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Dans le cadre de la présentation de La Vénus à la Fourrure (Leopold von Sacher-Masoch) au Théâtre National de la Colline

Rencontre avec : Christine Letailleur (metteur en scène) Philippe Cherdel et Andrzej Deskur (comédiens)

Lundi 12 janvier 2009 - Paris 8


Date de mise en ligne : [06-01-2009]




Dans le cadre de la présentation de La Vénus à la Fourrure (Leopold von Sacher-Masoch)
au Théâtre National de la Colline du 21 janvier au 15 février 2009


Le Centre d’Études Féminines et d’Études de Genre (Anne Berger, Françoise Duroux et Nadia Setti) vous invite à une rencontre avec :


Christine Letailleur, metteur en scène

Philippe Cherdel et Andrzej Deskur, comédiens

Lundi 12 janvier 2009
11h
en salle B106

« Me croiriez-vous si je vous disais qu’on peut devenir amoureux à la simple lecture des lettres d’une femme ? Je l’aurais cru impossible moi-même jusqu’à présent, mais je dois reconnaître que c’est parfaitement possible. Je suis amoureux de vous, je le sens et, puisque je ne vous connais pas, puisque je ne vous ai jamais vue, je ne puis être amoureux que de vos lettres et non pas de vos charmes qui, comme vous me le faites prévoir, sauront satisfaire le goût le plus exigeant. Je suis amoureux de votre façon d’être, de la manière dont vous parlez de ma Vénus à la fourrure. Cela m’attire. Si j ’avais la chance de trouver une femme qui pourrait incarner cette Vénus à la fourrure, cette femme je l’aimerais, je l’adorerais jusqu’à la folie, je pourrais devenir son esclave, même si elle n’était qu’une soubrette, car je n’attends de la femme que beauté et amour. »

Lettre de Sacher-Masoch à « Wanda » (déc. 1871)

« Christine Letailleur, qui avait déjà signé, en 2006, une belle adaptation théâtrale de La Philosophie dans le boudoir, de Sade, aborde avec la même justesse et la même finesse La Vénus à la fourrure. Le texte le plus célèbre de l’Autrichien Leopold von Sacher-Masoch, publié en 1869, est encombré de clichés. Son héroïne, Wanda, est le prototype de la dominatrice, son héros, Séverin, celui de l’esclave consentant, et le nom de l’auteur a forgé la définition d’une perversion sexuelle qui lie jouissance et souffrance.
Mais la metteuse en scène se tient bien loin de cette imagerie convenue, pour revenir à l’essentiel de ce texte génial, qu’il serait urgent de redécouvrir, comme tous les autres de ce libertin qui jugeait les Mémoires de Casanova moins nocives pour les jeunes filles que la littérature catholique. Sur le plateau épuré comme une boîte noire, elle installe un espace-temps poétique où la beauté de la langue et des corps fonde les mystères du désir. »

Fabienne Darge, Le Monde, 13/11/2008

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