Archive for October, 2015

B. Coulmont dans Libération, F. Truong dans Le Monde

Baptiste Coulmont, maître de conférences, et Fabien Truong, professeur agrégé, tous deux au département de sociologie et anthropologie de l’université Paris 8, sont l’auteur de deux tribunes.
Dans Le Monde, Fabien Truong écrit : « Arrêtons de faire des banlieues l’exutoire de nos peurs » :

Que deviennent les jeunes des quartiers populaires ?
En dix ans, le « banlieusard-de classe populaire-d’origine-immigrée-musulman » s’est imposé comme la figure du danger imminent. Dépeint de façon essentialisante et désincarnée, c’est un objet symbolique qui flotte dans les discours ambiants. Il façonne les façons de voir, de croire, de faire. Le contrôle d’identité de proximité en représente l’archétype. Ce sont autant d’humiliations récurrentes à un âge où l’on cherche à se construire, notamment par opposition.

suite du texte

Dans Libération, Baptiste Coulmont revient sur la déconnexion entre lieu de résidence et lieu d’inscription sur les listes électorales : Je vote ailleurs :
libecoulmont20151027

En France, on peut ne pas résider là où l’on vote. Résidence locale et inscription sur les listes électorales sont en partie découplées. On peut même être élu d’une circonscription, d’une commune ou d’une région où l’on ne réside pas vraiment. Il faut cependant y mettre les formes : louer une chambre dans la maison de sa mère en Aveyron, comme le fait Dominique Reynié, pourtant professeur de science politique à Paris, suscite des accusations de parachutage. Mais quelle est l’ampleur du phénomène?
lire la suite

Charles Soulié dans Le Monde

Charles Soulié, maître de conférences au département de sociologie et anthropologie de l’Université Paris 8, signe avec Christophe Charle une tribune dans Le Monde : « Il existe en France de vrais intellectuels méprisés par les médias »

Le débat déclenché par quelques prises de position d’« intellectuels » médiatiques sur l’état réel de l’opinion intellectuelle en France réveille, pour ceux qui n’ont pas la mémoire courte, l’impression de revivre des périodes sombres et bien connues du XXe siècle.
Contrairement à ce que veulent nous faire croire les pseudo-penseurs actuels, ils ne sont pas les défenseurs des idées neuves ou hérétiques face au prétendu conformisme de la bien-pensance de la gauche intellectuelle. Qu’ils rencontrent d’ailleurs des succès académiques, médiatiques ou de vente indiquent bien qu’ils ne font que suivre les courants dominants d’un conformisme droitier hégémonique depuis plus de vingt ans.
En 1995 déjà, soutenir les « réformes » du gouvernement Juppé était présenté par certains réformateurs comme un acte d’audace et de modernité, alors qu’elles entamaient la longue séquence des régressions sociales et intellectuelles destinées, paraît-il, à faire baisser le chômage et à redonner à la France son dynamisme.

En savoir plus sur Le Monde


cliquez pour agrandir
soulie-charles-lemonde20151022

Absences : F. Setzu et M. Kokoreff

F. Setzu qui assure le cours de lire et mobiliser les statistiques 1 sera absente demain mercredi 20 octobre 2015 pour son cours de 18h à 21h (elle est souffrante)

M. Kokoreff est absent vendredi 23 octobre 2015 pour le cours de Grands courants, Sociologie de la déviance

Cours MTU, mardi 12h-15h 13/10/2015; annulé

Aurélie Damamme, souffrante, ne pourra pas assurer mardi 13 octobre 2015, le cours MTU de 12h à 15h.

Avis aux étudiants ayant déposé des dossiers de dérogation

Compte tenu des effectifs limités en licence de sociologie, nous tenons à informer les étudiants suivant des cours mais n’étant pas inscrits administrativement que certains se verront refuser l’inscription en licence de sociologie. Ces étudiants doivent immédiatement prendre contact avec les responsables de la licence de sociologie (Aurélie Damamme ou Anaïs Leblon) ou les tuteurs.

Fabien Truong dans Libération, Le Monde et L’Huma

Fabien Truong, professeur agrégé au département de sociologie et d’anthropologie de l’université Paris 8, vient de publier Jeunesses françaises. Bac +5 made in banlieues, et Libération en fait un compte-rendu :
Les études pour rompre le ban :

A rebours des ouvrages ou des clichés sur l’échec scolaire en banlieue, le sociologue Fabien Truong a suivi une vingtaine de bacheliers de ZEP.
Les «jeunes de banlieue» constituent une catégorie en soi, avec ses mille et un poncifs, nourris de faits divers. Sous les projecteurs, ce sont presque toujours les mêmes : des garçons, en rupture avec l’école, désœuvrés au pied des tours ou occupés à divers trafics…
Inverser la perspective en s’intéressant à la «crème de la crème banlieusarde», les bacheliers de ZEP et futurs étudiants, tel est le choix de Fabien Truong, empruntant la voie ouverte par Stéphane Beaud dans 80 % au bac… et après ? paru il y a une dizaine d’années.
Lire la suite

Jeunesses françaises fait aussi partie de la Sélection du Monde des Livres :

Un essai de sociologie. « Jeunesses françaises. Bac + 5 made in banlieue », de Fabien Truong
Pendant cinq ans, le jeune sociologue Fabien Truong a suivi régulièrement le parcours scolaire de plusieurs enfants de manutentionnaires, d’ouvriers ou d’épiciers que le hasard a fait naître en banlieue de parents le plus souvent immigrés. Il ne les a pas seulement questionnés sur leur parcours, car « les épreuves les plus déterminantes, écrit-il, ne sont pas académiques. Elles se logent dans ce qu’intime la puissance des regards portés sur soi, c’est-à-dire dans la capacité à affronter le stigmate territorial, le mépris de classe, l’illégitimité culturelle, le racisme et les phobies engendrées par la pratique de la religion musulmane ».
Fabien Truong décrit dès lors la façon dont ces élèves se construisent un « badge de dignité » susceptible d’être opposé au stigmate de leur origine. Il les observe qui changent au fil des années. Le « gars de la street » devient parfois un étudiant posé. C’est toute cette transformation de soi produite par les études que Fabien Truong analyse dans cette enquête nous faisant entrer presque physiquement dans la vie de ces jeunes et comprendre les rapports qu’ils entretiennent à l’école ainsi que la « course contre la déception » qui caractérise leurs études. Gilles Bastin

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/livres/article/2015/10/08/s-arracher-a-sa-banlieue_4784779_3260.html

Le journal L’Humanité y a aussi consacré un article : La neutralité sociale des études supérieures est un leurre

Les premières pages de Jeunesses françaises sont disponibles en ligne.

Absence de Mme Bercot

Il n’y aura pas de séance du séminaire Master de Mme Bercot “les mutations des mondes du travail” les 8 et 15 octobre 2015. Ces séances seront reportées en fin de semestre.

La décision pour autrui.

Aurélie Damamme, maîtresse de conférences au département de sociologie et anthropologie de l’université Paris 8, a coordonné le dernier numéro de Sciences sociales et santé avec Aude Béliard, Jean-Sébastien Eideliman et Delphine Moreau.
Le thème du numéro : «La décision pour autrui comme enjeu micro-politique» :

Les sociétés occidentales contemporaines postulent et promeuvent la figure d’un individu autonome et responsable (Ehrenberg, 2010). Différentes politiques publiques et lois récentes en témoignent, à travers le développement de dispositifs visant à garantir l’autonomie des personnes, à la préserver et à encourager son développement (Winance, 2007), que ce soit dans les domaines sanitaire, social et médico-social ou dans celui de la protection des majeurs. Dans le contexte français, l’évolution législative a tendu à redistribuer la légitimité à décider du côté du patient, mais dans certaines limites et sans lui attribuer la pleine souveraineté sur les décisions qui le concernent (Thouvenin, 2007). Les possibilités de protection juridique et administrative des personnes considérées comme incapables de décider pour elles-mêmes ont aussi été remaniées par la loi de 2007 sur les tutelles. Celle-ci réaffirme la frontière entre problèmes sociaux (renvoyés à des mesures de protection administrative) et problèmes médicaux (justifiant les mesures juridiques).

Lien vers le numéro sur cairn.info

Pas de cours “entretien” à l’intersemestre

Suite aux faibles effectifs dans les cours d’entretien ce semestre, le cours d’entretien en intensif à l’intersemestre a été annulé. Nous incitons les nouveaux inscrits à choisir en priorité les créneaux où il reste encore des places, d’abord le mardi matin 9h/12h, puis le lundi 9h/12h et enfin le jeudi 18h/21 h.