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Conférence Internationale de Géographies des Sexualités

La question des (hétéro)normativités sexuelles : un regard sur les performances spatiales des privilèges

Avant le 18 avril - Lisbonne


Date de mise en ligne : [16-04-2013]



Mots-clés : géographie


2ème Conférence Internationale de Géographies des Sexualités, Lisbonne, 5-7 Septembre

Session organisée par : Karine Duplan (Université de Paris-Sorbonne, UFR de Géographie)

Présentation :

Les géographes se sont, au cours des deux dernières décennies, attachés à démontrer que l’espace est un construit social dont les dimensions sexuées et sexuelles méritaient d’être analysées. Cet ensemble de travaux en pleine croissance a plus récemment porté son attention sur la façon dont l’espace est activement construit comme hétérosexuel, en se concentrant sur les expériences de l’espace du quotidien des « Autres sexuels » (Oswin 2008). Les géographes s’intéressent ainsi à cette norme hégémonique de sexualité en interrogeant la façon dont elle est construite dans l’espace, de celui du corps à celui de la ville et jusqu’à l’espace mondialisé, mettant au jour le fait que l’hétérosexualité est produite spatialement tout comme elle contribue au façonnement de l’espace au moyen des performances corporelles qui y prennent place. Ces performances partent du corps lui- même en tant que site de rencontre entre les interactions sociales et le lieu (Ahmed 2000). Elles contribuent également à « ...the relational (re)constitution of bodies as sites and sights » (Browne 2006). Néanmoins, l’hétérosexualité est expérimentée et vécue différemment selon les individu.e.s, en fonction de leurs identifications sociales de classe, de race et de sexe (Binnie 2011 ; Taylor 2011). Cette « Sainte-Trinité » classe/race/sexe tend à isoler la sexualité des autres relations de pouvoir existantes telles l’âge, l’(in)capacité et la religion (Brown 2012), et les géographies des sexualités paraissent alors se concentrer sur les lieux qui « evince particular intersecting identities over others » (Valentine, 2007). Ainsi, les espaces queer mettent en lumière la façon dont l’hétéronormativité est spatialement performée et réitérée, à l’articulation de différents types de privilèges.
Cette session est ouverte aux contributions - en français ou en anglais, éventuellement en espagnol - qui souhaitent interroger l’hégémonie de l’hétérosexualité à partir de différents points de vue et études de cas. Elle invite en particulier à étoffer la distinction entre hétérosexualité et hétéronormativité, en mettant en évidence la façon dont les normativités sexuelles sont (re)produites au travers de la répétition quotidienne de normes fictives en matière de sexualité, race, classe, sexe, âge, (in)capacité, religion, notamment. Ces différentes normativités sexuelles pourront également être interrogées en relation avec les pratiques de consommation et de marchandisation à l’œuvre dans la mondialisation, le tourisme et les questions de mobilité (Puar 2002).

Merci d’envoyer vos résumés d’environ 250 mots, accompagnés de vos nom, affiliation institutionnelle si il y a lieu et adresse mèl à karineduplan@yahoo.fr pour le 18 avril 2013 au plus tard.

Pour plus d’informations sur le colloque : http://egsc2013.pt.to/

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