Archive for October, 2014

Derrière les lumières

Sous un pseudonyme, une étudiante en sociologie fait le récit d’un travail dans un grand hôtel Derrière les lumières cinglantes :


La lumière des ténèbres s’éclipse sous la pluie

9h 30. Les clients commencent à envahir la salle pour le petit-déjeuner. Amélie se plaint qu’elle a mal aux pieds. Hier, elle n’a pas eu besoin de beaucoup marcher car elle a travaillé pour le room service. Aujourd’hui, c’est une autre histoire. On est en salle, il faut sans arrêt porter et débarrasser. Mais je n’ai plus le temps de penser à elle.

Ce texte a aussi été repris sur Rue89 : Je suis celle qui se tue le poignet pour vous servir des petits-déj’ à 26 euros

Préparation au mémoire (M2) : changement de salle

Le cours de Préparation au mémoire de Florence Bouillon aura dorénavant lieu en salle C224, et ce dès le prochain cours, qui aura lieu vendredi 24 octobre 2014.

Changement de salle

Le Cours de Françoise de BARROS Question de sociologie : « Qu’est-ce que le postcolonial ? »
Vendredi 12h00-15h00
est déplacé en
salle B034
Rez-de-chaussée du bâtiment B2

Séminaire CERASA : Politiques de fermeture des frontières européennes

Vendredi 24 Octobre 2014, 10h00-12h30, Salle D 143
Université Saint Denis Paris 8
Fatima Ait Ben Lmadani, Enseignante-Chercheure à l’Institut des Etudes Africaines, Université Mohammed V, Rabat Professeur invité au Département de Sociologie, UFR Textes & Sociétés, Paris 8
Politiques de fermeture des frontières européennes et évolution des mobilités Sud/Sud en Afrique: le cas du Maroc.
Lors de cette conférence, il s’agit de mettre en exergue l’impact des politiques d’externalisation des frontières sur les mobilités Sud/ Sud en Afrique et les différents changements politiques qui sous-tendent ces mutations migratoires dans la région d’Afrique du Nord et du Sahel. Il s’agit en outre de questionner l’efficacité des modèles sécuritaires mis en œuvre afin de mettre fin à la migration irrégulière. Pour rendre compte de ces deux dimensions, nous allons nous intéresser au cas du Maroc comme un des exemples de pays africains qui subit de plein fouet l’impact de ces politiques d’externalisation de frontières et de ces changements des politiques régionales en Afrique.
Affiche :
lmadani_20140124

« Eau & Sociétés »

Séminaire Doctoral « Eau & Sociétés » – année universitaire 2014-2015
Ecole Doctorale en Sciences Sociales (ED 401) Université Paris 8 – Vincennes – Saint Denis
Responsables : Barbara CASCIARRI et Carine CHAVAROCHETTE
Au-delà de sa centralité comme base de reproduction de la vie matérielle, l’eau possède la capacité de mettre en relation différents domaines du social : le rapport à la nature et l’organisation du territoire, les complexes institutionnels, les relations de pouvoir, les systèmes de valeurs et les identités. Étudier l’eau signifie appréhender, à partir de l’appropriation d’une ressource physique, les réseaux sociaux, économiques, politiques et culturels ainsi que les formes de dépendance, d’exclusion, de solidarité ou de conflit. Dans un contexte global où l’eau se situe davantage au cœur des dynamiques de compétition, des processus d’urbanisation et des enjeux de redéfinition des frontières socio-culturelles, l’intérêt pour les phénomènes liés à sa gestion dépasse désormais la sphère des « sciences naturelles » et sollicite de plus en plus l’attention d’approches en « sciences sociales ».
Téléchargez le programme du séminaire Eau & Sociétés

Voyage de classes

jounin-voyage-couvVoyage de classes est le nouveau livre de Nicolas Jounin, qui a enseigné sept ans à l’Université Paris 8 au département de sociologie.

Une demi-heure de métro sépare les quartiers parmi les plus pauvres de France de ses zones les plus riches. Partis de Saint-Denis, dans la banlieue nord de Paris, une centaine d’étudiants ont enquêté sur trois quartiers bourgeois du VIIIe arrondissement de la capitale. Pour s’initier à la démarche sociologique, ils ont dû se familiariser avec un monde nouveau et étrange, dont les indigènes présentent des coutumes et préoccupations insolites.
Boire un café dans un palace pour observer ce qui s’y passe (et être traité comme un client illégitime), stationner dans les boutiques de luxe pour décrire leur organisation (et se faire mettre dehors), apprendre à manger un mille-feuilles à 14 euros avec des « bourgeoises », approcher des institutions prestigieuses où les femmes n’ont pas le droit de vote, se faire expliquer le Bottin mondain et l’arrangement des mariages, interviewer dans son hôtel particulier un grand dirigeant qui « fait partie de ces familles qui ont des châteaux un peu partout » : ce sont quelques-unes des expériences que ces étudiants du 93 ont vécues. En même temps qu’il leur a fallu dompter l’exotisme pour bien comprendre le milieu dans lequel ils pénétraient, ils ont dû encaisser l’humiliation des multiples rappels à l’ordre social que suscitait leur démarche.
Des premières incursions anonymes et timides jusqu’aux face-à face sans échappatoire, ce livre raconte de manière crue et joyeuse les batailles livrées pour mieux connaître un monde social dominant. L’enjeu : renverser l’habitude qui veut que ce soit « ceux d’en haut » qui inspectent l’existence de « ceux d’en bas ».

Feuilletez le livre Voyage de classes
Ecoutez Nicolas Jounin sur France Inter

Nicolas Jounin était interviewé dans L’Humanité. Extraits :

Rendez-vous en terrain cossu
Entretien réalisé par Laurence Mauriaucourt
Dans son livre Voyage de classes, qui paraît aujourd’hui, Nicolas Jounin restitue trois ans d’enquête de terrain menée par une centaine d’étudiants de Paris-VIII en Seine-Saint-Denis, dans le 8e arrondissement de Paris, qui concentre tous les pouvoirs : culturels, politiques, économiques. Entretien et bonnes feuilles.

À la lecture de Voyage de classes, on vous sent, vous-même, quelque peu intimidé par les quartiers bourgeois, non ?
Nicolas Jounin C’était un défi, en effet. Je ne m’y sens pas particulièrement à l’aise. Et il fut assez amusant de voir que certains étudiants étaient plus audacieux que moi. Par exemple, je suis passé plusieurs fois devant le Plaza Athénée sans oser y entrer, alors que j’avais bien lu dans un des livres des Pinçon-Charlot qu’il était tout à fait possible d’aller y prendre un pot. Des étudiants l’ont fait. On doit pouvoir tout étudier. Quand j’ai eu terminé une première enquête sur le secteur du bâtiment dans les années 2000, pour laquelle je m’étais fait embaucher comme intérimaire ou stagiaire sur des chantiers, j’ai jugé utile de compléter cette expérience en allant dans les bureaux des ressources humaines, ceux des dirigeants d’agences d’intérim, pour voir. Il s’est avéré tout de même plus difficile d’y pénétrer que d’aller faire l’ouvrier sur les chantiers. Ainsi, je m’étais confronté à quelque chose de très banal et de très trivial, que beaucoup de gens savent, c’est qu’il est plus facile d’enquêter sur des milieux populaires, plus accessibles, plus ouverts, que sur des milieux de décideurs ou bourgeois.
Confronté ensuite, avec plaisir puisque je suis né dans le 9-3, à devoir enseigner à des étudiants de Seine-Saint-Denis, la question s’est évidemment posée : qu’allons-nous leur faire étudier ? Sachant que l’université Paris-VIII est attachée aux enquêtes de terrain dès le début du cursus de sociologie. Au fond, nous nous sommes dit qu’aucun terrain n’est interdit.
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Un article dans le Nouvel Observateur : Les pigeons étaient différents…

A quelques stations de métro, un autre monde. En s’aventurant un peu plus loin qu’à l’habitude sur leur ligne de métro, la 13, qui part de Saint-Denis, au nord de Paris, jusque dans le fameux triangle d’or parisien, ou bien aux alentours du parc Monceau ou de la Madeleine, Loubna, Hicham, Myriam, Nora (1) ont éprouvé le dépaysement du navigateur débarquant en terre inconnue.

“J’étais complètement ébahie. C’était la première fois que je me rendais dans un quartier aussi riche de la capitale”, raconte ainsi Loubna.
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Inscriptions tardives

Les étudiants arrivés tardivement par dérogation doivent impérativement s’inscrire cette semaine aux cours de sociologie dans lesquels il reste de la place : les cours du soir. Les inscriptions tardives seront closes en fin de semaine (vendredi 10 octobre) et les étudiants qui arriveraient ensuite devront suivre des cours au second semestre (à partir de janvier 2015).

Fabien Truong reçoit le “Prix de l’écrit social”

Les délibérations du PRIX DE L’ÉCRIT SOCIAL ont eu lieu.
FABIEN TRUONG remporte le Prix pour son ouvrage Des capuches et des hommes, Trajectoires de « jeunes de banlieue » aux éditions Buchet Chastel.