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Le Genre de la révolte

Féminismes noirs

21 décembre - Paris 8


Date de mise en ligne : [17-12-2012]



Mots-clés : féminisme


Séance de l’Atelier Genre « Le Genre de la révolte », Campus Condorcet 2012/2013 Paris 1, Paris 8, EHESS, INED, Centre d’études féminines et d’études genre, Université Paris 8

21 décembre 2012 (salle de conférence RDC) : Féminsimes noirs

de 16h à 18H30 au CNRS - 59/61 rue Pouchet 75017 (salle de conférence rdc)

Intervenantes :

Françoise Vergès (Comité pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage) -
Annabel Guérédrat (Chorégraphe, performeuse martiniquaise, créatrice de Women)

Présentation :

Le Printemps Arabe a été marqué par l’implication majeure des femmes dans les mouvements organisés ou spontanés qui ont renversé les régimes autocratiques en place en Tunisie ou en Egypte en dépit d’une répression acharnée (sanglante même, comme en Syrie où la situation demeure tragique).
De ce côté de la Méditerranée, les images de femmes en révolte – voilées ou non – affrontant la police et les milices interrompent le flux continu de représentations stéréotypées communément diffusées sur la masculinité (voire la virilité) de la révolte – comme en témoignent, par exemple, la figure du révolté libyen fêtant armé la chute du régime, du militant masqué londonien lors des récentes manifestations, du manifestant réunionnais ou encore du « jeune des banlieues ». Or, ces images de femmes en révolte rompent également avec des représentations de « la » femme arabe ou musulmane par définition victime sans défense de la violence patriarcale.
La problématique de la violence n’en demeure pas moins cruciale et la place Tahrir constitue, à ce titre, le lieu paradigmatique de la complexité des rapports de genre, mais aussi de classe et de « race » (cf. les violences sexuelles subies par les manifestantes ou les journalistes présentes sur la place), se jouant en contexte de révolte.
Bouleversant un ordre social et politique liberticide, la réappropriation de l’espace public (de la rue, des assemblées comme des urnes) par les manifestantEs est le symbole d’un élan démocratique dont l’organisation d’élections mais aussi la pérennisation à moyen ou long termes d’une certaine culture de la révolte détermineront son caractère proprement révolutionnaire ou non. Toutefois, en choisissant de travailler sur le genre de la révolte, il n’est pas question de postuler une équivalence simpliste, ni même d’établir une échelle de valeur entre révolte et révolution, d’autant plus, qu’en matière de genre, les « grandes » révolutions ont souvent été inachevées.

Contacts :

Elsa Dorlin (elsa.dorlin@univ-paris8.fr) et Marie-Dominique Garnier (Mariedogarnier@gmail.com)

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