RING


Accueil > Actualité du genre > Appels à contributions > Frontières identitaire et représentation de l’altérité. Inégalités, mobilités, (...)

Appel à contributions

Frontières identitaire et représentation de l’altérité. Inégalités, mobilités, reconnaissance

Avant le 30 septembre - EHESS


Date de mise en ligne : [05-07-2011]




École des Hautes Études en Sciences Sociales
Journée d’Études - 27 Janvier 2012

 Groupe de Recherche « Frontières Identitaires »

Organisateurs

Lenita Perrier (EHESS-CEAF)
Pascale Gruson (Institute Marcel Mauss, CNRS, EHESS-CEMS)
Zubeida Abdulkhaliq (EHESS-CADIS)

Présentation :

Au début du 21ème siècle, les sociétés nationales (Etats-Nations), du fait d’un monde économique plus globalisé, se reconfigurent de manière significative. Les frontières culturelles et territoriales des Etats-Nations s’estompent tantôt au niveau politique tantôt au niveau socio-économique. En Amérique latine nous avons assisté, entre autres, à la montée de divers mouvements sociaux soulignant le réveil d’identités ethniques et raciales tels les indiens [amérindiens], les descendants d’esclaves africains, les descendants d’immigrants japonais ou encore les populations métisses du monde rural représentées par les mouvements des sans-terres. De surcroît, la multiplicité des ONG comme vecteur des revendications sociales et politiques de la vie citoyenne s’inscrit dans des dynamiques démocratiques. L’Europe, pour sa part, a fait le choix d’un bloc économique au sein duquel les directives de la communauté européenne sont devenues le référent d’un pacte européen complexe où l’entente n’est guère moins difficile. Dans ce contexte particulier, les diverses filières
migratoires, au cours des dernières décennies ont fait naître de nouveaux brassages culturels et des enjeux géopolitiques réarticulés sur des nouvelles bases. 

Cette journée d’études vise à faire ressortir la dynamique des frontières identitaires situées sur les interstices de mouvements sociaux nationaux et transnationaux traversés par de nouveaux référents capables de représenter les cultures occidentales et orientales dans leurs particularités, mais aussi dans leurs similitudes, et dans les transformations plus ou moins marquées par les luttes antiracistes et les revendications d’une reconnaissance citoyenne élargie. Le monde est de ce fait devenu moins étanche et de surcroît une multitude de voix croisées s’élèvent et se transforment en véritable moteur des revendications individuelles et/ou collectives. On observe que dans le contexte des inégalités socio-économiques, politiques et culturelles, ces divers mouvements font écho aux postulats forts et emblématiques du « vivre ensemble » (Touraine) dans un monde multiple cherchant ses repères à partir d’autres différentiels capables de « parler une langue commune, partagée par tous ». Dans ce sens, l’accent est mis sur l’analyse des rapports relationnels de cohésion, de croisement et d’interdépendance qui définissent la dynamique des frontières identitaires dans ses multiples cadres normatifs et représentatifs.

Cette problématique s’ouvre sur deux axes principaux :

(I) L’analyse des rapports sociaux autour du vécu des inégalités sociales, raciales, culturelles, économiques et politiques définissant de manière tangible la vie des sujets pris dans les rapports de pouvoirs réels et/ou subjectifs plus au moins difficiles à appréhender.

D’une part, l’analyse de questions liées aux inégalités ethniques/raciales, de genre, de sexe et de « classe », comprise de façon étendue plutôt qu’isolée ou étanche suggérant l’idée d’intersection, et, d’autre part, des nouvelles identités politiques, sociales, culturelles, raciales, nationales, transnationales, régionales qui se trouvent repositionnées, réinventées ou reconstruites et soulignent les enjeux d’un monde chaque fois plus globalisé et traversé par de nouveaux récits fondés sur une multitude des points de vue propres au foisonnement culturel du monde moderne.

(II) Les questionnements sur les pratiques qui s’articulent autour de mobilités spatiales, territoriales et sociales très diverses.

Nous proposons ici de saisir la complexité des relations entre une identité territoriale et l’altérité qui en résulte, altérité perceptive. Dans cette perspective, les motivations économiques, politiques, culturelles et sociales sont examinées à partir de l’identification de l’espace et sous le prisme de l’appropriation, de la dominance, du sentiment d’exclusion (d’injustice), ainsi que des formes de reconnaissance individuelle et/ou collective. 

Calendrier :

Les propositions de communication devront être envoyées dans une des deux langues : français ou anglais (une page). 

Réception des résumés : 30 septembre 2011
Résultat de sélection des propositions : 30 octobre 2011

Réception des communications : 30 novembre 2011

Contact :

lperrier@msh-paris.fr

Infos :

http://frontieres.hypotheses.org

Haut de page

Fichiers de syndication :


Statistiques :


Le site contient 4383 articles

Info / contacts :


Navigation / Syndication :