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[Annonces du RING] - 15 janvier 2015


Date de mise en ligne : [19-01-2015]




[Annonces du RING]

// http://www.univ-paris8.fr/RING/index.php \\

[N’hésitez pas à m’adresser vos informations.
Les Annonces sont envoyées le 1er et le 15 du mois. Une info reçue le 16 pour le 30 ne paraîtra pas...]

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SOMMAIRE :
1 - COLLOQUES :
• "Féminisme et médias", 15 janvier, Paris
• "Les mineurs délinquants : genre et parcours pénal", 15 janvier, Paris
• "Art et Territoires", 21 janvier, Paris
• "Dans les coulisses des archives : où sont les femmes ?" , 24 janvier, AN Pierrefitte
• "Qui (dé)fait le genre en éducation ?", 30 janvier, Lyon ENS
• "Femmes et informatique", 3-4-5 février, Orléans
2 - SÉMINAIRES :
• "Le genre à lʼOuest", Brest/Rennes
• "Performances culturelles du genre", Paris INHA
• Séminaire Sextant , Bruxelles
• "Le rap", 19 janvier, Créteil
• Thamy Ayouch, "Normes médicales, normes sociales : nouvelles questions transgenres", 19 janvier, Strasbourg
• "Erôs en musique", 24 janvier, Paris
• Pinar Selek, "Réfléchir sur les dominations et les résistances : l’exemple du mouvement féministe en Turquie", 27 janvier, Lyon ENS
• "Qu’est-ce que le genre ?", 27 janvier, Paris
• Clémence Moreau et Laure Basile, "Clinique trans’ et maltraitance théorique", 29 janvier, Paris MIE
• Nadine Cattan, "Atlas mondial des sexualités. Libertés, plaisirs et interdits", Nantes
3 - APPELS A CONTRIBUTIONS :
• Avant le 15 janvier 2015, "Genre, Classe, Race. Rapports sociaux et construction de l’altérité", Saint-Quentin-en-Yvelines
• Avant le 31 janvier, "La place des femmes dans les métiers de l’art, de l’antiquité à nos jours. Processus de création et sociabilités", Poitiers
• Avant le 10 février, "Quand la pénibilité du travail s’invite à la maison", revue Travail et emploi
• Avant le 15 février, "Héroïsme féminin, héroïnes et femmes illustres, XVIe et XVIIe siècles : une représentation sans fiction", Strasbourg
• Avant le 1er mars, "Le genre dans l’intégration européenne", Paris
• Avant le 3 mars, "Sexualité et religion aux risques de l’enquête de terrain", Paris Pouchet
• Avant le 16 mars, "Masculin/ Féminin : la question du genre dans le cinéma et les séries anglophones", Arras
• Avant le 16 mars, "Âges de vie, genre et temporalités sociales", revue Enfances Famille Générations
• Avant le 27 février, "A Manifesto for Cyborgs thirty-years on : Gender, Technology and Feminist-Technoscience in the twenty-first centur", Journal of Media and Communication
• Avant le 28 février, "Good and Mad Women : Histories of Gender, Then and Now", Australian Women’s History
• Avant le 13 mars, "Gender in War Captivity", Londres
4 - THÈSE :
• Perrine Lachenal, "Self-défense féminine dans le Caire en révolution. Techniques du genre et jeux de violence"
5 - BOURSES :
• Fondation pour la Mémoire de la Shoah, "Histoire des femmes juives en France pendant la Seconde Guerre Mondiale et dans le long après-guerre"
• Institut du Genre - Appels à projet
• Allocations doctorales et post-doctorales DIM « Genre, Inégalités, Discriminations »
6 - EN LIGNE :
• Christine Dualé, "L’émergence de la pensée féminine et féministe antillaise : des sœurs Nardal à Suzanne Roussi Césaire"
• Régis Schlagdenhauffen, Compte rendu des journées « Sexualité(s) et enfermement en Europe »
• Mylène Bilot, "Monstruosités esthétiques et esthétique de la monstruosité chez Gina Pane et Orlan : féminin mutilé, altérité transgressée ?"
• Guide des bonnes pratiques en matière d’égalité dans la communication
7 - PUBLICATIONS :
• Beverley Skeggs, Des femmes respectables. Classe et genre en milieu populaire
• Rachel Silvera, Un quart en moins, des femmes se battent pour en finir avec les inégalités de salaires
• Isabelle Attané, Carole Brugeilles, Wilfried Rault (dir.), Atlas des femmes. Les paradoxes de l’émancipation
• Marianne Bournet-Bacot, Le Portrait de couple en Allemagne à la Renaissance d’un genre au genre
• Jérôme Courduriès, Agnès Fine (dir.), Homosexualité et parenté
• Julie Mazaleigue-Labaste, Les Déséquilibres de l’amour. La genèse du concept de perversion sexuelle, de la Révolution française à Freud
• Enfances Familles Générations, "Parenté et techniques de reproduction assistée : les enjeux contemporains au regard du genre"
• Camille Froidevaux-Metterie, La révolution du féminin
• Françoise Orazi, John Stuart Mill et Harriet Taylor : Écrits sur l’égalité des sexes
• Jean Zaganiaris, Un Printemps de désirs. Représentation des genres dans la littérature et le cinéma marocains à l’heure des Printemps arabes
• Leyla Fouladvind, Les Mots et les enjeux. Le défi des romancières iraniennes
• Thomas Dupuy, Les Années Gai Pied (1979-1992). « Tant et si peu ». L’homosexualité il y a 30 ans
• Gender & Society, "A Gender Lens on Religion"
• Feminist Economics, "Gender and Economics in Muslim Communities"
• Contemporary French Civilization, "Au-delà du mariage"
• Fatima Sadiqi, Moroccan Feminist Discourses
• Paige Whaley Eager, Waging Gendered Wars. U.S. Military Women in Afghanistan and Iraq

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1 - COLLOQUES :

• "Féminisme et médias"
Colloque organisé par Claire Blandin (Université Paris-Est Créteil, CRHEC), Sandrine Lévêque (Université Panthéon Sorbonne, CESSP), Simon Masséi (Université Panthéon Sorbonne, CESSP) Bibia Pavard (IFP-Panthéon Assas, CARISM)
15 janvier 2015
Centre Vaugirard
391 rue de Vaugirard, 75015
16 janvier 2015
Centre Panthéon
12 place du Panthéon, 75005
Présentation :
Depuis une dizaine d’années, de nouveaux groupes et personnalités féministes retiennent l’attention des médias (les Femen, la Barbe ou les Pussy riots pour ne citer que trois exemples parmi les plus embléma- tiques). Parallèlement, les blogs, les réseaux sociaux de type Facebook et Twitter semblent avoir renouvelé les répertoires d’action de la lutte des femmes.
Comment analyser ce phénomène qui est souvent interprété comme l’apanage d’un nouveau féminisme, plus jeune et plus dynamique ? Et comment replacer les usages militants des médias et les visions média- tiques des militant-e-s dans l’histoire plus longue des mouvements féministes ?
Programme et infos :
http://crhec.u-pec.fr/actualites/colloque-feminisme-et-medias--650341.kjsp
Contact :
recherche-llsh@u-pec.fr

• "Les mineurs délinquants : genre et parcours pénal"
Séance du séminaire Sciences sociales et prison de l’Observatoire international des prisons (OIP) et de l’Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux (IRIS)
15 janvier, 17-20h
Observatoire international des prisons, 7bis rue Riquet, 75019 Paris
Programme :
17h : Accueil, présentation de la séance
17h1 5 : Panorama des recherches sur la justice des mineurs (Guillaume Teillet, Université de Poitiers, GRESCO) / Indicateurs d’origine sociale, ethnique et genre (Arthur Vuattoux, Université Paris 1 3, IRIS et Guillaume Teillet)
17h45 : La dimension de genre dans la psychologie de la délinquance et les méthodes d’intervention (Michel Born, Université de Liège)
18h30 : Trajectoires différentielles des filles et des garçons et réponses judiciaires. Perspectives sociologiques (Véronique Le Goaziou, Maison méditerranéenne des sciences de l’homme, Aix-en-Provence)
19h : Échanges avec le public, discussion en présence de Cécilia Andreu-Vilette et Florence Périer, éducatrices à la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ)
Contact :
meoin.hagege@ehess.fr

• "Art et Territoires"
Journée de restitution des travaux de recherches réalisés avec le soutien de l’Institut du Genre - Appels à Projets 2013.
21 janvier 2015, de 9h30 à 17h
ISCC, 20, rue Berbier-du-Mets 75013 Paris, dans la salle de conférences.
Programme et infos :
http://institut-du-genre.fr/fr/actualites/colloques-et-journees-d-etudes/article/art-et-territoires

• "Dans les coulisses des archives : où sont les femmes ?"
Journée d’étude 2015 de Mnémosyne avec et aux Archives nationales
24 janvier 2015 – 15h-17h30
Archives nationales, Pierrefitte-sur-Seine
59 rue Guynemer, 93380 Pierrefitte-sur-Seine
Métro : Saint-Denis Université (Ligne 13)
Présentation :
Archivistes et historien(ne)s : un couple d’avenir ? Les premiers identifient, collectent, classent, trient, inventorient, cataloguent, échantillonnent ; les seconds utilisent des fonds constitués sans eux et sans elles, y recherchent des traces qui leur permettront d’écrire l’histoire pour donner à voir selon leur regard ce qui se laisse parfois difficilement déceler, cheminent de déceptions en découvertes inattendues.
L’historiographie a depuis longtemps souligné l’oubli voire l’invisibilité des femmes dans l’histoire, la difficulté à rassembler des sources les concernant, ce fameux « silence de l’histoire » qui est aussi celui de la documentation. Les pratiques archivistiques sont pourtant aujourd’hui en plein renouvellement. À l’heure du numérique, de la révision d’un certain nombre de circulaires sur la constitution des fonds, de débats sur les critères de préservation ou de destruction, l’Association pour le développement de l’histoire des femmes et du genre-Mnémosyne et les Archives nationales proposent une demi-journée de discussion sur les métiers d’archiviste, de bibliothécaire et d’historien(ne) et la manière dont ils peuvent contribuer à l’écriture de l’histoire des femmes et du genre.
Programme :
http://www.archives-nationales.culture.gouv.fr/documents/10157/11375/Dans+les+coulisses+des+archives/4de57dbf-ffad-4297-b0fb-8db2e25058df
Infos et contact :
http://www.mnemosyne.asso.fr/mnemosyne/dans-les-coulisses-des-archives-ou-sont-les-femmes/

• "Qui (dé)fait le genre en éducation ?"
Journée d’étude organisée par GenERe - Genre : Epistémologie & Recherches
Vendredi 30 janvier 2015
à l’ENS de Lyon (site Descartes), salle F104, de 10h à 18h.
Présentation :
Pointer l’éducation comme point de départ (chronologique, si ce n’est ontologique) où observer et intervenir quant à l’injustice de genre est loin d’être une posture originale. Cependant, les catégories mobilisées pour préciser la notion même d’éducation engendrent un certain nombre de problèmes, à commencer par les distinctions faites entre ses différentes institutions. Ainsi, la (re)production du sexisme est une responsabilité que se renvoient l’Ecole et la Famille (Fraisse, 1984), dans une approche qui semble ignorer leur(s) [absence de] rapports. Or, considérer les institutions éducatives comme des réalités cloisonnées semble peu opératoire pour rendre compte de divers phénomènes et peut également être mis en question comme norme pour la culture démocratique (Dewey, 1916). Certaines théoriciennes de l’éducation ont ainsi interrogé cette séparation, séparation qui recoupe et produit celle entre l’espace public et l’espace privé, mise en question depuis longtemps par les féministes (Martin, 1992).
Ériger la distinction entre École et familles (ou, au contraire, leur continuité) en norme peut aussi bien être mis au service d’idéaux progressistes que conservateurs, comme l’ont montré les débats récents en France autour des ABCD de l’égalité. Le refus de l’introduction de la notion de genre dans les classes a ainsi pu être justifié au nom d’un respect de l’éducation parentale – ce qui renforçait la délimitation des différentes sphères éducatives – mais également selon l’argument d’un droit de regard des parents quant aux programmes scolaires, ce qui revenait à brouiller cette même délimitation. L’idée d’une spécificité de l’éducation selon les institutions recoupe une distinction entre connaissances (instruction) et valeurs (éducation), cette articulation se retrouvant par exemple dès les écrits de Condorcet (1791). Cela est particulièrement visible lorsqu’il est question de genre, mais également de(s) sexualité(s), comme l’avait montré la séparation entre « information sexuelle » et « éducation sexuelle » dans la circulaire Fontanet de 1973 (Mossuz-Lavau, 2002). Ainsi se construit une opposition, entre la Famille garante d’un ordre et l’École émancipatrice, l’une n’étant définie comme telle qu’au regard de l’autre. Pourtant, de même que la distinction entre connaissances et valeurs peut être questionnée (notamment à partir des épistémologies féministes), ce couple qui assigne à la Famille un rôle de conservation ne va pas de soi. Les théoriciennes du care, par exemple, voient dans certaines valeurs dites « familiales » des résistances possibles à une idéologie compétitive véhiculée par l’École et au service du marché (Noddings, 2013). De plus, il importe de s’interroger sur les effets (émancipateurs ou reproducteurs d’un ordre oppressif) de cette séparation sur celles (et ceux) qui éduquent, et non seulement sur celles et ceux qui sont éduqué.e.s. Les façons d’éduquer liées à la Famille et à l’École ainsi que leur articulation ouvrent-elles la voie à de nouveaux rôles sociaux ou, au contraire, viennent-elles reproduire des habitudes genrées ?
Un travail de décentrement vis-à-vis de ces classifications qui semblent se figer au moment de débats difficiles et urgents nous semble nécessaire pour penser d’autres possibilités de luttes contre l’injustice de genre par l’éducation. Développer d’autres stratégies passe par la reconnaissance que ces rapports entre les sphères éducatives sont propres à un lieu et un moment donnés. Il devient alors possible de repérer les points aveugles des éducations genrées à la la marge des normes admises. C’est dans cet interstice méconnu par les lieux de l’éducation traditionnelle que peuvent œuvrer les associations, et jouer, à leur tour, un rôle essentiel dans une éducation qui défait le genre.
Programme et infos :
http://labogenere.fr/2014/12/journee-detude-genre-et-education/

• "Femmes et informatique"
Congrès de la Société informatique de France
3, 4 et 5 février, Orléans
Présentation :
La Société Informatique de France – la SIF – est un espace de réflexion, de concertation sur les enjeux de l’informatique, et un espace d’action, d’amplification des actions basées sur le travail de la communauté.
Programme et infos :
http://www.univ-orleans.fr/lifo/evenements/SIF2015/

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2 - SÉMINAIRES :

• "Le genre à lʼOuest"
Séminaire mensuel en Bretagne sur le genre
Comité d’organisation :
Arlette Gautier, professeure en sociologie, UBO, CRBC
Hélène Nicolas, docteure en anthropologie, chargée dʼenseignement, Rennes 2, CIAPHS
Stéphane Héas, MCF HDR en sociologie, Rennes 2, VIPS
Caroline Ibos, MCF HDR en sciences politiques, Rennes 2, LEGS
Fanny Bugnon, docteure en histoire, chargée dʼenseignement, Rennes 2/Centre Émile Durkheim
Salles de télé-présence immersive Brest-TelecomB et Rennes-Beaulieu ETI
Argumentaire :
Comme le montre la création dʼun GIS genre au CNRS en 2012, les recherches sur le genre ne cessent de croître et de gagner en légitimité sur le territoire français. Dès les années 1980, des membres de lʼESR breton se sont saisis de cette problématique. Depuis lors, les études sur le genre se sont fortement développées sur le territoire : selon le recensement national de ces études, les villes universitaires de Rennes et de Brest se distinguent parmi les pôles dynamiques de la recherche sur le genre (Schweier, CNRS, 2012). Outre leur nombre, la diversité de ces études est elle aussi importante : elles portent aussi bien sur lʼhistoire du genre, des femmes et du féminisme ; sur la construction des identités sexuées et sexuelles, selon lʼâge, les territoires, les professions, les pratiques culturelles et éducatives ; sur les inégalités de sexe et les politiques dʼégalité ; sur les femmes et les représentations du genre dans lʼart ; sur lʼintersectionnalité des rapports de pouvoir ; etc. La recherche bretonne en études genre se montre particulièrement riche et à même dʼanalyser nombre de défis auxquelles les sociétés, européennes et non européennes, font aujourdʼhui face.
Cependant, la recherche bretonne reste relativement morcelée, du fait de la dispersion de ses membres dans les diverses disciplines, centres de recherche, universités et grandes écoles de Bretagne. Et, comme tout champ dynamique de recherche scientifique, ses approches sont diverses et parfois, contradictoires.
Le séminaire « Le genre à lʼOuest » propose de constituer un espace dʼéchange et de dialogue entre lʼensemble des chercheur-e-s qui travaillent sur cette thématique, sans distinction de discipline, dʼorientation théorique ou de statut (titulaires, non-titulaires, doctorant-e-s). Il est conçu comme un espace permettant la circulation des savoirs et de lʼavancée des recherches sur le genre des chercheur-e-s de la région Bretagne. Ce séminaire a pour objectif de constituer un premier réseau, destiné à sʼassocier, à plus long terme, avec les chercheur-e-s sur le genre des Pays de La Loire.
Ce séminaire se veut par ailleurs un lieu de rencontre et dʼéchange sur le genre face aux défis sociétaux. En effet, les mutations du travail, de la famille, des modes dʼhabitat, des mobilités, des usages des TIC, des politiques publiques, etc., impactent lʼorganisation des rapports de genre. De manière dialectique, les transformations du genre travaillent elles aussi de nouveaux rapports à lʼemploi, au territoire, à la parenté, à la culture, etc. Les mutations du genre, face à un monde en changement, semblent une entrée particulièrement pertinente pour analyser les défis auxquelles sʼaffrontent les sociétés. En cela, le séminaire est ouvert à la participation de toutes et tous. Ce séminaire bénéficie du soutien de la MSHB et de lʼIBSHS.
Programme :
(Sous réserve de légères modifications)
- 27 février 2014 : 14h-16h30
« Universalité et égalité au regard du genre dans les territoires de la République française ? » Intervenantes : Arlette Gautier (UBO, CRBC) et Hélène Nicolas (Rennes 2, CIAPHS)
- 27 mars 2014 : 14h-16h30
« Des femmes en politique. Des premières élues à la parité dans toutes les instances de "gouvernance", publiques ou privées » Intervenantes : Nicole Roux (UBO, LABERS), Monique Bigoteau (Nantes, ESO) et Fanny Bugnon (Rennes 2, Centre Emile Durkheim)
- 10 avril 2014 : 14h-16h30
« L’encadrement de la vie privée par les institutions » Intervenantes : Émilie Biland (Rennes 2, CRAPE), Marie-Laure Deroff (UBO, LABERS) et Béatrice Sommier (Brest Business School, ICI)
- 12 juin 2014 : 14h-16h30
« Des lectures du vieillissement : des solidarités collectives en situations de vulnérabilités » Intervenant-e-s : Claude Martin (EHESP, CRAPE), Françoise Leborgne-Uguen (UBO, LABERS) et Cécile Plaud (Brest Business School, ICI)
- 25 septembre, 16 octobre, 27 novembre 2015 :14h-16h30
Séances en cours dʼorganisation -
- 11 décembre : 14h-16h30
« GPA et parenté » Christèle Fraïssé (UBO, CRPCC), Astrid Marais (UBO, CRDP) et François-Xavier Roux-Demare (UBO, CRDP)
Contact :
helene.nicolas35@gmail.com

• "Performances culturelles du genre"
Séminaire interdisciplinaire coordonné par Anne Castaing (CNRS/THALIM), Tiziana Leucci (CNRS/CEIAS) et Fanny Lignon (Univ. Lyon 1/THALIM)
Le vendredi de 14h à 17h, une fois par mois, dans deux sites :
CEIAS (Salle 640), 190-198 avenue de France 75013 Paris, France (6e étage)
INHA, 2 rue Vivienne, 75002 Paris
Présentation :
En conclusion de Trouble dans le genre (1990), Judith Butler déploie un concept crucial pour les études de genre, celui de la performance : lieu où se déroule, où se construit et où se défait l’identité du sujet, il est aussi le lieu de l’épanouissement de cette « boucle infinie » constituée d’une multitude de caractéristiques et de prédicats — « la couleur, la sexualité, l’ethnicité, la classe (...) et les ‘capacités physiques’ — qui finissent toutes sur un etc. embarrassé ». Un « etc. embarrassé » qui révèle, selon Butler, l’incapacité du langage à « englober un sujet situé » et se traduit chez Homi Bhabha, Mikhail Bakhtine ou bien encore Gayatri C. Spivak par d’autres entrelacs complexes : ceux de la culture du sujet ; sujet nourrit de signes, de rituels, de pratiques, mais sujet également apte à s’en émanciper par la réappropriation même de ces signes, de ces rituels, de ces pratiques.
Comment la performance orchestre-t-elle cette relation complexe du sujet à l’identité et à la culture ? La scène, celle des arts et de la littérature, mais également des médias ou du langage, est le lieu privilégié de la pratique comme du spectacle, du rituel culturel comme de l’expérimentation ; le lieu où les identités se formulent, se composent, mais aussi se transgressent. Elle est le lieu où le genre s’expose comme construction culturelle, mais où s’exposent également les outils et les moyens de cette construction. 
Ce séminaire interdisciplinaire se propose d’explorer différents espaces, ‘lieux’ et ‘lisières’ de la culture pour penser le genre comme une pratique singulière et mouvante et la performance comme son espace de prédilection. A travers une pluralité de médias, d’approches et de disciplines, il s’agira d’inviter à penser les effets et les spécificités de ces performances complexes, historicisées et culturellement situées, pour observer ensuite la façon dont le genre s’inscrit, se construit mais également se déconstruit dans les pratiques culturelles, où les identités de genre se négocient et s’articulent au prisme de leur ancrage. Enfin, il s’agira d’analyser comment le genre et sa performance témoignent des cultures et des modes de construction, de domination mais également d’émancipation du sujet. 
Programme :
. 9 janvier (CEIAS)
Xavier Garnier (Univ. Sorbonne Nouvelle/THALIM), Usages littéraires de l’intersectionnalité dans les études de genre.
. 6 février (INHA)
Mehdi Derfoufi (UNIL/IRCAV), Omar Sharif, le Prince inquiet de nos désirs. Fabrication et mises en scène d’une masculinité arabe postcoloniale.
. 13 mars (INHA)
Hélène Marquié (Univ. Paris 8), Enjeux et conséquences d’une histoire genrée de la danse. L’exemple de la prise en compte de quelques figures effacées de la Belle Époque.
. 10 avril (IHA)
Nelly Quemener (Univ. Sorbonne Nouvelle/CIM), Les apports des notions de performance et de performativité pour l’étude des représentations médiatiques.
. 22 mai (CEIAS)
Davesh Soneji (McGill University), Illicit Sexuality and the Politics of Movement : Dance and the Kalāvantula Performing Community in South India
. 12 juin (INHA)
Mona Zegaï (Univ. Paris 8/CRESPPA), La présentation des déguisements dans le marketing du jouet comme outil d’inscription du genre dans les corps.
Contact :
annecastaing [at] yahoo [dot] fr

• Séminaire Sextant
Programme de ce quadrimestre du cycle de séminaires visant à promouvoir les recherches sur les questions de genre et de sexualité menées à l’ULB.
De 12h15 à 14h.
Programme :
- Jeudi 26/02
Danièle MEULDERS (DULBEA)
- Jeudi 12/03
Susan WOLFF
« La sexualité, le sexe, le genre d’une optique psychanalytique »
- Mardi 21/04
Anne MORELLI (CIERL)
« Les femmes dans les religions du Livre : un tour d’horizon ou
le code méditerranéen de l’honneur, base des trois religions du Livre »
- Vendredi 22/05
Ivana ISAILOVIC (Centre Perelman)
« LGBT Families, European Court of Human Rights and Political Recognition : Re-drawing the Boundaries and the Politics of Transnational Family Law »
- Mardi 2/06
Laurence ROSIER (LaDisco)
« L’insulte au féminin »
Infos :
http://www.ulb.ac.be/actulb/index.php?d=1&article=7355&search=sextant#7355
Contact :
laura.dispurio@gmail.com

• "Le rap"
Séance du séminaire "Cultures populaires, genre et jeunesse au vingtième siècle"
Lundi 19 janvier de 16h à 19h en i3-218, Créteil campus-métro créteil université.
Programme :
> Introduction 
« Mais le rap c’est sexiste non ? »
Réflexions genrées à partir d’une question imposée aux chercheurs et chercheuses sur le rap​
> Severin Guillard : doctorant en géographie, Université Paris Est
La place des rapports de genre dans les scènes locales du rap (France, Etats-Unis)
> Marie Sonnette : chercheuse postdoctorale (Labex ICCA, Cerlis/CNRS/UMR 8070)
Rappeuses : femmes dans un monde masculin ? Effets de la minorisation et pouvoir de l’Empowerment
Contact :
fanny.gallot@gmail.com

• Thamy Ayouch, "Normes médicales, normes sociales : nouvelles questions transgenres"
Séance du séminaire "Corps vulnérables" organisé par Sandra Boehringer, Estelle Ferrarese et Jean-Christophe Weber
Lundi 19 janvier, 18-20h, Misha, salle des conférences, Maison interuniversitaire des Sciences de l’Homme - Alsace, Allée du Général Rouvillois, Strasbourg
Contacts :
s.boehringer@unistra.fr, ferrarese@unistra.fr, jcweber@unistra.fr

• "Erôs en musique"
Séance du séminaire Genre, Sexe, Sexualité dans les mondes grec et romain « Le corps, etc. » EFiGiES Antiquité et le laboratoire ANHIMA, programme « Genre et politique »
Samedi 24 janvier
16-18h
Labo 13 : 15 rue Jean-Antoine de Baïf (Paris 13ème)
Intervenantes :
> Charlotte Cancé (Université de Strasbourg) : « Charis et erôs : des corps en mouvement chez Pindare (Olympiques, X ; Isthmiques, VII) »
> Fabio Vergara (Universidade Federal de Pelotas, Brésil) : « Système des symbolismes amoureux des instruments de musique dans l’iconographie de la céramique attique (ca. 550-400 av. J.-C.) »
Contacts :
sandra.boehringer@wanadoo.fr ; adeline.adam1@gmail.com

• Pinar Selek, "Réfléchir sur les dominations et les résistances : l’exemple du mouvement féministe en Turquie"
Séance du séminaire "Intimité, politique, agentivité", organisé par Boris Gobille, Anne Verjus et Christine Détrez, accueillera :
27 janvier, de 17h à 20h
Ens de Lyon, salle F103 (40 places)
Présentation :
L’examen de la Turquie nous expose de riches exemples qui dévoilent les articulations du patriarcat avec le capitalisme, le nationalisme, le militarisme et l’hétérosexisme, qui, avec de différentes institutions et différents mécanismes, forment, définissent et reproduisent les divisions entre les sexes conformément aux besoins des structures dominantes. Je montrerai, par exemple, comment l’aspect nationaliste et militariste du processus de modernisation qu’a connu la Turquie est en lien étroit avec la construction des identités sexuées, comment les relations entre les femmes, les hommes, les familles et l’État, s’établissent au gré des nécessités nationales. J’aborderai également la façon dont le mouvement féministe représente une dissidence inédite pour la structure républicaine, car son projet qui va bien au-delà de la lutte pour l’égalité, remet en cause, pour la première fois, cette émancipation conçue pour servir la Nation, et avec elle tout l’ordre social. Nous verrons enfin comment ce mouvement est devenu l’initiateur d’un nouveau cycle de contestation dans l’espace militant dans ce pays.
Contacts :
boris.gobille@ens-lyon.fr, christine.detrez@free.fr

• "Qu’est-ce que le genre ?"
Conférence PRESAGE
Mardi 27 janvier 2015 – 17h15 / 19h15 Sciences Po - CEVIPOF 98, rue de l’université 75007 Paris Salle Percheron / sous-sol
Présentation :
La " théorie du genre " qui fait tant débat n’existe pas. En revanche, depuis quarante ans, un champ de recherche multidisciplinaire, celui des études sur le genre, interroge les rapports sociaux et de domination entre les sexes. Ces études sur le genre, initiées par Simone de Beauvoir et dont l’une des représentantes actuelles est Judith Butler (Trouble dans le genre), concernent la philosophie, l’histoire, la psychologie, la littérature, la sociologie, l’économie. Elles visent à favoriser l’égalité et la lutte contre les discriminations. Ce livre, dont il n’existe pas d’équivalent en France, fait le point sur la question en abordant les domaines de l’éducation, du travail, de la sexualité, de la psychanalyse, de la neurobiologie, du sport, des représentations culturelles, scientifiques, politiques et religieuses.
Intervenantes :
Laurie Laufer, Professeure de psychopathologie clinique, Présidente du conseil scientifique, UFR Etudes psychanalytiques, Université Paris Diderot Florence Rochefort, historienne, Chargée de recherche, CNRS, Présidente de l’Institut Emilie du Châtelet
http://www.programme-presage.com/details/events/quest-ce-que-le-genre.html

• Clémence Moreau et Laure Basile, "Clinique trans’ et maltraitance théorique"
Séance de l’atelier EFiGiES « psychanalyse(s) et savoirs situés »
Jeudi 29 janvier à 19h45 à la MIE – Bastille (50, rue des Tournelles, Paris 75003).
Présentation :
Nous aborderons les thèmes de la construction des savoirs et des pratiques de soin et de soutien proposées aux personnes trans*, la question de la maltraitance théorique et du cissexisme des psys, ainsi que les apports de certains courants épistémologiques et éthiques comme ceux des savoirs situés et des transgender studies. Ce questionnement collectif sur les pratiques thérapeutiques a pour visée une alternative en termes de modalités d’accueil.
Contact :
psychanalyses.savoirs.situes@mailoo.org

• Nadine Cattan, "Atlas mondial des sexualités. Libertés, plaisirs et interdits"
Intervention dans le cadre du séminaire Inter-axes à Nantes « Genre et norme » 2014 - 2015
Vendredi 6 février 2015 9h30 – 12h30
MSH Ange Guépin - allée J. Berque - Nantes
Présentation :
La cartographie des pratiques sexuelles dans différents lieux du monde et à différentes échelles territoriales montre que, dans un monde globalisé, l’homogénéisation des modes de vie en termes de sexualités est loin d’être une réalité. Les valeurs sociétales, les identités religieuses et les niveaux de développement viennent croiser les législations pour expliquer la grande diversité des pratiques sexuelles qui s’observent entre les pays et également à l’échelle d’ensembles régionaux plus vastes.
Mettre en cartes les sexualités donne à voir les différents espaces d’expression des sexualités dans le monde : il met en évidence les territoires de la liberté et de la répression sexuelles, il identifie les lieux où se déploient les nouveaux codes amoureux, il caractérise les réseaux où le sexe se négocie contre de l’argent, il définit les terrains où se déploient les violences sexuelles et, rend visible les lieux de négociation de l’altérité sexuelle.
En montrant où se font et se défont les modèles traditionnels, où l’hybridation sexuelle recompose nos sociétés, en expliquant comment et pourquoi c’est dans ces lieux-là et pas ailleurs, la géographie des sexualités apportent des éléments de réponse inédits à un incontournable débat sociétal.
Nadine Cattan est géographe, Directrice de Recherche au CNRS
Contact :
annie.dussuet@univ-nantes.fr

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3 - APPELS A CONTRIBUTIONS :

• Avant le 15 janvier 2015
"Genre, Classe, Race. Rapports sociaux et construction de l’altérité"
Réseau thématique 24
A l’occasion du VIè Congrès de l’Association Française de Sociologie
(Saint-Quentin-en-Yvelines, 29 juin- 2 juillet 2015)
Argumentaire :
Le 6ème Congrès de l’Association Française de Sociologie a pour thème : La sociologie : une science contre nature ? L’appel à communications de l’AFS pointe à juste titre l’actualité de la vieille opposition nature/culture qui continue de nourrir à la fois la production scientifique et la controverse sociale. La violence des conflits qui sont constitutifs de la dynamique du genre, de la race, de la classe – tout comme de la sexualité ou d’autres clivages – s’appuie aussi sur une forte naturalisation des normes et hiérarchies sociales. Déconstruire les schèmes biologisants, essentialisants, naturalisants qui structurent la dynamique des rapports sociaux constitue une préoccupation centrale du RT24 depuis sa création. Notre appel se situe dans la dynamique engagée lors des séminaires internes et des cinq autres congrès qui ont animé la vie du réseau depuis ses débuts et qui ont porté successivement sur les épistémologies féministes, l’articulation des rapports sociaux et les questions méthodologiques posées par l’intersectionnalité. Ce 6ème Congrès est pour nous l’occasion d’approfondir ces réflexions en les centrant sur les processus de naturalisation, les rapports de pouvoir qu’ils construisent et les résistances face à leur persistance, voire leur recrudescence, tant dans le discours profane que dans certains courants scientifiques.
Il importe de revenir sur des questions qui ont été fondatrices du féminisme matérialiste. Que signifie la naturalisation aujourd’hui ? Quelles sont ses frontières avec le culturalisme et/ou quels sont ses éventuels liens ? Ces deux processus méritent-ils d’être distingués du fait qu’ils n’ont pas la même historicité, ne convoquent pas le même processus de réification et ne recourent pas de ce fait au même registre de légitimation ? La déconstruction des processus de naturalisation révèle l’ampleur des enjeux de pouvoir qu’ils dissimulent : « Tous les humains sont naturels mais certains sont plus naturels que les autres » constatait Colette Guillaumin (1978) en faisant référence à la dissymétrie qui oppose les majoritaires aux minoritaires. Dans cette perspective, la naturalisation se révèle être un mode de légitimation du pouvoir exercé sur les minoritaires. Les communications pourront porter sur les modalités des processus de (dé)naturalisation à l’œuvre dans différents espaces : le travail, les professions, l’espace public, la santé, la famille... les enjeux qu’ils révèlent et les tensions qu’ils suscitent. Par exemple, la dénaturalisation des compétences féminines est encore largement un enjeu de la déconstruction des rapports de domination au travail et de la ségrégation du marché du travail. De même, la naturalisation des minoritaires s’exprime-t-elle dans les mouvements sociaux et les débats publics.
Notre discipline elle-même, la sociologie, en est-elle exempte ? Envisager la science comme une « technologie du genre » permet d’envisager la production du genre à l’œuvre non seulement dans les sciences naturelles mais également dans les sciences sociales. Par exemple, le mot genre tend dans certains travaux, tant quantitatifs que qualitatifs, à ne désigner que des individu-es sexués, vidant ce terme de son acceptation conceptuelle initialement dénaturalisante.
Deux sessions communes avec d’autres réseaux thématiques sont prévues. L’une sera organisée avec le RT 5 "Classes, inégalités, fragmentations" sur la question de l’articulation des rapports sociaux. Un intérêt particulier sera porté aux communications abordant, à partir d’enquêtes ou de synthèses de travaux, le fait que la dénaturalisation d’un rapport social peut contribuer à naturaliser ou à invisibiliser les autres (la déconstruction de la race peut naturaliser le genre et gommer la classe, l’analyse de la classe peut naturaliser le genre et masquer la race, etc.).
L’autre session commune sera organisée avec le RT2 « Migrations, altérité et internationalisation » : elle sollicite des propositions de communication s’intéressant aux apports mutuels de la sociologie des migrations et des rapports sociaux de sexe, classe, race, pour penser les formes de naturalisation à l’œuvre dans le monde social.
Les communications se saisiront de ces différentes questions en s’inscrivant dans une perspective qui tienne compte de la co-formation des rapports sociaux de sexe, de classe et de race car cette perspective est celle du RT 24. Quel que soit l’axe privilégié, nous attendons que les communications présentent les dispositifs méthodologiques mobilisés.
Modalités :
Les propositions de communication de 4000 signes ainsi qu’une bibliographie doivent être envoyées à l’adresse suivante : rtgenreclasseraceafs@yahoo.fr d’ici le 15 janvier 2015.
Elles seront anonymisées par le bureau du RT24 avant la réunion du comité de sélection qui se réunira courant janvier. Une réponse vous sera envoyée par le bureau du RT24 courant février.
Le RT24 tient à rappeler que la participation au Congrès suppose des frais d’inscription et d’adhésion à l’Association Française de Sociologie.

• Avant le 31 janvier
"La place des femmes dans les métiers de l’art, de l’antiquité à nos jours. Processus de création et sociabilités"
Journée des doctorants
Comité d’organisation :
Guillaume Chartreu : guillaume.chartreu@univ-poitiers.fr
Marie Cloutour : marie.cloutour@univ-poitiers.fr
Héloïse Morel : heloise.morel@univ-poitiers.fr
Jeudi 12 mars 2015
10h-18h
Université de Poitiers
Argumentaire :
Organisée par deux doctorantes en Histoire et un doctorant en Musicologie du C.R.I.H.A.M. (Centre de recherche Interdisciplinaire en Histoire, Histoire de l’Art et Musicologie) de l’Université de Poitiers, cette journée d’étude pluridisciplinaire a pour ambition d’étudier la place des femmes dans les métiers d’art de l’antiquité à nos jours.
Depuis plusieurs décennies en histoire, la dimension genrée du travail est l’objet de nombreuses recherches. Nous pouvons notamment citer les travaux pionniers de Michelle Perrot (sur les grèves et le travail des ouvrières : Les ouvriers en grève, 1871 – 1890 et Mélancolie ouvrière) ou l’ouvrage de synthèse récent intitulé : Histoire du travail des femmes de Françoise Battagliola. Cependant, la question de la place des femmes en histoire de l’art et en musicologie constitue un relatif vide historiographique. Bien que de nombreuses biographies des femmes artistes et des recherches sur les femmes dans l’iconographie aient fait l’objet de publications, comme par exemple Bernard Grassin-Champernaud et Jacques Taddei, Femmes peintres et salons au temps de Proust : de Madeleine Lemaire à Berthe Morisot, la réflexion sur le sujet nous semble mériter d’être développée. L’objectif de cette journée d’étude sera de porter la réflexion historiographique dans les champs de l’histoire de l’art et de la musicologie.
L’article de Marc Gil « les femmes dans les métiers d’art des Pays-Bas bourguignons au XVe siècle » (Clio, n°34, 2011) constitue un point de départ pour notre réflexion car il nous permet de saisir que la place des femmes dans les métiers d’art implique deux aspects : la femme artiste et la femme au service de l’art. La femme qui s’inscrit dans un processus de création et la femme dont le métier est la restauration, la conservation et la mise en valeur des œuvres. La journée d’étude va prendre en compte ces deux aspects distincts mais complémentaires.
Les communications attendues devront permettre d’interroger la place singulière des femmes dans les métiers d’art selon les trois axes suivants :
* La formation des femmes dans les métiers d’art : dans quel cadre sont-elles formées (enseignement privé ou institution) ? Existe-t-il un domaine de spécialisation propre aux femmes ? Peut-on déceler une endogamie sociale dans la pratique de ces métiers d’art (exercice du métier du père ou poursuite du métier du mari en tant que veuve…) ?
* La présence et visibilité des femmes dans les métiers d’art : quelle est leur place dans les statuts corporatifs et quelles sont leurs possibilités d’accès à ces métiers ? Peut-on mesurer leur présence dans les registres des corporations ou d’autres sources ? Et comment ? Et enfin, existe-t-il des représentations iconographiques des femmes dans l’exercice de leur profession ?
* La perception et réception des femmes dans les métiers d’art : Comment les œuvres réalisées par des femmes sont-elles perçues par leurs contemporains ou leurs homologues féminins ou masculins ? Cet axe peut être abordé sous l’angle de la muséographie : les femmes artistes sont-elles mises en scène de façon singulière lors d’expositions ?

• Avant le 10 février
"Quand la pénibilité du travail s’invite à la maison"
Pour un prochain numéro de la revue Travail et Emploi sous la coordination de Christelle Avril (Université Paris 13-Nord, IRIS) et Pascal Marichalar (CNRS, IRIS)
Argumentaire :
Les travaux de sciences sociales sur la santé au travail ont connu un développement considérable dans les années récentes. La plupart s’inscrivent dans une perspective classique d’étude du travail in situ, centrée sur le lieu, le temps et l’activité de travail, ou s’intéressent aux institutions qui exercent leur tutelle sur la vie au travail (syndicats, comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), inspection du travail, médecine du travail, etc.). Lorsque des recherches s’intéressent à la vie hors-travail, à la vie familiale, c’est généralement pour saisir comment ces dimensions de l’existence peuvent être affectées par des problèmes de santé au travail et notamment par les pénibilités du travail.
[...]
http://travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/Appel_contributions_TE2014_menages_penibilite.pdf
Modalités :
Les contributeurs/trices sont invité.e.s dans un premier temps à proposer une intention d’article de 5000 à 7000 signes environ (trois à quatre pages), présentant clairement la question de recherche étudiée, les matériaux utilisés et les méthodes de recueil de ces matériaux, les outils d’analyse mobilisés et, selon le degré d’avancement de l’exploitation des matériaux, les résultats attendus.
Ces intentions sont à envoyer par courriel, en pièce jointe, à la rédaction de la revue travail.emploi@dares.travail.gouv.fr et, en copie, à christelle.avril@ehess.fr et pascal.marichalar@gmail.com pour le 10 février 2015 au plus tard.
Les auteur.e.s dont les projets auront été retenus devront ensuite envoyer leur article complet au format Word (ou équivalent) pour le 10 septembre 2015.

• Avant le 15 février
"Héroïsme féminin, héroïnes et femmes illustres, XVIe et XVIIe siècles : une représentation sans fiction"
Colloque organisé par le Centre d’étude des littératures d’Ancien Régime
Strasbourg, 28-30 janvier 2016
Argumentaire :
 Il n’est sans doute pas innocent qu’en 1647, Vaugelas ouvre ses Remarques sur la langue française par une série de considérations sur la prononciation de héros, différentes d’ héroïne et d’ héroïsme : la famille lexicale est sur toutes les langues, au masculin comme au féminin. Si l’on en croit le lexicographe, le rapport entre les genres est d’équivalence lorsque le siècle s’achève. L’héroïne se définit comme une « fille ou femme qui a des vertus de héros, qui a fait quelque action héroïque » : la Pucelle d’Orléans, Judith, Lucrèce (Furetière, Dictionnaire Universel, 1690). On n’a jamais autant écrit sur les héroïnes et femmes illustres pendant le siècle qu’entre la Renaissance et 1650, où le dérivé féminin du grec herôs connaît une fortune extraordinaire ; tout y concourt, en un temps où la régente Anne d’Autriche fait l’objet d’éloges dithyrambiques, avant que la Fronde n’ait raison de cette inflation, tandis que le XVIIIe siècle s’ouvrira sur l’acte symbolique de la destruction sur ordre de Louis XIV (1711), quatre ans avant la fin du règne, des traces physiques de l’abbaye de Port-Royal des Champs, haut lieu de la geste héroïque collective des religieuses et des Solitaires qui ont vécu jusqu’au sacrifice la revendication de la liberté de conscience pendant toute la seconde moitié du siècle.
Que les XVIe et XVIIe siècles aient été ceux d’une reconnaissance autant que d’une exaltation d’un héroïsme féminin n’est pas une nouveauté : la fin des années 1970 a été marquée par le renouveau d’intérêt pour la vogue centenaire des éloges des femmes, à la suite de la diffusion grâce à l’imprimé du De Casibus de Boccace, ou au succès du De praexcellentia foeminei sexus de Cornelius Agrippa et de ses suiveurs ; les Querelles des femmes qui ponctuent ces deux siècles sont désormais bien documentées, ainsi que la vogue pour les ouvrages consacrés aux femmes fortes et à leur réception en fiction, sur la scène ou en peinture. La recherche en histoire, histoire de l’art et histoire littéraire a mis en valeur le caractère particulièrement marquant de grandes figures féminines, reines, filles et soeurs de roi, grandes aristocrates prêtes à monter sur les barricades, dames de Lettres en leur salon ou saintes aux destinées extraordinaires.
Des illustres aux héroïnes, il n’y a qu’un pas, que la fiction a franchi aisément. Pour autant, il vaut la peine de revenir sur les modalités de qualification d’un héroïsme féminin hors du domaine de l’invention littéraire ou artistique, dans l’hypothèse d’une proximité plus étroite avec la vie morale et ses représentations dans une littérature non fictionnelle, à une période historique où la diffusion du néoplatonisme épurant le sentiment amoureux revivifie à terme les valeurs courtoises, où un augustinisme condamnant la vanité politique dont Charles Quint à l’Escurial reste sans doute l’image la plus frappante et où la crise des valeurs guerrières – celles qui qualifient le « héros » mi-homme, mi-dieu – avec les guerres de Religion a laissé une place inégalée jusqu’alors aux femmes, et non plus seulement à des femmes, sur le devant d’une société en pleine mutation. L’image du héros, au masculin comme au féminin, enregistre les mutations de l’idéal héroïque sur une longue durée. Si le héros est celui qui agit sur le champ de bataille, l’héroïne de la première modernité, quant à elle, ajoute à la prouesse militaire à laquelle elle ne répugne pas toujours, la piété, la sagesse, la culture, la chasteté et la beauté : autant de qualificatifs récurrents sous la plume d’Hilarion de Coste au long de ses Les éloges et les vies des reynes en 1630. Depuis les Guerres de religion, un capitaine (Brantôme), jusque bien au-delà de la Fronde, un sceptique (Montaigne), un augustinien (La Rochefoucauld), les chrétiens du « Petit Concile » (Fleury, Fénelon, La Bruyère), un libertin (Fontenelle), critiquent l’illusion de la gloire et de l’héroïsme guerrier, tandis que chez les mémorialistes la dénonciation de la morale de l’intérêt, des motifs privés et des passions négatives mine l’image héroïque des Grands et n’épargne ni les femmes ni les hommes. Comme un démenti opposé à la leçon générale issue du « monde », c’est dans une confrontation non moins violente avec les événements historiques, une fois qu’après la Fronde le pouvoir fut transféré aux mains d’un monarque absolu, que s’est développée la mise en mémoire de la résistance héroïque du couvent féminin de Port-Royal, sous l’autorité d’abbesses éminentes, à travers une multitude d’écrits conjuguant écriture personnelle et expression collective (Vies, Relations, correspondance).
C’est cette construction d’un héroïsme féminin et de ses critères à travers les textes, hors des seuls codes de la fiction, en particulier romanesques, et à travers les mémoires, les biographies, les ouvrages traitant d’histoire ou de morale, les correspondances, qui pourrait retenir l’attention à l’occasion du présent colloque. Cette problématique, signifiante dans l’histoire des représentations, questionne notre modernité. Il se propose de reformuler une lecture féminine, mais pas nécessairement féministe, de l’engouement pour la figure féminine aux XVIe et XVIIe siècles, non seulement dans les représentations (femmes fortes, personnalités féminines historiques ou privées), mais aussi dans la réception de ces représentations, aussi bien à travers les faits et gestes qu’à travers un imaginaire collectif, en synchronie autant qu’en diachronie longue.
Les communications pourront concerner les champs suivants :
- Constellation lexicale et constellation imaginaire : naissance et usages du mot « héroïne », et ses variations, ses synonymes, les évolutions de ses emplois (héroïsme et gloire, héroïsme et vertu, héroïsme et mérite, héroïsme et divinisation des valeurs féminines, héroïsme et courage, héroïsme et grandeur, héroïsme et magnanimité...)
- Critères d’un héroïsme féminin v/s critères d’un héroïsme masculin : un héroïsme sans action d’éclat et sans gloire dans le monde ? Un héroïsme du quotidien et de l’humilité, sans coup d’éclat exceptionnel ? Un héroïsme de la prudence ? Comment la beauté se concilie-t-elle avec la notion d’héroïsme ?
- Inconscient et non-dits : Y a-t-il un discours moral particulier attaché à de telles constructions mentales ? Existe-t-il une démarcation masculin/féminin dans le combat contre les passions que recommandent les moralistes ou les grandes figures spirituelles ?
- Paradigmes et modèles : Comment, aux XVIe et XVIIe siècles, se constitue un modèle féminin d’héroïsme et de culture lettrée et mondaine ? Quelles sont les modalités d’élaboration d’un héroïsme féminin de plume ? Peut-on identifier un Panthéon des figures historiques de l’héroïsme féminin, littéraires et plastiques, Jeanne d’Arc, Marie Stuart ? Quelle part l’histoire contemporaine accorde-t-elle à la figure féminine héroïque ? Quels paradigmes la vie spirituelle et religieuse propose-t-elle, dans les confessions catholique et réformée, quel usage l’autorité, le fidèle en font-il ?
- Héroïsme et politique : peut-on parler d’un usage politique des héroïnes, comment se constituent leurs légendes, blanche ou noire selon les besoins, pour quelle fortune ?
- Héroïsme et genre littéraires : comment se construire en héroïne, existe-t-il des stratégies discursives de l’écriture mémorialiste, épistolaire ou diariste chez les écrivaines des XVIe et XVIIe siècles ?
- Réception : Comment envisager en réception longue les tendances hagiographiques d’une historiographie de ces figures à l’époque contemporaine ? Quels sont les pièges et les points aveugles de l’héroïsme féminin de la première modernité ?
Modalités :
Les propositions (300 mots) sont à envoyer avant le 15 février 2015 à
Gilbert Schrenck (gschrenck@wanadoo.fr)
Pascale Thouvenin (thouve@unistra.fr)
Anne Spica (anne-elisabeth.spica@univ-lorraine.fr)

• Avant le 1er mars
"Le genre dans l’intégration européenne"
Colloque organisé par l’équipe « genre » du LabEx EHNE
19 et 20 novembre 2015, Paris
Argumentaire :
À l’occasion du premier congrès de l’institut du genre à Lyon le 3 septembre 2014, l’axe « Genre » du LabEx Écrire une histoire nouvelle de l’Europe a organisé un atelier consacré à la construction européenne. Un double constat s’est alors imposé : la rareté des travaux sur le sujet et l’intérêt d’envisager l’histoire de l’intégration européenne avec une approche de genre. Nous souhaitons réunir plus largement celles et ceux qui travaillent sur ces sujets à l’occasion d’un colloque interdisciplinaire qui se déroulera à Paris les 19 et 20 novembre 2015 sur « Le genre de l’intégration européenne ». L’intégration européenne est en l’occurrence entendue dans son acception large : ce colloque s’intéresse à la fois au processus de construction européenne et à l’émergence d’un espace politique et d’une identité commune à l’échelle européenne depuis le début du XXe siècle.
Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, les « pères fondateurs » de l’Europe ont souvent été célébrés alors que les femmes qui ont également œuvré à sa construction sont bien souvent oubliées. Louise Weiss, parfois qualifiée de « grand-mère de l’Europe », est sans doute la plus célèbre d’entre-elles. Mais quel fut également le rôle des divers mouvements européistes de l’entre-deux-guerres, du Lobby Européen des Femmes, de personnalités telles Ursula Hirschmann, Jacqueline Nonon, Fausta Deshormes La Valle (fondatrice de la revue Femmes d’Europe) et de tant d’autres actrices de l’intégration européenne ? Quand, comment et avec quels moyens œuvrent-elles pour une Europe plus égalitaire en matière de sexe et de genre ? 
La Communauté économique européenne puis l’Union européenne d’une part et le Conseil de l’Europe d’autre part sont des institutions créatrices de droit. L’Union européenne édicte des règles et directives, longuement négociées et traduites ensuite dans les législations nationales. Le Conseil de l’Europe s’est quant à lui donné pour mission de protéger les droits humains et les libertés dans tous les États membres. Quel est tout d’abord l’impact des traités fondateurs à commencer par l’article 14 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme (1949) relatif à la non-discrimination notamment fondée sur le sexe, ou encore celui de l’article 119 du traité de Rome (1957) sur l’égalité salariale entre travailleurs hommes et femmes ? Quelles sont par ailleurs les politiques et formes d’action publique spécifiques mises en œuvre par ces institutions pour promouvoir l’égalité de genre (en matière de parité, de prévention de la violence faite aux femmes, etc.) et quels en sont les effets sur le continent européen ? Quelles sont les structures qui portent ces politiques et leur fonctionnement ? Comment enfin s’exprime, au sein des institutions européennes et selon les pays, cet instrument privilégié de promotion de l’égalité de genre que constitue le gender mainstreaming (traduit en français par « approche intégrée de l’égalité ») ? Il importe en outre d’évaluer l’influence de la jurisprudence de la Cour de justice de l’Union européenne et de celle de la Cour européenne des droits de l’homme sur la protection des droits des femmes et sur les rapports de genre.
Les institutions européennes offrent également des opportunités d’emploi et des mandats temporaires (électoraux ou non) à des hommes et des femmes de divers pays, au même titre que les organisations internationales. Comment fonctionne la répartition hommes/femmes au sein du personnel européen ? Il conviendrait à cet égard d’étudier son évolution depuis les débuts de la construction européenne et ses variations selon les organisations et selon les États membres ?
Enfin, ce colloque a pour ambition d’analyser l’Europe comme idée et comme espace politiques selon le prisme du genre. Comment les citoyens et citoyennes européen.ne.s utilisent-ils le droit européen pour promouvoir l’égalité de genre ? Quel est le rapport des Européennes à l’égard du projet européen ? Existe-t-il des formes spécifiques d’engagement, d’adhésion ou d’hostilité des Européennes aux valeurs et aux politiques menées par les institutions précitées ? Peut-on y voir des inflexions, des temporalités propres aux différentes étapes de cette histoire (telle que la mise en place d’une citoyenneté européenne avec le traité de Maastricht en 1992 ou les élargissements successifs de l’Union européenne comme du Conseil de l’Europe) ? Ainsi, le refus d’adhésion de la Norvège à l’Union européenne en 1994 a souvent été qualifié de « non » féminin tandis que le vote féminin a été jugé déterminant dans l’adhésion de la Finlande et de la Suède. Le rapport des Européennes à l’égard du projet européen doit-il dès lors également être envisagé sous l’angle géographique ? Enfin, alors que le déficit démocratique de l’Europe est fréquemment souligné, comment la société civile s’organise-t-elle pour faire entendre les questions de genre au cœur du débat européen ?
Le genre a donc fort à faire avec l’Europe. Qu’elle soit considérée comme un espace politique, comme un marché ou comme une aire culturelle, s’interroger sur le genre de l’intégration européenne permet d’en mieux comprendre les origines, le fonctionnement et les effets.
Les propositions de communications pourront s’inscrire dans un ou plusieurs des axes suivants :
* Acteurs et actrices (individuel.le.s et collectif/ves) de la construction européenne
* Textes fondateurs et leurs usages (art 119 du traité de Rome, ….)
* Rapports de genre dans les institutions et organisations européennes (des approches diachroniques, synchroniques, comparatives sont les bienvenues)
* Politiques de genre et histoire des structures qui les portent
* Législations européennes, législations nationales et rapports de genre. Peut-on identifier des moments-clés à l’échelle européenne et des dynamiques spécifiques entre les institutions européennes et les pays membres ?
* Discours de l’Europe sur le genre (à travers des textes de lois, des commissions, rapports sur les violences faites aux femmes en Europe, programmes européens de soutien aux projets de recherche sur les rapports de genre, gender mainstreaming)
* Formes d’engagement, d’adhésion et de mobilisations des femmes et/ou pour l’égalité de genre au niveau européen (notamment réseaux féminins ou mixtes mobilisés sur les questions « femmes »)
* Effets des politiques et actions européennes sur les rapports de genre (quels sont-ils ? comment les évaluer ?).
Modalités :
Les propositions de communication d’un maximum de 300 mots, accompagnées d’un bref CV (une page maximum) doivent être adressées à l’adressegenreeurope@gmail.com.
avant le 1er mars 2015.
Les candidats seront informés de la décision du comité scientifique le 31 mars 2015

• Avant le 3 mars
"Sexualité et religion aux risques de l’enquête de terrain"
Journée d’étude
11 juin 2015
Paris Pouchet
Argumentaire :
L’idée de cette journée d’études est née de l’association scientifique de deux sociologues travaillant de manière qualitative sur la question de la sexualité chez les religieux(ses) consacré(e)s dans la religion catholique, et ayant décidé de réfléchir ensemble à la manière de mener leur enquête. Femme et juive pour l’une, homme et chrétien pour l’autre, les effets de la situation d’enquête ne manquèrent pas de se poser avec acuité dans cette réflexion croisée. Les dimensions de la sexualité et de la religion ont été articulées dans de nombreux travaux, souvent au prisme d’une perspective historique venant éclairer ou compléter l’approche sociologique. Deux angles étroitement liés ont été privilégiés. Le premier concerne l’étude des représentations et les pratiques sexuelles des individus déclarant une appartenance religieuse, celle-ci relevant le plus souvent du catholicisme, du judaïsme ou de l’islam. Le second angle renvoie à l’analyse des prescriptions et des restrictions en matière d’activité sexuelle telles qu’elles sont diffusées au travers des textes fondateurs de ces trois religions monothéistes.
Si les questions de sexualité et de religion ne constituent donc respectivement pas une lacune ni dans le champ de la sociologie de la religion ni dans celui de la sociologie de la sexualité, une dimension plus prosaïque reste à explorer. Les chercheurs ayant mené des enquêtes de terrain n’évoquent qu’en filigrane les questions d’ordre pratique, éthique et méthodologique qui se sont posées pendant leur recherche. Outre les réserves des individus à évoquer leur activité sexuelle, ou leur absence d’activité sexuelle, lorsqu’ils sont sollicités par un inconnu –et que rencontre au demeurant l’ensemble des sociologues travaillant sur la sexualité–, il paraît fécond de s’interroger sur les échanges proprement dits entre enquêteur et enquêté dans une étude articulant de manière spécifique les dimensions sexuelle et religieuse. Les études empiriques de la sexualité chez les religieux(se)s consacré(e)s constituent ici un angle particulièrement intéressant, en ce qu’elles concentrent le regard sur un objet dont le caractère tabou est redoublé. 
La journée d’étude vise à proposer un espace de parole propice à un retour critique-analytique des chercheurs sur le terrain de la sexualité et de la religion. Parce qu’elle mettra au centre des échanges un sujet périlleux à double titre, elle contribuera à enrichir la réflexion sur le recueil de données en terrain sensible. Cette réflexion s’organisera autour de trois grands axes thématiques.
Identités de l’enquêteur-trice et rapport au terrain
Peu de choses ont été dites sur la manière dont les variables –réelles ou supposées– du genre, de l’âge, du milieu socio-culturel et de l’appartenance religieuse pouvaient avoir des incidences sur la réalisation des études explorant les dimensions sexuelles et religieuses. Si ces variables constituent parfois des limites ou induisent des biais, elles peuvent aussi avoir un pouvoir heuristique qu’il importe d’examiner. Dans quelle mesure les indices attachés à la personne de l’enquêteur et de l’enquêté produisent-ils de part et d’autre des attentes, des jugements, des tentatives de contrôles, des contradictions et des provocations (l’empathie n’étant pas, rappelons-le, la seule posture favorable au recueil de données), chacun évaluant sa part d’altérité et de semblable ? Se jouent-ils des connivences, des duperies et des résistances dans la situation d’enquête ? Les communications explorant le rapport au terrain –nécessairement évolutif– du chercheur au prime des sentiments (vis-à-vis de son objet, des acteurs qu’il rencontre, des discours qu’il recueille ou des observations qu’il mène) seront les bienvenues.
Tabous et illégitimités de l’enquête sur la sexualité chez les personnes religieuses
L’illégitimité associée aux enquêtes qualitatives sur la sexualité se trouve ici redoublée par le fait que la dimension sexuelle est articulée à un système de restrictions morales prégnantes relatif à l’exercice de l’activité sexuelle. Il en résulte un tabou imprégnant fortement l’objet et qui n’est pas sans conséquences pour les chercheurs. Quels soupçons sont attachés à ce type d’enquête et par contamination à celles et ceux qui les mènent ? Compliquent-ils le recueil de données qualitatives auprès des individus concernés ? Soumis à un rôle d’exemplarité, la non-conformité de leurs conduites les expose, et leur institution avec eux, à un risque de « scandale » dans la sphère publique. Cet état de choses rend-il difficile l’instauration de la relation de confiance ? Observe-t-on des tentatives de contrôle de la part de l’institution sur la réalisation de l’enquête ? Se pose enfin la question de la diffusion des savoirs dans la sphère profane comme scientifique. L’aspect sensationnel de l’objet –face « positive » du tabou qui y est associé– est-il propice à cette diffusion ou vient-il au contraire l’entraver ?
Représentations collectives et textes du sacré
La question de la sexualité est abordée dans de nombreux textes qui tendent à s’imposer aux chercheurs comme un élément incontournable à l’aune duquel ils comparent les pratiques et les représentations de leurs enquêtés. Mais comment ces derniers mobilisent-ils les textes officiels dans leur discours et comment les articulent-ils à leurs expériences personnelles ? Ces textes font-ils « écran » à la réalité vécue ou constituent-ils au contraire une bonne entrée en la matière, favorable à la prise de parole sur un sujet éminemment intime, voire polémique ? Autre dimension venant s’immiscer dans la réalisation des enquêtes portant spécifiquement sur les religieux consacrés, les représentations collectives et son cortège de fantasmes foisonnent dans l’espace public. De quelle manière sont-ils susceptibles de jouer dans le recueil de données ? Induisent-ils des logiques particulières de mise en récit par les enquêtés (justification, condamnation, prise de distance, etc.) ? Est-il fécond pour l’enquêteur de les mobiliser à dessein de susciter les discours ?
Modalités :
Les propositions de communication se feront sous la forme d’un résumé de 2000 signes. Elles comporteront un titre, cinq mots-clefs et une brève présentation de l’auteur. Elles sont à envoyer par courriel aux deux adresses suivantes :
myriam.joel@yahoo.fr
josselintricou@gmail.com

• Avant le 16 mars
"Masculin/ Féminin : la question du genre dans le cinéma et les séries anglophones"
21e Congrès de la SERCIA
3-5 septembre 2015
Université d’Artois, Arras
Présentation :
Le 21e colloque de la SERCIA aura lieu à l’Université d’Artois, à Arras, du 3 au 5 septembre 2015 et est organisé conjointement par le laboratoire Textes et Cultures de l’Université d’Artois et le laboratoire CORPUS de l’Université de Picardie Jules Verne. La Société d’Etudes et de Recherche sur le Cinéma Anglophone réunit des chercheurs français et internationaux afin de promouvoir la recherche et les publications dans le domaine du cinéma anglophone. Elle publie une sélection d’articles issus des colloques SERCIA dans des ouvrages collectifs et dans sa revue Film Journal (http://www.ucl.ac.uk/filmjournal).
Les problématiques liées au masculin/ féminin et aux relations hommes/ femmes sont intrinsèques aux études filmiques, qu’il s’agisse de leurs représentations à l’écran ou de leur place dans l’industrie du cinéma. Quels modèles de féminité et de masculinité les images filmiques et télévisuelles véhiculent-elles ? Comment ces modèles ont-ils évolué ? Quel lien peut-on faire entre ces modèles et certain(e)s acteurs et actrices, voire certain(e)s réalisateurs et réalisatrices ? Les films réalisés par des femmes ont-ils une spécificité ? A l’analyse de personnages-types et de modèles, le texte fondateur de Laura Mulvey a ajouté une dimension politique qui prend en compte les techniques cinématographiques pour mettre en lumière les rapports de pouvoir sous-jacents. Si Mulvey elle-même est revenue sur son fameux concept de « male gaze », la notion de pouvoir reste fondamentale, que ce soit le pouvoir de la caméra (quelle différence la caméra fait-elle entre les corps masculins et les corps féminins ? que dire des corps-objets masculins ?) ou les rapports de pouvoir entre hommes et femmes à l’écran et au sein de l’industrie. Peut-on subvertir l’ordre du genre et/ou « la pensée straight » au sein d’une entreprise commerciale ? Les films indépendants s’intéressent-ils à ces sujets ? Autant de questions qui restent relativement peu étudiées en France, malgré les controverses récentes. Le 21e colloque de la SERCIA invite les chercheurs en cinéma à analyser la question du genre par des approches variées, que ce soit sous l’angle de l’esthétique, de la sociologie, de l’histoire, de l’économie ou de la réception. Le corpus devra être constitué de films ou de séries anglophones, mais les études comparées seront les bienvenues.
Les conférencières invitées sont Yvonne Tasker (University of East Anglia) et Jacqueline Nacache (Université Paris 7 – Denis Diderot).
Pistes d’analyse :
- Représentations des hommes et des femmes au cinéma ou dans les fictions et séries télévisées
- Analyse des modèles de genre selon l’époque, le contexte national et industriel (quelles normes de genre véhiculent les stars du muet ? Le Girl Power a-t-il donné le pouvoir aux femmes ? Quelles sont les spécificités de la masculinité et féminité britanniques, australiennes, etc... ?)
- Etude des rapports entre le genre et les genres cinématographiques
- Analyse des relations entre hommes et femmes au sein du couple, de la famille, du cadre professionnel...
- Star studies
- Genre et technique du cinéma : montre-t-on les hommes et les femmes de la même manière ? (Différences dans l’utilisation du gros plan, du montage, de la voix-over, de la musique, des effets spéciaux...)
- Place des hommes et des femmes dans l’industrie cinématographique et télévisuelle
- Analyse des relations entre réalisateurs/ réalisatrices et acteurs/ actrices
- Les films de femmes
- La place des réalisatrices, productrices, scénaristes et actrices dans l’industrie et au box office
- Les questions de parité dans l’industrie du cinéma et de la télévision
- Etude du paratextuel : marketing, affiches, bandes annonces...
- Le genre dans la réception et les études universitaires
- Comment les films s’adressent-ils aux femmes/ aux hommes/ aux deux ?
- Analyse de formes de réception à contre-courant
- Importance du genre dans la critique cinématographique (Pauline Kael vs Roger Ebert par exemple)
- Les festivals et prix pour films de femmes ou films LGBT
- Controverses autour de représentations féministes/ anti-féministes (Gone Girl), ou de l’homosexualité (Brokeback Mountain)
- Evolution de la recherche sur les femmes ou les hommes à l’écran au sein des universités anglophones
Modalités :
Date limite des propositions de communication : le 16 mars 2015.
Merci d’envoyer un résumé (300 mots environ) en anglais ou en français, ainsi qu’une courte biographie, à Julie Assouly (assoulyjulie@hotmail.com), Jean-François Baillon (jfbaillon@sfr.fr) et Marianne Kac-Vergne (mariannekac@yahoo.fr).
Une sélection d’articles sera publiée aux Presses Universitaires d’Artois.

• Avant le 16 mars
"Âges de vie, genre et temporalités sociales"
Pour le numéro de l’automne 2016 de la revue canadienne Enfances Famille Générations
Argumentaire :
Longtemps menées en parallèle, les études sur les âges de vie et sur le genre convergent davantage depuis quelques années, tout en laissant encore de vastes territoires à découvert. Ce numéro de la revue Enfances Famille Générations propose donc de contribuer à cette convergence. Il y sera question de constructions sexuées des âges et de trajectoires structurées par le genre. Ce qui mènera tout naturellement à tenir compte du temps qui passe et des évolutions historiques, des cycles de vie féminins et masculins, des expériences (inter)générationnelles ou encore des temporalités sociales sexuées (travail, famille, loisir, etc.).
Si plusieurs chercheurs-es ont déjà ouvert la voie, il reste du chemin à parcourir pour que l’âge et le genre soient traités comme deux systèmes de rapports sociaux à la fois distincts et inter-reliés. Les sciences sociales et humaines traitent encore l’âge (et parfois le genre) comme une simple variable qui n’exige pas de problématisation. De leur côté, les approches féministes intersectionnelles qui combinent pourtant le genre avec d’autres formes de rapports sociaux (classe, « race », ethnie, etc.) négligent encore l’âge. Les travaux sur les différents âges de vie, quant à eux, se sont multipliés et tiennent mieux compte des rapports sociaux de sexe. Généralement limités à la jeunesse, l’adultéité, la parentalité ou la vieillesse, ils perdent toutefois de vue le fait que grandir et vieillir constituent des processus continus. Bref, des historiens-nes le disent, des sociologues l’avancent, des littéraires et des anthropologues le confirment : l’arrimage entre genre et âge pourrait être resserré.
Joan Scott plaidait dans les années 1980 pour que le genre prenne valeur de « catégorie utile d’analyse ». Un peu plus tard, Margaret M. Gullette militait de son côté pour que l’âge soit lui aussi élevé au rang de catégorie analytique. Manier – simultanément ou en parallèle – ces deux formes de catégorisation sociale fait ressortir les similarités qu’elles partagent, les différences qui les séparent et les interactions qui les associent. L’âge et le genre structurent autant l’organisation collective que les trajectoires individuelles, génèrent des rapports de pouvoir complexes, initient nombre de représentations culturelles très sensibles aux contextes spatio-temporels considérés, et sont régulièrement naturalisés, voire « biologisés ». Mais le tout n’est pas qu’affaire de similitudes. Des spécificités importantes les démarquent aussi.
Pour ce numéro d’EFG, nous en appelons surtout à des articles offrant des perspectives larges, qui ne se limitent pas à un âge ou une phase de vie. Embrasser le cycle de vie dans sa globalité offre une autre prise sur la jeunesse qui bénéficie déjà d’études nombreuses, qu’elle soit féminine ou masculine. Saisir, dans leur ensemble, les rapports sexués d’âge ou de génération déplace le regard vers une adultéité et une vieillesse encore négligées. Cela incite aussi à raffiner, à l’aune de l’âge, l’analyse des masculinités. Bref, ces perspectives permettent de mieux mesurer en termes de genre et d’âge l’impact des évolutions démographiques, des normes culturelles, des régimes d’éducation ou de retraite, des filets de sécurité sociale, des migrations ou encore de la médicalisation des corps. Elles jettent aussi un nouvel éclairage sur plusieurs évolutions majeures : la généralisation des seuils d’âge sexués, la pénurie de jeunes femmes en Asie, la déchronologisation des cycles de vie féminins et masculins, la féminisation de la vieillesse en Occident, etc.
Lancé aux spécialistes d’horizons régionaux et nationaux variés, cet appel s’adresse aussi à celles et ceux qui adoptent une perspective transnationale pour saisir comment les normes, pratiques ou représentations d’âge et de genre circulent par-delà les frontières. Les approches théoriques et empiriques sont toutes deux bienvenues.
Modalités :
La proposition doit être soumise en ligne sur le site web de la revue
avant le 16 mars 2015.
Pour ce faire, vous devez créer un compte d’usager en tant qu’auteur, en cliquant sur l’onglet S’inscrire (efg.inrs.ca).
La soumission doit comprendre un titre provisoire, un résumé (1500 à 2000 caractères, espace compris) ainsi que les coordonnées de tous les auteurs.
Les manuscrits complets des propositions retenues (50 000 à 60 000 caractères, espaces compris, excluant le résumé et la bibliographie) devront être soumis en ligneavant le 14 septembre 2015.
http://www.efg.inrs.ca/index.php/EFG/index

• Avant le 27 février
"A Manifesto for Cyborgs thirty-years on : Gender, Technology and Feminist-Technoscience in the twenty-first centur"
 Journal of Media and Communication. An interdisciplinary journal for early career researchers and graduate students
Volume Editor : Thao Phan
 In her iconic essay A Manifesto for Cyborgs : Science, Technology and Socialist-Feminism in the 1980s, Donna Haraway introduced the metaphor of the cyborg as an “ironic political myth” to critique the so far troubling narratives of the West. Published in the Socialist Review in 1985, it brings together a broad spectrum of literacies—from socialist-feminism, to cybernetics and biopolitics—to proffer a cutting criticism of Enlightenment humanism, gender essentialism, and military technoscience. Her provocations created a useful framework to destabilise rigid boundaries and make fluid the borderlines between human and animal, organism and machine, natural and artificial, semiotic and material. Today the Manifesto sits comfortably as part of the canon of feminist-technoscience and postmodern theory. Although as an oppositional figure the cyborg is bounded by a historical specificity, it has certainly found new significance and politics in the contemporary age of ubiquitous media.
 To mark the 30th anniversary since its publication, Platform invites authors whose work resonates or responds to themes expounded in this seminal essay. With the benefit of thirty years’ hindsight, what new observations or critical assessments can be made in regards to the cyborg as a feminist, tropic figure ? Did the cyborg fulfill its promise of an “historical transformation” ? Is the figure of the cyborg still as useful today, given contemporary technological developments ? Or, conversely, do we need myths like Haraway’s now more than ever ? We encourage the submission of theoretical or empirical work engaging with applications of, or criticisms of, frameworks used by Haraway, and are particularly interested in critical papers that provide novel insights into the relation between gender and technoscience.
 Potential topics may include, but are not limited to :
· Cyborg subjectivities in the 21st century
· Gendered tropes in technology
· Novel readings of gender and technoscience
· Trans/queer studies of technology
· Feminist science and/or feminist science and technology studies
· Posthuman subjectivities
· Postgender politics and subjectivities of “affinity”
· Multiple or fractured readings of the cyborg
· Technologies of sex and gender
· Technologies of race and identity
· Critical studies of the body/embodiment
· Feminist histories/historiographies of media, technology or computation
· The informatics of domination
· Biotechnologies and Artificial Intelligence
· Feminism and accelerationist politics
· Feminism and new materialisms
 In addition to this special section, we also welcome submissions that more broadly deal with issues relating to the areas of media, technology, and communication in theoretical or critical terms.
Please send all enquiries and submissions to platformjmc@gmail.com. Abstracts must be accompanied by a briefcurriculum vitae and biographical note, and should not exceed 350 words.
We recommend that prospective authors submit abstracts well before the abstract deadline of the 27th of February 2015, in order to allow for feedback and suggestions from the editors. All submissions should be from early career researchers (defined as being within a few years of completing their PhD) or current graduate students undertaking their Masters, PhD, or international equivalent.
All eligible submissions will be sent for double-blind peer-review. Early submission is highly encouraged, as the review process will commence on submission.
 Platform : Journal of Media and Communication is a fully refereed, open-access online graduate journal. Founded and published by the School of Culture and Communication at the University of Melbourne (Australia), Platform was launched in November 2008. Platform is refereed by an international board of established and emerging scholars working across diverse fields in media and communication studies, and is edited by graduate students at the University of Melbourne.
For more information visit :
http://journals.culture-communication.unimelb.edu.au/platform/call_papers.html

• Avant le 28 février
"Good and Mad Women : Histories of Gender, Then and Now"
Australian Women’s History, Network Symposium 2015
Just over three decades ago, Jill Julius Matthews published Good and Mad Women : The historical construction of femininity in twentieth century Australia (1984), her path-breaking feminist history. This important book pre-dated Joan W. Scott’s proclamation of gender as a ‘useful category of historical analysis’ (1986) and continues to be influential. The Australian Women’s History Network celebrates the book’s anniversary by calling for papers that historicise gender and/ or reflect on the historiography of gender. In particular we seek work that aims to trace and analyse – as Matthews did in Good and Mad Women – ‘the specific meaning and experience of becoming a woman’, whether in twentieth century Australia or elsewhere in time and place. ‪The symposium also offers a platform for speakers - individually or on panels - to revisit classic works of gender history, examining how these were foundational and for whom, or to survey contemporary currents in gender history.
The AWHN welcomes broad engagement with the field of gender history ; other possible topics and themes include :
-  Gender and sexualities
-  Gender in cross-cultural comparison
-  Gender, politics and resistance
-  Transgender
-  Feminist critiques of gender
-  Gender and embodiment
-  Gender, race and ethnicity
-  Men and masculinities
-  Gender and pleasure
-  Class and gender
-  Gender and colonialism ; gender and nationalism.
The AWHN Symposium will be held on Wednesday 8 July as part of the 2015 Australian Historical Association conference ‘Foundational Histories’ to be held at the University of Sydney 6-10 July 2015. The keynote speaker will be Professor Jill Matthews. The annual general meeting will be held at lunch time with a reception and dinner to follow the symposium.
Please submit abstracts of no more than 200 words (for individual papers and panels) to the symposium convenor Zora Simic (z.simic@unsw.edu.au) by 28 February 2015. Please send as word or RTF files with an author bio of no more than 50 words.
Papers that are not selected as part of the AWHN program will be considered for the AHA program.
Each paper will run for twenty minutes with ten minutes for question time. Panels are allocated 90 minutes in total.”
http://www.auswhn.org.au/

• Avant le 13 mars
"Gender in War Captivity"
Le "POW Network" organise avec le soutien du Warwick Institute of Advance Study et de l’IHR sa journée d’études annuelle le 8 mai 2015 à l’IHR, à Londres sur le thème "Gender in War Captivity".
Institute of Historical Research, University of London, 8 May 2015
Présentation et argumentaire :
http://f.hypotheses.org/wp-content/blogs.dir/1337/files/2015/01/cfp-gender-and-war-captivity-conference-2015.pdf
Les propositions de communications (d’un maximum de 300 mots) doivent être envoyées avant le 13 mars 2015 à l’adresse powstudiesnetwork@gmail.com

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4 - THÈSE :

• Perrine Lachenal (Laboratoire IDEMEC (UMR 7307), université Aix-Marseille) soutiendra sa thèse de doctorat en anthropologie, intitulée "Self-défense féminine dans le Caire en révolution. Techniques du genre et jeux de violence" le lundi 26 janvier 2015 à 14 heures, à Aix-en-Provence (salle Paul-Albert Février, Maison Méditerranéenne des Sciences de l’Homme, Université Aix-Marseille).
Jury :
Niko Besnier, anthropologue, Professeur à l’Université d’Amsterdam (rapporteur)
Sébastien Darbon, anthropologue, Chargé de recherche HDR, CNRS, IDEMEC.
Eric Fassin, sociologue, Professeur à l’Université Paris VIII (rapporteur)
Laurence Hérault, anthropologue, Professeure à l’Université Aix-Marseille (directrice de thèse)
Christine Mennesson, sociologue, Professeure à l’Université Paul Sabatier, Toulouse.
Lucie Ryzova, historienne, Lecturer à l’Université de Birmingham.
Résumé :
Depuis 2011, la révolution égyptienne et ses contrecoups ont suscité au Caire l’émergence d’un véritable marché de la sécurité. Cette thèse est le fruit d’une enquête ethnographique, menée en observation participante, relative à différentes pratiques de défense ayant émergé dans ce cadre. Les cours de self-défense, dont le succès ne cesse de se confirmer dans les quartiers socialement favorisés de la ville du Caire, se trouvent au cœur de cette recherche. Ils y sont envisagés non seulement comme révélateurs, mais aussi comme producteurs d’une culture matérielle et motrice « révolutionnaire », où les bouleversements politiques du moment s’incarnent dans leur dimension émotionnelle, sexuée, sociale et morale. La pratique étudiée – associée à des objets et des techniques du corps spécifiques – permet d’appréhender à la fois les évolutions des formes de sociabilité, les transformations des représentations et des pratiques sociales liées à la violence, ainsi que les recompositions des rapports sociaux de classe et de sexe dans la société égyptienne contemporaine.
Mots-Clés :
Égypte, révolution, genre, violence, self-défense, sécurité, cultures matérielles et motrices.
Contact :
plachenal@mmsh.univ-aix.fr

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5 - BOURSES :

• Fondation pour la Mémoire de la Shoah, "Histoire des femmes juives en France pendant la Seconde Guerre Mondiale et dans le long après-guerre"
en partenariat avec l’Institut Emilie du Châtelet,
propose une bourse doctorale et une bourse post-doctorale pour des recherches portant sur l’histoire des femmes juives en France pendant la Seconde guerre mondiale et dans le long après-guerre (1939-fin des années 1950).
Les bourses s’adressent à des étudiant(e)s français(es) ou étranger/ères, inscrit(e)s en thèse ou rattaché(e)s à une équipe de recherche. Accordées pour une année, elles peuvent être reconduites sur demande.
Modalités :
Les dossiers à remplir sont téléchargeables sur le site Internet de la FMS
Les dossiers sont à envoyer au plus tard le 1er avril 2015
Aides proposées :
- 1 bourse de thèse
- 1 bourse post-doctorale
Contact :
histoire@fondationshoah.org
www.fondationshoah.org

• Institut du Genre - Appels à projet
L’Institut du Genre lance deux appels à projets en 2015 concernant deux thématiques :
. Axe 9 : Genre, Religions et Sécularisations
. Axe 2 : Politique, Care, Justice.
Le texte respectif de chaque appel à projets et le formulaire à remplir sont disponibles ci-dessous.
Le dossier de candidature sous format pdf est à soumettre avant le 18 février 2015 à minuit à l’adresse : sg-gis-idgenre@mshparisnord.fr
La sélection des projets sera établie par le Conseil scientifique du GIS Institut du Genre, réuni fin mars 2015.
http://institut-du-genre.fr/fr/soutien-a-la-recherche/appels-a-projets/annee-2015/article/l-institut-du-genre-lance-deux

• Allocations doctorales et post-doctorales DIM « Genre, Inégalités, Discriminations »
Dans le cadre de la subvention que lui accorde la Région Île-de-France, le DIM « Genre, Inégalités, Discriminations » lance le 15 décembre deux appels à candidatures pour l’attribution d’allocations doctorales et post-doctorales.
L’Institut Émilie du Châtelet (IEC) coordonne la sélection du pôle « Genre » et l’Alliance de Recherche sur les Discriminations (ARDIS) celle du pôle « Discriminations » du programme scientifique du DIM « Genre, Inégalités, Discriminations ».
Ces allocations sont destinées à soutenir des recherches menées dans un établissement de recherche et d’enseignement supérieur de la Région Île-de-France :
- soit sur les femmes, le sexe ou le genre
- soit sur les discriminations
Elles concernent toutes les disciplines.
Les candidat-es indiqueront leur choix d’une des deux thématiques.
- Allocations doctorales : elles prennent la forme d’un contrat à durée déterminée d’une période de 36 mois (pour les étudiant-es qui s’inscriront en 1ère année de thèse) et 24 mois (pour celles et ceux qui s’inscriront en 2e année). Le salaire mensuel net est de 1 400 € minimum.
- Allocations post-doctorales : elles prennent la forme d’un contrat à durée déterminée, d’une durée de 12 à 18 mois, pour un salaire mensuel net minimum de 2100 €.
La date limite de dépôt des dossiers est fixée au 16 février 2015 à 17h.
Vous trouverez toutes les informations et documents nécessaires pour répondre à ces appels sur le site internet du GID :
http://www.gid-idf.org/

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6 - EN LIGNE :

• Christine Dualé, "L’émergence de la pensée féminine et féministe antillaise : des sœurs Nardal à Suzanne Roussi Césaire", africultures.com
L’historiographie a réduit le mouvement de la négritude à une vision exclusivement masculine. Pourtant, les écrits de Suzanne Lacascade, de Jane et Paulette Nardal et ceux de Suzanne Roussi Césaire témoignent d’un engagement intellectuel féminin bien avant et au cours du mouvement de la Négritude.
http://www.africultures.com/php/index.php?nav=article&no=12564

• Régis Schlagdenhauffen, Compte rendu des journées « Sexualité(s) et enfermement en Europe » organisées par Régis Schlagdenhauffen et Gwenola Ricordeau (Lille, 11-12 décembre 2014)
Les communications durant ces deux journées riches en échanges étaient organisées autour de cinq panels et d’une projection-débat.
http://genreurope.hypotheses.org/1402

• Mylène Bilot, "Monstruosités esthétiques et esthétique de la monstruosité chez Gina Pane et Orlan : féminin mutilé, altérité transgressée ?", Amerika, 11 | 2014
L’art corporel, parce qu’il participe d’une survivance de la figure du martyr, apparaît propice à l’étude de la monstruosité et de sa contre-partie, la normativité. L’esthétique de la monstruosité mise en oeuvre par Gina Pane et Orlan, artistes françaises contemporaines, permet de mettre au jour des mécanismes d’oppression et d’incorporation travaillés par les rapports du moi à l’autre.
Comment s’articulent, d’une part, la construction et la transgression du corps monstrueux ; de l’autre, la violence symbolique de la sphère sociale qui le produit ? Les oeuvres de Gina Pane ainsi que celles d’Orlan se confrontent, à travers notre hypothèse de réminiscence du martyr, à cette question des rapports de pouvoir qui lient et opposent autrui à soi-même.
Après avoir analysé le dérèglement que constituent les monstruosités esthétiques, nous étudions, à travers le prisme d’une lecture genrée, les dispositifs de mise en tension du féminin, ce qui nous conduit à aborder la stratégie de transgression que constitue le recours au corps comme ouverture à l’Autre et au sacré.
http://amerika.revues.org/5226

• Guide des bonnes pratiques en matière d’égalité dans la communication
Ce document a été produit avec le soutien du Rectorat et de la Préfecture de Région (Délégation régionale aux droits des femmes et à l’Egalité).
http://www.eure.gouv.fr/Actualites/Guide-des-bonnes-pratiques-en-matiere-d-egalite-dans-la-communication

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7 - PUBLICATIONS :

• Beverley Skeggs, Des femmes respectables. Classe et genre en milieu populaire, Agone, 456 p., 25 euros. ISBN : 9782748902174
"On est sorties à Manchester l’autre samedi, toutes les trois. C’était bien en fait, on s’est bien marrées. Mais à un moment on est allées dans le quartier bourge, et on se marrait devant les chocolats en se demandant combien on en aurait mangé si on avait pu se les payer, et il y a cette femme qui nous a lancé un regard. Si les regards pouvaient tuer. Genre, on était là, c’est tout, on faisait rien de mal, on n’était pas crades ni rien. Elle nous a juste regardées. On aurait dit que c’était chez elle et qu’on n’avait rien à faire là. Ben tu sais quoi, on est parties, on n’a plus rien dit pendant une demi-heure. T’imagines ? On s’est bien fait remettre à notre place. On aurait dû lui mettre notre poing dans la gueule. C’est des trucs comme ça qui te dégoûtent de sortir. Il vaut mieux rester chez soi."
La matière première de ce livre est une série d’entretiens menés par Beverley Skeggs avec quatre-vingt-trois jeunes femmes issues de la classe ouvrière anglaise, inscrites à une formation d’aide à la personne et travaillées par leur propre respectabilité. Abordant leur rapport à la sexualité, à la classe ou au féminisme, cet ouvrage vient apporter un prolongement essentiel aux travaux de Pierre Bourdieu et de Paul Willis.
Sociologue britannique comptant parmi les spécialistes des cultural studies et de la pensée féministe, Beverley Skeggs a notamment codirigé Transformations : Thinking Through Feminism (Routledge, 2000) et Feminism after Bourdieu (Blackwell, 2004).
http://agone.org/lordredeschoses/desfemmesrespectables/

• Rachel Silvera, Un quart en moins, des femmes se battent pour en finir avec les inégalités de salaires, La Découverte, 224 p., 16 euros. ISBN : 9782707179104
Malgré les lois, discours et autres chartes, en France, le salaire des femmes reste inférieur d’un quart à celui des hommes. Comment expliquer cet écart persistant ? Au XIXe siècle, on considérait qu’il n’était pas vital pour une femme de travailler. Pouvant compter sur « monsieur Gagnepain », celle-ci ne pouvait prétendre qu’à un « salaire d’appoint ». De manière insidieuse, ce modèle pèse encore aujourd’hui. Les salariées semblent piégées, entre « plancher collant » et « plafond de verre ».
Pourtant, ces dernières années, des femmes ont décidé de se battre et ont obtenu gain de cause. Rachel Silvera leur donne largement la parole. Parce qu’elles ont eu des enfants, sont passées à temps partiel, ou simplement parce qu’elles sont femmes, Maria, Flora et les autres n’ont eu aucune augmentation de salaire, ou très peu, au cours de leur carrière. Les juges ont reconnu qu’elles étaient victimes de discrimination et devaient obtenir réparation à travers un rappel de salaires et une requalification.
À jour de la jurisprudence la plus récente, ce livre donne de nouveaux moyens pour en finir avec des inégalités d’un autre âge. Au-delà, il plaide pour une autre façon d’évaluer les compétences, celles des femmes restant trop souvent perçues comme relevant de qualités « innées ».
http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Un_quart_en_moins-9782707179104.html
Compte rendu :
http://www.laviedesidees.fr/Un-quart-en-moins-et-un-ecart-en.html

• Isabelle Attané, Carole Brugeilles, Wilfried Rault (dir.), Atlas des femmes. Les paradoxes de l’émancipation, Ed. Autrement, 95 p., 19,90 euros. ISBN : 978-2-7467-3584-2
En ce début de siècle, la question des femmes et de l’égalité des sexes reste une priorité au niveau mondial. Vingt ans après la dernière conférence mondiale de Pékin, il apparaît nécessaire de dresser un état des lieux de la situation des femmes dans le monde. Avec plus de 120 cartes et infographies, cet atlas permet de mesurer les avancées inabouties dans l’émancipation des femmes, et le maintien paradoxal d’inégalités entre les sexes dans divers domaines comme l’éducation, l’emploi, la famille, la fécondité, la sexualité… des différences d’un continent à l’autre, d’un pays à l’autre.
Cet ouvrage est le résultat d’un partenariat entre les Éditions Autrement et l’Ined avec les contributions de plusieurs chercheur-e-s de l’Institut porté en particulier par l’unité de recherche « Démographie, Genre et Sociétés » et d’autres institutions.
http://www.autrement.com/ouvrage/atlas-des-femmes-isabelle-attane-carole-brugeilles-wilfried-rault

• Marianne Bournet-Bacot, Le Portrait de couple en Allemagne à la Renaissance d’un genre au genre, PU de Rennes, 336 p., 28 euros. ISBN : 978-2-7535-3438-4
Dès la naissance du portrait moderne apparaissent les premiers portraits de couples. Leur développement est considérable en Allemagne, véritable phénomène artistique et social. Cet ouvrage analyse les conditions culturelles favorables à leur apparition et leur expansion, en considérant la nouvelle conception du mariage chrétien, les transformations historiques, sociales et religieuses de l’Allemagne des XVe et XVIe siècles, en particulier dans les villes, et enfin la nouvelle place du sujet spirituel dans l’espace moderne.
http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=3703

• Jérôme Courduriès, Agnès Fine (dir.), Homosexualité et parenté, Paris, Armand Colin, 232 p., 24,50 euros. ISBN : 9782200289942
Les débats publics mouvementés et les manifestations qui ont précédé en mai 2013 le vote en France de la loi ouvrant le mariage aux couples de même sexe révèlent le trouble ressenti par une partie de la population face à ces changements familiaux. Les résistances tiennent surtout au fait que la loi devrait logiquement conduire à une légalisation de la procréation médicalement assistée pour ces couples. Ces changements législatifs seraient-ils la manifestation d’une véritable révolution dans notre système de parenté ?
Pour répondre à cette question, hors du champ des polémiques idéologiques et politiques, ce livre réunit les contributions d’anthropologues et de sociologues qui ont mené depuis plusieurs années des enquêtes sur les relations des gays et des lesbiennes avec les divers membres de leur famille d’origine ainsi qu’au sein des familles homoparentales qu’ils ont créées, cela en France, en Belgique, en Espagne, en Suisse, ainsi qu’aux États-Unis et au Brésil.
Le double objectif des auteurs est, d’une part, de contribuer à approfondir les débats à partir d’une analyse des situations concrètes de ces familles et, d’autre part, d’analyser en anthropologues de la parenté les effets de l’homosexualité sur les relations de parenté dans nos sociétés contemporaines.
http://www.armand-colin.com/livre/532161/homosexualite-et-parente.php
Compte rendu :
http://www.laviedesidees.fr/Ce-que-l-homosexualite-fait-a-la.html

• Julie Mazaleigue-Labaste, Les Déséquilibres de l’amour. La genèse du concept de perversion sexuelle, de la Révolution française à Freud, Editions Ithaque, 296 p., 22 euros. ISBN : 978-2-916120-53-9.
Depuis Foucault, l’histoire de la perversion sexuelle est hantée par deux grands mythes : les théories psychiatriques qui l’ont façonnée seraient le cache-misère pseudo-savant d’une morale répressive ; et, en pratique, l’homosexualité aurait été sa cible essentielle, voire son paradigme. Ces mythes, Julie Mazaleigue-Labaste les déconstruit ici radicalement.
Elle s’appuie à cette fin sur une série d’archives inédites, complétées d’analyses épistémologiques pointues. Elle réhabilite l’aliénisme français de la première moitié du XIXe siècle. Car le concept de perversion n’est pas, comme on l’a dit, le fruit tardif de la psychiatrie et de la sexologie allemandes d’avant Freud. Et elle conteste vigoureusement le privilège de l’homosexualité, recentrant le débat sur le sadisme.
On découvrira ainsi comment, loin de résulter uniquement d’une farouche volonté de normalisation des amours déviantes, la notion de « perversion sexuelle » est devenue logiquement nécessaire au sein de la rationalité médico-psychologique, mais aussi bien en droit. Car son histoire s’enracine dans un problème qui nous reste à charge : celui du rapport du sujet à ses actes (les contrôle-t-il ? Et si non, en est-il alors encore l’auteur, ou la victime ?), problème dont psychiatres, psychologues, criminologues, sexologues et magistrats ont tenté de démêler l’écheveau à même la chair et les corps. Coupeurs de nattes et violateurs de tombes, atroces dépeceurs de petits bergers et pauvres collectionneurs de mouchoirs furent alors emportés, tous ensemble, dans un tourbillon de théories de plus en plus sinistres.
http://www.ithaque-editions.fr/livre/57/Les+Desequilibres+de+l---amour+-+La+genese+du+concept+de+perversion+sexuelle-+de+la+Revolution+francaise+a+Freud
Compte rendu :
http://lectures.revues.org/16593

• Enfances Familles Générations, "Parenté et techniques de reproduction assistée : les enjeux contemporains au regard du genre", Numéro 21, automne 2014.
L’équipe de la revue internationale Enfances Familles Générations est heureuse de vous informer de la sortie du numéro 21 qui a pour thème Parenté et techniques de reproduction assistée : les enjeux contemporains au regard du genre. Ce numéro a été dirigé par Jérôme Courduriès, maître de conférences à l’Université Toulouse-Jean-Jaurès (France) et Cathy Herbrand, chargée de recherches au Reproduction Research Group, De Montfort University (Royaume-Uni).
Précédés par une importante revue de la littérature, les articles publiés dans ce 21e numéro d’EFG alimentent les débats en cours sur la famille et sur la bioéthique. Ils décrivent les arbitrages du corps médical face au traitement de l’infertilité liée à l’âge et à la définition du temps de l’horloge biologique, les relations complexes des parents avec les embryons congelés, les représentations du donneur de sperme et du faire-famille dans le cas du recours à la procréation médicalement assistée, les composantes du recours à l’adoption ou à la reproduction assistéeet les inégalités socioéconomiques dans l’accès à la reproduction assistée. Enfin, Jean-Hugues Déchaux se livre à un « exercice de sociologie fiction » en imaginant quel effet aurait l’existence d’un utérus artificiel sur le modèle de parenté euraméricain.
Ce numéro d’Enfances Familles Générations comprend en outre quatre articles hors thème. Ils abordent les stratégies parentales et l’alimentation des enfants ; le dévoilement de la séropositivité périnatale ; l’avis de jeunes féministes sur la problématique travail-famille ; les conditions socioéconomiques des politiques de protection de l’enfance.
http://www.efg.inrs.ca/index.php/EFG/issue/view/22

• Camille Froidevaux-Metterie, La révolution du féminin, Gallimard, 384 p., 23,90 euros. ISBN : 9782070147526
Le mouvement féministe a produit bien plus qu’une dynamique d’égalisation des conditions féminine et masculine. Il a contribué, montre Camille Froidevaux-Metterie, à réorganiser en profondeur notre monde commun, à la faveur d’un processus toujours en cours qui voit les rôles familiaux et les fonctions sociales se désexualiser. 
Par-delà les obstacles qui empêchent de conclure à une rigoureuse égalité des sexes, il faut ainsi repérer que nous sommes en train de vivre une véritable mutation à l’échelle de l’histoire humaine. Plus d’attributions sexuées ni de partage hiérarchisée des tâches : dans nos sociétés occidentales, la convergence des genres est en marche. 
La similitude de destin des hommes et des femmes ne renvoie pourtant à aucune homogénéisation. Dans un monde devenu mixte de part en part, les individus se trouvent plus que jamais requis de se définir en tant qu’homme ou en tant que femme. Or ils ne peuvent le faire sans prendre en considération la sexuation des corps. S’évertuer à la nier, comme le fait un certain féminisme, c’est heurter de plein fouet cette donnée nouvelle qui veut que la maîtrise de sa singularité sexuée soit la marque même de la subjectivité. 
L’auteure entreprend ainsi de réévaluer la corporéité féminine pour en faire le vecteur d’une expérience inédite englobant l’impératif universaliste des droits individuels et l’irréductible incarnation de toute existence. Le sujet féminin contemporain se révèle alors être le modèle d’une nouvelle condition humaine.
http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Bibliotheque-des-Sciences-humaines/La-revolution-du-feminin

• Françoise Orazi, John Stuart Mill et Harriet Taylor : Écrits sur l’égalité des sexes, ENS Editions, 252 p., 23 euros. ISBN : 978-2-84788-578-1
À une époque où le statut légal des femmes indiquait leur position inférieure dans la société, John Stuart Mill, l’un des plus grands penseurs britanniques de son temps, s’éleva de manière répétée contre cette injustice. L’auteur du célèbre L’asservissement des femmes fit de l’égalité des sexes l’un des principaux enjeux de sa philosophie politique, au nom de la liberté individuelle et de l’égalité qu’il défendit toute sa vie. Avec le concours de Harriet Taylor, dont la participation à l’œuvre millienne est examinée ici, il devint l’un des pionniers du féminisme et contribua à son essor, se servant de sa réputation pour attirer l’attention sur la condition des femmes. D’articles inédits à des extraits des œuvres les plus connues, de sa correspondance à son autobiographie, les textes présentés font apparaître toute la cohérence et la modernité de l’auteur, et intéresseront tout autant les lecteurs de Mill que ceux qui s’intéressent au féminisme ou à l’histoire des femmes.
http://catalogue-editions.ens-lyon.fr/fr/livre/?GCOI=29021100421490

• Jean Zaganiaris, Un Printemps de désirs. Représentation des genres dans la littérature et le cinéma marocains à l’heure des Printemps arabes, Editions La Croisée des chemins, Maroc, 90 dirham marocains. ISBN : 978-9954-1-0494-1
Si la sexualité n’a pas été centrale au sein des manifestations du « printemps arabe », elle a néanmoins été présente dans les contours. Ce livre montre que les discours sur la libéralisation de la sexualité et sur la dénonciation de la domination masculine sont omniprésents dans les sociétés islamiques. Rompant avec les visions réifiées mettant l’accent sur la h’chouma ou sur une prétendue schizophrénie marocaine, cet ouvrage s’intéresse plutôt à la façon dont les artistes du Maroc rendent compte de la société plurielle et composite dans laquelle nous vivons.
http://lacroiseedeschemins.ma/parutions/un-printemps-de-desirs/

• Leyla Fouladvind, Les Mots et les enjeux. Le défi des romancières iraniennes, L’Harmattan, 378 p., 37,50 euros. ISBN : 978-2-343-02502-5
Cet ouvrage est consacré à la représentation de la femme iranienne dans l’espace public post-révolutionnaire (1990-2005) à travers les oeuvres de huit romancières iraniennes et cherche à mettre en évidence le lien indéniable entre le statut de la femme dans la sphère privée et dans l’espace public. En jouant sur le rapport étroit entre la réalité et la fiction, ces romancières contournent la censure et montrent que la question
féminine est un enjeu majeur de la démocratisation de la société iranienne.
http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=45005

• Thomas Dupuy, Les Années Gai Pied (1979-1992). « Tant et si peu ». L’homosexualité il y a 30 ans, Editions Des ailes sur un tracteur, 19 euros. ISBN : 979-10-90286-17-7
Où sortait-on ? Qui soutenait l’égalité des droits ? Quels faits-divers ont fait émerger les LGBT en tant que sujets de société ? Qui faisait son coming-out ? Thomas Dupuy a décortiqué les 541 numéros de ce magazine culte et retrace les événements qui ont marqué cette époque encore si proche : lutte contre l’ordre moral, censure, LGBTphobies, vie quotidienne, culture. Des espoirs, des vies, les des événements qui ont construit la communauté LGBT. Un formidable reflet de l’évolution de notre société. 
Avec la réédition inédite des grands entretiens de Jean-Paul Sartre, Michel Foucault, Marguerite Duras, Serge Gainsbourg.... et des articles les plus marquants. 
http://www.desailessuruntracteur.com/Sortie-du-livre-LES-ANNEES-GAI-PIED-1979-1992-Tant-et-si-peu-L-homosexualite-il-y-a-30-ans_a124.html

• Gender & Society, "A Gender Lens on Religion", February 2015 ; 29 (1)
This special issue is the result of concerns about the marginalized status of gender within the sociology of religion. The collection of exciting new research in this special issue advocates for the importance of a gender lens on questions of religion in order to highlight issues, practices, peoples, and theories that would otherwise not be central to the discipline. We encourage sociologists who study religion to engage more in interdisciplinary and intersectional scholarship, acknowledge developments in the global South, and develop more compelling theoretical frameworks that analyze religion from a gendered perspective. Our aim is to bring religion to the attention of gender and feminist scholars and to encourage religion scholars to consider gender not just as a variable but as a social structure. We hope that both groups of scholars will consider gender and religion as mutually constitutive social categories.
http://gas.sagepub.com/content/29/1.toc

• Feminist Economics, "Gender and Economics in Muslim Communities", Volume 20, Issue 4, 2014.
This contribution seeks to delineate the broad contours of a transnational, anti-imperial feminist perspective on gender and economics in Muslim communities by bringing together feminist analyses of Orientalist tropes, development discourses and policies, and macro- and microeconomic trends. The goal is to facilitate conversations among scholars who have tended to work within their respective disciplinary and methodological silos despite shared interests. This approach pays special attention to intersectionality, historicity, and structural constraints by focusing on the diversity of the experiences of women and men by religion, location, citizenship, class, age, ethnicity, race, marital status, and other factors. It recognizes the complex relationships between the economic, political, cultural, and religious spheres and the role of local and transnational histories, economies, and politics in shaping people’s lives. Finally, it emphasizes that openness to different methodological approaches can shed clearer light on the question of how various structural factors shape women’s economic realities.
http://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/13545701.2014.982141#.VLUL1VeG8bh

• Contemporary French Civilization, "Au-delà du mariage", Volume 39, Number 3 / 2014
Le 8 avril 2013 se tenait à Paris une journée d’études intitulée : « Au-delà du mariage. De l’égalité des droits à la critique des normes » ; c’est le point de départ du dossier qu’on va lire. On était en plein débat sur le « mariage pour tous », projet de loi porté par le gouvernement socialiste : depuis octobre, les manifestations se multipliaient, et depuis fin janvier, la bataille parlementaire faisait rage. C’est deux semaines plus tard, le 23 avril, que le projet de loi allait être adopté, à l’issue d’un vote solennel à l’Assemblée nationale. Le 18 mai 2013, au lendemain de la décision du Conseil constitutionnel, était enfin promulguée la loi Taubira ouvrant le mariage aux couples de même sexe.
[...]
http://liverpool.metapress.com/content/h7k431348368/?p=68b21765062247f7b5abef4dc100c891&pi=0

• Fatima Sadiqi, Moroccan Feminist Discourses, Palgrave Macmillan, 60 livres. ISBN : 9781137392688
This book is both scholarly and personal. It is scholarly because it addresses and assesses the current Moroccan feminist discourses, a topic the author has been involved with for almost three decades, and it is personal because it brings along her Berber identity and seeks to reposition it vis-à-vis these feminist discourses. Revisiting the Moroccan feminist discourses in the aftermath of the uprisings in the region which, among other things, brought about the spectacular change in the political status of Berber from an indigenous centuries-long marginalized language to an ’official language’ of Morocco came with serious challenges to the feminist discourses by highlighting the stark absence of Berber, a women-related language, in these discourses. The two recognized types of feminist discourse, the secular and Islamic ones, are not only divergent but suffer from a shortage in scope and discard the rich heritage, knowledge, and art that Berber women bring along to the Moroccan feminist discourses.
Fatima Sadiqi is Professor of Linguistics and Gender Studies and Founder of the Center for Studies and Research on Women at Sidi Mohamed Ben Abdellah University, Morocco.
http://www.palgrave.com/page/detail/moroccan-feminist-discourses-fatima-sadiqi/?K=9781137392688

• Paige Whaley Eager, Waging Gendered Wars. U.S. Military Women in Afghanistan and Iraq, Ashgate, 2014, 234 p., 65 livres. ISBN : 978-1-4094-4846-4.
Waging Gendered Wars examines, through the analytical lens of feminist international relations theory, how U.S. military women have impacted and been affected by the wars in Iraq and Afghanistan. Although women were barred from serving formally in ground combat positions within the U.S. armed forces during both wars, U.S. female soldiers are being killed in action. By examining how U.S. military women’s agency as soldiers, veterans, and casualties of war affect the planning and execution of war, Whaley Eager assesses the ways in which the global world of international politics and warfare has become localized in the life and death narratives of female service personnel impacted by combat experience, homelessness, military sexual trauma, PTSD, and the deaths of fellow soldiers.
http://www.ashgate.com/isbn/9781409448464
Compte rendu :
http://lectures.revues.org/14247


Fédération de recherche sur le genre RING (FR 4120)
Bâtiment D - Salle 226
Université Paris 8
2 rue de la Liberté
93526 Saint-Denis - Cedex 02
01 49 40 73 49
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