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Annonces du RING - 1er mars 2010


Date de mise en ligne : [01-03-2010]




[Annonces du RING]

// http://www.univ-paris8.fr/RING/index.php \\

[Je vous rappelle notre changement d’adresse mail : non plus : ring@iresco.fr, mais désormais genre.ring@univ-paris8.fr. GG.]

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SOMMAIRE :
1 - COLLOQUES :
- "Le 8 mars au CNRS : En quête des recherches sur le genre"
- "Jeunesse et genre : de la variable sociologique aux politiques publiques. L’expertise savante", 26 mars, Sciences Po Paris
- “Je suis une femme, pourquoi pas vous ?”, 11-14 mars, Forum des images, Paris
- "Femmes Marginalisées et Intégration Sociale", 11-13 mars, Fès (Maroc)
- "Education, sexualité des femmes et des hommes : Histoire", 9 mars, Paris Diderot
2 - SEMINAIRES :
- Marisa Forcina, "Sexe-argent-pouvoir. Re-définir les rapports entre les sexes, au centre de la politique", 18 mars, Paris
- Audrey Lasserre, "La place des femmes poètes dans la tradition française (XIXe-XXe siècles)", 10 mars, Lyon
- Priscille Touraille, - "Ecart de stature entre hommes et femmes : entre sélection naturelle et sélection sociale", 8 mars, Genève
- Eileen Doris, "Domestic Labors : Theory, Scholarship, and Activism. Travaux domestiques : Théorie, recherche, militantisme.", 22 mars, Genève
- Chiara Zamboni, "Nouveaux langages, réalités nouvelles ?", 4 mars, Paris 5
- Yolande Cohen, 6 mars, IEC
3 - APPELS A CONTRIBUTIONS :
- avant le 14 mai, "Sexualités appareillées", Strasbourg
- avant le 20 avril, "Genre et conflits armés en Afrique", Kinshasa (RDC)
4 - PUBLICATIONS :
- Christine Fauré (dir.), Nouvelle Encyclopédie politique et historique des femmes
- Nouvelles Questions Féministes, "Quand les mouvements féministes font (avec) la loi : les lois du genre (II)"
- Saba Mahmood, Politique de la piété. Le féminisme à l’épreuve du renouveau islamique
- Carole Brugeilles, Sylvie Cromer et Thérèse Locoh (coord.), "Analyser les représentations sexuées dans les manuels scolaires"
- Bernard Bobinier, Martine Gest, Marie-Françoise Lemonnier-Delpy, Paul Pasteur, Genre et Éducation. Former, se former, être formée au féminin
- Peggy Sastre, No sex. Avoir envie de ne pas faire l’amour
- revue Corridor, "Réalisme et gender dans la peinture du 20e siècle"
- Judith Butler, Catherine Malabou, Sois mon corps
- Patricia Izquierdo, Devenir poétesse à la Belle époque
- Cécilé Voisset-Veysseyre, Des amazones et des femmes

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1 - COLLOQUES :

- "Le 8 mars au CNRS : En quête des recherches sur le genre"
Lancement du Recensement national des recherches sur le genre/ ou les femmes
Présentation :
Les recherches Genre trouvent leurs origines dans la pensée féministe. L’approche Genre, parce qu’elle dépeint la structuration des relations établies entre les femmes et les hommes par notre société, parce qu’elle rend compte de la normalisation créée au détriment de la différence, parce qu’elle peut être commune à l’ensemble des disciplines scientifiques, participe au décryptage du monde dans lequel nous vivons.
Le CNRS a choisi à l’occasion du lancement du Recensement national des recherches sur le genre et/ou les femmes, et du centenaire du 8 mars de mettre en place une journée dédiée à ces problématiques.
La matinée montrera particulièrement comment une institution de recherche s’inspire de ces travaux, notamment produits par la sociologie, pour mettre en place des actions visant à réduire les inégalités constatées entre ses personnels femmes et hommes.
L’après-midi sera employée au dialogue entre des spécialistes du Genre venu-e-s de pays voisins ; également à décloisonner les disciplines, jusqu’à mettre en évidence que l’approche Genre dépasse le cadre des sciences sociales et que d’autres domaines prennent désormais en compte leurs éclairages et apports.
Programme :
. 8h30 Accueil
. 9h Ouverture
> Bruno LAURIOUX, directeur de l’INSHS
> Bernard BIOULAC, conseiller auprès du directeur de l’INSB pour les neurosciences et l’éthique
> Agnès NETTER, directrice de la Mission pour la place des femmes au CNRS,
.9h30 Conférence inaugurale Sexe et genre ; Hors champ, histoire et ritournelle
> Geneviève FRAISSE, philosophe, directrice de recherche au CNRS
. 10h10 Conférence La place des femmes au CNRS et dans les universités
> Catherine MARRY, sociologue, directrice de recherche au CNRS
. 10h40 Echanges avec la salle
. 11h Pause
.11h30 Conférence Les Stéréotypes de sexe
> Pascal HUGUET, psychologue, directeur de recherche au CNRS
. 12h00 Conférence La mise en place du recensement des recherches sur le genre et/ ou les femmes et ses objectifs
> Sibylle SCHWEIER, sociologue, attachée scientifique à la Mission pour la place des femmes au CNRS
. 12h30 Echanges avec la salle
. 13h Pause déjeuner
. 14h30 Table ronde Regards croisés sur les recherches genre en France
Présidée par Margaret MARUANI, sociologue, Directrice du MAGE, directrice de recherche au CNRS
Avec la participation de
> Beate KRAIS, sociologue, professeure, Université technique de Darmstadt, Allemagne
> Carlos PRIETO, sociologue, professeur, Université Complutense de Madrid, Espagne
> Karen ADLER, historienne, professeure, Université de Nottingham, Royaume-Uni Houria
> Alami MCHICHI, politiste, professeure, Université Hassan II, Maroc
. 16h Pause
. 16h30 Table ronde Les enjeux, apports et renouvellements des recherches Genre
Présidée par Anne-Marie DEVREUX, sociologue, directrice de recherche au CNRS, Présidente du Comité scientifique pour le Recensement des recherches sur le genre et/ ou les femmes
Avec la participation de
> Maurice GODELIER, anthropologue, directeur de recherche à l’EHESS (sous réserve),
> Michèle FERRAND, sociologue, directrice de recherche au CNRS,
> Ilana LÖWY, historienne des sciences, directrice de recherche à l’INSERM,
> Tania ANGELOFF, sociologue, maître de conférences, Université Paris-Dauphine,
> Françoise MOOS, neurobiologiste, directrice de recherche au CNRS, chargée de mission CNRS pour la prise en compte du Genre dans les laboratoires de recherche en biologie (MPDF/ INSB),
> Michèle RIOT-SARCEY, historienne, professeure, Université Paris 8, responsable de la Fédération nationale sur le Genre /RING,
Représentant-e d’Efigies
.18h Allocution de clôture
par Alain FUCHS, PDG du CNRS
.18h30 Cocktail
Informations pratiques :
Le 8 mars 2010 Au CNRS - Campus Gérard Mégie – 3 rue Michel Ange PARIS 16e Métro : Michel-Ange Auteuil (lignes 9 et 10)
http://www.cnrs.fr/mpdf/spip.php?article477

- "Jeunesse et genre : de la variable sociologique aux politiques publiques. L’expertise savante"
Journée d’études organisée par le Centre d’histoire de Sciences Po
26 mars,
Centre d’histoire
de Sciences Po
56, rue Jacob 75006 Paris
Salle Jean Monnet
Présentation :
Le second XXe siècle français est marqué par la double émancipation des femmes et des jeunes, perçus comme de nouveaux acteurs collectifs de la vie politique, culturelle, sociale. Comme métonymie symbolique, ils et elles font aussi régulièrement l’objet de discours politiques, fréquemment alarmistes, traduisant certaines inquiétudes sociales. Or, leur source d’inspiration se révèle souvent d’origine savante, qu’elle puise aux sciences humaines et sociales, au droit, à la médecine, à la théologie…
À cet égard, la figure de l’expert apparaît centrale. Porteur de discours autorisé dont la scientificité garantit la légitimité, il se place à l’interface entre son/ses sujet(s) d’étude et les pouvoirs publics. Il contribue par là même, tout à la fois, à l’officialisation de ces thématiques dans le champ politique et à une confrontation, dans la concurrence des compétences, dont l’enjeu n’est rien moins que la reconnaissance officielle des prises de position scientifiques. C’est dès lors à un rôle social et politique spécifique que l’expert aspire le plus souvent.
Cette journée d’études s’attachera donc à repérer les liens, voire les influences, nouant les démonstrations savantes et les politiques publiques, à propos des jeunes et en fonction de leur sexe — on tentera ainsi de croiser fortement les deux variables : jeunesse et genre. On s’efforcera notamment d’identifier des figures pionnières reconnues pour leur expertise dans ce domaine. Il y aura lieu aussi d’analyser les finalités dont se dotent ces discours : évaluation, protection, prévention, autonomie… Il s’agira enfin de mesurer les effets de ces expertises sur les politiques publiques. Le « rapport d’expertise » sera ainsi considéré comme une source et un objet d’études à part entière.
Une telle approche suppose d’évaluer les usages sociaux des disciplines, leur diffusion dans le corps social, tout particulièrement par le biais de leurs traductions politiques : en prenant le genre et/ou la jeunesse pour objet, les disciplines concernées répondent-elles à une demande sociale ? En s’instaurant parfois médiatrices, préservent-elles pour autant leur autonomie professionnelle et scientifique ? En endossant le rôle d’expertes, se font-elles sciences d’intervention ? L’âge et le sexe de l’expert(e) interviennent-ils dans leur positionnement ?
Nous proposons une première journée de réflexion au cours de laquelle interviendront et dialogueront des spécialistes de diverses disciplines (histoire, droit, science politique, sociologie, sciences du psychisme, information et communication), ainsi que des acteurs/actrices de cette histoire contemporaine de l’expertise.
Programme :
. 9h30
Accueil par Jean-François Sirinelli, directeur du Centre d’histoire de Sciences Po
. 9h45
Introduction, par Ludivine Bantigny et Christine Bard
Normes, lois et déviances
. 10h
> Daniel Borrillo : La République des experts dans la construction des lois
> Pascale Quincy-Lefebvre : Le discours des experts criminologues sur le statut juridique différencié selon le sexe des jeunes de 18-25 ans, des années 1950 à 1974
Débat et pause
. 11h
> David Niget : Le genre du risque. Expertise médico-pédagogique et délinquance juvénile en Belgique au XXe siècle
> Jean-Christophe Coffin : Le psychiatre et la jeunesse : vers la construction d’une expertise ?
> Michel Tort : L’"expertise" des psychanalystes
Débat et déjeuner
Enjeux politiques de l’expertise
. 14H30
> Ludivine Bantigny : Politisation de la politisation : expertises sur la socialisation politique des jeunes
> Janine Mossuz-Lavau : Vote, opinions, comportements politiques à travers les enquêtes quantitatives
Débat
. 15H30
> Vincenzo Cichelli : L’autonomie de la jeunesse dans les débats sociaux en France
> Cécile Vandevelde : Une sociologue dans la Cité ? Jeunesse, expertise et politiques publiques
Débat et pause
Face aux médias, dans les médias
. 16H30
> Gérard Mauger : La participation des sociologues au débat public sur "l’insécurité"
> Claire Blandin : Les médias, espace de dialogue entre les femmes et les experts ?
Table ronde organisée par Claire Blandin sur le rôle des médias avec Evelyne Sullerot et Ménie Grégoire
http://centre-histoire.sciences-po.fr/centre/colloque/jeunesse_et_genre.html

- “Je suis une femme, pourquoi pas vous ?”
Forum des Images, Paris, du 11 au 14 mars 2010
À l’occasion de cette manifestation, une sélection de films et vidéos féministes est consultable en Salle des collections du 11 mars au 18 avril 2010.
Présentation :
26 août 1970 sous l’Arc de Triomphe à Paris, acte de naissance symbolique du Mouvement de libération des femmes. Une dizaine de féministes déposent une gerbe de fleurs sur la tombe du soldat inconnu, dédiée à la mémoire de sa femme. Les féministes radicales des années 70 revendiquent la libre disposition de leur corps, de leur sexualité, de leur vie. Sur le tract d’appel, elles déclarent : “Maintenant, nous, femmes de toutes conditions, avons pris conscience de notre oppression et sommes résolues à nous unir pour lutter, à prendre en main notre libération”. Dans la foulée, certaines s’emparent de la caméra pour populariser leurs luttes mais aussi pour prendre la parole directement et se réapproprier leur image.
En 1974, Viviane Forrester dénonce l’absence de la vision des femmes au cinéma comme un “aveuglement” : “Le regard des femmes, on ne le connaît pas. [...] Je connais mon regard, le regard d’une femme, mais le monde vu par d’autres ? Je connais celui des hommes seulement”. Le cinéma des femmes reste une enclave jusqu’à la fi n des années 60. En France comme dans le reste du monde, leur place est devant la caméra, comme objets de désir du regard masculin, comme “chair à caméra”, et non pas derrière.
La décennie 70 marque pourtant une rupture décisive : non seulement les femmes cinéastes passent de 3 % en 1969 à près de 9 % en 1979, mais encore, elles sont nombreuses à opérer une véritable révolution du regard, en introduisant un point de vue féministe. “Film de femme ? Film féministe ? Regard de femme non seulement sur nous, notre vie, mais sur la société dans ses rapports multiples avec nos yeux à nous, notre expérience propre, notre volonté de changement”, déclare Danielle Jaeggi.
Films-manifestes, films-cris, films-espoir, expérimentaux, documentaires ou de fi ction, en 35mm, 16mm et vidéo... Les féministes donnent forme aux images d’oppression pour s’en affranchir et rêvent des images utopiques pour les réaliser. Elles se dégagent des fi gures sexistes stéréotypées et proposent une démarche politique d’auto-représentation, créent des images qui leur sont propres et non pas imposées par un modèle masculin. “Il faut que le cinéma aille plus vite que les moeurs, que les femmes inventent leur propre futur, en modifi ant leur propre représentation”, souligne Agnès Varda.
Depuis 40 ans, puissant outil de contre-pouvoir, la caméra accompagne aussi les femmes dans leur quête d’identité individuelle et collective. À travers dix séances de projections,
des rencontres et un colloque, la manifestation “Je suis une femme, pourquoi pas vous ?” invite à (re)découvrir de l’intérieur les luttes féministes des années 70, leur vitalité et l’actualité de leurs questionnements jusqu’à nos jours.
Programme et infos :
http://www.forumdesimages.fr/fdi/Festivals-Evenements/Je-suis-une-femme-pourquoi-pas-vous

- "Femmes Marginalisées et Intégration Sociale"
En Commémoration de la Journée Internationale de la Femme, La Wilaya de Fès-Boulmane organise, en collaboration avec le Centre ISIS pour Femmes et Développement, l’Université Sidi Mohamed Ben Abdellah, lLe Ministère du Développement Social, la Famille et la Solidarité, la Commune Urbaine de Fès, et la GTZ Maroc le Forum International « Femmes Marginalisées et Intégration Sociale » Les 11, 12, et 13 Mars 2010 au Palais des Congrès, Fès
Programme :
11 Mars (matin)
. Accueil et inscription des participants
. Ouverture officielle
. Visite aux Centres d’Accueil des mères célibataires et en femmes en situation difficile, Fès
11 Mars (après-midi)
> Sanja Kelly (The Freedom House, USA) : « Gains Récents et Nouvelles Opportunités pour les Droits des Femmes dans la Région au Moyen Orient et Afrique du Nord »
> Daisy Khan (American Society for Muslim Advancement, New York, USA) : Les Droits des Femmes dans le Koran »
> Fatima Sadiqi (Université Sidi Mohamed Ben Abdellah et Institut International des Langues et Cultures) : « Evaluation des Droits des Femmes au Maroc entre 2004 et 2009 »
> Sri Wahyuni (Université Islamique, Conseil Islamique, Indonésie) : « Engagement Politique Comme Moyen D’Eliminer la Marginalisation des Femmes »
12 Mars (matin)
> Awe Ben Adebanjo (Barnabas Trust International, Nigeria) : « Les Droits des Femmes dans les Sociétés Africaines »
> Oliva Espin (Université de San Diego et Autriche) : « Leçons Tirées de la Force des Marginalisés »
> Moha Ennaji (Université Sidi Mohamed Ben Abdellah et Institut International des Langues et Cultures) : « Violence Contre les Femmes au Maroc : Théorie et Pratique »
> Mohamed Ben Ahmed (Secrétaire Général, Forum Ouest Africain sur le SIDA & la Violence Contre les Femmes et les Enfants, Ghana) : « La Marginalité : une entrave au développement des femmes »
12 Mars (après-midi Séance Parallèle)
> Rachida El Uriaghli (Présidente, Association Jossour Marocco-Allemande) : « Femmes Marocaines et Mariage en Allemagne »
> Ziba Mir-Hosseini (Université de New York) : « Affronter la Violence Domestique : Le Cas Iranien »
> Ajay Kumar (Président, Société Indiennes du Droit International, New Delhi, Inde) : « Les Contraintes du Mariage en Inde »
> Souad Slaoui (Université Sidi Mohamed Ben Abdellah, Fès) : « L’impact Négatif du Mariage Précoce »
12 Mars (après-midi Séance Parallèle)
> Amina Magdoud (Faculté de Droit, Université Sidi Mohamed Ben Abdellah) : « Mères Célibataires et Marginalisation »
> Fanny Debarre (Laboratoire d’Ethnologie et de Sociologie Comparative, de l’université Paris Ouest Nanterre La Défense, France) : « Ruptures Familiales. Des Liens Rompus aux Liens Renégociés »
> Andreane Gagnon (Université d’Ottawa, Canada) : « L’Education Sexuelle en tant que Levier de Développement »
> Sara Borillo (Université L’Orientale, Naples, Italie) : « Femmes Marocaines et Religion »
13 Mars (matin)
> Hakima Hatri (Université Al- Qarawiyyin, Fès) : « Enfance Abandonnée et Femmes Marginalisées : Quelle Relation ? »
> Malika Akham (Université de Blida, Algérie) : « Femmes en Marge de la Société »
> Amel Grami (Université de Tunis) : « Les Vielles Filles ont une Voix »
> Afraa Hariri (Directrice, Centre d’Aide Sociale, Aden, Yémen) : « L’Insertion Sociale des Prisonnières au Yémen »
13 Mars (après-midi Séance Parallèle)
> Fawziah Al-Hani (Réseau des Activistes des Droits Humains, Arabie Saoudite) : « Femmes Saoudiennes et Marginalisation »
> Sabah Aoufi (Association des Femmes Immigrantes 8 Mars) : « Situation des Femmes Marocaines en Espagne »
> Zhor Houti (Faculté des Lettres Saiss, Fès) : « Les Bonnes et la Marginalisation Sociale »
13 Mars (après-midi Séance Parallèle)
> Anita Vandanbelt (iknow Politics, Jordanie) : « Comment les Femmes Peuvent-elles Utiliser les Outils des Réseaux de Contacts pour Atteindre l’Autonomie Politique »
> Maya Boutaghou (Université de Floride) : « Comment le Cinéma Algérien représente-t-il les Femmes Marginalisées ? »
> Rachid Bouriyat Directeur, League Marocco-Allemande, Allemagne) : « Les Femmes Marocaines, Migration et Marginalisation »
> Eltegani Omer Ali (Président, Organisation d’Aide Humanitaire et Développement, Yémen) : « Femmes et Marginalisation au Yémen »
> Azza Maghur (Avocate, Lybia) et Entisar Ibrahim Elbahi (Ingénieur d’Etat, Lybia) : « La Femme Marginalisée et sans Voix dans la Législation Lybienne/Exemple De Dar himayat al mar ?ah (Maison de la Protection de la Femme »
Contact :
Fatima Sadiqi, sadiqi_fatima@yahoo.fr

- "Education, sexualité des femmes et des hommes : Histoire"
l’Observatoire de l’Egalité Femmes/Hommes de l’Université Paris Diderot organise , pour la journée internationale des femmes , une série de conférences qui auront lieu le 9 mars
amphi Buffon :
bâtiment Buffon, 15 rue Hélène-Brion, 75013 Paris, M° et RER Bibliothèque François-Mitterrand.
Infos et programme :
http://www.univ-paris-diderot.fr/sc/site.php?bc=oefh&np=pageActu?num=2129
Contacts :
Corinne Jacquet-Songeons
Tél. : 01 57 27 55 37
obs.egalite.f-h@univ-paris-diderot.fr

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2 - SEMINAIRES :

- Séminaire « Genre, politique, sexualité(s). Occident/Orient »
organisé en association avec le Centre d’Etudes féminines et de genre, Université Paris VIII, qui aura lieu à la FMSH
le jeudi 18 mars à 17 heures
54 bd Raspail, 75006 Paris, salle 15, 2è sous-sol.
Intervenante :
Marisa Forcina, Professeure à l’Université de Lecce (Italie), donnera une conférence sur le thème :
"Sexe-argent-pouvoir. Re-définir les rapports entre les sexes, au centre de la politique"
dont vous trouverez ci dessous une courte présentation.
Discutante : Françoise Duroux, Professeure à l’Université Paris VIII.
Présentation de la conférence de Marisa Forcina
Dans son ouvrage Una cittadinanza di altro genere (Une citoyenneté d’un autre genre), Milan, 2003, Marisa Forcina analyse comment le genre féminin, exclu institutionnellement de la citoyenneté, a mis en œuvre, pendant des siècles, des pratiques politiques qui dessinent une configuration relative à l’exercice d’une citoyenneté. Montrer la manière créative selon laquelle les femmes ont répondu à leur exclusion est une pratique politique, créatrice de symbolique, capable de construire des subjectivités non assujetties (au sens de Foucault), en contraste avec le pouvoir dominant.
Lors du séminaire, Marisa Forcina s’intéressera principalement à l’articulation sexe-argent-pouvoir qui comporte une dimension sociale ; mais le lien social s’est dilué avec la perte de la notion d’obligation. L’argent paie et dés-oblige, dés-engage, donc dés-intègre la communauté. En se posant comme médiation neutre entre corps et pouvoir, il fonde un rapport pervers entre connaissance de l’être et de l’avoir ; l’important devient l’avoir ; d’usagers nous devenons consommateurs (de droits). Nous sommes confronté-e-s à la représentation d’un pouvoir masculin s’exerçant sur les femmes réduites à des corps (refaits) - objets de consommation complaisants, mesurables en argent. Au-delà d’un usage privé du pouvoir, il s’agit d’un pouvoir sans autorité, qui montre l’absence de désir et de relation.
La valeur et le sens de la citoyenneté sont menacés, la démocratie l’est aussi : le consensus est assimilé à une approbation de plus en plus souvent orientée vers un consensus privé, coïncidant avec une complicité qui tend à la transformation radicale de la politique. La démocratie elle-même, au fondement de laquelle il y a une conception de la liberté comprise, non comme simple attribut individuel mais comme engagement social et tension égalitaire, est en jeu.
Un pot suivra ce séminaire salle Gaston Berger au rez de chaussée (fumoir) afin de pouvoir prolonger les échanges.
Contact :
Christiane Veauvy, veauvy@msh-paris.fr et Monique de Saint Martin, stmartin@ehess.fr
PS : Les deux séminaires suivants auront lieu le mardi 4 mai avec une conférence de Stéphanie Latte-Abdallah et le jeudi 3 juin avec une conférence de Ratiba Hadj- Moussa

- Séminaire interdisciplinaire sur le genre, sous la responsabilité de Christine Planté, Lyon 2.
Institut des Sciences de l’Homme, 14, avenue Berthelot, Lyon 69007
Mercredi 10 mars - 10-13h :
“La place des femmes poètes dans la tradition française (XIXe-XXe siècles)”
Audrey Lasserre, doctorante, Paris III, EAC

- "Ecart de stature entre hommes et femmes : entre sélection naturelle et sélection sociale"
dans le cadre du Cycle de conférences publiques 2009-10 en Etudes genre
Lundi 8 mars 2010, 18h15-20h
Salle R160, Uni Mail (40 bd du Pont-d’Arve), Genève
Rencontre avec Priscille Touraille, Anthropologue, CNRS
Discutante : Cynthia Kraus, philosophe, Unil
Infos :
http://www.unige.ch/etudes-genre/index.html

- Conférence organisée par les Etudes genre et l’Unité d’histoire
contemporaine
Lundi 22 mars 2010 De 18h00 à 20h00
40, Bd du Pont-d’Arve Salle MR150 – UNI Mail, Genève
Eileen Boris
Professeure d’études féministes Université de Californie (Santa Barbara)
"Domestic Labors : Theory, Scholarship, and Activism. Travaux domestiques : Théorie, recherche, militantisme."
A partir d’un récit évoquant les travaux domestiques dans le milieu noir américain des années 1930, la conférence analysera l’importance actuelle des recherches sur le travail domestique et soulignera pourquoi il importe d’en réévaluer la place et le rôle dans le monde d’aujourd’hui.
Contact :
Veronique Savary, Veronique.Savary@unige.ch

- Le séminaire d’Anthropoligie et de psychologiee sociale Jean Stoetzel Paris V-Sorbonne organise dans le cadre des séminaires sur le langage du politique et de la politique une conférence de :
Chiara Zamboni
professeure de philosophie à l’Université de Verone, Italie
"Nouveaux langages, réalités nouvelles ?"
Jeudi, 4 mars 2010, 18-20h
Le langage du politique comme « désir » (de politique) ou comment la pratique politique des femmes est créatrice de subjectivités non assujetties à la domination et au pouvoir, productrice d’une pensée en termes de confiance et de partage, par un « intérêt non objectivable ».
Les étudiant-e-s et les doctorant-e-s sont convié-e-s à participer
Adresse : Université Paris-V Faculté de Médecine, pavillon Jacob (au fond de la cour), salle J 202 (2ème étége)
45 rue des St Pères, 75006 Paris (métro St Germain des Près)
Informations, contact : Tel. 0147079659

- L’Institut Émilie du Châtelet a le plaisir de vous inviter à la prochaine séance de son cycle de conférences :
« Quarante ans de recherches sur les femmes, le sexe et le genre »
Cette séance est consacrée à
Yolande Cohen
professeure titulaire d’histoire contemporaine à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) depuis 1976, internationalement connue pour ses travaux sur l’histoire des femmes et des mouvements sociaux en France et au Canada au 20e siècle.
Elle a également enseigné dans les universités de Princeton, de Harvard, à l’Université de Californie à Los Angeles, à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales de Paris et à l’Université de Paris X-Nanterre. Membre de la Société Royale du Canada (Académie des Arts, des Lettres et des sciences humaines), elle vient de terminer le mandat confié par le ministre de l’éducation du Québec, comme directrice exécutive du Centre de coopération interuniversitaire franco-québécoise, à Paris. Ses principaux ouvrages sont : Les Jeunes, le socialisme et la guerre. Histoire des mouvements de jeunesse en France (1989), Femmes de Parole. L’histoire des Cercles de fermières du Québec (1990), Profession : Infirmière (2000), Les Sciences infirmières : genèse d’une discipline (avec Jacinthe Pépin, Esther Lamontagne et André Duquette, 2002). Également intéressée par les rapports ethniques et confessionnels, elle a co-signé avec Joseph Lévy Les Juifs marocains à Montréal (1987), Itinéraires Sépharades. L’odyssée des Juifs sépharades de l’Inquisition à nos jours (1992), et dirigé l’ouvrage collectif Identités sépharades et modernité (avec Jean-Claude Lasry et Joseph Lévy, 2007). Elle travaille actuellement à la rédaction d’un essai sur les femmes, la démocratie et les associations philanthropiques. Membre fondatrice de l’Institut d’études urbaines et de Montréal Écologique, elle a été candidate à la mairie de Montréal en 1994.
Le samedi 6 mars 2010, de 14h à 16h
Jardin des Plantes, Auditorium de la Grande Galerie de l’évolution
M° Austerlitz, Place Monge, Censier-Daubenton ou Jussieu
Bus : 67 et 89 (arrêt : Buffon-Mosquée), 47 (arrêt Monge)
Entrée libre dans la limite des places disponibles
Prochaines séances :
. 17 avril : Anne-Marie Houdebine, spécialiste des questions de genre dans le langage, professeure de linguistique générale à l’Université Paris 5, membre du Comité scientifique de l’IEC.
. 15 mai : Yasmine Ergas, sociologue, avocate et professeure de droit international à l’École d’administration publique de Columbia University (New York).
Infos :
http://www.mnhn.fr/iec
01 40 79 53 63

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3 - APPEL A CONTRIBUTIONS :

- avant le 14 mai
"Sexualités appareillées"
Journée d’études organisée par le Laboratoire Cultures et sociétés en Europe (CNRS/Université de Strasbourg)
Vendredi 5 novembre 2010
Maison Interuniversitaire des Sciences de l’Homme d’Alsace
67000 Strasbourg
Présentation :
L’homme est un animal technologique, qui entretient avec les techniques qu’il invente un rapport intime : elles lui permettent de transformer ses environnements, mais elles le transforment aussi dans ce qu’il est lui-même et dans ses relations à autrui.
Le meilleur indice de ce processus est que, toutes les fois où les humains inventent une nouvelle technique, notamment de communication, ils essaient d’abord de voir ce qu’ils peuvent en faire avec le sexe. Le minitel rose en fut un bon exemple dans les années 1980. Aujourd’hui, les sites de
rencontre en ligne, les usages courtois et libertins de la messagerie électronique, du chat et du téléphone portable, la pornographie, sont des applications majeures des technologies de réseau grand public.
Nos sociétés semblent caractérisées par une difficulté croissante des individus à rencontrer l’autre et à dialoguer avec lui. Les techniques prennent de ce fait, de nos jours, une importance particulière, en assurant les corps d’une meilleures performance par la chirurgie, lescosmétiques, les adjuvants, et en introduisant dans la relation des médiations par le traitement des images et l’anonymat des réseaux, les jeux de masque, de miroir et de vitrine. Elles réduisent les distances, permettent d’entrer en contact avec un nombre impressionnant d’interlocuteurs, tout en protégeant d’une trop grande proximité. Elles induisent aussi une virtualisation de l’autre et une capture du soi dans les images que chacun donne à voir. Demain, elles nous confronteront aux questions que poseront nos rapports affectifs à des agents intelligents et à des robots.
Cette Journée d’études s’inscrit dans la continuité des travaux du Laboratoire Cultures et sociétés en Europe sur l’interfaçage du lien social et la construction de la subjectivité par les nouvelles technologies. Le fil rouge de cette réflexion nous est fourni par une figure récurrente de la littérature d’anticipation, proposée sous l’intitulé de “Société Terminale” : une société dans laquelle le médium technique, tout en interposant ses terminaux de plus en plus quotidiennement comme ce qui permet
aux individus de communiquer, les isole paradoxalement les uns des autres.
Au cours du séminaire mensuel auquel donne lieu cette réflexion, et à l’occasion de cette Journée qui en est le point d’orgue, nous étudierons comment nos dispositions sont organisées par nos dispositifs. Qu’est devenue la révolution sexuelle des années 1970 ? Qui sont les romantiques et les libertins d’aujourd’hui ? Comment l’émoi fait-il irruption et sous quelles formes s’exprime-t-il ? Comment le plaisir et la souffrance sont-ils vécus ou évités ? Que devenons-nous et que devient l’autre dans les formes contemporaines du désir et de l’amour ?
Les propositions de communication sont à adresser par mail, avec un titre et un résumé court, à Patrick Schmoll, schmoll@misha.fr avant le 14 mai 2010. Les textes des communications feront l’objet d’une publication.

- avant le 20 avril
"Genre et conflits armés en Afrique"
Université de Kinshasa, République Démocratique du Congo, 12-15 septembre 2010
Colloque International organisé par le Réseau Universitaire des Chercheurs en Genre (RUCG) et l’équipe Genre, travail, mobilités (GTM) du Centre de Recherches Sociologiques et Politiques de Paris (CRESPPA-UMR CNRS/Universités Paris 8, Paris 10)
Présentation :
Le Réseau Universitaire des Chercheurs en Genre(RUCG) de l’Université de Kinshasa (RDC) et le Centre de Recherches Sociologiques et Politiques de Paris –Genre, travail mobilités, UMR CRESPPA-GTM, organisent du 12 au 15 septembre 2010 à Kinshasa, un colloque international sur le thème Genre et conflits armés en Afrique. Ce colloque est le premier d’une série dont le but est de rassembler les chercheurs et universitaires africains et étrangers de haut niveau afin de débattre des questions les plus brûlantes ayant trait aux conflits armés et leur impact sur les rapports sociaux de sexe en Afrique et, éventuellement, dans une approche comparée avec d’autres régions du monde affectées par la dynamique de conflictualité armée. Conçu comme un espace d’échange et de débat constructif, ce colloque se propose de jeter les bases et les balises d’une réflexion qui place le genre au cœur des réflexions scientifiques et académiques ayant partie liée avec les conflits armés sur le continent.
Les propositions de communication sont attendues pour le 20 avril 2010. Elles devront comporter le nom de l’auteur, son affiliation institutionnelle, son numéro de GSM, son email et un résumé de 500 mots maximum présentant la problématique de la recherche, la méthodologie et les résultats escomptés. Les auteurs des propositions de communications retenues seront informés le 5 mai 2010, et le texte définitif de leur contribution (entre 15 et 25 pages maximum) devra être envoyé au plus tard le 20 juillet 2010 en format Word ou RTF.
Tous les documents devront donc être adressés à :
Odimba Kombe Catherine : odicatho@yahoo.fr
Marguerite Rollinde : marguerite.rollinde@gtm.cnrs.fr
Jane Freedman : jane.freedman@wanadoo.fr
Tshibwabwa Kuditshini Jacques : kuditsh@yahoo.fr
Infos :
http://www.ifres.info/spip.php?page=actualite&id_article=88

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4 - PUBLICATIONS :

- Christine Fauré (dir.), Nouvelle Encyclopédie politique et historique des femmes, Les Belles Lettres, 1216 p. 33 euros. ISBN-10 2-251-44380-0
Comment les femmes ont-elles perdu en France le pouvoir de gouverner ? Pourquoi Calvin s’est-il excusé auprès de la reine d’Angleterre Élisabeth Ire lorsqu’elle accéda au trône ? Comment les femmes ont-elles participé collectivement aux Révolutions anglaises du XVIIe siècle, américaine, française, liégeoise et brabançonne, néerlandaises du XVIIIe siècle ? Quelles ont été les formes de résistance des femmes esclaves dans la traite négrière ? Comment les utopistes et les marxistes ont-ils conçu l’émancipation des femmes ? Quand le féminisme est-il né ? Comment a-t-il évolué ? Quand et comment les femmes ont-elles obtenu le droit de vote dans les États européens, en Amérique du Nord, en Amérique latine ? Savez-vous que des femmes s’enrôlèrent dans le nazisme, le fascisme italien, la collaboration française, le franquisme, le salazarisme portugais ? Quelle fut l’action souvent méconnue des résistantes à ces régimes totalitaires ? La Commune de Paris de 1871, les Révolutions russes de 1905 et 1917, la Révolution allemande de 1918 ont-elles marqué des avancées sociales et politiques pour les femmes ? Quelles ont été la liberté et l’égalité pour les femmes dans les pays du communisme réel ? Qui étaient Clara Zetkin, Rosa Luxemburg et Alexandra Kollontaï ? Qu’est-ce que les deux guerres Guerres mondiales ont changé pour les femmes ? Quelle est l’étendue du succès politique des femmes dans les pays nordiques ? Pourquoi l’avortement est-il interdit en Pologne, membre de l’Union européenne ? Comment des femmes ont-elles combattu les dictatures militaires d’Amérique latine ? Comment les mouvements de libération des femmes des années 1970 ont-ils traversé l’Atlantique ? Comment les organisations internationales ont-elles construit, idéalement, l’égalité entre femmes et hommes ?
http://www.lesbelleslettres.com/livre/?GCOI=22510100277730

- Nouvelles Questions Féministes, "Quand les mouvements féministes font (avec) la loi : les lois du genre (II)", Volume 29, n°1, 2010.
Laure Bereni, Alice Debauche, Emmanuelle Latour, Anne Revillard (coord.)
Présentation :
Après un premier numéro consacré au « Droit à l’épreuve du genre » (NQF, 28(2)/2009), le second volet de ce dossier spécial de Nouvelles Questions Féministes consacré aux « Lois du genre » s’intéresse aux rapports entre féminisme et droit.
Qu’il s’agisse de l’éviter, de le contourner, ou au contraire de l’investir pour le transformer, le rapport au droit constitue une dimension essentielle des mobilisations féministes. Quelles sont les stratégies déployées par les féministes (mouvements, associations, juristes, avocates expertes, responsables politiques...) en amont et en aval de l’adoption des lois ? Interviennent-elles dans la fabrication des lois, et selon quelles modalités ? Quels sont, ensuite, les effets des « victoires » législatives sur les luttes : démobilisation, ou au contraire nouvelles mobilisations pour favoriser l’application de la loi ? Les féministes investissent-elles l’arène judiciaire, afin de faire appliquer les lois ou de promouvoir une transformation du droit par la jurisprudence ?
Sommaire
Edito
> Laure Bereni, Alice Debauche, Emmanuelle Latour, Anne Revillard
Entre contrainte et ressource : les mouvements féministes face au droit
Grand Angle
> Francis Sanseigne
Le Planning familial face à la loi (1956-1967) : entre arrangements et transformations
> Vanessa Codaccioni
(Dé)Politisation du genre et des questions sexuelles dans un procès politique en contexte colonial : le viol, le procès et l’affaire Djamila Boupacha (1960-1963)
> Jane Freedman
Les mobilisations féministes autour du droit d’asile en France et au Royaume-Uni : des normes internationales au droit national
> Eun-sil Yim, Florence Galmiche, Kyung-mi Kim, Stéphane Thévenet
Les mobilisations d’expertes juristes dans la construction d’une cause féministe : l’abolition du Hojuje en Corée du Sud
> Pochic, Cécile Guillaume
La doctrine européenne sur l’égalité des chances, support d’une stratégie détournée de défense des intérêts des femmes ? Le cas des syndicats hongrois
Champ libre
> Carmen Martinez, Consuelo Paterna et Carmen Yago
Le discours des femmes sur la répartition des tâches domestiques et de soins
Parcours
> Emmanuelle Latour
"Questions sur le harcèlement sexuel et la réparation". Entretien avec Sylvie Cromer
http://www.unil.ch/Jahia/site/liege/op/edit/pid/74993

- Saba Mahmood, Politique de la piété. Le féminisme à l’épreuve du renouveau islamique, traduit de l’américain par Nadia Marzouki, La Découverte, 312 p., 26 euros. ISBN : 9782707153395
Depuis les années 1970, la société égyptienne est le théâtre d’un renouveau islamique dont le « mouvement de piété » est une composante essentielle. L’enquête ethnographique minutieuse menée en Égypte par Saba Mahmood vise à comprendre la pratique religieuse des femmes, prédicatrices ou participantes, engagées dans ce mouvement. Montrant qu’éthique et politique sont étroitement imbriquées dans ces nouvelles pratiques de piété, elle propose une analyse rigoureuse des formes corporelles des rituels religieux, pour préciser le lien conceptuel entre le corps et l’imaginaire politique.
Repenser la « politique de la piété » permet à l’anthropologue, à partir de ce matériau empirique d’une grande richesse, d’engager une critique théorique de la laïcité libérale, dont elle montre les présupposés normatifs. La discussion théorique des travaux de Judith Butler, de Michel Foucault, de Talal Asad et de Pierre Bourdieu débouche sur une réévaluation de la notion d’agency (capacité d’agir) : dans quelle mesure l’adhésion de ces femmes à des normes patriarcales remet-elle en question l’universalité des présupposés concernant la liberté individuelle, l’autorité et la définition même du sujet dans la perspective du féminisme libéral ? Répondre à cette question, c’est ouvrir la possibilité d’une articulation entre un féminisme nourri des théories du genre et la théorie postcoloniale. C’est aussi une manière de revisiter, à travers le cas de l’islam, les formes contemporaines de religiosité.
http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Politique_de_la_piete-9782707153395.html
Compte rendu sur liens-socio :
http://www.liens-socio.org/article.php3?id_article=6158

- Carole Brugeilles, Sylvie Cromer et Thérèse Locoh (coord.), "Analyser les représentations sexuées dans les manuels scolaires", cd-rom, CEPED, 2008.
Les rapports sociaux de sexe occupent une place croissante dans l’analyse des différents phénomènes démographiques. Les comportements sociaux et démographiques prennent appui sur des identités et des représentations de genre, différentes selon les cultures, véhiculées par divers médias et incorporées par les individus lors des étapes de leur socialisation. L’éducation scolaire joue un rôle essentiel dans ce processus. Connaissances, valeurs et normes sociales sont fixées dans le cadre de politiques éducatives, inscrites au coeur des manuels scolaires et ainsi transmises par l’école. Cette publication sous forme de CD-Rom propose six articles qui analysent les représentations sexuées dans les manuels scolaires de différentes disciplines utilisés dans l’enseignement de quatre pays d’Afrique (le Cameroun, Madagascar, le Sénégal et le Togo), un pays du Maghreb (la Tunisie) et un pays d’Amérique Centrale (le Mexique). Ils sont basés sur une méthodologie commune. Fondée sur la sociologie des rapports sociaux de sexe et le concept de représentation sociale, adossée à une approche quantitative, cette méthode permet d’appréhender "objectivement" les représentations sexuées et/ou culturelles proposées aux jeunes élèves dans les manuels.
Ces articles, qui renforcent les activités du Réseau International de Recherche sur les Représentations Sexuées dans les manuels scolaires (RIRRS) soutenus par le CEPED, renouvellent les connaissances des manuels et ainsi participent à la compréhension de l’influence de la scolarisation sur la construction des représentations de soi. Ils permettent également, en mettant en évidence la persistance des inégalités selon le sexe, d’argumenter en faveur d’une modification des manuels afin qu’ils jouent un rôle de levier pour favoriser l’égalité entre garçons et filles, la scolarisation des filles, leur accès à la culture et, plus largement, un changement dans les rôles sociaux de sexe.
http://www.ceped.org/cdrom/manuels_scolaires/
Compte rendu sur liens-socio :
http://www.liens-socio.org/article.php3?id_article=5448

- Bernard Bobinier, Martine Gest, Marie-Françoise Lemonnier-Delpy, Paul Pasteur, Genre et Éducation. Former, se former, être formée au féminin, PURH, 25 euros. ISBN : 978-2-87775-482-8
La place réservée aux filles et aux femmes dans la société a partie liée, comme de nombreux travaux sur le genre l’ont montré, avec l’éducation. Or, jusqu’au début du 21e siècle, les femmes sont restées très peu visibles dans la majorité des travaux portant sur l’histoire de l’éducation en France. En réunissant ces études qui aident à comprendre comment l’éducation féminine s’est forgée, s’est vue niée ou reconnue, depuis la Renaissance jusqu’à nos jours, ce volume souhaite apporter une contribution originale à la réflexion existante. L’angle pluridisciplinaire retenu ici autorise en effet des comparaisons historiques, géographiques et culturelles. En Europe, mais aussi hors de ses frontières, à travers les modèles éducatifs, les lieux de socialisation et de formation, les places dévolues aux sexes dans l’éducation, dans la création littéraire ou artistique, se révèlent des disparités, mais également des lignes de force et des dynamiques communes.
http://www.univ-rouen.fr/irshs/users/purh/spip.php?article590

- Peggy Sastre, No sex. Avoir envie de ne pas faire l’amour, La Musardine, 200 p., 13 euros. ISBN-10 : 2842713923
Il y a encore peu de temps, la disette sexuelle n’était pas jugée négativement. Au contraire : haro sur les fornicateurs, les masturbateurs, sur tous ceux qui séparaient sexe et procréation. Si la révolution sexuelle peut avoir quelques ratés, son influence ne fait aucun doute sur un point précis : désormais, c’est une libido faible, voire inexistante, que l’on montre du doigt. Manifester un goût peu prononcé pour la chose prend des allures de tare à soigner. Au centre du soupçon, une poignée d’individus se revendiquant asexuels et qui, autour du site Internet asexuality.org, conquiert peu à peu une visibilité sociale et médiatique. Pour quelles raisons peut-on être dépourvu de libido ? L’asexualité est-elle une autre de ces modes made in USA ou l’expression d’une profonde mutation de notre société ? Faut-il obligatoirement avoir envie de faire l’amour ? C’est ici que commence la passionnante enquête historique, sociologique et scientifique que Peggy Sastre a choisi de mener. Avec un unique préjugé : l’asexualité n’a rien d’une maladie.
http://www.lamusardine.com/

- revue Corridor, "Réalisme et gender dans la peinture du 20e siècle", n°3, PU de Picardie,
« Pourquoi rapprocher le terme de réalisme de celui de genre (gender) ? Pourquoi chercher à croiser l’étude d’une forme artistique et l’analyse de la construction de différences sexuelles ? Cette démarche est née du constat suivant : beaucoup d’historien(ne)s d’art qui ont posé la question du genre dans cette discipline ont par ailleurs travaillé sur l’art réaliste et ont commencé à élaborer leurs hypothèses et leurs instruments d’analyse sur le genre à partir de l’étude de ce courant, avant d’aborder bien d’autres formes artistiques. Les cas les plus éloquents sont Linda Nochlin et ses études sur Courbet (Nochlin 1976), Griselda Pollock et son travail sur Millet (Pollock 1977) et Cassatt (Pollock 1980) ou Edward Lucie-Smith avec son ouvrage sur le réalisme américain (Lucie-Smith 1994). Le réalisme apparaît ainsi comme le laboratoire des analyses sur le genre et c’est cette affinité entre les deux questionnements qu’il s’agit de comprendre. »
http://www.u-picardie.fr/corridor/index.html

- Judith Butler, Catherine Malabou, Sois mon corps, Bayard, 126 p., 19 euros. ISBN : 978-2-227-48144-2
Qui n’a jamais rêvé ou craint, désiré ou redouté de déléguer son corps ? De demander ou d’ordonner à quelqu’un d’autre : sois mon corps, porte-le à ma place, nourris-le, cultive-le, forme-le ?
Selon Judith Butler et Catherine Malabou, cette demande et cet ordre sont ceux que le maître donne à l’esclave dans la Phénoménologie de l’esprit de Hegel.
La dialectique de la domination et de la servitude doit être comprise comme une scène de délégation et de dénégation des corps. Mais se détache-t-on jamais complètement de son corps ? Y est-on à l’inverse jamais absolument attaché ?
De Hegel à Foucault, en passant par Derrida et Kojève, ces questions sont ici examinées selon toutes leurs modalités.
http://www.editions-bayard.com

- Patricia Izquierdo, Devenir poétesse à la Belle époque, L’Harmattan, 398 p., 35 euros. ISBN : 978-2-296-10845-5
La Belle Epoque est marquée par l’essor impressionnant des publications d’écrits de femmes. On se souvient des romans de Colette, de quelques poèmes d’Anna de Noailles ou de Lucie Delarue-Mardrus. Les femmes auteurs sont pourtant beaucoup plus nombreuses à écrire et publier entre 1900 et 1914 - les critiques parlent même d’une "invasion" - et la poésie est le genre littéraire le plus prisé. Nous avons choisi quatorze femmes et soixante-cinq recueils de poésie pour tenter de comprendre ce phénomène littéraire qui intrigue depuis plus d’un siècle critiques et journalistes.
http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=30068

- Cécilé Voisset-Veysseyre, Des amazones et des femmes, L’Harmattan, 246 p., 24 euros. ISBN : 978-2-296-10832-5
En prenant pour objet l’usage que les femmes ont pu faire du mythe grec des Amazones, mythe dont les hommes sont les auteurs, ce livre donne à découvrir des textes littéraires et théoriques qui enrichissent la pratique philosophique. Il montre que la question amazonienne outrepasse celle des sexes et qu’elle implique une réflexion ouverte c’est-à-dire libérée des représentations tant anciennes que modernes. Cette réflexion sur de mythiques célibataires dont les amours nous échappent pare-t-elle à l’image épouvantable d’Amazones belliqueuses et tueuses.
http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=30324


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