Archive for 2018

Message à destination des étudiants inscrits dans un cours de DSF (Décrire la société française)

Si votre note pour la première session du cours de DSF (cours que vous avez suivi cette année en 2017-2018) est inférieure à 10, vous avez le droit de passer une seconde session pour tenter de l’améliorer, même si elle est compensée par une autre note. Mais ce n’est bien sur pas une obligation.

Si vous pouvez (note inférieure à 10) et voulez passez la seconde session pour le cours de DSF, faites-le savoir par mail à votre enseignant dès que possible.

Cette session prendra la forme d’un examen sur table avec des exercices similaires à ceux qui ont été travaillés en cours et dans les DM.
Il se déroulera le lundi 18 juin 2018 de 13h00 à 16h00 en salle C008bis.

Françoise de Barros
Romain Leclercq
Marta Lotto

Les résultats de l’enquête 2017-2018 sur “le choix des études supérieures”

Depuis 2012, une grande enquête par questionnaires est réalisée par les étudiants en deuxième de licence de sociologie et d’anthropologie de l’Université Paris 8 (Saint-Denis) et de l’Université Paris 10 (Nanterre). Cette enquête annuelle, portant initialement sur les étudiants de ces deux universités, a pris une dimension encore plus importante depuis l’an dernier avec la participation des étudiants d’Administration Economique Sociale de l’Université de Bretagne Occidentale (l’UBO à Brest) et la participation des étudiants de sociologie de l’Université du Havre Normandie.

Cette année, le thème de l’enquête est « le choix des études supérieures ». De manière plus précise, elle vise à décrire la diversité des trajectoires étudiantes et tente de saisir comment les étudiants construisent leurs orientations post-bac.

L’enquête a eu lieu en novembre 2017 et un peu plus de 4660 questionnaires ont été administrés dans des salles de cours tirées au sort afin de construire un échantillon représentatif des étudiants présents sur les campus. L’exploitation des matériaux a donné lieu à la production par les étudiants de 4 pages sur le modèle de l’Insee.

L’analyse des données par les étudiants s’est déroulée dans le contexte particulier de la mise en place de la réforme de l’accès à l’université par le gouvernement. Cette réforme repose sur le présupposé fort selon lequel les bacheliers s’orientent de manière inconsidérée vers l’université. Fondés empiriquement, les travaux des étudiants (dont certains sont accessibles par les liens ci-dessous) montrent au contraire que les orientations répondent à des logiques sociales précises. Ils confortent ainsi de nombreuses analyses sociologiques sur la construction des choix d’orientation.

L’option facultative d’apprentissage d’une langue ancienne par les collégiens : marqueur de parcours scolaire élitiste des étudiants à l’Université
Lola Lusteau (L3, sociologie) analyse le profil et le parcours à l’université des étudiants ayant fait le choix d’apprendre une langue ancienne au collège (latin ou grec ancien). Elle rappelle le rôle distinctif de ces options facultatives pour les familles de classes supérieures et insiste sur le sens du placement scolaire de ces familles. Elle montre que les étudiants concernés optent à l’université pour des formations plus prestigieuses que littéraires.

Stratégies et parcours scolaires des enfants de cadres
Agathe Donà et Prom Fam (L3, sociologie) étudient également le sens du placement des classes supérieures. Elles analysent les stratégies (qu’elles soient conscientes ou inconscientes) des classes supérieures (notamment des cadres et professions intellectuelles supérieures) quant à la scolarité de leurs enfants. Elles insistent sur l’investissement financier de ces familles dans la scolarité de leurs enfants avec le recours à des professeurs particuliers et des lycées privés.

Les influences des espaces scolaires et de la famille dans le choix des études supérieures
Marie Dauteuille et Leïa Martin (L2, sociologie) analysent les inégalités en matière d’accès à l’information sur les formations de l’enseignement supérieur. Elles émettent l’hypothèse que l’accès à l’information varie selon les ressources familiales des élèves et les établissements scolaires fréquentés (en zone prioritaire ou non, au collège et au lycée). Elles montrent que les inégalités se construisent dès le collège et que l’investissement de l’État en direction des Zones d’éducation prioritaire ou des Réseaux d’éducation prioritaire est insuffisant à les réduire.

Les carrières scolaires « contrariées »
Wafae Khaddour (L2, sociologie) s’intéresse aux carrières scolaires contrariées ou non-linéaires. Elle utilise trois indicateurs pour les définir : le redoublement au collège ou au lycée, le fait de ne pas obtenir son premier vœu de formation dans l’enseignement supérieur et enfin l’interruption du cursus ou la réorientation à l’université. Son hypothèse de départ est que les carrières étudiantes contrariées, souvent stigmatisées dans les discours publics, sont socialement déterminées. Elle propose des résultats en apparence inattendus. Les étudiants les plus dotés socialement et scolairement se réorientent et interrompent davantage leur cursus dans l’enseignement supérieur que les autres.

Pourquoi choisir une université de proximité ?
Jolanne Girard, Lucie Tanguy et Léa Lefèvre (L2, AES) s’intéressent aux raisons avancées par les étudiants pour expliquer le choix de l’établissement au sein duquel ils poursuivent leurs études. Jolanne, Lucie et Léa montrent que la proximité de l’établissement est un critère déterminant pour les étudiants des universités de Brest et du Havre. Ce critère est moins fréquemment avancé par les étudiants des universités de Nanterre et de Saint-Denis. Elles mettent en relation ce constat avec l’offre de formations dans ces différents territoires.

L’influence du capital économique des parents sur le choix des études supérieures
Killian Suzanne et Rosa-Anita Baeskens (L2, sociologie) évoquent également la question de la proximité de l’établissement et montrent que ce critère est davantage avancé par les étudiants de milieux populaires. Dans ce travail, ils réactualisent des analyses classiques en sociologie sur l’influence des ressources économiques et sociales des parents sur la trajectoire de l’étudiant. Ils montrent que ces dernières sont déterminantes pour penser les choix d’orientation au moment d’émettre un vœu de formation dans l’enseignement supérieur mais également en amont de ce vœu.

L’enquête sur « le choix des études supérieures » a été coordonnée cette année par Mathilde Apelle (Paris 8), Fanny Bugeja-Bloch (Paris-Nanterre), Marie-Paule Couto (Paris 8), Corinne Davault (Paris 8), Margot Delon (Paris 8), Nicolas Larchet (Le Havre), Myrtille Picaud (l’UBO) et Pierre-Edouard Weill (l’UBO).

Merci à Leïla Frouillou pour son aide sur ce projet.

La presse parle de l’enquête des étudiants :
– Le Parisien évoque la participation des étudiants de Paris 8 et de Nanterre au colloque de l’Anthropologie pour tous : http://www.leparisien.fr/seine-saint-denis-93/aubervilliers-des-lyceens-fiers-integres-et-ambitieux-c-est-la-sociologie-qui-le-prouve-27-05-2018-7738677.php
– Le Monde évoque la participation des étudiants aux ateliers alternatifs dans le cadre de la mobilisation à Paris 8 : https://abonnes.lemonde.fr/campus/article/2018/04/24/avec-les-cours-et-ateliers-alternatifs-je-passe-plus-de-temps-a-la-fac-qu-avant_5289742_4401467.html

 

D’autres “4 pages” des années précédentes :
Les résultats de l’enquête 2016-2017 sur le rapport au politique et au militantisme des étudiants
Les travaux des étudiants de Paris 10 sur le rapport au politique et au militantisme (2016-2017).
Les travaux des étudiants de Paris 8 et de Paris 10 sur le le logement et l’habitat (2012-2013).
Les travaux des étudiants de Paris 8 et de Paris 10 sur le le logement et l’habitat (2013-2014).

La « Maison des syndicats » sous le regard d’étudiant.e.s salarié.e.s

La « Maison des syndicats » sous le regard d’étudiant.e.s salarié.e.s
Une enquête collective « hors les murs » à la Bourse du travail de saint-Denis.

Ce dossier présente le travail réalisé par les étudiant.e.s du parcours « sociologie » du Master 2 de sciences sociales de l’Université Paris 8 au long de l’année universitaire 2017-2018. Chaque année les étudiant.e.s réalisent, avec le soutien d’un.e enseignant.e du Département de sociologie et d’anthropologie, une enquête collective dans le territoire proche de l’Université (à Saint-Denis ou en Seine-Saint-Denis), en lien avec des institutions ou associations locales, afin à la fois de produire des connaissances originales sur un thème ou un lieu, et de se former au travail d’études sociologiques en réponse à la demande d’acteurs locaux, ou en collaboration avec eux.

Cette année, le terrain choisi est une institution bien établie dans la commune : si la Bourse du travail est connue comme étant la « Maison des syndicats », c’est aussi dans le cas de Saint-Denis un bâtiment municipal important qui héberge des associations et de nombreuses manifestations ou événements politiques et culturels. Pourtant, si les historien.ne.s ont beaucoup étudié les premières Bourses du travail, ces espaces qui constituent une ressource précieuse pour les syndicats et associations ou lors des mouvements sociaux ont fait l’objet de peu de travaux récents, et c’est le cas de la Bourse de Saint-Denis. L’objectif de cette enquête collective était donc double : faire connaître le lieu sous ses différentes facettes, et en particulier l’activité syndicale, à des étudiant.e.s qui n’en étaient pas toujours familier.e.s ; produire au-delà de cette découverte des connaissances sur les actions quotidiennes des femmes et des hommes qui font vivre ce lieu héritier des luttes ouvrières. Les activités et organisations retenues par les étudiant.e.s sont variées : les permanences syndicales, le travail des gardiens, la boutique du Secours populaire, les formations syndicales, les cours de remise à niveau pour adultes, la Coordination des Sans Papiers 93, les rapports de genre dans les syndicats, et l’Association Pour l’Emploi, l’Information et la Solidarité des chômeurs et travailleurs précaires.

Bonne lecture !

Lien vers le dossier :La « Maison des syndicats » sous le regard d’étudiant.e.s salarié.e.s. Une enquête collective « hors les murs » à la Bourse du travail de saint-Denis.

Parcoursup

Vous êtes sur liste d’attente pour entrer en licence de sociologie. Nous espérons que vous recevrez bientôt un “oui” et ainsi vous voir à la rentrée. Le classement qui vous a été transmis n’a pas été réalisé par les enseignants du Département de sociologie et anthropologie, mais par une commission nommée sur ordre du recteur, et qui a utilisé des critères de classement que nous ne connaissons pas.
En l’état, sachez que, quel que soit votre rang de classement, 1er ou dernier, 347e ou 853e, vous êtes bienvenu.e en licence de sociologie.

Rattrapage des cours de langue

Le Centre Des Langues tient à vous informer des modalités exceptionnelles de rattrapage de cette année. Il s’agit de rattrapages à distance. Les étudiants concernés ont jusqu’au 29/05/18 pour s’inscrire sur moodle dans la section réservée aux rattrapages du CDL. Ils recevront ensuite une convocation par mail leur indiquant le jour de l’examen et ses modalités que voici:

– Ils se connectent le jour de leur examen sur une page Moodle sur laquelle ils trouveront leur sujet et le mail de l’enseignant à qui ils doivent envoyer leur copie en format word ou pdf.

– Le sujet étant mis en ligne à partir de 10h, ils ont entre 10h et 20h pour nous envoyer leur devoir. Ce créneau laisse suffisamment de marge à chaque cas particulier pour s’organiser (accès à un ordinateur, cellule handicap, étudiant salarié) et se mettre dans de bonnes conditions pour préparer son examen.

– Le plagiat / la triche : sur leur convocation et sur le Moodle où ils trouveront les sujets, les étudiants seront prévenus qu’en cas de plagiat / triche, les enseignant.e.s rempliront une fiche de signalement, que leurs départements/UFRs seront prévenus, et qu’une procédure disciplinaire peut être engagée.

Nous espérons ainsi permettre à chaque étudiant n’ayant pas obtenu la moyenne directement ou par compensation de bénéficier d’un rattrapage le plus juste possible.

La « maison des syndicats » sous le regard des étudiants.

Le 24 mai 2018 après midi, de 14h à 17h , les étudiant.e.s du parcours ETT du Master de Sciences sociales présenteront leur enquête collective « hors les murs » menée cette année à la Bourse du travail de Saint-Denis. Cela aura lieu à l’Université Paris 8, en salle B134 ou en B135.

Leur travail sera discuté par Karel Yon (chercheur au CNRS, CERAPS, Lille), et Charles Berthonneau (docteur en sociologie, LEST, Aix-en Provence).

Nous vous espérons nombreux.ses à cette présentation.

Restitution d’enquête : Paris 8 à Aubervilliers.

Les étudiants de paris VIII vont restituer le résultat de leurs « enquètes » lundi 30 avril 2018

Ils sont en troisième année de sociologie et anthropologie à l’université de Paris VIII, encadrés par Agnès Deboulet et Elsa Tyszler. Leur cours s’intitule : « Le grand Paris vu d’Aubervilliers »
Leur exploration a duré quelques semaines, ils se sont intéressés à l’arrivée des lignes de métro, aux espaces publics et à sa mixité, aux commerces, à la politique urbaine… La restitution de ce travail aura lieu le Lundi 30 avril 2018 au foyer A. Croizat 166 avenue V.Hugo à 18h30

Pour en savoir plus : lien

Informations (motions du département de sociologie & anthropologie)

Vous trouverez ci-dessous les différentes motions prises récemment par le département :

Le 18 janvier 2018, le département de sociologie et d’anthropologie de Paris 8 a adopté la motion suivante :

“Depuis le 14 décembre 2017, le département de sociologie et d’anthropologie de l’université Paris 8 est signataire de la pétition intitulée par l’ASES : « la sélection n’est pas la solution ». Nous contestons la légitimité d’une réforme qui n’a pas encore été soumise au Parlement, ce qui reviendrait à forcer la main des députés qui n’auraient plus qu’à valider des changements déjà mis en œuvre sans base légale. Qui plus est, nous considérons que le projet de loi relatif à l’orientation et à la réussite des étudiant-e-s tel qu’il a été présenté par le gouvernement creusera les inégalités entre étudiant-e-s et entre universités, tout en alourdissant les charges pesant sur les personnels administratifs et enseignants du secondaire et du supérieur.
Nous soulignons par la même occasion le double discours du ministère qui, d’un côté, prétend en direction des futurs bacheliers et de leurs familles que les universités vont uniquement formuler des avis d’acceptation modulés, alors que de l’autre, il exige des universités de classer toutes les candidatures.
Nous réaffirmons notre attachement au droit de toute personne titulaire d’un bac ou d’un diplôme équivalent à accéder à l’Université dans la filière de son choix et demandons à ce que des moyens importants soient mis en place pour accompagner ceux et celles qui en ont le plus besoin en première année et pour redonner de la décence à l’enseignement pour tous : en salles, enseignants, matériel.
Nous n’opèrerons ni sélection ni classement des demandes des bacheliers souhaitant s’inscrire dans notre filière sur la base de critères quels qu’ils soient.”

Suite à un vote à l’unanimité en Assemblée Générale le 15 mars 2018,

conformément à sa motion du 18 janvier, dans laquelle le département de sociologie et d’anthropologie de l’université Paris 8 réaffirmait son attachement au droit de toute personne titulaire d’un bac ou d’un diplôme équivalent à accéder à l’Université dans la filière de son choix et demandait à ce que des moyens importants soient mis en place pour accompagner ceux et celles qui en ont le plus besoin en première année et pour redonner de la décence à l’enseignement pour tous (en salles, enseignants, matériel), et s’engageait donc à n’opérer ni sélection ni classement des demandes des bacheliers souhaitant s’inscrire dans sa filière sur la base de critères quels qu’ils soient ;
et de façon à s’inscrire dans une mobilisation collective des départements de sociologie et d’anthropologie d’ile de France et de tous le pays qui refusent également de constituer ces commissions,
le département de sociologie et d’anthropologie du Paris 8 refuse de mettre en place une commission d’examen des dossiers de candidature en licence, et soutient la décision des responsables de formation de ne pas y participer.
Inspiré par des précédents dans d’autres universités, il appelle la présidence de l’université de Paris 8 à refuser également toute sélection et à obtenir du rectorat que tous les candidats puissent être classés premier ex æquo.

Assemblée générale du département de sociologie & anthropologie, le 11 avril 2018 :

Lien vers le compte-rendu de l’assemblée générale du 11 avril 2018 (pdf)
Pour s’informer, s’inscrire sur la liste : https://framalistes.org/sympa/info/infomobsociop8 (Introduction aux listes de diffusion : https://framalistes.org/sympa/help/introduction )

Un groupe Facebook a aussi été créé : sociologie-paris8

A été adoptée à l’unanimité la banalisation des cours et la mise en place des cours alternatifs à partir de vendredi 13 avril 2018,
Une réunion a été programmée vendredi 13 matin à 10 heures pour y travailler et constituer le programme de la semaine prochaine (RV B134). Elle est ouverte à tous les étudiants et enseignants de sociologie et d’anthropologie.

L’incendie de l’hôtel Paris-Opéra

“L’incendie de l’hôtel Paris-Opéra”, ouvrage de Claire Lévy-Vroelant, professeure de sociologie à l’Université Paris 8, sort ces jours-ci (éditions Créaphis)

Que valent des vies humaines ?
Dans la nuit du 14 au 15 avril 2005, un hôtel meublé brûlait à Paris près des Galeries Lafayette. Les familles, dont l’héberge- ment était pris en charge par le Samu social, étaient en situation de précarité, pour la plupart originaires d’Afrique. Vingt-quatre personnes, dont onze enfants, y laissent la vie. Il fallait ne pas laisser s’installer l’oubli.
Ce livre témoigne du désir partagé de rendre publique une expérience extrême et de donner lieu et sens à une mémoire de l’événement.
La sociologue Claire Lévy-Vroelant a enquêté sur ce drame social. Une quinzaine de personnes racontent, cheminant avec leurs mots pour exprimer l’indicible. Enregistrés et réécrits, leurs récits ont pris corps

Télécharger la présentation de l’ouvrage
Lien vers les éditions Créaphis

Absence

Le cours de Yasmine Siblot, Sociologie des classes populaires, L2, 9h-12h, B134, ne pourra pas avoir lieu le vendredi 23 mars 2018.

Ceci est la fac qu’on désire. Penser et agir

Semaine du 22 mars 2018, SEMAINE 01 des cours détournés

« Ceci est la fac qu’on désire. Penser et agir »

WELCOME ! BIENVENUE !

Une initiative du département de sociologie et anthropologie, P8 Saint-Denis, bâtiment B et A

Consultez le programme: programme

La semaine du 19 au 23 mars 2018, semaine de mobilisation nationale et de manifestation le 22, faisons un grand pas de côté avec les exilé.e.s et les étudiants sans-papiers !
L’objectif de cette semaine est de concrétiser notre soutien à l’occupation, mettre en pratique la revendication d’une université ouverte, briser les frontières du bâtiment A, dialoguer entre exilé.e.s., étudiant.e.s avec et sans papiers, enseignant.e.s et personnel.lle.s BIATOSS, précaires et titulaires, ouvrir des espaces de parole et d’échange, dé-singulariser les situations des migrants de P8, penser ensemble les « réformes » sur le droit d’asile et l’immigration, sur « l’Orientation et la Réussite des Etudiants », « ParcourSup ». Nous prendrons le temps de relancer une réflexion sur l’université telle qu’elle est et telle que nous l’aimerions.

Nous aborderons au fil de la semaine des questions en lien avec l’occupation et la construction des frontières : parcours migratoires, politiques migratoires françaises et européennes, Règlements de Dublin, CRA, politique d’accueil ou tri des migrants, des étrangers avec ou sans papiers, politique de tri des étudiants, dissuasion d’accès à l’université des bac pro et techniques et captation des bac généraux avec ParcourSup et ses « attendus ».

Dans ces cours détournés, les participants mettront en commun leurs ressources : langues pour la traduction, connaissances, expériences, afin d’échanger, produire des textes collectifs sur ce qu’est devenue notre université et l’université que nous désirons.

Nous invitons les exilé.e.s, les étudiant.e.s, le personnel BIATSS, les enseignant.e.s, les précaires et les titulaires, qui souhaitent participer à cette initiative. Les traductions seront assurées dans la mesure des langues disponibles parmi les présents.

Cours de Jean-François Laé observation du jeudi 9h.

La séance du 22 février 2018 a lieu à Paris 8.
Nous ferons une première lecture de vos observations.
Des extraits du documentaire de Depardon, 10e chambre. extraits d’audience, seront presentés

Jeudi 8 mars 2018, Rendez-vous au tribunal de Bobigny

Absence

Aurélie Damamme ne pourra pas assurer le cours “introduction à la sociologie du handicap”, jeudi 15 février 2018.

Solidarité avec les exilé.e.s à Paris-8

Les enseignants du Département de Sociologie et d’Anthropologie sont collectivement signataires du texte “Solidarité avec les exilé.e.s à Paris 8”. Actuellement 33 enseignants de ce département se sont prononcés favorablement à la signature de ce texte dont 21 titulaires.

Texte de soutien de membres de l’Université Paris 8.

Solidarité avec les exilé.e.s à Paris-8

Depuis le mardi 30 janvier 2018, plusieurs collectifs d’exilé.e.s et leurs soutiens occupent plusieurs salles de notre université. Ces personnes y sont arrivées après avoir traversé des frontières au péril de leurs vies, s’être heurtées à diverses formes de répression et de violence policière et surtout n’avoir eu d’autre choix que de vivre dans la rue, dans une extrême précarité. Elles ont trouvé dans l’enceinte de notre université un toit et un espace pour se poser, se rassembler, élaborer ensemble des revendications quant à leur situation et leur avenir dans une Europe de plus en plus inhospitalière.

Nous, membres de la communauté universitaire de Paris 8, déclarons notre pleine solidarité avec l’occupation portée par ces exilé.e.s. Nous pensons qu’il est plus que jamais nécessaire que notre université affirme les valeurs d’hospitalité qui se trouvent au fondement de son projet. Dans cette perspective, il nous apparaît primordial que celle-ci prenne en considération les besoins liés à la situation de ces personnes, et qu’elle continue donc de leur offrir l’espace adéquat et la durée nécessaire pour s’organiser, afin de faire valoir au mieux et le plus efficacement leurs droits.

Si nous savons que la situation n’est pas simple, il ne faudrait surtout pas que des difficultés d’organisation et de négociation fassent oublier l’essentiel : l’expulsion par la police serait la pire des solutions pour les exilé.e.s, mais aussi pour notre communauté universitaire – et tout particulièrement au moment de célébrer le cinquantenaire de la création de Paris 8.

Contact : soutien.exileesparis8@gmail.com

Absence

Aurélie Damamme ne pourra pas assurer le cours du jeudi 8 février 2018 “intro thématique socio du handicap” (12h à 15h).

Changement de salle

Le cours de question de sociologie : « Sociologie des quartiers populaires » dispensé le vendredi de 9h à 12h par Madame LAFAYE aura désormais lieu en salle B 131.

Cours Civilisation islamique mardi de 14h à 17h

Le cours de “Civilisation islamique” assuré tous les mardis par M. Gazagnadou au musée du quai Branly, est dispensé de 14h à 17h et non de 15h à 18h.

Sociologie du corps – Coline Cardi

La première séance du cours de Coline Cardi, Sociologie du corps (vendredi 12h-15h) aura lieu le 2 février 2018.

Science et religion aux Editions du CNRS

Claude Dargent, professeur au département de sociologie de Paris 8 vient de diriger avec Y. Fer et R.Liogier aux Editions du CNRS Science et religion.

La question des relations entre science et religion est un classique de la controverse. Souvent vues comme conflictuelles, ces relations peuvent être envisagées à partir de différents points de vue. Bien des disciplines ont en effet des choses à dire dans ce domaine. Anthropologie, philosophie, histoire, droit seront ainsi convoqués dans les contributions rassemblées dans cet ouvrage.

La sociologie y occupe néanmoins une place privilégiée. De Émile Durkheim et Max Weber jusqu’aux auteurs les plus contempo- rains, sociologie des religions et sociologie des sciences ne cessent en effet de se croiser. Et les différentes études de cas présentées dans l’ouvrage démontrent qu’on ne peut pas réduire les rapports entre sciences et religions à un combat structurel : si les exemples de conflit sont nombreux, on constate aussi l’existence de « zones grises » où ces deux registres se rencontrent et se mêlent.

Emploi du temps avec salles (Licence de sociologie)

Lien vers l’emploi du temps du second semestre, licence de sociologie (avec les salles de cours).