upon the respective roles of gender, race, and class in defining her predicament in the DNA story, (i.e. the delay of half a century, 1953-2003, in her inclusion among the discoverers of DNA structure) by interrogating the intersectionality of gender, race, and class in the prolonged confusion over her role in this discovery.
Dr. Pnina Geraldine Abir-Am has published widely in the history of molecular biology, the history of women and gender in science, and the history of public memory. She received an award for “outstanding research” from the History of Science Society in the Unites States. She taught in Canada, (Joint Chair of Women’s Studies at the bilingual university of Canada in Ottawa) Israel, (Hebrew University, Jerusalem) and the United States, (Johns Hopkins University/ Baltimore, and University of California at Berkeley)
Contact :
http://femmesetsavoirs.sciencesconf.org

• Marie-Claire Caloz-Tschopp, "L’avancée originale, courageuse de trois féministes matérialistes"
Intervention dans le cadre du séminaire Féminismes matérialistes et analyses critiques
16 juin
Salle 159, 14h-17h, site Pouchet/CNRS, Paris
Présentation :
A cette étape de la planétarisation du capitalisme s’accompagnant de violence voire de « violence extrême » (Balibar 2010), je pose la thèse que nous vivons un moment historique de transformation des rapports de classe, de sexe, de la politique... et de la guerre en général. Il nous est difficile de voir, nommer, décrire, évaluer ce qui a lieu. Dans un tel cadre, les travaux, les outils, les positions des féministes matérialistes sont d’une grande actualité et utilité pour connaître, ne pas « consentir », résister aux formes de dénis, de banalisation idéologique des changements matériels, idéologiques en cours. C’est ainsi que dans le cadre de mes travaux en philosophie et en théorie politique, j’ai intégré dans mon approche ce que j’appelle des « théories minoritaires », les travaux de trois féministes matérialistes bien connues en France – Colette Guillaumin, Nicole-Claude Mathieu, Paola Tabet. Je me propose de montrer, par quelques exemples leur apport théorique, épistémologique pour l’analyse critique des rapports sociaux (de classe, de sexe, « d’apartheid de sexe »..) et pour la politique de citoyenneté-civilité ou « d’anti-violence ».
Discutante : Jules Falquet (Maîtresse de conférences HDR ; CEDREF – CSPRP ; Responsable de la spécialité de Master (recherche) Genre et Développement ; UFR de Sciences sociales, Université Paris Diderot).
Marie-Claire Caloz-Tschopp est philosophe, professeure émérite aux Universités de Lausanne et Genève, Directrice de Programme au Collège International de Philosophie
Contact :
helena.hirata@gtm.cnrs.fr

• "G(isèle) d’Estoc. Reflets d’une mal(e) passante"
Séance du séminaire GeFem
18 juin
MMSH, salle Emile Temime, Aix-en-Provence
Présentation :
G(isèle) d’Estoc (alias Marie-Paule Courbe), artiste, femme de lettres, escrimeuse et travestie milite au début des années 1890 à la Ligue de l’affranchissement des femmes, un mouvement féministe radical. Longtemps, elle n’a été qu’un ectoplasme pour les chercheurs spécialistes de Maupassant. Toutefois, elle se présente à nous comme une figure de la transgression. On retracera la genèse des convictions et l’action de cette féministe sans qualité. Il s’avère que, pour elle, transgresser rime avec exister. Elle fut une femme de chair et de caractère qui marqua brièvement son époque. Pourquoi son souvenir fut-il si rapidement effacé ? Cet enfouissement est dû, sans doute, aux hommes qui la fréquentèrent ou qui s’emparèrent de sa mémoire après sa mort. Ainsi fut-elle trahie par ses contemporains et par leurs descendants, de P. Parent-Desbarres à Jacques-Louis Douchin, en passant par le pire de ses contempteurs, Pierre Borel.
Intervenant.e.s :
> Karine Lambert, Université de Nice, Telemme, GeFem Présentation
> Gilles Picq, chercheur en Histoire On est toujours trop bon avec les hommes... aussi
> Nicole cadène, Telemme, GeFem G(isèle) d’Estoc à la Ligue de l’affranchissement des femmes. Identification d’une féministe
Contact :
klambert@unice.fr

• Aude Fauvel, "Les « folles » peuvent-elles être des femmes savantes ? (France et Grande-Bretagne, 1850-1920)"
Intervention dans le cadre du séminaire Femmes et savoirs : productions, circulation, représentations XVIIe-XXe
18 juin, de 14h à 16h30
Centre Alexandre Koyré (salle du 5e étage), 27, rue Damesme, Paris 13e
Présentation :
Dans le domaine médical, la psychiatrie est sans doute la discipline où il a semblé que les femmes avaient été le moins susceptibles d’avoir pu contribuer à la fabrique du savoir. De Phyllis Chesler à Lisa Appignanesi en passant par Elaine Showalter, pour de nombreuses historien.n.e.s, la psychiatrie apparaît comme la science sexiste par excellence, les spécialistes du psychisme ayant non seulement nourri les discours sur l’infériorité du « sexe faible », mais aussi très concrètement contribué à l’exclusion des femmes en acceptant d’hospitaliser les « malades » qui osaient aller contre les désirs de la gent masculine. Dans ce cadre, les patientes psychiatriques ont ainsi souvent été décrites comme étant les plus aliénées parmi les femmes, doublement disqualifiées dans le champ du savoir, puisque portant à la fois l’étiquette de femme et de folle.
Cet exposé visera à nuancer cette perspective. Car si cet examen d’une certaine victimisation des femmes par la médecine mentale est une veine utile et même nécessaire de l’historiographie, il n’empêche que cet angle d’approche a parfois restreint le regard et eu l’effet paradoxal d’éclipser le rôle que les femmes, et singulièrement les patientes, ont pu jouer dans cette histoire. Or il s’avère que les « folles » se sont essayées, parfois avec succès, à répondre aux médecins, influant ainsi sur la construction des savoirs et sur l’évolution des pratiques médicales. Comment les patientes ont-elles porté leurs voix dans l’espace psychiatrique ? Et, plus largement, comment penser le lien entre histoire des femmes, mouvements féministes et discipline psychiatrique ? C’est ce qu’on tâchera de cerner dans cet exposé, en comparant la façon dont les sociétés française et britannique ont différemment fait place à la parole des femmes aliénées.
Discutante :
Juliette Lancel
Aude Fauvel est rattachée à l’IUHMSP– Chuv/Unil – Lausanne, Suisse
Contact :
lancel.juliette@gmail.com

• "La socialisation familiale sexuée aux tous premiers âges de la vie"
Conférence du cycle "Penser les primes socialisations : regards croisés"
18 juin de 17h à 19h dans la salle de conférence de l’Institut Français de l’Education (ENS de Lyon, métro Debourg).
Intervernantes :
Olivia Samuel, maîtresse de conférences en sociologie (Printemps, Université de Versailles Saint-Quentin, INED) et Agnès Pélage, maîtresse de conférences en sociologie (Printemps, Université de Paris-Est Créteil, Université de Sidney)
Présentation :
"Dès l’annonce du sexe de l’enfant, généralement lors de l’échographie, les parents élaborent une représentation singulière de celui-ci et initient les prémisses d’une socialisation genrée. Pour analyser ce processus, cette communication se concentre sur deux domaines de la parentalité qui participent, précocement, à la construction sociale des dispositions genrées : la préparation de la naissance et les soins du corps du bébé après la naissance. On s’intéresse à la socialisation sexuée du bébé ainsi qu’à la socialisation des parents à devenir père ou mère d’une fille ou d’un garçon, en particulier dans les milieux sociaux scolairement dotés. Deux enquêtes sont utilisées, combinant approche quantitative et qualitative : 1) L’Enquête Longitudinale Française depuis l’Enfance (ELFE) lancée en 2011, en particulier les données issues de la deuxième vague réalisée aux deux mois des enfants auprès de 16000 familles ; 2) Les données d’une enquête qualitative longitudinale (en cours) auprès de pères et de mères diplômés de l’enseignement supérieur venant d’avoir un 2ème enfant (corpus = 70 entretiens)."
Contact :
olivier.vanhee@ens-lyon.fr

• Anne Berger, "Féminisme et politique de la langue : le ’féminisme italien’ et l’autorité de la langue maternelle"
Intervention dans le cadre du séminaire "Genre et autorité" animé par Anne Tomiche et Frédéric Regard
Vendredi 19 juin
Sorbonne - Maison de la Recherche, rue Serpente, salle D323, 10h-12h
Présentation :
La pensée féministe occidentale de la seconde moitié du XXe siècle ne s’est pas seulement donné pour tâche d’interroger l’ordre sexuel et le système des genres. Elle a aussi élaboré, de façon plus ou moins explicite, une philosophie du langage et une politique des langues, nourries des apports de la linguistique. Anne Berger s’intéresse à la philosophie du langage développée par le groupe féministe italien "Diotima" depuis la fin des années soixante-dix, à partir d’une conception de la domination masculine comme domination "symbolique". Elle se penche en particulier sur la tentative (et la tentation) de penser ensemble autorité de la mère et autorité de la langue par la philosophe Luisa Muraro. Celle-ci propose à cet effet un réinvestissement et une reformulation de la notion de "langue maternelle", qu’Anne Berger examine et interroge de diverses manières.
Anne Berger est professeure de littérature à l’université Paris 8.
Contact :
flook@orange.fr

• "Féminismes et critiques postcoloniales"
Table ronde dans la cadre du séminaire Limites frontières du GRAL
29 juin
14-17h30, Paris Pouchet
Organisation : Malek Bouyahia, Franck Freitas, Karima Ramdani
Présentation :
Dans le contexte français, le processus de décolonisation du féminisme initié il y a plu- sieurs années à l’occasion de crises politiques n’a pas pour autant résolu l’inattention portée aux voix des féministes migrantes ou descen- dantes des colonisations modernes. Les position- nements de ces dernières, à la croisée de multiples rapports de domination, longtemps impensés et ignorés, constituent-ils la perspec- tive d’un « féminisme postcolonial » ? Comment l’institutionnalisation du féminisme et l’instru- mentalisation du genre à des fins néocoloniales ont-elles affecté, au cours du temps, la produc- tion des savoirs féministes postcoloniaux, ainsi que les liens entre études féministes et études postcoloniales, mais aussi entre espaces de la recherche et espaces militants ?
Intervenantes :
Karima Ramdani, docteure en science politique, Cresppa-GTM, Groupe de recherche Audre Lorde
Collectif afro-féministe Mwasi représenté par Annette Davis et Sharone Omankoy https://mwasicollectif.wordpress.com
Sonia Dayan-Herzbrun, professeure émérite en sociologie, Université Diderot-Paris 7, CSPRP
Discussion modérée par Myriam Paris, doctorante en science politique, Cresppa- LabTop, Groupe de recherche Audre Lorde
Contact :
gral.recherches@gmail.com

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3 - APPELS A CONTRIBUTIONS :

• Avant le 15 juillet
"Rapports sociaux de race, résistances et perspectives critiques"
Colloque EFiGiES
Comité d’organisation :
Margrita Cripta, doctorante en science politique, IRISSO (Paris-Dauphine)
Lola Gonzalez-Quijano, docteure en histoire, chercheuse associée au LaDéHIS (EHESS)
Isabelle Matamoros, doctorante en lettres et histoire au LIRE (Lyon 2) et au CERLIS (Paris 5 Descartes).
Mira Younes, doctorante en psychologie sociale, UTRPP, Paris 13.
Marie-Sherley Valzema, doctorante en sciences de l’information et de la communication, CIM, Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3
22 et 23 octobre 2015
MSH Paris Nord
Argumentaire :
Depuis les militantes féministes et abolitionnistes noires du XIXe siècle (Sojourner Truth ou Mary Church Terrel), aux féministes noires lesbiennes des années 70 (Angela Davis, Combahee River Collective, Audre Lorde, entre autres), l’exigence située d’articuler la race au genre, à la sexualité et à la classe, a été le fait de voix minoritaires et réfractaires. À la différence des positionnements intersectionnels de nombreux collectifs locaux, le champ académique français s’est davantage intéressé à l’imbrication des rapports sociaux de classe et de genre, les rapports sociaux de race (Kebabza, 2006) en France faisant le plus souvent l’objet d’analyses hiérarchisées des dominations.
Avec ce colloque sur les rapports sociaux de race, pensés dans leur imbrication à la classe, au genre et aux sexualités, l’association EFiGiES propose un lieu d’échanges et de solidarité dans un contexte d’exacerbation des violences matérielles et symboliques, ainsi que de résistances et de luttes croissantes des sujets racisés. Ces deux journées fourniront un espace de dialogue aux chercheur.e.s (dans et hors le monde académique) et acteurs.trices de collectifs, réseaux ou associations diversifiés. S’inscrivant au croisement de la recherche et du militantisme, ce colloque pluridisciplinaire se veut accessible à tout.e.s les intéressé.e.s. Sont donc attendues des propositions issues de l’ensemble des sciences humaines et sociales mais également des contributions faisant la part belle aux savoirs construits par l’engagement.
La question de la position située d’EFiGiES, à dominante blanche a été l’une de nos motivations pour l’organisation de ce colloque ; les analyses ayant trait à la blanchité [McIntosh, 2004 ; Frankenberg, 1993] dans son imbrication avec le genre, les sexualités et la classe sont donc particulièrement attendues. Les jeunes chercheur.e.s qui ne lisent pas habituellement leurs travaux sous cet angle sont invité.e.s à élaborer des propositions en ce sens.
Les cinq axes de recherche suivants ne sont pas exhaustifs et des interventions proposant une critique explicite du cadre esquissé ici, à partir d’autres positionnalités ou approches théoriques, sont bienvenues. Si nous souhaitons explorer les processus de racisation (De Rudder, 2000) et de résistances dans le contexte français (métropole et territoires post-coloniaux), des approches comparatives peuvent être proposées.
[...]
Infos complètes :
http://www.efigies.org/actualite-efigies/appel-a-communication-rapports-sociaux-de-race-resistances-et-perspectives-critiques/

• Avant le 15 juillet
"Le genre dans la production culturelle d’Amérique Latine et la Caraïbe"
Cuadernos de Literatura del Caribe e Hispanoamérica, no. 22, juillet-décembre 2015
Argumentaire :
Cuadernos de Literatura del Caribe e Hispanoamérica est une revue éditée par l’Universidad del Atlántico et l’Universidad de Cartagena (Colombie). Elle publie des articles traitant de la littérature et la culture d’Amérique latine et la Caraïbe. Elle accueille des textes en espagnol de jeunes et confirmé(e)s chercheurs et chercheuses.
Le numéro 22 traitera sur l’analyse de la production culturelle latino-américaine et de la Caraïbe des la perspective des études de genre. Il nous intéresse de voir la façon dont les manifestations artistiques, littéraires, folkloriques, musicales et médiatiques —soient “cultes” ou “populaires"— reproduisent les rôles masculins et féminins normatifs ou, au contraire, elles contribuent a fonder des nouvelles modèles de genre contestataires des stéréotypes traditionnels. Cela pourrait être le cas des identités gais, lesbiennes, travesties, transgender, intersexuelles, sadomasochistes, entre autres, qui permettraient de désarticuler le cadre naturalisé de la machine hétéro-centrée et faire voler les bases essentialistes et dogmatiques sur lesquelles la culture patriarcale s’est érigée.
Liste des thèmes (non restrictive) :
- Etudes sur les masculinités hégémoniques, alternatives, en crise
- Construction de la subjectivité féminine
- Représentations du corps et pratiques sexuelles
- Violence de genre, sexisme, misogynie, homophobie, machisme
- Etudes intersectionnelles (genre, classe, race)
- Théorie féministe, études des masculinités y théorie queer
- Le genre dans les études culturelles et postcoloniales
- Féminismes noires, lesbiennes, chicanes, communautaires
- Contra-sexualités et post-pornographie
S’il vous plait, envoyez vos collaborations en espagnol, français ou anglais, en Word, Times New Roman 12. Nous vous invitons à faire circuler cet appel dans vos réseaux. Vous pouvez également consulter le lien suivant :
http://investigaciones.uniatlantico.edu.co/revistas/index.php/cuadernos_literatura/index
Contact :
cuadernosliteratura@mail.uniatlantico.edu.co

• Avant le 15 juin
"Violence, Representations and Sexuality"
INSEP 2015
13th – 15th July, 2015, Ghent University, Belgium
Hosted by CEVI – Centre for Ethics and Value Inquiry
Faculty of Arts and Philosophy, Ghent University
Blandijnberg 2, 9000 Ghent – Belgium
The relationship between violence and sexuality is one of the most critical areas of engagement for sexuality research and activism. There continues to be an epidemic of violence against women and children – rape, sexual assault, sexual harassment and abuse – across the globe, manifest in different cultural customs and practices, authority structures, hetero-patriarchal and hetero-normative regimes at both national (and supranational in the case of trafficking) and everyday micro levels. This epidemic is often met with : limited regulatory responses suffused with heterosexist assumptions ; legal authorities that fail to prioritise or regard it is less important than other criminal activity ; indifference ; and/or claims that the prevalent cultural milieu makes it impossible to act. While some efforts have been made in North America, Europe and Australasia to effect change, in many parts of the globe sexual subjection and suffering continues to be seen as a normal state of affairs.
Equally, across the globe sexual difference and departures from heterosexuality are met by varying degrees of violence, ranging from physical attack and murder, to prejudicial and pathological assumptions that are present even in the social context of equality and rights discourses. To be different is still to be ‘othered’ to varying degrees, and that ‘othering’ often takes damaging forms of practice against those who present themselves as different.
The cultural and representational contexts are of particular importance here. It is in the representational form that we most saliently see the cultural demarcations of legitimacy and illegitimacy for sex and sexuality. Through representations, tensions are played out in the public arena that are sometimes manifest only in inter-subjective or hetero-normative meaning making. In societies where gay men and lesbians are formally recognised, there remains a dichotomy between the ‘respectable’ different that operates within homonormative constraints and lives without troubling heteronormative assumption, and the ‘queer’ whose personal practices challenge or disrupt cultural and social norms as a feature of being themselves. Likewise, the representation of sex in mainstream medias often reinforces particular understandings and meanings suffused with power, presumption and prejudice. Against that, alternate forms of media can play an important role in promote constructive understandings of the relationship between desire, pleasure and healthy satisfaction.
Violence and sexuality also creates a nexus of troubling contradictions. Recently, the fetishisation of ‘Fifty Shades of Grey’, e.g., normalises a commodified and limited exploration of sexual imagination, whilst BDSMers and others who wish to move beyond difference as an adjunct to genito-centric and penetrative sex remain culturally prejudiced against and subject to different and sometimes punishing pathologies and legal regulatory regimes. Pornography and prostitution represent other areas of contestation. Is pornography or prostitution inherently violent ? Or is there room for sufficient levels of agency and choice ?
The juxtaposition of pain, violence and sex, whether in practice or in representation, whether consenting or not, splits those radical voices who often support sexual freedom. Does violence and sexuality represent a fault-line for disagreement ? Is that disagreement one of language and representation or of power, degradation and its effects ?
We welcome papers that explore any aspect of the relationship between violence, representation, sexuality and sex. As always, we also welcome other papers that reflect innovative, creative and thought-provoking work on sexual ethics and politics in general. For this purpose we retain open streams at the conference. Please feel free to email the conference organisers for further inquiries.
Acceptance Policy
The fifth international conference of INSEP welcomes papers, presentations and panels focusing on conceptual and theoretical debates, cultural and political analysis and empirical studies from which conceptual, ethical and political conclusions are drawn.
INSEP seeks to provide a critical and dynamic space for cutting edge thinking, new research and key discussions and debates about issues of sexual ethics or politics, whether conceptual and theoretical discourse, analytical studies or aesthetically or empirically constituted insights. INSEP sees the value in the fullest range of approaches to the study of sexual ethics and politics, including : gendered and feminist perspectives ; distinctive lesbian, gay, bisexual, transgender and transsexual perspectives ; queer perspectives ; and approaches from more general positions such as liberalism, Marxism and democratic theory. The 2015 conference seeks to be an inclusive space for discussion, welcoming dialogue and vigorous debate, but not sectarianism. We consider paper proposals and panel proposals from any disciplinary field, and are willing to consider expositions that take less orthodox forms.
To facilitate funding applications – please note INSEP has no funds of its own – we operate a ‘rolling’ process of abstract review and acceptance or rejection, and can provide documentation where it is required to facilitate funding. Our turnaround time for refereeing is 10 days.
Submission & Timeline
Submissions for papers (250 words), panels or workshops (500 word stipulating participants) should reach us by Monday 15 June at the latest. Earlier of course, is better. Normal acceptance/rejection notification – 10 days. All delegates/paper-givers must register by Monday 23 June, and we encourage earlier registration when acceptances have been communicated.
Please send abstracts to : insep.network@gmail.com
The conference fee for the full three days is 150 Euros, which includes the conference pack and refreshments. A concessionary rate of 100 Euros is available to students and postgraduates.
INSEP publishes a journal and a book series with Barbara Budrich Publishers. We would anticipate commissioning publications from the conference and, dependent on quality and coherence, may publish a collection based on themes emerging from the conference. INSEP also welcomes submissions to the journal and proposals to the Book Series.
Paul Reynolds
Reader in Sociology and Social Philosophy
Edge Hill University, UK
reynoldp@edgehill.ac.uk
Tom Claes
Associate Professor of Ethics
Ghent University, Belgium
Tom.Claes@UGent.be
http://www.insep.ugent.be/insep2015/

• Avant le 30 juin
"(de)gendering the postcolonial"
Journal of Literary, Postcolonial and Gender Studies
For the first issue of de genere, we intend to open the discussion on a broad range of topics which we hope will recur in future issues, in order to set a framework of intervention for the dialogue this newborn journal intends to activate. Postcolonial and gender, both in theoretical elaboration and through literary and artistic practices, have been in an ongoing conversation after the inception of what Chandra Talpade Mohanty called Third World feminism (1988). Yet in the intervening years gender has become a more multifaceted concept (see Butler, Muñoz, Preciado), although gendered bodies are still radically informed by their own location as well as by transnational power discourses. At the same time, while postcolonial literature and art have both, in a sense, gone ‘mainstream’ (as Sandra Ponzanesi’s recent monograph shows), neocolonial imaginaries shaped by contemporary international politics have renewed the challenges of neo-orientalist hegemonies (Appadurai, Balibar, Gandhi, Yegenoglu).
We welcome contributions investigating the ways in which the postcolonial emerges as a gendered discourse, and how contemporary gender elaborations take into account the complex layerings of postcolonial temporalities. Our intention is to map (albeit tentatively) the ways in which gender and postcolonial theories and narratives interface without necessarily coalescing. Their intertwined and/or divergent trajectories can be traced in theoretical frameworks as well as in literature and artistic practices, addressing the following issues and related topics :
. The postcolonial gendered body in literature and the arts
. The sexual politics of postcolonial writing
. Gender and postcolonial : intersecting theories, divergent practices ?
. Narratives of transition : resignifying identities in migration
. Whiteness and blackness as gendered narratives
. Genre/gender : a postcolonial écriture féminine ?
. Performing gender, performing race
. The threatened male body / the male body as threat
For submissions and queries please write to us at degenere.journal@gmail.com
Deadline for abstract proposals (300 words and short bio) : 30 June 2015.
Articles will be due on 15 September 2015.
For submission guidelines and further info : www.degenere-journal.it
Editors : Marta Cariello and Serena Guarracino)
http://www.degenere-journal.it/?journal=degenere&page=pages&op=view&path=callforpapers

• Avant le 1er août
"Confronting Gender and Faith"
International Conference organized by Zairong Xiang (ICI Berlin) and Gero Bauer (ZGD Tübingen)
10 – 11 December 2015
ICI Berlin
Despite generations of feminist and queer deconstructions of gender and sexual binarisms in diverse disciplines, the modern/colonial belief in the heteronormative sexual (and thus gender) binary between ‘man’ and ‘woman’ seems to be still strongly held in contemporary society. In this conference, we would like to explore the relationship between ‘gender’ and systems of ‘faith’ by focusing on three correlations of the two categories : ‘gender as faith’, ‘gender against faith’, and ‘gender in faith’.
We will start by asking if the binary gender system works like a kind of belief and what it would mean to analyse its persistence in terms of faith. Scholarship in religious studies, theology, and anthropology has thoroughly conceptualised, historicised and problematised the concept of ‘faith’, and how it is conceived and practiced (or not) in different religions. How can these discussions help us understand gender as faith, and what are the implications if the concept of faith is mostly relevant to Christianity, as well as – although with significant variations – the other two Abrahamic religions ?
The potential for conflict between the two categories ‘gender’ and ‘faith’ is manifold. Conservative religious authorities rail at gender theory and demonise gender deconstruction and queering as what they would like to identify, coopting its terminology, as ‘gender ideology’. The tension between ‘gender’ and ‘faith’ also takes the form of a widely shared notion among secular academics about the incompatibility of feminist or queer takes on gender and sexual identities and (the study of) religion, often combined with a post-enlightenment insistence on the ‘evil’ of religion, currently most visible in the case of Islamophobia.
The convergences (‘gender as faith’) and conflicts (‘gender against faith’) outlined above inevitably invite us to look closely at the complex and diverse articulations of gender within different religious ‘faiths’ (‘gender in faith’). In fact, these issues have been widely analysed in the wake of feminism from both a historical and a spiritual point of view, and in recent years by queer approaches to theology and religion. Many of these studies have shown that most religious traditions allow for a great variety of gender positions exempted from or beyond heteronormative gendering. Engaging closely with ideas about ‘gender in faith’ could thus be seen to work with, rather than against the queering and deconstruction of gender.
In line with these observations, papers could address, but are not restricted to, the following questions :• Can we describe gender as a ‘faith’ ? If so, how do they complement and contradict each other ? What do ‘faith’ and ‘gender’ mean in terms of this comparison ? • If gender is a ‘faith’, is this idea restricted to contexts and cultures strongly influenced by concepts of faith, e.g. Protestantism ? Or, can analysing gender heteornormativity as ‘faith’ also be relevant to a cultural and religious context that is not focused on faith ? • If queerness seeks to ceaselessly break boundaries and cast doubt on convictions of gender/sexual identification, are ‘queerness’ and ‘faith’ compatible ? How might one make sense of a ‘queer faith’ ? • How do actual non-heteronormative gender positions within religious traditions contradict conservative religious demonisations of gender theory as ‘gender ideology’ ? What are the similarities and differences between ‘ideology’ and ‘faith’ in this context ? Please send an abstract of no more than 250 words and a short bio to genderandfaith@gmail.com. Deadline for abstracts : 1st August 2015 There is no registration fee for the conference. ICI Berlin Institute for Cultural Inquiry Christinenstr. 18/19, Haus 8 D-10119 Berlin Tel : +49 30 473 72 91 10 www.ici-berlin.org U-Bhf Senefelder Platz (U2)

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4 - THÈSES :

• Stefania Ferrando a soutenu sa thèse de sciences politiques intitulée "La différence comme pratique de la liberté. Philosophie politique et sexuation du monde : Rousseau, Olympe de Gouges et les saint-simoniennes" le mercredi 10 juin à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales à Paris.
Jury :
Bruno KARSENTI (Directeur d’études, EHESS/LIER)
Giuseppe DUSO (Professeur des Universités, Université de Padoue)
Irène THÉRY (Directrice d’études, EHESS/Centre Norbert Elias)
Frédéric BRAHAMI (Professeur des Universités, Université de Franche-Comté)
Marisa FORCINA (Professeure des Universités, Université de Lecce)
Chiara ZAMBONI (Professeure des Universités, Université de Vérone)
Résumé :
Pour la saint-simonienne Suzanne Voilquin, la vie sociale laissait place à un « inconnu », dès lors que la liberté et l’égalité des femmes avaient commencé à la transformer. La thèse vise à analyser les manières dont cet inconnu a été pensé et pratiqué, au moment où il fait irruption dans les discours politiques et les réflexions philosophiques révolutionnaires ou postrévolutionnaires. Par l’analyse du « dispositif Rousseau » – un ensemble de thèses reprises des écrits de Rousseau et qui reviennent dans des textes au statut différent se confrontant à la question de la « place des femmes » –, on repère d’abord le point ultime des argumentaires excluant les femmes du savoir et de la politique : assurer la certitude de la transmission entre le père et ses enfants au sein d’un monde dans lequel doivent se former des individus libres. La thèse se concentre ensuite sur les écrits d’Olympe de Gouges trouvant dans sa position « placée et déplacée » par rapport au savoir et à la politique de son siècle un levier pour élaborer une pensée nouvelle de la société révolutionnaire. On suit enfin les aventures des femmes saint-simoniennes qui avaient fondé le périodique La femme libre, en retraçant ainsi les pratiques politiques collectives par lesquelles se réalisait leur travail symbolique autour de l’« inconnu », des aspirations personnelles et collectives, accompagnant leur recherche de liberté. Si, au sein de ces pratiques, la liberté connaît une intensification de son sens et l’égalité un approfondissement de ses formes, c’est qu’elles aménagent, au sein de la vie sociale, des expériences nouvelles, par lesquelles des femmes peuvent ne plus être des « somnambules de la société », mais agir en elle pour sa transformation comme des sujets à part entière.
Contact :
stefaniaferrando[at]libero.it

• Joseph Rose-Myrlie soutiendra sa thèse intitulée "L’articulation des rapports sociaux de sexe, de classe et de race dans la migration et le travail des femmes haïtiennes" réalisée sous la co-tutelle de Oliver Fillieule (IEPHI CRAPUL) et Vincent de Gaulejac (Paris 7) le 29 juin à Paris Diderot.
Résumé :
Le but principal de cette recherche est d’analyser cette chaîne circulaire d’oppression de genre, de classe et de race, qui relie deux types de migration (la migration interne et la migration internationale) et deux types de travail (le travail domestique et le travail non-domestique), dans le contexte de la mondialisation et des rapports Nord-Sud, Sud-Sud, et Nord-Nord. Il s’agira de comprendre comment s’organisent les oppressions de genre, de classe et de race qui, au Sud et au Nord, transforment les migrantes en domestiques et les non-migrantes en patronnes exploitées dans le travail non-domestique. Ces deux formes d’oppression des femmes constituent le fondement même de la réorganisation de la production et de la reproduction familiale, nationale et internationale. Cette recherche qui s’inscrit à la fois dans une perspective féministe et une approche clinique en sociologie sera essentiellement articlée autour des récits de vie de femmes haïtiennes vivant en Haïti ou en France.
Contact :
http://lcsp.univ-paris-diderot.fr/Contacts-429

• Florence Lévy soutiendra sa thèse de doctorat en sociologie intitulée "Entre contraintes et interstices, l’évolution des projets migratoires dans l’espace transnational. Une ethnographie des migrants de Chine du Nord à Paris" réalisée en cotutelle sous la direction de Mme Isabelle Thireau (Centre d’études sur la Chine moderne et contemporaine (CECMC) de l’EHESS, France) et de Mme Janine Dahinden (Maison d’analyse des processus sociaux (MAPS) de l’Université de Neuchâtel,Suisse) le mercredi 17 juin 2015 à 14 h
Dans le grand salon de la Maison de l’Asie (22, avenue du Président Wilson, 75016 Paris - Métro : Iena ou Trocadéro)
Jury :
Isabelle THIREAU, Directrice d’études, EHESS, directrice
Janine DAHINDEN, Professeure, Université de Neuchâtel, directrice
Eleonore KOFMAN, Professeure, Middlesex University, rapporteure
Gilles GUIHEUX, Professeur des universités, Université Paris Diderot, rapporteur
GREEN, Directrice d’études, EHESS
Résumé :
Les Chinois du Nord arrivés à Paris à la fin des années 1990 présentent des caractéristiques atypiques et se démarquent du profil « classique » des migrants économiques comme de celui des Chinois du Sud, majoritaires en France. Ces urbains quadragénaires –dont 70 % sont des femmes, surtout divorcées – ont quitté le pays où ils étaient en passe de perdre leurs statuts favorisés en tant qu’employés et cadres des entreprises d’Etat ou entrepreneurs. A travers les récits de vie recueillis au cours d’un terrain ethnographique mené en France et en Chine sur une période de dix années de 2004 à 2014, ce travail retrace leurs parcours bien avant leur départ et analyse leurs raisons de migrer temporairement et de manière isolée. Le suivi des modifications de leurs projets migratoires sous-tend l’analyse et permet de tenir compte des différents niveaux de tensions provenant des contraintes macro et méso structurelles liées aux réformes en Chine puis à leur statut de migrants allophones sans-papiers en France, comme des attentes familiales ou individuelles.
En France, leurs parcours professionnels et sociaux dans le sas d’entrée offert par les réseaux sinophones soulignent les tensions entre migrants chinois. Les processus de différenciation et de relégation qui sont à l’origine de leur insertion au plus bas des hiérarchies sociales propres à ces réseaux, amènent à interroger l’idée de communauté chinoise à Paris et de diaspora. Les dynamiques de pouvoir, de structuration des groupes en migration et les effets d’exclusion provenant des structures légales françaises, articulent les processus de déqualification et d’assignation à des critères de genre et sont à l’origine d’un renversement des hiérarchies sociales en migration. Les parcours se caractérisent par une division sexuelle du travail mais également des tactiques de débrouillardise lorsqu’ils investissent les marges de la société française. L’apprentissage de nouvelles normes de genre, propres aux réseaux chinois et à la société française, amène en particulier les femmes vers les emplois du care (domesticité, prostitution), ou le mariage avec un homme local. Malgré une mobilité sociale limitée, la construction d’identités transnationales leur permet de résister aux différents types de déclassement à la fois en Chine et en migration et témoigne de leurs capacités d’agency.
Mots-clés :
Migrations, Chinois du Nord, Dongbei, genre et migration, méthodologie transnationale, déclassement, agency, projet migratoire
Contact :
florencelevy@yahoo.fr

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5 - POSTE :

• Professeure ou professeur en sociologie – Étude sur le genre à l’Université Laval (Québec, Canada)
Le Département de sociologie annonce l’ouverture d’un poste de professeur régulier ou professeure régulière dans le domaine des études sur le genre. Le Département recherche un professeur ou une professeure qui dispensera des enseignements aux trois cycles et fera de la recherche en sociologie et en études sur le genre.
La candidate ou le candidat retenu sera intégré à l’Université Laval comme professeur ou professeure sur un poste régulier à compter de la date de son engagement.
http://www.redoc.uqam.ca/2015/06/08/appel-a-candidature-professeure-ou-professeur-en-sociologie-etude-sur-le-genre-a-luniversite-laval-quebec-canada/`

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6 - DIVERS :

• Lettre à M. Jean-Michel Minovez, président de l’Université Toulouse Jean-Jaurès
A la suite d’une mobilisation sans précédent d’une large partie de la communauté universitaire et scientifique, vous avez décidé le 20 mai dernier de suspendre la procédure de recrutement pour le poste de maître.sse de conférences n°4255 fléché « inégalités, discriminations, genre ».
Au regard de la situation, dénoncée y compris par plusieurs membres démissionnaires du comité de sélection, nous ne pouvons que nous féliciter de cette décision. Nous souhaitons néanmoins attirer votre attention sur les impératifs qui vous incombent pour définitivement rétablir la sérénité nécessaire au bon fonctionnement des institutions universitaires.
Il est d’abord indispensable que le fléchage du poste soit maintenu : il s’agit là de la marque de respect la plus élémentaire pour les candidat.e.s, qui n’ont pas à supporter les conséquences des errements de la première procédure de recrutement.
Il est ensuite nécessaire qu’un comité de sélection entièrement renouvelé soit constitué : il s’agit là d’une condition sine qua non pour assurer légitimité scientifique, sérénité et impartialité de la procédure.
Or, nous avons été alerté.e.s par des enseignant.e.s chercheur.e.s de votre université sur le fait qu’il semble que le comité serait reformé dans les jours prochains avec la même composition !
Nous ne doutons pas que vous aurez à cœur de mettre un terme à cette tentative et restons, pour notre part, très mobilisé.e.s sur ce sujet.
Signataires :
AFS
Association Française de Sociologie
ANCMSP
Association Nationale des Candidats aux Métiers de la Science Politique
ANEF
Association Nationale des Études Féministes
APIAF
Association pour les initiatives autonomes des femmes
ARF ENS
Action Radicale Féministe de l’École Normale Supérieure
ARPEGE
Réseau Genre, société et politique d’égalité de la Maison des sciences de l’Homme et de la société de Toulouse
CEDREF
Centre d’Enseignement, de Documentation et de Recherches pour les Études Féministes de l’Université Diderot – Paris 7
CJC
Confédération des Jeunes Chercheurs
CLASCHES
Collectif de Lutte Anti-Sexiste Contre le Harcèlement Sexuel dans l’Enseignement Supérieur
Collectif Féministe Nanterre
Collectif Féministe du Mirail
EFiGiES
Association de Jeunes Chercheuses et Chercheurs en Études Féministes, Genre et Sexualités
Équipe SAGESSE
du Centre d’Étude et de Recherche Travail Organisation Pouvoir (CERTOP), UMR 5044 CNRS
Équipe pédagogique du Master GEPS, UT2J
Master Genre, Égalité et Politiques Sociales de l’Université Toulouse Jean- Jaurès
Faire face
Association d’autodéfense féministe et de prévention des violences faites aux femmes
Les responsables du Master GPS
Master Genre politique et sexualité de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS)
Les responsables du Master Égalité, Inégalités & Discriminations
Université Lyon 2
Planning Familial 31
RING
Réseau Interuniversitaire et Interdisciplinaire National sur le Genre
Solidaires étudiant.e.s
Fédération des syndicats étudiants de luttes
UNEF
Union nationale des étudiants de France
UNEF - Toulouse
Union nationale des étudiants de France – section Toulouse

• Programmes : les propositions de Mnémosyne
Nous avons souhaité participer à la consultation lancée par le ministère de l’éducation nationale pour les programmes de l’école primaire et du collège.
Nous avons d’une part, avec plus d’un dizaine d’autres associations, souligné l’absence du genre dans les nouveaux programmes et rappelé nos propositions communes (http://www.mnemosyne.asso.fr/mnemosyne/a-propos-des-nouveaux-programmes-du-primaire-et-du-college)
Le 3 juin, à la Sorbonne nous avons participé au forum sur l’enseignement de l’histoire organisé par le CSP et retransmis sur France culture par la Fabrique de l’Histoire et sommes intervenus pour rappeler la nécessité d’une histoire mixte, non pas cantonnée en un ou deux chapitres consacrés aux femmes, mais bien de manière transversale dans la totalité du programme.
http://www.mnemosyne.asso.fr/mnemosyne/programmes-les-propositions-de-mnemosyne/

• Réponse à la consultation nationale sur les programmes des collèges
Malgré notre insistance et l’engagement des présidents du CSP, plusieurs tentatives de RV (de mars 2014 à avril 2015) ont échoué. Nous le regrettons d’autant plus que les programmes qui sont soumis à la consultation nationale ignorent totalement la question du genre.
Les associations qui avaient souhaité travailler avec le CSP, et quelques autres, sont donc obligées de réitérer leurs propositions :
. Le principe d’égalité filles/garçons, femmes/hommes est absent des programmes (sauf très pontuellement) alors qu’il est fondamental dans la compréhension et l’explication des sociétés et du monde. Nous souhaitons qu’il apparaisse comme tel dans toutes les disciplines et pour toutes les orientations d’éducation. Nous renvoyons aux prescriptions de la loi du 4 août 2014 ainsi qu’aux textes et directives officielles.
. Les programmes proposés sont quasi exclusivement rédigés au masculin. Nous souhaitons que leur rédaction soit au masculin ET AU FÉMININ (comme il a été retenu : « Les Françaises et les Français », nous proposons d’ajouter systématiquement les féminins : femmes et hommes, filles et garçons, citoyennes et citoyens, ouvrières et ouvriers, etc.).
. Les stéréotypes sexués ne doivent pas échapper à la vigilance de tout éducateur-éducatrice. Il importe donc que la lutte contre les stéréotypes fasse partie des recommandations officielles tant dans les orientations que dans l’ensemble des disciplines (sciences dures comme sciences sociales).
L’intégration d’une réflexion sur le genre et l’égalité dans les programmes des différentes disciplines doit aider à comprendre comment les inégalités et les préjugés se perpétuent, et permettre de mieux les combattre.
Associations signataires :
ANEF, ARGEF, ARPEGE, CENTRE HUBERTINE AUCLERT, CLEF, EFIGIES, F & M, F & S, IEC, LABORATOIRE DE L’ÉGALITÉ, MNÉMOSYNE, REFH, RING

• Fabrique de la recherche du Réseau Etudes Genre en Suisse
Cette rencontre se déroulera les 25 et 26 septembre prochains à l’Unil. Elle réunira des chercheur·e·s issu·e·s de toutes les hautes écoles de Suisse.
Le Réseau Etudes Genre en Suisse existe depuis 2004. Il s’agit d’un programme de coopération interuniversitaire au sein duquel la mise en place de l’enseignement et de la recherche en Etudes Genre dans neuf universités suisses est mise en commun. Le Réseau, soutenu financièrement par la Conférence Universitaire Suisse jusqu’à fin 2016, a fait ses preuves en tant que projet de coopération visant à l’institutionnalisation des Etudes Genre dans l’enseignement. Il faut à présent le pérenniser au-delà de 2016 et le baser sur un plus large spectre de types de hautes écoles. En plus des coopérations dans l’enseignement, il faut également en développer dans des projets de recherche impliquant plusieurs institutions.
L’objectif de cette Fabrique de la recherche est de préparer l’ancrage durable et l’expansion du Réseau Etudes Genre en Suisse au delà de 2016 par l’analyse des principaux axes des futures recherches et des coopérations transversales aux différents types de hautes écoles dans le domaine de la recherche.
Cette rencontre s’adresse à tou·te·s les chercheur·e·s, enseignant·e·s et étudiant·e·s de Suisse, qu’elles ou ils soient affilié·e·s à une université, une haute école spécialisée ou une haute école pédagogique, qui sont actives ou actifs dans la recherche sur des thèmes pour lesquels une approche en terme de genre est pertinente et qui son intéressé·e·s à participer aux échanges, à se mettre en réseau et à élaborer des projets de coopération.
Le programme, actuellement en cours de finalisation, sera communiqué prochainement.
https://www.gendercampus.ch/fr/hochschulen/netzwerke/netzwerk-gender-studies-schweiz

• "Gender Crusades : Mobilizing Against Equality in Europe"
 Friday 10 July 2015, 6-7.45 pm, followed by a reception.
28 rue des Saints Pères, Caquot Amphiteater.
 A new wave of opposition to gender has arisen over the last years in Europe. It particularly targets women’s sexual and reproductive rights as well as LGBT rights. Opposition takes various forms, such as hostile public discourse, street demonstrations or the adoption of more restrictive laws. It also interacts with current European developments, like the economic crisis, the persistence of nationalism and the rise of populism. It questions the interactions between religion and politics.
Research is however underdeveloped, and this semi-plenary is an attempt to shed more light on these events. It gathers leading scholars on the topic, and will particularly focus on the European Union, the Vatican, France, Poland and Russia.
Chair
Isabelle Engeli (University of Ottawa)
 Introduction
David Paternotte (Université libre de Bruxelles)
Participants
Phillip Ayoub (Drexel University)
Michael Bosia (Saint Michael’s College)
Eric Fassin (Université Paris VIII)
Elzbieta Korolczuk (University of Goteborg) and Agniezka Graff (University of Warsaw)
Mieke Verloo (Radboud Universiteit Nijmegen)
 This event is open to the public and is organised with the support of the Council for European Studies and the Centre d’études européennes.

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7 - PUBLICATIONS :

• Nouvelles Questions Féministes, "Imbrication des rapports de pouvoir", volume 34 n°1. 176 pages, 32 chf, 25 €, ISBN 978-2-88901-113-1
Coordonné par Patricia Roux et Hélène Martin
Ce numéro de Nouvelles Questions Féministes est organisé autour de quatre contributions proposées au 6e Congrès international des recherches féministes francophones "Imbrication des rapports de pouvoir : Discriminations et privilèges de genre, de race, de classe et de sexualité", qui s’est déroulé à l’Université de Lausanne du 29 août au 2 septembre 2012 et qui a donné lieu à environ 500 exposés. Les quatre articles qui forment le Grand angle permettent de répondre à l’une des préoccupations qui nous tenaient à coeur en préparant ce numéro : présenter des recherches empiriques et exemplifier ainsi la manière dont, concrètement, l’imbrication de différents rapports sociaux est aujourd’hui explorée dans des pays européens (en l’occurrence : Belgique, Suisse et France). Les thématiques des articles sont très variées et, si tous prennent en considération une forme ou une autre de sexisme, chaque article analyse l’imbrication de ce sexisme avec au moins un autre rapport de pouvoir : le racisme (1er article), l’âgisme (2ème article), le spécisme (3ème article) et l’hétérosexisme (4ème article).
http://www.antipodes.ch/nqf/243-nouvelles-questions-feministes-34-1

• Jacques Guilhaumou, Karine Lambert, Anne Montenach (dir.), Genre Révolution Transgression, PU de Provence, 336 p. 25 euros. ISBN : 978-2-85399-990-8
Le volume rassemble des communications relevant des études de genre et ancrées dans le champ de l’histoire, de la littérature, de la philosophie, de l’histoire de l’art, de la sociologie. Embrassant l’espace euro-méditerranéen et inscrits dans le temps long, les divers chapitres, en résonance avec les thématiques les plus innovantes des sciences humaines et sociales, sont regroupés en trois axes : L’esprit des Lumières et de la Révolution ; Créer, inventer, transgresser ; Femmes dans la Cité.
http://sites.univ-provence.fr/w3pup/

• Hourya Bentouhami-Molino, Race, cultures, identités. Une approche féministe et postcoloniale, PUF, 176 p., 14 euros. ISBN : 978-2-13-063365-5
La race fut longtemps appréhendée dans un sens biologique, approche qui constitua l’une des formes les plus puissantes de l’idéologie raciste. À la suite de la disqualification scientifique et politique de ces catégorisations biologiques, le racisme fut relégué au rang de simple préjugé. Or, qu’en est-il de la production continuée de la race à l’ère prétendument « post-raciale » ?
En mêlant une approche féministe, attentive à une compréhension des rapports sociaux de sexe, et une approche postcoloniale, l’ouvrage analyse les conditions historiques et épistémologiques de la production de la race dans des sociétés qui se sont constituées – politiquement et économiquement – sur l’esclavage et la colonisation. Il montre que le racisme n’a pas disparu et a pris, au gré du renouvellement des formes de l’économie mondialisée, une nouvelle configuration qui oblige à nous interroger sur la supposée opposition entre un racisme biologique et un racisme dit culturel, qui aurait entériné l’inexistence des races biologiques, mais selon lequel il y aurait des différences culturelles irréductibles entre les peuples.
http://www.puf.com/Autres_Collections:Race%2C_cultures%2C_identit%C3%A9s

• Mélissa Blais, Francis Dupuis-Déri (dir.), Le mouvement masculiniste au Québec. L’antiféminisme démasqué, Editions du remue-ménage, Québec, 320 p., 24,95 dollars canandiens. ISBN : 978-2-89091-512-1
Depuis quelques années, l’idée que les hommes vont mal gagne des adeptes. Cette prétendue crise de la masculinité aurait une cause : les femmes, et surtout les féministes, qui domineraient la société québécoise. Des partisans de la « cause des hommes » grimpent sur les ponts pour y déployer des banderoles, intentent des poursuites judiciaires contre des militantes, prennent la parole en commissions parlementaires, font du lobbyisme auprès d’institutions politiques, publient des livres et multiplient les attaques sur le web. Certains vont même jusqu’à harceler des groupes de femmes.
La première édition de cet ouvrage pionnier paru en 2008 a reçu des échos très enthousiastes jusqu’en Europe. Actualisée et bonifiée, la réédition s’intéresse au nouveau souffle de ce courant résolument antiféministe, qui tend à se cristalliser autour des réseaux sociaux. En plus de documenter le mouvement masculiniste québécois et d’expliquer comment il nuit à l’égalité entre les hommes et les femmes, ce livre expose une facette peu connue du sexisme contemporain et recense plusieurs stratégies de résistance féministe.
http://www.editions-rm.ca/livre.php?id=1233

• Christine Verschuur, Isabelle Guerin, Hélène Guétat-Bernard (dir.), Sous le développement, le genre, Editions IRD, 532 p., 35 euros. ISBN : 9782709918831
Ignorée, invisible, la question du genre reste cachée sous le développement. Et pourtant, comprendre le développement n’est pas possible sans une perspective de genre. Cet ouvrage, didactique, montre en quoi et comment le concept de genre permet de revisiter les études de développement. Le genre permet de comprendre la construction historique, sociale et culturelle des diffé- rences et des inégalités. Il offre des outils pour une analyse critique du système capitaliste globalisé. Le genre, inscrit dans le féminisme, permet aux catégories dominées et marginalisées, en particulier les femmes mais pas seulement, de faire entendre leurs voix. Dans le contexte actuel de crise globale et d’accroissement des inégalités, il propose des pistes pour renouveler la pensée sur le développement, mais aussi pour agir autrement.
Combinant diverses disciplines et thématiques, cet ouvrage montre que la portée heuristique du genre ne se limite pas aux domaines habituellement considérés comme féminins (l’éducation, la famille, le social, la santé de la reproduction, etc.) mais s’étend à tous les domaines (le politique, le droit, la sécurité, la diplomatie, l’économie, etc.).
Ce livre met aussi en évidence la diversité et l’enrichissement mutuel des diverses traditions de recherche entre le monde francophone, anglophone et hispano- phone. Il s’adresse particulièrement aux personnes étudiantes, chercheures et enseignantes, militantes, chargées de programme dans des organisations de coopération et représentantes des pouvoirs publics au Nord et au Sud.
http://www.editions.ird.fr/produit/333/9782709918831/Sous%20le%20developpement%20le%20genre


Fédération de recherche sur le genre RING (FR 4120)
Bâtiment D - Salle 226
Université Paris 8
2 rue de la Liberté
93526 Saint-Denis - Cedex 02
01 49 40 73 49
genre.ring@univ-paris8.fr
http://www.univ-paris8.fr/RING

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