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Annonces du RING - 15 juillet 2013


Date de mise en ligne : [15-07-2013]




[Annonces du RING]

// http://www.univ-paris8.fr/RING/index.php \\

[Merci de me signaler vos informations concernant les colloques et
séminaires de la prochaine rentrée universitaire.]

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SOMMAIRE :
1 - COLLOQUES :
• Joan Wallach Scott, "Les bons usages du genre, et quelques autres"
2 - APPELS A CONTRIBUTIONS :
• Avant le 15 juillet, "Le genre : quel défi pour la psychiatrie ? Biologie et société dans les classifications et la clinique", Paris Descartes
• Avant le 10 septembre, "Sortir la nuit. Rapports sociaux de sexe, perceptions et usages nocturnes des espaces publics", Lille
• Avant le 15 septembre, "Droits des femmes, droits de l’Homme", revue Alizés
• Avant le 15 octobre, "Etudes de genre en France", Lyon
• Avant le 30 octobre, "Les arts en pratiques. Transgresser, subvertir ou brouiller le genre", revue Ethnologie française
• Avant le 31 janvier 2014, "Le pluralisme dans les mouvements féministes", revue L’Homme et la Société
• Avant le 1er octobre, "Women and Community in the Ancien Régime : Traditional and New Media", New York
• Avant le 15 décembre, "Chercheur-se. Immersion par Corps, Normes et Déviances", Montpellier
• Avant le 24 août, "Queer the Noise", revue Lateral
• Avant le 10 janvier 2014, "Gendering Genocide", European Journal of Women’s Studies
3 - THESE :
• Carolina Vergel Tovar, "Usages militants et institutionnels du droit à propos de la cause des femmes victimes du conflit armé en Colombie"
4 - FORMATION :
• Formation Master 1 & 2 Genre, Egalité et Politiques Sociales, Toulouse 2 Le Mirail
5 - DIVERS :
• Prix Mnemosyne 2013
• She Figures 2012
6 - PUBLICATIONS :
• Clio, Femmes, Genre, Histoire, "Quand la médecine fait le genre"
• Elisabeth Anstett, Marie-Luce Gélard, Les objets ont-ils un genre ? Culture matérielle et production sociale des identités sexuées
• Nicolas Journet et Véronique Bedin (dir.), Le sexe d’hier à aujourd’hui
• Rachida Bouaiss, Collégiennes en quête de beauté. Entre devoir social, expression identitaire et hédonisme
• Jacqueline Schaeffer, Le refus du féminin. La sphinge et son âme en peine
• Thomas Laqueur, La Fabrique du sexe. Essai sur le corps et le genre en Occident
• Fabrice Virgili et Danièle Voldman, La Garçonne et l’assassin. Histoire de Louise et de Paul, déserteur travesti, dans le Paris des années folles
• Actes de la recherche en sciences sociales, "Prostitution. L’appropriation sécuritaire d’une cause victimaire"
• Cahiers d’études italiennes, "I gender studies e il caso italiano, dagli anni Settanta a oggi"

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1 - COLLOQUE :

• Joan Wallach Scott, "Les bons usages du genre, et quelques autres"
Conférence organisé par l’Institut des Humanités de Paris et l’Institut Émilie du Châtelet
La conférence sera suivie d’une discussion avec Éric Fassin (Paris 8/IEC), Gabrielle Houbre (Université Paris Diderot/IHP), Laurie Laufer (Université Paris Diderot/IEC) et Françoise Thébaud (Université d’Avignon).
Mercredi 25 septembre 2013 17h30 - 20h Auditorium de l’INALCO Pôle des langues et civilisations 65, rue des Grands Moulins - 75013 Paris
Contact :
gabrielle.houbre@univ-paris-diderot.fr / laurie.laufer@wanadoo.fr

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2 - APPELS A CONTRIBUTIONS :

• Avant le 15 juillet
"Le genre : quel défi pour la psychiatrie ? Biologie et société dans les classifications et la clinique"
4 et 5 décembre 2013
Faculté de médecine de Paris Descartes.
Comité scientifique :
Jean Christophe Coffin, Paris Descartes/Centre Alexandre Koyré UMR 8560
Silvia Chiletti, Centre Alexandre Koyré UMR 8560, Paris
Francesca Arena, Telemme, Aix Marseille Université
Irène François, CHU de Dijon/Université de Bourgogne
Résumé :
Les derniers débats sur le genre, à l’occasion de la nouvelle sortie de la cinquième édition du DSM, relancent des anciens débats sur l’interprétation de la maladie mentale et ses implications sur la vie des femmes et des hommes.
Au carrefour de la séparation des disciplines, entre biologie et société, la psychiatrie doit faire face aux enjeux de la santé mentale, de l’éthique médicale et des politiques sanitaires. Dans ces contraintes peut-elle repenser les cadres nosologiques et la clinique à la lumière de la pensée du genre ?
Ce colloque vise à explorer des issues pour un dialogue entre les différentes disciplines et les professions impliquées dans le domaine de la santé mentale à la recherche d’une nouvelle rencontre qui puisse faire état des connaissances actuelles sur le genre.
Argumentaire :
Il a été souligné à plusieurs reprises comment l’expression genre fit son apparition durant les années 1950 aux États-Unis chez les scientifiques pour pouvoir expliquer et nommer les troubles de l’identité de genre, voire de la personne transexe. Et de quelle manière cette identité de genre pouvait apparaître comme une autre manière de biologiser le sexe du corps, introduisant la distinction entre sexe psychique et physique, qui permettait en clinique de faire l’impasse sur la dichotomie entre les sexes.
En réalité la question la différence entre les sexes accompagne l’histoire de l’aliénisme en étant l’une de ses caractéristiques fondatrices au XIXe siècle. A quelque rares exceptions, il ne s’agit pas au départ d’une apologie de la domination masculine, mais plutôt d’une légitimation des différents rôles sociaux au sein de la reproduction et la tentative de construire un savoir qui veut d’abord distinguer entre symptômes psychiques et organiques. Le trouble mental de la femme, réduit le plus souvent à une dimension génésique, permet aux yeux des médecins plus facilement que celui de l’homme de signaler le dépassement des frontières entre physiologie et pathologie. C’est à travers cette ambiguïté qu’il convient d’interpréter les nombreuses tentatives de la psychiatrie de dépasser la catégorie sexe pour en utiliser une autre, celle du genre, sans pouvoir pleinement parvenir à un dépassement du biologique en tant que cadre épistémologique légitimant, en dernière instance, la différence entre les sexes dans les diagnostics et dans le traitement de la maladie mentale.
Les difficultés posées par le concept de genre dans le débat médico-psychiatrique français se montrent à nouveau lors de la dernière controverse relative à la « dysphorie de genre », concernant le diagnostic et les traitements des transidentités. La question s’impose d’autant plus sous son aspect clinique car cette catégorie devient problématique dans la légitimation d’une pratique médicale qui vise à une réassignation du sexe par l’imposition de traitements hormonaux et/ou chirurgicaux. La psychiatrie contemporaine doit désormais faire face à la réflexion développée par les sciences humaines sur la dimension fortement normative du discours scientifique de la différence des sexes, un discours traversé par une norme de santé mentale construite autour du principe de la dualité des sexes et de la nature hétéro-orientée du désir sexuel.
L’approche de type pluridisciplinaire apparaît ainsi nécessaire pour comprendre les mécanismes d’élaboration conceptuelle, d’autant que d’autres pathologies incluent cette représentation, telles que les dysfonctions sexuelles, ou encore des troubles liés à la physiologie du corps féminin, dans lesquels on peut inclure la catégorie controversée du trouble dysphorique prémenstruel, désormais incluse dans la classification du DSM 5, ainsi que les troubles de la période périnatale.
Si la prise en compte du genre est désormais un élément incontournable dans le discours théorique de la psychiatrie, il est néanmoins vrai que cette catégorie est souvent utilisée en dehors de toute perspective critique, en tant que simple paramètre relevant du fait, incontesté, de la différence entre les sexes, alors que, au contraire, la question du genre devrait mener à une interrogation radicale de toute construction biologique et hiérarchisée, impliquant une nature féminine et masculine.
Dans ce colloque il s’agira alors de comprendre en quelle mesure la psychiatrie française participe au débat international sur les classifications concernant le genre, de quelle manière elle produit un savoir autonome, et comment elle intègre les réflexions psychanalytiques. Si certains psychiatres français ont exercé une résistance vis-à-vis des principes exprimés par la classification du DSM, l’absence de bilans analysant la prise en compte effective de telles questions par les professionnels de la santé mentale, empêche une évaluation globale de l’attitude de la psychiatrie française vis-à-vis des questions du genre et des sexualités.
Il s’agira alors de faire un état de lieux sur ce dialogue entre sciences humaines, naturelles et médecine afin de évaluer le décalage existant entre la réflexion épistémologique, les critères diagnostics, la clinique et les traitements –offerts- ou imposés.
Axes thématiques :
Cinq axes seront privilégiés autour de la question du genre : histoire ; épistémologie ; pratiques médicales ; questions éthiques / juridiques ; identité, subjectivité, altérité.
Conditions de soumission :
Les propositions d’intervention (une à deux pages dans lesquelles seront explicités le contenu de l’intervention, l’objet empirique, la méthode d’enquête ainsi que quelques repères théoriques) sont à envoyer à : gendpsy@gmail.com avant le 15 juillet 2013.

• Avant le 10 septembre
"Sortir la nuit. Rapports sociaux de sexe, perceptions et usages nocturnes des espaces publics"
Comité organisateur :
Gwenola Ricordeau (MCF, Clersé, Lille 1), Camille Guenebeaud (Doctorante, TVES, Lille 1), Aurore Le Mat (Doctorante, CERAPS, Lille 2), Sidonie Verhaeghe (Doctorante, CERAPS, Lille 2)
Argumentaire :
Cela fait plus de vingt ans que ces slogans retentissent régulièrement : « La rue, la nuit, femmes sans peur ! », « Take back the night ! » ou « Marchons ensemble la nuit pour ne plus jamais nous faire marcher dessus ! ». S’ils ponctuent, du Québec aux États-Unis, en passant par la France, les marches féministes « de nuit », c’est que des femmes continuent à lutter pour leur droit à occuper l’espace public la nuit – comme le jour. Pourtant, les dimensions spatiales du sexisme et leurs déclinaisons diurnes/nocturnes sont encore mal connues et peu étudiées.
La journée d’études « Sortir la nuit » porte sur les usages et les perceptions des espaces publics la nuit au prisme des rapports sociaux de sexe. Elle s’inscrit dans un ensemble de travaux sur les usages des espaces publics réalisés essentiellement par des géographes et des sociologues, mais son but est de faire se rejoindre deux points d’entrée dans le sujet en conjuguant des éléments souvent envisagés séparément : la prise en compte des pratiques et des représentations des femmes et deshommes – cette deuxième catégorie d’acteurs étant absente dans les travaux des géographes – et une focale sur l’usage nocturne des espaces publics – la nuit ne constituant pas un point d’entrée spécifique dans les travaux des sociologues.
Si la journée d’études « Sortir la nuit » entend explorer prioritairement l’espace de la rue, lieu de passage obligé des sorties, de jour comme de nuit, d’autres lieux (parcs, places, terrasses, etc., voire même transports en commun) sont également inclus dans la définition des espaces publics urbains retenue par la journée d’études.
Axes thématiques :
Nous attendons des propositions de communications autour des trois thèmes suivants :
Nuit sociale et espaces urbains
Quelles sont les perceptions de la nuit en ville ? Que nous apprend l’exploration de la nuit « sociale » (versus la nuit « naturelle ») ?
Comment la géographie ordinaire du sexisme est-elle renforcée ou contestée lors des événements urbains de masse (concerts gratuits en plein air, carnavals, etc.) ?
Que révèle le travail de nuit dans les espaces publics sur la reconfiguration et l’expression des rapports sociaux de sexe (travailleuses du sexe/prostituées, serveuses et barmaids, conductrices de bus ou de taxis, policières, etc.) ?
Expériences et perceptions des violences la nuit
Comment décrire, dans une perspective féministe, les interactions nocturnes (par exemple la frontière entre séduction et harcèlement) dans les espaces publics ? Comment sont-elles vécues ?
Quelles stratégies individuelles (évitement, habillement, etc.) ou réappropriations collectives (marches de nuit, etc.) les femmes mettent-elles en place ?
Comment les pouvoirs publics peuvent-ils s’emparer et/ou prennent-ils en charge la question des violences sexistes/sexuelles dans les espaces urbains ?
Théorie et méthodologie
Quelles approches théoriques et quels outils (cartes mentales, etc.) permettent de saisir la géographie du sexisme, en particulier ses déclinaisons urbaines et nocturnes ?
Comment mener, sur ces thématiques, une recherche féministe ?
Modalités de soumission :
et appel à communications s’adresse en particulier aux personnes travaillant en géographie, sociologie, science politique, mais il reste ouvert aux autres approches disciplinaires. Il n’est pas restrictif quant aux périodes historiques et aux aires géographiques étudiées.
La journée d’études « Sortir la nuit » a pour but de permettre la restitution (notamment à travers une exposition) d’une recherche réalisée à Lille par l’équipe organisatrice de l’événement et de créer des passerelles entre des recherches en cours.
Les doctorant-e-s et les jeunes chercheur-e-s sont fortement encouragées à proposer des communications.
Les propositions de communication (3000 signes, en indiquant le statut, l’institution de rattachement et l’adresse mail) doivent être adressées par email avant le 10 septembre 2013 à : equipe.envs.lille@gmail.com
La journée d’études aura lieu en novembre 2013.

• Avant le 15 septembre
"Droits des femmes, droits de l’Homme"
Invitation à contribuer à la revue Alizés - revue angliciste de La
Réunion. n°37
En partenariat avec la Société française d’études anglophones sur les
femmes, le sexe et le genre (SAGEF)
Présentation :
La Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de l’Université de La Réunion invite chacun à contribuer au 37ème numéro de sa revue angliciste Alizés, pensé sur le thème « Droits des femmes, droits de l’Homme ». Ce numéro thématique portera sur les droits des femmes dans leur(s) rapport(s)
aux droits de l’Homme dans le monde anglophone, sachant que l’ensemble
n’est pas contraint par un cadre strictement juridique. Au contraire,
la notion de droit est comprise dans son acception large et toutes les
approches sont bienvenues, qu’elles soient historiques, politiques,
philosophiques, culturelles, sociétales et/ou post-coloniales, qu’elles
soient apologistes ou critiques, masculinistes ou féministes,
nationales ou transnationales, etc. - l’idée étant de faire un point
sur la condition féminine au XXIe siècle, à l’ère et l’heure du règne
(ou de la soumission ?) de la communauté internationale, à partir d’une
réflexion collective plurielle qui s’appuiera aussi bien sur les
développements théoriques que sur des études de cas. Les articles
devront être rédigés en anglais.
Quelques pistes :
- Olympe de Gouge : Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne - Droits humains, droits naturels : droits des femmes ?
- Développement des droits des femmes dans le cadre des droits de l’Homme - Droits généralement admis et droits polémiques
- Ligue des Droits de l’Homme et autres organismes de défense des droits des femmes
- Souveraineté nationale v. ingérence, lorsque les droits des femmes sont bafoués
- Droits de l’Homme v. droits des femmes (ou vice versa) - De la loi à la
morale
- De la morale à la loi - Droits de la femme : droits des minorités pour la majorité ?
Les propositions d’articles (400 mots environ), accompagnées d’un court CV bio- et bibliographique, sont à envoyer par courrier électronique (format word) pour le 15 septembre2013 à Ludivine Royer (ludivine.royer@univ-reunion.fr)

• Avant le 15 octobre
"Etudes de genre en France"
Congrès organisé par l’Institut du Genre (CNRS) et l’Université de Lyon (ENS de Lyon)
Lyon, 3, 4, 5 septembre 2014
Comité d’organisation :
Pascale Barthélémy, Claude Gautier, Violaine Sebillotte Cuchet, Isabelle Pastor-Sorokine.
Présentation :
Les études de genre sont depuis plusieurs décennies en plein développement à l’échelle internationale. Créé en janvier 2012 à l’initiative de l’InSHS-CNRS, l’Institut du Genre organise son premier congrès international des « Etudes de genre en France » les 3, 4 et 5 septembre 2014 à l’Ecole normale supérieure de Lyon.
Cette rencontre internationale a plusieurs objectifs : contribuer à la reconnaissance scientifique des études de genre en France et à leur visibilité internationale, faciliter la coordination institutionnelle de ces recherches et de nouvelles formes de coopération, encourager l’émergence de nouvelles thématiques ainsi que les approches interdisciplinaires et transversales au sein des Sciences humaines et sociales mais aussi entre SHS et autres domaines scientifiques.
Ouvert à toutes et à tous, jeunes chercheur.e.s ou chercheur.e .s confirmé.e.s, ce congrès articulera séances plénières et ateliers.
Les propositions attendues peuvent prendre la forme de communications individuelles ou d’ateliers coordonnés par un-e ou deux responsables. Les propositions de posters sont bienvenues. Les propositions s’inscriront de façon privilégiée dans les dix axes thématiques définis par l’IdGenre – Épistémologie et théories du genre : genèse et généalogie du champ ; Catégories opératoires et modes d’analyse ; Politique, Care, Justice ; Territorialités, Espaces, Mondialisation ; Genre et Temporalités ; Genre, Production, Marché ; Création, Arts et Littératures ; Sexualités, Hétéronormativités et LGBT ; Genre, Famille, Parenté ; Genre, Religions et Sécularisations ; Corps, Santé, Société. Elles pourront aussi s’ouvrir à d’autres thématiques, disciplines et approches : droit, sciences du langage, archéologie, sciences cognitives etc. Les regards « croisés » sur une problématique ou une thématique sont encouragés.
Date limite d’envoi des propositions :
15 octobre 2013 à isabelle.pastor-sorokine@mshparisnord.fr

• Avant le 30 octobre
"Les arts en pratiques. Transgresser, subvertir ou brouiller le genre"
Appel à contribution pour un numéro spécial de la revue Ethnologie française (2016-1)
Coordination :
Marie Buscatto, Professeure à l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, chercheure à l’I.D.H.E. (Paris 1-CNRS).
Anne Monjaret, directrice de recherche-CNRS, IIAC (UMR 8177)-LAHIC (EHESS-CNRS-Ministère de la Culture et de la Communication).
Argumentaire :
Les enquêtes quantitatives et qualitatives font apparaître le caractère fortement genré des pratiques artistiques, amatrices ou professionnelles, tout au long de la vie – dès l’enfance certes, mais aussi à l’adolescence, au cours de la jeunesse ou aux différentes étapes de l’âge adulte (actifs ou retraités).
Si les femmes sont plutôt attirées par le chant, la danse ou le théâtre, les hommes vont plutôt jouer des instruments de musique ou faire de la photographie et de la vidéo. De plus, même lorsqu’ils et elles partagent une même pratique artistique, celle-ci est réalisée ou perçue de façon genrée, que l’on parle de danse hip hop ou de chant jazz.
Si ces dernières années ont bien vu émerger des publications, individuelles et collectives, sur ces thématiques, notamment du côté de la reproduction des différences sexuées, manque cependant une réflexion transversale et systématique sur les bifurcations, les transgressions, les détournements voire les subversions genrées dont font l’objet ces mêmes pratiques artistiques : des hommes danseurs, harpistes ou chanteurs ; des femmes musiciennes de jazz, clowns ou danseuses de hip hop ; des performances artistiques « androgynes », « queer » ou « trans » ; des humoristes travestissant le sexe opposé ; des femmes jouant des rôles d’homme au théâtre et réciproquement ; des œuvres d’art « féminines » visant à la reconnaissance « universelle » ; des installations artistiques inversant ou brouillant les stéréotypes sexués...
Il nous apparaît que, derrière les transgressions sexuées de telle ou telle pratique artistique, se révèlent en effet des possibilités explicatives complexes et multiples qui supposent une observation précise des pratiques et des représentations des hommes et des femmes. Elles impliquent la mise en œuvre aboutie d’une approche historiographique et/ou ethnographique des apprentissages et des actions de création, des langages du corps, des savoir-faire et des savoirs sociaux…
Ce numéro a pour objectif d’étudier les processus sous-tendant le brouillage, le contournement ou la transformation genrée des pratiques artistiques, à la fois dans les sociétés contemporaines et dans les sociétés passées. De même il vise à faire le point sur les travaux existants en sciences sociales sur le sujet tout en éclairant cette question d’un jour nouveau et innovant.
Les textes réunis viseront donc à saisir les manières dont se dessinent concrètement les frontières du genre, dont elles se font et se défont. Par le jeu de la comparaison entre les arts, ils contribueront à mettre en évidence des processus porteurs, ou non, des transgressions ou subversions genrées des pratiques artistiques.
Nous attendons des propositions originales qui aborderont ce questionnement de manière empirique. Nous souhaitons recueillir des exemples contemporains ou historiques situés en France ou à l’étranger, portant sur les différents arts – danse, théâtre, musique, littérature, cinéma, arts plastiques, cirque… Il pourra s’agir de prendre au sérieux les âges de la vie afin de comprendre les contextes et les formes du changement et de mieux distinguer les éléments tenant aux socialisations primaires de ceux tenant des socialisations secondaires.
Axes thématiques :
Nous proposons trois axes qui peuvent être interrogés, distinctement ou conjointement. Ces derniers ne sont cependant pas exclusifs. Toutes les propositions rentrant dans le cadre de l’appel seront les bienvenues. Elles doivent partir de terrains précis qui auront été étudiés de manière empirique :
* Sur l’impact des politiques et des dispositifs formels sur ces transgressions
Peut-on repérer des politiques publiques, des espaces géographiques ou des institutions culturelles favorables à ces transgressions ? Existe-t-il des dispositifs – médiatiques, politiques ou sociaux - pouvant orienter de telles orientations « contraires » à l’ordre genré ?
* Sur l’impact des socialisations familiales, scolaires, professionnelles ou de loisirs sur ces transgressions
Quelles sont les socialisations familiales, scolaires, professionnelles ou de loisirs qui influencent ces transgressions – un homme qui danse, une femme qui joue du rock par exemple ? Ces transgressions se font-elles selon des logiques sociales différentes, selon les âges de la vie, voire sont-elles plus simples à un âge qu’à l’autre ? Peut-on encore y voir l’expression d’une origine sociale, d’une formation scolaire ou d’une origine « ethnique », spécifiques ? Comme s’expriment formellement ces brouillages, ces transgressions ou ces subversions – gestes, paroles, apparences, etc. ?
* Sur les manières de faire et leur réception
Quelles sont les conditions d’exercice de ces arts ? Comment se pratiquent-ils ? Quelles sont les formes concrètes et visibles des subversions ? Comment l’environnement social (famille, amis, collègues, critiques d’art, producteurs, etc.) réagit-il à ces pratiques ? Comment s’y prennent les acteurs, les actrices pour dépasser les assignations et/ou les stigmatisations genrées auxquelles ils ou elles sont soumis-e-s dans l’un ou l’autre espace de leur vie quotidienne ?
Modalités de soumission :
Les propositions, en français ou en anglais, de 5000 à 6000 signes, accompagnées de 5 mots-clés, sont attendues avant le 30 octobre 2013 à envoyer conjointement à Marie Buscatto (marie.buscatto@univ-paris1.fr) et à Anne Monjaret (anne.monjaret@ehess.fr)

• Avant le 31 janvier 2014
"Le pluralisme dans les mouvements féministes"
Dossier thématique de la revue L’Homme et la Société
Dossier coordonné par Isabelle Giraud (Institut des études genre, Université de Genève) et Ioana Cîrstocea (CNRS, SAGE Strasbourg,)
Argumentaire :
Les débats sur l’intersectionnalité et le pluralisme qui agitent les milieux universitaires interpellent directement les mouvements féministes. Critiqués pour leur monochromie militante, pour leur oubli des différences entre femmes et pour leur construction d’un « Nous, les femmes » universel et partant injuste, les mouvements des femmes sont appelés à réaliser concrètement cet idéal de vivre ensemble. Il s’agirait d’atteindre l’harmonie malgré les différences entre femmes, d’œuvrer à un projet de reconnaissance mutuelle, d’écoute et de partage. Cet idéal permettrait de sortir d’un militantisme sclérosé en créant des « coalitions ouvertes » qui mettent en avant des identités variées (Butler, 1990), ou au contraire des coalitions selon une politique « postidentitaire » (Lamoureux, 2005), voire des « politiques transversales » fondées sur le dialogue (Yuval-Davis, 1994), et de renouveler ainsi à la fois les répertoires d’action collective et leurs contenus revendicatifs.
La réalité de ce phénomène et la mise en œuvre concrète du pluralisme par les mouvements des femmes forment un angle mort de la recherche en sciences humaines. Les mouvements sont parfois supposés incapables de réaliser des coalitions féminin-plurielles. Limitée par un accès inégal des unes et des autres à la prise de décision collective dans les moments cruciaux, l’expression des dissidences féminines et féministes demeurerait un fait minoritaire. Les mouvements connaîtraient plutôt un éclatement militant en une myriade de petits groupes sans lien entre eux. Les discours collectifs au niveau national ou supranational seraient en panne de renouvellement, formatés par des modes de pensée propres à une époque et à un groupe social dominant : en Europe et aux Etats-Unis, les jeunes ne se retrouvant pas dans le féminisme de la deuxième vague disent avoir créé une troisième puis une quatrième vague féministe, dissidentes des précédentes. Partout à l’échelle mondiale, au niveau national ou supranational, les femmes issues de l’immigration ou formant les minorités visibles ne trouveraient pas leur place dans le paysage militant, pas plus que les handicapées, les hommes pro-féministes, les autochtones, les paysannes, les migrantes de l’intérieur et de l’extérieur, les militantes basées dans des pays non-hégémoniques, les lesbiennes et toutes les femmes subissant l’imbrication de multiples oppressions. Au-delà de la diversité des identités, certains débats comme ceux sur le voile ou sur la prostitution continuent d’approfondir l’inintelligibilité du féminisme et de raffermir la thèse de son éclatement. Toutefois, dans cette affirmation d’inégalités profondes parmi les féministes, une dimension n’est pas prise en considération : l’effet concret de ces discours dénonciateurs des points de vue hégémoniques sur les actions des militantes, comme leur construction et renouvellement au sein même des mouvements. Ces lieux communs sur les mouvements des femmes présupposent une étanchéité entre monde académique et monde militant qui ne se vérifie pas nécessairement ; ils présupposent l’uniformité des coalitions féministes là où l’historiographie a montré la diversité et la multiplicité des tendances des mouvements des femmes ; ils présupposent l’incapacité des acteurs/actrices à apprendre, changer, renouveler, s’interroger, échanger.
Quels sont toutefois les effets pratiques de la circulation des discours, d’une part, de la circulation des acteurs et actrices féministes d’autre part ? Comment ces circulations influencent-elles les expériences militantes ? Certaines pratiques des mouvements féministes se sont effectivement inspirées des analyses intersectionnelles pour évoluer vers un plus grand pluralisme dans la création des coalitions, le renouvellement des objets et des sujets du féminisme. En 2008 par exemple, les cahiers marxistes de l’Université Libre de Bruxelles s’interrogeaient sur « le féminisme à l’épreuve du multiculturalisme » : tout en se concentrant sur la diversité culturelle et religieuse, les diverses contributions de chercheuses et de militantes montrent la réflexivité intense qui existe dans le mouvement des femmes belge sur les privilèges blancs, la construction d’une « communauté imaginée blanche » et sur les conditions de sa transformation, qui passe par des groupes de discussion et l’accès à la prise de décisions (cf. l’élection d’une femme issue de l’immigration à la tête de l’un des plus grandes organisations féminine belge, Vie Féminine). Dans cet ouvrage, des militantes témoignent sur la diversité en leur sein et leurs pratiques de la mixité par exemple, et il apparaît clairement que la question de l’intersectionnalité interpelle le monde militant.
Axes thématiques :
Nous comptons dans ce numéro nous pencher concrètement sur les pratiques des mouvements des femmes et leur capacité/incapacité à inscrire l’intersectionnalité dans les pratiques militantes. Est-il possible d’étayer de manière empirique et ethnographique la reconnaissance, au-delà des rapports de classe et de race, de la diversité des oppressions au sein des mouvements des femmes ? Il y a-t-il des stratégies et des pratiques d’intégration ou de « démarginalisation » mises en œuvre dans les mouvements féministes, qu’ils soient nationaux ou transnationaux ? Lesquelles et avec quels résultats ? Existe-t-il des contre-discours rejetant catégoriquement la formation de coalitions au-delà des différences et militant pour un strict séparatisme de l’action collective ? Quelles sont les résistances au pluralisme dans les mouvements et sur quels objets portent-elles ?
Pour quelles formes d’identification ? En effet, les processus de démarginalisation et de mise en visibilité des enjeux multiples du féminisme relèvent nécessairement d’un travail à long terme, de dialogues, d’interpellation, de conflits et de leur résolution. Car il y a bien un intérêt collectif à ce travail de démarginalisation : la reconnaissance d’un féminin pluriel permet l’élargissement et l’enrichissement de la réflexion féministe, du répertoire revendicatif et d’action collective.
L’accusation sans égard pour les expériences et les tentatives d’inclusion et de reconnaissance, par méconnaissance de leur existence ou par dépit devant leur inefficacité, fait plutôt le jeu de l’antiféminisme et des appels à sa disparition. Cette accusation est souvent nourrie de ressentiments vis-à-vis des jeux de pouvoir créés dans des associations et OING féminines ou féministes anciennes, ou encore construits en dehors des mouvements féministes, dans les institutions où les féministes évoluent - l’université, les syndicats et autres mouvements sociaux, les médias, les ONGs, les partis politiques, etc.
Nous attendons des articles reposant sur des études de cas illustrant des mouvements féministes nationaux ou transnationaux qui participent à une réflexion plus théorique sur le pluralisme, la reconnaissance et la démarginalisation.
Modalités de soumission :
Les articles (35.000 signes notes comprises, double interligne, police Times New Roman, références complètes en notes de bas de page) sont attendus pour le 31 janvier 2014 aux adresses suivantes : ioana.cirstocea@misha.fr, isabelle.giraud@unige.ch.

• Avant le 1er octobre
"Women and Community in the Ancien Régime : Traditional and New Media"
The Fourth International MARGOT Conference
June 18-20, 2014
Barnard College, New York City
Scholarly Focus
This three-day conference will feature research and teaching approaches that explore how women participated in and contributed to different kinds of community in medieval and early modern Europe. Conference sessions will feature presentations based on texts and images in traditional manuscript and print format, as well as work that employs new technology and media projects. The conference will be interdisciplinary, and will consider the function and importance of female communities in the natural and social sciences, religion, literature, history, music and fine arts.
Presentation topics may explore women in :
Medical communities ; midwifery
Religious communities and non-orthodox or heretical groups
Salons and académies
Women and the Republic of Letters
Epistolary communities
Literary circles
Artists’ and performing artists’ communities
Guilds
Oral communities ; storytelling
Resources and approaches used may include :
Print and Manuscript format
Digital resources of all kinds
Online publication of texts and images
Database design and creation
Material culture and artifacts
Film
http://margot.uwaterloo.ca/conference-2014/

• Avant le 15 décembre
"Chercheur-se. Immersion par Corps, Normes et Déviances"
Colloque international 22, 23 et 24 mai 2014
Espace Saint Charles - Université Paul Valéry, Montpellier
Échéances :
Résumé 15 décembre 2013 Acceptation 15 février 2014 Article 15 juillet 2014
Argumentaire :
Le regard micro-sociologique enrichit considérablement le champ scientifique en conférant complexité et nuance aux analyses par la remise en cause des catégories usuelles de nos sociétés. Généraliser en savoir global certains espaces dans lesquels se jouent des interactions complexes, n’épuise pas le réel, qui mérite de s’y pencher de près, par corps1, pour identifier les liens sociaux mis en scène sous forme de rituel délimitant ce qui se passe à l’intérieur et ensuite à l’extérieur (Augé, 1992).
Des travaux de recherche impliquent le « corps du chercheur » (Wacquant, 2003 ; Andrieu, 2011) entendu comme filtre charnel, qui saisit et restitue « l’intimité culturelle » (Herzfeld, 2004). Sur de longues périodes, il apprend par corps la réalité du groupe approché en participant délibérément aux interactions. La sociale apprise par immersion. L’apprentissage comme technique de production ethnographique implique que le chercheur devient intime du phénomène étudié. Le chercheur « s’encastre » (Wacquant, 2004) ainsi dans les réseaux de rapport sociaux et symboliques.
En quête de terrains, le chercheur, teste, négocie, fait des choix stratégiques, improvise, explore par corps, « perturbe » (Schwartz, 1990) les intéractions, motivé par la compréhension toujours plus fine d’une réalité sociale. Seulement, cette démarche qui consiste à s’intéresser aux manières de faire in situ, pose de l’entrée à la sortie du terrain, un ensemble de contraintes méthodologiques qui questionne les conditions du travail d’enquête.
Les propositions de communications inter-disciplinaires s’intéresseront aux conditions de la relation ethnographique autour de trois axes :
Axe 1 : Camoufler ou déclarer le corps de chercheur
Cet axe s’intéresse à l’entrée du chercheur dans des groupes ou organisations collectives composés de personnes ayant des incapacités ou des capacités hors-normes et/ou déviantes et présentant des caractéristiques de fonctionnement qui se distinguent des groupes ou des organisations dites ordinaires. Cette distinction entraine des approches différenciées pour contourner les réticences ou les refus de certains milieux à être enquêtés. Pour rechercher l’authenticité des interactions, le chercheur est parfois amené à dissimuler son statut et devient un observateur caché ou clandestin (Homan, 1980 ; Lapassade, 1993). Si l’approche clandestine s’avère être utile selon les cas, comment s’organise l’accès au terrain lorsque les personnes étudiées appartiennent à des groupes déviants ou sont dans des états physiologiques et psychologiques particuliers (déficiences, dépendances etc.) et qui construisent socialement un corps différent ? Comment alors observer in situ un groupe ou une organisation de personnes aussi marqués ? Quels rôles peuvent jouer les appareillages (nouvelles technologies d’enregistrement de données) qui sont de plus en plus admis au cours du travail ethnologique de terrain ? Certains n’hésitent pas à déclarer leur statut de chercheur, conscient que leur posture d’observateur ainsi que leur identité influent sur la relation sociale observateur-observé et peut par conséquent poser le problème du contrôle des données collectées. Quels peuvent être les effets d’une différence visible ou non entre les corps et/ou identités des chercheur(e)s et des enquêté(e)s sur leur relation sociale ?
Axe 2 : Transformation in situ...
Cet axe s’intéresse aux transformations du chercheur qu’une immersion trop réussie peut entraîner. En effet, ce qui caractérise l’anthropologie et qui la différencie des autres disciplines, c’est de ne pas être une « étude de », mais une « étude avec » : « une éducation de notre perception du monde qui ouvre nos yeux et nos esprits à d’autres possibilités d’être » (Ingold, 2007, p.82). La capacité à « être avec » implique que le chercheur puisse être perçu comme un membre du groupe et selon les groupes étudiés des modifications corporelles (parfois douloureuses) sont opérées comme « signes d’identité » (Le Breton, 2002) ou encore comme rituel de passage et d’appartenance au groupe. De surcroît, de nouveaux terrains d’étude émergent, avec les progrès récents de la médecine moderne renforcent la croyance en la malléabilité du corps, et renouvelle les coordonnées sensorielles du sujet ainsi que ses possibilités d’action. Andrieu (2008) parle d’un corps qui devient « hybride », corps technicisés mais aussi corps augmentés artificiellement. Face à la violence de certains terrains d’étude, le chercheur s’expose, met son intégrité en jeu voire sa santé en péril. En effet, l’immersion sur de longues périodes conduit à une transformation de soi qui tend à rendre le chercheur plus proche du groupe étudié mais aussi plus vulnérable. Face à cette situation, qui peut-être déroutante et source d’arrêt de l’enquête, comment le chercheur peut-il se prémunir ? Dans quelle mesure la transformation du chercheur est fondamentale dans la compréhension des manières de faire in situ ? La question de la distance au terrain se pose alors, qui seule, permet l’analyse.... D’autre part, le critère de réussite de toute enquête ethnographique de terrain est une immersion de longue durée, cependant, la situation actuelle de la recherche en SHS (thèse en 4 ans maximum, tâches multiples de l’enseignant-chercheur au quotidien et critères de publication) conduit à un travail d’enquête chronométré. Comment réaliser un travail de recherche de qualité dans ces conditions ? D’un autre côté, au delà des conditions de la recherche, des enquêtes par immersion de courte durée sont réalisées. Dans quelle mesure sont-elles misent en place et quelle valeur peut-on leur accorder ?
Axe 3 : Écrire le corps...
La transcription textuelle ou la reconstitution de la compréhension pratique, charnelle, exige un travail d’écriture particulier qui mérite toute notre attention dans cet axe. Un carnet de bord est généralement tenu à chaque rencontre avec le milieu étudié, et contient le plus grand nombre d’informations possibles. Toutes ces notes prennent du sens une fois que le chercheur quitte son terrain d’investigation et y porte un regard rétrospectif. Mais est-ce le corps qui s’écrit ou la conscience de ce corps ? Le corps qui s’écrit suppose que le corps vivant en première personne produirait le texte en nous (Keep, 1995), la main consciente incarnerait dans le corps vécu de la première personne ce qui émerse de notre chair. Le corps est écrit par les techniques incorporées (Granger, 2012), les gestes habituels, et les postures quotidiennes (Bert, 2012) mais notre conscience n’en prend connaissance que lors d’une transmission à une troisième personne comme dans l’enseignement et dans l’éducation. La mémoire du corps est-elle celle que nous transmettons sans un travail de codification, de transcription de notre corps dans un récit en première personne ? Comment retranscrire l’expérience sensible apprise par le chercheur, à la fois « saveur et douleur » (Wacquant, 2007) du monde social vécu ?
Modalités de soumission :
Les résumés (300 mots) sont à envoyer avant le 15 décembre 2013 à in.situ@santesih.fr

• Avant le 24 août
"Queer the Noise"
Call for Papers, Projects, and Critical Media : "Queer the Noise" in Lateral
Co-Editors :
Megan Turner
University of California, San Diego
Christina Nadler
CUNY Graduate Center
Guest Contributors : Jayna Brown and Jack Halberstam
Whether it’s the pulsating beat of an Adam Lambert track clearly audible on the sidewalk outside a gay club or the articulations of pleasure that travel through the bedroom walls to penetrate the neighbor’s apartment, sound has the capacity to destabilize boundaries, queer spaces, and reorient listeners’ bodies. As a disturbance that is primarily materialized through bodies, sound situates itself as a medium through which a body’s relationship to hetero-normative temporalities, socialities, and desires can be mediated, disrupted and transformed. At the same time, sound can also carry meaning. In a 2010 interview, Drew Daniel of Matmos argued, “Sound is itself queer.­” Defining queerness as what exceeds values and top-down structures, Daniel argued that because sound exists apart from language ­(and language is how systems of value are structured and imposed­),­ it allows for the expression of desires and subjectivities that are otherwise unthinkable or unspeakable.
But what is at stake in queering the sonic ? What can queer sounds do ? How could queer theory and queer studies help us to make sense of sound’s contradictory nature and embedded potentialities ? If we think about queerness as something that can be sounded, then what do we make of the force behind that sounding ? What forms of queer resistance does sound make possible ? And how do we understand the lingering silences ?
In high school science classes, students learn that sound, as a mechanical wave, cannot exist in a vacuum ; it needs a physical medium to traverse. Because sound is not an abstraction, the concrete conditions in which it is articulated shape its contours and saturate its meaning. Thus, to sound queerly as a working-class, queer-identified Chicana living in the borderlands is not the same as sounding queerly as a white lesbian bank manager living in an upscale Seattle suburb. How do the resonant spaces of racial, class, gender, national, geographic and bodily specificity shape the contours of sound—and, indeed, the conditions in which queers can sound—differently ? Moreover, can we hear continuities between struggles ? Colonial fears about the contagious passions transmitted in the sound of African drumming (and the attendant, failed attempts to police the sonic space of the plantation) seem to be connected to anxieties about hearing sexual noises outside the privacy of the bedroom. The broader history of aurally policing spaces suggests that sound has long been a primary site of contest between dominant formations of power and marginalized communities. Can we hear a queer timbre in those sonic skirmishes ?
In short, what becomes audible when we queer sound ?
Lateral is currently seeking submissions that critically reflect upon the intersections between the queer and the sonic. Submissions may be of any length and format. Because each issue of Lateral is custom designed and built around the issue’s content (rather than the other way around), we can include a broad range of multimedia and interactive texts. Although formal academic essays are welcome, we encourage contributors to experiment with alternative modes of presenting scholarly work. Alternative formats might include : manifestos, mashups, interviews, conversations between academics/activists/practitioners, aural texts, videos, visual art, games, web-based programs, or interactive graphics. Contributions should be submitted by email to both co-editors, Megan Turner (m2turner@ucsd.edu) and Christina Nadler (Christina.Nadler@gmail.com), by August 24, 2013.
Possible topics include :
Queer rhythms, beats, and temporalities
Sound and/as queer ontology
Queer of color critique and sound studies
Queer potentialities in noise, glitch, distortion
Hearing as embodied experience
Listening, speaking, and bodily ability
Music as queer world-making
Sound in racialized and classed contexts
Sound, trauma, sexuality and desire ­
Queer(ing) subcultures
Histories of queer noise-making
Archiving queer voices
Queer consumption, fandom, dance
Sonic production of space as a queer space
Silence
Technologies of sonic (re)production
About Lateral :
Committed to imagining new forms of academic scholarship and challenging exclusionary definitions of what counts as "academic," Lateral is a peer-reviewed, multimodal, open-access online journal produced annually by the Cultural Studies Association (US). We publish critically-engaged media, games, conversations, mashups, manifestos, pedagogical tools and, of course, academic essays in order to spark transdisciplinary conversations between academics, activists, educators, makers and the general public. Each issue is organized topically around 3-4 research threads (each thread is essentially a miniature special issue). Whereas most academic journals publish a special issue once and then move on, a Lateral thread will return to the same topic for 2-3 years, allowing contributors to build upon, or respond to, the content in the previous issue’s thread. This format allows for longer-term conversations and collaborations that wouldn’t normally take place.
Contact :
If you have any questions or your project is too large to submit by email, please contact Megan Turner (m2turner@ucsd.edu) and Christina Nadler (Christina.Nadler@gmail.com).

• Avant le 10 janvier 2014
"Gendering Genocide"
European Journal of Women’s Studies
Call for papers
Editors : Ayşe Gül Altınay and Andrea Petö
The 20th century has been a century of genocides. It has also been a century of feminist struggle and theorizing globally. This special issue seeks to bring together feminist and queer critiques of genocides and genocide studies. We welcome contributions from diverse regions both in and outside Europe, as well as diverse approaches and perspectives.
Central questions include (but are not limited to) :
- Gender and Genocide : How are racist, ethnicist, supremacist genocidal discourses shaped by regimes of gender and sexuality ? What do we learn about the gendering of violence and genocide when we move beyond the gendered dichotomy of “perpetrator vs. victim” ?
- Sexual Violence : How do feminist scholars theorize the different uses of sexual violence in genocides ? How about different (political, legal, literary, visual) responses to sexual violence ? How can we analyze layers of gendered silencing around sexual violence ?
- Sources and Silences : Where are women’s and LGBT experiences and perspectives in genocide sources, archives, narratives, histories and other representations ? Where are absences and silences located ? (cf. Michel-Rolph Trouillot) What are the consequences of the “digital turn” in the archivization of genocide memories ?
- Testimony and (Post)Memory : How do feminist and queer theories complicate such key concepts as “archive” (or “counter-archive”), “witnessing” and “testimony” ? How do (written, oral or visual) testimonies as well as other artistic, literary, and popular memory works contribute to making visible and unsettling the gendered and (hetero)sexualized depictions of genocide ? Is “postmemory” (cf. Marianne Hirsch) a useful concept to understand how memory works across time and space ? What kinds of challenges do feminist and queer (re)theorizing of memory and postmemory pose for genocide studies ?
- Post-genocide ? When is a genocide over ? Who are the “survivors” of genocide ? How are conceptions of “post-genocide” and “survival” gendered ? How are “humanitarian interventions,” post-genocide processes, and transitional justice gendered, sexualized, racialized and ethnicized ? How has “coming to terms” with past genocides been conceptualized by feminist and queer movements, theories, literary and artistic productions ?
- Politics of Memory : How are genocides memorialized and gendered through monuments, museums, digital archives, and other memory sites ? What current initiatives deal with or mobilize gendered memories of genocide, contributing to or challenging hegemonic frameworks of genocide recognition vs. genocide denial ?
- Education/Pedagogy : What are the political possibilities and challenges posed by the institutionalization of “genocide education” in school curricula, museums, and other pedagogical sites ? To what extent have feminist and queer interventions in genocide studies been incorporated into “genocide education” ?
- Theoretical Challenges : What kind of impact have feminist and queer theories had on critical genocide studies ?How do feminist scholars make the link between different genocides and genocidal processes ? What new concepts or theoretical frameworks (queer ? postcolonial ? critical race studies ? comparative genocide studies ?) promise new openings in feminist analyses of genocides ?
All articles will be subject to the usual review process.
Articles should be prepared according to the guidelines for submission on the inside back cover of the journal or at http://www2.lse.ac.uk/genderInstitute/journals/EJWS/Home.aspx.
Articles should be submitted online to http://mc.manuscriptcentral.com/ejw by January 10, 2014.
Informal queries to Hazel Johnstone, managing editor of EJWS [Email : ejws@lse.ac.uk].
Prof. Dr. habil. Andrea Peto
Source :
http://genreurope.hypotheses.org/179

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3 - THESE :

• Carolina Vergel Tovar a soutenu sa thèse intitulée "Usages militants et institutionnels du droit à propos de la cause des femmes victimes du conflit armé en Colombie" le vendredi 12 juillet à l’Université de Paris Ouest Nanterre La Défense.
Jury :
Véronique Champeil-Desplats (CREDOF/Nanterre) – Directrice de thèse
Liora Israël (CMH/EHESS) – Co-directrice de thèse
Magdalena Correa Henao – Professeure de l’Université Externado de Colombie
Olivier Dabène – Professeur des universités – Sciences Po Paris
Stéphanie Hennette-Vauchez – Professeure – Université Paris Ouest Nanterre La Défense
Dominique Vidal – Professeur – Université de Paris VII – Denis Diderot
Résumé :
A partir de la reconstruction et de l’analyse du processus d’apparition de la question des femmes victimes du conflit armé en Colombie comme une cause de mobilisation féministe, cette recherche rend compte du rôle structurel du droit dans sa gestation et sa consolidation. Grâce à une approche qui articule les perspectives de la sociologie du droit, de la sociologie des mouvements sociaux, ainsi que de la critique féministe du droit, l’analyse met en exergue les conditions d’émergence des dénonciations publiques et juridiques des femmes affectées par les violences armées, qu’elles se mobilisent d’elles-mêmes ou que la mobilisation se fasse en leur nom. A partir d’une enquête empirique fondée principalement sur des entretiens, l’analyse des discours et l’observation du fonctionnement des instances judiciaires, outre la compréhension du rôle axial du recours au droit et à la justice dans ces processus, l’analyse de la cause permet d’enquêter sur la place de la question des femmes et des victimes dans l’action publique en Colombie, notamment dans les politiques qui visent la « sortie du conflit ». Des concepts tels que « justice transitionnelle », « droits humains des femmes » ou les « politiques constitutionnelles » sont aussi revus conformément à une perspective constitutive du droit. L’histoire contemporaine du conflit armé colombien, des mobilisations sociales pour la paix ou contre la guerre, ainsi que des efforts institutionnels pour gérer les effets des violences se trouvent ainsi interpelées. D’une part, du fait de la perspective doublement genrée que les objets « femme victime » et « mobilisation féministe » introduisent. D’autre part, en raison des dynamiques générées par le surgissement de la question des femmes victimes comme étant à la fois un objet de mobilisation, un sujet de dénonciation, et une « sujette de droits ».
Mots clés :
mouvement des femmes, genre, conflits armés, victimes, Colombie, sociologie du droit, justice.
Contact :
Carolina Vergel, carolinavergel@gmail.com
 

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4 - FORMATION :

• Formation Master 1 & 2 Genre, Egalité et Politiques Sociales, Toulouse 2 Le Mirail
La deuxième session de la campagne de recrutement pour le Master Professionnel 1 & 2 « Genre, Egalité et Politiques Sociales » de l’Université de Toulouse 2-Le Mirail est lancée.
Le Master GEPS est une formation universitaire appréhendant l’ensemble des politiques sociales sous l’angle des rapports sociaux de sexe. Sa spécificité réside dans le recours à des méthodologies et à des problématiques nouvelles, peu appliquées à ce jour au secteur social. Il est associé au Master EGALES "Etudes de Genre pour les Actions Liées à l’Egalité dans la Société" et permet d’envisager une mobilité européenne d’un semestre au sein des Universités partenaires.
Date limite de dépôt des candidatures : lundi 26 août 2013
Auditions : le jeudi 05 septembre 2013 (Master 1 et Master 2)
Objectifs :
Le parcours vise à former des étudiant-e-s à la conception, au pilotage et à l’évaluation des politiques sociales du point de vue de l’égalité hommes-femmes. Au moment où ces politiques sociales se diversifient, l’utilisation de nouveaux outils théoriques et leur confrontation directe au terrain, répond directement à une demande d’expertise et s’inscrit dans les actions publiques visant la correction des inégalités hommes femmes. Sa spécificité réside dans le recours à des méthodologies et à des problématiques nouvelles, encore peu appliquées au secteur social. II s’agit d’apprécier ce qui participe à la reproduction/transformation des rapports sociaux de sexe dans la conception et la mise en application de mesures présumées neutres à cet égard. A partir d’une analyse approfondie des modes d’intervention de l’Etat et des collectivités territoriales, ainsi que les instances supra-nationales (Union européenne), les étudiant-e-s acquièrent une maîtrise du contexte institutionnel de l’Action sociale et sont formé-e-s aux outils d’intervention en faveur de l’égalité entre les sexes dans tous les domaines des politiques sociales selon les principes du « mainstreaming ».
Infos complètes :
http://www.univ-tlse2.fr/accueil-utm/formation/offre-de-formation/master-genre-egalite-et-politiques-sociales-geps--122247.kjsp

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5 - DIVERS :

• Prix Mnemosyne 2013
Décerné chaque année, le prix Mnémosyne créé par l’Association pour le développement de l’Histoire des femmes et du genre couronne le mémoire de master de langue française d’une étudiante ou d’un étudiant dont les travaux portent sur l’histoire des femmes et du genre en France ou à l’étranger.
Le mémoire doit avoir été soutenu dans une université française entre er
le 1 septembre 2012 et le 31 octobre 2013.
Le montant du prix est de 800 euros. L’association assure la publication
du mémoire aux Presses Universitaires de Rennes.
Adresser les mémoires en deux exemplaires, avec un résumé en deux exemplaires (5000 caractères) sous fichier Word, ainsi que vos coordonnées téléphoniques, électroniques et postales avant le 31 octobre 2013 à :
Pascale Barthélémy, ENS de Lyon, Site Descartes 15 Parvis René Descartes, BP 7000, 69 342 Lyon Cedex 07 pascale.barthelemy@ens-lyon.fr
Pour tout renseignement complémentaire (composition du jury, date de remise du prix, mémoires publiés) : http://www.mnemosyne.asso.fr

• She Figures 2012
In 2009, women in scientific research accounted for 33 % of researchers in the EU. Their proportion since 2002 is growing faster than that of men (5.1 % annually, compared with 3.3 % for men). Over the same period a similar pattern is followed by the proportion of women among scientists and engineers (5.4 % annual increase, compared with 3.1 % for men). On average, the balance between female and male researchers in the EU-27 is better in the government and higher education sector than it is in the business enterprise sector, as in both sectors on average in 2009 the proportion of female researchers was of 40%, while in Business enterprise sector the proportion falls to 19%.
In the EU-27, 59 % of all PhD graduates were women in 2010 ; they equal or outnumber men in all broad fields of study, except for science, mathematics and computing (40 %), and engineering, manufacturing and construction (26 %), the two fields with the highest overall number of PhD graduates.
Over the period 2002–2009, female researchers were generally gaining ground in all fields of science in Higher Education, although at a very different pace in the different countries. In particular, the humanities as well as in engineering and technology ; these fields were attracting more and more women. Contrary to the relatively uniform distribution of female researchers across science fields in Higher Education, the situation in the Government Sector is much more diverse and disparate, and the way the number of female researchers evolved over time in the different fields of science was highly country-specific. In most countries the medical sciences accounted for the highest share of female researchers in the Business Enterprise Sector, whereas again it was in engineering and technology where they were most absent.
However, women’s academic careers remained markedly characterised by strong vertical segregation in 2009 : women represented only 44 % of grade C (the entry level of a typical academic career) academic staff, 37 % of grade B academic staff and 20 % of grade A academic staff (full professors). On average throughout the EU-27, in 2006 only 15.5 % of institutions in the higher education sector were headed by women and only 10 % of universities had a female head of staff. This under-representation of women is even more striking in specific fields , as for example the field of science and engineering.
Unbalanced representation of women and men remains also in decision making bodies with on average only one woman for every two men on scientific and management boards across the EU.
She Figures 2012 keeps on reminding us about persistency of imbalance in the number, seniority and influence of women and men in scientific studies and professions and the limited pace of progression towards equality. This mirrored the results of data collected by Eurostat and the Statistical Correspondents of the Helsinki Group.
There is no evidence of spontaneous reduction of gender inequality over time and, proactive policies are therefore still needed to push forward a better equality of opportunities for women and men in scientific careers.
http://ec.europa.eu/research/science-society/index.cfm?fuseaction=public.topic&id=1503

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6 - PUBLICATIONS :

• Clio, Femmes, Genre, Histoire, "Quand la médecine fait le genre", n°37, Editions Belin, 280 p., 26 euros. ISBN 978-2-7011-7781-6
Numéro coordonné par Nicole Edelman et Florence Rochefort
Comment la médecine a-t-elle contribué à fabriquer les corps de l’Antiquité à nos jours ? Comment les maladies, tel le cancer, ont-elles, elles-mêmes, un genre ? Comment les aliénées anglaises du xixe se sont-elles rebellées ? Comment les conceptions des hormones ou de la ménopause sont-elles liées au genre ? À travers ce numéro de Clio, c’est une nouvelle histoire des pra- tiques et des discours médicaux que l’on découvre.
http://www.editions-belin.com/ewb_pages/f/fiche-article-clio-femmes-genre-histoire-n-37-22701.php

• Elisabeth Anstett, Marie-Luce Gélard, Les objets ont-ils un genre ? Culture matérielle et production sociale des identités sexuées, Armand Colin, 248 p., 25 euros. EAN13 : 9782200277130
Les recherches menées sur la culture matérielle ont depuis une vingtaine d’années largement interrogé les usages sociaux des objets, en étudiant leur dimension économique, religieuse, politique ou symbolique. 
Pourtant, et de façon assez paradoxale si l’on songe à la façon dont s’est déployé le champ des Gender Studies depuis les années 1970, la question de savoir si les objets ont un genre n’a jamais été posée en tant que telle, pas plus que celle de savoir ce que le genre faisait aux objets. C’est précisément sur ces questions que se sont penchés les auteurs de cet ouvrage, qui ont souhaité interroger la production sociale des identités sexuées en partant de la culture matérielle. 
Ouvrage interdisciplinaire, Les objets ont-ils un genre ? rassemble ainsi les contributions d’anthropologues, d’ethnologues, de sociologues et de conservateurs de musées qui se sont appuyés sur l’étude d’un ou d’une série d’objets (outils, vêtements, bijoux, ustensiles) pour examiner comment et dans quelle mesure ces artefacts participaient à la construction des identités sexuées. Cet ouvrage invite à cet égard à l’exploration des multiples interactions entre culture matérielle et construction du genre, et ce, dans les configurations sociales et culturelles contemporaines extrêmement diverses mais toujours directement mises en lumière par la fabrication et l’usage de ces objets. 
Élisabeth Anstett est anthropologue, chargée de recherche au CNRS et membre de l’IRIS (Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux). 
Marie-Luce Gélard est anthropologue, maître de conférences à l’université Paris- Descartes et membre du CANTHEL (Centre d’anthropologie culturelle).
http://www.armand-colin.com/livre.php?idp=420545

• Nicolas Journet et Véronique Bedin (dir.), Le sexe d’hier à aujourd’hui, Ed. Sciences Humaines, 320 p., 16 euros. ISBN : 9782361060381
La pulsion sexuelle obéit à bien d’autres appels qu’à celui de la survie de l’espèce, et témoigne, par les actes qu’elle induit, d’une grande diversité d’objets, de formes et de sens. Quelques repères dans l’histoire des moeurs humaines, allant de l’Antiquité à nos jours, permettent de le constater : en dépit de l’universalité des pratiques, ni leur forme, ni leur signification, ni les limites qu’on leur donne ne sont restées les mêmes, à travers l’histoire et les cultures, comme le montre la première partie de cet ouvrage.
Aujourd’hui, beaucoup de pratiques sexuelles qui, avant les années 1970, restaient problématiques voire réprouvées, sont ouvertement revendiquées et font l’objet de nombreuses études. On s’interroge sur la libido du mâle nouveau et sur les formes de la sexualité féminine. On scrute les pratiques des adolescents comme celles des personnes âgées. On inventorie les comportements pornomaniaques, les paraphilies… Ces nouveaux comportements sont tantôt qualifiés comme les éléments nécessaires d’une libéralisation des moeurs, tantôt, au contraire, comme un danger menaçant l’intégrité de chacun, et même de la société.
Cet ouvrage croise les regards de spécialistes de toutes disciplines – historiens, sociologues, sexologues, psychologues… – pour former un panorama de la sexualité à travers les âges.
http://editions.scienceshumaines.com/le-sexe-d-hier-a-aujourd-hui_fr-504.htm

• Rachida Bouaiss, Collégiennes en quête de beauté. Entre devoir social, expression identitaire et hédonisme, L’Harmattan, 196 p., 24 euros. ISBN : 978-2-336-30163-1
Maquillage, parfum, coiffure : les jeunes filles accèdent de plus en plus tôt à l’univers de la "beauté", et ce, dès 9-10 ans. Ce phénomène, souvent jugé précoce et objet de polémique, suscite de nombreuses questions : pourquoi ces filles s’intéressent-elles si tôt à leur apparence ? Que recherchent-elles ? Quels rôles tiennent la beauté et l’apparence dans leur construction et leur expression identitaires ? Comment définissent-elles la beauté et quelle perception ont-elles de son rôle dans les interactions sociales ? Comment réagissent-elles face aux représentations publicitaires de la beauté ? Cet ouvrage propose de répondre à ces questions en présentant les enjeux liés à la beauté et à l’apparence dans la dynamique identitaire contemporaine ainsi que les enseignements issus d’une étude exploratoire menée auprès de collégiennes françaises de 10 à 15 ans. En éclairant les mécanismes et enjeux sous-jacents à ce phénomène, cet ouvrage propose de dépasser les préjugés et les a priori pour accompagner au mieux ces jeunes filles dans leur dynamique, symptomatique d’une société régulée par l’apparence.
http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=40402

• Jacqueline Schaeffer, Le refus du féminin. La sphinge et son âme en peine, PUF, 312 p., 15,50 euros. ISBN : 978-2-13-062437-0
Un classique de la psychanalyse contemporaine, sur la relation masculin-féminin et la constitution de la différence des sexes.
« Freud désigne le “refus du féminin” comme un “roc”, une part de “l’énigme de la sexualité”. L’énigme n’est pas tant celle du refus du féminin que celle du féminin érotique, génital, et de sa création par la jouissance sexuelle. Autant l’égalité des sexes doit être revendiquée dans le domaine politico-socio-économique, autant la constitution d’une relation de couple masculin-féminin est une création psychique qui implique la reconnaissance exaltée de l’altérité de la différence des sexes. Le conflit constitutif du féminin s’exprime ainsi : le sexe de la femme veut être effracté, exige de grandes quantités de libido, de la “défaite” et du masochisme érotique, mais son Moi hait tout cela. C’est le masculin de l’homme, antagoniste du phallique, qui crée le féminin de la femme en lui arrachant ses défenses, et la jouissance sexuelle. La qualité de la relation sexuelle, affective et sociale qui s’établit entre un homme et une femme témoigne d’un véritable “travail de culture”. »
http://www.puf.com/Quadrige:Le_refus_du_féminin

• Thomas Laqueur, La Fabrique du sexe. Essai sur le corps et le genre en Occident, Gallimard / Folio, 517 p., 9,95 euros. ISBN : 978-2-07-045078-7
L’Occident n’a cessé depuis les origines de s’interroger sur la différence des sexes. Mais parle-ton de l’homme et de la femme que l’on a encore rien dit : se réfère-t-on au genre - définition culturelle par des qualités morales, affectives, sociales... - ou au sexe - définition par des spécificités anatomiques ?
Jamais, en effet, les deux notions ne se recouvrirent. Dès l’Antiquité, Aristote, par la définition de l’ordre des êtres, et Galien, par la définition du corpus anatomique, fondent le modèle du sexe unique, qui sera dominant jusqu’au XVIIIe siècle, et dans lequel le genre définit le sexe.
Au XVIIIe siècle, émerge l’autre modèle de la différence sexuelle : le modèle des deux sexes, dans lequel, au contraire du premier, le sexe définit le genre : parce que, au niveau de l’anatomie comme de la physiologie, femmes et hommes sont incommensurablement différents, les genres définissent dès lors qualités, vertus et rôles selon des racines biologiques.
Ces deux modèles, toutefois, ne se succèdent pas dans une histoire linéaire : dès le XVIe siècle, des auteurs posaient l’irréductible différence anatomique ; au XXe siècle encore, d’autres - tel Freud - pensent la sexualité selon le modèle du sexe unique... Les deux modèles coexistent dans le temps ; si leur prégnance sur les esprits peut être liée à des évolutions générales - économiques, culturelles, sociales - elle ne peut en aucun cas être strictement expliquée par celles-ci, et moins encore par les progrès de la connaissance anatomique qui se moulent le plus souvent dans les représentations dictées par chacun de ces modèles...
http://www.folio-lesite.fr/Folio/livre.action?codeProd=A45078

• Fabrice Virgili et Danièle Voldman, La Garçonne et l’assassin. Histoire de Louise et de Paul, déserteur travesti, dans le Paris des années folles, Payot, 176 p., 16 euros. I.S.B.N. : 2-228-90650-6
Paris, 1911. Paul Grappe et Louise Landy s’aiment et se marient. Survient la guerre. Paul déserte, se travestit en femme pour ne pas être arrêté et, pendant dix ans, aux yeux de tous, vit avec Louise sous l’identité de Suzanne Landgard. Il entraîne son épouse dans de multiples jeux sexuels et acquiert même une petite notoriété en étant l’une des premières "femmes" à sauter en parachute. En 1925, avec l’amnistie, Suzanne redevient Paul. Pour le couple, les choses commencent alors à se gâter...
A partir d’archives étonnantes (photos, lettres, journaux intimes, documents judiciaires), Fabrice Virgili et Danièle Voldman racontent la très curieuse - et tragique - histoire de Paul et Louise, une histoire qui brasse les questions des traumatismes de guerre, du travestissement, de l’homosexualité, des "troubles dans le genre", de la virilité, des violences conjugales et de la complexité des sentiments amoureux.
Fabrice Virgili est historien, directeur de recherche au CNRS (IRICE / Université Paris 1-Panthéon-Sorbonne).
Historienne des sociétés urbaines contemporaines, directrice de recherche émérite au CNRS (Centre d’histoire sociale du XXe siècle - Paris 1-Panthéon-Sorbonne), Danièle Voldman a travaillé sur l’histoire de l’architecture et sur les séquelles des guerres dans les ensembles urbains, notamment sur la reconstruction des villes françaises après la Seconde Guerre mondiale.
http://www.payot-rivages.net/livre_La-garconne-et-l-assassin--Fabrice-Virgili_ean13_9782228906500.html

• Actes de la recherche en sciences sociales, "Prostitution. L’appropriation sécuritaire d’une cause victimaire", n°198, Seuil, 115 p. ISBN : 978-2-02-109830-3.
Numéro coordonné par Lilian Mathieu
On assiste depuis une quinzaine d’années à une nouvelle politisation
de la prostitution, qui s’accompagne d’un renouvellement des
définitions de cette activité comme des modes de contrôle des
personnes qui l’exercent. Cette politisation est indissociable des
transformations de la prostitution elle-même, et spécialement de son
internationalisation croissante. Comprendre la prostitution
aujourd’hui impose en premier lieu de se pencher sur les modalités de
sa construction en problème public, à laquelle contribuent une
pluralité d’instances obéissant à des logiques spécifiques
(autorités politiques locales ou nationales, institutions et ONG
internationales, services de police, travail social, mouvements
sociaux, riverains des zones de prostitution, etc.) et dont l’action
combinée produit des conceptions de la prostitution qui s’imposent aux
personnes qui l’exercent et qui déterminent leurs pratiques et
identités. Il s’agira alors de déplacer l’attention des personnes
étiquetées comme prostituées vers les diverses institutions (au sens
large) capables, par leurs discours et leurs pratiques, de produire
des définitions de l’activité prostitutionnelle dont les effets
façonnent ou font advenir les conduites et statuts des individus
concernés. Dans un contexte actuel de remobilisation de
l’abolitionnisme, grâce notamment à une alliance récente avec
certaines composantes du mouvement féministe, mais surtout par la
revigoration d’un schème ancien, celui de la traite des êtres humains,
la nouvelle représentation de la prostituée qui s’est ainsi imposée
fait d’elle un personnage caractérisé par une ambiguïté fondamentale.
Bien sûr avant tout victime, et méritant à ce titre la compassion,
elle n’en apparaît pas moins source de nuisances dont se plaignent les
riverains, voire coupable de délits (racolage, séjour irrégulier). Sa
visibilité dans l’espace public en fait l’incarnation d’un univers
souterrain de criminalité organisée, certes dissimulé mais dont elle
atteste de l’existence menaçante. Les nouvelles politiques en la
matière récemment adoptées dans les pays occidentaux contribuent
toutes à éradiquer la prostitution de rue pour la faire refluer dans
des zones de relégation ou au profit d’autres formes de commerce du
sexe (« sex clubs », boites échangistes, clubs de strip-tease, salons
de massage, sex shops, etc.) socialement moins problématiques. Les
articles proposés abordent différentes facettes de cette nouvelle
politisation de la prostitution, en variant les contextes de manière à
présenter des cas nationaux (France, Bulgarie, Bolivie, Etats-Unis)
représentatifs des trois grands régimes juridiques classiquement
distingués : abolitionnisme, réglementarisme, prohibitionnisme.
http://www.arss.fr/n-198-juin-2013prostitution-lappropriation-securitaire-dune-cause-victimaire/

• Cahiers d’études italiennes, "I gender studies e il caso italiano, dagli anni Settanta a oggi", 346 pages. ISBN 978-2-84310-245-5
Sous la direction de Lisa El Ghaoui et Filippo Fonio
La scelta di pubblicare un volume interdisciplinare, che vede raccogliersi attorno al nucleo tematico e concettuale dei gender studies contributi di studiosi di letteratura, di teatro, delle arti visive e dei media, ma anche di storici, di sociologi, di antropologi, e infine di scrittori e registi, nasce dalla constatazione che, in questo caso, è l’argomento stesso a imporre una vera, intrinseca, irrinunciabile interdisciplinarità. I gender studies, ovvero quella branca degli « studi culturali » incentrata sulla sessualità e l’identità di genere, nati in Nord America alla fine degli anni Settanta, si sviluppano al crocevia tra l’antropologia, la sociologia e la filosofia, ma si caratterizzano nondimeno per un’immediata ricaduta sulle scienze specificamente ‘umane’. Con la loro diffusione in Europa Occidentale negli anni Ottanta, trovano spunti fondamentali nel post-strutturalismo e decostruzionismo francese (pensiamo ovviamente alle opere di Michel Foucault e Jacques Derrida) e negli ...
http://cei.revues.org/1050


Fédération de recherche sur le genre RING (FR 4120)
Bâtiment D - Salle 226
Université Paris 8
2 rue de la Liberté
93526 Saint-Denis - Cedex 02
- permanence tous les mardis -
01 49 40 73 49
genre.ring@univ-paris8.fr
http://www.univ-paris8.fr/RING

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