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Des militantismes féministes à la prise en charge des violences : genèse d’un problème public

Avant le 13 mars - Lausanne


Date de mise en ligne : [17-02-2015]



Mots-clés : féminisme | violence


Groupe de coordination :
Marylène Lieber, Unige, Kristina Schulz, Unibe, Thierry Delessert, Unil, Marta Roca i Escoda, Unil.

Congrès Suisse de Sociologie

Université de Lausanne, 3-5 juin 2015

Argumentaire :

En Suisse, les violences sexuelles se sont constituées comme un problème public dès les années 1970-80. Aussi le Code Pénal (CPS) et le Code Civil (CCS) ont-ils connu plusieurs révisions aboutissant à l’acceptation de ces réalités, à l’exemple de la révision du CPS admettant le viol conjugal (1992) ou encore de la loi sur l’aide des victimes (1993). Les révisions des années 1970, puis les débats parlementaires des années 1980-90 ont été accompagnés, et souvent devancés, par des mobilisations féministes cantonales et nationales. Depuis le début des années 1970, les divers mouvements de libération des femmes et d’autres groupes féministes ont contribué à dénoncer les violences contre les femmes comme l’une des conséquences – dramatique – des oppressions des femmes dans le patriarcat. Les mouvements féministes ont ainsi dénoncé l’ubiquité des violences masculines et mis à disposition un réseau d’institutions autogérées d’aide aux femmes victimes, allant des maisons pour femmes battues jusqu’aux permanences téléphoniques.

Cet atelier veut documenter et analyser, au travers de recherches socio-historiques, les actions des mouvements féministes suisses dans leurs entreprises politiques de dénonciation et de problématisation. Quelques axes peuvent être ainsi envisagés :

1) Violences sexuelles : en quoi les discours féministes ont-ils contribué à définir les contours de la législation suisse ? Quels autres référentiels ont-ils été mobilisés et quels ont été les divergences et les points d’accords ? Comment la question du viol conjugal, notamment, est-elle parvenue à faire suffisamment consensus pour aboutir à la révision du CPS de 1992 ?

2) Violences domestiques : les violences domestiques ont connu différentes appellations, allant du problème des femmes battues à celui des violences conjugales. Comment les diverses associations et groupe de soutien ont-ils qualifié le problème et quels sont les enjeux de ces qualifications ? En quoi la loi sur l’aide aux victimes a-t-elle modifié les actions des diverses associations et groupes de soutien ?

3) Fédéralisme et genèses cantonales des aides et soutiens aux victimes : les divers cantons n’ont pas connu les mêmes formes de mobilisations féministes et celles-ci ne se sont pas toujours attaquées aux mêmes questions. Quelle incidence cela a-t-il eu en termes d’institutionnalisation de la question et de définition du problème dans divers cantons ?

4) Hétéronormativité et oppression : les actions développées dans le cadre des luttes contre les violences faites aux femmes s’inscrivent généralement dans le référentiel hétéronormatif dominant qui a été (et est toujours) dénoncé par les mouvements lesbiens. Qu’en est-il des diverses façons de penser les violences dans cette perspective ? Quels ont été les enjeux ?

Les propositions de communication d’une page maximum sont attendues pour le 13 mars 2015 au plus tard et à envoyer à l’adresse mail suivante : marylene.lieber@unige.ch. Les personnes retenues recevront une réponse avant le 27 mars 2015.

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