RING


Accueil > Textes > Annonces du RING > Annonces du RING - 15 janvier 2013

Annonces du RING - 15 janvier 2013


Date de mise en ligne : [15-01-2013]




[Annonces du RING]

// http://www.univ-paris8.fr/RING \\

[N’hésitez pas à m’adresser vos informations.]

========

SOMMAIRE :
1 - COLLOQUES :
• "Travail et genre : variations France / États‐Unis", 4 mars, Paris
• "Les paradigmes Masculin/Féminin sont-ils encore utiles ?", 19 janvier, Paris
• "Les lieux du corps : Politique et émancipation", 25-26 janvier, Paris
• "Sexe , genre et société", 7 février, Poitiers
2 - SEMINAIRES :
• “Études sur le genre”, Lille 3
• "Genre et droit", Atelier EFiGiES, Paris
• "Mariage des personnes de même sexe et filiation : le projet de loi au prisme des sciences sociales", 16 janvier, Paris
• "Genre et transgressions : pratiques, stratégies, représentations dans l’espace euro-méditerranéen (XVIe-XXIe siècles)", 17 janvier, Aix-en-Provence
• Julet Falquet, "Théories féministes et queers décoloniales. Interventions Chicanas et Latinas états-uniennes", 18 janvier, Paris
• "Rester sans enfant ? Questions autour de l’infécondité volontaire et du déni de grossesse", 18 janvier, Paris
• "Les ancrages locaux des mobilisations féministes", 18 janvier, Paris
• Matthew Desmond, "Unpolicing the urban poor : consequences of third-party policing on inner-city women", 21 janvier, Paris
• "Sexualité et vieillissement : un nouveau champ de recherche ?", 31 janvier, Paris
• Fériel Lalami, "Généalogie du mouvement féministe en Algérie : commencements, identité, organisation, stratégies", 31 janvier, Paris
3 - APPELS A CONTRIBUTIONS :
• Avant le 25 janvier, "De retour de la guerre. Femmes, autochtone et minorités ethniques : regards croisés", Laval (Québec)
• Avant le 1er février, "Territorialités, espaces, mondialisation", GIS Genre / CNRS
• Avant le 15 février, "Marie NDiaye’s Tales of Power : Being at the End of One’s Rope", Paris
• Avant le 15 février, "Perspectives féministes sur les comportements déviants", revue ex-aequo
• Avant le 23 février, "Les masculinités au prisme de l’hégémonie", Paris
• Avant le 30 mars, "Être femme(s) en Normandie. Orientations de recherches et bibliographie", Bellême (Orne)
• Avant le 31 mars, "II European Geographies of Sexualities Conference / 2e Conférence européenne de géographies des sexualités", Lisbonne (Portugal)
• Avant le 15 janvier, "Gender, Organisations, Policy and Power", Linköping University (Suède)
• Avant le 16 janvier, "African women’s commitment to internationalisation and transnational movements", Lisbonne (Portugal)
• Avant le 1er février, "Men at Home Authority, Domesticity, Sexuality and Household Production", Gender & History
• Avant le 1er février, "Pink Couples and Rainbow Families : Explaining Policy Change", Bordeaux
4 - POSTES :
• Professeur-e HES de sociologie ou d’anthropologie du travail, Lausanne
• Professeur-e HES de psychologie, Lausanne
• Visiting Lecturer, Gender & Women’s Studies at the University of Wyoming
5 - DIVERS :
• 40 ans du Centre d’études féminines et d’études de genre de l’Université Paris 8
• Atelier genre, sexe, sexualité à l’Est et dans les mondes postsoviétiques
• Création d’un Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes
6 - EN LIGNE :
• "« Le queer a fait son temps ». Entretien avec Roswitha Scholz"
• Hélène Heurtel et Marie Carrere, "L’expérience au féminin de l’insécurité dans l’espace public"
• Máire Ní Bhrolchain, Eva Beaujouan, "En France comme en Grande-Bretagne, l’allongement des études retarde les maternités"
• Vidéos du MAGE, "Imposition séparée : un levier pour l’égalité ?"
• Josette Trat, "Les féministes blanches et l’empire, ou le récit d’un complot féministe fantasmé"
• Mathilde Guergoat-Larivière, "L’emploi des femmes en Europe"
7 - PUBLICATIONS :
• Cahiers du genre, "Subjectivités et rapports sociaux"
• Yvonne Knibiehler, Francesca Arena, Rosa Maria Cid Lopez (dir.), La maternité à l’épreuve du genre. Métamorphoses et permanences de la maternité dans l’aire méditerranéenne
• International Journal of Francophone Studies, "Représentations féminines contemporaines de corps et d’esprits blessés"
• Mathieu Trachman, Le travail pornographique. Enquête sur la production de fantasmes
• Geneviève Guilpain, Les Célibataires, des femmes singulières. Le célibat féminin en France (XVIIe-XXIe siècle)
• Antoine Idier, Les alinéas au placard. L’abrogation du délit d’homosexualité (1977-1982)
• Diana J. Torres, Pornoterrorisme
• Julia Przybos, Les Aventures du corps masculin
• Inter art actuel, "Sexes à bras-le-corps"
• Abigail Saguy, What’s Wrong with Fat ?

====

1 - COLLOQUES :

• "Travail et genre : variations France / États‐Unis"
Colloque international
organisé par MAGE‐CNRS et PRESAGE‐OFCE‐Sciences Po à l’occasion de la parution du n° 28/2012 de Travail, genre et sociétés
Lundi 4 mars 2013
Sciences Po – Amphithéâtre Jacques Chapsal – 2e étage – 27 rue St‐Guillaume – 75007 Paris
Présentation :
Les États‐Unis et la France ont joué un rôle central dans l’avènement de la démocratie occidentale. Issues de deux révolutions quasi simultanées ces deux démocraties se retrouvent autour de l’universalité du message qu’elles adressent au monde, chacune se proposant comme modèle. Poser la question du genre dans une perspective franco‐ américaine offre une clé de lecture particulièrement pertinente pour comprendre ces rapports complexes entre les deux sociétés. Deux sociétés où, par exemple, les femmes et les mouvements féministes ont eu à affronter le poids des logiques naturalisantes et de domination masculine pour faire advenir les promesses de l’universalité des principes démocratiques – l’égalité de tous et toutes devant la loi, la liberté qui exige que les femmes puissent exercer leurs droits. Si dans les deux pays, l’émancipation des femmes s’est développée à l’aune d’un ordre sexué qui leur était défavorable, américaines et françaises ont été confrontées à des contextes différents. Ce colloque réunit des approches par l’histoire, le droit, la sociologie, la démographie, l’économie. Il témoigne de la richesse de ce regard croisé entre les deux pays qui en dernière instance renouvelle notre compréhension du statut des rapports sociaux de sexe et des logiques de genre dans la constitution et dans la construction de nos sociétés démocratiques.
Programme et infos :
http://recherche.parisdescartes.fr/mage/content/download/4772/22892/version/1/file/Programme%20coll%20Mage-Presage_4-03-2013.pdf

• "Les paradigmes Masculin/Féminin sont-ils encore utiles ?"
Journée « Gradiva »
Samedi 19 janvier 2013
Institut d’Études ibériques et Latino-américaines
Salle Delpy (rez-de-chaussée)
31 rue Gay-Lussac, 75005 Paris
Présentation :
Encore une question pour cette nouvelle année de recherche, d’échanges, d’analyses et de propositions au sein de l’association Gradiva-Créations au féminin.
Encore une question, comme à notre habitude, afin d’avancer dans notre réflexion commune par étapes en apportant des éléments de réponse qui, sans être jamais définitifs, n’en sont pas moins opératoires. Encore une question, car les identités féminines et masculines, leur ductilité, leur porosité mais aussi parfois leur persistante incompatibilité génèrent « mécaniquement » l’interrogation sous forme de suggestion, de provocation, de précaution, d’incertitude : signe, en somme, d’une pensée dynamique qui n’hésite pas à se remettre en question et à parler pour faire parler.
La notion « d’utilité » que nous mobilisons pourrait paraître bien peu pertinente dans les domaines de la création et de l’esthétique qui sont en principe les nôtres et qui convoquent plutôt, de façon plus ou moins précise et raisonnée, les notions d’absolu, de fin en soi, d’autonomie : la question des paradigmes du féminin et du masculin dans notre approche des œuvres induit ici au contraire des principes d’utilité, donc de relativité, d’efficacité, autant d’éléments qui peuvent surprendre, voire scandaliser dans le champ des études littéraires, artistiques, esthétiques, l’œuvre pouvant et, parfois même, devant être considérée comme un au-delà du principe d’utilité et plus encore comme un au-delà du masculin et du féminin.
Cependant, pourquoi ne pas faire le pari que le féminin et le masculin sont des catégories « utiles » dans notre approche des œuvres, même (et peut-être surtout) quand, précisément, ces œuvres ne répondent aucunement, au cours de leur élaboration, de leur conception et de leur maturation, à une prétention, à un désir ou à une inquiétude « quant au féminin » et quant au masculin.
Les questions peuvent aussi se décliner et s’enchaîner autrement. Quels sont les textes qui se prêtent tout particulièrement à l’activation de ces paradigmes ? Les textes des femmes, on l’a constaté au cours de ces dernières années de travail et d’échanges au sein de Gradiva, sont très concernés. Ils ne sont pas les exclusifs détenteurs du féminin mais ils promeuvent une différenciation féminin/masculin, ils explorent la fabrication d’un autre féminin/masculin, d’une dualité autre, ou transcendée, ils s’imposent comme textes à nouveau « engagés » en inaugurant, au travers des multiples apports du post-modernisme et du prodigieux essor des sciences humaines, une « politique des sexes » novatrice. Peut-on aller jusqu’à dire que ces textes de femmes concourent à reposer la question des mécanismes de la création, de ses territoires et de ses frontières ? Et qu’en est-il des autres arts ?
Programme :
Matin
. 9h-9h30 : Accueil des participants
. 9h30-10h : Ouverture de la journée (Nadia Mékouar-Hertzberg) et quelques nouvelles concernant notre collection « Créations au féminin » chez L’Harmattan (Michèle Ramond)
. 10h-10h20 : Nadia Mékouar-Hertzberg, De l’utilité du masculin et du féminin
. 10h20 : Pause
. 10h45 : Matinée autour de notre invitée d’honneur, l’écrivaine Sara Rosenberg, avec des interventions de  
 Sara Rosenberg, Mes personnages féminins
 Marie Rosier, Sara Rosenberg ou les voix de la résistance
 Belinda Corbacho, Traduire l’oeuvre de Sara Rosenberg : questions, difficultés, enjeux...
avec des lectures de Un fil rouge (Un hilo rojo) de Sara Rosenberg
. 12h : Débat général 
. 12h30 : Pause repas
Après-midi
. 14h-14h30 : Michèle Ramond, Féminisme, genre, queer et... mélancolie
. 14h30-15h : Sylvie Camet, Femme et pseudonyme masculin : Aurore Dupin / George Sand ou l’ébauche d’une identité de genre .
. 15h-15h30 : Maria Graciete Besse, Le "féminin nomade" dans les Nouvelles Lettres Portugaises 
. 15h30 : Débat et pause
. 16h-16h30 : Claudia Valencia, La revue "En otras Palabras" et Simone de Beauvoir
. 16h30-17h : Teresa Keane Greimas, Masculin/Féminin : commutations, permutations, interstices
. 17h-17h30 : Nadia Setti, Le genre en littérature : une approche transdisciplinaire ?  
. 17h30 : Débat général et perspectives
Contacts :
michele.ramond@gmail.com
nadia.mekouar-hertzberg@univ-pau.fr

• "Les lieux du corps : Politique et émancipation"
Premier colloque des jeunes chercheurs en études critiques du politique
Cette manifestation, organisée conjointement par le CSPRP (Centre de Sociologie des Pratiques et des Représentations Politiques, Université Paris Diderot-Paris 7), le GTM-CRESPPA (Genre Travail Mobilités - Centre de Recherches Sociologiques et Politiques de Paris, Université Paris 8), le LLCP (Laboratoire d’études et de recherches sur les Logiques Contemporaines de la Philosophie, Université Paris 8) et l’Institut des Ecoles Doctorales Université Paris Diderot-Paris 7, a pour objectif de créer un espace d’échange entre doctorants et jeunes docteurs s’intéressant de façon critique au fait politique.
Vendredi 25 janvier 2013
Salle des conférences, site CNRS Pouchet, 59/61 rue Pouchet, 75017 Paris
Samedi 26 janvier 2013
Salle des thèses, Halle aux Farines, Université Paris Diderot-Paris 7, Esplanade Pierre Vidal-Naquet, 75013 Paris
Argumentaire :
Un corps hors de la place qui lui était assignée, reconfigurant les données d’un lieu, cela a été et reste une action politique forte : Rosa Parks donnant un lieu à son corps noir là où il n’avait aucun droit de cité ; le « peuple égyptien » reconfigurant la place Tahrir, espace de circulation quotidienne, par une multitude de pratiques de corps pour y installer une communauté polémique ; les sans-papiers occupant leurs nombreux lieux de travail à Paris, sortant des ombres administratives, donnant une visibilité polémique à leurs corps dans ces espaces publics et travailleurs où ils sont censés mener une existence invisible et silencieuse ; les féministes s’émancipant d’une corporalité dominante en agençant différemment les coordonnés, possibilités et pratiques du corps, brisant la logique du pouvoir en multipliant les corps possibles. Comment penser les lieux politiques du corps, leurs spatialités et temporalités, les pratiques et dynamiques qui y prennent place, les possibles qu’ils suscitent ? Nous entendons dépasser l’idée du corps comme simple lieu matériel de travail, de reproduction, de souffrance et d’exploitation ainsi que l’idée de l’émancipation comme le processus par lequel on s’élève de ses conditions corporelles dominées. Pour cela, il s’agira d’examiner comment les corps s’insèrent, s’agencent ou se subjectivent dans des situations politiques et des processus d’émancipation. Reconfigurations de corps normalisés et maîtrisés, constructions de communautés polémiques, peuvent questionner la manière dont se configurent les liens, disjonctions et dynamiques entre corps, politique, domination et émancipation.
Nous proposons aux intervenants, qui peuvent se situer dans divers champs disciplinaires des sciences humaines et sociales, d’élaborer leur communication autour d’un ou plusieurs des axes suivants :
1. Pratique des corps et processus d’émancipation
Les contributions s’inscrivant dans cet axe s’intéresseront à la possibilité de penser le corps comme lieu d’une pratique de l’émancipation. Peut-on voir par exemple dans les pratiques de lutte et dans l’engagement corporel militant une source d’émancipation ? Doit-on envisager les résistances et le détournement du travail par les ouvriers uniquement comme les conséquences d’une domination des corps devenue insupportable, ou est-il possible d’y voir des forces créatrices de nouveaux possibles ? Avec cet axe, nous invitons, sans renier la pertinence des travaux sur le gouvernement des corps, à penser la possibilité d’une émancipation des corps, par des pratiques de résistance reconfigurant les rapports et les espaces sociaux. Corps travailleurs, corps militants, corps sexués, corps racialisés, et d’autres, sont des angles pouvant permettre d’aborder ces questions.
2. Corps, violence, politique
La violence est une question corporelle : des corps s’affrontent et se détruisent, subjuguent et dominent. La violence n’est-elle qu’un moyen de domination, ou pire une mesure de corruption, ou sa force peut-elle briser les dispositifs sociaux écrasants et se lier aux mouvements émancipateurs ? Comment penser et situer les violences qui peuvent avoir lieu dans une situation politique composée d’un réseau d’investissements subjectifs et de positions et dynamiques différentes ? Nous invitons à dépasser deux hypothèses ayant déterminé ces questions : d’une part le dispositif libéral pour lequel la politique commence là où la violence cesse, là où l’Etat détient le monopole raisonné de la violence légitime ; d’autre part le dispositif marxiste orthodoxe où la violence devient un simple moyen de lutte pour déconstruire les systèmes de domination et parvenir à une liberté universelle. Est-ce possible de concevoir différemment les relations entre corps, politique et violence ? Peut-on conceptualiser des violences qui ne seraient ni la simple négation de la politique ni le simple moyen au service de la politique, mais problématiques ou problématisantes, situées dans une constellation de forces politiques tirées entre émancipation et domination ?
3. Corps utopiques
Un corps, marqué par la tradition comme prison de l’âme, peut-il être utopique, à la fois lieu de nulle part et lieu du bonheur ? N’est-il pas un espace à investir, à revisiter, à (ré)inventer ? En prenant le contre pied des dispositifs de normalisation et de naturalisation des individus, il s’agit de replacer le corps dans des imaginaires, des théories et des pratiques politiques (féminisme, transhumanisme, performances artistiques...) inédites, singulières, de penser un corps ouvert aux possibles. Ces corps utopiques, corps transfigurés, « corps sans corps » et « corps sans organes », corps cyborgs, corps minoritaires ne seraient-ils pas le premier lieu de l’action politique ?
Programme et infos complètes :
http://www.csprp.univ-paris-diderot.fr/lieuxducorps/index.html

• "Sexe , genre et société"
Journée d’études organisée par le pôle d’histoire des sciences et l’Ecole de l’ADN, Espace Mendès France, dans le cadre des "Rencontres du vivant"
Cette journée est placée sous la responsabilité scientifique de Yves Cenatiempo, professeur émérite, université de Poitiers.
jeudi 7 février 2013
à L’Espace Mendès France, Poitiers
Présentation :
Sexe, genre et société…un thème encore insuffisamment abordé de façon transversale. Il est donc naturel de voir l’Espace Mendès France et l’Ecole de l’ADN s’en emparer pour le traiter au cours d’une journée d’étude qui s’adresse à tous. Si la biologie considère en priorité la notion de sexe en relation avec l’évolution et la reproduction, les sciences sociales sont plus enclines à traiter du genre, avec en toile de fond le combat mené par les femmes contre les discriminations à leur égard. Si l’on part d’une situation a priori simple, force est de constater que les frontières s’estompent et que les sciences naturelles et sociales voient des dogmes s’effondrer. A titre d’exemple, on peut citer le clonage ou les cellules souches qui techniquement permettent de s’affranchir de l’union mâle-femelle en vue de la procréation, la rupture avec un modèle social comportant seulement deux genres distincts ou encore la question très actuelle concernant l’évolution d’une institution, le mariage.
Le panel d’intervenants est suffisamment large pour qu’aucune question ne soit éludée au cours d’une journée destinée non seulement à rapprocher des communautés scientifiques, qui souvent s’ignorent, mais aussi à apporter à tout citoyen des éléments de réflexion personnelle sur un sujet majeur de société.
Programme :
. 9h Accueil
Didier Moreau, Directeur général de l’Espace Mendès France et Christian Berrier, président Ecole de l’ADN
. 9h15-10h
> Pourquoi le sexe ?
Pierre-Henri Gouyon, ingénieur agronome, docteur en écologie et titulaire d’un DEA de philosophie des sciences . Professeur au Muséum d’histoire naturelle , à Sciences Po de Paris et AgroParisTech.
Modérateur de la matinée : Yves Cenatiempo, professeur émérite, université de Poitiers.
. 10h - 10h15 : Débat
. 10h15 - 11h15
Table ronde : Définir le sexe
> La sexualité chez les animaux,
Thierry Lodé, professeur UMR/ CNRS 6552, université de Rennes et université d’Angers.
> La sexualité chez les plantes,
Pierre-Henri Gouyon.
> Qu’est ce que le sexe biologique ?
René Habert , Professeur à l’Université Paris-Diderot - Paris 7 Responsable du master 2, spécialité "Reproduction et développement Ex Directeur de l’Unité INSERM-CEA "Gamétogenèse et Génotoxicité"
. 11h15 -11h30 / Débat animé par Pierre-Henri Gouyon.
. 11h30 - 11h45 / Pause
. 11h45 - 12h15
> Bactéries et animaux
Didier Bouchon, laboratoire Ecologie et biologie des interactions, UMR CNRS 7267, université de Poitiers .
. 12h15 - 12h30 : Débat et conclusion
. 14h-14h45
> Comment le genre traverse le sexe : le cas de la biologie.
Thierry Hoquet, professeur des Universités, membre de l’Institut Universitaire de France, faculté de philosophie, université Jean Moulin Lyon 3.
. 14h45-15h / Débat
. 15h-16h
Table ronde : Sexe, genre, identité
> Que veut dire : "Le genre précède le sexe ?"
Alexandre Jaunait, maitre de conférences , science politique , faculté de droit de Poitiers ; chargé d’enseignement à Sciences po (Paris / Poitiers).
> Des mâles et des femelles. Concepts des sciences de la vie ou pensée commune du "sexe" ?
 Priscille Touraille, socio-anthropologue, chargée de recherches au CNRS , UMR 7206, MNHN .
> Du sexe au genre et retour : l’intérêt de la notion de genre pour mieux comprendre le sexe
Ludovic Gaussot, chercheur au GRESCO (Groupe de recherches et d’études sociologiques du Centre-Ouest), et associé au CRESPPA-CSU (Cultures et sociétés urbaines).
. 16h-16h15 / Débat
. 16h15-16h45 : Conférence de clôture
Françoise Barret-Ducrocq, Professeure émérite d’histoire des civilisations, Université Paris-Diderot.
Contact :
http://emf.fr/

====

2 - SEMINAIRES :

• “Études sur le genre”
Séminaire CÉCILLE (Maison de la recherche)
Université de Lille 3
Programme :
25 janvier 2013 : "Qu’est-ce que le genre ?" (salle F1.07)
Présidente de séance : Isabelle Boof-Vermesse (Lille 3)
. 9h30 : Kornelia Slavova (Associate Pr., Sofia, Bulgarie) : " The Changing Meaning(s) and Use(s)of Gender in Feminist Theory between 1960s and 1990s "
. 10h15 : - Florence Binard (MCF, Paris 7) : " Dépasser la bicatégorisation sexe/genre " ?
. 11h15 : Juliette Dor (Pr honoraire, Liège) " Regard de Nancy Huston sur les différences sexuelles et les études de genre (Reflets dans un œil d’homme [2012]) "
. 12h : déjeuner
Présidente de séance : Juliette Dor (Liège)
. 13h45 : Marie-Hélène Bourcier (MCF HDR, Lille 3) : " Les genres : paradigmes et scénarios " 
. 14h30 : Philippe Sabot (Pr, Lille 3) : " Un Sexe de trop ? La Sexualité entre vérité et identité "
. 15h15 : Fatma Ramdani (MCF, Paris 13) : " Le Genre dans l’espace onusien "
15 février 2013 : Genre et (dé)construction des espaces genrés (salle F013)
Présidente de séance : Françoise Saquer-Sabin (Lille 3)
. 9h : Fiona McCann (MCF, Lille 3) : " ’Trouble dans le genre’ : nation et narration "
. 9h45 : Christophe Batsch (MCF, Lille 3) : " Limites et transgressions des espaces sexués dans l¹univers du Proche-Orient ancien. La Figure de la prostituée "
. 10h45 : Mathias Morgenstern (Pr, Tübingen) : " Dehors ou dedans ? Hommes et femmes dans le Beth Midrash selon le Talmud "
. 11h30 : Jacqueline Fabre-Serris (Pr, Lille 3) : " Topographie romaine et genre chez les poètes élégiaques (1er siècle av. J.-C.) "
. 12h15 : déjeuner
Présidente de séance : Jacqueline Fabre-Serris (Lille 3)
. 13h45 : Isabelle Boof-Vermesse (MCF, Lille 3) : " Masquereading "
. 14h30 : Alexandra Poulain (Pr, Lille 3) : " Une Passion queer : The Death and Resurrection of Mr Roche, (1968) de Thomas Kilroy "
. 15h30 : Thamy Ayouch (MCF, Lille 3) : " Psychanalyse et mauvais genre : la tentation de l’ontologie "
. 16h15 : Stéphanie Richet-Drouet (MCF, Lille 3) : " Être ou ne pas être mère dans la fiction victorienne "
5 avril 2013 : Quelques domaines d’application du genre (littérature, traduction, droit, études visuelles, arts…) (salle F1.07)
Président de séance : Luc Beaudoin (Denver)
. 8h45 : Corinne Oster (MCF, Lille 3) : " Genre et traduction : quelques outils de réflexion pour un domaine d’étude riche et varié "
. 9h30 : Aleksandra Kowalska (DOCTEURE, Lille 3 [2010], Commission européenne, Direction Générale de la Traduction) : " La Pro­blé­ma­tique de l’égalité des sexes dans les institutions et dans la politique de l’Union européenne "
. 10h15 : Sandrine Chassagnard-Pinet (MCF, Lille 2) : " Droit et inégalités de genre. Le Prisme de la respon­sabilité civile "
. 11h15 : Philippe Marion (Pr, UCL Louvain la Neuve) : " Les Stéréotypes de genre dans les représentations publicitaires de l’enfant "
. 12h : Jean Perlein (PRCE, IUFM Artois) : " La Place des femmes dans les programmes d’Histoire (2002-2008) "
. 12h45 : déjeuner
 Présidente de séance : Fiona Mccann (Lille 3)
. 13h45 : Antoine Rodriquez (MCF, Lille 3) : " Hommes, femmes et enfants au prisme du mélodrame cinématographique mexicain (1945-1960) "
. 14h30 : Anne Duflos (doctorante, Lille 3) : " Écritures des masculinités dans l’Irlande du Nord des années 1990-2000 "
. 15h15 : Luc Beaudoin (Pr, Denver) : " Le Corps poétique russe : masculinisme, féminisme, critique queer et le genre "
. 16h15 : Constantin Bobas (Pr, Lille 3) : " Structures tragiques dans le théâtre contemporain et figures féminines "
. 17h : Jules Falquet (MCF, Paris 7) : " Présentation du dernier numéro des Cahiers du CEDREF : ‘Théories féministes et queers décoloniales : interventions Chicanas et Latinas états-uniennes’"
Contact :
mariehelenebourcier@gmail.com

• "Genre et droit"
Atelier EFiGiES
Organisé par Marie-Xavière Catto, Elsa Fondimare, Laurie Marguet, Marie Mesnil.
18h-20h à la salle des Ailes (1er étage gauche)
Maison des initiatives étudiantes (MIE) - 50, rue des Tournelles, 75003 Paris
Présentation :
Les théories féministes et les études de genre n’ignorent pas le droit. Au contraire, les analyses féministes du droit, héritières du courant anglo-saxon des critical legal studies, visent à renverser le postulat selon lequel le droit serait neutre et ne prendrait pas part à la construction de distinctions fondées sur le genre. Le droit se révèle, d’après ces théories, être un vecteur des inégalités de genre et de la domination masculine. Les normes juridiques, en ce qu’elles ont vocation à régler toutes les dimensions de la vie sociale, produisent et reproduisent le genre, entendu comme division et hiérarchisation de l’humanité en deux catégories sexuées. Cependant, il ne s’agit pas seulement pour les théories féministes du droit de déconstruire les normes et les discours juridiques, qu’ils soient en apparence neutres quant au genre ou qu’ils prennent en compte de façon explicite le genre. Il s’agit également de mobiliser les normes juridiques pour reconstruire le droit, afin de lutter contre les inégalités de genre.
On décèle dès lors une certaine ambivalence s’agissant de l’articulation du genre et du droit. D’une part, les normes juridiques engendrent et perpétuent les inégalités de genre, en participant à la construction du modèle hétérosexué et hétérosexuel et des rôles sociaux attribués aux hommes et aux femmes. Mais d’autre part, les normes juridiques, notamment à travers le droit de la non-discrimination, peuvent aussi servir à combattre les inégalités de genre et les discriminations qui en résultent, bien que les outils juridiques permettant une lutte efficace contre ces dernières soient difficilement appréhendés par les acteurs du droit français.
Toutefois, en France, la littérature portant sur les théories féministes du droit est rare et les études féministes ont surtout été menées dans le domaine de l’histoire, de la sociologie, de la philosophie et de la science politique. Cet atelier est ainsi le premier au sein d’Efigies à être consacrer aux problématiques juridiques. C’est notamment pour pallier ce manque de reconnaissance que nous avons décidé de nous réunir. Un des objectifs de cet atelier est de permettre la rencontre et l’échange entre doctorant-e-s et jeunes docteur-e-s. Nous espérons que l’atelier sera un lieu de discussions fécondes et d’auto-formation sur des notions et textes importants en droit. A terme, nous aimerions également inviter des professionnels et permettre l’intervention de spécialistes de disciplines différentes.
L’atelier se déroule à une fréquence régulière (env. tous les mois et demi), sur 2h avec autant de temps d’exposé que de discussion. Nous prenons en charge les premiers ateliers, avec des textes comme supports. Néanmoins, nous sommes ouvertes pour la suite à des invités et à toutes vos propositions d’intervention.
Le programme prévisionnel s’articule autour de deux séances introductives et d’un cycle consacré en particulier à la procréation. La première séance sera l’occasion de présenter l’articulation entre le genre et le droit, ainsi que les théories féministes du droit. Dans la séance suivante, la notion d’égalité et sa mobilisation juridique fera l’objet d’un exposé spécifique. Ensuite, trois séances sont consacrées à la procréation d’un point de vue juridique, avec trois thématiques différentes : gestation pour autrui (séance n°3), contraception et notamment stérilisation volontaire (séance n°4) et avortement (séance n°5).
Programme :
. Séance n°1 – Mercredi 16 janvier 2013
Genre et droit
Théories féministes du droit
. Séance n°2 – 1ère semaine de mars 2013
Egalité
CEDAW : Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes
. Cycle sur la Procréation
Séance n°3 – semaine du 14 avril 2013
Gestation pour autrui
. Séance n°4 – semaine fin mai 2013
Contraception
Stérilisation volontaire
. Séance n°5 – semaine mi juin 2013
Avortement
Contacts :
droit.et.genre@gmail.com

• "Mariage des personnes de même sexe et filiation : le projet de loi au prisme des sciences sociales"
Rencontre-débat organisé dans le cadre des Cercles de formation de l’EHESS
EHESS, 105 bd Raspail, Paris, 16 janvier, 18h30 - 21h
Entrée libre, mais inscription obligatoire : www.ehess.fr/mariage/
Présentation :
Cette rencontre a pour but de rendre public et de présenter un "document d’analyse" d’une cinquantaine de pages, écrit par un collectif de 8 chercheurs en sciences sociales et juristes. Ce document a été conçu comme en dialogue et en réponse à un autre document : le "dossier d’analyse" publié par l’Union Nationale des Associations Familiales (UNAF) en octobre 2012.
En choisissant de dialoguer à partir d’un document que nous –le collectif des chercheurs et juristes– considérons comme sérieux et modéré, mais avec lequel nous sommes en désaccord tant sur les analyses que les préconisations, nous espérons contribuer directement à la mise en forme d’un débat argumenté et informé sur la future loi : l’UNAF est en effet un partenaire officiel des pouvoirs publics, censé représenter "toutes les familles", et en l’occurrence il nous semble qu’en s’engageant résolument contre le projet de loi elle ne reflète pas l’opinion majoritaire des Français (sondage le Monde/ifop novembre 2012).
Lors de cette rencontre-débat nous présenterons le document et le remettrons en "dossier de presse" aux journalistes qui en auront fait la demande auprès de Marina Zuccon (marina.zuccon@ehess.fr). Dès le lendemain , le document sera disponible en PDF, pour tous, sur le site de l’EHESS.
Les analyses et opinions exprimées dans ce document n’engagent que leurs auteurs. Ils remercient les Cercles de formation de l’EHESS de leur avoir permis de s’exprimer en toute liberté.
Contact :
irene.thery@univ-amu.fr

• "Genre et transgressions : pratiques, stratégies, représentations dans l’espace euro-méditerranéen (XVIe-XXIe siècles)"
Séminaire animé par Karine Lambert et Anne Montenach
jeudi 17 janvier 2013 - Salle Temime, 15h-17h, MSH Aix-en-Provence
Présentation :
Le groupe GeFem consacre son séminaire du mois de janvier 2013 à la présentation de sa riche actualité éditoriale. Trois ouvrages paraissent aux PUP en cette fin d’année 2012 : Celui de Karine Lambert, " Itinéraires féminins de la déviance : Provence 1750-1850", celui de Nicole Cadène, "Mon éternel énigme" et celui sous la direction de Geneviève Dermenjian, Jacques Guilhaumou et Karine Lambert, "La place des femmes dans la cité".
Renée Dray-Bensoussan présentera le "Dictionnaire des Marseillaises", Gaussen, 2012. A noter aussi la parution du n° 41 de Rives, 2011, "Agency, un concept opératoire dans les études de genre ?", coordonné par Anne Montenach.
Séance du 17 janvier :
"Actualité éditoriale de GeFeM"
Introduction
Anne MONTENACH, Université de Nice - Umr Telemme
Présentation de leurs ouvrages par :
Nicole CADÈNE ; Geneviève DERMENJIAN, Jacques GUILHAUMOU, Karine LAMBERT ;
Renée DRAY-BENSOUSSAN
Contact :
klambert@unice.fr

• Julet Falquet, "Théories féministes et queers décoloniales. Interventions Chicanas et Latinas états-uniennes"
Intervention dans le cadre du séminaire Genre et Migration (GEMIG) du CREDA
Vendredi 18 janvier 2013, 14h-16h
salle Paul Rivet (5e étage) du 28 rue Saint Guillaume, 75007 Paris
Présentation :
« Ce numéro propose la première traduction en français de plusieurs textes-clés de la production Chicana et Latina-états-unienne. On trouvera des articles de Gloria Anzaldúa et Cherríe Moraga, coordinatrices de This Bridge Called My Back : Writings of Radical Women of Color, avec le poème de l’Africaine-Américaine Kate Rushin qui inspire le titre, ainsi que les travaux de Norma Alarcón, Chela Sandoval, Kate Rushin et María Lugones. Le numéro offre un aperçu de la complexité et de l’hétérogénéité des théories et des pratiques feministes et queers of color aux États-Unis ainsi qu’une brève première introduction en français au champ plus vaste des théorisations féministes et queers décoloniales dont certaines de ces auteures sont à l’origine, champ qui est distinct de la théorie postcoloniale et d’autres formations théoriques anti-(néo)coloniales. »
Contact :
alicia.rinaldy@gmail.com

• "Rester sans enfant ? Questions autour de l’infécondité volontaire et du déni de grossesse"
Séance du groupe de travail « Genre, normes procréatives et périnatalité »
Coordinatrices de l’atelier : Julie Ancian (IRIS/Cermes3, EHESS), Marie Mathieu (CSU-CRESSPA, Paris 8), Lucile Ruault (Ceraps, Lille 2), Anne-Sophie Vozari (IRIS, EHESS)
Vendredi 18 janvier 2013, de 9h30 à 12h, à l’EHESS au 190 av. de France, en salle 1(RDC).
Nous proposons au cours de cette deuxième séance intitulée "Rester sans enfant ? Questions autour de l’infécondité volontaire et du déni de grossesse" de discuter des choix volontaires ou inconscients de ne pas procréer. Nous accueillerons Charlotte Debest (Docteure en sociologie, CSPRP Paris Diderot / INED) et Sébastien Saetta (Docteur en sociologie LISST-Toulouse le Mirail, ATER à l’Ecole de Santé publique de Nancy) dont les présentations sont brièvement présentées ci-dessous. Ces interventions seront suivies d’une discussion collective.
Intervenant.e.s :
> Charlotte DEBEST : « Rester sans enfant : un tremplin pour l’égalité femme-homme ? »
Pour cette communication, je m’intéresse aux femmes volontairement sans enfant sous l’angle d’une revendication implicite à être les « vraies » égales des hommes. A partir d’un corpus d’entretiens de 33 femmes et de 18 hommes, constitué dans le cadre de ma recherche doctorale en sociologie, je montre que les femmes volontairement sans enfant refusent la naturalisation des compétences féminines et l’idéologie de la complémentarité des rôles de sexe qui en découle. Cette naturalisation et cette complémentarité sont les piliers du système de genre de la société et favorisent le modèle de la « conciliation », qui se décline au féminin, entre la vie professionnelle et la vie familiale. Les femmes du corpus refusent l’assignation au rôle de femme qui se confond avec l’assignation au rôle de mère. Elles refusent en ce sens de « concilier », entendu ici comme une aliénation, une situation où elles seraient décentrées d’elles-mêmes, en perte d’elles-mêmes. Je pose l’hypothèse que tant que la société fera l’économie d’une réflexion globale sur la prise en charge collective des enfants, les enfants resteront une « affaire de femmes » et plus exactement « une affaire mentale des femmes ».
> Sébastien SAETTA : « Au sujet d’un projet de recherche post-doctorale sur l’infanticide et le déni de grossesse »
Il sera question, dans cette intervention, d’un projet de recherche post-doctorale qui tente d’articuler la question de l’infanticide et celle du déni de grossesse. Ces deux sujets se recoupent dans la mesure où un infanticide peut-être désigné comme la conséquence d’un déni de grossesse ou, dit autrement, qu’un déni de grossesse peut conduire à un infanticide. Toutefois, ils ne se superposent pas, dans la mesure où des dénis connaissent des issues heureuses, et où le déni n’est pas nécessairement invoqué quand il s’agit d’infanticide. Cette intervention ne propose en aucun cas des résultats mais propose de réfléchir et de débattre collectivement sur la façon de construire un tel objet. Comment articuler d’abord ces deux questions au sein d’un même projet ? Comme définir aussi l’infanticide et le déni de grossesse ? Doit-on d’ailleurs garder le terme « déni », généralement mobilisé dans le champ médico-psychologique, et comment se situer plus généralement par rapport à l’approche médico-psychologique ? Autant de questions qui, parmi d’autres, seront soumises au débat.
Contact :
gnp.santeetsociete@gmail.com

• "Les ancrages locaux des mobilisations féministes"
Séance du séminaire Genre, féminismes et mobilisations collectives
18 janvier
De 10 h à 12 h (Campus Paris-Jourdan, 48 bd Jourdan 75014 Paris) salle E101
Présentation :
Dans la continuité des réflexions menées ces dernières années, le séminaire « Genre, féminismes et mobilisations collectives » sera consacré cette année à l’appréhension des mobilisations féministes dans leur dimension locale. En effet, l’analyse des mouvements féministes, et plus largement des mouvements sociaux, a relativement peu pris en compte les variations d’échelle des mobilisations. Pourtant, ce décentrement du regard permet d’une part de revisiter les savoirs sur des mobilisations généralement étudiées au niveau national et d’autre part de porter l’attention sur des mouvements qui ne dépassent pas le cadre local (ville, département ou région). Ainsi, le séminaire s’attachera à comprendre les variations de répertoires d’actions, de jeux d’alliance, de formes organisationnelles ou de formulations des revendications selon les sites de déploiement d’une mobilisation d’ampleur nationale. De même, il s’agira d’interroger la manière dont les relations entre les militant-e-s au niveau local et les militant-e-s au niveau national participent à la (re)définition des mobilisations féministes d’ampleur nationale. Enfin, le séminaire portera une attention particulière aux configurations spécifiques et aux contextes politiques locaux pour rendre compte des modalités d’émergence de mobilisations localisées.
Vendredi 18 janvier 2013 : Déclinaisons locales contemporaines (1)
> Joane Chabassier (doctorante au GRESCO, Université de Limoges) : « Engagements au sein de la cause des femmes en Limousin : focale d’interrogation de l’espace de la cause des femmes en France ? »
> Erika Flahault (sociologue MCF, Université du Maine, ESO) et Annie Dussuet (sociologue MCF HDR, Université de Nantes, CENS) : « Associations féministes locales : de la mobilisation militante au travail »
http://www.ehess.fr/fr/enseignement/enseignements/2012/ue/1070/

• Matthew Desmond, "Unpolicing the urban poor : consequences of third-party policing on inner-city women"
Intervention dans le cadre du séminaire Seminars and Colloquia On Ökonomie, Politics and Society (SCOOPS) organisé par le centre MaxPo et l’OSC à Sciences Po
21 January 2013, 12:30 – 14:30
H402, escalier H, 4e étage, 28 rue des Saints-Pères
 Matthew Desmond, HarvardUniversity
Discussant : Sébastien Chauvin, University of Amsterdam
 Matthew Desmond is an Assistant Professor of Sociology and Social Studies at Harvard University. After receiving his Ph.D. in 2010 from the University of Wisconsin at Madison, he joined the Harvard Society of Fellows as a Junior Fellow. He is the author of On the Fireline : Living and Dying with Wildland Firefighters (2007), which won the Max Weber Award for Distinguished Scholarship by the AmericanSociological Association, as well as two books on race in America (both with Mustafa Emirbayer) : Racial Domination, Racial Progress : The Sociology of Race in America (2009) and The Racial Order (forthcoming). He has written essays on educational inequality, dangerous work, political ideology, race and social theory, and the inner-city housing market. His current project combines ethnographic fieldwork, survey data, and documentary analysis to explore the causes, dynamics, and consequences of eviction among the urban poor and, more broadly, to plumb the inner workings of disadvantaged neighborhoods and the low-cost housing market.
 Sébastien Chauvin is a tenured assistant professor of sociology at the University of Amsterdam. He has formerly taught at the Université Paris 1-Panthéon Sorbonne and as avisiting lecturer at the University of Chicago. His research deals with labor, migration, gender and sexuality issues, mainly in France and the United States. He has published Les Agences de la Précarité. Journaliers à Chicago (Seuil 2010) and is a contributor to the collective study exploring the labor-market experience and union-supported mobilization of undocumented immigrant workers in France (On bosse ici, on reste ici. La grève des sans-papiers : une aventure inédite [La Découverte 2011, with Pierre Barron, Anne Bory, Nicolas Jounin and Lucie Tourette]). Recent research focuses on social capital and the sociology of global elites in Europe and the Caribbean (with Bruno Cousin), and on the critical history of the commodity form (with Olga Sezneva).
Contact :
marina.abelskaiagraziani@sciences-po.fr

• "Sexualité et vieillissement : un nouveau champ de recherche ?"
Dans le cadre du séminaire « Sexe et genre : pour un dialogue interdisciplinaire au carrefour des sciences de la vie et des sciences humaines »
Jeudi 31 janvier 2013
14h à 16h30 : Jardin des Plantes (MNHN), Grand Amphithéâtre d’Entomologie, 43 rue Buffon, 75005 Paris
Intervention de Régis SCHLAGDENHAUFFEN
Sociologue, post-doctorant de l’EHESS à l’IRIS (Institut de Recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux)
Présentation :
Que ce soit au cinéma, dans la littérature ou encore sur Internet, la sexualité des vieux et des vieilles personnes fait parler d’elle. Cette question, et les implications à la fois sociales et politiques qu’elle soulève, ne sont pourtant posées qu’en marge par la recherche française en sciences sociales. Ma présentation se propose de restituer les premiers résultats d’une recherche exploratoire que j’ai menée en 2012. Mon enquête est fondée sur des entretiens qualitatifs réalisés avec une dizaine d’hommes et de femmes, âgé-e-s de 60 à 74 ans, tant hétérosexuel-le-s que bi ou homosesexuel-le-s, qui ont accepté de me parler de leur sexualité et de leur trajectoire personnelle. Je montrerai que l’intérêt pour la sexualité et la persistance d’une activité sexuelle sont certes conditionnés par des trajectoires biographiques individuelles, mais aussi que le genre, la détention d’un capital économique et culturel sont des variables déterminantes quant à la place accordée à la sexualité chez les personnes de plus de 60 ans et à la possibilité pour elles de pouvoir avoir une vie sexuelle.
Contact :
iec@mnhn.fr

• Fériel Lalami, "Généalogie du mouvement féministe en Algérie : commencements, identité, organisation, stratégies"
 Séance du séminaire "Genre, politique, sexualité(s). Orient/Occident"
Responsable : Christiane Veauvy
Fondation Maison des Sciences de l’Homme
190 avenue de France
75 013 Paris
31 janvier de 17h à 19h, salle 1.
Nous aurons le plaisir d’accueillir Fériel Lalami, politologue et docteure en sociologie (Université de Poitiers), sur le thème :
"Généalogie du mouvement féministe en Algérie : commencements, identité, organisation, stratégies"
Discutante : Christiane Veauvy
 L’intervention sera suivie d’un débat et, autant que possible, de témoignages.
Résumé de l’intervention :
Après des commencements remontant parfois aux années 1940 pour le féminisme en Algérie, les projets de code de la famille ont suscité au début des années 1980 des protestations collectives publiques. En déconstruisant le mythe de l’égalité, acquise par la participation des femmes à la libération du pays et garantie par la Constitution, les premiers regroupements de femmes vont faire mouvement. L’adoption en 1984 du code de la famille révèle le statut que l’Etat assigne aux femmes. La hiérarchisation entre les sexes repose explicitement sur un fondement juridique puisque le code de la famille stipule le « devoir d’obéissance » de l’épouse. A la suite du soulèvement populaire d’octobre 1988, l’ouverture politique permet aux associations de femmes de faire entendre leur discours sur l’égalité entre les sexes, condition de la citoyenneté à part entière. L’autonomie affirmée du mouvement des femmes n’exclut pas des tactiques d’alliances pour des objectifs ponctuels parce que les associations de femmes s ’insèrent dans la sphère politique. Les violences extrêmes de la décennie 1990 vont infléchir les modes du militantisme et modifier les formes d’intervention publiques, mais les associations de femme ont trouvé les ressources nécessaires pour continuer à agir.
Contact :
veauvy@msh-paris.fr

====

3 - APPELS A CONTRIBUTIONS :

• Avant le 25 janvier
"De retour de la guerre. Femmes, autochtone et minorités ethniques : regards croisés / The return from war. Women, natives and ethnic minorities : crossed perspectives"
81e Congrès de l’Acfas, université de Laval (Québec)
Argumentaire :
Ce colloque portera sur le retour à la vie civile de groupes minoritaires au sein de l’armée (femmes, Autochtones et minorités ethniques) des points de vue historique et contemporain. Alors que les périodes de post-conflits sont de manière générale le théâtre d’une unité nationale retrouvée (Bucaille, 2006), la participation des minorités ethniques ou des Autochtones à l’effort de guerre, au Canada, est longtemps demeurée inavouée (Macfarlane et Moses, 2006). Par exemple, les témoignages des vétérans autochtones engagés dans les grands conflits mondiaux du XXe siècle mettent l’accent sur l’expérience de l’égalité et l’absence de distinction ethnique à l’intérieur de l’armée. Or, au retour de l’armée et de la guerre, les vétérans autochtones firent face à de nombreuses discriminations. Le retour au Canada cimenta ainsi leur conscience d’appartenir à une minorité dont l’horizon commun était la domination et de la discrimination ; la guerre jouant le rôle d’« agent d’autochtonisation » (Martin, 2009). D’un point de vue contemporain, la fin de la conscription transforme l’armée en tant qu’institution sociale. Celle-ci tend aujourd’hui, au Canada, à être, non plus au service de la nation, mais à l’image de celle-ci. La multiplication, par exemple des programmes pour enrôler au sein des forces armées des membres des minorités témoigne de ce processus de rapprochement entre l’armée et la société canadienne. De quelle manière agissent les « nouveaux » vétérans après avoir fait l’expérience d’une armée qui valorise la diversité et reconnaît désormais les individus comme porteurs d’une identité collective ?
Le retour à la vie civile ne se pose pas qu’en termes d’acteurs historique ou politique, individuel ou collectif. Le problème de la déstructuration, de la destruction et de la violence auxquelles ont été confrontés les militaires pèsent sur le retour à la vie civile et sur la capacité des individus à affronter les épreuves de la société qu’ils ont quittée parfois pendant de nombreuses années. L’abondance des travaux de psychiatrie sur les traumatismes de guerre en témoigne (Crocq, 1999). L’expérience du retour à la vie civile des anciens combattants ou des vétérans demeure relativement méconnue si ce n’est au travers des représentations médiatiques de jeunes vétérans meurtris physiquement, en détresse psychique ou de héros de guerre commémorant le souvenir de leurs camarades. Pour le dire autrement, les figures de la victime ou du héros s’imposent et révèlent en creux les enjeux de la construction d’un récit national. Afin d’explorer ces enjeux, ce colloque s’organisera selon deux axes distincts.
Axe 1 : L’expérience sociale de l’armée et l’épreuve du retour
Quels rapports les vétérans entretiennent-ils désormais avec les institutions sociales desquelles leur mission ou la garnison les a tenus éloignés ? Comment après avoir fait l’expérience sociale de l’institution militaire et de la guerre construisent-ils leur identité personnelle, leur identité collective et appréhendent-ils l’Autre ? Nous privilégierons dans cet axe, les contributions qui mettent l’accent d’une part sur la manière dont l’expérience de l’armée colore et influence les épreuves (Martuccelli, 2006) auxquelles sont confrontées les vétérans au retour de la guerre et d’autre part sur la reconstruction identitaire des individus (Wieviorka, 2005). Les femmes, les Autochtones ou les minorités ethniques font-ils face à des épreuves singulières ?
Axe 2 : La place des vétérans dans l’historiographie militaire et le récit national
On s’interrogera ici de manière plus large sur la place qu’occupent ces vétérans minoritaires dans l’armée dans l’historiographie militaire et la construction de la mémoire collective. En quoi la participation de ces groupes aux grands conflits mondiaux du XXe siècle leur a-t-elle permis de sortir de l’invisibilité ou d’acquérir un nouveau statut social ? Au Canada par exemple, quels sont les enjeux qui entourent la reconnaissance de ces groupes dans l’histoire militaire ? L’intérêt pour la place des femmes, des Autochtones ou des minorités ethniques éclairent ainsi les mutations de l’institution militaire dont la fonction n’est plus d’être au service de la nation, mais à l’image de celle-ci (Winslow, 2003). Cette reconnaissance des vétérans permet-elle pour autant la reconnaissance plus large des groupes auxquels ils appartiennent ?
Le retour à la vie civile dans les périodes de post-conflits a fait l’objet de nombreuses recherches tant sur le point historique que contemporain, mais au Québec, il demeure un objet mal connu. À ce titre, on pourra s’interroger sur les rapports que les minorités nationales entretiennent avec leurs vétérans. La question des Autochtones nous intéressera particulièrement dans la mesure où s’ils constituent une population minoritaire au sein de l’armée le nombre d’engagés volontaires fut et est bien plus nombreux comparativement à la population canadienne toutes proportions gardées.
Conditions de soumission :
La proposition comportera un titre (180 signes espaces compris), un résumé de 1500 signes (espaces compris) et cinq mots-clefs au maximum.
Veuillez également indiquer votre prénom, nom, statut, affiliation, courriel et coordonnées.
Les critères d’évaluation porteront sur la qualité de la réflexion scientifique proposée ; la pertinence scientifique et / ou sociale du sujet présenté.
Merci d’envoyer vos propositions à Brieg Capitaine (briegc@ehess.fr)
avant le 25 janvier.
Un courriel de confirmation de réception vous sera envoyé, mentionnant les dates de réponse du comité d’évaluation.
Le colloque se tiendra la 7 mai 2013 à l’Université Laval, Québec (QC).
Responsables scientifiques
Brieg Capitaine Ph.D.
Chercheur postdoctoral Chercheur associé au CADIS (EHESS-CNRS) Chaire de recherche du Canada sur la gouvernance autochtone du territoire Département des sciences sociales Université du Québec en Outaouais briegc@ehess.fr (1) 819 595 3900 (2051)
Thibault Martin Ph.D.
Professeur et Titulaire, Chaire de recherche du Canada sur la gouvernance autochtone du territoire Département des sciences sociales Université du Québec en Outaouais Thibault.martin@uqo.ca (1) 819 595 3900 (2210)

• Avant le 1er février
"Territorialités, espaces, mondialisation"
Le GIS Institut du Genre lance un appel à projets dans le domaine des études du genre et des sexualités.
Fondé en 2012 à l’initiative de l’Institut des Sciences Humaines et Sociales du CNRS, l’Institut du Genre est un Groupement d’Intérêt Scientifique qui réunit 30 partenaires institutionnels. S’appuyant sur des UMR et des équipes explicitement engagées dans la recherche sur le genre, il constitue un lieu de coordination, de référence et d’accueil scientifique des recherches françaises sur le genre et les sexualités. Il a vocation :
1) à contribuer à la reconnaissance scientifique et à l’extension géographique de ces recherches en France ;
2) à donner, à la faveur de diverses actions de soutien, une visibilité internationale aux recherches françaises dans ce domaine ;
3) à favoriser l’émergence de nouvelles formes de collaboration scientifique, y compris avec des partenaires étrangers ;
4) à encourager les recherches interdisciplinaires ou transversales à périmètres multiples, à l’intérieur des SHS mais aussi entre les SHS et les autres domaines scientifiques. Ces derniers font par ailleurs l’objet d’un appel spécifique du « Défi Genre » de la Mission pour l’interdisciplinarité.
L’Institut du Genre a défini 10 axes d’investigation à développer :
Axe 1 : Epistémologie et théories du genre : genèse et généalogie du champ ; catégories opératoires et modes d’analyse.
Axe 2 : Politique, Care, Justice
Axe 3 : Territorialités, Espaces, Mondialisation
Axe 4 : Genre et Temporalités
Axe 5 : Genre, Production, Marché
Axe 6 : Création, Arts et Littératures
Axe 7 : Sexualités, Hétéronormativités et LGBT Axe 8 : Genre, Famille, Parenté
Axe 9 : Genre, Religions et Sécularisations
Axe 10 : Corps, Santé, Société
Appel à projet :
Le présent appel à projet veut inciter des équipes à se réunir pour analyser les dimensions spatiales du genre, des rapports sociaux de sexe et des sexualités. On sait en effet encore peu de choses sur la manière dont se négocie la place de chacune et de chacun dans l’espace et sur la prise en compte de la diversité et de l’altérité dans la définition, voire la fabrication, des territoires. Spatialiser le genre et les sexualités, c’est dire combien les lieux comptent et interviennent à toutes les échelles dans la construction des identités genrées et l’évolution des rapports sociaux de sexe.
Le genre, encore peu présent dans la recherche française sur la structuration sociale des espaces, alors qu’il l’est dans la recherche anglophone ou québécoise par exemple, éclaire l’analyse des circulations des personnes, des mobilités et des migrations, aussi bien que les rapports de pouvoir au sein des territoires.
Les mutations contemporaines qui touchent les rapports de domination liés au genre se lisent dans les espaces et les territoires tant au niveau global de la mondialisation, qu’aux différents niveaux territoriaux, notamment locaux, qu’il s’agisse de la ville, des banlieues, de la ruralité, des néo-ruralités, voire même dans les espaces sociaux définis par des fonctions comme le travail, les loisirs, le logement, l’éducation, les rencontres dites de loisir, notamment sexuelles, etc.
Avec les analyses des mobilités entre Nord et Sud et de la division sexuelle internationale du travail et, notamment, des tâches liées au « care », le niveau global de la mondialisation a donné lieu à de nouvelles recherches, malheureusement encore trop rares. Les lectures de la mondialisation montrent à quel point les rapports de pouvoir de la domination masculine et hétérosexiste se jouent et s’expriment dans des territorialités individuelles et collectives. C’est, par exemple, à l’échelle des aires culturelles et des Etats que se définissent souvent les normes et les lois qui régissent tout un ensemble de pratiques genrées et sexuelles. C’est aussi à cette échelle que s’observent les plus grandes différences de pratiques et de représentations genrées sous l’influence des valeurs culturelles, des identités religieuses et des niveaux de développement. Une hypothèse est que, du point de vue du genre, des dynamiques contradictoires d’homogénéisation et de fragmentation se dessinent.
A l’échelle infranationale, se donne plus particulièrement à voir le renouvellement des comportements souvent lié au degré d’urbanité et aux traditions sociales et culturelles. Ainsi c’est dans l’espace public que se cristallisent les plus fortes tensions pour garantir un droit à la ville pour toutes et tous. Or la manière dont l’espace public est conçu et construit, dans les discours et les pratiques, est indissociable d’un pouvoir exercé par les hommes voire d’une certaine violence masculine. L’appropriation masculine relève d’une dimension qualitative et non quantitative de l’espace. La présence ou l’absence, la visibilité ou l’invisibilité des corps féminins dans tels espaces publics (rues, moyens de transports) et à telles heures ne fait pas qu’exprimer des rapports de genre : elles en sont également productrices. Le rapport des dominé-e-s à l’espace public est ainsi largement déterminé par la conscience des risques encourus ou de la convenance/inconvenance de leur présence. Il convient d’en apprécier l’importance et les modalités au regard de la diversité des sociétés et des espaces urbains, de même qu’il s’agit d’étudier les formes de résistance et de mobilisation qui passent par une visibilité et une mise en scène des corps dans l’espace public en contestant un certain ordre du genre.
Cet appel à projets invite donc à réinterroger les discours dominants sur la mondialisation et ses conséquences, ainsi que les systèmes de pratiques qui en découlent, en particulier en matière d’homogénéisation des modes de vie. Notre hypothèse est que, du point de vue du genre et des sexualités, cette homogénéisation est loin d’être une réalité.
Cet appel à projets invite aussi à montrer que l’approche « genre » est pertinente pour relire les catégories duales classiques dans les sciences sociales, comme le local/le global, l’ici/l’ailleurs, la périphérie/le centre, l’intérieur/l’extérieur, le privé/le public et permet d’en enrichir l’analyse.
Nous proposons ci-après quelques exemples de lignes de recherche pouvant être suivies dans les propositions (liste non exhaustive) :
. Lecture des rapports sociaux dans l’espace : interdits/visibilité
. Circulation, mobilité, frontières, migrations : contraintes, contrôles, latitude de déplacements/mobilité forcée :
. Mobilité, migrations et division sexuelle internationale du travail
. Les transports et déplacements quotidiens des hommes et des femmes
. Définition des territoires, pouvoir sur les territoires et rapports sociaux entre les sexes :
. Partage des territoires, guerres, violences : quel prix payé par les femmes ? . Rapports de pouvoir entre les sexes dans la ville, les quartiers, les cités
. Les temporalités sexuées des territoires : les femmes, la nuit
. Cartographie du genre, cartographie de la pauvreté, cartographie de l’étranger : frontières et identités croisées. Le genre à l’intersection de la classe et de la race.
Disciplines auxquelles s’adresse l’appel à projets
Cet appel place l’espace et le territoire au cœur des questionnements thématiques proposés et concerne, de ce fait, toutes les disciplines qui privilégient ces aspects.
Sont prioritairement, mais non exclusivement, concernés : géographie, économie, sociologie, histoire, aménagement, urbanisme...
Objectifs de l’appel à projets
Cet appel à projets a pour objectif de :
. favoriser des mises en réseau scientifiques à l’échelle nationale ou internationale
. favoriser la constitution de projets de type « ANR » ou « projets européens » en
contribuant à leur montage
. soutenir la mise en œuvre de recherches et d’enquêtes de terrain
. aider à la mise en œuvre de projets éditoriaux de grande ampleur
. permettre ou accompagner l’émergence de nouvelles problématiques
Dans cette perspective, les projets présentés pourront inclure, mais ne doivent pas se limiter à, l’organisation de colloques ou de journées d’études.
Les manifestations scientifiques organisées par les lauréats devront inclure la mention du soutien de l’Institut du genre. Les porteur-e-s de projets lauréats pourront, si ils ou elles le souhaitent, faire appel à un membre de l’Institut (direction ou conseil scientifique) pour représenter l’Institut du Genre à ces manifestations.
Une note de synthèse et un bref état des dépenses seront demandés par le GIS Institut du genre à l’issue de la mise en œuvre des projets sélectionnés. La note de synthèse sera affichée sur le site de l’Institut du Genre.
Conditions d’éligibilité
Cet appel s’adresse à tou-te-s les chercheurs/cheuses et enseignant-e-s – chercheurs/cheuses statutaires relevant d’établissements publics de recherche et
d’enseignement supérieur, quels qu’en soient le grade, la discipline, l’appartenanc5e institutionnelle et la localisation géographique en France.
Priorité sera donnée à des projets portés par des individus ou des collectifs relevant d’au moins deux unités ou équipes différentes.
Modalités de soutien
Le financement est plafonné à 5 K€ par projet
Le financement est accordé pour l’année 2013. Il sera versé en une seule fois et devra être utilisé avant la fin de l’année 2013.
Modalités de sélection
Les dossiers seront évalués par le Conseil Scientifique de l’Institut du Genre.
Calendrier
Les dossiers seront examinés dans le courant du mois de février 2013. L’ensemble des candidats sera notifié de la décision du jury dans la première quinzaine de mars 2013. Le rapport d’activités demandé devra parvenir à l’Institut dans les 3 mois suivant la fin de l’année d’exercice (soit au plus tard fin mars 2014).
Le dossier enregistré en pdf devra être soumis à l’adresse du Contact administratif : isabelle.pastor-sorokine@mshparisnord.fr
Au plus tard le 1er février 2013

• Avant le 15 février
"Marie NDiaye’s Tales of Power : Being at the End of One’s Rope"
Atelier à l’Université du Kent, Paris – (Reid Hall)
5 avril 2013
Intervenant d’honneur : Dr Andrew Asibong (Londres)
Présentation : 
Marie NDiaye (1967-) est un des auteurs contemporains les plus connus en France, et a récemment reçu le Prix Goncourt (2009). Ses œuvres littéraires variées – romans, pièces de théâtre, scénarios de films ou romans pour la jeunesse – paraissent inattendues à la tête des listes des meilleures ventes de livres mais ses œuvres sont bien extrêmement populaires. Ses textes submergent ses lecteurs à la fois thématiquement et stylistiquement ; ceux-ci endurent des narrations d’un contenu sombre et d’une forme également dense, complexe et tortueuse.
 Dans un de ses derniers entretiens, NDiaye revient sur ce que de nombreux critiques considèrent comme le trait caractéristique de ses textes, c’est-à-dire son recours particulier à la magie, qu’elle considère comme n’étant plus désormais une échappatoire dans son écriture : « je ne veux plus que la magie soit une ficelle », affirme-t-elle ainsi. En effet, l’élément supernaturel dans Trois femmes puissantes (2009) ne peut être utilisé tel un fil d’Ariane. D’une simple « ficelle », celui-ci est transformé en une corde des plus robustes, transportant profondément le lecteur dans ses histoires complexes. Son pouvoir d’auteur restreint en même temps qu’il enveloppe le lecteur dans un cocon protecteur. Ce travail littéraire se fonde sur et fait appel à ce que NDiaye a désigné comme étant le « noyau indestructible » : la « puissance » en chaque être humain.
 C’est dans cette optique que nous proposons de revisiter l’approche thématique et stylistique de NDiaye en envisageant ce qui peut être considéré comme le noyau magique de ce qui est perçu comme la négativité de son œuvre littéraire. Il est indispensable de se demander si son écriture, paradoxalement, cherche à raviver une propre compulsion à être, s’offrant ainsi telle une bouée de sauvetage d’un genre particulier. Le but de cet atelier est d’approcher l’œuvre de NDiaye dans la perspective du pouvoir, et plus particulièrement du pouvoir en tant que « puissance », en explorant les implications subjectives, éthiques et textuelles dans leurs connotations à la fois positives et négatives.
 Liste non-exhaustive des sujets :
. La Famille (figures parentales et relations ; la famille comme symbole d’une communauté sociale plus large ; identité de soi dans la perspective de l’ethnicité et de la race)
. Le Corps (le corps blessé ouvert et ses abjections ; résilience du corps ; la peau ; métamorphoses corporelles)
. Inter-textualité (les éléments supernaturels et de contes de fées ; l’utilisation de médias divers ; le mélange des genres)
. Traumatisme et Folie (anxiété, hystérie et psychose ; la division de soi et la quête identitaire ; transfert, responsabilité et guérison)
 Les communications ne devront pas dépasser vingt minutes et pourront être faites en anglais ou en français.
Les propositions (de 350 mots, en anglais ou en français) sont à envoyer avant le 15 février 2013 aux organisatrices Edlira Mandis et Ana de Medeiros à l’adresse suivante :
talesofpower2013@gmail.com

• Avant le 15 février
"Perspectives féministes sur les comportements déviants"
Pour la revue portugaire ex-aequo de l’Associação Portuguesa de Estudos sobre as Mulheres / Association Portugaise d’Etudes sur les Femmes
Coordination :
Luísa Saavedra (EP- UM)
Argumentaire :
Ce numéro d’ex aequo vise accueillir des articles qui témoignent l’importance des théories féministes et des études de genre pour la théorie, la recherche et l’intervention dans les comportements déviants avec un intérêt particulier pour les femmes ayant des comportements déviants et offenseuse. Cette option tient au fait qu’il y a encore peu d’études qui dévoilent comment la société et le système de justice pénale lui-même réifient des formes de discrimination fondée sur le genre, particulièrement renforcées lorsque la femme transgresse le comportement normatif.
On envisage, donc, de combler une défaillance qui découle du fait que les femmes avecades comportements déviants et délinquants ne représentent qu’un petit nombre dans les statistiques sur la criminalité et, en conséquence, n’ont pas mérité suffisamment l’attention des lectures féministes. Sans nier l’importance des théories féministes sur la visibilité attribuée aux femmes victimes, en particulier en ce qui concerne la violence basée sur le genre et le viol, il faut aussi accorder une plus grande visibilité au sujet des filles et des femmes ayant un comportement déviant.
Ce dossier thématique accepte des articles qui examinent des questions nouvelles dans le domaine de la déviance et qui mettent en question, soit le système pénal actuel, soit la définition de ce qui est déviant et normative, ayant comme toile de fond les études féministes et de genre.
Parmi les sujets abordés dans ce dossier, nous soulignons entre autres, les suivants :
1. La situation des femmes dans les prisons, y compris les conditions physiques, le traitement par les gardiens de prison, les conflits et la maternité.
2. La paternité et la masculinité dans la prison.
3. La participation des filles dans les gangs et d’autres formes de comportement marginal.
4. La prostitution, le travail du sexe et les théories féministes.
5. L’économie et les politiques d’exclusion.
6. Le système pénal, l’intersection de matrices d’oppression et de privilège dans les
sanctions et traitements dans les prisons.
7. Les femmes et le trafic de drogue.
Délai d’envoi :
Remise des articles, en respectant scrupuleusement les normes présentées à l’adresse http://www.apem-estudos.org/?page_id=560, jusqu’au 15 février 2013, à l’attention de Luísa Saavedra, responsable de ce Dossier Thématique, à apem@netcabo.pt. On acceptera des textes en portugais, anglais, espagnol et français. Tous les textes seront soumis à un processus d’arbitrage par des spécialistes dans le domaine. Les textes ne respectant pas les normes en termes d’extension, de formatation et de citation des références et sources bibliographiques seront exclus lors du premier triage avant même d’être soumis à l’arbitrage. Les auteur(e)s seront informé(e)s des résultats du premier triage et de l’admission à l’étape suivante, c’est -à- dire à l’arbitrage scientifique de leur texte, dans un délai de quatre semaines après la date limite de réception.

• Avant le 23 février
"Les masculinités au prisme de l’hégémonie"
Journée d’études
Comité d’organisation
Mélanie Gourarier, docteure en anthropologie et en ethnologie, LAS, EHESS
melanie.gourarier@ehess.fr
Gianfranco Rebucini, docteur en anthropologie, LAIOS, EHESS
gianfranco_rebucini@hotmail.com
Florian Voros, doctorant en sociologie, IRIS, EHESS
florian.voros@gmail.com
École des hautes études en sciences sociales, Paris, 13 et 14 juin 2013
Amphithéatre François Furet, EHESS, 105 bd Raspail, 75006 Paris
Présentation :
Dans le sillage des women’s studies et des gender studies émerge, dans les universités anglo-saxonnes des années 1980, un nouveau champ d’études alternativement appelé men’s studies, masculinity studies ou critical studies of men, qui se donne pour objet de recherche les hommes, problématisés en tant que groupe social dominant dans un ordre social genré. La constitution de ce champ d’étude marque d’abord une rupture féministe par rapport aux sciences humaines et sociales androcentrées qui, depuis leur fondation, étudient de manière privilégiée les hommes tout en ignorant plus ou moins consciemment que leurs analyses portent sur des expériences spécifiquement masculines. Ces perspectives se construisent ensuite contre les approches essentialistes de « la » masculinité pour déployer une compréhension historicisée des masculinités, appréhendées dans leur multiplicité, et à partir des rapports de pouvoir qui les constituent et les hiérarchisent.
Ce champ d’études s’est notamment constitué autour du concept de « masculinité hégémonique », qui apparaît en Australie dans des travaux de sociologie de l’éducation au début des années 1980, avant de connaître sa première formalisation théorique dans un article de 1985 (Carrigan, Connell, Lee, 1985). En collaboration avec James Messerschmidt, sa principale auteure, Raewyn Connell, avance ensuite une proposition théorique renouvelée (Connell, 1995/2005 ; Connell, Messerschmidt, 2005 ; Messerschmidt, 2008) qu’elle déploie sur de nouveaux terrains : la santé, la sexualité et la globalisation. Ce concept vise à analyser les processus de hiérarchisation, de normalisation et de marginalisation des masculinités, par lesquels certaines catégories d’hommes imposent, à travers un travail sur eux-mêmes et sur les autres, leur domination aux femmes, mais également à d’autres catégories d’hommes.
L’objectif de cette journée d’études est de problématiser les masculinités à partir du concept d’hégémonie, en faisant dialoguer l’approche connellienne avec d’autres approches des formes de domination se référant également à la conceptualisation de l’hégémonie par Antonio Gramsci (Gramsci, 2011). Les cultural studies britanniques et les subaltern studies indiennes, empruntent par exemple ouvertement les concepts gramsciens pour penser l’articulation entre genre, race, ethnicité et classe. Dans le domaine des études posctoloniales, Edward Saïd théorise la dialectique entre l’hégémonie culturelle et les conditions de possibilité de la domination épistémique de l’Occident. Peter D. Thomas (Thomas, 2009) note par ailleurs que, dans les relectures contemporaines de Gramsci, l’accent est trop souvent mis sur les aspects culturels de l’hégémonie en la réduisant parfois aux seuls champs de la culture ou de l’identité, et plaide en faveur d’une conception plus proprement gramscienne de l’ « appareil hégémonique » de l’État comme combinaison de coercition et de consentement, de violence et d’hégémonie, les deux termes étant dialectiquement indissociables.
A quelques exceptions (Liotard, Terret, 2005 ; Revenin, 2007 ; Benvido, 2009 ; Farges, 2012 ; Quemener, 2012), les travaux francophones sur le masculin et les masculinités, qui se sont développés ces dernières années, se sont peu emparés de la question hégémonique. Dans le contexte français, cette frilosité non dissimulée s’explique sans doute par l’émergence de ce champ d’étude initialement du fait des historiens qui, pour des raisons de sources, rencontrent davantage la notion de virilité que celle de masculinité, d’usage bien plus précoce. Mais l’historicité du concept ne justifie pas à lui seul le silence académique. En amont des discussions sur l’intérêt d’une analyse des masculinités à partir de la notion d’hégémonie, l’emploi du terme « viril », fondant la singularité d’une approche française ainsi différenciée des men’s studies « à l’américaine », ne traduit-il pas une réticence à penser les formes de masculinités non problématiques qui, demeurant non problématisées, échappent à l’analyse critique ? L’intérêt heuristique du concept de masculinité hégémonique étant justement qu’il permet de saisir les processus simultanés de hiérarchisation, de normalisation et de marginalisation des masculinités.
Nous invitons chercheur-e-s, jeunes chercheur-e-s et doctorant-e-s de toute discipline à proposer des communications présentant des études de cas ou les enjeux méthodologiques et épistémologiques que soulève l’étude des masculinités au prisme de l’hégémonie. Celles-ci pourront notamment suivre quatre axes de réflexion :
1) Le local et le global
Ce premier axe se propose d’explorer les agencements historiquement et culturellement situés des masculinités et de leur rapport avec l’hégémonie. Les propositions pourront ainsi concerner les effets et les interactions du colonialisme, des phénomènes transnationaux et de la globalisation sur les masculinités hégémonique et/ou subalternes dans des contextes socio-culturels indûment dits périphériques. Comment à travers ces processus historiques, plusieurs modèles hégémoniques de masculinité en viennent-ils à coexister au sein d’une même société, d’un même groupe social ou culturel, voire d’une même trajectoire ou expérience individuelle ? Nous sollicitons particulièrement les approches critiques sur les oppositions impropres entre masculinités « nouvelles » et « anciennes », « modernes » et « traditionnelles », « progressistes » et « archaïques », etc.
2) Les reconfigurations de l’hégémonie
Le concept de masculinité hégémonique repose sur une théorie de la transformation historique et non de la reproduction sociale (Connell, Messerschmidt, 2005 : 853). Les réappropriations, altérations et détournements des modèles masculins hétérnormatifs dans les subcultures trans’, lesbiennes et gaies constitue un premier vecteur de changement à étudier : comment les pratiques et les discours subalternes élaborent des masculinités alternatives ? Mais aussi, dans quelle mesure ces pratiques et ces discours ne reconduisent pas simultanément des normes et des hiérarchies de genre, de race et de classe ? Les reconfigurations de l’hégémonie face aux résistances qui lui sont opposées est une autre dimension de ce changement. Nous sollicitions ainsi des analyses des processus d’essentialisation et de normalisation du masculin à l’œuvre dans des domaines tels que le droit, la médecine, la science, la littérature, les arts ou les industries culturelles et créatives.
3) L’incorporation de l’hégémonie
Comment l’hégémonie prend-elle corps ? Quels rapports entretiennent les modèles institutionnalisés de masculinité et leurs incarnations subjectives ? Et, l’incarnation des masculinités hégémoniques est-elle seulement réalisable ? Les contributions s’inscrivant dans cet axe s’intéresseront à la façon dont l’hégémonie, loin de relever de dynamiques coercitives enserrant les masculinités « de l’extérieur », est un processus incorporé. Les propositions pourront par exemple, dans la perspective foucaldienne des « disciplines de soi » et de la « gouvernementalité », penser l’hégémonie comme un processus de subjectivation. La hiérarchisation des masculinités à l’œuvre dans les formes d’autocontrôle et d’autodiscipline pourront ainsi être explorées à l’aune d’exemples de socialisations masculines professionnelles, sportives, religieuses, affectives, sexuelles, économiques, politiques, etc.
4) Vers une épistémologie féministe de l’hégémonie
En 1975 Gayle Rubin introduisait le « système sexe/genre » comme un outil théorique et épistémologique pour décrire l’oppression des femmes et des minorités sexuelles dans le but de donner les moyens au féminisme de penser « l’élimination du système social qui crée le sexisme et le genre ». Depuis lors, le besoin d’outils conceptuels pour la lutte féministe n’a pas arrêté de croître. Avec ce dernier axe, il s’agira de mettre à l’épreuve le concept de masculinité hégémonique, mais aussi plus largement d’hégémonie, pour proposer des pistes d’épistémologie féministe permettant de penser des nouveaux défis, et de promouvoir des nouvelles stratégies de lutte. Comment la masculinité hégémonique peut-elle expliquer et décrire les systèmes de pouvoir qui maintiennent et revitalisent continuellement l’ordre du genre ? De quelle manière l’hégémonie peut constituer un outil théorique pour penser ensemble, la violence, la coercition, et le pouvoir sur les femmes et les minorités subalternes (de genre et de sexualité) et à la fois leur « consentement », leurs résistances et leur agency ? Enfin, en quoi le concept d’hégémonie permet-il de déjouer les discours masculinistes et antiféministes qui s’organisent atour de la rhétorique d’une « crise du masculin » ?
Les propositions de communication devront comporter un titre et ne devront pas excéder 2000 signes. Elles sont à envoyer avant le 23 février 2013 à l’adresse suivante : masculinites@gmail.com

• Avant le 30 mars
"Être femme(s) en Normandie. Orientations de recherches et bibliographie"
Organisé par la Fédération des Sociétés historiques et archéologiques de Normandie, avec le concours des Amis du Perche, de la ville de Bellême et du Conseil général de l’Orne
Bellême (Orne), 17, 18 et 19 octobre 2013
Présentation :
En 1984 se tenait à Lisieux le XIXe congrès des Sociétés historiques et archéologiques de Normandie qui portait sur La femme en Normandie. Les actes, riches de 33 contributions (dont on trouvera la liste à la fin de cette présentation), parurent deux ans plus tard, à la fin de l’année 1986, au moment même où, curieux hasard, Yvette Roudy, Ministre des Droits de la Femme, devenait maire de Lisieux. L’histoire des femmes n’était en France que peu développée, une dizaine d’années seulement après que Michelle Perrot ouvrit son séminaire intitulé « L’histoire des femmes est-elle possible ? ». La synthèse en cinq volumes, publiée entre 1990 et 1992 par Georges Duby et Michelle Perrot, L’Histoire des femmes en Occident, n’était encore qu’un projet, et le concept de « genre », traduction du terme anglo-saxon gender, était encore quasi inconnu en France. Presque trente années se sont écoulées depuis le congrès de Lisieux, et l’historiographie de la question en a été profondément renouvelée, en France comme à l’étranger, le « genre » posant des questions méthodologiques aussi bien à l’histoire qu’à l’archéologie.
Lors du congrès de 1984, de nombreuses communications portaient un titre comme Les femmes dans..., semblant découvrir leur rôle dans la vie politique, économique ou culturelle, à travers une formulation qui, en même temps, sous-entendait que cette contribution n’était que secondaire.
S’intéresser aujourd’hui aux femmes dans l’histoire de la Normandie, c’est bien sûr s’interroger sur les conditions de vie des femmes, mais aussi sur la construction des identités féminines. Il ne s’agit pas d’un regard venu uniquement de l’extérieur – celui des hommes sur les femmes – mais d’une réflexion historique sur ce que c’est qu’être femme, en Normandie, à travers toutes les époques. Pour y parvenir, il serait intéressant de privilégier les sources produites et élaborées par les femmes elles-mêmes (échanges épistolaires, livres de raison, agendas, comptabilités, discours, œuvres littéraires, actes de la pratique, testaments, etc.), sources au travers desquelles elles manifestent leur identité. Il faut donc s’interroger aussi sur la manière et les raisons pour lesquelles certaines de leurs actions sont occultées, parfois par les hommes, parfois par les femmes elles-mêmes.
Si, en effet, il paraît illusoire de répondre abruptement à la question du consentement des femmes à la domination masculine, il est incontestable du moins que certaines d’entre elles adhérent, de bon ou de mauvais cœur, à cette norme et la transmettent.
Les apprentissages divers grâce auxquels les femmes accèdent à des savoirs ou à des techniques, parfois partagés avec les hommes, parfois réservés à leur sexe, seront un des sujets centraux que nous voudrions voir traiter par les intervenants à ce colloque. Peut-on parler d’une culture féminine spécifique, peut-on aussi évaluer les pouvoirs qui reviennent par ce biais dans les mains des femmes ? Des travaux pourraient être menés sur les ouvrages, les journaux, et les magazines destinés aux femmes de Normandie, ainsi que sur les formations professionnelles et les cursus d’études perçus comme « féminins » (institutrices, infirmières, etc.). Leurs divertissements comme leurs devoirs constituent-ils des agents de cloisonnement ou, au contraire, d’émancipation ?
Travaillant depuis la nuit des temps à côté des hommes, mais souvent autrement, comment ont-elles envisagé leur vie professionnelle ? À l’heure des débats sur l’égalité des salaires et l’accession à des postes semblables à ceux des hommes alors qu’elles sont en moyenne plus diplômées, l’histoire du travail féminin, aux champs comme dans l’industrie et les services, bat en brèche toute perception d’une évolution linéaire. Les questions liées aux conditions de travail, aux rémunérations, mais aussi à leurs participations aux mouvements syndicaux et aux luttes sociales pourront être abordées dans le cadre normand.
Il ne s’agit pas pour autant d’oublier la matérialité des corps. Le contrôle du corps des femmes, de l’exercice de leur sexualité, de leur fécondité, constitue un enjeu considérable pour la solidité de la société. La virginité des filles, la fidélité des femmes, la gestion des grossesses préoccupent ainsi l’ensemble des communautés ; de même certains comportements non conformes sont-ils dénoncés par la population, tant féminine que masculine. Cependant, en Normandie, comme ailleurs, les femmes ont tenté de limiter le nombre des enfants qu’elles mettaient au monde. Il serait intéressant de rendre compte, autant que possible, des usages de la contraception, usages peut-être différents selon que les femmes habitent la ville ou la campagne, qu’elles sont de familles riches ou pauvres, qu’elles sont seules ou en couple.
Quelles réactions a suscité en Normandie la mise en place des lois Neuwirth de 1967 et Veil de 1975 ? Le droit de jouir de son corps ne s’arrête d’ailleurs pas à la potentialité maternelle. De récentes et foisonnantes études encouragent à distinguer le sexe, le genre, la sexualité et à questionner les rapports qu’ils entretiennent entre eux dans la vie d’un individu. Étant femme, on peut aussi vouloir ne plus l’être ou le devenir après avoir été un garçon. Une attention particulière sera donc portée aux phénomènes de travestissement et de transsexualité (cf. notamment les travaux de Sylvie Steinberg) et à leurs conséquences sur le rapport avec le monde extérieur.
Le corps des femmes existe autant dans le temps de l’histoire que dans le temps de leur vie : comment les accueille-t-on lors de leur venue au monde, comment perçoit-on leur puberté et leur vieillesse ? Ce sont là aussi des sujets d’interrogation possibles.
Être femme, c’est aussi vouloir exercer des droits de mère ou d’épouse ou d’héritière. Les questions de droit liées à l’application de la coutume de Normandie ou de celle du Perche, entre textes et pratique, puis plus tard du Code civil sont au cœur des problématiques du Congrès.
Quand on est femme, quelles relations entretient-on avec le pouvoir politique, économique, culturel, que ce soit au sein de la cellule familiale, du village, à l’échelon régional ou national ? La partition sexuée des activités domestiques et professionnelles, et les conditions de sa perpétuation trouveront évidemment leur place dans ce congrès, mais on souhaite aussi s’interroger sur les réactions des femmes face à cette partition genrée du travail, et sur les manières dont certaines ont su contourner les obstacles de la tradition sociale. Quelles solidarités, quelles stratégies mettent-elles en œuvre pour y parvenir ? Les traditions culturelles, sociales et politiques de la Normandie ont-elles amené les Normandes à écrire une histoire particulière des mouvements féministes ?
L’identité des femmes et leur participation à l’histoire commune s’affirment aussi à travers les aventures spirituelles dans lesquelles elles peuvent entrer, visibles ou clandestines. Les suivre dans ces démarches peut également être un sujet de réflexion.
L’historiographie récente a interrogé le rôle des femmes dans les conflits : pacificatrices ou guerrières, tricoteuses au pied de la guillotine pendant la Terreur ou contre-révolutionnaires montant courageusement à l’échafaud, collaboratrices tondues à la Libération ou résistantes risquant leur vie bien vite oubliées, elles ne manquent jamais d’être des actrices que l’histoire relègue au second plan. Encore faut-il, dès lors que l’on a réussi à montrer leur engagement, en restituer la signification en la débarrassant de la gangue des schémas misogynes.
Ces quelques pistes de recherche, non exclusives, permettent d’envisager les femmes en Normandie dans la diversité de leurs actions, de leurs personnalités, mais aussi des représentations d’elles-mêmes qu’elles ont choisies ou, peut-être, subies, et sans doute détournées : les discours savants et populaires, l’art, la littérature, la photographie, la publicité constituent ainsi des sources privilégiées pour tenter de percevoir comment, d’Arlette à Violette Morris en passant par Marie Harel, l’histoire de la Normandie est parcourue de figures féminines.
Infos complètes :
http://www.unicaen.fr/recherche/mrsh/files/Etre%20femme(s)%20Bellême%202013.pdf

• Avant le 31 mars
"II European Geographies of Sexualities Conference / 2e Conférence européenne de géographies des sexualités"
Les institutions partenaires de la conférence sont :
. le Centre d’études géographiques, l’Institut de Géographie et d’Aménagement du territoire de l’Université de Lisbonne (CEG-UL)
. l’e-GEO, le Centre de recherche en géographie et en aménagement régional de la Faculté de sciences sociales et d’humanités de l’Université nouvelle de Lisbonne
. le groupe Space, Sexualities and Queer Research de la RGS (avec l’IBG)
5, 6, 7 Septembre 2013 | FCSH, UNL, Lisbonne, Portugal
Présentation :
Les sexualités sont devenues un domaine légitime et fécond de la géographie, qui s’inscrit dans différents champs de recherche allant de la géographie culturelle, sociale et féministe, à la géographie politique et économique. Une des caractéristiques principales des études sur les sexualités a été sa perspective critique et réflexive, notamment sa capacité à questionner les rapports de domination. Bien que ce travail ait été fructueux et source de développements majeurs, l’espace académique et la production scientifique ont peu fait l’objet l’investigation remettant en cause les inégalités et les rapports hégémoniques qui s’y déploient.
La deuxième Conférence européenne de géographies des sexualités veut créer un espace de débat, de discussion et de réflexion pour explorer comment nous pourrions surmonter ces dimensions normatives tant au plan du savoir produit que des usages académiques.
Les communications et les sessions porteront sans exclusive sur les thèmes suivants :
. L’hégémonie de l’hétéronormativité dans les relations sociales et l’environnement quotidien, et au-delà dans tous les types d’espace ;
. L’hégémonie de la vision occidentale, dont le corollaire est la relative invisibilité et la moindre importance de la recherche sur les sexualités dans d’autres contextes sociaux et culturels, et ses effets négatifs pour l’exploration des variations culturelles concernant la diversité sexuelle et de sa complexité ;
. L’hégémonie de l’anglais dans l’édition scientifique et plus largement les systèmes de production des connaissances ; a contrario la faible visibilité et la dévalorisation des travaux sur les sexualités dans d’autres langues dont les conséquences sont leur non-référencement, et plus largement leur inexistence dans le débat et la production scientifiques ;
. L’hégémonie des maisons d’édition dont les choix éditoriaux sont guidés par des soucis de rentabilité qui conditionnent la production scientifique en décidant ce qu’il est pertinent ou pas de publier, et impactant par la même les perspectives de carrière et les possibilités d’obtenir des fonds ;
. L’hégémonie du discours sur la globalisation ; « la démocratie sexuelle » et ses liens avec les politiques sexuelles contemporaines et les débats théoriques sur la sexualité en lien avec la consommation, l’espace et la mondialisation ;
. L’hégémonie de la blancheur et comment celle-ci assure la médiation avec d’autres catégories sociales comme le genre, la sexualité, la religion, la classe, etc…
. L’hégémonie masculine dans les positions de pouvoir au sein de l’Université et en tant que producteur de savoir ; les liens entre les recherches sur le genre et les sexualités ;
. La production des connaissances au-delà des méthodes quantitatives et des mesures de la sexualité.
Un texte complet de cet appel à communications est disponible en ligne sur Par-delà les hégémonies (http://geosexualities.files.wordpress.com/2012/12/beyond-hegemonies2.pdf).
Nous encourageons les contributions dans différents formats. Parallèlement aux communications académiques classiques, nous accueillons les tables rondes, les débats, les projections de films, les installations et autres contributions. Nous cherchons à favoriser les échanges, le débat et les discussions au-delà des frontières nationales, linguistiques et disciplinaires.
Langue : nous n’avons à ce jour pas de financement pour la traduction lors de la conférence. Nous prévoyons une conférence multilingue et encourageons les participants à présenter leur travail dans la langue qui leur convient le mieux pour communiquer.
Les contributeurs intéressés sont invités à envoyer un résumé de 300 mots maximun pour une proposition de communication et de 500 mots maximum pour une proposition de session. Les soumissions se feront en ligne http://fcshocs.fcsh.unl.pt/index.php?conference=egsc&schedConf=2EGSC&page=schedConf&op=cfp avant le 31 mars 2013.
Contact :
geosexualities@gmail.com

• Avant le 15 janvier
"Gender, Organisations, Policy and Power"
Gender Studies (Tema Genus), Linköping University, Sweden
Teachers :
. Jeff Hearn, Professor of Gender Studies (Critical Studies on Men and Masculinities), Linköping University, Sweden, and Professor of Management and Organisation, Hanken School of Economics, Finland
. Mieke Verloo, Professor of Comparative Politics and Inequality Issues, Radboud University Nijmegen, The Netherlands.
. Anna Wahl, Guest Professor in Gender Studies, (Gender, Organisation and Economic Change), Linköping University, Sweden.
This course addresses contemporary issues in gender relations and gender power in and around organisations and policy processes. It reviews developments in feminist and critical gender, postcolonial and intersectional scholarship on organisations, policy and policy-making. The lectures will include theoretical overviews as well as focused examples and case studies. This includes the puzzles and dilemmas of studies of policy frame analysis ; the dynamics of advocacy and opposition related to gender equality policies and movements in a European context ; the gendered and intersectional nature of policy ; gender and sexuality in organisations and policy ; men and masculinities in organisations ; feminist organising ; and organisational change in relation to gender equality work, and resistance to such work. Case studies drawn from state, business and NGO sectors include those on variations in notions of inequality/equality in different parts of the same organisation or institution, and gendered and intersectional dynamics in policy-making.
This course is directed both to doctoral students focusing on organisations and/or policy, and those researching other areas where organisational and policy issues may be relevant.
More information on the course : http://www.intergender.net/?q=node/145
For information on application and grants : http://www.intergender.net/?q=node/8
InterGender is funded by The Swedish Research Council (Vetenskapsrådet). It is organized as a joint venture between Gender Studies Units and doctoral programmes at Linköping University (host university) and at thirteen other Swedish Universities and international partners.

• Avant le 16 janvier
"African women’s commitment to internationalisation and transnational movements"
Appel à contributions pour un panel que nous organisons dans le cadre de la 5e European Conference on African Studies (ECAS) qui se tiendra à Lisbonne du 26 au 28 juin 2013. Pour plus d’informations sur la conférence (http://cea.iscte.pt/ecas2013/index.shtml)
Les propositions de communications peuvent être soumises en français ou en anglais. Le panel est ouvert à toutes les disciplines, et aux travaux portant sur l’ensemble du continent africain (Maghreb, Afrique subsaharienne, Madagascar).
La soumission des propositions se fait uniquement via le formulaire en ligne, et ce jusqu’au 16 janvier 2013.
http://www.nomadit.co.uk/ecas/ecas2013/panels.php5?PanelID=2229
African women’s commitment to internationalisation and transnational movements
Social movement studies in Africa have recently contributed to the understanding of African connections to the world but without analyzing the specific role of women and gender in this process. This panel aims to explore international/transnational dimensions of African militancy and mobilizations through women’s experiences. The discussion intends to study both the international trajectories of African women and their participation in transnational movements. How do women committed in feminine or mixed mobilizations lay within and move at the international scale ? The focus on individual and familial biographies will illustrate the role of sex and gender on different stages of the internationalization process and careers. For instance, how does gender constitute a resource or a constraint ? Do female socialization, networks and capital facilitate the access to internationalisation ? How do women cope with gendered assignations (couple, family, domesticate work) during their careers ? The panel will also encompass how African women participate in the transnationalisation of movements. How do they contribute to the circulations of ideologies (such as feminism and non-specific related women issues as Pan-Africanism, workers’ internationalism, anti-imperialism, or anti-globalism) and activist know-how or practices ? How do they re-invent or reinterpret it ? Finally, the effects of the transnationalisation both on private life and movements will be considered : for example, the effects of the sexual division of labour. The panel welcomes papers offering an in-depth historiographic, ethnographical or theoretical analysis dealing with either political, associative, religious movements or trade-unions in sub-Saharan and North Africa ; opens to all social sciences traditions (history, anthropology, sociology, political science) with an historical focus not limited to the 20st and 21st centuries.
Convenors :
Emmanuelle Bouilly (CRPS- Paris I University) emmanuelle.bouilly@yahoo.fr
Ophélie Rillon (CEMAf - Paris I University) ophelie.rillon@gmail.com

• Avant le 1er février
"Men at Home Authority, Domesticity, Sexuality and Household Production"
Special Issue of Gender & History, Volume 27, 2015
The aim of the colloquium and of the Special Issue is to bring together scholars working on the history of masculinity in order to highlight on the one hand the roles performed by men at home in different contexts and, on the other, the importance of those roles with regard to the definition of different kinds of masculinity in specific social, historical and geographic contexts. Periods of rapid transformation of family arrangements seem to be an especially interesting vantage point, as particularly (but not only) in these periods tensions might have arisen between old and new ideas about the ‘proper’ roles of men (and women) on the one hand and the ‘traditional’ ones on the other, and/or between (some) norms and (some) practice.
Proposals focusing on these issues are welcome, particularly if they try to place case studies in a wider context or have a comparative approach (over time or space). Gender & History is particularly interested in producing a multi-disciplinary volume which includes scholarship on a wide range of periods, places, and cultures, and in which not only historical, but also anthropological and sociological approaches are brought to bear on historical treatments of gender. Thus trans-national comparative studies and work on pre-modern and non-Western cultures are encouraged. Proposals focusing on the contemporary world are welcomed, too, provided that they deal with the present in a historical perspective.
Papers that, in addition to focusing on particular cases, will contribute to the theoretical thinking about masculinity and gender will be especially appreciated. Both papers on specific case-studies and papers attempting large overviews will be welcome.
http://onlinelibrary.wiley.com/store/10.1111/(ISSN)1468-0424/asset/homepages/GH_CFP_Gender_Empires_Global_Exchanges_LONG_version_3.pdf ?v=1&s=6f4cbf40879038fca48e25cc6d2f04a1ea50f15c

• Avant le 1er février
"Pink Couples and Rainbow Families : Explaining Policy Change"
ECPR Bordeaux 2013
Panel
Chair and Discussant : David Paternotte (Fonds de la recherche scientifique/Université libre de Bruxelles)
The legal status of same-sex couples and same-sex families has dramatically changed over the last decades. If this process started in 1989 when Denmark introduced the first registered partnership, the forms of legal recognition have rapidly evolved and the pace of adoption has accelerated. Today, eleven countries and several subnational entities allow same-sex couples to marry. An even larger number of countries have introduced alternative forms of legal protection, including family rights. Finally, if policy change started in Europe, it has spread over the globe, with interesting policy developments in the Americas and parts of Asia.
This unprecedented wave of policy change has often been explained by sociological transformations, such as a decrease of homophobia, the secularisation of Western societies or thorough changes of intimate life and family relations. However, as shown by a growing literature in political science, politics also matter.
Therefore, this panel wants to explore the political factors of this dramatic policy change and to confront the various explanations put forward in political science (e.g. institutional design, political opportunities, international diffusion, political influence of religion, etc.). It should answer questions such as : Why does policy change happen in some countries and not in others ? Why did countries privilege specific policy options and why do these preferences change over time ? Why are rights related to children included or excluded from these reforms ? Can we identify other kinds of factors at play in the recognition of same-sex families ?
This panel will gather colleagues from various subfields in political science (social movement studies, social policy, comparative politics, international relations, etc.). Papers can present single national cases or comparative studies from all parts of the world, and must explicitly discuss the explanatory framework. They may also address policy variation and explain why some policy models are privileged in specific countries.
The deadline for abstracts is 1 February 2012.
You must submit your abstract it online : http://ecprnet.eu/Events/SectionList.aspx?EventID=5
Guidelines for proposing a paper : http://new.ecprnet.eu/Documents/Conferences/General/2014BordeauxPaperProposalInstructions.pdf

====

4 - POSTES :

• Professeur-e HES de sociologie ou d’anthropologie du travail, Lausanne
La Haute école de travail social et de la santé - EESP met au concours le poste de Professeur-e HES de sociologie ou d’anthropologie du travail de 90 à 100%
Au bénéfice des titres académiques requis et d’une connaissance approfondie du travail social, le-la candidat-e développera principalement des enseignements dans le programme Bachelor of Arts, en sociologie ou anthropologie du travail. Il-elle est en mesure d’obtenir et diriger des recherches dans ce domaine.
Dispenser des enseignements, principalement en formation Bachelor, éventuellement en Master, concernant la sociologie ou l’anthropologie du travail social et la sociologie des professions Diriger des projets de recherche (FNS, CTI, autres institutions et services, etc. dans ces domaines et réaliser des prestations de service
Concevoir et coordonner ses enseignements avec les responsables de modules et des collègues du corps enseignant Diriger des travaux de Bachelor Participer aux suivis de formation pratique des étudiant-e-s
Développer ses connaissances et compétences.
Profil
Doctorat en sciences humaines ou titre jugé équivalent Connaissance du champ de l’intervention sociale Expérience avérée de recherche Une maîtrise de la perspective de genre serait un atout Expérience d’enseignement dans une Haute école, formation didactique ou disposition à l’acquérir Capacité d’intégration et de collaboration dans un cadre de formation dynamique et dans un environnement en mutation.
Les conditions de travail sont régies par le Règlement de la Haute école de travail social et de la santé - EESP - Lausanne et analogues à celles de l’Etat de Vaud pour ses Hautes Ecoles
Entrée en fonction : 1er juin 2013 ou date à convenir Renseignements : Mme Nicole Richard, tél. 021 651 62 00 Délai de candidature : 1er février 2013
Merci d’adresser votre dossier de candidature comprenant les documents usuels à Madame Paola Richard-De Paolis, directrice, HETS&Sa-EESP, chemin des Abeilles 14, 1010 Lausanne avec mention « Prof. TS »

• Professeur-e HES de psychologie, Lausanne
La Haute école de travail social et de la santé - EESP met au concours le poste de Professeur-e HES de psychologie de 90% à 100%
Au bénéfice des titres académiques requis et d’une connaissance approfondie du travail social, le-la candidat-e développera principalement des enseignements dans le programme Bachelor of Arts, en psychologie de la famille et intergénérationnelle. Il-elle est en mesure d’obtenir et diriger des recherches dans ces domaines.
Dispenser des enseignements en psychologie, principalement en formation Bachelor, notamment dans les domaines des cycles de vie et/ou des relations familiales et intergénérationnelles Diriger des projets de recherche (FNS, CTI, autres institutions et service, etc. dans ces domaines et réaliser des prestations de service
Concevoir et coordonner ses enseignements avec les responsables de modules et des collègues du corps enseignant Diriger des travaux de Bachelor Participer aux suivis de formation pratique des étudiant-e-s
Développer ses connaissances et compétences.
Profil
Doctorat en psychologie ou titre jugé équivalent Connaissance du champ de l’intervention sociale Expérience avérée de recherche Une maîtrise de la perspective de genre serait un atout Expérience d’enseignement dans une Haute école, formation didactique ou disposition à l’acquérir Capacité d’intégration et de collaboration dans un cadre de formation dynamique et dans un environnement en mutation.
Les conditions de travail sont régies par le Règlement de la Haute école de travail social et de la santé - EESP - Lausanne et analogues à celles de l’Etat de Vaud pour ses Hautes Ecoles
Entrée en fonction : 1er juin 2013 ou date à convenir Renseignements : Mme Nicole Richard, tél. 021 651 62 00 Délai de candidature : 1er février 2013
Merci d’adresser votre dossier de candidature comprenant les documents usuels à Madame Paola Richard-De Paolis, directrice, HETS&Sa-EESP, chemin des Abeilles 14, 1010 Lausanne avec mention « Prof. TS »

• Visiting Lecturer, Gender & Women’s Studies at the University of Wyoming
One year visiting lecturer, academic year 2013-2014, fully benefitted, in
Gender and Women’s Studies in subfield of Women’s Public Health and Public
Policy at the University of Wyoming. Expertise should be in women’s/girls’
health issues in public health and policy and/or sexual/reproductive health.
The preferred candidate will hold a Ph.D. with graduate credentials in
Gender/Women’s Studies but exceptional ABDs with firm completion dates are
welcome to apply. Preference will be given to candidates with teaching
experience. Teach courses in women’s public health and public policy.
Teaching load will include courses such as Feminist Theories ; Gender, Women
and Health ; and electives in the candidate’s area(s) of specialization at
the undergraduate and, possibly, graduate level. 2-2 teaching load with
possibility of additional teaching in summer months. Please send a current
curriculum vitae, writing sample, student evaluations of teaching, list of
three references, and sample syllabi to Dr. Colleen Denney, Director and
Professor, Gender and Women’s Studies Program, 100 Ross Hall, 1000 E.
University Ave., University of Wyoming, Laramie WY 82071-4297. Deadline :
Jan. 30th, 2013.
The University is committed to equal opportunity for all persons in all
facets of the University’s operations. The University’s policy has been, and
will continue to be, one of nondiscrimination, offering equal opportunity to
all employees and applicants for employment on the basis of their
demonstrated ability and competence without regard to such matters as race,
color, religion, sex, national origin, disability, age, veteran status,
sexual orientation, genetic information, political belief, or other status
protected by state and federal statutes or University Regulations.
It shall also be the policy of the University to take affirmative action in
the recruiting, hiring and promotion of women, minorities and other persons
from designated groups covered by federal statutes, executive orders and
implementing regulations.
The University of Wyoming is dedicated to ensuring a safe and secure
environment for our faculty, staff, students and visitors. To achieve that
goal, we conduct background investigations on prospective employees.

====

5 - DIVERS :

• 40 ans du Centre d’études féminines et d’études de genre de l’Université Paris 8
Si vous avez des archives vidéo, audio et photo, concernant le Centre d’études féminines et d’études de genre de l’Université Paris 8 (Vincennes-St Denis), nous serions ravies que vous nous contactiez, en vue d’un montage vidéo sur les 40 ans de ce Centre. Nous sommes preneuses de tous vos supports, y compris VHS, cassettes audio, etc… Bien sûr, vos archives antérieures à 1974, qui permettront de contextualiser la création de ce Centre, seront les bienvenues, comme par exemple des images ou de l’audio du grand meeting féministe à Vincennes au printemps 1970.
Merci de faire circuler ce message autour de vous !
v.ideaux@yahoo.fr / www.teledebout.org

• Atelier genre, sexe, sexualité à l’Est et dans les mondes postsoviétiques
Nous mettons en place un atelier qui porte sur les questions de genre, de sexe, de sexualité à l’Est et dans les mondes postsoviétiques (principalement Russie et Azerbaïdjan selon nos intérêts respectifs actuels).
Notre atelier se veut un espace et un groupe de personne pour échanger et avancer dans nos projets universitaires, mais aussi en ce qui concerne le hors champ académique. Nous avons différents projets non communs mais qui se répondent, ils se façonnent par nos explorations locales lorsque nous prenons part aux univers qui nous intéressent. Nous tenons à faire émerger des choses de plusieurs voix.
Si vous êtes intéressé.e.s, n’hésitez pas à nous écrire pour les informations pratiques. Nous ne sommes pas tout.e.s au même endroit, l’atelier est donc polymorphe et en perpétuel façonnage.
Vera Akhmetova vera.akhmetova@ehess.fr
Camille Chaumereuil camillechaumereuil@yahoo.fr
Mona Claro mona.claro@laposte.net
Marine Martin blaeygour@gmail.com

• Création d’un Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes
Décret 2013-8 du 3 janvier 2013, publié dans le JO du samedi 5 janvier :
"Le conseil reprend les missions de l’Observatoire de la parité, de la Commission nationale contre les violences envers les femmes ainsi que de la commission sur l’image des femmes dans les médias."
Exposé des motifs :
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000026894625&fastPos=1&fastReqId=241659&categorieLien=id&oldAction=rechTexte
Composition :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Haut_Conseil_%C3%A0_l’%C3%A9galit%C3%A9_hommes-femmes

====

6 - EN LIGNE :

• "« Le queer a fait son temps ». Entretien avec Roswitha Scholz", palim-psao.over-blog.fr
Au travers du concept de wert-abspaltung (qu’il faut traduire par « dissociation-valeur »), Roswitha Scholz veut montrer que la socialisation par la valeur, ce principe social synthétique qu’est le travail abstrait (pour être davantage rigoureux, il vaudrait mieux dire la face abstraite de tout travail), est en relation étroite avec le rapport entre les sexes. Il y a donc un patriarcat de la forme valeur (donc une domination masculine spécifiquement moderne) qui parachève les formes du patriarcat précédent liées à des rapports sociaux non-capitalistes. Le fonctionnement du monde moderne de l’abstraction-valeur, loin d’être la libération supposée des femmes comme le croit une partie du sens commun (la fameuse « libération des femmes »), ou le domaine de l’indistinction égalitaire entre les hommes et les femmes comme le croit une certaine forme d’anticapitalisme bas de plafond, opère une très forte dissociation entre deux séries sexuées, d’attitudes, valeurs, réalités humaines, qu’il faut comprendre aussi dans ses dimensions culturelles-symboliques et sociales-psychologiques. La crise de la valeur liée à la troisième révolution industrielle (voir R. Kurz, le chapitre « Die Geschichte der Dritten industriellen Revolution », dans le « Schwarzbuch Kapitalismus », Eichborn, 2009, pp. 622-800), loin de faire disparaître la forme du patriarcat moderne, accélère la barbarisation du patriarcat producteur de marchandises (double travail, phénomène « femmes des ruines », etc.).
http://palim-psao.over-blog.fr/article-le-queer-a-fait-son-temps-entretien-avec-roswitha-scholz-113954343.html

• Hélène Heurtel et Marie Carrere, "L’expérience au féminin de l’insécurité dans l’espace public", Note rapide, n° 608.
L’enquête « Victimation et sentiment d’insécurité en Île-de-France », réalisée tous les deux ans par l’IAU îdF, apporte un éclairage sur le vécu des femmes en matière d’insécurité au sein de l’espace public.
À l’heure où la lutte contre la violence faite aux femmes est un enjeu majeur, cette étude interroge le lien entre sécurité et urbanisme, et pourrait orienter de nouvelles actions de prévention.
« L’insécurité » évoquée ici n’est pas réduite aux seules violences, mais prend en compte toutes les atteintes, comme les invectives, les vols, etc. Il apparaît ainsi que, dans les faits, les femmes ne sont pas plus victimes d’agressions que les hommes dans l’espace public, mais les atteintes subies y sont de nature différente, avec des effets manifestes sur leur santé et leurs relations sociales. En particulier, les femmes sont davantage exposées aux violences sexuelles.
L’enquête met également en exergue la multiplicité et la complexité des facteurs générateurs de la peur : selon les lieux, les caractéristiques socioculturelles et notamment le poids du bagage éducatif, l’âge et, surtout, l’expérience de ces espaces au quotidien par les Franciliennes.
Elle révèle enfin le large champ qui a commencé à être investi par la conception urbaine en matière de sécurité, corrélée à des enjeux sociologiques, économiques, écologiques et environnementaux, afin de permettre un accès et un usage égalitaires de l’espace public.
http://www.iau-idf.fr/fileadmin/Etudes/etude_964/nr_608_web.pdf

• Máire Ní Bhrolchain, Eva Beaujouan, "En France comme en Grande-Bretagne, l’allongement des études retarde les maternités", Population et Sociétés, n°495, décembre 2012, 1,50 €. ISSN 0184 77 83
Les femmes ont leur premier enfant de plus en plus tard dans les pays développés. L’âge moyen à la première maternité a ainsi reculé d’environ 4 ans en Angleterre- Galles et en France depuis le milieu des années 1970. La diffusion de la scolarisation et l’allongement des études sont parmi les premiers facteurs évoqués pour expliquer ce retard. Dans les deux pays, l’âge de fin d’études et la première naissance ont de fait subi presque le même recul. L’intervalle qui sépare la fin des études de la première naissance s’est accru seulement d’une demi-année en 15 ans entre 1980-1984 et 1995-1999. Le lien entre les deux tendances apparaît bien quand on mesure la fécondité non plus selon l’âge des femmes mais selon la durée écoulée depuis la fin des études. Si le retard de la première naissance tient d’abord au prolongement des études, ce sont aussi les femmes les plus diplômées qui ont le plus retardé la première naissance après la fin des études.
http://www.ined.fr/fr/ressources_documentation/publications/pop_soc/bdd/publication/1621/

• Vidéos du MAGE, "Imposition séparée : un levier pour l’égalité ?"
Mise en ligne du débat (http://www2.univ-paris8.fr/RING/spip.php?article1905) qui s’est tenu dans l’Amphithéâtre Durkheim, en Sorbonne, le jeudi 21 juin 2012
http://recherche.parisdescartes.fr/mage/Rediffusion-video/Imposition-separee

• Josette Trat, "Les féministes blanches et l’empire, ou le récit d’un complot féministe fantasmé", revue Contretemps
Sociologue et militante féministe, coordinatrice des Cahiers du féminisme (1977-1998), Josette Trat a souhaité proposer une réponse au livre de Félix Boggio Ewanjé-Epée et Stella Magliani-Belkacem, Les féministes blanches et l’empire
http://www.contretemps.eu/interventions/féministes-blanches-empire-récit-complot-féministe-fantasmé

• Mathilde Guergoat-Larivière, "L’emploi des femmes en Europe", La Vie des idées.fr
Qu’en est-il de l’emploi féminin dans les différents pays européens et quelles sont les évolutions récentes ? En insistant sur la diversité des situations européennes, cet essai vise à déterminer les politiques qui semblent les plus favorables à l’emploi des femmes dans une perspective de « cycle de vie », c’est-à-dire en tenant compte de la phase spécifique de l’éventuelle naissance et de l’éducation de très jeunes d’enfants.
http://www.laviedesidees.fr/L-emploi-des-femmes-en-Europe.html

====

7 - PUBLICATIONS :

• Cahiers du genre, "Subjectivités et rapports sociaux"
Coordonné par Maxime Cervulle, Danièle Kergoat et Armelle Testenoire
Ce numéro est consacré aux effets de la domination sur les subjectivités, appréhendés à partir d’une perspective inter- sectionnelle, entendue au sens où les rapports sociaux de race, de genre et de classe se co-construisent de manière dynamique. Si l’on en croit Gudrun-Alexi Knapp (2005), les usages du concept d’‘intersectionnalité’ dans la théorie féministe refléte- raient une tension entre les niveaux micro- et macro-sociaux de l’analyse et auraient parfois tendance à surévaluer les dimensions soit structurelles soit personnelles qui sont en jeu dans la for- mation des subjectivités au détriment d’une approche embrassant leur codétermination (Bilge 2009). En interrogeant la question de la subjectivation, il s’agit donc d’appréhender la relation de dépendance et d’autonomie qu’entretiennent les subjectivités vis- à-vis des rapports sociaux. Si le sujet est toujours situé à la fois dans et hors de l’idéologie propre aux rapports sociaux au sein desquels il émerge (Lauretis 1987), comment considérer alors ses capacités de résistance, aussi bien politiques qu’affectives ou épistémiques ? Dans le sillage de Monique Wittig (1980) qui, contre la tradition marxiste, souligna la dimension singulière d’une subjectivité socialement constituée, les contributions de ce numéro ont pour objet d’appréhender les subjectivités dont la singularité manifeste autant l’emprise des rapports sociaux que l’incapacité de ceux-ci à limiter pleinement les sujets qui en sont le produit. Ce dossier reprend certaines communications présentées lors du IVe congrès de l’Association française de sociologie dans le Réseau thématique 24, « Genre, classe, race. Rapports sociaux et construction de l’altérité », ou lors du séminaire 2011-2012 de ce réseau, complétées par la traduction d’un article de Sara Ahmed initialement publié en 2010 dans The Scholar and Feminist Online. Au travers de travaux empiriques et théoriques portant sur les aspects matériels et épistémiques de la subjectivation, ce dossier pose à nouveaux frais la question de l’assujettissement et de la formation du sujet dans les rapports sociaux.
Sommaire et infos :
http://cahiers_du_genre.pouchet.cnrs.fr/FichesNumeros/numero53.html

• Yvonne Knibiehler, Francesca Arena, Rosa Maria Cid Lopez (dir.), La maternité à l’épreuve du genre. Métamorphoses et permanences de la maternité dans l’aire méditerranéenne, Presses de l’EHESP, 240 p., 24 euros. ISBN : 978-2-8109-0089-3
Les recherches sur la maternité ont intégré les critiques des féministes sur la « maternité aliénante » dans les années 1970 et la revisitent désormais à la lumière du « genre » et des constructions sociales. Expérience personnelle et intime, la maternité n’en est pas moins soumise aux contraintes culturelles, sociales, économiques et politiques qui entretiennent aujourd’hui encore les inégalités entre les sexes. L’aire méditerranéenne fournit un contexte de recherche exemplaire sur la maternité : du fait des différentes structures sociales et politiques qui la composent, des pratiques et représentations de la maternité très diverses et parfois antagonistes y coexistent et s’entremêlent.
Convoquant l’ensemble des sciences humaines (histoire, philosophie, anthropologie, sociologie, démographie, économie, psychologie, psychanalyse, médecine, droit), sollicitant chercheurs et professionnels de différents pays (France, Espagne, Italie, Portugal, Algérie, Maroc, Tunisie), cet ouvrage privilégie trois thèmes : le corps maternel, les pratiques et les représentations des soins maternels, la conciliation travail-famille.
Comment le refus d’enfanter est-il vécu et perçu au nord et au sud de la Méditerranée ? De quelle façon la médicalisation des soins maternels influence-t-elle les pratiques et les représentations ? Qu’en est-il des inégalités entre les femmes et les hommes dans la conciliation travail-famille ? Telles sont quelques-unes des questions abordées par les auteurs qui, par leurs analyses et témoignages, apportent de nouvelles pistes de réflexion et contribuent à la recherche de politiques adaptées.
http://www.presses.ehesp.fr/sciences-humaines-et-sociales/etudes-et-recherche/Details/308/12/sciences-humaines-et-sociales/etudes-et-recherches/la-maternite-a-lepreuve-du-genre.html

• Ana de Medeiros et Carine Fréville (dir.), International Journal of Francophone Studies, Volume 15, Numéro 2 de Décembre 2012.
Articles issus de et inspirés par la conférence Représentations féminines contemporaines de corps et d’esprits blessés (novembre 2011, University of Kent / Centre d’Études Féminines et d’Études de Genre, Université Paris VIII).
Sommaire :
> “Blessures des frontières" – Nadia SETTI
> “Gendered spaces and wounded bodies : Yamina Benguigui’s Inch’Allah dimanche” – Isabel HOLLIS
> “Wounded women : Marina de Van’s subjective cinema” – Adrienne ANGELO
> “‘L’écriture qui saigne’ : Exile and wounding in the narratives of Nina Bouraoui and Linda Lê” – Sara Elizabeth LEEK
> “Avortements et violences maternelles dans les œuvres de Lorette Nobécourt” – Carine FRÉVILLE
> “Writing as wounding and healing in Djebar’s Nulle part dans la maison de mon père” – Ana de MEDEIROS
> “Vierges blessées : Représentations de la virginité féminine dans les œuvres et témoignages d’écrivaines (franco)algériennes et (franco)marocaines depuis 2000” – Isabelle CHARPENTIER
http://www.intellectbooks.co.uk/journals/view-issue,id=2350/

• Mathieu Trachman, Le travail pornographique. Enquête sur la production de fantasmes, La Découverte, 300 p., 22 euros. ISBN : 9782707175441
Depuis les années 1970, la pornographie s’organise comme un monde professionnel, se fixant pour tâche de représenter les désirs des consommateurs, mobilisant des savoir-faire spécifiques pour y parvenir. Alors que l’influence de ces images ou la violence qui les caractériserait sont souvent au centre des débats, ce livre, en s’appuyant sur une enquête de terrain au sein de la production pornographique française, pose d’autres questions : comment les pornographes parviennent-ils à circonscrire un espace pour leur activité ? Quelles formes prennent les relations de travail dans un contexte de professionnalisation de la sexualité ? Comment s’opèrent les partages entre sexualité féminine et masculine, homosexualité et hétérosexualité, et pourquoi sont-ils ici un enjeu majeur ?
Mettant en marché les fantasmes, mobilisant les désirs des actrices et des acteurs, reposant sur des formes spécifiques d’exploitation, le monde de la pornographie permet de saisir certaines évolutions contemporaines du capitalisme, et leurs articulations avec les rapports de genre et de sexualité. Il offre également l’occasion de faire de l’hétérosexualité un objet d’enquête à part entière. Alors que réalisateurs et producteurs se donnent pour tâche de saisir une multiplicité de fantasmes, ils définissent leur métier comme masculin, mais aussi comme hétérosexuel. L’enquête met en évidence une circonscription paranoïaque de l’homosexualité masculine et les contradictions au principe de l’hétérosexualité, dans lesquelles les pornographes sont pris.
http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Le_travail_pornographique-9782707175441.html

• Geneviève Guilpain, Les Célibataires, des femmes singulières. Le célibat féminin en France (XVIIe-XXIe siècle), L’Harmattan, 246 p., 26 euros. ISBN : 978-2-336-00039-8
Les femmes célibataires ne suscitent guère d’ intérêt. Demeurées largement invisibles sur la scène sociale comme dans les livres d’histoire, elles se sont pourtant largement exprimées. Comme nous le montrent leurs journaux intimes ainsi que leurs écrits de fiction ou leurs essais philosophiques et féministes, elles sont d’excellentes observatrices de la scène sociale et du jeu des rapports de sexe. N’ayant pas été conviées au banquet nuptial ou ayant décliné l’invitation, elles le pensent, l’analysent, le critiquent. Leur parole vive, libre, souvent revendicative et subversive, a rarement été entendue, à preuve sans doute qu’elle dérange l’ordre social, au même titre que leur position de femmes libres de tout lien conjugal ou maternel.
Cet ouvrage ne propose pas une histoire du célibat laïque féminin ; éclipsé par le célibat masculin ou religieux, il a été jusqu’alors peu étudié et encore moins interrogé. L’auteure présente quelques figures de femmes du XVIIe au XXe siècle et invite à écouter les propos étrangement familiers et résolument actuels que nous adressent quelques-unes de ces singulières.
Loin des témoignages éplorés ou douloureux de femmes sans hommes, des accents d’autodérision ou de feinte satisfaction de célibataires malgré elles, ce livre se fait l’écho de récits alertes et d’analyses lucides du fonctionnement d’une société patriarcale qui surveille les aspirations et les comportements jugés hors norme.
http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=39181

• Antoine Idier, Les alinéas au placard. L’abrogation du délit d’homosexualité (1977-1982), éditions Cartouche, 200 pages, 18 euros. ISBN : 978-2-366220-03-2
« Homos réprimés, libertés en danger ! Le Sénat au sauna ! »
crient dans la rue, en 1980, des militants homosexuels, alors qu’ils
manifestent pour faire disparaître du code pénal deux alinéas datant
du régime de Vichy et réprimant l’homosexualité. La manifestation
appartient à plusieurs années de mobilisations qui ont précédé
l’abrogation du « délit d’homosexualité » en 1982, à la suite de
l’élection de François Mitterrand à la présidence de la République.
Antoine Idier rend compte des débats et des luttes qui, à la fin des
années 1970, ont animé intellectuels – Michel Foucault, René Schérer,
Gabriel Matzneff ou encore Guy Hocquenghem –, politiques – Henri
Caillavet – et militants gays – notamment du Comité d’urgence
anti-répression homosexuelle et du journal Gai Pied – pour débarrasser
le droit des « alinéas scélérats ».
http://www.cartouche-editions.com/

• Diana J. Torres, Traduction d’Hartzea Lopez Arana, Pornoterrorisme, Editions Gatuzain, 20 euros. Ref : 2-913842-64-X
Ce travail n’est pas la simple élucidation d’un concept ou d’une théorie. Il veut aller plus loin, nous faire connaître une façon d’être, de vivre. Le pornoterrorisme est quelque chose de latent, qui gicle et dérange, une impulsion née de désir et d’imagination.
Née à Madrid en 1981, Diana J. Torres est une artiste activiste multidisciplinaire utilisant la performance, la poésie, la vidéo et la pornographie-postpornographie. Elle organise des shows où le public est poussé, d’une certaine manière, à l’implication émotionnelle, politique et sexuelle. Depuis 2006, son travail s’axe surtout sur le pornoterrorisme, mouvement qui s’étend à travers la toile (www.pornoterrorismo.com). Elle est également créatrice du collectif “Perrxs horizontales” (Chien-ne-s horizontales) et réalise des ateliers et happenings de pornoterrorisme urbain, d’éjaculation féminine, de fisting, etc. Sa poésie a été traduite à l’anglais et au français.
http://www.gatuzain.com/fr/livres-en-francais/98-pornoterrorisme.html

• Julia Przybos, Les Aventures du corps masculin, Editions José Corti, 293 p., 20 euros. ISBN : 978-2-7143-1094-1
Les rapports entre la bouche et le sexe excitent l’imaginaire de l’homme. Depuis la nuit des temps, des écrivains nous montrent le corps comme siège de besoins et d’appétits. Ripailles, beuveries, douleurs stomacales, matières scatologiques, accouplements plus ou moins cocasses, les classiques s’en donnent à cœur joie : Aristophane, Plaute, Pétrone, Boccace, le Pogge, l’Arétin, Noël du Fail, Brantôme, Rabelais... Et pourtant, un jour, ce lien entre les corps et les livres se dissimule en coulisses. La raison ? L’anthropologue Norbert Elias signale le lent, mais inexorable, « processus de civilisation » enclenché à la fin du Moyen Âge. Les besoins naturels et les désirs charnels se voient peu à peu relégués aux oubliettes de l’art avec un A majuscule, seul jugé digne du roi Soleil et de Versailles.
Refoulé des lettres de la cour royale, le corps refait véritablement surface dans d’innombrables nouvelles et romans du dix-neuvième siècle. Sa réapparition dans la « Grande Littérature » coïncide avec l’essor des sciences du vivant : « La vie est l’ensemble des fonctions qui résistent à la mort », écrit, en 1800, Xavier Bichat. Par ambition scientifique et riches de cet enseignement, les écrivains s’emploient à conter les aventures du corps masculin dans le rapport entre nutrition et reproduction. Quand la machine virile fonctionne sans accroc, elle n’intéresse pas grand monde mais quand elle grippe – elle inspire écrivains grands et petits. Chez les grands, la physiologie se greffe sur d’autres motifs, s’imbriquant dans d’autres mécanismes de la narration (ex. l’argent, l’ambition, la vie mondaine, pour Balzac ; les luttes économique, sociale et politique pour Zola). Chez les petits, l’inspiration physiologique est souvent centrale et donc plus évidente : Champfleury, Erckmann-Chatrian, Lucien Descaves et bien d’autres mettent en scène des corps masculins dont la balance bouche/sexe est à jamais, ou momentanément, déséquilibrée : hommes d’Église chastes, célibataires endurcis, veufs inconsolables, soldats enfermés dans des casernes… Un examen d’auteurs connus, peu lus ou ignorés du grand public permet d’établir, dans le sillage des études structurales du récit, un répertoire des combinaisons narratives qu’ont su inventer et agencer des écrivains de tendances, mouvements, groupes ou écoles divers. Et nous offre une grille de lecture pour cette nouvelle littérature du dix-neuvième siècle qui, stimulée par l’exemple des sciences naturelles, se met à explorer l’existence corporelle de l’homme.

• Inter art actuel, "Sexes à bras-le-corps", n°112, Éditions Intervention, Québec), 112 p., 10 euros. ISBN : 978-2-920500-96-9
Depuis les années 1960 et l’émergence de la question de la libération sexuelle, la catégorie de sexe a radicalement évoluée. Destituée de sa position d’innocence progressiste dont elle avait pu jouir alors, la mise au jour des antagonismes multiples qui la traversent, par la critique féministe en particulier, a singulièrement complexifié la figure du sexe insurgé. Les conditions de visibilité des sexes (régnant comme code publicitaire plutôt que siège de revendications utopistes), d’érotisation de la sexualité (convoquée au titre de dépense utile !), de renouvellement des corporéités, bref, de figuration de la provocation ont changé – et appellent des stratégies qui, elles aussi, doivent se transformer pour viser juste. Au regard de ces évolutions, ce dossier se propose d’explorer comment les créations contemporaine et féministe convoquent le domaine de la sexualité.
Le dossier comprend trois volets. Une première partie donne à lire les voix d’artistes contemporain.e.s, tandis que la seconde partie propose les contributions de critiques, d’historien.ne.s, d’esthéticien.ne.s . L’appel à textes se doublait en outre d’un appel à propositions visuelles et à création littéraire, troisième partie disséminée.
Sommaire
. Présentation du dossier Claire Grino
Parcours
. Louis(e) de Ville, entretien réalisé par Christiane Boy
. Denis Sanglard, « Butō et sadomasochisme : Sade6412, un solo obscène et critique »
. Virginie Jourdain, entretien réalisé par Dominique Dubois
. Coco Riot, « L’art queer face au sexe »
. Beatriz Preciado, entretien réalisé par Claire Grino
Regards
. Michaël Lachance, « Vierges blanches et Vénus sanglantes. Fictions sexuelles et corps fascinés »
. Céline Cadaureille, « Jeux de mains… jeux de vilains. La masturbation dans l’œuvre de P. Meste, V. Acconci et P. Sorin »
. Olivier Vallerand, « Un baiser en continu dans un parc : le Mémorial aux homosexuels persécutés par les nazis, entre passé et présent »
. Hélène Matt, « Mamactivisme magnétique »
. Julie Crenn, « Contre modèles »
. Hélène Fleckinger, « Baise-moi et le cinéma pornographique saisi par les féministes en France »
. Géraldine Gourbe, « Goddess : de l’hypericône à l’hypertrophie du visible »
Visuels
Ron Athey, David Bernagout, BGL, Céline Cadaureille, Charles Dreyfus, Evergon, Esther Ferrer, Amélie Laurence Fortin, Nadia Granados, Joël Hubaut, La congelada de uva, Jean-Jacques Lebel, Cyrille Lepetit, Anka Lesniak, André Marceau, Jean-Pierre Ostende, Carolee Schneemann
http://www.lespressesdureel.com/ouvrage.php?id=2649&menu=3

• Abigail Saguy, What’s Wrong with Fat ?, Oxford University Press, 272 p., 29,95 dollars, ISBN13 : 9780199857081
The United States, we are told, is facing an obesity epidemic-a "battle of the bulge" of not just national, but global proportions-that requires drastic and immediate action. Experts in the media, medical science, and government alike are scrambling to find answers. What or who is responsible for this fat crisis, and what can we do to stop it ?
Abigail Saguy argues that these fraught and frantic debates obscure a more important question : How has fatness come to be understood as a public health crisis at all ? Why, she asks, has the view of "fat" as a problem-a symptom of immorality, a medical pathology, a public health epidemic-come to dominate more positive framings of weight-as consistent with health, beauty, or a legitimate rights claim-in public discourse ? Why are heavy individuals singled out for blame ? And what are the consequences of understanding weight in these ways ?
What’s Wrong with Fat ? presents each of the various ways in which fat is understood in America today, examining the implications of understanding fatness as a health risk, disease, and epidemic, and revealing why we’ve come to understand the issue in these terms, despite considerable scientific uncertainty and debate. Saguy shows how debates over the relationship between body size and health risk take place within a larger, though often invisible, contest over whether we should understand fatness as obesity at all. Moreover, she reveals that public discussions of the "obesity crisis" do more harm than good, leading to bullying, weight-based discrimination, and misdiagnoses.
Showing that the medical framing of fat is literally making us sick, What’s Wrong with Fat ? provides a crucial corrective to our society’s misplaced obsession with weight.
http://www.oup.com/us/catalog/general/subject/Sociology/SocialProblems/?view=usa&ci=9780199857081


Fédération de recherche sur le genre RING (FED 4120)
Bâtiment D - Salle 226
Université Paris 8
2 rue de la Liberté
93526 Saint-Denis - Cedex 02
- permanence tous les mardis -
01 49 40 73 49
genre.ring@univ-paris8.fr
http://www.univ-paris8.fr/RING

Haut de page

Fichiers de syndication :


Statistiques :


Le site contient 4383 articles

Mots-clés aléatoires :


Info / contacts :


Navigation / Syndication :