Archive for April, 2016

Soutien à Nicolas Jounin

Participant jeudi matin au blocage du port de Genevilliers dans le cadre de la mobilisation contre la loi travail, le sociologue Nicolas Jounin, enseignant chercheur à l’université Paris 8, a été blessé à la tête et aurait perdu connaissance (il est confus et ne se souvient pas exactement de ce qui s’est passé). Un militant de Sud Rail a été blessé au visage (les témoins l’ont vu le visage ensanglanté). Ils ont tous deux été arrêtés vers 7h30 et mis en garde à vue au prétexte de violence contre fonctionnaire de police. Ils sont restés détenus depuis ce matin jusqu’à 19h30 au commissariat de Saint-Denis et viennent d’être déférés au parquet de Bobigny. Nicolas Jounin est poursuivi pour violence à l’encontre d’une personne dépositaire de l’autorité publique. Il leur est proposé une comparution immédiate vendredi à 13h, qu’ils ne pourront refuser que lors de l’audience. S’ils la refusent – ce qui leur est conseillé car on connaît les conditions de jugement lors des comparutions immédiates, leur sort sera ensuite entre les mains du juge des libertés. Tous deux semblent aller bien, mais ont chacun été blessés ce matin.
Nicolas Jounin a été libéré vendredi.

Communiqué de l’Association des sociologues enseignants du supérieur et Communiqué de soutien de l’AFS auquel s’associe le Département de sociologie et d’anthropologie de l’université Paris 8.

Baptiste Coulmont dans Libération

Le quotidien Libération publie aujourd’hui, samedi 23 avril 2016, une interview de Baptiste Coulmont, maître de conférences à l’Université Paris 8, au sujet de son dernier ouvrage, Changer de prénom (Presses universitaires de Lyon, 2016) :
20160423-libe-coulmont
lien vers l’interview

Liste de propositions pour les Ateliers d’après les vacances de printemps

Liste de propositions pour les Ateliers d’après les vacances de printemps

Liste évolutive « brouillon » des idées telles qu’elles furent proposées par les unes, les uns et les autres, lors de la rencontre du jeudi 13 avril 2016 entre 17h et 20h en salle B134 « réappropriée » et qui a rassemblé entre 25 et 30 personnes. Ces propositions sont affichées sur le tableau en salle B 134. Ce qui suit repose sur les notes prises au fil de la discussion. Il y a peut-être des omissions.

Prochaine rencontre des étudiants et enseignants intéressées : lundi 2 mai à 10 h dans la même salle.

Esprit de l’initiative : le format des thématiques proposées et qui seront rassemblées en « rubriques » reposera sur les principes de base suivants : s’efforcer de sortir des cadres habituels (classe, horaires etc.), être le plus interactif possible, éviter monopolisation de la parole par les enseignant-e-s, briser les routines pédagogiques ordinaires.

Atelier sur comment « ceci n’est ni un colloque, ni un cours »
Atelier comment se distribue et se prend la parole à mettre en place avant le début de ces folles journées.

Date retenue pour les 3 journées (réfléchir à un intitulé ) : Mercredi 11, jeudi 12 et vendredi 13 mai 2016.

Appel à une mobilisation scientifique et festive ?

Idées :
− Etat d’urgence et répression policière.
− Atelier autour de questions telles que la non mixité dans les actions collectives (suggestion non approuvée par des personnes présentes, car stigmatisante et risquant de briser l’unité du mouvement).
− Précarité dans l’enseignement supérieur, avec élargissement à l’enseignement en général
− Notations/éducation aujourd’hui, du primaire au supérieur. A Vincennes en licence, il n’y avait pas de note, les étudiants étant simplement admis ou non
− Marchandisation de l’eau, de la terre.
− Etat d’urgence, inviter Vanessa Codacioni, une collègue de Science pol (un mercredi après midi de préférence)
− Néolibéralisme et résistances urbaines avec projection d’un film.
− Le mouvement étudiant. Dimension « religieuse ». Le temps de l’extra-ordinaire (Durkheim. Weber, la question du charisme). Une géographie stable de la mobilisation stable à Paris 8 et ce depuis la création de Vincennes.
− Archives disponibles du CPE.
− Organisation de la désorganisation (pb de la pluralité des sources d’information, dispersion des activités). Symptôme de la chose, passage du « comité de mobilisation » à un « comité de coordination ». Problème de la synchronisation des différents calendriers, celui des actions, de la réflexion, etc.
− Formes de mobilisation différentes. Par ex en cinéma réalisation de cinétracts. Sortir du monde académique, problème de la diffusion sociale des « savoirs » en sciences sociales (par exemple en BD). Poser le problème de la place du sociologue dans la cité. « Pourquoi des sociologues ? » (tract fameux de Nanterre de mars 1968) Savoir expérimental qui se construit dans le mouvement. Travail rétrospectif sur ce que la « science » nous a apporté-e-s, sur notre expérience.
Production cinématographique de minutes de la mobilisation. S’adapter en changeant de medium, avoir un « langage plus populaire ». Pouvoir mobiliser l’émotion.
− « Socio-contact »
− Décoration. Changement d’ambiance. Achat de draps, peintures, matériels. Récupérer photos de la mobilisation, d’archives vincennoises, pour décoration sur nappes en papier (déjà fait au Bât C, en A chez les cinéastes, etc.)
− Idée de carnaval. Un monstre Apogée en papier mâché (ou autre) à brûler à la fin de l’événement. Un groupe « décoration » a commencé à se former. Apporter du matériel pour le lundi 2 mai. Développer du festif, du convivial, faire des choses ensemble, penser avec les mains.
− La violence (ritualisée). Ritualisation de la violence.

On aura compris que les idées des unes, des uns et des autres en inspirent d’autres, ou bien se recoupent avec des propositions antérieures. Par exemple la proposition de regarder la « dimension religieuse » (l’anthropologie lui préfèrera le mot rituel) inspire celle du carnaval, de la fête exutoire, exorciste etc., du monstre Apogée qui nous tyrannise depuis 6/7 ans déjà.

− Ce que l’Etat colonial français fait au nom des citoyens français. Et donc en notre nom. Le cas de la Nouvelle Calédonie, pouvoir exercée via l’administration coloniale. Contre ça, le « pari de l’intelligence » de la nouvelle génération de militant-e-s.
− L’école qui classe. Effets de notation. Voir avec proposition ci-dessus.
− Eviter les cours relookés en « cours alternatifs »…
− Groupe sur l’histoire de l’université, l’université ailleurs, par exemple en Grande Bretagne.
− Faire circuler une liste de textes à lire
− Créer un système d’échanges de documents pour échanger pendant les vacances.
− Solliciter des étudiants, enseignants d’autres disciplines pour par exemple fabriquer le montre Apogée (arts plastiques), mais aussi intervenir. Donc échapper aux clivages disciplinaires, spatiaux, intellectuels, sociaux.
− Une présentation de l’actualité grecque : les conséquences de la réforme de la “loi travail” dans le cadre des mémorandums (austérité,hausse des suicides, déchéance du système sanitaire, nouvelles formes de travail, licenciements massifs). Pour ajouter une note optimiste, présentation des mouvements de solidarité aux réfugié.e.s, des hôpitaux autogérés, des cuisines solidaires, des manufactures occupés par les employés. Projection de photos et de vidéos à projeter .

Ateliers « on décore notre bâtiment B1 »

Fabrication d’expositions de photos et d’archives de mouvements sociaux à Paris 8 ?

Atelier Grosses Têtes à la fac : Fabrication de Monsieur Apogée.

Atelier #des draps aux banderoles
Matériels draps, peintures, papiers à apporter dès lundi matin

Caisse de financement à constituer.

Contacts : gsesocioanthropo@gmail.com
et Sociologie Paris8 ateliers : https://groups.google.com/forum/#!forum/sociologie-paris8-ateliers

Deuxième session d’examens

Les deuxième sessions d’examen des cours du premier semestre et de l’inter-semestre (“examens de rattrapages”) auront lieu du lundi 6 au vendredi 10 juin 2016.
Les numéros de salles et horaires vont seront communiqués ultérieurement

Cours “observation”

M. Kokoreff et J.F Laé donnent rendez-vous aux étudiants du cours d’observation du tribunal jeudi 14 avril à 9h, à Paris 8, en salle B232.

Camille Peugny dans “28 minutes” sur Arte

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Camille Peugny, maître de conférences au département de sociologie & anthropologie de l’université Paris 8, était invité de l’émission 28 minutes, sur Arte, mardi 5 avril 2016 :

GUERRE DES GÉNÉRATIONS : LA FRANCE SACRIFIE-T-ELLE SA JEUNESSE ? Ce mardi est marqué par une nouvelle journée de mobilisation contre la loi El Khomri. Le mouvement est porté par les jeunes, qui sont à la fois peu concernés par cette réforme, n’étant par définition pas encore actifs, mais indirectement totalement concernés, puisqu’ils se préparent justement à affronter un marché du travail bouché. Alors que les politiques publiques ont axé leurs efforts sur les séniors depuis des dizaines d’années, la jeunesse est-elle réellement l’éternelle sacrifiée ? Pour en débattre, nous accueillons Camille Peugny, sociologue, maître de conférences à l’Université Paris 8, Antoine Dulin, représentant des organisations étudiantes et de jeunes au CESE et Laurent Bigorgne, directeur de l’Institut Montaigne.

Lien vers l’émission