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Annonces du RING - 15 juillet 2006


Date de mise en ligne : [15-07-2006]




[Annonces du RING]

[Merci de me signaler vos informations concernant les colloques et
Séminaires de la prochaine rentrée... GG.]

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SOMMAIRE :
1. COLLOQUES :
- "Histoire des masculinités en France : 1789-1945", 22 septembre, Paris
- "L’autre dictature : Le régime franquiste et les femmes", 28-30 novembre,
Madrid (Espagne)
- "Genre et sociétés, France, Afrique, Monde, 19e-20e siècles", 6 et 7
décembre, Paris 7
2. APPEL A COMMUNICATIONS :
- "Histoire et actualité de la Haine : approches croisées", octobre 2007,
Poitiers
3. RAPPORT :
- "Position sociale et choix du conjoint : des différences marquées entre
hommes et femmes", rapport de l’Insee
4. PUBLICATION :
- "Genre et politiques urbaines locales : il est temps !!", Cahiers du DSU

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COLLOQUES :

- Journée d’études EFiGiES
"Histoire des masculinités en France : 1789-1945"
A Paris, le vendredi 22 septembre 2006, de 9h à 20h. Lieu exact à
préciser.
En collaboration avec l’Université de Caroline du Nord à Wilmington
(UNCW, Etats-Unis), l’Ecole doctorale d’histoire de l’Université Paris I –
Panthéon Sorbonne, le Centre de recherches en histoire du XIXe siècle
(Universités Paris I – Panthéon Sorbonne / Paris IV – Paris Sorbonne),
l’association pour le développement de l’histoire des femmes et du genre
“Mnémosyne”, l’association de jeunes chercheur-e-s en études féministes, sur
le genre et les sexualités “EFiGiES”, le Réseau Inter-universitaire et
inter-disciplinaire National sur le Genre (RING) et l’Observatoire de la
Parité (Service du Premier Ministre).
Comité d’organisation : Edward T. Costello (resident director du
Illinois Program in Paris / North Carolina Consortium of Universities,
Etats-Unis), Déborah Gutermann (doctorante en histoire contemporaine, Paris
VII), Gil Mihaely (docteur en histoire contemporaine, EHESS), Régis Revenin
(doctorant en histoire contemporaine, Paris I).
L’histoire des femmes et du genre, mais également l’histoire des
sexualités, et plus particulièrement les études lesbiennes et gays, ont
permis l’émergence d’une réflexion historique sur les hommes, non pas pensés
comme un universel, mais en tant qu’êtres sexués. Natalie Zemon Davis et
Joan Wallach Scott ont, les premières, défini, en histoire, le genre comme
une construction culturelle et sociale de la différence des sexes. Cette
avancée épistémologique majeure a permis que se développe une lecture sexuée
des événements et des faits historiques, articulée autour des notions de
domination et de pouvoir. Les cinq volumes de L’Histoire des femmes en
Occident (1991-1992) sous la direction de Michelle Perrot et de Georges Duby
rendent compte de cette nouvelle approche.
Dans cette optique, nous nous proposons d’organiser une journée d’études
pluridisciplinaire dans ses approches sur l’état des recherches en histoire
des masculinités en France entre 1789 et 1945. Nous nous intéresserons aux
constructions, discours, pratiques et représentations des masculinités et à
leur articulation avec les autres dimensions identitaires. Les relations
entre les femmes et les hommes, le rôle que ces dernières ont pu jouer dans
les processus identitaires masculins, ainsi que le rapport aux normes et la
définition conjointe des déviances et des marges, tout autant que le rapport
à l’“événement”, seront abordés, notamment par le biais des outils d’analyse
et d’interprétation tels que l’âge, l’appartenance ethnique ou nationale, la
classe sociale, le genre, l’orientation sexuelle, ou bien encore la pratique
religieuse...
Contact : regisrevenin@noos.fr
Programme de la journée :
9h : accueil (café, croissants...).
Présentation et remerciements (Régis REVENIN).
9h15 : introduction (Judith SURKIS).
9h30 – 10h45 : Amour, sexualité & guerre.
Présidence : Fabrice VIRGILI.
*Anne-Claire Rebreyend : « Perturbation dans le genre ? Une histoire d’amour
sous Vichy ».
*Patrice Arnaud : Les liaisons amoureuses franco-allemandes des requis et
prisonniers transformés dans le IIIe Reich : du mythe du Français séducteur
à l’inversion du genre ».
PAUSE d’un quart d’heure.
11h – 12h15 : Travail & masculinités.
Présidence : William POULIN-DELTOUR.
*Juliette Rennes : « Méritocratie et virilité, un impensé de la République :
France, 1880-1940 ».
*Paul Lagneau-Ymonet : « Genèse, pratiques et représentations d’une
homosociabilité d’affaires. Le cas de la Bourse de Paris, 1724-1988 ».
PAUSE DEJEUNER
14h – 15h15 : Justice, normes & violence.
Présidence : Philippe CHASSAIGNE.
*Bruno Hervé : « La Terreur au secours de la masculinité ? :
Re-constructions, discours et représentations des masculinités par la
justice révolutionnaire à Nantes, novembre 1793-février 1794 ».
*Nicholas C. Dobelbower : « Le topos pénitentiaire et la sexualité masculine
sous la Restauration ».
PAUSE d’un quart d’heure.
15h30 – 16h45 : Catholicisme & masculinités.
Présidence : Anne-Marie SOHN.
*Paul Airiau : « Le prêtre catholique : masculin, neutre, autre ? ».
*Sophie Heywood : « Petits garçons modèles : la masculinité catholique à
travers l’œuvre de la comtesse de Ségur ».
PAUSE d’un quart d’heure.
17h – 18h15 : Altérité, ethnicité & masculinités.
Présidence : Vernon A. ROSARIO.
*Carol E. Harrison : « Ethnographie française et masculinité dans la mer du
Sud à l’époque de la Révolution ».
*Julie Gaucher : « L’écriture de la masculinité noire dans les romans
sportifs : 1918-1945 ».
18h15 : conclusion.
Cocktail de clôture.

- Un congrès International intitulé "L’autre dictature : Le régime franquiste
et les femmes" aura lieu entre le 28 et le 30 de novembre de 2006 à Madrid
(Espagne).
Pour toute renseignement :
http://www.uc3m.es/uc3m/inst/MU
e-mail : bheras@hum.uc3m.es

- "Genre et sociétés, France, Afrique, Monde, 19e-20e siècles"
Deuxièmes journées d’études doctorales organisées par Odile Goerg (Paris 7,
SEDET) et Gabrielle Houbre (Paris 7-IUF, ICT).
Mercredi 6 et jeudi 7 décembre 2006
Université Paris 7-Denis Diderot/Institut universitaire de France
Consacrées aux problématiques du genre, ces journées d’études doctorales
souhaitent mettre en relation des étudiant-e-s travaillant sur des
thématiques communes mais sur des espaces différents. Elles doivent leur
permettre de partager et de confronter leurs démarches méthodologiques et
épistémologiques, leurs analyses et leurs hypothèses de travail.
Les axes privilégiés, mais non exhaustifs, sont :
- formation et carrières professionnelles
- corps et sexualités
- normes et déviances
Les interventions seront de 20 mn. Une large place sera laissée aux
discussions.
Les doctorant-e-s intéressé-e-s sont invité-e-s à envoyer, avant le 15
juillet, un résumé de leur projet d’intervention consacré à un aspect
particulier de leur recherche et non à la présentation globale de leur
thèse. Ce résumé n’excédera pas 1 500 signes et sera accompagné par un court
CV envoyé par pièce jointe (sous word) à :
Gabrielle Houbre : houbre.gabrielle@paris7.jussieu.fr

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APPEL A COMMUNICATIONS :

- Avant le 22 septembre 2006
"Histoire et actualité de la Haine : approches croisées"
Université de Poitiers, UFR SHA, 8 rue Descartes, 86022 Poitiers cedex
Comité d’organisation : Jean-Claude Bourdin (CRHIA), Frédéric Chauvaud
(GERHICO),
Ludovic Gaussot (SACO), Christian Hoffmann (ERPC)
Ce colloque se tiendra à l’Université de Poitiers les 11, 12 et 13 octobre
2007

*[Une intervention sur une dimension "genre" serait la bienvenue.]*

Depuis les années 1960, la haine est évoquée dans les travaux
historiques sans pour autant avoir fait l’objet de recherches spécifiques.
Lucien Febvre, l’un des fondateurs des Annales, avait déjà souligné qu’il
faudrait un jour entreprendre une histoire de la haine qui constituait un
véritable objet historique. Depuis, les historiens se mettant à l’écoute des
anthropologues se sont attachés plus particulièrement aux violences
interpersonnelles, aux modes résolutions de conflits et aux formes de la
régulation sociale. Ils se sont ainsi intéressés à l’histoire de la
vengeance, ont commencé à explorer les “sentiments envieux”, la jalousie,
les inimitiés et les rivalités. Les haines collectives, comme la peur de
l’Autre et l’aversion pour l’étranger ont également donné lieu à
d’importants développements qu’il faudrait “revisiter”. Il importe aussi de
procéder à une relecture des travaux sur les guerres civiles. Mais il
conviendrait d’interroger, indépendamment de l’échelle, de l’individu au
groupe, de la classe à la nation les formes de la haine. Sans aucun doute,
faudrait-il s’attacher aux modalités de la haine, aux lieux où elle
s’exprime, à ces effets individuels et sociaux.
La haine n’est pas en tant que telle un objet spécifique clairement
identifié ni par la sociologie, ni par la psychologie sociale. Pourtant, à
travers leurs préoccupations respectives, l’intégration, la cohésion, le
lien social, le rapport à l’autre et à soi, et en utilisant parfois des
notions plus ou moins proches (rejet, exclusion, discrimination,
stigmatisation, etc.) sociologues et psychologues sociaux traitent souvent
des conditions sociales et psychologiques de la « pacification des mœurs »
tant finalement collectives qu’individuelles et interindividuelles. Le
présent colloque sur la haine sera l’occasion de faire le point sur ces
questions et d’apporter des éclairages sur des phénomènes plus contemporains
(haine ethnique, religieuse, etc.).
La haine est pour la psychopathologie un fait clinique. Ce qui signifie
sa causalité psychique et nécessite la prise en considération de ses
conséquences sociales. Deux exemples sont particulièrement distingués, à
savoir la haine jalouse et la haine de l’être. La haine jalouse se modèle
sur l’expérience du frère appendu au sein maternel telle que Saint Augustin
l’a traduite dans ses Confessions, le sujet s’y percevant comme dépossédé de
l’objet de son désir. La haine de l’être vise une personne à laquelle est
supposé un savoir plus parfait et dont les conduites ou les propos sont
alors exécrés. Ce qui a été le cas de certains scientifiques en avance sur
leur époque comme Galilée, Cantor, Freud et d’autres. Ainsi, nous voyons que
la haine est articulée à l’Autre et au savoir, le prochain, le père, Dieu,
l’institution. Elle fait symptôme dans le lien social. C’est ainsi que nous
appréhendons dans nos recherches la haine comme symptôme du sujet dans le
lien social.
Si la haine est abordée dans la philosophie présocratique d’un point de
vue mythologique et prend place dans une ontologie, la pensée antique
classique et l’âge moderne ont préféré l’analyser dans le cadre d’une
théorie des passions ordonnée à une perspective morale.
La réflexion contemporaine sur les masses, le totalitarisme, les génocides
ont conduit à réfléchir sur la haine dans une problématique politique qui
s’interroge sur les formes du mal et se demande comment il est possible de
surmonter des périodes où la haine politique, religieuse, raciale, ethnique
a semblé être la passion politique dominante. Les expériences de
Réconciliation menées dans certains pays (l’Afrique du Sud, le Rwanda)
amènent à s’interroger moins sur les causes de la haine politique que sur
ses effets sur les possibilités de passer à un nouvel ordre politique. La
haine pose ainsi les problèmes du pardon, de la punition, de la mémoire et
de la réconciliation en politique.
Les propositions de communication (nom, prénom, fonction, adresses
électronique et postale, titre, quinze lignes de présentation) devront être
envoyées pour le 22 septembre 2006. Les organisateurs du colloque vous
donneront d’autres précisions en décembre 2006. Une publication est d’ores
et déjà prévue.
Vous pouvez envoyer votre proposition de communication à :
jacky.martin@univ-poitiers.fr
Les droits d’inscription fixés à 100 euros comprennent pour les auteurs de
communication retenus l’accueil, l’ébergement (2 nuitées), le dîner du
colloque, les Actes du colloque.
http://www.sha.univ-poitiers.fr/Publier/communication_histoire_de_la_haine%2
0F.Chauvaud.doc

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RAPPORT :

- "Position sociale et choix du conjoint : des différences marquées entre
hommes et femmes"
Par Mélanie Vanderschelden (division Enquêtes et Études démographiques
de l’Insee) :
"Certaines professions sont nettement plus féminisées que d’autres.
Ces disparités d’emplois entre hommes et femmes sont de nature
à favoriser l’union de personnes de positions sociales différentes.
Elles expliquent d’ailleurs, davantage que les préférences individuelles,
la fréquence des couples dans lesquels l’homme a une position plus élevée
sur l’échelle sociale que celle de sa conjointe. L’homogamie, ou l’union
de deux personnes du même groupe social, est toujours importante
et concerne l’ensemble de la population, même si elle est beaucoup plus
marquée pour les agriculteurs et les cadres que pour les employés.
Le niveau d’études module toutefois l’effet du groupe social sur
l’homogamie : contrairement aux ouvriers, les cadres sont d’autant plus
homogames qu’ils sont diplômés. Le mariage, le rang de l’union ainsi que
l’âge à la mise en couple ont un pouvoir explicatif très faible sur
l’homogamie. En revanche, avoir une position sociale semblable à celle de
son père prédispose davantage au choix d’un conjoint de même groupe
social. "
Source : http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/DONSOC06c.PDF

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PUBLICATIONS :

- Le Centre de ressources et d’échanges pour le développement social et
urbain réalise "Les cahiers du DSU", revue thématique trimestrielle destinée
aux acteurs de la politique de la ville.
Le dernier numéro paru (n°44) s’intitule :
"Genre et politiques urbaines locales : il est temps !!"
Malgré des inégalités persistantes entre les femmes et les hommes, les
politiques publiques locales se sont peu saisies de cette question. Ce
Cahier revient sur les problèmes sociaux inhérents aux relations
femmes-hommes , en particulier dans les territoires urbains fragilisés.
Analyses, expériences locales, éléments de méthodes sont présentés pour
sensibiliser les acteurs locaux des politiques publiques. Prendre en compte
les besoins spécifiques des femmes, soutenir les dynamiques féminines pour
redonner aux femmes leur place dans l’espace public, déconstruire et
transformer les rapports entre les femmes et les hommes : ce numéro apporte
des éclairages sur la façon de construire des politiques locales globales,
au regard du genre. Il constitue donc une invitation à l’action, pour
oeuvrer, dans la durée, à des rapports plus égalitaires dans la ville.
Sommaire : http://www.crdsu.org/gestion/doc/crsommaire.pdf


RING
(Réseau Interuniversitaire et
interdisciplinaire National sur le Genre)
Bâtiment D - Salle 226
Université Paris 8
2 rue de la Liberté
93526 Saint-Denis - Cedex 02
tél. 01 49 40 73 49
mél ring@iresco.fr
http://www.univ-paris8.fr/RING

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