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Femmes, violences, résistances

Avant le 30 avril


Date de mise en ligne : [16-03-2015]



Mots-clés : violence


Le groupe de recherches féminines affilié au laboratoire PHILAB de la Faculté des Sciences Humaines et Sociales de Tunis a le plaisir de diffuser son appel à contribution pour le projet d’ouvrage collectif intitulé « Femmes, Violences et Résistances » (2016).

Argumentaire :

Les violences sur les femmes s’exercent tous les jours dans nos sociétés. Elles revêtent des formes multiples, elles sont physiques, sexuelles, psychologiques, verbales et surtout symboliques. Elles seraient aussi fréquentes à l’intérieur qu’à l’extérieur du foyer. Malgré les avancées considérables qu’on observe dans plusieurs contrées dans le monde en matière de droits des femmes, les chiffres attestent de la persistance, voir de l’augmentation de ces violences. Plusieurs organismes internationaux révèlent le caractère global, quasi-universel des violences faites aux femmes. Loin d’être cantonnée dans la sphère privée, la violence fondée sur le genre se manifeste de tout temps et concerne des espaces diversifiés : la rue, les espaces de loisirs, du travail, de l’éducation, des soins, dans les expressions artistiques (cinéma, littérature, théâtre, etc…), dans les médias et l’espace virtuel. En temps de guerre, de conflits ou de révolutions, cette violence est même instrumentalisée en vue de soumettre des groupes ou des nations en entier. Dans la littérature scientifique, la violence faite aux femmes a souvent été liée à la structure patriarcale de la société (Kristin, 2001). Les hommes ou les femmes, les exercent volontairement ou à leur insu, afin de maintenir les femmes dans leur statut inférieur et de défendre une certaine hiérarchie des sexes biologiques. La récurrence des violences fondées sur le genre nous place néanmoins face à une question fondamentale : En quoi sont-elles révélatrices du malaise dans nos sociétés ? Sont-elles uniquement les résultantes d’une « politique des corps féminin » propre aux sociétés patriarcales ? Et enfin, quelles réponses peuvent nous apporter les sciences humaines et la littérature ?
L’objectif de cet ouvrage collectif est de croiser les regards entre différentes disciplines afin d’offrir des grilles de lecture en mesure d’appréhender la violence fondée sur le genre. Au risque de s’aventurer dans un champ de recherche miné et faisant l’objet d’innombrables préjugés, ces contributions pluridisciplinaires visent à mettre en perspective les recherches existantes sur le vécu de la violence au féminin dans différentes aires culturelles afin de les comparer et d’en dégager les continuums. Quand elle fait irruption dans la vie du sujet, la violence suscite conjointement de l’intériorisation et de la résistance. Parfois, souvent même, elle entraîne les deux en même temps. Comment ces deux dimensions sont-elles intriquées l’une dans l’autre ? Comment sont-elles vécues, exprimées et décrites ?

Les participants sont appelés à envoyer des propositions de textes pouvant être insérés dans les axes suivants, sachant que cette classification n’est pas exhaustive :
1- La violence fondée sur le genre, sa description, ses facteurs et son ethnographie dans la sociologie et l’anthropologie.
2- L’évolution des violences faites aux femmes et leurs formes à travers l’histoire.
3- Quel regard la philosophie porte-elle sur cette violence ?
4- Comment la littérature est-elle devenue un espace pour affirmer et/ou dénoncer les violences faites aux femmes ?
5- La violence a plusieurs visages, elle est parfois contenue au sein même du corps de la langue et des dialectes. Que nous apprend la linguistique à ce sujet ?
6- La violence implique toujours des répercussions sur le sujet, en même temps elle est subjectivée. Comment la psychologie nous éclaire-t-elle sur cette question ?

Modalités :

Les participants sont priés d’envoyer des résumés de leur contribution (300 à 400 mots) ainsi qu’une brève note biographique au plus tard pour le 30 avril 2015 conjointement à :
Hager Ben Driss (IPELSHT, Département des langues, Université de Tunis) : bendrisshager@gmail.com
Meryem Sellami (FSHST, Département de Sociologie, Faculté des Sciences Humaines et Sociales, Tunis) : meryem_sellami@yahoo.fr
Les participants retenus seront appelés à soumettre leurs textes au plus tard le 1 décembre 2015.

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