RING


Accueil > Textes > Annonces du RING > Annonces du RING - 15 octobre 2011

Annonces du RING - 15 octobre 2011


Date de mise en ligne : [15-10-2011]




[Annonces du RING]

// http://www.univ-paris8.fr/RING/index.php \\

[N’hésitez pas à m’adresser vos informations. GG.]

========

SOMMAIRE :
1 - COLLOQUES :
- "A bras le corps. Atelier interdisciplinaire de recherche et débat", 20-21 octobre, Genève
- "Expressions artistiques et politiques de la contre-culture : dissidences créatives, 1955-1975", 19 octobre, Le Havre
- "Femmes, réseaux et "Révolutions" la Démocratie a l’epreuve du genre en Euro-Méditerranée", 8 décembre, Paris
- "Politiques familiales et politiques d’emploi « genrées » au Royaume-Uni", 4 novembre, Paris
- "From Cyborgs to Facebook : Technological dreams and feminist critiques", 21 octobre, Bruxelles
- "Empires et Biopolitiques", 19-20-21 octobre, Clermont-Ferrand
2 - SEMINAIRES :
- "Trajectoires de recherche, cheminements théoriques. Ou comment le genre et le travail viennent aux chercheur.e.s", GTM, Paris
- "Genre et Classes Populaires", Paris
- "Femmes, genre et mobilisations collectives en Afrique", Paris
- Séminaire Analyse Culturelle et Études de Genre/Art, Mythes et Images, Paris
- "Quand le genre, la classe et la race croisent la construction d’un fait minoritaire : le lesbianisme", 17 octobre, Paris
- Eric Fassin, "La nouvelle querelle du genre : la science à l’école du politique", 20 octobre, IEC, Paris
- Atelier Genre(s) et Sexualité(s), Bruxelles
3 - APPELS A CONTRIBUTIONS :
- Avant le 15 décembre, "Imbrication des rapports de pouvoir. Discriminations et privilèges de genre, de race, de classe et de sexualité"
- Avant le 15 octobre, "In Search of Digital Feminisms"
- Avant le 1er décembre, "Comparatively Speaking : Gender and Rhetoric"
4 - THESES :
- Fanny Bugnon, "La violence politique au prisme du genre à travers la presse française (1970-1994)", 9 novembre, Angers
- Elodie Jauneau, "La féminisation de l’armée française pendant des guerres (1938-1962) : enjeux et réalités d’un processus irréversible", 14 novembre, Paris Diderot
- Véronique Perry, "Aspects du genre dans la didactique de l’anglais", Toulouse 3
5 - POSTE :
- Poste de professeur menant à la permanence à l’Institut d’études des femmes, Ottawa (Canada)
6 - INFOS DIVERSES :
- Ateliers EFIGIES
- Création de la Société Anglophone sur le Genre et les Femmes
- "Genre : état des lieux. Entretien avec Laure Bereni"
- Genre, Inégalités, Discriminations : un nouveau réseau de recherche financé par la Région Ile de France
- Florian Voros, L’anthropologie queer de Gayle Rubin
- Marlène Benquet, Les damnées de la caisse. Grève dans un hypermarché
- Parution du premier volume des Actes du colloque World Wide Women du CIRSDe
7 - PUBLICATIONS :
- Adrienne Boutang et Célia Sauvage, Les Teen Movies
- Léa Marcondes (dir.), Eau et féminismes. Petite histoire croisée de la domination des femmes et de la nature
- Anne-Françoise Praz et Silvie Burgnard (dir.), Genre et bien-être
- Isabelle Collet, L’éducation au prisme du genre. Théories, questionnements, débats
- Marie-Pierre Moreau, Les enseignants et le genre : les inégalités hommes-femmes dans l’enseignement du second degré en France et en Angleterre
- Conseil pontifical pour la Famille, Gender : La controverse

====

1 - COLLOQUES :

- "A bras le corps. Atelier interdisciplinaire de recherche et débat"
Proposé par les Unités des Études Genre et d’Histoire de l’art de l’université de Genève et le Programme Master de recherche CCC (critical curatorial cybermedia) de la HEAD Genève
Université de Genève, Faculté des Lettres Haute école d’art et de design – Genève (HEAD)
Jeudi 20 octobre et vendredi 21 octobre 2011
Présentation :
Peut-on penser le corps, la plasticité, le mouvement, la trace, dans une perspective genrée, interdisciplinaire et trans-chronologique ? A la fois outil et objet de connaissance, lieu de plaisir, de désir et de pouvoir, le corps est l’une des formes les plus représentées. Transformé, travaillé, transitoire, il résiste aux normes et renverse l’autorité. Cet atelier propose un regard sur la production critique et artistique, où le corps s’approche par effet de focalisation et de distance, entre stratégie de voisinage et pensée de l’écart.
Programme :
Jeudi 20 octobre
. 9h Yasmina Foehr-Janssens (Université de Genève) et Catherine Queloz (HEAD)
Mots d’accueil
. 9h10 Noémie Etienne (Université de Genève) et Agnès Vannouvong (Université de Genève) Introduction
À corps ouvert
. 9h30 Jean-Luc Verna (Villa Arson, Nice) Mon corps qui (se) travaille
. 10h Brigitte Roux (Université de Genève)
La Vierge à corps ouvert (dans les images médiévales)
. 10h30 Discussion 11h Pause
Corps dansant
. 11h30 Sarah Burkhalter (Université de Genève) « Corps inconscient », « corps naturel » : corsets inavoués de la danse moderne ?
. 12h Isabelle Barbéris (Université Paris 7) Débats de corps chez Latifa Laâbissi et Viviana Moin
. 12h30 Discussion
. 13h Fin de la matinée
Ecarts
. 14h30 Ioana Balgradean (Université de Genève) Corps émus et logique de l’écart
. 15h Axelle Remeaud (Paris)
La traverse du corps (in)visible
. 15h30 Discussion 16h Pause
. 16h30-17h30 Session de travail collectif
Vendredi 21 octobre
Trans
. 10h15 Élisabeth Lebovici (Paris)
Métamorphoses de l’énonciation
. 11h Donatella Bernardi (Académie royale des Beaux-arts de Suède)
Du drapé à la combinaison de latex
. 11h30 Angela Marzullo (Genève) Sexocide
. 12h Discussion Miroir
. 14h30 Kader Attia (Paris/Berlin)
Les Signes de Réappropriation
. 15h Valeria Wagner (Université de Genève) Le genre de Narcisse
. 15h30 Discussion
. 16h Laure Gonthier (CERCCO)
Présentation de Show me et pause
. 16h30-17h30 Session de travail collectif
Contacts :
noemie.etienne@unige.ch, agnes.vannouvong@unige.ch
http://www.gendercampus.ch/Common/Lists/CalendarAgenda/Attachments/5931/Depliant_OK.pdf

- "Expressions artistiques et politiques de la contre-culture : dissidences créatives, 1955-1975"
Journée d’études organisée par le Groupe de Recherche Identités et Cultures (GRIC)
19 octobre 2011
Université du Havre
Programme :
. 9 h00 : Accueil des participants (Salle des Conseils)
Ouverture de la journée par Sarah Hatchuel, directrice du GRIC
. 9h30 : Monica Michlin, Université Paris 4
Am I blue ? No, I’m black and ready : Black women artists in the counter-culture
. 10h00 : Gwennaelle Cariou, Université Paris 7
Contre-culture et musées : la création des musées afro-américains aux États-Unis 1955-1975
. 10h30 : Sophie Dannenmüller, Université Paris I
De l’insurrection populaire à la révolution des formes : l’expression artistique et politique des artistes africains américains de Watts après 1965
. 11h30 : Susanne Berthier, Université de Savoie
Les Amérindiens et la contre-culture des années 1960-1970 aux États-Unis
. 12h00 : Jean du Verger, Université de Besançon
From Musical Revolution to Countercultural Music : The Poet and the King
. 14h00 : Sara Mazzolini, Université Paris 8
Figures liminales : hybridité, dissidence et intermédialité dans l’art de Wallace Berman
. 14h30 : Jean Foubert, Université Paris 7
Film noir et contre-culture : l’exemple de Chinatown (Roman Polanski, 1974)
. 15h00 : Mehdi Achouche, Université Stendhal Grenoble 3
Cinéma SF des années 1960-70 : Running Silent et Dark Star : Science fiction, contre-culture et "New Hollywood"
. 16h00 : Claire Bowen, Université du Havre
Girls Just Wanna Have Fun (Too) : The Underground Rise of Feminist Comics
. 16h30 : Donna Andréolle, Université du Havre
SCUM, WITCH, BITCH and co. : Creative revolts of the second-wave feminist movement in the 1960s and 70s
Infos :
http://www.univ-lehavre.fr/recherche/gric/index.php

- "Femmes, réseaux et "Révolutions" la Démocratie a l’epreuve du genre en Euro-Méditerranée"
Colloque international à l’occasion du lancement du Réseau Universitaire et Scientifique euro- méditerranéen sur le genre et les femmes de la Fondation des Femmes pour la Méditerranée
Jeudi 8 décembre de 9h à 20h
Amphithéâtre Buffon
Université Paris 7 Diderot, 15 rue Hélène Brion – 75013 Paris
Métro Bibliothèque François Mitterrand
Présentation :
Dans les récentes « révolutions », du Maghreb au Moyen-Orient, les femmes ont participé activement et massivement : présentes dans les réseaux sociaux comme dans les manifestations, elles ont exigé - aux côtés des hommes - des réformes politiques et sociales. Elles ont aussi mis en exergue le principe de la démocratie, lequel doit impliquer l’égalité entre les sexes : « Pas de démocratie sans égalité ! » tel est le slogan lancé par des Tunisiennes. Pour défendre les droits des femmes et éviter une l’exclusion, comme lors des luttes pour la décolonisation et les mouvements des indépendances, de nouvelles associations se sont constituées. Des craintes se font jour, mais la vigilance des femmes dans les pays en lutte, la solidarité des femmes des pays du Nord, les échos des « printemps arabes » dans les vagues protestataires en Europe permettent d’espérer…
Le Réseau Universitaire et Scientifique euro-méditerranéen sur les Femmes et le Genre, au sein de la Fondation des Femmes pour la Méditerranée, organise pour son lancement un colloque international autour d’une double réflexion : analyser les mobilisations politiques et sociales, et s’interroger sur le rôle de réseaux de recherche sur le genre, dans l’espace euro-méditerranéen.
Ce colloque accueille des chercheur-es et des doctorant-es, travaillant sur les mouvements sociaux et politiques au sein de l’espace euro-méditerranéen, dans différentes disciplines (histoire, science politique, sociologie, sciences de la communication, etc.). Une large place sera faite aux témoins, ainsi qu’aux acteurs et actrices impliqué-es dans les mouvements actuels (personnes politiques ou associatives, journalistes...).
Partant du genre comme outil d’analyse de l’expérience sociale des femmes et des hommes, partant des rapports sociaux de sexe comme réflexion critique sur les rapports de pouvoir entre les hommes et les femmes, la rencontre éclairera les enjeux présents de la démocratie. En s’appuyant sur la diversité théorique des études de genre, elle a aussi pour ambition d’interroger les liens entre recherche et actualité politique et sociale.
Programme :
Table ronde 1 : Formalisation des droits des femmes : avancées, résistances et menaces
Les « révolutions » du Maghreb au Moyen-Orient, ont remis au premier plan la revendication de l’égalité entre les femmes et les hommes. La société civile, en particulier, a engagé le plaidoyer sur la primauté du droit international et a également critiqué la méthode de ratification des textes internationaux. Cette table ronde analysera les textes, les plate-formes, les processus et les discours pour mieux comprendre « les transitions » en cours du point de vue de l’égalité des droits, en s’appuyant sur d’autres expériences.
Avec les interventions de : Nadia Ait Zai, Juriste, Algérie – Houria Alami, Politiste, Université Hassan II, Maroc – Rajaa Berrada, Présidente du Centre d’Information et d’Observation des Femmes (CIOFEM), Maroc – Hafida Chekir, Juriste, Université de Tunis, Tunisie – Rosario Segura Graino, Politiste, Espagne.
Table ronde 2 : Médias, réseaux sociaux et « révolutions »
Les médias et les réseaux sociaux jouent un rôle particulièrement important dans les mutations actuelles. Les femmes ont investi l’espace médiatique, à travers les blogs, l’art, et les réseaux sociaux, afin de défendre la démocratie et les droits des femmes. Cette table ronde comprendra deux axes : la représentation médiatique des femmes dans les « révolutions » (leur visibilité ou leur occultation) et les manières dont les femmes s’approprient ces médias pour exprimer leurs revendications.
Avec les interventions de : Mohammad Ben Hussein, Journaliste, Jordanie - Suheir Farraj, Cinéaste, Directrice de Women, media and development, Palestine – Nadia Haddaoui, Journaliste et chercheuse, Tunisie – Azza Kamel, Directrice de l’association Appropriate Communication Techniques for Development, Egypte – Atidel Majebri, Directrice du Centre Media CAWTAR, Tunisie.
Table ronde 3 : Egalité des sexes et construction de la démocratie : un regard critique
Les « révolutions » ont enclenché un processus critique dans tout l’espace euro-méditerranéen rendant indispensable un retour sur les expériences du passé. Actrices et témoins, des intervenantes parleront de leurs expériences individuelles et collectives ainsi que de leurs luttes. L’accent sera mis sur les facultés d’adaptation des systèmes patriarcaux en situation nouvelle et sur la nécessité d’infléchir durablement les rapports de pouvoir. Quelles stratégies déployer afin d’éviter les exclusions, les violences et les contraintes de tous ordres qui frappent les femmes ?
Avec les interventions de : Nahla Chahal, Sociologue, Chroniqueuse aux quotidiens Al Hayat de Londres et Assafir de Beyrouth, Liban – Nawla Darwiche, New Woman Foundation, Egypte – Latifa Lakhdar, Historienne, Université de Tunis, Vice-présidente de la Haute commission pour la réalisation de la révolution tunisienne – Michèle Riot-Sarcey, Historienne, Université Paris 8, présidente de la Fédération RING, France – Svetlana Slapsak, Anthropologue, Institutum Studiorum Humanitatis, Slovénie.
Traductions simultanées en anglais, arabe et français.
Entrée libre – Inscription obligatoire : colloque@apffm.org
http://www.femmespourlamediterranee.org

- "Politiques familiales et politiques d’emploi « genrées » au Royaume-Uni"
Journée d’études organisée par la SAGEF (Société française d’études anglophones sur les femmes le sexe et le genre)
Organisation scientifique : Susan Finding et Anémone Kober-Smith
avec le soutien du CREC/CREW et du MIMMOC.
Vendredi 4 novembre 2011
Institut du Monde Anglophone
5 rue de l’école de médecine - 75006 Paris
Programme :
Matinée :
. Salle 12, Institut du Monde Anglophone
9h15 Accueil/Welcome
Travail et genre : une approche internationale/Work and gender : a transnational perspective
Modérateur/Chair : Anémone KOBER-SMITH (Université Paris 13)
. 9h30 Susan HALFORD (University of Southampton)
"Gendered organizations and working lives : continuities, changes and policy engagement”
. 10h Pamela ABBOTT (University of Aberdeen)
“Dual Earner Parents combining Work and Care in the European Union”
. 10h30 Discussion
. 10h45 Pause café/coffee break
Marché(s) du travail féminin : Évolution sous le New Labour / The evolution of female labour market(s) under New Labour
Modérateur/Chair : Susan FINDING (Université de Poitiers)
. 11h15 Marie-Annick MATTIOLI (Université Paris-Descartes)
"Le travail à temps partiel au Royaume-Uni de 1997 à 2010 : un choix pour les femmes ? Quelles répercussions sur leur vie familiale ?"
. 11h45 Catherine CORON (Université Panthéon-Assas)
"The New Deal and British Women’s human capital and employment evolution under New Labour”
. 12h15 Discussion
. 12h30 Déjeuner/Lunch
Après-midi :
Articulation(s) entre travail rémunéré et non-rémunéré, vie professionnelle et vie privée / Bridging the gap between paid and unpaid work, working lives and private lives
Modérateur/Chair : Corinne NATIVEL (Université Franche-Comté)
. 14h15 Sue YEANDLE (University of Leeds)
« The development of policy on carers and employment during the Labour administrations »
. 14h45 Cécile DOUSTALY (Université de Cergy Pontoise)
"L’impact des politiques familiales et de l’emploi sur le loisir des mères au Royaume-Uni"
. 15h15 Discussion
. 15h45 Fin de la journée
Contacts :
kober-smith@univ-paris3.fr et susan.finding@univ-poitiers.fr

- "From Cyborgs to Facebook : Technological dreams and feminist critiques"
Colloque organisé par Sophia, réseau belge des études de genre
vendredi 21 octobre 2011 à Amazone à Bruxelles.
Présentation :
Dans une perspective féministe, il passera au crible les dernières recherches portant sur divers aspects des questions de "genre et technologie". Il donnera la parole à des chercheur-e-s belges et internationaux/les dans quatres panels thématiques et il ouvrira le dialogue entre les réflexions académiques et celles du monde associatif lors d’une table ronde.
Une traduction simultanée est prévue pour permettre les échanges en anglais, en français et en néerlandais.
Inscription obligatoire avant le 17 octobre grâce au formulaire en ligne (en anglais).
Infos et contact :
http://www.sophia.be/index.php/fr/events/view/1631

- "Empires et Biopolitiques"
Colloque EHIC
20-21-22 octobre 2011
Université Blaise Pascal
Maison Internationale Universitaire
9 rue Kessler
Clermont-Ferrand (20 et 21 octobre)
MSH de Clermont-Ferrand
4 rue Ledru
Clermont-Ferrand (22 octobre)
Présentation :
Selon Michel Foucault (1976), ce qui a longtemps caractérisé le pouvoir du Souverain, c’est le droit absolu, pour celui-ci, de vie et de mort sur ses sujets. C’est d’ailleurs plutôt un droit de mort, probablement hérité du droit romain de patria potesta, c’est à dire le droit pour le père disposer de la vie de ses enfants et de ses esclaves : tuer ou laisser vivre. Si le Souverain tuait rarement ses sujets directement, sauf s’ils se rebellaient contre lui, il pouvait exiger de ses sujets mâles qu’ils partent en guerre pour le défendre. Or, la nouvelle fonction du pouvoir souverain, de nos jours, serait plutôt celle de ‘gestionnaire de la vie’. Ce pouvoir sur la vie, ou biopouvoir se serait développé lentement, à partir du XVIIème siècle, en deux formes de base qui ne sont pas contradictoires et qui s’entrecroisent : celle des pratiques disciplinaires qui représentent le corps comme une machine et visent à le rendre plus fort, plus productif ; et celle qui n’apparaît que vers le milieu du XVIIIème siècle et dont l’objet est le « corps espèce », support de processus biologiques : prolifération, naissances, mortalité, niveaux de santé, espérance de vie, etc. Discipliner le corps et réguler la population sont les deux pôles autour desquels le biopouvoir se serait organisé. Ce biopouvoir est, selon Foucault, un élément indispensable au développement du capitalisme car il rend possible « l’insertion contrôlée des corps dans la machine productive ». Il est également, comme le remarque Jana Sawicki, dans Disciplining Foucault (1991), indispensable à la continuation du système de domination masculine car « il fournit les outils nécessaires à l’insertion du corps des femmes dans la machine reproductive » (Sawicki). Les techniques de pouvoir opèrent comme facteurs de ségrégation et de hiérarchisation sociale : de genre, de classe et de « race ».
A partir de ce cadre théorique, - qu’il soit utilisé comme tel ou contesté - nous explorerons, sur une longue période (de l’esclavage du 18e siècle aux mouvements migratoires actuels), le rôle des empires dans la mise en place et la transformation de ces biopolitiques, à la fois en métropole et dans les différents espaces colonisés – avec leurs variations régionales - tant par l’Etat que par des organismes paraétatiques et privés et/ou religieux.
Ce Colloque aura lieu à la Maison Internationale - Pour plus d’informations : Martine Spensky, Professeure émérite de Civilisation britannique (19e et 20e siècles), Université Blaise Pascal, Clermont II : mspensky@gmail.com
Infos et programme :
http://www.univ-bpclermont.fr/LABOS/ehic/spip.php?article36

====

2 - SEMINAIRES :

- "Trajectoires de recherche, cheminements théoriques. Ou comment le genre et le travail viennent aux chercheur.e.s"
Séminaire public de GTM 2011-2012
Coordination :
Isabelle Clair, Aurélie Jeantet et Eleni Varikas
Présentation :
Les trente dernières années ont vu se développer et s’institutionnaliser les objets de recherche qui sont au cœur des activités de l’équipe "Genre, Travail, Mobilités" issue de l’association des laboratoires GEDISST (créé en 1979) et d’une partie du GST (créé en 1970), auxquels s’est adjoint, plus récemment, le Centre d’Études féminines de Paris 8 (créé en 1978). Sociologie du travail et étude du genre font la matière de ces objets de recherche : indépendamment l’une de l’autre ou au contraire construites comme inévitablement liées l’une à l’autre. Le séminaire public de GTM pour l’année 2011-2012 sera consacré aux parcours de chercheur·e·s qui ont marqué ces objets, en les invitant à revenir sur les années écoulées. Discours réflexif et explicitation des cadres institutionnels et intellectuels dans lesquels il et elles ont travaillé permettront de faire le point sur les catégories mobilisées au cours de leurs recherches, en fonction des époques et des rencontres au long des années. De telles généalogies seront l’occasion de dessiner des pistes de réflexion pour l’avenir des concepts, et de leurs enquêtes.
Première séance le lundi 31 octobre 2011 avec Ann L. Stoler.
Dans cette séance Ann Laura Stoler parlera de son travail actuel, et notamment de son ouvrage à paraître : Imperial Debris : On Ruins and Ruination (Duke University Press).
Ce travail appelle à prendre ses distances avec le substantif placide "ruine" et la nostalgie qu’il engendre, au profit du verbe, violent et politique, "ruiner". Ann L. Stoler cherche à défaire les distinctions, habituelles et commodes, entre histoire politique et formes poétiques, insistant sur la nécessité de penser autrement le langage que nous utilisons pour parler de la ténacité des effets coloniaux et de leurs aspects tangibles quoique parfois invisibles et fuyants.
Ce projet vise deux types de rapports : 1) le rapport entre les passés coloniaux et les manières dont on appréhende leurs formes et leur contenu dans les présents postcoloniaux. Et 2) le rapport entre les nouvelles méthodologies "tactiles" et un vocabulaire conceptuel plus incisif, attentif aux sites occultés où des formations impériales antérieures ont laissé des traces durables grâce auxquelles des inégalités contemporaines sont renouvelées et assurées.
La communication d’Anne L. Stoler sera discutée par Sébastien Roux, sociologue, chargé de recherche au CNRS, laboratoire CESSP-CSE.
Pour information, Ann Laura Stoler, invitée par l’Université de Paris 8 et l’équipe GTM du CRESPPA, présentera ses travaux à d’autres occasions :
. mercredi 26 octobre 2011, 18h-20h : dans le cadre du séminaire mensuel "Le genre en situation coloniale et postcoloniale" à NYU Paris [56 rue de Passy, 75016 Paris].
. vendredi 4 novembre 2011, 16h-18h : dans le cadre du séminaire doctoral collectif de l’Atelier Genre Condorcet 2011-12 (EHESS, EPHE, Paris 1, Paris 8, Paris 13), organisé par le Centre d’études féminines et d’études de genre de Paris 8, "Généalogies intellectuelles, traductions théoriques et transferts culturels des théories du genre contemporaines", site Pouchet [59/61, rue Pouchet, Paris 75017 / salle des Conférences]. Ann L. Stoler interviendra sur le thème : "Le genre et l’empire. Réflexions sur une trajectoire intellectuelle."
. mardi 22 novembre 2011 : journée organisée par l’Ecole doctorale Pratiques et théories du SENS de l’Université de Paris 8, "Empires et colonialités aujourd’hui. Pour une autre histoire du présent" qui lui sera consacrée, à l’Université de Paris 8/Saint-Denis.
. Lundi 12 décembre 2011 [14h-17h, salle 159]
Lucie Tanguy, sociologue, directrice de recherche émérite au CNRS, laboratoire Cresppa, équipe GTM, reviendra sur sa trajectoire intellectuelle en lien avec l’histoire de son domaine de recherche, à partir de son dernier ouvrage : La Sociologie du travail en France. Enquête sur le travail des sociologues, 1950-1990, La Découverte, 2011.
Discutant : Cédric Lomba, sociologue, chargé de recherche au CNRS, laboratoire Cresppa, équipe CSU.
Le séminaire se poursuivra en 2012 et accueillera :
Helena Hirata, sociologue, directrice de recherche au CNRS, laboratoire Cresppa, équipe GTM. 
Christine Delphy, sociologue, directrice de recherche au CNRS, co-rédactrice en chef de la revue Nouvelles Questions Féministes.
Patrick Cingolani, sociologue, professeur de sociologie, université Paris Ouest-Nanterre-La Défense.
Infos :
http://www.gtm.cnrs.fr/Seminaires/presentation%20seminaires.htm

- "Genre et Classes Populaires"
Séminaire de recherche organisé par les membres du groupe de recherche doctorale "Genre et Classes Populaires" et organisatrices du séminaire :
Anaïs Albert (Doctorante en Histoire, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, CRH XIXe) ; Fanny Gallot (Doctorante en Histoire, Université Lyon 1, LARHRA) ; Patricia González Almeida (Doctorante en Sociologie MSH-CITERES, Université François Rabelais de Tours/UNED Madrid) ; Katie Jarvis (Doctorante en Histoire, Université Wisconsin-Madison) ; Mathilde Meheust (Doctorante en Histoire, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, CRH XIXe) ; Eve Meuret Campfort (Doctorante en Sociologie, CENS, Université de Nantes) ; Clyde Marlo Plumauzille (Doctorante en Histoire, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, IHRF EA 127)
Université Paris I, 17 rue de la Sorbonne
Salle Picard (3ème étage, escalier C)
Le premier vendredi du mois
Présentation :
Le séminaire « Genre et classes populaires » s’inscrit dans la perspective définie par Christelle Hamel et Johanna Siméant, dans le numéro de la revue Genèses consacré à cette thématique#. Pour ces auteures, il s’agissait d’interroger la construction mutuelle des rapports de genre et de classe dans les milieux populaires pour comprendre « comment les mécanismes qui produisent ces deux types de domination s’agencent, se combinent, s’enchevêtrent ».
A la croisée de l’histoire et de la sociologie, ce séminaire se propose de questionner l’articulation des rapports de domination afin de saisir la complexité des identités et des inégalités sociales. Cette approche intersectionnelle vise ainsi a étudier l’interaction des grands axes de la différenciation sociale et à confronter cette articulation première,Genre/Classes populaires, à toutes les catégories de la différence : race, classe d’âge, sexualité… Les intervenant-e-s confronteront leurs terrains et leurs archives à ces interrogations, à travers des exemples précis, tels que les pratiques de consommation, les stratégies des migrant-e-s, l’engagement religieux ou encore les luttes au travail.
Cette année, les séances se concentreront sur la France de la Révolution Française - temps de bouleversement des identités collectives - jusqu’au très contemporain.
Programme :
. 4 novembre 2011, 17h-19h : Séance introductive
. 2 décembre 2011, 17h-19h : Muriel Cohen, (doctorante en histoire à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), Peut-on étudier la famille sans utiliser le prisme du genre ? Le cas des familles algériennes arrivées en France entre 1945 et 1985.
. 6 janvier 2012, 16-18h : Anthony Favier (doctorant en histoire à l’Université Lyon 2 Lumière), Filles et gars de la jeunesse ouvrière chrétienne et remise en cause du genre dans les années 68
. 3 février, 16h-18h : Sandrine Roll (docteure en histoire), Lectrices et consommatrices en France à la Belle époque
. 2 mars 2012, 16h-18h : Juliette Rennes (maîtresse de conférences à l’EHESS, membre du GSPM), Genre, âge et vieillissement, quelques perspective de recherche ?
. 6 avril 2012, 16-18h : François Jarrige et Xavier Vigna (maîtres de conférence à l’Université de Bourgogne), Le genre de la contestation ouvrière, France, 19-20e siècles.
. 4 mai 2012, 16-18h : Isabelle Puech, (sociologue, chercheuse associée au CEE, Responsable observatoire à la FEPEM), L’emploi des femmes dans les services à la personne : une réalité ambivalente.
. 1er juin 2012, 16h-18h : Lola Gonzalez-Guijano (doctorante à l’EHESS / Université l’Orientale de Naples), Le cinquième quart : la prostitution des ouvrières parisiennes de la seconde moitié du XIXe siècle.
Contact :
Fanny Gallot, sporadikjas3@gmail.com

- "Femmes, genre et mobilisations collectives en Afrique"
Séminaire annuel organisé par :
Emmanuelle Bouilly (Doctorante en science politique, Paris 1, CRPS) emmanuelle.bouilly@yahoo.fr
Marie Brossier (Docteure en science politique, CRPS, ATER à Lille 2, CERAPS) mariebrossier@hotmail.com
Ophélie Rillon (Doctorante en histoire, Paris 1, CEMAf) ophelie.rillon@gmail.com
Avec l’appui du CRPS-CESSP, du CEMAf et du Collège des Ecoles Doctorales de l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne
Les séances mensuelles se tiendront alternativement au
CRPS-CESSP (14 rue Cujas, 75005 Paris, Salle CRPS, escalier N, 3e étage)
et CEMAf (9 rue Malher, 75004 Paris, Salle Person)
Programme :
. 17 Novembre 2011. 15h-17h. CEMAf (9 rue Malher, 75004 Paris)
Résistances à la colonisation et luttes nationalistes et/ou indépendantistes
>Odile Goerg (Professeure en Histoire, Université Paris 7, Sedet)
« Que veut dire se mobiliser quand on est femme en Afrique ? »
>Séverine Awenengo Dalberto (Chargée de Recherche CNRS, Paris 1, CEMAf)
« L’injonction au genre. A propos des mobilisations de femmes contre l’ordre colonial en Casamance (fin 19e siècle – années 1940) »
>Céline Pauthier (Doctorante en Histoire, Université Paris 7, Sedet)
« Les femmes et le PDG-RDA : à l’avant-garde du mouvement nationaliste en Guinée »
Discutant : Fabrice Virgili (Directeur de Recherche CNRS, Paris 1, IRICE)
. 15 Décembre 2011. 15h-17h. CRPS (14 rue Cujas, 75005 Paris)
Mouvements religieux et politiques du voile
> Marie Brossier (Docteure en Science Politique, CRPS, ATER à l’Université Lille 2, CERAPS)
« Représentations, pratiques et mobilisations autour du voile au Sénégal »
> Silvia Bruzzi (Docteure en Histoire, Post-doctorante à l’Université de Bologne)
« Autorités féminines et musulmanes face à l’occupation coloniale en Erythrée et au Soudan »
Discutant : Franck Fregosi (Chargé de recherche au Centre National de Recherche Scientifique, unité PRISME, Université Robert Schuman, Strasbourg)
. 27 Janvier 2012. 15h-17h. CEMAf (9 rue Malher, 75004 Paris)
Engagement et militantisme associatifs
> Yasmine Berriane (Docteure en Science Politique, Post-doctorante au ZMO-BGSMCS, Berlin)
« Femmes et associations de quartier au Maroc : quelle (re)négociation des rapports de genre ? »
> Marième Ndiaye (Doctorante en science politique, Sciences Po Bordeaux, LAM)
« L’AJS (Association des Juristes Sénégalaises) : branche féminine du barreau ou militantes de la cause des femmes ? »
Discutante : Elisabeth Marteu (Docteure en Science Politique, Sciences Po Paris)
. 9 Février 2012. 15h-17h. CRPS (14 rue Cujas, 75005 Paris)
Engagement politique et partisan
> Pascale Barthélémy (MCF en Histoire, ENS de Lyon, LARHRA, Institut Universitaire de France)
« Engagées et/ou encartées : les femmes et les partis politiques au Sénégal lors du débat sur le droit de vote en 1945 »
Discutante : Catherine Achin (Professeure en Science Politique, Paris 8, UPEC, CSU & Largotec)
. 22 Mars 2012. 15h-17h. CEMAf (9 rue Malher, 75004 Paris)
Répertoires et modes d’action
>Emmanuelle Bouilly (Doctorante en Science Politique, Paris 1, CRPS)
« Mobiliser sans protester. Actions non-protestataires, techniques d’enrôlement et répertoires de mobilisation développés par les leaders associatives au Sénégal »
> Natacha Fillippi (Doctorante en Histoire, Université d’Oxford, African Studies Centre)
« Révoltes de prisonnières sud-africaines : Pollsmoor, 1994 »
Discutant : Nicolas Mariot (Chargé de Recherche CNRS, Université Jules Verne, CURAPP)
. 12 Avril 2012. 15h-17h. CRPS (14 rue Cujas, 75005 Paris)
Carrières et trajectoires féminines
> Johanna Siméant (Professeure en Science Politique, Paris 1, CESSP-CRPS, Institut Universitaire de France)
« Deux carrières féminines de leaders de la "société civile" au Mali : notes sur les formes du capital politique »
> Margaux Herman (Doctorante en Histoire, Paris 1, CEMAf)
"Sabla Wangel, le parcours atypique d’une reine éthiopienne comme modèle du statut de la reine mère en création"
Discutant : Jean-Hervé Jézéquel (MCF en Histoire, Université Bordeaux IV, Centre des mondes modernes et Contemporains)
. Fin Avril 2012
Discussion des travaux d’étudiants en M2 de science politique et d’histoire de Paris 1
. 24 Mai 2012. 15h-17h. CEMAf (9 rue Malher, 75004 Paris)
Mobilisations et politiques publiques
>Julie Castro (Doctorante en Santé, Populations, Politiques sociales, EHESS, IRIS)
« "Femmes libres" ou "professionnelles du sexe" ? Généalogies et ambigüités des mobilisations autour de la prostitution dans le Mali contemporain »
> Aurélie Latourès (Docteure en Science Politique, Sciences Po Bordeaux, LAM)
« Émergence des mutilations sexuelles féminines dans le champ politique au Mali et au Kenya. Une lutte inachevée pour les droits des femmes et l’égalité »
> Elise Demange (Docteure en Science Politique, Post-doctorante à l’INSERM-IRD, Université de la Méditerranée)
« "Be man”, “Not even sugar daddies can stop her". De l’abstinence sexuelle à la réflexion sur l’identité de genre dans la politique ougandaise de prévention du VIH »
Discutante : Anne Hugon (MCF en Histoire, Université Paris 1, CEMAf)
. 14 Juin 2012. 15h-17h. CRPS (14 rue Cujas, 75005 Paris)
Masculinités
> Christophe Broqua (Chercheur en Socio-anthropologie, SOPHIAPOL-LASCO)
« L’enjeu du genre au sein des mobilisations homosexuelles en Afrique de l’Ouest francophone »
Discutant : Thomas Fouquet (Docteur en Anthropologie, CEAF, EHESS)

- Séminaire Analyse Culturelle et Études de Genre/Art, Mythes et Images (ACEGAMI)
Groupe de recherche coordonné par Anne Creissels et Giovanna Zapperi
docteures de l’ehess, chercheures associées au cehta
un vendredi par mois, de 17h à 19h,
dans les locaux du CEHTA, 2 rue Vivienne, 75002 Paris
Le séminaire débutera le vendredi 9 décembre. Les autres séances seront les 13
janvier, 10 février, 9 mars, 13 avril, 11 mai et 8 juin.
Infos :
http://acegami.blogspot.com

- "Quand le genre, la classe et la race croisent la construction d’un fait minoritaire : le lesbianisme"
Conférence dans le cadre de l’Association Française de Sociologie
RT 24 (Genre, Classe, Race. Rapports sociaux et construction de l’altérite)
Lundi 17 octobre à 14h
59-61, rue Pouchet (CNRS), 75017 Paris
Intervenantes :
Salima Amari (Doctorante sous la direction de Jane Freedman – Université Paris 8)
Natacha Chetcuti (Post-Doctorante, Inserm, équipe « genre, santé sexuelle et reproductive » et chercheure rattachée au laboratoire GTM-CRESPPA CNRS).
Présentation : 
Peu de travaux en sociologie se sont penchés sur la question du fait minoritaire à partir de l’analyse du lesbianisme (Chetcuti, 2010). Cette carence d’études maintient l’idée d’une homogénéité de la catégorie lesbienne en termes de rapports sociaux de genre, de classe et de race. Cette intervention se propose d’analyser en l’historicisant l’évolution des études sur le lesbianisme dans le débat francophone, d’abord dans le champ des études de la sexualité puis dans celles du genre. Ainsi il s’agira d’en saisir les différentes reformulations dans leurs articulations et de comprendre leur évolution conceptuelle dans les problématisations scientifiques et politiques qui en découlent. La mise en perspective proposée se déploiera sur deux axes : d’une part, l’examen historique de la catégorie lesbienne en tant qu’objet d’investigation, d’autre part les questions qu’elle suscite à partir d’approches empiriques liées à la question de l’énonciation de soi. On portera également un regard contemporain sur le renouvellement de l’analyse de la catégorie lesbienne par les approches en termes de consubstantialité des catégories sociales (Kergoat, 2009).

- Eric Fassin, "La nouvelle querelle du genre : la science à l’école du politique"
Conférence dans le cadre du séminaire de recherche "Sexe et genre : pour un dialogue interdisciplinaire au carrefour des sciences de la vie et des sciences humaines" de l’Institut Emilie du Châtelet
Jeudi 20 octobre 2011
14h à 16h30 : Jardin des Plantes, Salle de Conférence de Géologie, 43 rue Buffon, 75005 Paris
Présentation :
Paradoxalement, l’offensive récemment lancée, selon un modèle politique importé des États-Unis, par la droite catholique, relayée par la Droite populaire, contre l’introduction de « la théorie du genre » (sic) dans des manuels de 1ère de SVT marque une forme de reconnaissance de la montée en puissance des études de genre en France : on découvre en effet leur influence aujourd’hui jusque dans l’école. Non moins paradoxalement, la controverse contribue en retour à leur visibilité dans l’espace public.
C’est l’occasion d’éclairer deux dimensions cruciales du genre – dont les manuels incriminés sont précisément le révélateur. D’une part, loin de reconduire le partage entre sciences humaines et sciences de la nature, ce concept invite à dépasser une telle alternative. D’autre part, au lieu d’opposer le savant et le politique, ce champ d’études aide à penser les liens entre la recherche et l’engagement en des termes différents : le genre défait l’illusion de la neutralité scientifique.
Contact :
iec@mnhn.fr

- Atelier Genre(s) et Sexualité(s)
de l’Institut de Sociologie de l’Université Libre de Bruxelles
Ce groupe organise des rencontres mensuelles autour de ces questions dans une perspective résolument pluridisciplinaire, croisant sociologie, anthropologie, science politique, philosophie, psychologie sociale, etc. Il s’agit plus précisément, contre l’isolement souvent ressenti par les personnes travaillant au sein des études de genre, de réunir des spécialistes (chercheur-e-s, professeur-e-s, expert-e-s) de ces problématiques, au-delà des frontières disciplinaires et universitaires, de manière régulière ou par rapport à l’une des thématiques abordées. Ce lieu de rencontre et de dialogue permet aussi d’approfondir des connaissances et de développer un point de vue critique sur ces questions. Il est enfin ouvert aux personnes extérieures au monde scientifique (étudiant-e-s, praticien-ne-s, membres des milieux associatif, administratif et politique), afin de promouvoir et entretenir un dialogue constant entre les théories et leurs terrains.
Prochaines séances :
. Jeudi 27 octobre, 18h
Philippe Bernard (Université libre de Bruxelles)
Objectivation sexuelle et (socio-)cognition : De l’impact de l’objectivation sexuelle sur la perception du corps et de la personnalité d’autrui
. Mardi 22 novembre, 18h
Nicole Gadrey (Université de Lille 1 et Présidente du CORIF - Collectif Régional pour l’Information et la Formation des Femmes)
L’égalité professionnelle en France : des lois à leur application
. Lundi 19 décembre, 18h
Wim Peumans (Katholieke Universiteit Leuven)
Sex and stigma across borders : gay identity in a migration context
Discutant :
Joël Le Déroff (ILGA-Europe), sous réserve
http://www.ulb.ac.be//is/ags/calender.htm

====

3 - APPELS A CONTRIBUTIONS :

- Avant le 15 décembre
"Imbrication des rapports de pouvoir : Discriminations et
privilèges de genre, de race, de classe et de sexualité"
6ème Congrès international des recherches féministes francophones,
Université de Lausanne
29 août au 2 septembre 2012.
Appel et infos :
http://www.unil.ch/rff2012

- Avant le 15 octobre
"In Search of Digital Feminisms"
Media-N Journal, 2012 Spring Edition
Guest Edited by Katherine Behar and Silvia Ruzanka
Description :
Feminism has been variously entangled with New Media art throughout its development over the past half century. Since its beginnings, the relationship has been a complicated one. Operating within the male-oriented field of technology, new media art is often complicit with the agenda of technoculture. Yet this position also provides an ideal arena for feminist critique and new tools for resistance and empowerment. Today, the newest new media technologies are instantly mainstream, and global hegemonies have adopted the distributed characteristics that once epitomized networked radicalism. Feminism has fallen from vogue in contemporary art, and all but disappeared from new media art and its discourses. In this context, how have the goals and challenges for digital feminisms evolved ? Is the term still relevant ? Is there a need for a specifically feminist approach in contemporary new media ?
The editors welcome submissions that address digital feminisms from any period, whether historical or contemporary. Submissions may take the form of historical survey essays ; case studies of artists, artworks, or collectives ; interviews ; critical discussions of exhibitions or artworks ; manifestos, or performance scripts.
Possible subjects include :
. Feminist content in new media art.
. Feminist uses of new media technology.
. Feminist responses to new media culture.
. Curatorial perspectives on feminism in new media.
. Art historical responses to feminism and new media
This issue of Media-N extends a moderated open dialogue about the current state of new media art and feminism, which took place in New York as part of New Media Caucus’ offsite panels and activities held concurrently with the CAA 2011 conference. What emerged from this conversation was a digital feminism that is not a single entity but a multiplicity. Responses from the discussion included an ambivalence to the use of the term ‘feminism ;’ a commitment to feminist issues as something pervasive rather than distinct ; a desire to reclaim and redefine the term feminism ; a pragmatic motivation to take advantage of the empowering possibilities of new technologies ; and a restaging of feminist discourse in emerging media such as games.
Timeline :
. October 15, 2011 : Deadline for reception of abstracts/proposals.
. Nov 7, 2011 : Notification of acceptance.
. December 15, 2011 : Deadline for reception of final papers/artworks.
http://www.newmediacaucus.org/wp/call-for-papers-in-search-of-digital-feminisms-media-n-journal-2012-spring-edition/

- Avant le 1er décembre
"Comparatively Speaking : Gender and Rhetoric"
The International Comparative Literature Association (ICLA) Gender Studies Committee is inviting contributions to a themed issue on the subject of gender and rhetoric. This volume aims to explore the dynamic relations between gender and rhetoric in a comparative perspective. Rhetoric, feminist scholars have argued for some time now, always inscribes relationships of language and power. On the one hand, given the social definition and inscription of gender, and the role of language in establishing heteronormative (hence fixed) gender specific identities and behaviors, it is important to examine how rhetorical practices are described and prescribed according to the gender of the speaking subject, as well as how those may change or differ over time or across geographical space. To what extent is the rhetoric of gender culturally specific ? What is acceptable as masculine or feminine and under what circumstances ? What styles, figures, forms of delivery are gender identified ? How does gender shape intelligibility ? What is expected of or ascribed to men and women ? And how are these expectations and gender inscriptions contested ? On the other hand, because of the linguistic genealogy of such notions as performativity in modern conceptions of, and resistance to, gender, rhetorical practices and theoretical choices are of major import in the production and representation of gender.
We therefore invite proposals for articles that look at the rhetoric of gender, focusing on the ways in which gender is constructed or enforced, as well as represented in public and private speech and literary and artistic works, across different time periods and/or cultures. We welcome proposals that help revising traditional perceptions of past historical contexts. In addition, we also invite submissions that explore rhetorical ways of queering gender or contribute to the development of a queer rhetoric as a rhetoric of dissident identities from comparative perspectives. In all cases, essays submitted need to bring together some aspect of rhetoric studies and a comparative approach.
Deadline for proposal submissions : December 1, 2011.
First drafts of full articles (6-7,000 words) will be due in the Spring of 2012.
Please submit your proposals of 250 words together with a short bio to :
Pierre Zoberman : Zmanp@aol.com

====

4 - THESES :

- Fanny Bugnon soutiendra sa thèse d’histoire "La violence politique au prisme du genre à travers la presse française (1970-1994)" le mercredi 9 novembre 2011 à 14h, salle Frida Kahlo à la Maison des Sciences Humaines de l’Université d’Angers.
Jury :
Christine Bard, Professeure, Université d’Angers, directrice de thèse
Yves Denechère, Professeur, Université d’Angers, examinateur
Isabelle Garcin-Marrou, Professeure, Institut d’Etudes Politiques de Lyon, rapporteure
Heinz-Gerhard Haupt, Professeur, Institut Universitaire Européen, rapporteur
Isabelle Sommier, Professeure, Université Paris I, examinatrice
Résumé :
Cette thèse interroge l’expérience de la violence politique née dans le sillage de la contestation de la fin des années 1960, observée dans la plupart des pays occidentaux. À ce premier phénomène s’en ajoute un second, lui aussi relié aux transformations sociales en cours, incarnées notamment par le féminisme : l’implication explicite de femmes. Cette thèse analyse ce double objet sur le plan du discours social à travers sa médiatisation, entre 1970 et 1994. À partir d’un corpus de journaux français de sensibilités différentes, elle s’attache à cerner les normes en vigueur et la façon dont sont appréhendées les transgressions, sur le double plan pénal et sexué. Croisant des points de vue distincts (journalistes, militants, policiers, personnalités politiques ou intellectuelles), elle dessine un récit dans lequel la présence des femmes, perçue comme une caractéristique de la violence révolutionnaire, concentre une part importante de l’attention. La violence s’affirme ainsi comme un objet médiatique traversant trois décennies, des premiers attentats aux derniers procès, oscillant entre surexposition et mise en silence. Cette thèse contribue ainsi, du point de vue du genre, à l’histoire du phénomène révolutionnaire violent, tel qu’il se décline en France dans le dernier tiers du XXe siècle. Dans un premier temps, la radicalisation marque la décennie 1970 avec l’apparition d’organisations aux pratiques et référentiels idéologiques proches. La presse concentre ensuite son attention sur une seule organisation, Action directe, aussi bien pour sa période d’activité clandestine (1979-1987) que lors du feuilleton judiciaire qui fait suite à une série d’arrestations (1987-1994).
Contact :
fannybugnon@yahoo.fr

- Elodie Jauneau soutiendra sa thèse d’histoire intitulée "La féminisation de l’armée française pendant des guerres (1938-1962) : enjeux et réalités d’un processus irréversible" le lundi 14 novembre à 14h à l’Université Paris Diderot (Paris 7) dans la salle des thèses située dans les locaux de l’UFR GHSS (Géographie, Histoire, Sciences de la Société) :
Dalles les Olympiades – Immeuble Montréal
105 rue de Tolbiac
Jury :
Luc Capdevila, professeur d’Histoire (Université Rennes II) – Rapporteur
Odile Goerg, professeure d’Histoire (Université Paris Diderot-Paris 7)
Gabrielle Houbre, maîtresse de conférences habilitée à diriger des recherches en Histoire (Université Paris Diderot-Paris 7) – Directrice de thèse
Fabrice Virgili, directeur de recherche (CNRS) – Rapporteur
Danièle Voldman, directrice de recherche (CNRS)
Résumé :
Du 11 juillet 1938, date de la loi Paul-Boncour qui permet pour la première fois une mobilisation légale et officielle des femmes, à la fin de la guerre d’Algérie, les effectifs des personnels féminins de l’armée ne cessent d’augmenter. Entre 1939 et 1962, la France est en guerre sans discontinuer.
Présentes sur tous les fronts dès 1939, les femmes obtiennent peu à peu un statut de militaires par le prisme des guerres qui se succèdent en Europe, puis en Indochine et en Algérie. Bravant les lois du genre qui leur interdisaient le port de l’uniforme militaire, les femmes devancent les textes législatifs et contraignent ainsi les institutions à promulguer des lois leur permettant d’accéder à la carrière militaire.
Toutefois, cette avancée considérable demeure une avancée en demi-teinte car, au terme de trois guerres, les femmes restent en marge de la Grande Muette qui limite leurs opportunités professionnelles. Malgré le statut du 15 octobre 1951 qui leur garantit des perspectives de carrière sur le long terme, les obstacles culturels restent encore nombreux et les femmes soldats sont loin de faire l’unanimité dans l’inconscient collectif. L’image de ces femmes exerçant un métier d’homme aux vertus traditionnellement masculines de virilité, courage et force, renvoie continuellement aux spectres de la dénaturation de leur sexe biologique. Le poids des traditions et des assignations de genre limitent considérablement leur acceptation dans la mémoire combattante. Pour autant, en choisissant l’armée pour servir la France de la Seconde Guerre mondiale à la guerre d’Algérie, ces pionnières ont ouvert la voie à la féminisation de l’armée qui n’a jamais ralenti depuis.
Contact :
elodiejauneau@gmail.com

- Véronique Perry a soutenu sa thèse en langues et littératures anglaises et anglo-saxonnes intitulée "Aspects du genre dans la didactique de l’anglais", le 15 octobre à l’Université de Toulouse 3 – Paul Sabatier.
Jury :
Nicole Décuré Université de Toulouse 3 – Paul Sabatier, directrice.
Jean-Rémi Lapaire, Université de Bordeaux 3 – Michel de Montaigne, rapporteur.
Nicky Le Feuvre, Université de Toulouse 2 – Le Mirail et Université de Lausanne.
Nicole Mosconi, Université de Paris 10 – Nanterre.
Marie-Françoise Narcy-Combes , Université de Nantes, rapportrice.
Résumé :
Le genre est un concept à la confluence de nombreuses disciplines, en lien avec les nouvelles approches critiques proposées par les gender studies et les études sur le genre. Dans le cadre de l’application de la Convention pour la promotion de l’égalité des chances entre les filles et les garçons, les femmes et les hommes dans le système éducatif (2000 & 2006), quelques initiatives ont déjà permis d’amorcer une intégration du genre pour la classe de langue-culture (LC). Cependant, il est montré dans cette recherche qu’articuler la problématique du genre à la didactique de l’anglais-LC pour francophones requiert de se pencher sur différents « aspects du genre » : non seulement étudier les systèmes linguistiques du français et de l’anglais (analyse formelle, linguistique) mais aussi comprendre les représentations culturelles de chaque sphère linguistique (analyse sociolinguistique) pour expérimenter des pistes d’application en classe de langue.
Le genre, qui, dans les langues, est une catégorisation des termes, est grammaticalisé quand, porté par le substantif, il se manifeste par des marques au niveau du lexique et des contraintes d’accord au niveau de la syntaxe. Le français et l’anglais se situent à deux extrêmes : la grammaticalité du genre est maximale en français et le système alterne sur deux catégories (masculin/féminin pour les animés et les inanimés ; il n’y a pas de neutre), alors qu’elle est minimale en anglais (de type pronominal et associée au dualisme sexué pour les êtres humains), langue dont le système permet, en outre, de dépasser la contrainte de sexuation par des termes véritablement épicènes. L’approche comparée s’est appuyée sur la définition du genre que donne Edward Sapir dans Language (1921), celle que le genre est un concept d’ordre secondaire, une « forme pour la forme » opérant une « relation forcée » entre qualité, personne et action, et que les catégories du masculin et du féminin sont des « accidents philosophiques ». Il est donc proposé de considérer que la capacité de dépasser la bicatégorisation en anglais soit vue comme l’expression d’un tiers inclus.
Après avoir interrogé plus de 1100 personnes (54% de femmes : public apprenant en lycée, à l’université ; stagiaires en IUFM, enseignantes et enseignants d’anglais, personnes « conscientes du genre ») il a été montré une corrélation entre le degré d’expertise en langue anglaise par des personnes dont la langue première et/ou de socialisation est le français et l’emploi des formulations non-sexistes (préférence nette pour les formulations épicènes au dépend de la féminisation, vue comme encombrante et renforçant la logique différentialiste du dualisme sexué, bien qu’estimée également comme stratégiquement nécessaire pour contrer la domination masculine). Une enquête auprès de près de 230 enseignants et enseignantes révèle, en outre, la prégnance de la définition naturaliste du genre en anglais et la nécessité qu’une formation théorique sur le genre sous tous ses aspects. L’articulation genre/langage en didactique de l’anglais en contexte LANSAD (langues pour spécialistes d’autres disciplines) montre enfin que l’on peut proposer, par exemple, des parcours ciblés pour articuler « compétence en genre » et « compétence en communication » pour faire de la « conscience de genre » un élément fondateur de la professionnalisation du public apprenant, tout en respectant les exigences du Cadre européen commun de référence pour les langues.
Contact :
veronique_perry@yahoo.com

====

5 - POSTE :

- Poste de professeur menant à la permanence à l’Institut d’études des femmes
Faculté des sciences sociales, Université d’Ottawa (Canada)
Professeur ou professeure (rang professoral est ouvert)
La Faculté des sciences sociales offre, en français et en anglais, des programmes de baccalauréat, de maîtrise et de doctorat répartis dans neuf départements, écoles et instituts. Avec ses quelques 10 000 étudiantes et étudiants, ses 260 professeurs réguliers, son vaste choix de programmes et ses centres de recherche, la Faculté des sciences sociales occupe une place privilégiée au cœur de l’Université d’Ottawa. Les étudiants diplômés de la Faculté, encadrés par des chercheurs chevronnés, mènent des travaux de fine pointe dans nos nombreux programmes de maîtrise et de doctorat.
Infos complètes :
http://www.sciencessociales.uottawa.ca/fra/documents/IEF-Professeurmenantalapermanence2011-FRA.pdf

====

6 - INFOS DIVERSES :

- Ateliers EFIGIES
L’ensemble des ateliers EFiGiES et leurs programmes pour l’année 2011-2012 est disponible sur le site http://efigies-ateliers.hypotheses.org/. Vous y trouverez également des comptes-rendus des séances de l’année précédente.
Depuis leur création, les ateliers EFiGiES rencontrent deux difficultés : d’une part, l’association est fortement ancrée en région Ile-de-France, ce qui rend l’accès à ses actions, activités et manifestations malaisée pour les personnes qui n’habitent pas Paris ou sa banlieue (très) proche ; d’autre part, n’ayant ni revue, ni autre support scientifique de relai, les participations aux activités EFiGiES sont peu accessibles, peu diffusées et peu valorisées. C’est pourquoi l’association a décidé de renouveler et redynamiser ses supports & plateformes, avec la création d’un carnet Hypothèses dédié principalement aux ateliers.
Hypothèses est une plateforme du Centre pour l’édition électronique ouverte (CLEO), laboratoire associant le CNRS, l’EHESS, l’Université de Provence et l’Université d’Avignon, dans le cadre du réseau ADONIS.
Le CLEO développe Revues.org, le plus ancien portail de revues en Sciences humaines et sociales en France, qui diffuse une centaine de revues. Il publie également Calenda, le calendrier des sciences sociales et Hypothèses.
http://cleo.cnrs.fr
http://hypotheses.org/

- Création de la SAGEF (Société Anglophone sur le Genre Et les Femmes)
Fortes du succès rencontré par l’atelier "Etudes sur les femmes, le
sexe et le genre" proposé au 50e Congrès de la Société des Anglicistes
de l’Enseignement Supérieur (SAES) à Lille en mai 2010, les
coordinatrices de l’atelier ont décidé non seulement de renouveler
l’expérience lors du 51e Congrès de la SAES à Paris en mais 2011, mais
aussi de s’organiser en société savante afin de fédérer les anglicistes
dont les recherches portent sur ces questions.
Cette association a pour objectifs principaux : - de regrouper, en
France, les universitaires anglicistes faisant des recherches sur les
femmes, le sexe et le genre, - de développer ces recherches au sein de
l’enseignement supérieur en France, - d’encourager et de développer la
collaboration entre spécialistes de différentes disciplines en France
et à l’étranger, - de diffuser, sans obligation de périodicité, les
résultats de travaux dans ce domaine.
Présidente : Florence Binard
Présidente d’honneur : Françoise Barret-Ducrocq
Vice-présidentes : Claire Bazin, Guyonne Leduc, Fiona McCann
Trésorière : Alexandrine Guyard-Nedelec
Secrétaire : Michel Prum
Blog en construction :
http://sagef-gender.blogspot.com

- "Genre : état des lieux.Entretien avec Laure Bereni"
sur le site "La Vie des idées"
L’intégration des questions d’identité sexuée et d’orientation sexuelle dans les programmes de première L et S a soulevé l’indignation des associations catholiques, relayées par 80 députés UMP réclamant qu’on retire la « théorie du genre » des manuels scolaires des classes de première. Laure Bereni, sociologue et co-auteure d’une « introduction aux Gender Studies », donne son point de vue sur cette polémique et précise les enjeux et acquis des études sur le genre.
http://www.laviedesidees.fr/Genre-etat-des-lieux.html

- Genre, Inégalités, Discriminations : un nouveau réseau de recherche financé par la Région Ile de France
La Région Île-de-France a sélectionné le projet de constitution d’un réseau inter-institutionnel et interdisciplinaire de recherche intitulé "Genre, Inégalités, Discriminations ".
Il sera financé dans le cadre des projets relevant des Domaines d’Intérêt Majeur de la Région Île-de-France, retenus pour la période 2012-2015. Le réseau sera constitué en deux pôles : un pôle Genre, animé par l’Institut Émilie du Châtelet, et un pôle Discrimination animé par un Groupement d’Intérêt Scientifique réunissant les institutions partenaires.
Parmi les activités de ce réseau figurent l’octroi d’allocations de recherche doctorales et post-doctorales, la création d’un « Observatoire des discriminations », le soutien à des manifestations scientifiques et à des publications ainsi que le financement de chaires d’accueil et d’une chaire d’excellence.
La direction s’appuiera sur un comité de pilotage composé de François Héran (INED, co-président), Florence Rochefort (EPHE/CNRS, co-présidente), Michel Bozon (INED), Gwénaële Calvès (Cergy-Pontoise), Éric Fassin (ENS), Jacqueline Laufer (HEC), Yannick L’Horty (Paris-Est), Catherine Louveau, (Paris Sud), Frédérique Matonti (Paris 1), Dominique Meurs (Paris 10), Pascale Molinier (Paris 13), Pascale Petit (Evry-Val-d’Essonne), Frédérique Pigeyre (Paris-Est-Créteil), Christian Poiret (Paris Diderot-Paris 7), Daniel Sabbagh (Sciences Po) et Patrick Simon (INED).
Source :
http://blogs.sciences-po.fr/recherche-news/2011/10/06/genre-inegalites-discriminations-un-nouveau-reseau-de-rercheche-finance-par-la-region-ile-de-france/

- Florian Voros, L’anthropologie queer de Gayle Rubin
La parution de Surveiller et jouir. Anthropologie politique du sexe, anthologie de textes de Gayle Rubin éditée par Rostom Mesli, est un événement comparable à celles de Trouble dans le genre, de Théorie queer et culture populaire ou de L’épistémologie du placard : après de longues années d’attente, des textes fondateurs des études queer états-uniennes sont enfin disponibles en langue française. Si « Marché aux femmes » et « Penser le sexe » avaient déjà été traduits et publiés, des contributions majeures à la théorie politique et à l’ethnographie des sexualités telles que « Le péril cuir », « Les catacombes », « La lutte contre la pornographie », « Etudier les subcultures sexuelles » et « Elégie pour la Vallée des Rois » restaient encore difficilement accessibles aux publics francophones.
http://lectures.revues.org/6241

- Marlène Benquet, Les damnées de la caisse. Grève dans un hypermarché
Compte rendu par Lilian Mathieu
Mises à part quelques exceptions récentes, la sociologie des mouvements sociaux se désintéresse des mobilisations de travailleurs pour privilégier des formes supposées émergentes ou innovantes de protestation collective, et porteuses de revendications davantage « sociétales » qu’économiques. Contre la tendance des sociologues à suivre les journalistes dans leur quête de l’inédit contestataire, Marlène Benquet a étudié un conflit social « classique » : une grève de 16 jours menée en février 2008 par les caissières d’un hypermarché marseillais (appelé « Grand large » dans le livre). Leurs revendications étaient une prime exceptionnelle de 250 euros, le passage des salariées à temps partiel contraint à temps complet et l’augmentation des tickets restaurant de 3,05 à 5 euros. L’importance et la détermination de leur mobilisation n’ont cependant pas suffi : les intimidations de leur employeur (qui engage des poursuites judiciaires pour entrave à la liberté du travail et fait évacuer le site occupé par les forces de l’ordre) et l’attitude pour le moins ambiguë des syndicats (et principalement de la CFDT, qui signe un accord de fin de conflit sans réelle consultation des grévistes) font s’achever le mouvement sur un échec, les concessions de la direction de l’hypermarché étant minimales.
http://lectures.revues.org/6369

- Parution du premier volume des Actes du colloque World Wide Women du CIRSDe, édité par Angela Calvo, Graziella Fornengo, Rachele Raus et Flavia Zucco (ISBN : 978-88-905556-1-9), dans la collection des “E-books” (Livres électroniques) qui vient d’être inaugurée par le CIRSDe.
Le volume recueille une sélection des articles des ateliers suivants : « Un bilan de l’impact de la crise économique mondiale selon une perspective de genre » (textes en IT et en EN) ; « Développement, sciences, rôles. L’avenir des femmes scientifiques » (textes en IT, FR et EN), « La transmission des gender studies dans l’espace francophone : approches, enquêtes, féminismes » (textes en FR).
Vous pouvez décharger le livre à l’adresse :
http://www.cirsde.unito.it/PUBBLICAZI/E-Book/E-Book_consultabili/default.aspx?r2b_language=Fra

====

7 - PUBLICATIONS :

- Adrienne Boutang et Célia Sauvage, Les Teen Movies, Vrin, 140 p., 9,80 euros. ISBN : 978-2-7116-2396-9
Héritiers des films d’exploitation des années 1950, jouant sur la fascination que suscite de longue date la figure de l’adolescent, les Teen Movies, ensemble d’œuvres hétéroclites où voisinent de franches comédies et des films d’auteur, ont pris leur essor dans les années 1980, se déployant en une multiplicité de sous-genres. C’est cette diversité générique que cet ouvrage va interroger, pour dégager un univers et des valeurs communes, cimentés par la volonté d’élaborer un territoire autonome, à l’abri des intrusions adultes. Car les Teen Movies, à l’image de la période transitoire et élastique qu’ils reflètent et reconstruisent, se font l’écho du regard d’une société sur son adolescence, entre légèreté, absence de responsabilités, et potentialités dramatiques.
http://www.vrin.fr/

- Léa Marcondes (dir.), Eau et féminismes. Petite histoire croisée de la domination des femmes et de la nature, La Dispute, coll. « Tout autour de l’eau », 2011, 219 p., ISBN : 978-2-84303-215-8.
Le rapport des femmes à l’eau et à l’environnement reste souvent compris à partir de l’idée de leur identité naturelle : l’eau symboliserait " la nature " des femmes, qui seraient de toute éternité les " gardiennes " de l’eau.
Les auteures de ce livre sont des intellectuelles et des militantes qui analysent cette question à l’aune du combat mené pour l’émancipation par le féminisme. Elles convoquent ainsi la critique féministe des discours à propos de la nature, des rapports de domination Nord/ Sud, de la division sexuelle du travail, et font entendre le point de vue des femmes les plus discriminées parce que femmes, du tiers monde, noires ou ouvrières. Les analyses féministes du rapport des femmes à l’eau et à l’environnement replacent ainsi la perspective de leur libération conjointe ailleurs que dans le discours naturalisant et dans la charité organisée des femmes et hommes du Nord à l’égard des femmes des pays pauvres.
Le féminisme n’apparaît dès lors pas seulement comme un combat pour la libération des femmes, mais aussi comme une arme pour comprendre et agir pour la préservation de l’eau et de l’environnement en tant que biens communs.
http://lectures.revues.org/6438

- Anne-Françoise Praz et Silvie Burgnard (dir.), Genre et bien-être, Editions Seismo, 228 p., 38 francs suisses, ISBN 978-2-88351-051-7
Comment expliquer la persistance des inégalités entre femmes et hommes ? Comment les individu·e·s parviennent elles/ils à générer ou à accéder au bien-être au cours de leur parcours de vie ? Comment définir le bien-être, comment le mesurer, non seulement dans sa dimension objective, mais en tenant compte de la perception des personnes concernées ? Cet ouvrage propose une approche originale, conjuguant les apports de l’économie du bien-être et des études genre pour analyser l’impact des rapports sociaux de sexe sur l’accès au bien-être.
Les contributeurs et contributrices, issus de différentes disciplines, ont relevé le défi consistant à questionner leur champ de recherche sous l’angle de cette articulation entre genre et bien-être.
Au-delà d’un simple panorama des inégalités de genre en Suisse, cet ouvrage questionne les indicateurs de mesure de ces inégalités et s’intéresse aux mécanismes qui expliquent leur persistance, dans les domaines les plus divers : l’argent au sein du couple, la santé des personnes âgées, les mobilités urbaines, l’expérience de la parentalité, le marché du travail.
http://www.editions-seismo.ch/

- Isabelle Collet, L’éducation au prisme du genre. Théories, questionnements, débats, (postface de Nicole Mosconi), Carnets des sciences de l’éducation, Université de Genève.
Ouvrage à destination des étudiant-e-s de Bachelor / Licence qui tente en très concentré de synthétiser les bases autour de la question du genre en éducation. Les statistiques présentées proviennent de France, Suisse romande et Belgique.
4e de couverture :
Qu’est-ce que le genre ? Suffit-il de faire des statistiques sexuées pour prendre en compte le genre ? Doit-on faire spécifiquement attention aux garçons et aux filles ?
Dans une actualité saturée par des débats médiatiques sur le sexe du cerveau ou les prétendues natures des hommes ou des femmes, ce carnet a la volonté de faire le point sur les savoirs constitués autour de la question du genre et des rapports sociaux de sexe, et prendre ses distances par rapport aux débats d’opinions en définissant des notions et concepts de base, indispensables pour l’éducation.
Le genre, ce n’est pas le sexe d’état civil qui n’est pas lui-même le sexe biologique. L’élève n’est pas un être asexué qui reçoit un enseignement donné par un individu asexué également, incarné tout entier dans la fonction enseignante. La construction sociale du sexe et les rapports de pouvoir qu’elle induit, s’invite en classe, à l’insu de l’institution et de ses acteurs et actrices. L’objectif de ce carnet est de dévoiler cette intrusion pour dé-genrer l’éducation.
Contact commande :
publications-ssed-infos@unige.ch

- Marie-Pierre Moreau, Les enseignants et le genre : les inégalités hommes-femmes dans l’enseignement du second degré en France et en Angleterre, PUF, 192 p., 198 euros. ISBN : 978-2-13-059177-1
Comment se construisent les inégalités de parcours chez les enseignants et les enseignantes du second degré ? C’est la question à laquelle cet ouvrage se propose de répondre, à partir d’une comparaison entre la France et l’Angleterre.
La question de la différentiation sexuée des parcours des enseignant-e-s souffre d’une invisibilité tant sociologique que politique. En France comme en Angleterre domine l’idée d’un métier « mixte », voire « bien » pour une femme. Pourtant, à partir d’une approche qui combine la prise en compte du contexte sociétal, du groupe professionnel et des stratégies individuelles, ce livre met en lumière la construction des inégalités de genre dans les vies professionnelles et personnelles des enseignant-e-s.
La comparaison internationale met aussi en lumière des différences significatives entre la France et l’Angleterre, suggérant par là même que, si inégalités il y a, celles-ci constituent des constructions sociales qui n’ont rien d’immuable.
Mais cet ouvrage montre aussi que l’on ne saurait tirer des conclusions sur l’égalité entre les hommes et les femmes sans regarder du côté de ce qui est considéré comme du « non travail ». En effet, si les enseignantes françaises sont davantage susceptibles que leurs consœurs anglaises d’adopter un modèle de carrière « masculin », cela se fait bien souvent au prix d’un jonglage spatio-temporel important et d’une division du travail domestique plutôt inégalitaire.
À la croisée de la sociologie de l’éducation, du travail et des théories des rapports sociaux de sexe, cet ouvrage propose une lecture critique des préjugés qui entourent ce groupe professionnel. Il remet en cause l’idée que l’enseignement se caractérise par l’égalité hommes-femmes, tant dans la sphère professionnelle que personnelle. Mais il montre aussi, grâce au pouvoir heuristique de la comparaison internationale et à l’analyse détaillée des arrangements micro-sociaux, que ces inégalités n’ont rien d’une fatalité.
http://www.puf.com/wiki/Autres_Collections:Les_enseignants_et_le_genre

- Conseil pontifical pour la Famille, Gender : La controverse, Editions Téqui, 172 p., 16,80 euros. ISBN : 978-2-7403-1691-7
La théorie américaine du Gender, référence des instances internationales (ONU, Unesco, Commission européenne, etc.) et source d’inspiration de nombreuses législations, figure désormais dans les manuels de S.V.T. de 1re L et ES.
Selon le Gender, l’identité sexuelle n’est pas une donnée biologique mais une construction sociale : on ne naît pas homme ou femme, on le devient. Ainsi, chacun peut choisir son orientation sexuelle (homosexuelle, hétérosexuelle, bisexuelle, transsexuelle).
Mais comment la société peut-elle se fonder sans reconnaître la différence sexuelle ? Comment la famille peut-elle se structurer en dehors des liens engagés entre un homme et une femme, sources d’alliance, de filiation et de génération ? Comment la vie psychique de la personne peut-elle s’élaborer quand la réalité du corps est niée ?
Face au bouleversement identitaire, social et familial, qui se met en place, cet ouvrage présente, dans un esprit critique, les axes fondamentaux du Gender (ses origines féministes et égalitaristes, ses données anthropologiques, sociologiques et psychanalytiques, son évolution depuis les années 1980, etc.).
Enseignants, éducateurs et parents pourront se forger, en toute connaissance de cause, une pensée argumentée et pédagogique à l’adresse des jeunes dont ils ont la responsabilité.
http://www.librairietequi.com/#A-49669-Gender-:-La-controverse


Fédération de recherche sur le genre RING
Bâtiment D - Salle 226
Université Paris 8
2 rue de la Liberté
93526 Saint-Denis - Cedex 02
- permanence tous les mardis -
01 49 40 73 49
genre.ring@univ-paris8.fr
http://www.univ-paris8.fr/RING

Haut de page

Fichiers de syndication :


Statistiques :


Le site contient 4383 articles

Mots-clés aléatoires :


Info / contacts :


Navigation / Syndication :