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Transnationalisation et hybridation des discours et pratiques liés au genre : outils, méthodes, épistémologies

Avant le 30 septembre -Lausanne


Date de mise en ligne : [02-09-2014]



Mots-clés : théorie


Section Thématique 8 du CoSPoF 2015 6ème Congrès des associations francophones de Science Politique

Lausanne 5-7 février 2015.

Coordinatrices :

Ioana Cîrstocea, CNRS, UMR 7363 SAGE Strasbourg, ioana.cirstocea@misha.fr Pascale Dufour, département de science politique, Université de Montréal, pascale.dufour@umontreal.ca Isabelle Giraud, Institut des Etudes genre, Université de Genève, isabelle.giraud@unige.ch Bérengère Marques-Pereira, Metices, Université libre de Bruxelles, bmarques@ulb.ac.be

Argumentaire :

La production et la diffusion transnationales des discours institutionnels, militants et théoriques féministes posent un nombre important de défis en termes de construction d’objets de recherche. Ces processus concernent des échelles d’action et des acteurs variés, des domaines multiples (santé, environnement, agriculture, éducation, économie) et des espaces en général considérés de façon disjointe (espace politique, militant, académique). Au carrefour des études genre, de la sociologie des mobilisations transnationales et des travaux de sociologie politique, quelles boîtes à outils mobiliser pour saisir ces phénomènes complexes ?
Cette section thématique propose un espace de dialogue pluridisciplinaire et d’échange méthodologique à partir d’expériences de recherche sur des terrains contrastés. Pourraient être abordés des réseaux militants transnationaux et des mobilisations transnationales, des campagnes politiques nationales et internationales de prévention des discriminations et de dénonciation des inégalités et des violences, mais aussi la sociogenèse et la mise en place de nouveaux programmes d’action publique orientés par le principe du gender mainstreaming (comme l’ « ABCD de l’égalité » en France) ou encore les processus d’établissement et d’institutionnalisation de nouvelles niches académiques (comme les études de/sur le genre devenues discipline à part entière dotée de budgets et ressources institutionnelles). Nous proposons d’inscrire les communications selon deux axes, l’un méthodologique, l’autre épistémologique :

1. Axe méthodologique Quels choix pour saisir les multiples dimensions d’un objet ? Comment choisir concrètement un lieu d’observationlorsqu’on travaille sur un processus de transnationalisation qui est un phénomène multi-niveaux ? Comment circonscrire un terrain d’enquête et les acteurs à observer ? Comment rendre opérationnelles certaines théories (par exemple l’intersectionnalité) ou certains concepts (citoyenneté, espace, solidarités), surtout lorsqu’il est difficile d’inscrire son objet dans un sous-champ disciplinaire précis ?
Les communications attendues devraient illustrer une pratique de l’interdisciplinarité en actes, proposant de réfléchir sur des chantiers de recherche, à partir d’exemples circonstanciés afin de montrer comment construire une démarche de recherche.

2. Epistémologie des « points de vue situés »
1) Quels seraient les apports spécifiques de la « perspective genre » à l’analyse et la compréhension de la transnationalisation ? Quels sont les liens entre l’approche disciplinaire et la perspective de genre ? Quels sont les usages distincts de la notion de « transnational » dans les dialogues entre politologues, sociologues, historien-ne-s et géographes qui adoptent une perspective de genre ? Comment construire une démarche pertinente avec une perspective de genre sur le genre, dès lors que cette notion traverse les frontières, parcourt les continents et acquiert un caractère polysémique ? Les communications attendues aborderont les transformations de sens et de contenu, la manière dont la notion de genre devient une catégorie d’action publique des Etats, en deçà et au-delà.
2) Peut-on parler d’apports spécifiques des points de vue situés ? Si les traditions nationales de recherche continuent à être prégnantes, la socialisation professionnelle des chercheurs, elle, est de plus en plus internationale et elle est même un prérequis lorsqu’il s’agit d’étudier des objets transnationaux. Quelles sont donc les conditions épistémologiques et méthodologiques qui favorisent, en francophonie, l’innovation dans les analyses de la transnationalisation sur des problématiques genrées largement dominées par la production académique anglophone (concepts, théories, circulation des idées) ? Dans quelle mesure les points de vue féministes – indisciplinés par excellence - sont-ils sont en mesure de renouveler les objets, la réflexivité et les acquis disciplinaires de la science politique ? Les communications peuvent aussi bien relever d’une revue de la littérature critique que de questionnements transversaux à plusieurs recherches appréhendant la transnationalisation et l’hybridation des discours et des pratiques liés au genre.

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