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Annonces du RING - 1er décembre 2012


Date de mise en ligne : [01-12-2012]




[Annonces du RING]

// http://www.univ-paris8.fr/RING \\

[N’hésitez pas à m’adresser vos informations.]

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SOMMAIRE :
1 - COLLOQUES :
• "Nouvelles recherches autour du genre", 5 décembre, Angers
• "Communautés Impossibles/Impossible communities", 6-7 décembre, Paris 8
• "Le couple et la famille au prisme de l’épreuve", 6-7 décembre, Paris
• "L’Égalité entre les femmes et les hommes à l ’épreuve des politiques et des débats publics : l’autonomie économique et sociale des femmes plus que jamais d’actualité", 4 décembre, Paris
• "Égalité entre les femmes et les hommes : territoires et décentralisation", 6 décembre, Binic, Côtés d’Armor
• "Comment enquêter sur les déviances et leurs régulations ?", 10 décembre, Bordeaux
• "Maîtresses et favorites dans les coulisses du pouvoir. (Moyen Âge et Epoque moderne)", 13-14 décembre, Liège
• Anne Fausto-Sterling, 17 décembre, Paris
• "Le Handicap au regard de l’intimité", 21 janvier 2013, Lille 1
2 - SEMINAIRES :
• "Ethnographie des pratiques langagières : Genre, langage et sexualité - théories, objets et controverses", Paris
• "Rapports de genres au Maghreb et au Marchrek", Paris EHESS
• Pascale Hancart Petitet, "Migration forcée et gestion des corps reproductifs. Interprétations locales des politiques de la reproduction au Cambodge", 6 décembre, Bordeaux
• Emmanuel Gratton, "Injures sexistes et homophobes", 4 décembre, Angers
• "L’Expérience et les émotions dans la recherche féministe : une nouvelles « objectivité » ?", 4 décembre, Bruxelles
• "L’homosexualité, une « question étrangère » à la tradition révolutionnaire ?", 20 décembre, Paris
• Ronal Oaxaca, 11 décembre, Paris OFCE
• Michelle Zancarini-Fournel, 8 décembre, Paris IEC
3 - APPELS A CONTRIBUTIONS :
• Avant le 15 décembre, "Musiciennes en duo, compagnes, sœurs ou filles d’artistes", Le Mans
• Avant le 15 décembre, "La sociologie et l’amour", Sociologie et sociétés
• Avant le 31 janvier, "La question du genre", revue NEPh
• Avant le 1er janvier 2013, "Gender and genes", Yearbook of Women’s History
4 - THESE et HDR :
• Jules Falquet, "Les mouvements sociaux dans la mondialisation néolibérale : imbrication des rapports sociaux et classe des femmes (Amérique latine-Caraïbes-France)"
• Aymon Kreil, "Du rapport au dire : sexe, amour et discours d’expertise au Caire"
• Ludovic Gaussot, "Pensée sociologique et expérience sociale du genre et des rapports sociaux de sexe. Parcours épistémologique et recherches empiriques"
• Marie-Agnès Palaisi-Robert, "Devenir-minoritaire et nomadisme dans la littérature (Mexique contemporain)"
5 - DIVERS :
• Dictionnaire des femmes de l’Ancienne France
• Genre et travail social
• Doctorat à l’université du Michigan (Etats-Unis)
6 - EN LIGNE :
• Rapport au Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche portant sur les orientations stratégiques pour les recherches sur le genre.
• Lancement de la revue [FAM]
• Lancement du Laboratoire des stéréotypes
• Delphine Roy, "Le travail domestique : 60 milliards d’heures en 2010"
• Elfriede Jelinek
• Anne Creissels et Giovanna Zapperi (dir.), Subjectivités, Pouvoir, Image. L’histoire de l’art travaillée par les rapports coloniaux et les différences sexuelles
7 - PUBLICATIONS :
• Enquêter sur le genre. Terrains et pratiques
• Mélody Jan-Ré (dir.), Le Genre à l’œuvre
• Cahiers Genre et Développement, "Genre, changements agraires et alimentation"
• Ana Aguado, Mercedes Yusta (coord.), "Genre, sexe et nation. Représentations et pratiques politiques en Espagne (XIXe et XXe siècles")
• Andrée Michel, Féminisme et antimilitarisme
• Paula Dumont, Les Convictions de Colette. Histoire, politique, guerre, condition des femmes
• Le Temps des médias, "Amour toujours..."
• Françoise Hecq et Lucie Goderniaux, "Violences conjugales. Approches féministes"
• Le Pan poétique des muses, "La poésie des femmes romandes. Muses & Poètes. Poésie, Femmes et Genre"
• Gender & Development, "Beyond Gender Mainstreaming"

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1 - COLLOQUES :

• "Nouvelles recherches autour du genre"
1e journée scientifique thématique de l’école doctorales Sociétés Cultures Echanges de l’université d’Angers
mercredi 5 décembre 2012 9h40 – 17h10
Maison des Sciences Humaines de l’Université d’Angers, Amphi Germaine Tillion 5, Bis boulevard Lavoisier – Angers
Organisation : Christine Bard (Professeure d’histoire contemporaine, CERHIO, Université d’ Angers) et Michelle Ryan-Sautour (Maîtresse de conférences, Anglais, littérature britannique contemporaine, CRILA, Université d’Angers)
Programme :
9h40-9h45 : Ouverture
Séance Plénière I
9h45-10h30 :
> Christine Bard « Femmes, genre, féminisme : perspectives historiennes »
10h30-10h45 : Pause Communications
Présidente de séance : Michelle Ryan-Sautour 10h45-11h15 :
> Noémie Gouy, CRINI, Université de Nantes, « Le combat des femmes espagnoles durant la guerre et l’après-guerre civile »
11h15-11h45 :
> Pauline Boivineau, CERHIO, Université d’Angers « Danse contemporaine, genre et féminisme en France depuis 1968. »
11h-45-12h15 :
> Vincent Cherre, CRINI, Université de Nantes, « More Pretty Girls Than One, l’image des femmes dans la musique bluegrass »
12h15-13h45 : Pause Déjeuner
Séance Plénière II
13h45-14h30 :
> Anne-Laure Fortin-Tournes, 3LAM, Université du Maine (Le Mans) « Le genre et la théorie du traumatisme » Communications
Président de séance : Emmanuel Vernadakis 14h30-15h00 :
> Catrin Bellay, CRINI, Université de Nantes, « Langue maternelle et langue paternelle : La transmission des langues au sein de la famille mixte »
15h00-15h30 :
> Teresa Quesada, 3LAM, Université du Maine, « La symbolique féminine dans les récits mythiques des communautés indiennes colombiennes : Kogi, Desana, Ticuna Murui Muinane et Emberá »
15h30-15h45 : Pause Communications
Président de séance : Emmanuel Vernadakis 15h45-16h15 :
> Denis Kissangou Mabiala, CRILA, Université d’Angers, « Déconstruire le genre pour se (ré) construire : Zora Neale Hurston et la question du genre »
16h15-16h45 :
> Fleur Vidament, 3LAM, Université du Mans « Le féminin dans les romans d’Anita Brookner »
16h45-17h10 : Conclusion
Contact :
Christine Bard, kikibard@wanadoo.fr

• "Communautés Impossibles/Impossible communities"
Colloque international organisé par le Centre d’études féminines et d’études de genre de Paris 8 et le Centre Dona i Literatura de l’université de Barcelone
à l’initiative de Marta Segarra (Centre Dona i Literatura, Université de Barcelone).
6 et 7 décembre.
Université Paris 8
2 rue de la Liberté, Saint Denis, Bâtiment D, salle D002
Présentation :
Sous le titre "Communautés impossibles/Impossible Communities", ce colloque international se propose de problématiser le concept de communauté en relation avec le genre et/ou les sexualités d’un point de vue politique, philosophique et culturel. Les deux journées, qui auront lieu à Paris, s’inscrivent dans le cadre du projet de recherche coordonné par Marta Segarra, "Littérature et communautés : une vision genrée", dont le but est de réfléchir sur la "communauté" en tant que concept qui modèle les identités au niveau individuel (la relation du sujet avec le groupe) et collectif (la délimitation ou les frontières entre groupes), en partant de ses représentations dans des textes littéraires et cinématographiques.
Programme :
Jeudi 6 décembre 2012
10h-12h15
> Eleni Varikas (Université Paris 8) : Féminisme et communautés imaginées des femmes dans l’ombre de Big Brother
> Helena González (Universitat de Barcelona) : Cybercommunities, Gender and Electronic Literature
> Joana Sabadell-Nieto (Hamilton College) : Passionately Lossing Oneself
14h-15h30
Dialogue avec Hélène Cixous animé par Marta Segarra (Universitat de Barcelona)
15h45-17h15
> Rodrigo Andrés (Universitat de Barcelona) : Opaque Encounters, Impossible vicinities in Herman Melville
> Ranjana Khanna (Duke University) : Asylum
Vendredi 7 décembre 2012
9h45-11h15
> Éric Fassin (Université Paris 8) : Communautés ou minorités ? Des identités politiques
> Eloi Grasset (Universitat de Barcelona) : La communauté idéale et le sabotage du discours historique
11h30-13h
Conférence de Jean-Luc Nancy, présidée par Anne E. Berger (Université Paris 8) : La communauté consommée
14h30-16h
> Tuija Pulkkinen (University of Helsinki) : Queer community – Impossible Community ? Indecency ans Sittlichkeit
> Elsa Dorlin (Université Paris 8) : « Qui prendra soin de nous ? » Des violences et du pouvoir au cœur des communautés violentées
Infos :
http://www2.univ-paris8.fr/ef/spip.php?article198

• "Le couple et la famille au prisme de l’épreuve"
Colloque organisé par le RT 33 « Famille, Vie privée, Vie publique » de l’AFS, le CERLIS et le Centre Max Weber
6 et 7 décembre 2012 à Paris (Amphithéâtre Durkheim – Sorbonne)
Avec la participation de Marc Bessin, Philippe Corcuff, Claude Martin, Marianne Modak, Serge Paugam
Présentation :
La confrontation à une épreuve, qui bouleverse le quotidien d’un ou plusieurs individus et leurs rapports à autrui, touche (aussi) la vie familiale et conjugale. Les liens familiaux sont alors questionnés : l’épreuve change le cours des relations, elle désorganise et réorganise les liens plus ou moins profondément. Elle peut redéfinir les places et rôles de chacun, peut modifier les rapports de pouvoir, le partage et les échanges au sein du couple et de la famille et les transformer durablement. Elle les met en danger mais peut aussi les renforcer. L’épreuve remet en question l’« allant de soi » de la vie quotidienne (Berger et Luckmann), interroge les positions des acteurs, questionne la façon de se définir et de percevoir le monde, bouleverse les relations sociales dans lesquelles sont inscrites les individus. Est aussi épreuve ce qui s’oppose à la réalisation d’un projet de vie, ce qui conduit à un statut hors norme, confronte au mépris ou entrave sa reconnaissance.
Centré sur le vécu et la gestion de l’épreuve au sein du couple ou de la famille, cet appel à communication invite à s’intéresser à la manière dont l’épreuve et les changements qu’elle implique viennent questionner, façonner et renégocier les liens qui unissent l’individu à ses proches. Il invite par ailleurs à interroger la façon dont ces liens se trouvent peu ou prou mobilisés et façonnés dans la gestion de l’événement. Car si la confrontation à l’épreuve concerne la plupart des proches, leur investissement et leur aptitude à la gérer peut varier. Ils peuvent être mis à distance pour être protégés, requis épisodiquement pour leur permettre de « souffler » ou encore esquivés s’ils sont estimés non adéquats pour y faire face. Il convient aussi de se demander quels sont les proches qui sont les plus mobilisés et d’exposer à cet égard les critères déterminants (sexe, genre, âge, rôle et place dans la famille et dans la fratrie). Enfin, l’analyse de la temporalité, qui caractérise l’épreuve et gouverne les engagements personnels et familiaux pour y faire face, pourrait être heuristique.
Interroger la pluralité des expériences des familles et des couples à l’épreuve, des modes d’implication et d’investissement des proches, ainsi que la façon dont les épreuves se construisent en tant que telles, constitueront le fil directeur de ce colloque.
Programme :
http://www.cnrs.fr/infoslabos/conferences-colloques/Docs-PDF/appel-couple-et-famille.pdf
Contact :
rt33colloque2012@gmail.com

• "L’Égalité entre les femmes et les hommes à l ’épreuve des politiques et des débats publics : l’autonomie économique et sociale des femmes plus que jamais d’actualité"
Forum-débat organisé par le MAGE - CNRS, la Mairie de Paris, le CNDF (Collectif National pour les Droits des Femmes)
mardi 4 décembre 2012- de 9 h à 18h
à la Bourse du Travail - 29 bd du Temple - 75003 Paris
Présentation :
 Il pourrait paraitre désuet de parler d’autonomie des femmes au 21e siècle. On pourrait penser révolu le temps où les femmes pouvaient obtenir certains droits seulement avec l’accord de leur mari (droit de travailler, de disposer de son salaire…). Période où la femme mariée était considérée comme une mineure. Et pourtant, cette question est loin d’être épuisée lorsque l’on pense à toutes celles qui n’ont pas un véritable droit à un travail décent ou à un salaire suffisant pour vivre de façon autonome. La situation familiale des femmes pèse aussi sur certains droits et l’injonction « marie-toi ou travaille » est plus que jamais d’actualité.
Lors du précédent colloque, l’institutionnalisation de la précarité des femmes a été mise en évidence comme une donne structurelle du marché de l’emploi. Ce constat est préoccupant car cet état de fait fragilise la capacité d’autonomie des femmes en situation précaire. De surcroît, cela participe d’une remise en cause insidieuse, dans l’inconscient collectif, de l’émancipation des femmes, donc de leur autonomie sociale, économique, politique ainsi que psychologique et affective. Il est donc apparu incontournable de s’interroger sur les facteurs garants de cette autonomie en centrant le propos volontairement sur le champ économique et social. Les problématiques relatives à l’autonomie des femmes qui s’illustrent dans la liberté de disposer de leurs corps, ou encore qui s’inscrivent par essence dans les combats et les luttes menés par les mouvements féministes et leurs rapports au politique, ne seront donc pas traitées directement lors de cette rencontre. Pour autant, faut-il rappeler que les inégalités se nourrissent les unes des autres et que toute avancée, quel que soit son champ, contribuera à l’amélioration de la situation des femmes dans leur ensemble ? Faut-il rappeler aussi que l’amélioration du rapport de force conquis par les femmes représente une contribution décisive aux valeurs de la démocratie ?
Dans le contexte de la crise économique, l’autonomie économique et sociale des femmes est particulièrement cruciale. Les politiques d’austérité et de rigueur privilégiées en Europe ne font que renforcer cette perte d’autonomie. La crise tend à légitimer des attaques permanentes au modèle social, à réduire l’accès à certains droits sociaux et repose l’éternelle question de l’individualisation de tous les droits sociaux pour être vraiment autonomes.
Programme et infos :
http://recherche.parisdescartes.fr/mage/Actualites/L-egalite-entre-les-femmes-et-les-hommes-a-l-epreuve-des-politiques-et-des-debats-publics
Contact :
autonomiedesfemmes@gmail.com

• "Égalité entre les femmes et les hommes : territoires et décentralisation"
Colloque organisé en collaboration avec le Rectorat de l’Académie de Rennes et la Délégation Régionale aux Droits des Femmes et à l’Égalité.
6 décembre
Centre culturel de l’Estran
Binic, Côtes d’Armor
Présentation :
Que ce soit dans la vie privée ou dans la vie publique, l’inégalité entre les femmes semble être la norme, l’égalité l’exception.
En effet, que cela est sensible dans les différents pans de la société : dans la répartition des tâches domestiques, dans l’accès à l’emploi, le chômage, le temps partiel, les inégalités de salaire, la pauvreté, la représentation des femmes dans les instances politiques nationales et locales, dans les fédérations et conseils d’administration, l’accès aux classes préparatoires, etc.
Pour pallier ces différences, le politiques publiques, et plus particulièrement les territoires, tentent de combler le fossé qui existe entre les femmes et les hommes pour l’accès aux droits, aux services, à l’emploi, aux loisirs et à la vie associative.
Le colloque de Binic, organisé par le Conseil Général des Côtes d’Armor, mettra en lumière, le 6 décembre 2012, la place des territoires dans le cadre de la décentratlisation des politiques d’égalité entre les femmes et les hommes autour de plusieurs séquences :
L’émergence d’un" modèle breton" d’égalité entre les femmes et les hommes, par Annie Junter
La décentralisation, un "terrain de jeu" pour des femmes engagées, par Danielle Bousquet et Gwenaëlle Perrier
Faire vivre l’égalité dans les territoires, avec la participation de Geneviève Couraud, Catherine Benoît, Sonia Lebreuilly, Jocelyne Bougeard, Véronique Robitallie, Nicole Roux
L’égalité, un enjeu pour les territoires, une énérgie nouvele pour la décentralisation, avec la participation de Najat Vallaud-Belkacem, Claudy Lebreton, Jocelyne Bougeard, Jean Lemesle, Nicole Guenneuguès, Bernadette Van Den Driessche
Infos complètes et programme :
http://www.univ-rennes2.fr/ciaphs/actualites/colloque-egalite-entre-femmes-hommes-territoires-decentralisation

• "Comment enquêter sur les déviances et leurs régulations ?"
Journée d’études organisée par le réseau thématique « Normes, Déviances et Réactions Sociales » (RT3) de l’Association Française de Sociologie (AFS)
Lundi 10 décembre 2012
Université Bordeaux Segalen (Bordeaux)
Présentation :
Cette première journée scientifique porte sur les dispositifs méthodologiques en tant que tels, leurs implications, leurs portées, leurs limites et le type de résultats qu’ils produisent. En effet, quel intérêt les différentes méthodes employées présentent-elles (quantitatives et/ou qualitatives, approche statistique, monographique, ethnographique, socio-historique, comparative, quasi-expérimentale, etc.) ? Quels types de résultats entend-on produire (recherche exploratoire, descriptive, explicative, prédictive, etc.) ? Quelles techniques mobiliser (questionnaires, entretiens individuels ou collectifs, récits de vie, focus groups, intervention sociologique, observation passive ou participante, ouverte ou clandestine, analyse textuelle, méthodes visuelles, etc.) ? A quels types de difficultés faire face ? Quels liens réciproques existe-il entre le dispositif méthodologique, l’objet d’étude, le terrain d’enquête, la problématique et le cadre théorique ? Dans quelle mesure le dispositif méthodologique influence-t-il le rapport de l’enquêteur au terrain et son expérience des relations avec les enquêtés (et inversement) ? Quelles incidences le dispositif méthodologique, les choix dont il répond et les difficultés sur lesquelles il bute, ont-ils sur les résultats produits ?
Programme :
http://calenda.org/227261
Contact :
lers@ids.fr

• "Maîtresses et favorites dans les coulisses du pouvoir. (Moyen Âge et Epoque moderne)"
Colloque International
Organisation :
FER ULg Femmes Enseignement Recherches de l’Université de Liège (Belgique)
Transitions. Département de recherches sur le Moyen Âge tardif & la première Modernité (Université de Liège)
SIEFAR Société internationale pour l’étude des Femmes de l’Ancien Régime
Centre européen d’Études bourguignonnes
Comité organisateur :
Juliette Dor, ULg (FER ULg et Transitions)
Marie-Élisabeth Henneau, ULg (SIEFAR, FER ULg et Transitions)
Alain Marchandisse, FNRS/ULg (Transitions et Centre européen d’Études bourguignonnes)
13 et 14 décembre 2012
Université de Liège
Société Littéraire
place de la République française, 5
B-4000 Liège
Programme :
Jeudi 13 décembre 2012
9h00 : Accueil
9h30 : Autorités ULg, Allocutions de bienvenue
Matinée
10h00 : Marie-Élisabeth Henneau - Introduction
10h30 : Bruno Dumézil - « Il se rangeait trop volontiers aux avis des femmes » : le roi mérovingien face à ses concubines
11h00 : Pause
11h30 : Juliette Dor - Rosamund Clifford et Aliénor d’Aquitaine : l’évolution d’une légende
12h00 : Marion Chaigne-Legouy - Agnès avant Agnès Sorel : l’introduction de la maîtresse de Charles VII à la cour de France par la seconde Maison d’Anjou
12h30 : Discussions
Déjeuner sur place
Après-midi
14h30 : Manuel Guay - Maîtresses royales et princières en France au XVe siècle
15h00 : Laurent Guitton - Fastes et malheurs du métier de favorite : Antoinette de Maignelais, de la cour de France à la cour de Bretagne
15h30 : Matteo Provasi et Federica Veratelli -Maîtresses et mères. Les concubines face à la continuité dynastique dans les cours italiennes de la Renaissance
16h00 : Pause
16h30 : Juliette Dumas - Amantes d’un soir ou favorites d’une vie : la sexualité et la maternité comme sources de pouvoir des concubines royales à la cour ottomane à l’époque moderne
17h00 : Sophie Vergnes - Maîtresses et « bonnes amies » dans les coulisses de la Fronde
17h30 : Discussions
Diner en ville
Vendredi 14 décembre 2012
Matinée
9h30 : Nathalie Grande - Les favorites de Louis XIV : de la fiction satirique au pamphlet politique
10h00 : Véronique Garrigues - Quand la favorite devient mère : Maternité et pouvoir à la cour des rois de France (XVIe-XVIIIe s.)
10h30 : Flavie Leroux - La fortune familiale d’une favorite sous Louis XIV : Madame de Montespan et la politique matrimoniale des Rochechouart-Mortemart
11h00 : Pause
11h30 : Guillaume Garnier - Le coucher, le lever, le sommeil des maîtresses royales, en particulier Madame de Maintenon
12h00 : Lise Leibacher - Le changement, c’est Maintenon : entre Sévigné, Fénelon et Saint-Simon
12h30 : Discussions
Déjeuner sur place
Après-midi
14h30 : Danielle Haase-Dubosc - Isabelle-Angélique Bouteville-Montmorency, duchesse de Châtillon et de Mecklenbourg (1627-1695) et Marie-Anne de la Trémoille, princesse des Ursins (1642-1722) : deux favorites qui ne furent pas maîtresses
15h00 : Aurore Chéry - La duchesse de Polignac : une favorite de Louis XVI au coeur d’un système curial absolu
15h30 : Pause
16h00 : Nicole Pellegrin - Le « pouvoir nocturne » des femmes dans les écrits révolutionnaires français
16h30 : Greet De Bock et Gita Deneckere - The Memoirs of a Dismissed Mistress. The Privacy of Princes between Censorship and Exposure in Post-Revolutionary Europe
17h00 : Discussions
17h30 : Éliane Viennot - Conclusions
PAF : 10,00 €/journée
Inscription obligatoire à l’adresse :
mehenneau@ulg.ac.be

• Anne Fausto-Sterling
Conférence à l’occasion de la parution de son ouvrage Corps en tous genre. La dualité des sexes à l’épreuve de la science en français aux éditions La Découverte
Organisé par l’IEC
17 décembre de 17h à 19h
Ecole Normale Supérieure 45 rue d’Ulm 75005 Paris Salle Dussane
Présentation :
Anne Fausto-Sterling, biologiste, historienne des sciences et féministe, est professeure à l’université Brown (Providence, Rhode Island). Elle est également l’auteure de Myths of Gender (1985) et de Sex /Gender. Biology in a Social World (2012)
« Il y a deux sexes ! » Ce serait un fait de nature. La biologiste Anne Fausto-Sterling défait cette fausse évidence du sens commun, fût-il scientifique. N’y en aurait-il pas cinq, voire plus ? Ironique, cette proposition n’en est pas moins sérieuse : pour les intersexes, ni tout à fait garçons ni vraiment filles, il en va de leur vie. Va-t-on les faire entrer de force, par la chirurgie, dans l’une ou l’autre catégorie ? L’enjeu, ce sont les exceptions mais aussi la règle, à savoir tout le monde ! Le partage entre deux sexes est toujours une opération sociale. Loin d’être neutre, la science est donc toujours située : telle est l’une des leçons de cet ouvrage, devenu un classique depuis sa publication aux États-Unis en 2000 et enfin traduit en français.
Programme :
Accueil par Anne-Françoise Benhamou, professeure en études théâtrales, directrice du département Histoire et Théorie des Arts, ENS
Ouverture par Florence Rochefort, présidente de l’Institut Emilie du Châtelet
Conférence d’Anne Fausto-Sterling, biologiste, historienne des sciences et féministe, professeure à l’université Brown (Providence, Rhode Island)
Avec les interventions de Eric Fassin, sociologue, professeur à Paris 8, co-directeur de la collection « Genre & Sexualité »
Evelyne Peyre, paléoanthropologue, chargée de recherche au CNRS (UMR CNRS 7206 « Eco-anthropologie et ethnobiologie ») au Muséum national d’Histoire naturelle
Catherine Vidal, neurobiologiste, directrice de recherche à l’Institut Pasteur
Joëlle Wiels, biologiste cellulaire, directrice de recherche au CNRS
Contact :
iec@mnhn.fr

• "Le Handicap au regard de l’intimité"
Journée d’étude
 soutenue par le Réseau Santé et Société, le programme Handicap et Sciences Sociales de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS) et le Centre Lillois d’Etudes et Recherches Sociologiques et Economiques (CLERSE - UMR CNRS 8019)
21 janvier 2013
Université des Sciences et Technologies de Lille 1 de 10h30 à 18h30.
Présentation :
Cette journée est destinée à la présentation de travaux de jeunes chercheur(e)s et propose d’interroger ce que l’expérience du handicap, au sens large, questionne et implique aux niveaux de la (re)définition, de la (re)construction, du maintien et de la perte de l’intimité. Elle sera également l’occasion de mettre en réseau des jeunes chercheur(e)s en sciences humaines et sociales travaillant sur le handicap afin de décloisonner les champs disciplinaires et de croiser les points de vue.
Programme :
10h Accueil du public
10h15 Introduction de la journée
10h30 - 11h10
> Maks Banens (Maître de conférences – Centre Max Weber – Université Lyon 2) « L’accès à la vie de couple des jeunes handicapés »
11h10 – 12h10
Axe 1 : Partager l’intimité
Discutante : Gabrielle Lambin
> David Sauzé (Doctorant en sociologie – CESSP – CSE – EHESS)
« Handicap psychique et institution : les ambivalences de la notion d’intimité » &
> Christine Gruson (Docteure en sociologie – CLERSE – Université de Lille 1) « Quelle intimité pour les mères étiquetées handicapées mentales ? »
13h30 – 14h10
> Alain Giami (Directeur de recherche à l’Inserm U 1018 - Directeur scientifique de la Chaire Unesco : Santé sexuelle et Droits humains)
« Les évolutions de la question sexuelle chez les handicapés depuis les années 80 : permanence et changements »
14h10 – 15h10
Axe 2 : L’intimité au fil des espaces et des objets
Discutant : Aurélien Berthou
> Marion Blatgé (Docteure en sociologie – IDHE)
« Les outils de la déficience visuelle, des objets intimes ? »
> Godefroy Lansade (Doctorant en anthropologie – Centre Norbert Elias – EHESS)
« Handicap mental et intimité au sein d’un lycée d’enseignement professionnel : l’Unité localisée pour l’inclusion scolaire (Ulis) comme espace d’intimité »
15h20 – 16h20
Axe 3 : Un droit à l’intimité ?
Discutant : Pierre Brasseur
> Pierre Dufour (Docteur en sociologie – ATER Université de Toulouse le Mirail – LISST-CERS)
« L’assistance sexuelle au prisme du modèle social »
> Noémie Aulombard (Etudiante en Master 2 Histoire de la pensée politique – IEP Lyon – ENS Lyon) « Considérations philosophiques sur l’enjeu d’un droit à l’intimité »
16h20 – 17h20
Axe 4 : Représentations de l’intimité
Discutante : Charlotte Ricci
> Lucie Nayak (Doctorante en sociologie – ATER Université Paris Ouest – Sophiapol-Lasco)
« De l’ « ange » et la « bête » à la « personne » : une évolution des représentations de la sexualité des personnes désignées comme « handicapées mentales »
> Paul-Fabien Groud (Doctorant en anthropologie – CREA – Université Lumière Lyon 2)
« Faire-corps des handisportifs avec le fauteuil électrique et anthropologie audiovisuelle : regarder autrement pour (ré)interroger l’intimité des personnes en situation de handicap »
Contact :
gthandicaps@gmail.com

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2 - SEMINAIRES :

• "Ethnographie des pratiques langagières : Genre, langage et sexualité - théories, objets et controverses"
Séminaire animé par Luca Greco, MCF - HDR Sociolinguistique – Paris III Sorbonne Nouvelle
Deuxième semestre : tous les lundis de 18h à 19h30
ILPGA, 19, rue des bernardins 75005 Paris
Salle Benveniste, 3ème étage
Présentation :
L’objectif principal de ce cours est celui de présenter un domaine de recherche (Gender and Language Studies) né dans le sillage de la sociolinguistique nord-américaine se proposant d’étudier l’articulation entre genre, sexualité et langage telle qu’elle émerge dans les pratiques et les faits linguistiques.
Dans un premier temps, nous présenterons et analyserons la diversité des approches féministes et post-féministes par rapport au rôle et à la place consacrés au langage dans la mise en place de leurs appareils théoriques. Ainsi, nous découvrirons que la spécificité de chaque cadre théorique se situe également dans une conception spécifique de la langue (référentialiste vs. pragmatique) qui va de pair avec une vision essentialiste et performative du genre (et du sexe).
Dans un deuxième temps, nous verrons comment les linguistes et les sociolinguistes se sont appropriéEs les théories féministes et post féministes pour formuler des approches diversifiées pour l’étude du genre dans les pratiques discursives des acteurs. Cette deuxième partie nous donnera également l’occasion de montrer comment la prise en compte de sexualité et du désir et l’articulation du genre à la race et aux classes sociales a changé considérablement la façon d’appréhender l’identité dans le discours par rapport aux approches dites de la « dominance » (Zimmerman & West 1975) et de la « différence » (Tannen 1990)
Dans un troisième temps, enfin, nous reviendrons sur un débat qui a vu s’opposer Schegloff (analyse conversationnelle) et Billig (analyse critique du discours) autour de la pertinence locale des catégories de genre dans l’étude des pratiques langagières. Ce point nous permettra à la fois de faire le point sur la façon dont l’analyse conversationnelle, l’analyse critique du discours et la psychologie discursive appréhendent l’articulation entre pratiques langagières d’une part, et genre et sexualité d’autre part et de revenir sur la vision matérialiste et postmoderne des catégories.
Une bibliographie détaillée sera distribuée lors de la première séance du cours
Programme :
1ère séance : Pourquoi le langage dans les études de genre I ?
2ème séance : Pourquoi le langage dans les études de genre II ?
3ème séance : Le paradigme de la domination : sexisme, pouvoir et langage
4ème séance : Le paradigme de la domination : vers une approche critique
5ème séance : Le paradigme de la différence : socialisation et sociolinguistique
6ème séance : Problématiser les catégories : le performative turn
7ème séance : Les catégories de genre sont-elles toujours pertinentes ? : retour sur une controverse (Schegloff vs. Billig)
8ème séance : Le paradigme de la performance en sociolinguistique : la linguistique queer
9ème séance : Le paradigme de la performance en sociolinguistique : quelle place pour le désir ?
10ème séance : Sexualité et langage : les premiers travaux
11ème séance : Sexualité et langage : repenser les communautés
12ème séance : Propositions pour une approche intersectionnelle
13ème séance : Bilan
Contact :
luca.greco@wanadoo.fr
http://www.univ-paris3.fr/1265211099092/0/fiche___laboratoire/

• "Rapports de genres au Maghreb et au Marchrek"
EHESS, Salle 2 – 17h à 19 h, 105 bd Raspail – 75006 Paris
Séminaire commun 2012-2013
Tassadit Yacine - Sonia Dayan-Herzbrun
Programme :
. Lundi 19 novembre 2012
Malika ADOURI (Université de Tizi-Ouzou)
« Voile entre conformité sociale et légitimation religieuses :
Étude de cas à Bejaia »
. Lundi 3 décembre 2012
Brinda MEHTA (Mills College, Oakland, Californie)
« Les murailles de Bagdad :
Fragmentation spatiale, genre et résistance poétique »
. Lundi 17 décembre 2012
Mirvat ABD-EL-GHANI (Université Paris 8)
« Militantes israéliennes et crise identitaire »
. Lundi 07 janvier 2013
Rita BASSIL EL RAMY (écrivaine et journaliste)
« Construction et déconstruction de la virilité
dans l’espace romanesque féminin au Liban »
. Lundi 21 janvier 2013
Fériel LALAMI (Chercheuse, Paris)
« Sur le mouvement de l’égalité en Algérie »
. Lundi 04 février 2013
Alessandra FIORENTINI
(sous réserve)
. Lundi 18 février 2013
Lilia LABIDI, (Middle-East Institute, Université Nationale de Singapour)
« Construction de l’identité et moralité publique ».
. Lundi 04 mars 2013
Raphaëlle BRANCHE (Université PARIS 1)
. Lundi 18 mars 2013
Badra MIMOUNI (Crasc Oran)
Violence et mutations sociales en Algérie : la situation des femmes
. Lundi 15 avril 2013
Isabelle LACOUE-LABARTHE (IEP de Toulouse)
« Rapports de genre dans le mouvement sioniste avant 1948 »
. Lundi 3 juin 2013
Amélie LE RENARD (CNRS)
« “Droits de la femme” et développement personnel.
Les appropriations du religieux par les femmes en Arabie Saoudite »
Contact :
yacine@msh-paris.fr

• Pascale Hancart Petitet, "Migration forcée et gestion des corps reproductifs. Interprétations locales des politiques de la reproduction au Cambodge"
Intervention dans le cadre du séminaire « Genre, Santé, Migrations »
jeudi 6 décembre 2012 à 14h, salle 34 (bâtiment B, Université Bordeaux Segalen, site de la Victoire).
Pascale Hancart Petitet est anthropologue, chargée de recherche IRD – UMI 233 TransVIHMI, Montpellier,
Présentation :
Depuis 1991, date des accords de Paris mettant fin à la guerre civile est entré peu à peu dans l’ère de l’économie globalisée. Pourtant, le maintien au pouvoir d’un régime autocratique et l’accaparement du territoire et des ressources par une minorité proche de celui-ci font qu’une majorité de la population vit dans une grande précarité économique et sociale. De plus, depuis les années 1990 et dans plusieurs provinces et à Phnom Penh, la capitale, les personnes pauvres sont souvent expulsées de leurs espaces de vie en raison des stratégies d’aménagement urbain, de l’accaparement des terres et de la spéculation foncière.
Ces personnes sont la cible de programmes de développement divers dont certains visent à atteindre des objectifs de santé publique. Par exemple des programmes menés par des organisations locales et internationales à l’échelle du pays, ont pour mandat de réduire les taux de mortalité maternelle et infantile, l’un des objectifs du millénaire pour le développement définis par l’Organisation Mondiale de la Santé.
Cette communication propose d’examiner certains aspects de la construction sociale de la procréation dans ce contexte en interrogeant en particulier la notion de commodification des corps reproductifs. Mes données sont issues d’une recherche ethnographique en cours depuis 2008 autour des questions principalement en lien avec la reproduction humaine en contexte précaire.
Contact :
laurence.kotobi@u-bordeaux2.fr

• Emmanuel Gratton, "Injures sexistes et homophobes"
Intervention dans le cadre du séminaire de recherche en sciences humaines de l’université d’Angers
mardi 4 décembre 2012 de 12h à 14h à la MSH Confluences, salle Julien Gracq
Emmanuel Grattonest MCF département de psychologie, Université d’Angers
Infos :
http://confluences.hypotheses.org/350

• "L’Expérience et les émotions dans la recherche féministe : une nouvelles « objectivité » ?"
GRABUGES (Sophia et Université des Femmes) en partenariat avec SAGES (Savoirs, Genre et Sociétés), le Centre de Recherche Transversale en Études de Genre (Faculté de Philosophie et Lettres, ULB)
ULB, Campus du Solbosch, Bibliothèque des Sciences humaines (5ème étage , NB.5PA)
mardi 4 décembre 2012 de 10 à 12h30
Présentation :
L’Atelier s’adresse aux chercheur-e-s des mondes académique et associatif qui utilisent une approche intégrant la dimension du genre dans leurs travaux. Il a pour objet d’échanger sur l’opérationnalisation concrète des méthodologies existantes en – la terminologie est foisonnante – recherche féministe, de genre, sur les sexualités ou les rapports sociaux de sexe. Dans une perspective réellement interdisciplinaire, l’objectif des échanges est de voir comment les concepts issus des théories féministes et queer trouvent une utilisation concrète dans nos cadres théoriques et sur nos terrains de recherche respectifs. Les échanges interrogent aussi bien les pratiques de collecte de données à l’épreuve du genre que la question de l’engagement féministe ou encore la fertilisation, par les rapports sociaux de sexe, de concepts prétendument neutres.
Textes présentés :
Sandra Harding (2004), “Rethinking standpoint epistemology”, in S. Nagy Hesse-Biber & M. L.Yaiser (eds.), Feminist perspectives on social research, Oxford : OUP (par Julie De Ganck).
Janet Holland (2007), “Emotions and Research”, International Journal of Social Research Methodology, 10(3) : 195–209 (par Sylvie Vranckx).
Pour approfondir :
Barbara H. Rosenwein (2002), "Worrying about Emotions in History", The American Historical Review, 107(3) : 821-845.
Contact :
info@universitedesfemmes.be

• "L’homosexualité, une « question étrangère » à la tradition révolutionnaire ?"
Séance du séminaire "Les gauches alternatives en Europe : idées, cultures, évolutions" (séminaire de recherche)
20 décembre
de 17h00 à 19h00 au Centre d’histoire (56 rue Jacob 75006 Paris, 1er étage)
Responsable(s) :
Philippe Buton : Professeur d’Histoire contemporaine à l’Université de Reims
Sébastien Repaire : Doctorant au Centre d’histoire de Sciences Po, ATER à l’Université de Reims
Isabelle Sommier : Professeure de sociologie politique à l’Université de Paris-I.
Participant(s) :
. Massimo PREARO, Docteur en études politiques à l’EHESS, ATER en science politique à l’Université de La Rochelle, « Penser les expériences homosexuelles révolutionnaires : contextes, comparaisons et méthodes »
. Antoine IDIER, Doctorant en sociologie à l’Université d’Amiens, « Comment devient-on militant homosexuel d’action révolutionnaire ? Guy Hocquenghem et le FHAR, 1968-1973 »
Infos et programme complet :
http://chsp.sciences-po.fr/groupe-de-recherche/les-gauches-alternatives-en-europe-idees-cultures-evolutions-seminaire-de-recher

• Ronal Oaxaca
Séminaire de recherche PRESAGE
Ronal Oaxaca, professeur d’Economie à l’université d’Arizona, discutera le papier suivant :
http://www.iza.org/en/webcontent/publications/papers/viewAbstract?dp_id=7001
mardi 11 décembre à l’OFCE (10h-12h)
Infos :
http://presage-ofce.sciences-po.fr/

• Michelle Zancarini-Fournel
Intervention dans le cadre du séminaire "Quarante ans de recherches sur les femmes, le sexe et le genre" de l’IEC
8 décembre
de 14h à 16h
Campus des Cordeliers, amphi Bilski-Pasquier
21 rue de l’École de Médecine 75005 Paris (métro : Odéon)
Présentation :
Michelle Zancarini-Fournel est professeure émérite d’histoire contemporaine à l’Université de Lyon1, Michelle Zancarini-Fournel est une spécialiste d’histoire sociale et une pionnière de l’histoire des femmes et du genre du XXe siècle en France.
Auteure en 1988 d’une thèse sur l’histoire des femmes à Saint-Etienne, en collaboration avec Mathilde Dubesset (publiée en 1993 sous le titre : Parcours de femmes : réalités et représentations, Saint-Étienne, 1880-1950), ses recherches en histoire des femmes et du genre ont porté plus spécialement sur l’histoire du temps présent et des mobilisations sociales, politiques et féministes.
Elle a codirigé la revue CLIO Histoire Femmes et Sociétés depuis sa fondation en 1995 jusqu’en 2010. Elle est toujours membre du comité de la revue dont elle a dirigé nombre de numéros.
Elle a publié dernièrement Les lois Veil. Les événements fondateurs : contraception 1974, IVG 1975, en collaboration avec Bibia Pavard et Florence Rochefort (Armand Colin, 2012).
Son engagement dans l’histoire des femmes et du genre s’est toujours articulé avec ses recherches en histoire sociale, sur les « années 1968 » notamment – expression qu’elle a contribué à mettre en valeur et à diffuser. Elle a participé ainsi au renouveau historiographique de cette période clé de l’histoire contemporaine.
Infos :
www.mnhn.fr/iec

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3 - APPELS A CONTRIBUTIONS :

• Avant le 15 décembre
"Musiciennes en duo, compagnes, sœurs ou filles d’artistes"
Journées d’étude proposées par le CReIM (Cercle de Recherche Interdisciplinaire sur les Musiciennes), l’Université du Maine et le Centre de Recherches Historiques de l’Ouest [CERHIO, UMR 5268]
Comité d’organisation : Caroline Giron-Panel (BnF), Sylvie Granger (CERHIO UMR 5268, Université du Maine), Bertrand Porot (CERHIC, Université de Reims).
Vendredi 5 & samedi 6 avril 2013
Le Mans, auditorium du Musée d’Archéologie et d’Histoire (Carré Plantagenêt) et amphithéâtre de l’École Supérieure des Beaux-Arts Tours-Angers-Le Mans (ESBA TALM).
Présentation :
Dans une perspective d’histoire du genre, l’objectif de ces journées d’étude est de toujours mieux éclairer la place des femmes dans les processus de création et de pratique artistique, hier et aujourd’hui. Comme l’ont illustré les travaux récents des historiens, musicologues et sociologues — notamment dans le cadre des cinq journées du CReIM qui se sont tenues entre 2010 et 2012 —, la place des artistes de sexe féminin, et tout particulièrement des musiciennes, apparaît minorée dans le cadre général des études sur les œuvres et la vie culturelle. En dépit d’un apport indéniable à la création artistique, leur absence des grandes monographies ou des études de cas les rend invisibles, en limitant souvent leur rôle à celui de muse ou d’inspiratrice.
Prenant le contre-pied de cette approche réductrice, l’angle retenu pour ces rencontres consiste à observer les liens des musiciennes avec les artistes qui, dans leur entourage immédiat, furent leurs alliés, leurs rivaux, leurs modèles ou leurs complices. Ces journées d’étude se proposent d’analyser de quelles manières les musiciennes ont articulé leurs rapports à cet entourage, afin de repérer à la fois les obstacles et les échecs, mais aussi les atouts, les victoires et les succès rencontrés par les femmes sur le chemin de l’épanouissement musical, hier et aujourd’hui : quelle place pour la musicienne au sein d’un "duo" d’artistes ? En quoi la relation de couple influe-t-elle — ou non — sur la création et la pratique musicale féminine ???
Au-delà des emblématiques Fanny Mendelssohn et Clara Schumann, il s’agira d’étudier les relations qu’ont tissées les musiciennes de toutes les époques, avec des artistes en tous genres (hommes ou femmes et quel que soit l’art pratiqué), dont elles furent compagnes, conjointes, sœurs, ou filles, que ces relations soient de l’ordre de l’équilibre, de la complémentarité, de l’émulation, de la rivalité, de la soumission, de l’effacement, de l’auto-censure...
Les propositions de communications seront envoyées avant le 15 décembre 2012, accompagnées d’un résumé de 2 000 à 3 000 signes et d’un titre explicite, simultanément aux trois adresses suivantes :
caroline.panel@gmail.com, Sylvie.Granger@univ-lemans.fr, bertrandporot@gmail.com
Infos :
http://www.creim.fr/

• Avant le 15 décembre
"La sociologie et l’amour"
Pour un numéro thématique de Sociologie et sociétés (Vol.46, no1)
Dirigé par Chiara Piazzesi
Présentation :
Le cas de l’amour érotique ou « romantique » est un cas exemplaire d’objet de recherche, par rapport auquel la définition de l’objet même est la tâche sans doute la plus compliquée à laquelle le chercheur doit faire face. Plutôt que d’être liée seulement à l’ampleur des usages du mot « amour » dans le discours occidental contemporain, cette complexité semble avoir un caractère davantage structurel : elle est liée aux procès d’articulation de l’expérience amoureuse qui ont intéressé les sociétés occidentales modernes, et qui ont enchevêtré une multiplicité de pratiques, idées, formes de relation, cadres normatifs, imaginaires, discours. Parmi ces procès, on peut discerner, par exemple, la légitimation de l’amour érotique en tant que fondement de la relation durable, ainsi que le mouvement de détraditionalisation de celle-ci ; la croissante individualisation et concentration sur soi des agents, ainsi que l’intensification de l’autorité individuelle sur le projet de vie et son évaluation ; les mouvements d’émancipation des femmes et des homosexuels, qui ont changé les enjeux normatifs dans le cadre de l’expérience amoureuse ; la « thérapeutisation » de la relation et de la communication d’amour ; la recherche de formes alternatives d’« authenticité » émotive par rapport à la tradition du mariage bourgeois ; l’inclusion réflexive, dans le « travail » par rapport à la relation d’amour, de la conscience de l’instabilité constitutive de la relation même, etc. L’amour, en tant que relation plus ou moins stable entre au moins deux personnes, caractérisée par un haut degré d’intensité émotive et d’engagement subjectif des acteurs, impliquant une thématisation de la sexualité ainsi que des problématiques de genre, est en ce sens un domaine d’expérience articulé par une multiplicité de codes, de discours, de « programmes culturels ». Depuis que Niklas Luhmann (Liebe als Passion, 1982) a attiré à nouveau l’attention de l’enquête sociologique sur le champ des relations intimes, les pratiques amoureuses ont fait l’objet d’analyses portant sur la sémantique historique qui les a informées ; les développements contemporaines des formes d’amour par rapport aux changements sociaux (p.e. F. Cancian, Love in America, 1990 ; A. Giddens, The Transformation of Intimacy, 1992) ; les relations entre procès économiques et formes d’intimité (p.e. V. Zelizer, The Purchase of Intimacy, 2006 ; E. Illouz, Consuming the Romantic Utopia, 1997), etc.
Le but de ce numéro est de publier des approfondissements théoriques et empiriques qui contribuent à mieux définir le rapport entre l’enquête sociologique et cet objet de l’enquête sociologique même qui est l’amour. On vise, d’une part, à détailler dans une perspective sociologique les formes et les spécificités de l’expérience amoureuse contemporaine, et on souhaite, d’autre part, approfondir et discuter les manière dont la sociologie construit l’amour en tant qu’objet de recherche et d’analyse.
Les contributions pourront se concentrer, par exemple, sur les aspects suivants :
1. Perspectives sur les formes et les cadres de l’expérience amoureuse dans les sociétés occidentales contemporaines – coexistence entre anciennes et nouvelles formes de relation et de communication ; leur signification ; leurs horizons normatifs et pratiques de référence ; les nouveaux cadres de rapport à soi et de socialisation qu’elles impliquent.
2. Les discours amoureux – lieux, media, grammaires, cadres des discours amoureux contemporaines, selon leur pertinence et rapport à la tradition ; horizons de compréhension, ordres prescriptifs qui gouvernent le paysage de l’expérience amoureuse : l’amour vu comme « programme culturel » spécifique.
3. Les pratiques amoureuses (ainsi que leur rapport avec le discours) et les identités auxquelles elles donnent un terrain de performance. Pratiques amoureuses fondées sur la transgression et la marginalité, surtout dans leur rapport de critique implicite ou explicite de ce qui est retenu comme étant mainstream.
4. Dynamiques de domination, de reconnaissance, d’émancipation – par rapport aux questions de genre, aux identités et aux marges de légitimité dans le cadre des relations d’amour.
Sociologie et sociétés paraît deux fois par année. Les numéros thématiques explorent et analysent des objets d’étude reflétant l’évolution des sociétés contemporaines. Bien que la revue mette l’accent en priorité sur une perspective sociologique, les approches interdisciplinaires sont encouragées. Des propositions provenant de disciplines comme l’histoire, les sciences de la communication, le design ou l’architecture, notamment, seront considérées.
Calendrier :
15 décembre 2012 : Date limite de réception des propositions d’articles
15 janvier 2013 : Information aux auteurs des propositions retenues
1er septembre 2013 : Date limite de réception des textes prêts à être évalués par les pairs
La parution du volume est prévue pour le printemps 2014.
Propositions :
Un résumé des propositions – de 300 mots maximum – doit parvenir au responsable du numéro avant le 15 décembre 2012 : Chiara Piazzesi, CCEAE, Université de Montréal (chiara.piazzesi@gmail.com).

• Avant le 31 janvier
"La question du genre"
Pour le 3e numéro de la revue NEPh – Nouvelle Ecole des Philosophes
Revue désormais numérique dont les professeurs de philosophie de l’enseignement secondaire et des CPGE sont à la fois les contributeurs
naturels et les premiers destinataires, la NEPh est portée par le CRDP-Nord-Pas-de-Calais et incluse dans le bouquet de publications philosophiques en ligne du réseau national Scérén-CNDP. Elle se donne pour vocation de baliser les territoires des pratiques de l’enseignement philosophique. Il peut s’agir de l’enseignement institutionnel de la discipline, de pratiques non instituées au sein de l’institution, de l’excursion de la philosophie dans d’autres champs sous forme d’enseignement adapté de la philosophie ou en tant que prolongement de l’activité des professeurs.
Objet de recherche universitaire ainsi que de réflexion et d’action politique dans les pays anglo-saxons depuis le milieu des années 1980 (gender studies notamment) puis en Europe à partir du milieu des années 1990, la question du genre a fait son entrée dans l’espace éducatif français en septembre 2010, au travers de la publication et de l’entrée en vigueur du nouveau programme d’enseignement spécifique de Sciences de la Vie et de la Terre de la classe de première de la série scientifique du baccalauréat général (http://www.education.gouv.fr/cid53328/mene1019701a.html ;
http://cache.media.education.gouv.fr/file/special_9/21/9/SVT_155219.pdf). Dans ce contexte se pose notamment la question de savoir en quel sens, dans quelle mesure et sous quelles formes la question du genre a vocation à constituer ou non un objet d’enseignement.
La question du genre peut prendre nombre de chemins, en partie interdisciplinaires, la liste n’étant pas exhaustive :
. l’histoire de la construction d’un concept, en l’occurrence le concept de genre
. la référence à une "théorie du genre" : évaluation du terme de théorie, enjeux
. le complexe sexe/genre, en dépassement du complexe nature/culture
. les enjeux biopolitiques du genre, les bionormes
. les enjeux épistémologiques (voire biotechnologiques) que révèle l’étude de genre
. la différence de genre, et/ou le clivage de genre, en philosophie sociale et/ou civile
. sexe/genre, race, classe
. les enjeux philopolitiques autour de différences / égalité ; minorités / pouvoir/s etc.
. genre et religion, genre et laïcité
. genre et esthétique, naturalisme/artificialisme, élaboration du corps
. désir et sexualité, contre-nature
. une approche de genre de la philosophie classique
. le travail sur des philosophes hors programme comme Butler, Beauvoir...
Les professeurs de philosophie de l’enseignement secondaire et des CPGE qui feraient de la question du genre un objet de recherche et d’enseignement dans le cadre de leurs cours, en interdisciplinarité ou non, ou d’activités diverses au sein de l’institution scolaire ou dans d’autres champs, sont invités à en rendre compte dans un article.
Les propositions de contribution seront soumises au comité de rédaction. D’une page maximum, elles comprendront une présentation de l’auteur et un résumé de l’article.
Une fois la proposition retenue, l’article sera à remettre impérativement pour le 31 janvier 2013. D’une dizaine de pages (environ 25.000 caractères, espaces compris), il pourra tirer profit du support numérique par des inserts visuels, voire audiovisuels.
Pour toute information complémentaire ou proposition de contribution, veuillez contacter les responsables de la rubrique : Florence Gravas
(florencegravas@free.fr ) et Nathalie Rubel (nathalie.rubel@free.fr).

• Avant le 1er janvier 2013
"Gender and genes"
Yearbook of Women’s History
Franco Castelluccio’s famous sculpture, The Double Helix XX-XY, is
considered to depict the history of DNA as a story in which males and
females, as two separate entities, celebrate life and save mankind through
their growing mutual compassion. The image of a harmonious biological gender
order is implicitly opposed by an image of society as a messy, unruly, wild
domain, within which reigns a variety of contesting and sometimes confusing
manifestations of gender. The ultimate goal, so it seems, is to replace the
messy and unruly character of gender with the clear and clean-cut order of
biology, thus bringing progress and salvation. Castelluccio’s sculpture
articulates - be it in fact or in hope - that biology is destiny.
Women’s and gender studies have, however, told different stories. For a long
time, the core business of women’s studies and women’s history has been to
criticize the idea of biology-as-destiny. Gender scholars have repeatedly
shown how this idea of biology-as-destiny was socially and historically
constructed in biomedical and other sciences, and how socio-cultural norms,
ideals and practices have upheld this idea. Authors such as Anne
Fausto-Sterling, Londa Schiebinger and Judith Butler debunked the early
twentieth century theories, which proclaimed that women and men were
predominantly determined by sex hormones or sex chromosomes, as simply
reflections of specific times, places and power configurations. Women’s
studies placed the concept of ’gender’ centre stage, thus replacing the
concept of ’sexes’.
Yet, ’the genetic revolution’ which began in the late 1980s brought biology
back into gender studies. New studies into the multi-facetted relationship
between gender and genes have been undertaken. Evelyn Fox Keller’s analysis
of the role played by British biophysicist and X-ray crystallographer,
Rosalind Franklin (1920-1958), in unravelling the double helix structure of
DNA, and more significantly, the underestimation of this role, confirmed the
need to examine more critically the importance of gender in the history of
genetics, in the Human Genome Project, and in life sciences in general.
Moreover, questions related to the (re)production of gender and genes in
other scientific disciplines also came to the fore, for example in
psychology, epidemiology, health sciences, medicine, life sciences,
agricultural sciences and bio-engineering sciences. The notion of
mitochondrial DNA (DNA inherited only from the mother) further stimulated
intriguing questions about gender-related patterns of inheriting diseases
and traits. In his book, The Seven Daughters of Eve : The Science That
Reveals Our Genetic Ancestry (2002), geneticist Bryan Sykes imbues this
discovery with a rather feminist twist, stressing the relevance of
mitochondrial DNA in understanding the history of the human race : Eve being
more important that Adam in terms of our genetic history.
The genetic revolution has also had a major impact on the field of gender,
medicine and health care. Today, the website of the World Health
Organization (WHO) includes an extensive section on gender and genetics. It
highlights gender-related genetic disorders such as Turner Syndrome and
Klinefelter Syndrome, and draws attention to ethical issues such as sex
selection, genetic discrimination, and genetic exclusion based on
infertility, as well to as the many policies and laws employed to deal with
these ethical issues. Whilst we may be accustomed to discussing the ethics
surrounding the practices of sex selection in Asia, a global perspective
requires that we should also ask whether new reproductive technologies, like
pre-implantation genetic screening, encourage sex selection in Western
countries too.
Many anthropological and sociological studies demonstrate that gender and
genes are interrelated in varying ways across the globe, as local cultures
and customs influence and shape different cultural expressions of genetics.
For example, in her study of breast cancer and genetic services in Cuba,
Sarah Gibbon (2011) shows that Cuban women do not consider breast cancer to
be ’genetic’ or ’familial’, but related to an external ’blow’, stressing the
rather coincidental nature of the disease. Today we are witnessing a
transformation in life sciences, whereby complex biological systems models
are used to investigate the interactions between an individual’s biology and
environmental factors in order to understand cancer and other diseases,
replacing simplistic expectations about the predictability of genetic
disorders. Within this context, the question arises as to how gender relates
to these new ideas of complexity in systems biology.
The genetic revolution may be situated primarily in medical laboratories,
biobanks, knowledge infrastructures, and diagnostic tests, yet social,
cultural and political practices produce specific representations of gender
and genes as well. The Human Genome Project, for example, stimulated a
cultural discourse in which metaphors like ’the book of life’ and
’gene-talk’ played an enormous role. The genetic revolution has been
articulated through cultural representations, such as science fiction movies
(The Cider House Rules, Gattaca), television series like Crime Scene
Investigation (CSI) and other visual media. A large number of artists have
been inspired by the Human Genome Project and the Human Genome Diversity
Project and have strived to represent in artistic form the meaning of DNA
technologies for new individual and collective identities. Due to the
genetic revolution, notions of inheritance, familiarity, inborn traits,
reproductive risks and opportunities have now become part and parcel of our
everyday conversations.
This special issue of the Yearbook of Women’s History, guest-edited by Prof.
Dr. Klasien Horstman and Prof. Dr. Marli Huijer, is dedicated to the
representation, construction, interaction, articulation, enactment, and/or
framing of gender & genes in different scientific disciplines as well as in
the media, design and the arts, forensics, architecture, legal practices,
health care, and daily life across the globe. We welcome historical,
theoretical-conceptual, biographical, and/or empirical analyses ; comparative
perspectives are appreciated.
The Yearbook of Women’s History is a peer-reviewed academic annual covering
all aspects of gender, femininity and masculinity connected with historical
research throughout the world. The volume is published by Amsterdam
University Press. It is supported by The Friends of the Yearbook Society
which wants to promote women’s history in particular, a subject that is
reflected in papers of each Yearbook.
Please send your paper abstract (maximum 300 words) before 1 January 2013,
to :
Evelien Walhout (editorial secretary) e.walhout@let.ru.nl.
The editorial process is scheduled as follows :
Deadline abstracts : 1.1.2013
Deadline first version papers : 1.3.2013
Peer review : 1.4.2013
Deadline second version : 1.5.2013
Final editing : 1.6.2013
Publication : November 2013

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4 - THESE et HDR :

• Jules Falquet soutiendra son HDR intitulée "Les mouvements sociaux dans la mondialisation néolibérale : imbrication des rapports sociaux et classe des femmes (Amérique latine-Caraïbes-France)" sous la direction d’Anne-Marie Devreux), le 12 décembre 2012 à 14 h, à l’université de Paris 8 St Denis, dans la salle des thèses (Espace Deleuze, Bâtiment A, 1er étage) :
Jury :
Bruno Lautier
Jim Cohen
Helena Hirata
Jane Freedman
Anne-Marie Devreux
Contact :
Jules Falquet, juliosorro@gmail.com

• Aymon Kreil a soutenu sa thèse d’anthropologie sociale et ethnologie intitulée "Du rapport au dire : sexe, amour et discours d’expertise au Caire" le 21 novembre 2012, à l’EHESS.
Jury :
Christian Decobert, directeur de thèse, CNRS
Hamit Bozarlan, EHESS
Olivier Christin, Université de Neuchâtel (Suisse)
Bettina Dennerlein, Université de Zurich (Suisse)
Éric Fassin, Université Paris 8
Christian Ghasarian, Université de Neuchâtel (Suisse).
Résumé :
Cette thèse s’attache à comprendre les attentes façonnant les perceptions de la vie de couple en Égypte et des normes la régissant. Le rapport à la parole sur l’amour et le sexe offre le fil rouge de cette recherche. L’étude du champ de la psychologie et de la sexologie dans le pays révèle en effet une rhétorique du bris de silence omniprésente, renvoyant à la quête d’un monopole sur le discours légitime sur la sexualité de la part de ces disciplines. Or, des répertoires discursifs concurrents à cette expertise sont présents, notamment ceux se référant à l’islam, mais aussi ceux s’exprimant entre amis au sein de conversations quotidiennes prenant l’amour et le sexe comme objets. L’application alternativement du qualificatif de « traditionnel » ou non à certaines unions et la corrélation entre progrès et expression de l’intimité par la parole au sein du couple qui s’établit offre une clé de compréhension importante des catégorisations à l’œuvre. La réception de la St Valentin au Caire et sa mise en perspective avec la lutte contre le harcèlement sexuel met en lumière la pluralité des vecteurs de celles-ci : l’une articule en effet vie de couple et commerce d’objets de consommation, tandis que la seconde aboutit à l’exigence militante de droits. L’ethnographie d’un centre de conseil psychologique permet enfin de mieux saisir la complexité des reformulations de l’expression de soi au sein du couple et les négociations nécessaires pour parvenir à en établir les modèles. L’amour et du sexe s’articulent en effet autour différents ordres de vérité, référés à la religion, à la science ou à la notion de progrès (taqaddum), ouvrant le champ de multiples possibles par les combinaisons qu’ils permettent.
Mot clés :
Égypte – amour – sexualité – expertise – islam – vérité(s)
Contact :
aymon.kreil@ehess.fr

• Ludovic Gaussot, MCF en sociologie, soutiendra son Habilitation à diriger des recherches en 19ème section (sociologie, démographie), le mercredi 05 décembre à 14h, Salle des Actes, UFR Sciences humaines et Arts, Hôtel Fumé, 8 rue Descartes, 86000 Poitiers.
Le mémoire, coordonnée par Anne-Marie Devreux, s’intitule :
"Pensée sociologique et expérience sociale du genre et des rapports sociaux de sexe. Parcours épistémologique et recherches empiriques"
Jury :
Marlaine Cacouault, Professeure de sociologie à l’Université de Poitiers ;
Geneviève Cresson, Professeure de sociologie à l’Université de Lille 1, rapporteure ;
Christine Delphy, Sociologue, Directrice de recherche émérite au CNRS, rapporteure ;
Anne-Marie Devreux, Sociologue, Directrice de recherche au CNRS, coordinatrice ;
Sylvie Fainzang, Anthropologue, Directrice de recherche à l’Inserm ;
Roland Pfefferkorn, Professeur de sociologie à l’Université de Strasbourg, rapporteur.
Résumé :
Lors de cette soutenance, je présenterai l’esprit et la logique des recherches que je conduis depuis une quinzaine d’années. Ces recherches comportent deux volets à la fois distincts et articulés. Elles concernent d’une part l’analyse sociologique de la genèse des problématiques de sexe dans les sciences sociales. Il s’agit de prendre acte et d’expliquer sociologiquement l’impact et l’apport cognitif du mouvement et des recherches féministes. Partant des acquis de ces recherches, il s’agit de porter l’observation et l’analyse sur un terrain empirique qui se prête particulièrement bien à une lecture en termes de genre et de rapports sociaux de sexe : les usages et « mésusages » sociaux de l’alcool. Le questionnement convergent consiste en l’interrogation de l’incidence des rapports sociaux de sexe en termes d’expérience et de pensée sociales, au niveau théorique et épistémologique d’un côté, au niveau empirique et pratique de l’autre. Le titre de ce mémoire entend souligner le fil conducteur de ce travail : l’articulation de la pensée et de l’expérience, de la sociologie et du social, sur le terrain du genre et des rapports sociaux de sexe.
Contact :
ludovic.gaussot@univ-poitiers.fr

• Marie-Agnès Palaisi-Robert a soutenu ses travaux en vue de l’obtention de l’Habilitation à Diriger des Recherches : "Devenir-minoritaire et nomadisme dans la littérature (Mexique contemporain)" avec un inédit intitulé : "L’écriture : contre-espace du sujet nomade. Lectures du genre dans les romans de María Luisa Puga (1944-2004) et de Silvia Molina (1946)", le 23 novembre 2012 à l’Université de Toulouse II-Le Mirail.
Jury :
Maricruz Castro Ricalde (Instituto Tecnológico de Monterrey, Mexique)
Milagros Ezquerro (Université de Paris IV-Sorbonne)
Marie-José Hanaï (Université de Rouen)
Nadia Mékouar (Université de Pau)
Michèle Soriano (Tutrice, Université de Toulouse II-Le Mirail)
Mónica Zapata (Université de Tours)
Contact :
marobert@univ-tlse2.fr

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5 - DIVERS :

• Dictionnaire des femmes de l’Ancienne France
Dans le cadre de son activité Dictionnaire des femmes de l’Ancienne France (http://www.siefar.org/dictionnaire/fr/Accueil), dirigée par un Comité de pilotage ad hoc, la SIEFAR recherche :
1) des jeunes spécialistes de différentes périodes de l’Ancien Régime (Moyen Age, Renaissance, 17e, 18e siècles) et de différentes spécialités (histoire, littérature, philosophie, histoire des sciences, de l’art…), pour participer à son Comité de pilotage. 
Ce dernier se réunit 3 fois par an à Paris. Le travail de ses membres consiste à contacter des expert/es de femmes de ces périodes (célèbres ou non, tous domaines de compétence confondus), afin de leur faire produire une notice sur elles (travail personnel, mais en relation avec les membres du groupe de sa période), et de participer, en séance plénière, à l’examen des notices confectionnées à la demande de l’ensemble des membres. Ceci n’est pas un gros travail, on fait à son rythme.
2) un-e "secrétaire" du Comité de pilotage, par exemple quelqu’un-e qui n’aurait pas le temps de faire le travail décrit ci-dessus, ou qui ne se "sentirait pas" de dealer avec des spécialistes, mais qui aurait envie de travailler dans ce milieu et d’y rencontrer du monde, quitte à passer au poste précédent au bout de quelques mois ou un peu plus. Le travail, ici, consiste à homogénéiser les notices qui ont été acceptées en séance d’un point de vue typographique, pour permettre leur mise sur le site. Ça implique des qualités de rigueur et "d’œil".
Ces participations sont évidemment bénévoles… Mais elles peuvent rapporter gros en termes de réseautage et d’expériences à valider sur un CV. Sans parler de l’intérêt scientifique.
Contact :
contact.efigies@gmail.com
http://www.siefar.org/

• Genre et travail social
Depuis plusieurs années nous tentons de développer la perspective du genre dans les centres de travailleurs sociaux et avons pour cela créé un groupe de travail « genre et travail social » à l’Institut St Simon de Toulouse. Nous souhaitons connaître quels centres de formation intègrent la perspective genre dans leur cursus.
A cette fin, il nous paraît important de réaliser un recensement au niveau national des personnes qui interviennent dans les formations de travail social avec une perspective de genre.
Nous proposons que les personnes intervenantes, vacataires, ou formateurs et formatrices permanent-e- s nous contactent. Cela nous permettra de connaître les lieux d’intervention, les contenus et le niveau de prise en compte des différentes écoles et instituts.
Merci de prendre contact par e- mail : Eva Zapatero : evasmzapatero@gmail.com
Le groupe de travail « Genre et travail Social »

• Doctorat à l’université du Michigan (Etats-Unis)
The University of Michigan Department of Romance Languages and Literatures welcomes applications to its PhD in French. We are particularly interested in students who wish to combine sexuality studies with research on French literature and culture. Our program is very strong in queer and sexuality studies, and supports research in medieval and Renaissance studies, Francophone studies, science studies, and visual studies, and modern French literature and culture. Doctoral students in French may also take classes with faculty from across the university (David Halperin, Helmut Puff, Gayle Rubin, Scott Spector, Valerie Traub) in the areas of queer and sexuality studies.
Michigan’s Department of Romance Languages and Literatures boasts an internationally recognized faculty with whom students can prepare themselves professionally in the fields of French, Italian, Spanish and Portuguese studies. In addition, our program is uniquely structured to support interdisciplinary research. Students choose their own sequence of coursework, under the guidance of faculty mentors, not only from the courses offered by RLL but also from across the entire University of Michigan. Program milestones (fourth-term review, preliminary exams, prospectus meeting) are designed to guide students’ progress toward the development of a research project. RLL graduate students can also pursue Graduate Certificates in a number of interdisciplinary areas : LGBT Studies, Medieval and Early Modern Studies, Museum Studies, Screen Arts, and Women’s Studies.
All entering students are guaranteed five years of full funding that includes both fellowships and teaching, with additional opportunities for fellowships that can extend funding into the sixth year. All students in good standing are guaranteed teaching in the department. We provide strong pedagogical training and the opportunity to teach both elementary and upper-level language courses as well as culture and literature courses in our undergraduate program. Students may complete a Graduate Teaching Certificate and those interested in teaching opportunities outside RLL may pursue positions in units such as Women’s Studies, AfroAmerican and African Studies, Comparative Literature, and the Great Books program. With their superior training, our graduates have had an excellent placement record.
Romance Languages and Literatures is a diverse community. We welcome applications from underrepresented students and non-traditional students, including those with extra-academic experiences such as political, artistic, or entrepreneurial work, and those whose degrees are not in language and literature. We draw students and faculty from Italy, Spain and Latin America, France and Francophone countries, as well as the United States and other countries around the world, and we welcome students who wish to do research in more than one Romance language.
For more information about our program and about our faculty, please consult our website :
http://www.lsa.umich.edu/rll/graduate
Questions ? : 
rll-admissions@umich.edu

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6 - EN LIGNE :

• Rapport au Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche portant sur les orientations stratégiques pour les recherches sur le genre
Il y a quelques mois, le Ministère de la recherche et de l’enseignement supérieur a monté - à l’initiative de la MIPADI (Mission de la parité et de la lutte contre les discriminations) - un groupe de travail sur le genre sous la responsabilité d’Agnès Netter (Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche, Mission pour la parité et la lutte contre les discriminations) et Françoise Thibault (Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche, Direction générale pour la recherche et l’innovation). Ce groupe a pour objet de dresser un état des lieux dans les universités et de proposer de perspectives pour les études genre pour les années à venir.
Ce groupe vient de rendre un rapport sur les Orientations stratégique pour les recherches sur le genre ("Rapport dans le cadre de la Stratégie nationale de recherche et d’innovation (SNRI)").
http://www2.univ-paris8.fr/RING/spip.php?article2188

• Lancement de la revue [FAM], Feminist Alternative Magazine
Cette revue est davantage une revue informative sur le thème des femmes et du genre qu’une revue féministe rattachée à la défense d’une cause.
Certes, la démarche est féministe par le fait même que la revue traite de questions relatives aux droits des femmes. Mais elle traite aussi – et avant tout – des représentations et rôles des femmes véhiculés par nos sociétés contemporaines, et de leurs significations.
http://feministalternativemagazine.com

• Lancement du Laboratoire des stéréotypes
L’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes est loin d’être acquise : salaires, statuts, conditions de travail, partage des tâches et des responsabilités, stéréotypes… Le chantier reste immense, malgré des acquis incontestables.Pour obtenir sans plus attendre la mise en œuvre effective de l’égalité de traitement dans tous les secteurs de la vie économique et à tous les niveaux de décision, nous avons créé le Laboratoire de l’égalité en 2010.« Nous », c’est-à-dire un groupe de femmes et d’hommes de différentes sensibilités politiques, exerçant des responsabilités dans la vie économique, sociale, universitaire, associative. Tous impliqués dans de multiples réseaux agissant concrètement en faveur d’un meilleur partage des responsabilités citoyennes, économiques et familiales entre les femmes et les hommes.L’expertise et l’influence des membres fondateurs et du comité d’orientation, ainsi que des réseaux publics et privés dont ils sont parties prenantes (entreprises, associations, centres de recherches, médias), constituent un des atouts de l’association.En quelques mois, le Laboratoire de l’égalité a déjà prouvé qu’il était une force de rassemblement, d’interpellation des décideurs publics et privés et de sensibilisation de l’opinion publique, capable d’émettre des propositions objectives et étayées sur les questions qui déterminent une vraie mixité dans l’univers professionnel et son articulation avec la vie privée (retraites des femmes, rythmes scolaires, congé parental, dépendance...).
http://www.laboratoiredelegalite.org

• Delphine Roy, "Le travail domestique : 60 milliards d’heures en 2010", division Redistribution et politiques sociales, Insee.
Chaque jour, en moyenne, nous consacrons plus de 3 heures à des tâches domestiques (cuisine, ménage, courses, soins aux enfants, etc.). Ce faisant, nous produisons des services dont nos proches et nous-mêmes pouvons profiter. Mais ces services ne sont pas comptabilisés dans le produit intérieur brut (PIB), alors qu’ils le seraient si nous les achetions, sous la forme par exemple d’heures de ménage. Dans une optique de mesure élargie des niveaux de vie, il importe de connaître la valeur de cette production. Selon les activités que l’on retient comme productives, le temps consacré à la production domestique sur une année en France représente une à deux fois le temps de travail rémunéré. Avec des choix intermédiaires de champ et de valorisation, cette production est évaluée à 33 % du PIB. Ce travail est majoritairement réalisé par les femmes (64 % des heures de travail domestique).
http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?id=3736

• Elfriede Jelinek
Un carnet de recherche hypotheses.org consacré à l’artiste autrichienne Elfriede Jelinek vient d’ouvrir.
Ce carnet de recherche est dédié à la réception française de l’artiste Elfriede Jelinek, Prix Nobel de Littérature 2004. Il se comprend comme une plateforme d’échanges autour de l’œuvre et de la réception de cette auteure et souhaite mettre en réseau les acteurs de la réception d’Elfriede Jelinek en France notamment : enseignant/e/s, chercheurs/euses, traducteurs/trices, artistes mais aussi simples lecteurs/trices.
http://jelinek.hypotheses.org/

• Anne Creissels et Giovanna Zapperi (dir.), Subjectivités, Pouvoir, Image. L’histoire de l’art travaillée par les rapports coloniaux et les différences sexuelles, Editions EuroPhilosophie 2012, ChampsArts&contreChamps.
Ce livre rassemble des contributions issues du séminaire de recherche Acegami (Analyse culturelle et études de genre : art, mythes, images) du Centre d’Histoire et Théorie des Arts de l’EHESS. Les contributions proposent une approche critique de la production de sens et d’idéologie inhérente au champ artistique et envisagent l’histoire de l’art comme un domaine traversé par des rapports de force mais aussi par des subjectivités multiples.
http://www.europhilosophie-editions.eu/fr/spip.php?article98

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7 - PUBLICATIONS :

• Enquêter sur le genre. Terrains et pratiques, PU de Lorraine, 15 euros. ISBN-13 9782814301177
Édité par Julie Gothuey, Quidora Morales La Mura, François Oudin, Thomas Pierre, Jérémy Sinigaglia, Sabrina Sinigaglia-Amadio
Depuis leur émergence dans les années 1960, les études de genre, ou des rapports sociaux de sexe, se sont considérablement développées et ont atteint aujourd’hui un degré certain d’institutionnalisation. En témoigne notamment la multiplication des colloques, journées d’études, séminaires mais aussi des articles, numéros de revues, manuels et autres ouvrages proposant diverses approches du genre, des plus théoriques au plus monographiques, dans les secteurs les plus divers de la vie sociale.
Dans ce foisonnement éditorial, l’originalité du présent ouvrage tient notamment au double point de vue adopté. Il réunit en effet des contributions de jeunes chercheur-e-s qui explorent de nouveaux terrains (dans les mondes de l’art et des médias, du travail salarié, du militantisme, etc.) et de chercheure-s confirmé-e-s qui témoignent de la manière dont les questions de genre sont entrées dans leur parcours de recherche, dès l’origine pour certain-e-s, en cours de route pour d’autres.
Cet ouvrage n’est pas un essai. Il s’organise au contraire, comme l’indique le titre, autour d’enquêtes. Tout en posant des questions qui dépassent largement leurs études de cas, tout en prenant part aux débats théoriques souvent vifs qui agitent les sciences sociales (et les débordent parfois), les différents contributeurs se retrouvent autour de l’importance capitale accordée à l’ancrage empirique de leurs réflexions.
http://www.lcdpu.fr/livre/?GCOI=27000100578790

• Mélody Jan-Ré (dir.), Le Genre à l’œuvre, L’Harmattan, 3 volumes, 274/248/194 p., 72 euros. ISBN : 978-2-336-00132-6
Ces trois volumes, Le genre à l’oeuvre, explorent les rapports genrés traversant la production, la réception et la médiation artistique d’une oeuvre d’art.
Le premier volume porte sur la question du genre dans les arts d’un point de vue esthétique, sociologique et philosophique, en s’appuyant sur sept cas empruntés aux arts plastiques, à la musique, à la télévision, à la littérature et au cinéma.
Le deuxième volume, Le genre à l’oeuvre, questionne la manière dont se construisent les oeuvres et les artistes sous l’angle du genre. Les formes de socialisation, l’inluence des institutions éducatives, le rôle des éducateurs et de l’entourage familial, rencontrent la détermination de femmes et d’hommes qui réussissent – plus ou moins bien – à s’émanciper des représentations différenciées et des assignations sexuées.
Le troisième volume, Le genre à l’oeuvre, les auteur-e-s examinent les manières dont le genre éclaire, en tant que catégorie d’analyse, les oeuvres d’art produites dans les mondes de la danse, du cinéma, du roman, de la composition musicale et de la photographie.
http://www.harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=38915

• Cahiers Genre et Développement, "Genre, changements agraires et alimentation", n°8, L’Harmattan, 2012, 500 p. ISSN : 1276-2458
sous la direction de Christine Verschuur
Les Cahiers Genre et Développement présentent des documents de référence et des articles originaux sur la notion de genre et l’analyse des problèmes de développement qu’elle permet.
La revue s’attache à montrer combien la notion de genre est indispensable pour pouvoir comprendre comment est structurée notre réalité. Comme on le sait, le rôle des femmes dans l’économie (mis en lumière dans le numéro deux) prend une place croissante avec la libéralisation économique. Il apparaît également que le travail de reproduction au sein de nos sociétés s’appuie de manière plus lourde sur les femmes, d’une part parce que le néo-libéralisme tend à supprimer toute intervention publique dans ces secteurs et d’autre part parce que la division sexuelle du travail dans les ménages est rarement remise en question.
La revue étudie également la mondialisation et ses effets sur les rapports de genre : elle est un processus chargé de contradictions, qui peut aussi ouvrir des opportunités. L’accès accru aux revenus, même faibles, a parfois une influence sur les rapports de pouvoir entre hommes et femmes au sein des ménages. Les ouvertures à l’extérieur sont une voie d’accès au pouvoir, elles permettent aux femmes de s’organiser, de comprendre, de remettre en question. Imperceptiblement parfois, de manière plus manifeste ailleurs, des transformations des identités de genre sont induites par la mondialisation. Des organisations plus larges se mettent en place, des recherches d’alternatives immédiates se conjuguent avec l’internationalisation de mouvements de femmes.
http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=revue&no=61

• Ana Aguado, Mercedes Yusta (coord.), "Genre, sexe et nation. Représentations et pratiques politiques en Espagne (XIXe et XXe siècles"). Dossier des Mélanges de la Casa de Velazquez, 42(2), 2012, 324 p. 32 euros. ISBN 9788496820906
Les articles réunis dans ce dossier analysent divers aspects liés aux pratiques et aux représentations symboliques du genre, du sexe et de la nation, présentes dans différentes cultures politiques espagnoles aux XIXe et XXe siècles, avec un contrepoint sur le rapport entre masculinité et identité nationale dans la France du XIXe siècle. Le point de départ est la conviction de l’imbrication étroite entre les processus de construction nationale, les assignations identitaires de genre et la normativisation de la sexualité. Ainsi, l’élaboration politique et discursive d’une identité nationale concrète implique l’établissement d’un système de sexe/genre donné. Les différents articles montrent la pertinence de cette approche pour la compréhension de la construction nationale espagnole à travers des questionnements sur les représentations du corps de la nation, la nationalisation du genre ou la sexualité comme vecteur d’inclusion/exclusion de la citoyenneté.
http://www.casadevelazquez.org/publications/librairie-en-ligne/livre/genero-sexo-y-nacion-representaciones-y-practicas-politicas-en-espana-siglos-xix-xx/

• Andrée Michel, Féminisme et antimilitarisme, Editions iXe, 192 p., 18 euros. ISBN : 979-10-90062-15-3
Composé en deux parties – "la guerre contre les femmes" et "résistances féministes" – ce recueil rassemble, à côté d’articles de fond publiés dès les années 1980, les textes inédits d’interventions dans des colloques internationaux, notamment en Colombie, à l’invitation d’organisations féministes.
Pionnière des études sur le rôle et la place des femmes dans la famille et dans la société, féministe de la première heure, Andrée Michel est l’une des rares, en France, à travailler sur l’articulation du pouvoir d’État avec le puissant lobby de l’armement. Elle analyse la "culture de guerre" qui en découle en y introduisant les dimensions de la classe et du sexe, ce qui l’amène à qualifier l’industrie de l’armement de "formation sociale aggravée du patriarcat". Un modèle qui a pour conséquences inéluctables une extension des conflits armés et une aggravation des pauvretés qui frappent les hommes comme les femmes mais stigmatisent durablement les secondes. Les viols de guerre et la prostitution au service des armées ne sont que les exemples les plus connus, les plus frappants, des violences exercées à leur encontre.
http://editions-ixe.fr/content/féminisme-et-antimilitarisme-avant-propos-de-jules-falquet

• Paula Dumont, Les Convictions de Colette. Histoire, politique, guerre, condition des femmes, L’Harmattan, 280 p., 29 euros. ISBN : 978-2-336-00320-7
Contrairement aux idées reçues, Colette est avant tout une femme cultivée qui a été élevée dans l’esprit des Lumières par des parents républicains et libres-penseurs. On retrouve une opposition fondamentale entre les deux sexes tout au long de son oeuvre qui traite de la condition féminine. Les principaux sujets abordés sont l’avortement, la prostitution, l’inceste, le lesbianisme, l’initiation à la sexualité et l’emprise de l’homme sur la femme.
http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=38738

• Le Temps des médias, "Amour toujours...", n°19, 2012, 296 p. I.S.B.N. 9782365833875
L’ensemble des contributions qui composent ce dossier met en évidence
le rôle de deux révolutions amoureuses successives.
D’abord, après une très longue période durant laquelle priorité été
donnée à la conjugalité, aux dépens du sentiment et du plaisir, par
les moralistes ecclésiastiques ou laïcs, l’époque moderne voit
s’affirmer la revendication d’un sentiment partagé, y compris dans le
mariage. Ainsi, Hélène Duccini montre-t-elle en quoi la peinture de
Watteau et le théâtre de Marivaux, dont elle souligne les liens
étroits, donnent à un nouveau sentiment un nouveau langage, qui se
démocratise grâce à la circulation des gravures et au succès du
dramaturge-feuilletoniste.
Puis, au XXe siècle, le droit au plaisir prend son essor et culmine
lors de la révolution sexuelle des années 1960-1970, où il semble même
disqualifier toute sentimentalité (jugée démodée) ainsi que le mariage
en tant qu’institution. Toutefois, s’impose très vite un semblant de
postmodernité amoureuse, pendant du culte contemporain de la
performance lié à l’autonomisation de l’individu, qui enjoint tout un
chacun à s’accomplir en (ré)conciliant sentiment, conjugalité et
sexualité.
http://www.cairn.info/revue-le-temps-des-medias-2012-2.htm

• Françoise Hecq et Lucie Goderniaux, "Violences conjugales. Approches féministes", Etude 2/2012, 20 euros. Publication de l’Université des femmes.
La violence envers les femmes, et plus particulièrement la violence conjugale, est et reste une préoccupation essentielle du mouvement féministe, non seulement pour dénoncer le patriarcat et la domination masculine dans nos sociétés mais aussi pour en faire une question éminemment politique. Depuis sa création, l’Université des Femmes se penche sur ce phénomène en y approfondissant son analyse féministe. Militante engagée à l’Université des Femmes depuis de nombreuses années, Françoise Hecq suit prioritairement ce dossier, en relation avec les associations de terrain. Elle évoque dans la première partie de l’ouvrage son expérience au sein du Collectif contre les Violences Familiales et l’Exclusion (CVFE) de Liège. De 1998 à 2008, elle a animé un atelier au sein de la formation LEA pour les femmes victimes de violence. LEA a pour objectif de favoriser la réinsertion sociale et professionnelle des femmes particulièrement éprouvées dans leur vie personnelle.
La deuxième partie du livre présente le travail réalisé par Lucie Goderniaux, coordinatrice de la Maison plurielle à Charleroi, dans le cadre de son mémoire primé en 2009 par l’Université des Femmes. Elle s’intéresse plus particulièrement à la violence conjugale avec une approche innovante puisqu’elle envisage celle-ci dans un processus d’apprentissage transgénérationnel et accorde une place importante aux témoignages des femmes violentées.
http://www.universitedesfemmes.be/041_publications-feministes.php?idpub=166

• Le Pan poétique des muses, "La poésie des femmes romandes. Muses & Poètes. Poésie, Femmes et Genre", n°2|Automne 2012. ISSN = 2116-1046
sous la direction de Michel R. Doret
http://www.pandesmuses.fr/article-n-2-sommaire-110148882.html

• Gender & Development, "Beyond Gender Mainstreaming", Volume 20, Number 3, November 2012
Gender mainstreaming as an approach came out of the UN Fourth World Conference on Women held in Beijing, China, in 1995, where activists successfully lobbied the world’s governments to make a dramatic commitment to the way they approach gender justice and women’s rights. Today, many feel that gender mainstreaming has become anodyne, mechanical and depoliticised, and lacks the strength and revolutionary power to support women in poverty to respond to assaults on their rights at this time of complex crisis. This issue highlights the progress and the challenges of gender mainstreaming in international NGOs in widely varying contexts across the world, and the impact that this has had on the lives of women on the ground, their dependents and their communities.
In this issue, gender and development policymakers, practitioners, and feminist activists debate the progress of gender mainstreaming in development institutions and the state. The articles here come out of the Beyond Gender Mainstreaming Learning Project convened during 2011 and 2012 by Gender & Development and the UK Gender and Development Network - a network of UK-based international NGOs - which involved around 200 women and men from the global South and North.
http://www.genderanddevelopment.org/current.asp ?


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93526 Saint-Denis - Cedex 02
- permanence tous les mardis -
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