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Appel à contributions

EFiGiES, "Transgresser le genre : enjeux et (re)configurations"

Avant le 1er octobre - Paris


Date de mise en ligne : [01-10-2009]




Organisée par l’association EFiGiES (association de jeunes chercheur.e.s en études féministes, genre et sexualités,
http://www.efigies.org), cette journée d’étude se tiendra en janvier 2010 à Paris (le lieu et la date seront précisés ultérieurement).
Elle propose de donner la parole à de jeunes chercheur.e.s (étudiant.e.s en masters, doctorant.e.s, post-doctorant.e.s) pour
esquisser un aperçu des recherches en cours sur les questions de transgression des normes de genre.

Présentation :

De nouvelles manières de penser les frontières du genre et d’appréhender les modes de transgression des normes sexuées
apparaissent aujourd’hui mais manquent encore de visibilité dans la recherche actuelle. Cette journée d’étude sera l’occasion de les
présenter et de les mettre en débat par le biais de perspectives interdisciplinaires et internationales.

C’est parce que le genre fait loi que l’on peut parler de transgressions de genre. La transgression, acte interdit – tant du point de
vue matériel que symbolique – suscite réactions et sanctions, dont les modalités peuvent être diverses (négation, invisibilisation,
exclusion, répression). Pensant la transgression comme une thématique au carrefour de la norme et de la subversion/du
changement, il s’agira de comprendre son inscription temporelle, sa matérialisation dans les corps, et sa réception dans l’espace
social et politique.

La journée d’études se déclinera autour de deux axes.

L’art et la manière de transgresser

Les frontières posées par le genre ne sont pas figées et leur transgression participe de leur (re)définition dans le temps et
l’espace. Qui exprime une volonté de s’affranchir des frontières sexuées ? Quand, où, comment et pourquoi ? A titre indicatif,
il est possible de distinguer un certain nombre de dimensions selon lesquelles une transgression peut s’opérer :
individuellement (par exemple, par un comportement sexuel déstabilisant les normes) ou collectivement (notamment par les
luttes féministes qui remettent en cause la répartition hiérarchique des rôles sociaux) ; volontairement ou non ; en pratique
et/ou en théorie ; au sein de l’espace privé ou de l’espace public.
L’analyse des transgressions de genre devra être reliée à leurs conditions d’expression et de réalisation : transgresse-t-on de la
même façon – et les mêmes interdits – selon les époques, les milieux sociaux et aires géographiques, selon son appartenance
au groupe des femmes ou à celui des hommes ?
Se pose aussi ici la question des représentations, entendues à la fois comme lieux de transgression des représentations
normatives (subversions féministes ou queer, par exemple, qui visent à déconstruire des rapports de pouvoir et des identités
assignées), et comme outils de visibilité des transgressions de genre par celles et ceux qui en sont les actrices/acteurs :
comment ces transgressions sont-elles représentées au cinéma, dans les média, l’art, la littérature... ?

Il ne s’agira pas de poser un simple constat d’inégalité mais de construire une analyse des controverses et polémiques, reflets
des enjeux de la subversion de l’ordre de genre.

Répression et résistance(s)

La transgression constituant un acte interdit, elle expose celles et ceux qui en sont les actrices/acteurs à un rappel à l’ordre.
Sous quelles formes se manifeste ce dernier ? Intervient-il différemment selon les époques et les formes de la transgression ?
Sont attendues des contributions qui couvrent cette dimension et s’attachent aux actes et/ou aux discours sanctionnants
(médias et traitement des transgressions, construction d’un appareil de répression juridique, politique, médical…).
Les stratégies développées pour résister à la normalisation de genre et à la banalisation des formes de transgressions seront
également mises en lumière, qu’il s’agisse par exemple de la mise en place de collectifs et associations ou bien de contrediscours
à la couverture médiatique des transgressions. On pourra notamment s’interroger sur les ruptures éventuellement
induites, dans le temps et dans l’ordre de genre, par la persistance des transgressions en tant qu’actes et/ou symboles. En
d’autres termes, explorer la force performative et d’action des transgressions dans un système patriarcal et binaire dominant.

A travers ces deux axes, on tentera de déterminer dans quelle mesure les regards portés par la jeune génération de chercheur.e.s sur les transgressions du genre contribuent, entre autres, à reconfigurer la pensée féministe.

Les propositions de communication (1 page) doivent être adressées au plus tard le 1er octobre 2009 à l’adresse :

transgression2010@gmail.com

Comité d’organisation :

Soline Blanchard, Magdalena Brand, Fanny Bugnon, Solenn Carof, Caroline Fayolle, Lola Gonzalez, Julie
Guillot, Nora Natchkova

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