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Ibrahim au Québec

Rapport d’expérience à l’Université Laval (Canada, Québec), par Ibrahim D., étudiant du département de sociologie et anthropologie de l’université Paris 8.

J’ai passé une année universitaire (soit huit mois) au Canada. Dans la capitale nationale, Québec (confusion fréquente : il y a le Québec, qui est l’une des 10 provinces canadiennes, et il y a la ville de Québec du même nom, qui est la capitale de la province de Québec). J’y ai effectué ma dernière année de licence de sociologie, avec quelques cours en anthropologie vu qu’il s’agit de ma mineure.

La première chose qui m’a frappé à l’arrivée : l’accent québécois. J’avais vu au préalable quelques films de Xavier Dolan (en plein dans le cliché, je sais haha) pour me faire une vague idée linguistique de la différence entre le québécois et le français métropolitain. Elle existe, mais ça s’évapore à l’oreille au bout de quelques semaines. Le gros du challenge, c’est les expressions québécoises, absolument inédites en France pour la plupart et que j’ai dû apprendre finalement, pour ne pas me retrouver largué lors de mes conversations avec des québécois-e-s.

Le second challenge, c’était l’hiver. Le plus froid de toute mon existence. Mais c’était prévisible. Et finalement, tellement secondaire vu qu’à côté, je me suis quand même bien éclaté à faire diverses activités hivernales (patin à glace, ski de fond, etc), dans des paysages couvert de neige absolument magnifiques, sans compter les petites expériences touristiques extra-scolaires (l’Ontario, province voisine du Québec et anglophone, c’est vraiment cool par exemple). L’hiver aurait été un problème insurmontable si j’avais voulu qui le soit. Et ça n’apas été le cas, loin de là !

Passé la recherche d’appartement (en colocation, c’est quasi incontournable pour tous ceux et celles qui font le choix de ne pas vivre sur le campus), et les tracasseries administratives (faire sa carte d’étudiant, choisir ses cours, etc), l’Université Laval se révèle être un campus agréable (et très grand, il couvre 1,9 km2 de surface à Québec). C’est juste idéal pour travaillertranquille, avec la bibliothèque universitaire qui ferme à 23h en semaine (17h30 le week-end), le centre d’entraînement sportif géant avec piscine, ou le stade de football américain, où j’ai eu le plaisir de ne rater aucune rencontre des Rouge et Or, l’appellation officielle de toutes les équipes collectives de l’université Laval (pour la petite histoire, Les Rouge et Or ont fini champion universitaire après un dernier match épique contre les Dinos de Calgary à Hamilton, Ontario).

Il n’y a pas d’écart significatif au niveau de l’enseignement en salle de classe. La culture du Powerpoint est largement plus développée qu’à Paris VIII par exemple, où les cours sont beaucoup plus magistraux, et nécessitent donc une concentration plus accrue. Ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas de profs à Laval qui ne font pas de cours sans Powerpoint, mais l’inverse est plus fréquent. En revanche, la charge de travail à la maison est plus significative à l’Université Laval qu’à Paris VIII. Les lectures sont plus fréquentes et nombreuses, tous comme les dossiers à rendre. Je ne me suis pas senti livré à moi-même pour autant, les profs sont vraiment à l’écoute, et ont des assistant-e-s et des sites de cours qui permettent de communiquer entre étudiant-e-s et profs sans problème pour des questions, ou autre. Je souligne aussi que pas mal de textes en anglais sont à lire en cours, ça peut vite devenir difficile si on ne maîtrise pas un minimum la langue anglaise, mais rien d’insurmontable non plus, ça se limite aux lectures, les cours restent en français, y compris la majorité des lectures à faire.

Le Québec a fait de gros progrès culinairement, comparé à il y a une dizaine d’années de l’aveu même de bon nombre de ses habitant-e-s. Mais ça reste un endroit où la culture culinaire reste relativement sommaire. Pour bien manger, pas le choix, j’ai dû me mettre aux fourneaux régulièrement, sous peine d’être condamné à manger de la Poutine toute l’année (c’est quasiment le plat le plus prisé de la province. Pas cher et facile à faire et manger. Fondamentalement, des frites, du cheddar et une sauce brune type barbecue).

Somme toute, Québec, c’est une belle ville, surprenante, avec un tas de bars, de restos conviviaux, de concerts en tout genre, et surtout de personnes vraiment sympa et ouvertes. C’est une expérience culturelle, universitaire et personnelle que je recommande chaudement. Ce n’est pas facile de traverser l’Atlantique et d’être éloigné des siens, mais de ma perspective, j’ai découvert tellement de choses nouvelles, que je ne regrette rien.

Lancez-vous !

D’autres témoignages d’étudiants et d’étudiantes du département de sociologie : ici.

Déborah au Québec

Etudiante en 3ème année de Sociologie, j’ai effectué mon premier semestre 2012/2013 à l’Université Laval du Québec.

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Les démarches avant le départ sont relativement longues, que ce soit pour le dossier CREPUQ comme pour celles relatives à l’arrivée sur le territoire canadien (demande de CAQ, banque, rapatriement, assurance maladie etc.). Pensez aussi à bien vous munir de tous les documents qui vous seront demandés pour passer la douane canadienne – billet de retour, attestation de fonds bancaires, preuve de logement etc. Il y a certes beaucoup de choses à penser mais avec une bonne organisation, tout est largement réalisable. Et tous ces préparatifs ne doivent en aucun cas freiner votre envie de voyage car une fois passé l’aéroport, tous ces déboires sont vite oubliés et vous profiterez au maximum de votre séjour dans cette belle province !
Pour l’arrivée à Québec, je vous conseille de le faire au moins deux semaines avant la rentrée (sachant qu’une semaine d’intégration a lieu fin août) car prendre ses marques dans un environnement inconnu, s’installer, effectuer certaines démarches administratives relatives à votre installation… tout cela peut prendre un certain temps et il serait dommage de mal commencer votre semestre.
L’arrivée dans un nouveau pays – surtout situé à 5 000 km du notre – est toujours un peu délicate même si pour moi, rien n’a été difficile. Je n’ai pas ressenti « le mal du pays » car j’étais juste heureuse d’être enfin sur place et avide de découvrir mon nouvel environnement. Prendre les choses simplement comme elles viennent, « à la québécoise » et se dire que 5 ou 6 mois c’est vraiment court pour profiter de tout ce que le Québec a à offrir peut aider à surmonter les moments plus difficiles…
Concernant la fac, je reviens en France avec le sentiment que là-bas, tout est plus simple. Les inscriptions aux cours se font en rendez-vous individuels, la visite du campus « à l’américaine » (immense pour un(e) français(e)) nous permet de repérer les bâtiments essentiels (votre « pavillon », les bibliothèques, le PEPS) ; tout le monde est à votre service pour que le séjour se passe dans les meilleures conditions possibles. Les québécois vous accueilleront avec leur accent chaleureux et une réponse à tous vos problèmes, qu’ils soient administratifs ou plus personnels (sur votre logement par exemple). En fait, je crois qu’il n’existe pas de meilleur moyen de vous convaincre de partir en échange que de vous parler de l’Université Laval ; la vie sur le campus est très agréable, les infrastructures parfaitement adaptées et l’enseignement vraiment intéressant. Certains codes sont différents des notre mais au Québec, c’est à nous de nous adapter : tutoiement avec les professeurs, niveau de cours plus élevé qu’en France, compréhension de l’accent québécois pas toujours évident etc. Mais les professeurs seront toujours disponibles pour répondre à vos éventuelles questions et une ouverture d’esprit suffisamment importante vous permettra de vous sentir vite à l’aise sur le campus ! Le complexe me paraissait gigantesque : des pavillons pour chaque discipline, de grosses infrastructures sportives, des allées immenses, un système de tunnel souterrain qui vous permettra de rejoindre les bâtiments sans avoir à affronter le froid et la neige, une bibliothèque pour les sciences humaines ainsi qu’une deuxième pour les sciences dures, des parkings à l’intérieur de la faculté, un réseau de bus qui traverse le campus… Tout est démesuré mais, à contrario, tout paraît plus simple et plus agréable. L’université Laval est vraiment un endroit où il fait bon vivre !

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Vous pouvez en outre pratiquer tous les sports que vous souhaitez sur le campus avec son gigantesque PEPS qui accueille également les matchs universitaires ! Il existe des associations étudiantes pour à peu près tout ce dont vous pourriez avoir besoin (ne pas hésiter à demander des informations, notamment sur les voyages à New-York, Boston ou autres, un vrai bon plan ;)).
La ville est très agréable et regorge de quartiers sympathiques et chaleureux. L’hiver québécois est rude pour un(e) français(e) qui n’est pas habitué(e) à des températures aussi négatives : c’est un véritable mode de vie différent du notre mais cependant très agréable à apprivoiser (la neige en abondance, les loisirs différents des notre…). Pour le semestre d’hiver, cela nous donne aussi l’opportunité de vivre la période de Noël à Québec : magique.

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L’expérience a été extrêmement positive pour ma part. Quand on a vécu quelques mois au Québec, le retour en France est compliqué… Il est difficile de retourner chez soi et de se dire que « ça y’est, c’est terminé » après tout ce qui a été entrepris pour monter ce projet. Scolairement, les cours sont passionnants et permettent réellement de se dépasser pour revenir avec de vraies connaissances. C’est une opportunité incroyable pour un(e) étudiant(e) français(e). Et plus personnellement : l’accueil chaleureux des Québécois, la facilité à communiquer avec eux, leur ouverture d’esprit mais aussi les tempêtes de neige ou les grands espaces… Le Québec tout entier va me manquer.

Je conseille donc à tous ceux qui hésitent encore de franchir le pas car c’est une expérience passionnante et réellement enrichissante. Il serait dommage de se priver d’une opportunité aussi incroyable, vous en reviendrez avec des souvenirs plein la tête et un petit plus sur votre CV ! Sans parler de ce que cette expérience peut vous apporter humainement.
Bon séjour !!

Alexia à Berlin

Alexia est cette année à Berlin :
Rappel : Réunion d’information jeudi 22 novembre à 10h
Partir en Erasmus était pour moi une envie qui m’animait depuis des années, depuis que je suis en droit car je trouvais que cette idée d’échange était une chance pour les étudiants de découvrir autre chose, un autre univers, une autre culture, mais je n’ai pu le concrétiser que maintenant.
L’organisation n’a pas des plus facile je l’avoue car les facs que je souhaitais n’étaient pas en partenariat avec Paris VIII et c’est un peu par élimination que j’ai pris Berlin. Parler l’allemand était un peu ma hantise car je ne l’ai pas pratiqué depuis longtemps et parce que je ne connaissais pas grand-chose de la ville de Berlin à part le Mur et son histoire. Mais mes amis m’ont encouragé à y aller. C’est une chose à faire au moins dans sa vie m’ont-ils dit et tu vas adorer Berlin. N’ayant pas trop le choix et ne voulant pas attendre l’année d’après, je prépare mon dossier en me disant autant tenter. Mais voulant prendre des matières d’anthropologie et de sociologie, mon choix est assez restreint car les facs à Berlin ne font pas les deux disciplines en même temps. Je pouvais alors juste passer un semestre d’Anthropo ou de Socio à Berlin ce qui n’est pas déjà si mal et un autre à Paris. Mais je voulais faire les deux semestres là bas, un semestre me parait insuffisant pour découvrir! Après plusieurs mails de Monsieur Ingolf Diener auprès de ses collègues de la Freie Universität, ces derniers acceptent que je sois inscrite à la Humboldt Universität mais que je suive les cours d’Anthropo chez eux ! Me voilà remotivée !

Deuxième bémol, mon niveau d’allemand ! Je devais atteindre un certain niveau pour être acceptée. Je dois donc venir plus tôt pour suivre un cours intensif d’allemand et repasser un test.

Début septembre, direction Berlin ! Je fais un peu trop plein d’allemand. Je n’en peux plus de cette langue ! Je ne comprends pas tout ! Nous sommes plusieurs étudiants à suivre les cours, des étudiants d’Erasmus mais aussi d’autres programmes d’échange ! La Humboldt nous a bien reçus et nous explique un peu tout ! Un bureau pour les étudiants étrangers est là en cas de problème !
Les cours se passent bien ! Je suis dans une classe d’à peu près 15 étudiants. On forme une belle équipe ! Quatre semaines de cours de 9h à 13h et chaque semaine une sortie culturelle organisée par le centre de langue pour découvrir Berlin à travers un musée, un film…
Résultat des courses : mon année d’Erasmus ne dépendait pas de mon niveau d’allemand. Ce dernier était exigé pour ma matière mineure ! Point crucial, les quatre semaines m’ont permis de me mettre dans le bain car c’est un peu comme se jeter dans le vide quand on n’est pas habitué à l’allemand.

Le logement ! Problème de pas mal d’étudiants ! Certains de mes camarades ont pu avoir une place dans une résidence étudiante. Pour les moins chanceux, il reste les colocations, très répandues à Berlin. Mais c’est un peu le parcours du combattant. Il faut s’y mettre quelques mois à l’avance ! Pour ma part, ne savant pas si j’allais être prise ou pas à cause du niveau d’allemand, j’ai loué une chambre dans une coloc pour quatre semaines, pendant lesquelles j’ai consacré pas mal de temps à chercher un appartement. Ce n’est pas pour décourager mais c’était dur ! Des mails à n’en plus finir mais qui restent cependant sans réponse ! Une ou deux visites par la suite et qui elles aussi restent sans réponse. Et les colocations sont assez exigeantes par moment. Le refus des étudiants en Erasmus est aussi fréquent. Et les anédoctes pour les recherches d’appart ne manquent pas, on en voit de tout et on se dit « Mais c’est quoi ce pays » mais on en rigole après. Après les trois semaines chez mes anciens coloc je me retrouve à alterner entre l’auberge de jeunesse et chez des amis. Après une semaine et quelques je trouve enfin une chambre en coloc ! Soulagement ! Pas idéal la coloc mais c’est mieux que rien. Donc autant s’armer avant de partir.

Ensuite, la deuxième phase était l’inscription à la fac. A Berlin, on ne peut pas faire son inscription tant qu’on n’est pas inscrit à la mairie, le Bürgeramt. Et dans ce dernier on ne peut s’inscrire que lorsque l’on a un logement. Donc entre mon inscription à la mairie et ma recherche d’appart, je n’allais jamais être inscrite à la fac tant que je n’avais pas d’appart ! (un cercle vicieux je dirai) ! Lors de l’inscription on doit présenter les documents qu’on nous a délivré, la pièce d’identité ou passeport et la preuve de paiement du Semesterticket. En échange on reçoit le certificat de scolarité et le papier de transport qui équivaut à la carte Imagine’R avec laquelle on peut se déplacer de la zone A à C. Je n’ai pas pu avoir mon Semesterticket tant que je n’étais pas officiellement inscrite à la Humboldt mais ayant expliqué ma situation au responsable Erasmus qui a l’air de connaitre Paris VIII j’ai pu avoir mon ticket de transport.


Humboldt Universität est une bonne université, l’une des meilleures à Berlin avec la Freie. Elle propose différentes filières. Ce n’est pas grand campus. Les différents départements sont un petit peu éparpillés dans la ville. Le département de Sociologie est situé à Dorotheenstrasse, dans le centre, pas loin de lu bâtiment principal de la Humboldt.
Viennent ensuite les cours. Ici, pour s’inscrire à un cours, on peut essayer tous les cours et si cela ne nous plait pas, on peut changer avant de faire son choix final.
Comme en Autriche, il y a les « Vorlesung », cours en amphi, les « Grundkurs », équivalent des TD et les Proseminar qui sont des TD plus poussés et d’approfondissement. Il existe aussi les « Blockseminar », des séances qui durent deux week end de suite et qui s’étalent de 9h à 18h. La première séance, en octobre, le prof explique comment fonctionne les séances, ce qu’il attend des étudiants et les séminaires peuvent se faire en janvier ou février. Le système de notation va de 1 à 6, 6 étant une mauvaise note. Mais comme on n’a pas encore été noté jusqu’ici, je ne peux pas en dire plus. Pour les examens aussi, on doit s’inscrire sur le site de la fac pour que nos notes soient validées par la suite. Il faut dire que la fac où je suis fonctionne beaucoup par internet. Les profs stockent pas mal d’information sur Moodle et pour les textes à préparer il faut également les télécharger sur Moodle. Loin de là les fascicules distribués en cours pour chaque étudiant. Dans certains cours, les fascicules sont disponibles mais il faut les acheter.

Pour le déroulement des cours, la participation des étudiants est tout le temps sollicitée et le prof ne fait parfois office que d’arbitre. Point à souligner, en Allemagne, ils sont adeptes des exposés. Et à la fin de chaque cours, on tape sur la table pour remercier le professeur ou l’étudiant qui a passé son exposé, « Referat ».
Ce qui m’a surpris, ce sont les bibliothèques ! On ne peut pas y rentrer avec son sac, son manteau ou le sac de son ordinateur portable. Il faut poser tout cela dans un casier et mettre ses affaires dans un sac en plastique transparent, fourni par la bibliothèque ou dans un panier comme au supermarché. Ils sont très stricts sur ce point.

Quant au mode de vie berlinois, il est différent de Paris. De premier abord, les Allemands sont froids mais après la barrière tombe. Il est cependant un peu difficile d’engager une discussion avec eux en cours. Sinon, les Allemands sont très à cheval avec le respect de l’environnement : ils utilisent beaucoup le vélo et pour les poubelles, même publiques, il y a un tri selectif, très poussé. Ici, on ne s’étonnera pas de voir des bouteilles trainer dans la rue ou voir une personne déposer sa bouteille vide dans la rue. Au contraire ! C’est pour les « clochards » ou les SDF. En effet, dans les supermarchés, il y a déjà des machines prévues pour remettre des bouteilles vides. Ensuite la personne perçoit de l’argent en fonction du nombre de bouteilles qu’elle a déposé. Donc laisser sa bouteille dans la rue peut rendre service à quelqu’un dans le besoin! Ensuite, pour traverser la rue, ils sont très respectueux des feux rouges et ne traversent jamais même si aucune voiture ne passe ! Chose qu’on ne retrouve pas souvent à Paris !
Au niveau gastronomique, ils ne sont pas aussi renommés que les Italiens ou les Français mais ils ont leur spécialité culinaire qu’ils veulent maintenir et dont ils en sont fiers. Currywurst, tout ce qui est à base de wurst (les saucisses), charcuterie n’ont pas de secret pour eux. De même que les fromages. Le currywurst peut se prendre à quel moment de la journée. Ce sont des saucisses découpées, avec du ketchup saupoudré de curry, souvent accompagnés de frites, mais pas très à mon goût. Les Allemands ont un penchant pour les sandwiches, mais généralement à base de charcuterie. Et si vous cherchez les meilleurs döners, venez à Berlin et pas chers en plus !
Pour les végétariens, n’ayez pas peur ! Chacun sera servi ! Contrairement à la France, ce mode de consommation est très répandu ici. Même dans les annonces de colocation parfois ils précisent qu’ils ont une préférence pour les végétariens mais les non végétariens sont bien sûrs les bienvenus.
Et les marchés biologiques pullulent de partout. Donc, tout le monde peut y trouver son compte.
J’ai failli oublié, les Allemands consomment des glaces même quand il fait froid. Et pour tout vous dire, elles sont délicieuses.

Ce qui me fascine également dans cette ville c’est que tous les endroits sont chargés d’histoire. On y retrouve tous les vestiges du passé, du stade olympique en passant par la Spree pour arriver à Berlin est.

Quant au côté culturel de Berlin, depuis que je suis arrivée, je vois par-ci par-là festival du film brésilien, japonais, court-metrage…ainsi que les opéras. C’est une ville très artistique. Et je vous vois venir ! Oui Berlin est la capitale de l’electro par excellence. Et les clubs passent beaucoup de musique electro. Bizarre dites-vous ? Non, j’ai moi-même commencer à apprécier ce son à base de boum boum pendant plusieurs minutes et on ne s’en lasse pas. Ils sont les champions mais attention l’entrée est sélective dans les meilleurs endroits où on passe cette musique. Mais ce n’est pas pour autant qu’il faut être tiré par quatre épingles pour y aller !

Pour conclure, ce que j’aime à Berlin c’est cette nonchalance mêlée à une énergie qui provient de je ne sais où ! C’est ce côté décontracté mais à la fois strict ! c’est le mélange de tous les styles sans regards méchants de son voisin de métro, ce sont ces gens avec leur bouteille de bière à la main dans les rues, le métro, sans se dire c’est interdit ou mal vu, c’est toutes ces personnes avec leurs tatouages et piercings ! C’est le côté altruiste des passants. Ce sont ces lieux qui ont l’air abandonné mais qui donnent un charme à cette ville. Ces petits bouts de jardin qu’ils arrivent à en faire des endroits conviviaux pour discuter, prendre un café ou écouter de la musique.
Mais c’est aussi ces instants où on me demande d’où je viens et que je réponds la France, ils me dévisagent et me disent d’un ton assez accusateur « Mais tu es marron !! » et qu’il faut que je parle de mes origines (au début ça énerve mais ça me fait rire doucement) et c’est aussi pour la même question, un sourire se dessine sur les lèvres et ils ont l’air émerveillé.
Berlin ne se résume pas à un lieu mais un monde à lui tout seul mais que je n’ai pas fini de découvrir car elle recèle de merveilles ai-je entendu dire.

Alors si vous hésitez encore, décidez-vous ! Berlin est une ville à découvrir pour toutes ces facettes et s’immerger dans un autre monde est une chose passionnante !

Quelques adresses utiles :

Recherche d’appart :
http://www.wg-gesucht.de/wg-zimmer-in-Berlin.8.0.0.0.html

http://www.immobilienscout24.de/de/finden/wohnen/index.jsp

Site de l’ambassade de France : http://www.ambafrance-de.org/-Francais-

Marilou à Bologne

Marilou était, l’année dernière, en séjour Erasmus à Bologne en Italie. Voici un petit texte qu’elle a bien voulu écrire pour le site du département de sociologie.

Bologne est selon moi, une ville parfaite pour partir en Erasmus ! Mon séjour d’un an en Italie m’a permis, non seulement d’apprendre l’italien, mais aussi de découvrir un autre univers.

Je suis arrivée a Bologne fin septembre de l’année dernière, sans être trop sur de ce que je faisais. J’avais eu envie de partir, et j’atterrissais dans un autre pays, je ne connaissais personne et je ne parlais pas italien… Je n’ai pas regretté !
Très vite j’ai rencontré des gens géniaux, qui m’ont fait découvrir la ville, les endroits sympa où sortir (qui ne manquent pas) la culture italienne… La cuisine italienne ! Très vite aussi j’apprenais l’italien, qui ressemble au français et s’apprend assez facilement, il m’a suffit de fréquenter des Italiens pour ça, au début suivre les cours est un peu dur mais on s’habitue vite !

Bologne est LA VILLE ETUDIANTE d’Italie, il y a donc non seulement beaucoup d’autres étudiants Erasmus, mais aussi des Italiens qui viennent de l’Italie entière pour y étudier ! Le mix inter-culturel est impressionant ! En Italie, plus qu’en France, les différences entre les régions se notent, les dialectes changent, les habitudes alimentaires aussi, chaque région a ses spécialités et en est fière, les traditions sont différentes…
Bologne c’est en quelque sorte l’opportunité de découvrir toute l’Italie ! Par exemple parmi mes colocataires il y avait Tobia de Sicile, Vincenzo de Bari, Lucrezia et Benedetta toutes les deux de Toscane et Giorgio de la Lombardie ! Voire l’Europe, parmi mes rencontres : allemands, écossais, portuguais, espagnols, d’autres français aussi.. etc…

Bologne est politique, culturelle, festive, étudiante… Bologne est une ville internationale, Bologne est belle. La dimension de la ville et ces particuliarités font qu’on se sent vite chez soit, les personnes qu’on y rencontrent font qu’on ne veut plus en partir !

Je précise que si des étudiants de L2 sont intéressés par la possibilité de faire un séjour Erasmus ils peuvent faire une demande dès la L1 (contrairement à ce que l’on pense souvent), j’en suis la preuve.
Personnellement, je vous conseille Bologne qui vaut le détour, vraiment ! J’espère pour tous que vos demandes seront acceptées et que vous passerez une année aussi belle que la mienne si vous décider de partir (et faites le !) en Erasmus.

Réunion d’information le jeudi 22 novembre à 10h
Et d’autres témoignages d’étudiants du département de sociologie

Marie à Oxford

[Note : Vous souhaitez faire des études au Etats-Unis et/ou Canada pour une année universitaire ou un semestre ? Venez poser toutes les questions pendant la réunion d’information sur la MICEFA ! Le jeudi 27 octobre à 12h00. salle G-2]

Marie, L3 socio, arrivée à Oxford (Angleterre) depuis quelques jours dans le cadre d’un séjour Erasmus.

Ici moi je suis un peu comme dans un ” état modifé “, ou altéré, comme si j’étais sous un effet.. bizarre, c’est un peu ça: l’effet d’être sur une autre planète. C’est à dire que non seulement le son ne m’arrive pas dans ma langue, le décor est celui d’un autre pays, mais lorsque je suis à la résidence, ou à l’université, c’est aussi un monde parallèle en soi, avec une organisation et un règlement très présent et spécifique. Ce monde parallèle est composé d’une population qui doit avoir entre 18 et 26 ans (pour 99%). À la résidence nous sommes réparties en compartiments de 6 chambres pour partager la cuisine et deux salles de bains. Mes camarades d’étage vivent leur tous premiers jours d’habitation en dehors du foyer de leurs parents !! Des groupes semblent s’organiser pour sortir au bar ou se retrouver à l’étage supérieur pour faire connaissance.


adopte l’attitude d’un étudiant, ce n’est jamais en trop de poser des questions, on n’a jamais trop appris pour connaître quelque chose de nouveau — Og Mandino

L’important est de ne jamais arrêter de se poser des questions. — A. Einstein

Il y a tellement d’infos nouvelles à gérer que tout semble aller bien vite pour moi qui décrypte au ralenti : comment activer l’internet dans sa chambre; comprendre qu’il faut chacun s’acheter poêle, cuillère, assiette quand et à quel heure aura lieu le RDV d’inscription? quel bus pour y aller? de quel côté de la rue se trouve le bon sens pour attendre le bus? quand commenceront les cours?… le compte banquaire à ouvrir, quelle banque me coutera moins cher pour les transferts internationaux?… la chambre à payer bientôt au bureau de l’université, fait-il chaud ou froid… changeant? jusqu’à l’horaire de la prochaine rencontre avec mon prof tuteur à ne pas louper … (et oui même en licence on à notre “Academic adviser”) etc… Et comme entre temps il faut bien manger je découvre la boutique d’à côté, où je tente d’imiter les achats du client précédant…non quand même pas!

Aujourd’hui j’ai finalisé mon inscription, une grande expédition… puis ….en plus du matèriel de cuisine, je me suis acheté un vélo ! La ville n’est pas énome mais, le centre ville, la résidence et l’université sont dans trois directions différentes et en journée les bus passent toutes les 30 ou 45 min, (enfin les bus qui dépendent de ma fac, et qui me sont gratuits). Quand je suis en centre ville j’ai l’impression de retrouver une population presque “normale”, de tous âges, toutes classes sociales et une impression de plus de simplicité.
J’ai quand même sympathisé avec un autre étudiant Erasmus qui partage aussi la même cuisine que moi. Il vient de Léthonie, etudie l’art et s’amuse d’ailleurs beaucoup à photographier les extraits de règlements qui apparaissent un peu partout (marche à suivre en cas d’incendie, instructions dans la cuisine: ne pas voler les affaires des autres, ne rien oublier sur le feu, éteindre en sortant…etc). Il semble avoir une bonne trentaine lui aussi, ça rassure. Pour l’instant j’ai pas mal pratiqué mon anglais par les multiples présentations des autres étudiants que j’ai croisé dans les files d’attentes de chaques étapes de l’inscriptions à la fac: tu viens de quel pays?, t’étudies quoi? c’est ta première année? ah d’accord!

Cette semaine de pré-rentrée est destinée à la gestion administrative et quelques ateliers sont aussi proposés aux étudiants: (des “workshop” d’une heure)

– comment manger sainement avec un budget restreint.

– manager son stress

– trouver un emploi compatible avec les études, gérer son planning et son budget.

En tant qu’étranger nous sommes particulièrement choyés, on nous répète sans cesse que si nous avons une question ou si l’on se sent perdu pour une raison quelconque, même extra universitaire, le bureau d’aide est toujours là pour ça…. L’avantage en tant qu’Erasmus, c’est que nous ne payons pas le tarif d’inscription local (4000 euros l’année de licence). Les étudiants sont donc de bons clients à fidéliser et a qui vendre des meilleurs services. Aussi, j’ai la possibilité de choisir un cours d’Anglais “Academic” qui s’inscrira dans mon cursus…ouf !

A part ça je cherche encore Harry Potter…et vous souhaite à tous un très bon semestre de l’autre coté de la Manche!

Clothilde en Autriche

L’année dernière, Clothilde, étudiante en licence de sociologie à Paris 8, était en séjour Erasmus à Vienne, en Autriche. Voici un texte qu’elle a bien voulu écrire pour le site du département.

Je reste étonnée du peu de départ Erasmus vers l’Autriche mais je l’explique par ceci : c’est un pays à l’image peut-être « moins fêtarde » que l’Espagne, « moins glamour » que l’Angleterre et « moins à la mode » que Berlin … Je suis convaincu que l’Autriche reste prisonnière de son image de pays de l’axe pendant la seconde guerre mondiale. Et pourtant l’Autriche est tellement plus … Le pays des compositeurs Schubert et Mozart , du psychanalyste Sigmund Freud ou de l’actrice Romy Schneider. C’est également le pays de l’écrivain Stefan Zweig que j’affectionne beaucoup ! C’est un pays où l’agriculture biologique et la préservation de la nature est une priorité mais encore où chaque région réussit à conserver ses traditions , ses dialectes et sa musique .C’est le pays des randonnées et des longues descentes à ski ! C’est un pays carrefour, porte ouverte sur les pays de l’Est…
L’Autriche et sa culture restent pour moi un émerveillement continuel . J’y retournerai.

Mon arrivée à la fac de Vienne s’est faite tout en douceur. Le bâtiment principal qui est aussi le bâtiment le plus ancien se trouve dans le centre ville de Vienne sur « le Ring ». Le bureau Erasmus est facile à trouver, et les responsables sont adorables et nous aident beaucoup. Le programme ESN (Erasmus Student Network) est très complet. Tout au long du semestre les bénévoles organisent de nombreuses réunions et activités dans le but de nous aider à démarrer notre expérience interculturelle et de commencer à faire des rencontres.
L’institut de sociologie, situé en plein centre de la ville, est à part. Il n’est donc ni dans le bâtiment principal, ni au campus (distant de deux cent mètres, rien n’est vraiment loin à Vienne) ni dans le NIG un bâtiment plutôt récent qui forme le bloc « Universität Wien ».

On a le choix entre plusieurs types de cours à la fac, les « Vorlesung » ( cours d’amphi’) les « Seminar Kurs » (séminaire) qui sont des cours théoriques ou pratiques souvent très long (5 ou 6 heures ) mais qui ont lieu une fois par mois et pour finir les « übung » ( exercices) . Moi j’ai pris des cours « Seminar » ou « übung » parce que ceux-ci te donnent l’occasion de travailler en groupe. Ainsi j’ai pu faire plein de rencontres et apprendre beaucoup plus vite grâce à l’aide de mes camarades. Les étudiants autrichiens fonctionnent beaucoup par mails que ce soit entre eux ou même avec les professeurs, ils se font passer les polycopiés, les devoirs à faire ou se donnent rendez vous pour bosser. C’est indispensable pour se tenir au courant !
Attention aux timides, pas un cours en Sociologie sans une intervention à l’oral et c’est un exercice auxquels les autrichiens sont habitués depuis le collège ! Je n’ai jamais autant fait d’exposés (en allemand en plus) que cette année !
La notation se fait de 1 à 5, 1 étant la meilleure note, 4 la dernière note positive.et 5 nous donnant droit au rattrapage ….

Mais Erasmus ce n’est pas seulement la fac …Vienne est une ville jeune, bon marché , culturellement très riche et où la « qualité de vie » est incomparable ! Trouver un appartement abordable ou une chambre ne relève pas du défi et l’on peut y vivre bien avec des moyens modestes ! A Vienne tout a été facile pour moi , que ce soit pour me faire des amis qui feront à présent toujours partie de moi , trouver un travail pour l’été , ou voyager afin de découvrir ce pays magnifique !

Partir lorsque l’on ne connaît personne et qu’on ne « parle pas la langue » peut faire très peur et je pense que c’est la raison pour laquelle si peu de jeunes « osent » Erasmus … Mais rappelez vous que cette expérience est bien plus qu’une année de plus dans le cursus universitaire. C’est une expérience qui aide à nous dépasser, qui renforce notre caractère et force l’indépendance ! C’est une expérience qui peut-être déterminante pour notre futur. Je sais que je n’oublierais jamais aucune des choses que j’ai vécues lors de cette année fantastique.

Antonin à Istanbul (2)

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Trois heures d’avion. Seulement trois petites heures pour un autre de monde. On en regretterait presque le temps des longs voyages sur les routes. Trois heures c’est court pour changer de vie, se faire a l’idée que la Turquie sera notre pays d’accueil, entourée de l’Armenie, la Syrie, et un peu plus loin le Liban, l’Irak et l’Afganıstan. L’Europe n’est pourtant pas loin, la Bulgarie, la Grèce et la Roumanie bordent la Turquie. Au milieu de cet écrin de peuples, Istanbul et son Bosphore, centre de la boussole des civilisations se posent au carrefour entre l’Occident et l’Orient, le Nord et le Sud.
Istanbul “ville monde��?, capitale culturelle européenne en 2010, établie un lien et ses nuances entre toutes les contradictions: occident, Orient, ancien, moderne, eau, terre, aèrien et dence, croisé et croisement.
L’ancienne Byzance, puis par la suite Constantine vous coupent le souffle, par ses dénivelés et par ses vues aèriennes sur le Bosphore, organe de vie de la ville qui bat selon son humeur, s’étendant de la mer de Marmara a la mer Noire. Traverser le Bosphore en prennant le “vapur��? fait naître un grisant sentiment de liberté et d’échapée sauvage hords des frontières ideologiques, politiques et culturelles qui découpent la Terre.
Détournant le regard de l’horizon, on s’apperçoit a quel point Istanbul est une toure de babelle qui au lieu de s’élever vers le ciel se serait étendue jusqu’à n’en plus finir en un labyrinthe de ruelles, de coures, de parcs, de maisons et d’immeubles juxtaposés tous enssemble dans un désordre incroyable, ponctuée des minarets qui font surface et des imposantes mosquées de Sainte Sophie et Sultanamhet Camii (la Mosquée Bleue). Impressionnante de vie Istanbul et ses quinzes millions d’habitants, turcs, kurdes, anatoliens, alevites, musulmans, chrétiens orthodoxes, juifes, européens etc… ou plusieurs à la fois, ne s’arrête jamais de bouger.

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Mon plus grand plaisir depuis mon arrivé à Istanbul est de passer d’un monde à un autre. Je passe mon temps à explorer cette ville, à marcher pendant des après midi entières dans le Grand Bazare, a faire un tour du côté de Sultanamet, à longer la Corne d’Or, à faire développer mes pélicules a Sirkeci le quartier des photographes et des vendeurs d’équipements de sport. Si l’envie m’en dit je passe achetter des baklavas, délicieuses patisseries bourées de sucres et de pistaches ou je me prend un çay (thé) sur le vapur en me rendant à Kadiköy sur le côté asiatique où pendant la soiré les turques boivent du rakı accompagné de medzé (apperitifs). Vers üskudar, au son du muezin vers cinq heure de l’après midi, l’ambiance est plus traditionelle, avec ses familles venus d’Anatolie et de tout l’est de la Turquie. Retour vers l’Europe en fin d’après midi vers Besiktas ou je déguste un kebab au poisson, prêt du marché au poisson annimé par les vendeurs à la crié. Pour la soiré, direction Istiklal cette rue piétonne toujours annimée du soir au matin par quelques milliers de turques venus glaner dans les boutiques branchées ou faire la fête dans un de ses nombreux bars en hauteur sur les toits d’Istanbul.
A Istanbul malgrès sa taille la vie s’organise autour des liens de solidarités entre habitants du même quartier ou entre personne du même village ou ville d’origine qui sont venu y vivre. On retrouve cette présence étrangement familière et casi permanente des vendeurs ambulants, qui avertissent les passants de leur passage au son de “Simit simit simit!��? (sorte de bredzel) ou encore “Portakal Suyu!��? (jus d’orange préssé) Ville de nuance, elle abolit les préjugés, les idées reçuent et offre un enrichissant panel de regards. Tout s’impreigne et se mélange. La musique en est un bon exemple, regardez le film de Fathi Akin Crossing The Bridge vous verrez comme racines culturelles et modernité ne sont pas inconsiliables. Le centre commercial ultra moderne de sept étage à Sisli et le marché de Fathi ou celui de Tarlabasi sont un exemple des nombreux ponts physiques ou imaginaires qui font vivre Istanbul.

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Côte pratique le coût de la vie est divisé par deux, un lira en gros vaut deux euros mais attention du coup on a tendance a y depenser deux fois plus! Pour entrer sur le territoire une simple carte d’identité suffit si vous êtes de nationalité française, si non pour les autres c’est un passeport et quinzes euro pour le visa, allez savoir pourquoi. Un visa touristique de trois mois vous est délivré ou une simple feuille tamponnée si vous êtes entré sans passeport. Si vous ne voulez pas faire des alles retour entre les pays limitrophes et İstanbul vous pouvez demander un visa étudiant mais les démarches sont longues et assez fastidiueuses même si l’université vous aides. Autant visiter des pays inconnus, ça vous fait un super voyage assuré tous les trois mois. D’autant plus que les transports ne sont pas cher, le bus étant le principal moyen de locomotıon. Un petit tour en Syrie, au Liban ou en Grèce et Bulgarie ça fait plaisir et on rencontre forcément des voyageurs et des amitiés nouvelles.

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Les turcs sont de grand enfants aux bras grand ouverts, la vie artistique bat a tout rompre et les concerts y sont nombreux ainsi que les expositions, ou pièces de théâtre. Mais ce qui préoccupe le plus les turcs et surtout les İstanbuliotes c’est le football. La ville se partage entre trois équipes Beşiktaş, Galatasaray et Fenerbahçe. A tel point qu’il a suffıt de dire au doigniers que j’étais étudiant à Galatasaray pour qu’ils me laissent passer avec quinze kilos de bagage en trop!

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L’universite d’accueille de Galatasaray a bien entendu un lien avec l’équipe et une boutique de l’équipe est instalée à côté de la photocopieuse. Pour l’université, étudiants de Parıs 8 attendez vous a un choc. Galatasaray est l’une des trois meilleurs unıversité du pays le niveau est donc particulièrement bon. Issue d’une collaboration entre la France et la Turquie elle accueillait les futures élites intelectuelles et modernisatrices francophone, ce qui est toujours en partie le cas. Elle est située au bord du Bosphore dans de magnifiques batiments dans le style palais de la fin de l’empire ottoman. Les étudiants ont l’habitude chaque matin de prendre le thé avant les courts en regardant d’immenses paquebots passer a une centaine de metres!

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Une fois arrivé l’université vous aide a trouver un logement, et vous prend en charge pour les premières semaines. Généralement on trouve assez vite une coloc pas très loin de l’université.
Les cours sont en français, les etudiants parlent français courament, ils ont deux années de prépa avant de commencer les cours. Cela facilite les rencontres, surtout que l’université est assez petite. L’organisatıon des cours se fait de façon assez similaire à celle du système français. Cependant avant chaque semestre une période de quinzes jours permet d’aller aux cours qui vous intèresse et de faire sont choix ensuite.
Des cours de turc sont donné pour les étudiants erasmus. Le turc pour a vie de tous les jours est assez facile. On apprend vite quelques mots de base. Pour parler turc courament c’est une autre histoire, quoi que c’est possible.

Petite info pour Paris 8 les enseignants et les etudiants ont fait leur premère grêve depuis le coup d’état de 1980 cette année, bravant vayamant l’interdiction du gouvernement. D’ailleurs en ce moment toute la turquie bouge et vite. A Taksim, le centre de Beyo�?lu et sur Istiklal les manifestations se succèdent. Généralement réunissant peut de participant, cette année on a vu apparaitre des magnifestations de plus grande empleure. Ainsi les ouvriers de TEKEL l’industrie publique de tabac se sont mis en grêve et ont entrainé avec eux tout le reste de la turquie. Actuelement les manifestants qui ont installé un campement au centre d’Ankara et qui y logent depuis trois mois, sont en attente d’une réponse du gouvernement par rapport à leurs droits sociaux et à la privatisation de l’industrie TEKEL. Il est intèressant de voir la naissance de revendications et d’une conscience collective qui avait du mal a revoir le jour depuis 1980.

Istanbul, véritable pays à l’intèrieur du pays, est une ville pleinne de contraste et de beauté. Il me serait impossible de la résumer en quelques lignes et bien d’autres ont éssayé avant moi comme l’écrivain prix Nobel de litèrature, Orhan Pamuk dans son roman Istanbul et la Cité ou encore les nombreuses chansons dont elle est l’héroïne. Je ne peux que vous conseiller de venir voir par vous même, c’est une des plus belles expèriences que vous vivrez j’en suis sur.

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Quelques trucs utiles:
http://www.infist.org/
http://www.todayszaman.com/tz-web/
http://www.hurriyetdailynews.com/
http://www.gsu.edu.tr/fr/

Ou encore:
Film:
Latcho Drom de Tony Gatlif
Crossing The Bridge et De l’Autre Côté Fati Akin
Uzak de Nuri Bilge Ceylan

Achetez le nouveau Geo spécial Istanbul il est très bien.

Pour plus d’informations : Les récits d’autres étudiants et la page “Erasmus” sur le site du département.

Antonin à Istanbul

Antonin, étudiant du département de sociologie de l’université Paris 8, est cette année en séjour Erasmus à Istanbul (université Galatasaray) en Turquie. Il tient un blog photographique qui permet de constater que le dépaysement lui plait :
Le Réfrigophotoreacteur :
refrigophotoreacteur

Une photo parmi d’autres :

Beyefendi vendeur de tissus

Allez visiter Le Réfrigophotoreacteur.

Pour d’autres informations consultez la page dédiée aux échanges Erasmus et lisez :

  • Les impressions de Sara, à Amsterdam (2009-2010)
  • Les commentaires de Chams, à Copenhague (2009)
  • Les impressions de Julia à New-York (2009)
  • Le récit d’Anaïs au Québec (2009)
  • le récit de Camille, à Séville en 2008
  • le texte et les photos de Masinissa à Montreal (2007)
  • ou les impressions de Nabila, en échange Erasmus à Manchester
  • celles d’Alessandro, en échange Erasmus à Barcelone
  • ou encore celles de Clément à Manchester
  • Sara à Amsterdam

    Voici un texte de Sara, étudiante en master de sociologie de l’université Paris 8, cette année à Amsterdam, aux Pays-Bas.

    Bonjour Paris VIII !
    Je vous écris depuis ma chambre étudiante avec une superbe vue sur les canaux d’Amsterdam. Je suis venue ici pour écrire mon mémoire de master de sociologie dont le sujet est en rapport avec les politiques migratoires néerlandaises. Ma situation est un peu particulière puisque je suis moi-même née aux Pays-Bas, et que mon échange Erasmus peut être vu comme un « retour aux sources », ou un retour au pays qui n’était plus mon pays. Je ne peux néanmoins m’empêcher de vous inciter à venir faire une partie de vos études ici. J’ai bien sûr l’avantage de parler couramment le néerlandais mais, la plupart des hollandais parlent très bien l’anglais et même un peu de français.

    L’accueil des étudiants étrangers est très bien organisé. Pour les sciences humaines, l’International School for Humanities and Social Sciences, dépendante de l’Université d’Amsterdam (UvA), donne uniquement des cours en anglais et est essentiellement destinée aux étudiants en échange universitaire. L’inconvénient de cela est que peu d’étudiants suivant ces cours sont hollandais. Dans mon cas, la plupart sont américains, mais il ya aussi des Australiens, Suédois, Allemands, Turcs, etc. L’avantage est que les classes sont petites (une vingtaine d’étudiants) ce qui facilite la communication. Les cours sont plus « scolaires » que dans les universités que j’ai connues en France. On nous demande de lire plusieurs articles universitaires avant chaque cours et d’écrire des rapports d’une page sur les cours chaque semaine. A la fin du semestre, un rapport de recherche d’environ 5000 mots doit être rendu, avec la possibilité que l’article soit publié dans un des journaux universitaires s’il est jugé « bon ». Tout cela représente bien sûr pas mal de travail, mais le principal avantage que j’y ai trouvé est que les cours sont de cette façon non pas organisé autour du professeur mais que les étudiants participent pleinement au contenu du cours. On nous demande sans cesse notre opinion. Les tables des salles de cours sont d’ailleurs posées en U ou en O comme en salle de réunion.

    Voilà pour les cours.
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    Il ne faut bien sûr pas oublier la ville d’Amsterdam elle-même qui est une des principales raisons pour lesquelles il faut venir y étudier. Chaque maison d’Amsterdam est différente, pas de style Haussmannien uniforme. La ville est traversée par de très nombreux canaux, et on y circule à vélo. Les cafés sont plus agréables les uns que les autres. Pas de lampes halogènes ni de lumière blanche, mais des cafés « marrons », qu’on pourrait comparer à nos « Irish pub », éclairés à la lumière des bougies. Le mot hollandais pour qualifier l’ambiance de ces cafés est « gezellig », qui signifie « chaleureux », « cosy ». Je ne vous parlerais pas des coffee-shops, des squats, du quartier rouge et plus généralement du système politique néerlandais de la « tolérance » (qui est certes entrain de changer) et vous laisserais découvrir cela par vous-même…
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    Ah oui, et une dernière chose : pas de ligne 13 à Amsterdam ! 10 minutes de vélo et on est arrivé à la fac !

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    Voici quelques sites internet utiles (tous traduits en anglais) :
    www.uva.nl
    www.ishss.uva.nl
    www.uva.nl/exchange
    www.iamsterdam.com

    Et puis, si vous avez envie de me poser des questions, n’hésitez pas à m’envoyer un mail : sara.cloo@hotmail.fr

    Pour d’autres informations consultez la page dédiée aux échanges Erasmus et lisez :

  • Les commentaires de Chams, à Copenhague (2009)
  • Les impressions de Julia à New-York (2009)
  • Le récit d’Anaïs au Québec (2009)
  • le récit de Camille, à Séville en 2008
  • le texte et les photos de Masinissa à Montreal (2007)
  • ou les impressions de Nabila, en échange Erasmus à Manchester
  • celles d’Alessandro, en échange Erasmus à Barcelone
  • ou encore celles de Clément à Manchester
  • Chams à Copenhague

    Voici un texte que Chams, étudiant en sociologie à Paris 8, et actuellement en séjour d’échange Erasmus à Copenhague (Danemark), a bien voulu écrire pour le site du département.

    Arrivé à Copenhague il y a 2 mois maintenant, je suis actuellement en plein coeur de mon semestre d’échange ERASMUS. C’est une ville de taille moyenne ou il fait bon vivre; l’eau et les paysages naturels y sont omniprésents.
    canalLes danois sont très attachés au respect de l’environnement, d’ailleurs Copenhague va accueillir en décembre le sommet de l’ONU sur le changement climatique. C’est un peuple très accueillant, ouvert, honnête et paisible; ils se qualifient eux mêmes comme le peuple le plus heureux du monde. Leur niveau de vie est très élevé et Copenhague est l’une des capitales les plus chères d’Europe.
    Les danois ont un bon niveau d’anglais en général, même si ils restent très attachés à leur langue et à leur culture. De plus, beaucoup d’étrangers vivent à Copenhague (particulièrement des français) et l’Université organise des événements pour l’intégration des étudiants étrangers et danois, donc malgré le décalage culturel, l’adaptation est plutôt rapide. L’université se charge de trouver un logement aux étudiants étrangers, car il est quasiment impossible de trouver un logement proche du centre par ses propres moyens à un prix raisonnable.

    campuscssLes différents sites de l’Université sont répartis autour du centre de la ville et très accessibles en vélo (LE moyen de transport le plus rentable et rapide). La méthode de travail est totalement différente ici;
    il faut fournir le travail personnel (lectures) avant le cours, qui est souvent sous forme d’une discussion. Il s’agit de cours prévus pour les étudiants internationaux qui nécessitent beaucoup de travail (plus de 10 ects). La forme des examens est choisie au préalable par l’étudiant (oral ou écrit en anglais).

    Chaque quartier de la ville possède sa propre identité, il y a vraiment beaucoup d’endroits différents où sortir… Le temps est assez contraignant mais on s’y fait.
    Par contre la gastronomie n’est définitivement pas le point fort de la culture danoise…
    nyhavnMalgré cela, c’est très enrichissant de découvrir une partie de la culture nordique, de nombreux voyages sont organisés par l’Université à des prix raisonnables (Norvège, Suède, Russie…). Une bonne occasion de découvrir une autre facette de l’Europe.

    Pour toute info supplémentaire (détails logements, cours, administration, sorties…) vous pouvez me contacter.
     
    Chams

    Rappel : réunion d’information sur les programmes d’échange le 17 novembre 2009.
    Et par ailleurs, pour d’autres informations lisez :

  • Les impressions de Julia à New-York (2009)
  • Le récit d’Anaïs au Québec (2009)
  • le récit de Camille, à Séville en 2008
  • le texte et les photos de Masinissa à Montreal (2007)
  • ou les impressions de Nabila, en échange Erasmus à Manchester
  • celles d’Alessandro, en échange Erasmus à Barcelone
  • ou encore celles de Clément à Manchester
  • Anaïs au Québec

    Anaïs, étudiante en M2 de sociologie à l’université Paris 8, est à l’université Laval de Québec, en échange « Crépuq » pendant le premier semestre 2009-2010. Voici un résumé de son premier mois là-bas.

    Le Canada, les caribous, le sirop d’érable, ses étendues immenses, l’accent des francophones et ses universités réputées.

    Québec (Québec)

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    Légende : drapeau de l’université lors du premier match de la saison de football des rouges et or

    Je suis arrivée il y a un mois à l’université Laval, j’ai donc un recul sur mon expérience plus que limité mais d’un autre côté il me semble que j’ai déjà vécu trop de choses pour les résumer correctement.
    L’arrivée est un peu dure et assez déroutante mais qu’on passe les premiers jours en auberge de jeunesse ou en cité universitaire on rencontre forcement des gens qui sont prêts à découvrir la ville avec vous, vous montrer les bons coins pour sortir, passer la soirée avec vous…

    Ma première semaine a été ponctuée par les activités d’intégration organisées par la faculté de sciences humaines. C’est vraiment une expérience qui a été importante pour moi. Elle m’a permis de découvrir le campus (3 hectare quand même), la ville et de rencontrer d’autres « crepuq » avec qui visiter le pays et passer de bonnes soirées au pub universitaire surtout pour le début de session.

    Comment vous donner envie de venir?

    La ville est super avec pleins de bars à chansonnier et des restaurants où manger de la poutine à 15 minutes en bus de l’université.

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    Légende : vue sur Québec

    Le campus est magnifique, plein d’espaces verts pour travailler au soleil ou lancer un ballon de foot (comprendre foot américain), un des plus grands complexes sportifs et la meilleure équipe de football (allez les rouges et or), les logements sont à cinq minutes du plus grand centre commercial (ouvert 7 jours sur 7) du Québec pour magaziner.

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    Légende : Pavillon Desjardins et Pollack

    Les cours sont passionnants, un niveau plus élevé qu’à Paris 8 mais les professeurs sont totalement disponibles pour répondre à nos questions et aider les étudiants à mieux faire les devoirs. Les autres étudiants sont aussi très ouverts et tout aussi prêts que les professeurs à vous aider pour le travail universitaire, où vous expliquer comment fonctionne les relations sociales au Québec autour d’une chope de bière.

    Seul bémol à l’aventure, la nourriture est vraiment bizarre ici, mais bon si on est moins ethno-centré que moi ça passe peut être.

    Dans tous les cas, profitez de l’opportunité qu’offre Paris 8 de découvrir de nouvelles cultures et systèmes universitaires. N’hésitez pas à venir pour 1 an il y a tellement de choses à découvrir que ce n’est sans doute pas encore assez.

    Bonne rentrée à vous tous.
    Anaïs

    Pour en savoir plus sur les échanges internationaux (programmes Erasmus, Crépuq et autres) (cliquez ici) ou contactez Ingolf Diener et Claire Lévy-Vroelant au département de sociologie.
    Vous pouvez aussi laisser un commentaire pour Anaïs ci-dessous :

    Carole à Montréal

    En 2008-2009, Carole était en séjour CREPUQ à Montréal (informations ici). Voici un texte qu’elle a bien voulu écrire pour le site du département de sociologie.

    Carole, 3ème année de Licence Sociologie, Parcours anthropologie. Université de Montréal.

    Mon expérience a été parsemée de plusieurs impressions.
    Mon arrivée à Montréal a été assez difficile. Me retrouver toute seule dans un pays que je ne connaissais que très peu m’effrayait. Cependant, on se retrouve mis dans le bain assez rapidement et lorsque c’est l’heure du départ, on ne veut plus repartir.
    Je suis arrivée à Montréal le 26 aout et je pense désormais que c’était un petit peu juste au niveau des délais. Je conseille à ceux qui souhaitent partir à l’étranger pour étudier de partir une semaine et demie, voire deux semaines avant le début des cours.

    Le personnel de l’Université de Montréal est très bien organisé et il ne faut pas hésiter à demander conseil car ils sont très aimables et font tout pour vous aider.
    Les premières choses à faire sont d’aller chercher sa carte étudiante et faire les papiers administratifs pour votre rentrée universitaire. Il faut cependant être patient car il y a beaucoup de monde.
    L’Université organise un petit déjeuner pour tous les étudiants étrangers pour que les gens se rencontrent…Ils ne lésinent pas sur les moyens et je pense que c’est au niveau de l’accueil que l’on se rend compte de la différence avec les Universités françaises.
    Il faut faire un choix de cours qui doit être validé par le professeur de votre département qui s’occupe des étudiants étrangers. Normalement, celui-ci est désigné sur les papiers que vous recevez dans votre confirmation d’admission.
    Vous pouvez aller « magasiner » les cours, c’est-à-dire assister aux cours qui vous intéressent la première semaine pour être sûr de ceux que vous voulez suivre.
    Une fois les problèmes administratifs évacués, vous pouvez commencer à profiter de votre année ou semestre universitaire ! Et croyez moi, il y a de quoi faire !
    Le campus de l’Université de Montréal est très étendu et il faut parfois beaucoup marcher mais cet « attrait » permet d’avoir des départements imposants. Je vais parler de ma propre expérience pour expliciter mes propos. En France l’anthropologie n’est plus qu’une mineure dans la plupart des licences. A l’Université de Montréal, le département d’anthropologie est digne de ce nom. Les professeurs ont beaucoup plus de moyens pour enseigner et être à la disposition des étudiants. Je ne pense pas que les professeurs soient pour autant meilleurs mais le cadre d’étude est beaucoup plus agréable.
    Les cours sont de 3 heures avec une pause. Les examens sont variables selon les profs. Cela va du dossier à rendre à l’examen final en passant par le QCM. Il y a souvent plusieurs examens dans le semestre.
    On n’a qu’une seule semaine de « relâche » dans le semestre mais je dois dire que c’est suffisant. Personnellement, j’ai vraiment apprécié me lever le matin pour aller en cours et l’année s’est déroulée très vite.
    Le très gros avantage des études au Québec est qu’elles vous ouvrent souvent sur d’autres disciplines car c’est très multidisciplinaire. En anthropologie, je pouvais faire de l’archéologie, de l’anthropologie biologique, linguistique etc…En psychologie également, je sais que de nombreux domaine comme la psychologie de l’enfant sont très développés si l’on compare à la France. Tous mes amis français étaient ravis de leurs études.
    La vie étudiante est très animée. Chaque département a une association et celles ci organisent de nombreuse « party » et de nombreux événements. La vie associative est très développée et cela permet de rencontrer pas mal de monde.

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    Parc Mont Royal, en plein centre de Montréal.

    En ce qui concerne le logement, je pense qu’un étudiant qui part à Montréal n’a pas vraiment de soucis à se faire. J’ai trouvé un appartement en deux jours. Il est certain que plus vous arrivez tôt à Montréal et plus il y a d’offres. Il faut savoir que beaucoup de montréalais déménagent tous les ans. Aussi l’offre est parfois plus abondante que la demande. Les loyers sont moins chers qu’en France et pour 400, 450 dollars vous pouvez facilement trouver de quoi vous loger, notamment dans les collocations qui sont très fréquentes et qui sont un bon moyen de socialiser !
    Pour la recherche d’appartement, il y a internet où l’on trouve de nombreuses annonces. A l’Université, le bureau au logement vous aidera dans votre démarche si vous le désirez. Il faut ouvrir l’œil car de nombreuses annonces sont collées sur les poteaux électriques, sur les abris de bus…Si j’ai un conseil à donner, c’est de choisir un logement près d’un métro pour l’hiver.

    La vie quotidienne est plutôt agréable sur Montréal. Le métro et le bus desservent tous les principaux lieux d’attractions de la ville. En début d’année, il faut faire faire une carte de transport pour étudiants : la carte OPUS. Avec la réduction étudiante, le prix mensuel est de 36$ ce qui équivaut à environ à 22€ ! Et je vous déconseille de frauder là bas. Toute personne qui monte dans le bus doit montrer son titre et s’il n’en a pas, il ne monte pas ! Au début, cela parait étrange que tout le monde soit si honnête mais on s’y habitue vite ! On prend vite le pli à faire la queue pour prendre le bus…
    En été, il fait souvent plus chaud qu’en France et les nombreux parcs sauront vous divertir. L’hiver bien sûr, il fait un petit peu plus froid qu’en France ! Mais pour moi qui suis frileuse, je préfère passer l’hiver au Québec qu’en France. Il fait froid mais les températures sont supportables et il y a de nombreuses sorties à faire. Pour donner un point de comparaison, c’est un peu comme aller à la montagne : il fait froid mais il y a presque toujours un grand soleil et un ciel bleu. Patiner sur les lacs, faire de la luge, sortir de Montréal pour faire des ballades en motoneige ou à cheval…Il ne vaut mieux pas rester enfermé l’hiver car on risque de déprimer et de rater des expériences uniques. Pour apprécier l’hiver, il faut être bien couvert et en prendre compte dans son budget.
    Il y a beaucoup d’endroits où sortir dans Montréal et on s’en sort pour moins cher qu’en France. Il ne faut pas oublier le pourboire et les taxes qui ne sont pas inclus dans le prix affiché.

    Pour se nourrir, il y a de nombreux marchés jusqu’à l’arrivée de l’hiver. L’hiver, on trouve de tout au marché Jean Talon. Plusieurs supermarchés comme Metro, Maxi ou Loblaws se retrouvent dans tous les quartiers. Il ne faut pas s’attendre à trouver des hyper marchés où il y a de tout comme à Auchan. Il y a beaucoup de petits commerces qui sont là pour ça !
    Les restaurants sont dans l’ensemble aussi moins chers. Bien sûr, on trouve de tout mais si vous aimez manger chinois, allez au quartier chinois, on peut y manger pour 5$. Si vous aimez l’indien, il faut aller au métro Parc. Il faut goutter la poutine, plat québécois : à vous de juger !
    Si vous voulez manger du caribou ou de l’orignal, allez à Forks&Fourchette.
    Montréal est une ville très éclectique et on ne mange pas la même nourriture selon les quartiers. Mais ce qui est le mieux, c’est de découvrir par soit même et d’essayer ! Gares à vos papilles !

    Après plusieurs mois passés à Montréal, je pense que c’est difficile de renter en France et si il vous prend l’envie de vouloir rester plus longtemps, il vaut mieux s’y prendre à l’avance pour tout ce qui est administratif.
    C’est une expérience unique qui ne peut qu’enrichir ! Il faut rester ouvert au changement car même si c’est francophone, cela reste assez américain dans les façons de vivre. Bien entendu les québécois n’aiment pas les français qui les reprennent sur la langue ! Pourquoi ne pas plutôt essayer d’adopter leurs expressions ?? C’est plutôt « le fun » en plus !

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    Vue de Montréal du Belvédère.

    L’hiver des étendues immenses vous attendent pour faire de la moto neige ou de la pêche sur la glace !
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    Pour en savoir plus : consultez la page consacrée aux séjours ERASMUS / CREPUQ ou le texte de Massinissa (qui était parti à Montréal en 2007).

    Echanges Erasmus et Crepuq : l’expérience de Masinissa

    En 2006-2007, Masinissa est parti en séjour d’échanges à Québec (à l’automne) puis à Séville (au printemps) :

    Avant les vacances de Noël de l’année scolaire 2006/2007 je n’avais pas encore l’intention de faire une demande Crepuq et Erasmus. Je me rappelle avoir retiré les dossiers de candidature à la rentrée de ces vacances de Noël, peut-être même en fin janvier alors qu’ils étaient à rendre pour le 26 ou le 27 février. C’est en écoutant les professeurs nous répéter que si nous avons l’opportunité d’aller étudier à l’étranger il ne faut pas la rater, c’est en discutant avec Alessandro (un étudiant italien de Paris8 qui est allé en échange à Barcelone) que j’ai eu l’envie soudaine de faire ces demandes.
    Pourquoi deux demandes alors ? Pourquoi ne pas passer une année entière dans un seul pays ?
    Lorsque j’ai fait les demandes, je ne m’attendais pas à être pris, ni même pour un seul échange. N’étant ni excellent, ni mauvais étudiant, je ne pensais pas réellement avoir mes chances, mais il ne m’en coûtait que quelques timbres et photos. Alors pourquoi pas ? J’ai donc rempli les dossiers, sans vraiment faire attention aux universités que je choisissais, sans vraiment regarder la liste des cours proposés parce que je ne croyais pas réellement être pris.
    Etre accepté pour un échange était pour moi déjà trop, alors deux, cela relevait de l’impossible. Voilà pourquoi j’ai fait ces deux demandes, pour avoir deux fois plus de chances d’être accepté.

    Lisez le mémoire de Masinissa (format PDF, 46 pages)

    Camille à Séville

    Salut !
    Moi c’est camille en deuxième année de Sociologie à Sevilla dans le cadre Erasmus. Par où commencer?

    Pourquoi Erasmus? Ca m’a toujours attiré parce que je voulais voyager, savoir parler plusieurs langues mais je ne pensais pas le faire si tôt . Parce que pour être honnête, ca fait un peu peur de partir un an seule. J’ai rempli le dossier sur un coup de tête et un ou deux mois plus tard, j’ai eu la réponse qui disait que j’étais accepté… J’y croyais pas mais ca parait loin … Deux jours avant mon départ j’ai commencé a avoir un peu peur…

    Départ
    Je part donc le 16 septembre, sans logement, sans savoir à quoi ressemble Séville… J’y suis allée accompagné d’une amie pour pas être trop seule. Je suis arrivée et un beau soleil m’attendait . Je suis restée en auberge 3 ou 4 jours, je me disais comment trouver un logement, je me rappelais plus les mots basique d’espagnol…
    Mais finalement je n’ai visité qu’un logement, je cherchais une collocation, je suis tombée sur une grande maison en plein centre pour 16 personne en tout. J’ai tout de suite aimé cette belle maison espagnol, toujours pleine de monde… Certes, je suis dans une chambre avec deux autres personnes, ce qui n’est pas toujours au top et ce n’est pas donné mais il faut choisir et je savais ce que je voulais.

    Je suis donc avec 15 collocs, 5 italiens, 2 Français, 1 anglaises, 1 irlandaise, 1 polonais, 4 allemandes, 1 mexicain. Toujours quelqu’un pour être motivé a faire quelque chose . Parfait l’ambiance! Une ville qui bouge toutes les nuits et très peu cher pour sortir. Je suis aussi allée a la plage qui est a une heure en bus, une belle journée d’octobre a 30 degrés!

    Les inscriptions
    Un peu moins réjouissant, parce que c’est faisable, mais pour la socio c’est une vrai galère. Ne vous attendez pas à trouver comme a Paris 8 un département de socio avec le choix des cours, car ici, il n’y a pas de licence de socio! Seulement des départements dans chaque UFR alors tu te balades dans toutes les facs de la ville ( qui dépendent toutes l’université de Séville) et tu cherches les cours de socio !! Mais une fois que c’est fait c’est parti… Et puis c’est pas non plus la fin du monde, c’est faisable.

    Les cours
    Tout dépend de votre niveau d’espagnol, moi j’avais tout oublié et les espagnols parlent vraiment très vite mais on progresse vraiment très vite, je peux aujourd’hui comprendre les grandes lignes d’un cours… Encore un peu difficile de prendre des notes mais ca viendra. J’arrive à tenir des conversations en espagnol très longtemps alors que je n’alignais plus trois mots en arrivant. Et puis il y a des cours pour les élèves Erasmus d’espagnol adapté a ton niveau et qui en plus donnent des crédits!
    Et l’université centrale est magnifique, un vrai musée, j’en revenais pas quand j’y suis allée…

    La ville
    J’ai choisi cette ville faute d’autre chose, j’aurais voulu aller à Londres ou à Madrid, Barcelone mais je me rend compte aujourd’hui que Séville et la ville parfaite ni trop grande ni trop petite, on y marche beaucoup, il fait beau les gens sont super sympa. Si vous pensez a faire Erasmus, n’hésitez pas, foncez. On rencontre toujours pleins de gens, il y a pleins de réunion d’erasmus, pas mal de choses adaptées pour nous. Vraiment a faire!

    Et la plage pas très loin !!

    D’autres récits d’étudiants sociologues :

    Consultez par exemple le texte et les photos de Masinissa à Montreal, ou les impressions de Nabila, en échange Erasmus à Manchester, celle d’Alessandro, en échange Erasmus à Barcelone ou encore celle de Clément à Manchester
    … et pour tout savoir sur les séjours d’échange : consultez la page Erasmus / Crepuq.

     

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    Une vie d’étudiant à Bruxelles

    A vrai dire je ne sais pas par où commencer, après un premier cycle de Sociologie à Paris 8, j’ai décidé de faire un Master de Sociologie à l’Université Libre de Bruxelles.
    * Un campus :
    ULB masquelin L’université est divisée en plusieurs campus dispersés à travers Bruxelles, et celui de la faculté de Sociologie se trouve sur le campus de Solbosch. Une allée centrale traversant le campus, et autour les bâtiments administratifs, de cours, les cafétérias, les restaurants universitaires, les nombreuses associations étudiantes, des instituts de recherche, des bibliothèques, une médiathèque (abonnement à vie pour un prix ridicule) et même un musée. De plus, un bois se trouve à quelques pas et les étudiants s’y retrouvent souvent durant l’été. Donc c’est plutôt évident que Paris 8 ce n’est rien à coté de ça, et on y trouve toujours quelque chose à faire ou quelqu’un à voir.
    * Une ambiance :
    Outre la journée d’accueil des cercles étudiants peu de temps avant la rentrée, dès le premier jour la bonne ambiance se fait sentir. En effet les Belges ont toujours eu une forte sociabilité donc ne soyez pas choqués de les voir faire comme s’ils vous connaissaient depuis des années, c’est normal. Une semaine après, généralement se déroule une nouvelle journée d’accueil entre étudiants dans une ambiance chaleureuse.
    Les Cercles étudiants sont une partie intégrante du fort lien social entre les étudiants, et ne ressemblent en aucun cas aux associations étudiantes que l’on connaît. Mini bars (alcool et autres), et billards pour certains, ce sont des espaces ou les étudiants peuvent se retrouver et se détendre ou encore réviser durant les partiels. On n’est pas obligé de ne faire partie que d’un cercle, on peut très bien faire partie de plusieurs cercles et qui ne sont pas forcement dans la même section que nos études. Par exemple bien qu’étant en Sociologie je suis très souvent avec les Sciences Po et le cercle d’Histoire.
    ULB Masquelin 2 La vie étudiante est aussi marquée par des événements comme l’anniversaire de la fondation de l’université qui se manifeste par un défilé des étudiants qui s’apparente à la techno parade. Ou encore les soirées étudiantes qui se nomment des TD, à ne pas confondre avec nos TD ! Il est d’ailleurs conseillé pour certains de venir avec les vêtements les plus pourris que l’on a car il faut penser à les jeter après.
    * Les études :
    Tout d’abord je ne suis pas là bas en Erasmus mais j’étudie à temps plein. M’inscrire n’a pas été très compliqué, j’ai juste du envoyer un dossier avec les intitulés des cours de Paris 8 et la question n’était pas de savoir s’y je pouvais m’inscrire ou pas mais en quelle année. Heureusement pour moi tout a bien marché.
    Les cours sont pluridisciplinaires ce qui est un gros avantage, c’est pourquoi en plus de quelques cours de sociologie classique, j’ai pris des cours en sciences politiques, mais on peut aussi en prendre en Management, Gestion, Histoire, ou encore Biologie. Mais ça ne marche pas comme une mineure, je peux très bien prendre un cours de Biologie et un autre en Histoire.
    Tout d’abord le Master c’est la préparation au mémoire avec un vrai travail de recherche sur le sujet, et suivis par des professeurs de l’institut de Sociologie. Mais c’est aussi des cours en petit effectifs, comme l’étude d’un livre avec un véritable débat sur l’auteur. Mais un des piliers central de la formation reste le fameux stage de terrain, ou l’on doit contacter une institution au choix. Cette dernière doit nous donner une recherche à effectuer sur eux-mêmes, par exemple je dois travailler au sein d’un milieu hospitalier sur la question des associations de patients, ou encore un ami qui travaille au sein d’une association sur le racisme travaillant sur l’accueil des bénévoles. C’est sans doute le meilleur moyen de faire ses preuves en tant que sociologue.
    Quant à la validation, elle n’est pas faite que d’écrits, les rapports de stage, et de recherche sur le mémoire sont tout aussi présents. Pour aider à réviser, nous disposons de Syllabus qui sont des recueils avec des textes et le cours. C’est pratique pour ceux qui ont manqué un cours, ils l’ont à disposition déposé par le professeur. L’important n’est pas de tout recracher, mais aussi de pouvoir rendre une analyse venant de soi.
    Les professeurs sont disponibles, et même ont plutôt de l’humour. Ne serait ce que ce prof qui s’est mit à imiter Barbie sur son poney en plein cours, ou ceux qui ne tombent pas d’accord comme j’ai pu le constater en début d’année. Les exemples sont nombreux mais je ne pourrais pas tout résumer ici alors je ne laisse que l’exemple de Barbie qui est devenue culte.
    Un détail tout de même, lorsque vous leur parler du premier cycle, ne pas dire Licence mais Bachelier. Car pour nous LMD, c’est pour eux (et le reste de l’Europe) BMD, et oui le premier cycle c’est le Baccalauréat pour eux, mais ce n’est qu’une petite histoire de noms sans importances.

    Le fait de venir de Paris 8 n’est aucunement un handicap, car beaucoup se font une idée fausse du niveau de cette université. Tout d’abord là bas, personne ne vous dira rien là-dessus, et puis ça peut apparaître comme un plus aux yeux des professeurs. Pour vous le prouver, une petite anecdote lors d’un rapport à propos de mon stage. Nous devions prendre rendez vous avec le professeur afin qu’il nous indique une bibliographie adaptée, et lorsque je lui ai dit que j’avais déjà contacté deux enseignants de Paris 8 (Marie Ménoret et Michel Joubert), il m’a dit que je n’avais pas à prendre de rendez vous, et que tout était bon. Le fait de venir d’ailleurs n’est aucunement un désavantage, et l’image que vous vous faites de Paris 8 (et moi aussi à une époque) est inexistante aux yeux des enseignants et des étudiants Belges. De plus lors des tractations concernant mon arrivée avec la présidente du département, il fut étudié le contenu des cours de Paris 8 et ça n’a posé aucun problème. Ils étaient même surpris de la présence accrue de petites enquêtes de terrain lors des EC de Terrain. Et je suis sur que c’est la même chose dans toutes les universités du monde, ainsi que les Belges.
    *Vivre à Bruxelles :
    La vie n’est pas spécialement chère, ça change de Paris ou le loyer atteint des sommets. Mais ce n’est pas un endroit pour faire un régime car on se laisse très vite prendre au jeu. Et oui les Belges aiment aussi manger, et ce n’est vraiment pas mauvais du tout. La ville prend parfois l’allure de village ou tout le monde se connaît, mais ça dépend des quartiers aussi. La ville étant petite on peut vite retrouver quelqu’un et croiser des amis n’est pas rare.
    Un autre aspect est l’aspect pratique du pays, car en une heure de train vous etes sur la cote Belge. Il n’est pas rare de voir des étudiants partir là bas pour une journée ou le week-end (5 € l’aller retour). D’ailleurs en moins d’une semaine je me retrouvais embarqué là bas avec une bande de copains et nous nous y retrouvons au moins une fois par mois minimum. Comme là ce sont les révisions que c’est l’hiver, nous y allons moins souvent mais les Cercles sont là pour nous accueillir avec une ambiance nettement moins lourde que la bibliothèque.
    Et l’aspect linguistique n’est pas un problème non plus, et malgré toutes les bêtises que racontent les médias Français, les Francophones et Néerlandophones s’entendent à merveille, mais il est vrai qu’il existe une petite bande d’excités minoritaires.

    Pour conclure la Belgique est un endroit vraiment exceptionnel pour étudier, et malgré tout ce que l’on peut entendre sur les Belges, tout se passe à merveille. Des gens disponibles et tout à fait amicaux, il est temps de venir partager la vie d’étudiants de ce petit pays du Nord !

    Voici les liens du catalogue de cours :
    – 1er cycle : http://www.ulb.ac.be/catalogue/soco/BA-SOCA.html
    – 2nd cycle : http://www.ulb.ac.be/catalogue/soco/MA-SOCO.html

    Antoine Masquelin
    M1 Sociologie Appliquée

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    Erasmus : Clément à Manchester

    Voici l’expérience (en cours) d’un étudiant Erasmus à Manchester….

    Quelle magnifique expérience que de partir étudier à l’étranger ! Alors certes, si vous êtes dans cette optique, je ne vous cacherai pas qu’une bonne dose d’anticipation, saupoudrée de débrouillardise est nécessaire pour entreprendre un tel séjour. Un brin de chance et un goût du voyage prononcé vous seront également utiles pour partir. Je ne vais pas revenir ici sur les démarches administratives qui sont quand même, je vous rassure, moins longues que dans L’Auberge espagnole

    Pourquoi avoir choisi l’Angleterre ? Et Manchester en particulier ?

    L’Angleterre dispose en fait de plusieurs avantages à mes yeux : la langue déjà, que l’on ne pratique pas seulement à l’Université ; une culture vraiment différente par rapport à la France, ce qui est un critère majeur pour moi (étant étudiant en Sociologie / L3), cela me permet d’exercer un « regard neuf », pour ne pas dire objectif (ce qui serait un peu prétentieux) sur ce pays. J’ai choisi Manchester pour trois raisons. La première est pourrait-on dire historique : Manchester est en effet le berceau de l’Anthropologie sociale anglaise et de l’Anthropologie sociale tout court (j’effectue ici ma mineure dans cette matière). Ensuite, cette ville représente à mes yeux la « vraie Angleterre », ou du moins l’Angleterre profonde, qui se distingue de l’Angleterre plus « bourgeoise », pour ne pas dire snob (je suis d’accord, c’est un peu cliché !) que représente Londres. C’est comme si on comparait Paris à Lille en fait, l’analogie est facile mais porteuse de sens je trouve car Manchester est un ancien bassin industriel, tout comme Lille. Je ne pense pas que l’on puisse sentir l’ « esprit des français » en ayant vu simplement Paris. La troisième raison découlant de la deuxième est plus pratique : la vie à Manchester est bien moins chère qu’à Londres (bien que le coût de la vie reste plus élevé qu ‘en France).

    Parlons un peu de cette ville et de ce que j’ai pu y découvrir…

    Tout d’abord, cette ville du Nord de l’Angleterre est un bon pied-à-terre pour découvrir le reste du Royaume-Uni (Dublin, Edimbourg, Liverpool, York, Birmingham…) La ville en elle même n’est pas si grande mais elle possède un campus Universitaire gigantesque qui se concentre sur l’une des artères principales de la ville. La vie étudiante y est donc intense. Le climat, les bâtiments en brique rouge donnent à première vue une impression un peu triste mais on réalise vite que derrière ce décor se trouve une ville renaissante, en pleine effervescence, cosmopolite… Je ne pensais pas en effet trouver une ville aussi ouverte sur le monde, avec autant d’étudiants étrangers (j’avoue que le nombre de français m’a un peu surpris, moi qui pensait les éviter en n’allant pas à Londres). L’Université est le symbole de cette renaissance. Le bâtiment principal ressemble à un bâtiment royal, voire à un château (voir photo ci-joint). L’intérieur de ces bâtiments fut à mon grand étonnement très moderne, chaque amphithéâtre étant par exemple muni de rétroprojecteur et de grand écran. Par ailleurs, cette fac a été classée par le journal « The Times » comme la meilleure Université d’Angleterre en 2006 (Oxford et Cambridge étant certainement cataloguées comme des grandes écoles). Je vous laisse ici le soin de vérifier ce que je dis à travers ce lien : http://www.manchester.ac.uk/international/news/universityoftheyear/ car je reconnais ne pas connaître tous les critères pris en compte ici. Cette ancienne ville ouvrière a donc su rebondir après la désindustrialisation qui a marqué cette région, en développant la recherche, l’innovation etc… D’où le terme que j’utilise de « renaissance », que l’on peut constater dans le contraste saisissant entre l’ancien et le moderne, entre l’architecture tristounette du 19ème siècle et l’incroyable modernité technologique au sein de ces bâtiments (mon département par exemple étant équipé depuis 20 ans d’un centre d’Anthropologie visuelle, une sorte de vidéothèque comportant des milliers de films anthropologiques). Comment se déroulent les cours ? Ils sont en fait divisés entre les lectures, ou cours magistraux, et les tutorats, qui sont des lieux d’échanges, de discussions en groupe plus restreints que nos TD. La deuxième heure des cours magistraux est presque toujours consacrée à la projection d’un film, ce qui est évidemment lié à la discipline que j’ai choisi et au centre audiovisuel de mon département.

    Venons enfin à la vie sociale à Manchester…

    Pour tout adepte de foot (que je suis), il est facile de trouver des sujets de conversations ici… En effet, on peut sentir une incroyable ferveur pour le club local Manchester United, ou encore Liverpool, qui n’est qu’à quelques dizaines de kilomètres d’ici. Ce sport étant né en Angleterre, on comprend vite qu’il représente plus qu’un simple jeu pour ces habitants. Il est un aspect de la cohésion sociale, un emblème de leur fierté locale. Il suffit de se rendre à un match pour comprendre ce dont je parle. Bien que les anglais peuvent à priori paraître froid, leur dévouement pour leur équipe locale est on ne peut plus chaleureux ! Il n’y a en effet pas un match qui ne voit pas Old Trafford, leur stade, rempli à craquer (on pourrait parler à cet égard de chaudron !). L’analogie avec le Nord de la France est une fois encore saisissante. Les stades lillois ou lensois par exemple, sont en effet réputés pour leur incroyables ambiances. La vie sociale mancunienne se caractérise aussi par une fertilité énorme sur le plan musicale (particulièrement le rock). Il n’y a pas un pub, un bar qui n’organise pas de concerts de rock fréquemment. Rappelons que les Beatles venaient de cette région (Liverpool), ou dans une moindre mesure Placebo. Ce n’est pas un hasard d’ailleurs si l’une des plus grandes et prestigieuses scènes du Royaume uni se trouve à Manchester. C’est un passage incontournable pour tout fan de rock. Bon, je pourrais écrire des heures sur cette ville aux 1001 facettes mais je vais m’arrêter à cette aperçu, qui donnera peut être envie à d’autres de venir étudier ici….

    Clément Mellin.

    D’autres étudiants sont partis avec Erasmus, dont Alessandro, à Barcelone et Nabila, à Manchester
    Pour les étudiants en sociologie de Paris 8, la personne à contacter est Claire Lévy-Vroelant, et, au niveau administratif, Annick Lemmonier. Voir aussi la Page Erasmus, sur le site du département.

    Et vous pouvez laisser un message public, ci-dessous, pour Clément :

    Erasmus : Alessandro à Barcelone

    Buenas días, bon dia, buongiorno, bonjour, comment ça va?
    Je m’appelle Alessandro, je suis italien et j’étudie à Paris8.
    Je suis arrivé à Paris il y a deux ans et j’ai commencé mes études universitaires l’année passée.
    J’ai toujours eu envie de voyager pour connaître le monde, autres cultures, autres langues, vivre une réalité différente de la mienne.
    Erasmus BarceloneL’année dernière j’ai connu nombreux amis en particulier une fille qui avait vécu 6 mois à Barcelone et, seulement à entendre son histoire, j’ai tout de suite eu envie de répéter sa fantastique expérience.
    J’ai alors préparé mon dossier pour participer au programme Socrates-Erasmus, le programme européen de mobilité étudiant : c’est assez simple à faire et pour tout problème il y a la toujours disponible madame Lemonnier…
    En mai j’ai enfin reçu la réponse, j’avais gagné une bourse d’étude pour aller étudier à Barcelone… y ahora estoy aca (et maintenant je suis là) !!!
    Barcelone, mais il y a un vaste choix de destinations, est une ville fantastique, pleine d’attractive, cinémas, musées, centres culturales y discothèques y bars partout.
    Erasmus BarceloneLa ville est assez économique, les loyers sont moins chers qu’à Paris (difficile de croire le contraire) et il y a un nombre incroyable de jeunes : ça veut dire « téf, téf, téf !!! »
    Le climat est génial, il y a presque toujours le soleil et il fait assez chaud pour terminer une soirée en compagnie ;-) à la plage!
    Et c’est seulement le début d’un « voyage » qui changera, ou bien, qui est déjà en train de changer ma vie.
    Cette expérience est la meilleure manière de « vivre une autre vie », connaître un monde nouveau et, pourquoi pas, une fois retournés chez vous, voir avec des yeux différents votre réalité et en profiter à fond.
    A part tout ça… il y a aussi un niveau d’enseignement très élevé et ça vaut vraiment le coup ;-) !

    Tout le reste sont seulement des mots… donc réveillez-vous et allez profiter d’une occasion unique qui va enrichir votre vie !

    Voici juste quelques photos…

    Ciao et bon courage,
    Alessandro

    Rappel : Réunion Erasmus le jeudi 26 octobre 2006 à 16h30 en salle B336