Archive for January, 2010

Stage de terrain (2009-2010, n°2)

Le deuxième stage de terrain d’une semaine, proposé aux étudiant-e-s inscrit-e-s en L3 de sociologie, dans le cadre de la demi-mineure “Pratique d’enquête?, vient de s’achever.

Il a eu lieu à La Bourboule, du 23 au 30 janvier 2010.

Le premier stage avait eu lieu à Issoire, en décembre 2009. Le troisième aura lieu sur l’île de Noirmoutier, du 6 au 13 février 2010.

En attendant un compte rendu plus complet, voici trois photos prises au cours du stage.

1. Réunion de travail pour préparer un entretien sur la crise du thermalisme à La Bourboule (Françoise de Barros, Marie Ménoret, Karim et Louacif).
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2. Un entretien sur le lieu de travail de nos interlocuteurs : des producteurs de lait (les étudiants : Racine et Kacha).
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3. Enquêter sur les métiers liés à la pratique du ski exige parfois des sacrifices (Thomas, qui a accepté les sacrifices).”
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Pour en savoir plus :
Les stages de terrain du département de sociologie sont organisés depuis quelques années. Ils ont fait l’objet de compte-rendus sur le site : stage 4, stage 1, stage 2, stage 3, stage 5. Depuis 2009, ils sont intégrés à une demi-mineure, “Pratique du terrain”.

Une nouvelle recrue : Fabien Truong

fabientruongFabien Truong rejoindra le département de sociologie en septembre, sur le poste de “PRAG” destiné à la préparation au CAPES de sciences économiques et sociales (poste occupé par Serge Bosc, puis Christelle Avril, Carine Ollivier et cette année par Jeanne Lazarus).
Fabien Truong, 33 ans, est professeur de sciences économiques et sociales depuis 2003, dans plusieurs lycées de Seine-Saint-Denis (Le Corbusier à Aubervillier, Maurice Utrillo à Stains, Paul Eluard à Saint-Denis…). Parallèlement à cette carrière dans le secondaire (où il participa activement, suivant les années, aux ciné-clubs, ou à un “café sciences économiques et sociales” ou encore aux équipes de préparation des conventions lycées-IEP), il a aussi enseigné dans le supérieur (à l’IUT de Bobigny, en économie et en sociologie), à l’université Paris 10 (préparation au CAPES).
Fabien Truong a un DEA de sociologie de l’EHESS (qui portait sur les professions artistiques) et une maîtrise de sociologie de Paris 10. Il a obtenu l’agrégation en 2001 et a été admis à l’ENS Cachan en 1998.

Changement d’horaire

Le cours “Questionnaire” de Claude Dargent du jeudi 28 janvier à 9h est annulé.
La correction du dernier partiel se fera : vendredi 29 janvier à 10h en salle 231, 2e étage du batiment B (en dessous de la salle aujourd’hui en travaux)

Séminaire franco-autrichien

Le séminaire franco-autrichien “Sciences sociales et société” a eu lieu le 15 janvier 2010 à Vienne, en Autriche.
L’idée principale de ce séminaire était de discuter différents aspects de la relation entre les sciences sociales et la société, et des conditions du transfert des connaissances. Il entendait proposer une rencontre scientifique à un public prioritairement universitaire mais aussi à un public « d’usagers » de ces connaissances. Ce fut une rencontre réussie entre étudiants, chercheurs, acteurs politiques et de la société civile, à l’invitation du service culturel de l’Ambassade de France à Vienne et dans le cadre de la convention franco-autrichienne concernant le parcours commun du Master de sociologie.

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Première table ronde avec Pierre Caye, administrateur adjoint SHS au CNRS

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Dans le salon d’honneur de l’Institut français, un public varié, nombreux et attentif

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Troisième table ronde avec entre autres Didier Blanchet, chef du département des études économiques à l’INSEE, et Michel Joubert professeur de sociologie à l’université Paris 8

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Atelier de travail (“workshop”) avec Michel Joubert

Baptiste Coulmont sur Direct 8

Baptiste Coulmont, maître de conférences au département de sociologie de l’université Paris 8, était cette semaine interviewé dans le cadre de l’émission “Business”, sur la chaîne Direct 8. Il intervenait en tant qu’auteur de Sex-shops, une histoire française (Dilecta, 2007, avec I. Roca Ortiz) : les questions portaient sur le commerce des gadgets sexuels.

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plus d’informations

Informations importantes (second semestre)

Second semestre
L’emploi du temps de la licence de sociologie pour le second semestre 2009-2010 sera mis à jour et placé sur le site le 1er février 2010 (attention : il y aura des modifications d’horaires). Emploi du temps mis à jour sur la page “licence”
Notez par ailleurs : un nouveau cours offert par Barbara Casciarri “Anthropologie des techniques, anthropologie de la gestion de l’eau”
Les inscriptions pédagogiques dans les EC pour le second semestre se feront exclusivement par internet les mercredi 3 février 2010 et jeudi 4 février, ainsi que le vendredi 5 au matin.
Elles seront closes le 5 février 2010 à midi. L’inscription se fait à l’adresse suivante : https://reins.univ-paris8.fr/accueil.php

Jury de licence
Dès que vous serez en possession de toutes vos notes du premier semestre, que vous soyez en L1, L2 ou L3, vous vous rendrez au secrétariat afin de remplir informatiquement votre PV de Licence. La date limite pour cette opération est le 28 janvier.

Retour des dossiers et des devoirs sur table (Anthropologie économique).

Nicolas Césard rendra les dossiers et une partie des devoirs sur table le lundi 18 janvier 2010 à 14h en salle B336 (salle du partiel).
La personne qui n’a pas signé son dossier (un Noël en famille dans le Périgord) est priée de se faire connaître auprès de l’enseignant.

Un documentaire de Jean-François Laé

« L’enfant, le secret et la justice » France Culture: « Sur les docks »; de 17h00 à 17h55, mardi 2 février 2010

Production : Jean-François Laé, professeur de sociologie à l’université Paris 8.
Réalisation : Christine Diger

Dans les procès pénaux impliquant des mineurs, avant le tribunal, avant l’instruction, avant la plainte au commissariat, avant de fabriquer son dossier pour se défendre, il y a ce long parcours de la révélation. En effet, des années peuvent s’écouler avant que la parole n’éclate, ceinturée de peurs et d’incertitudes, d’autant lorsqu’on a dix ou treize ans et que l’on cherche les mots pour dire les sévices.

lae-circulerChantal – qui a aujourd’hui vingt-trois ans- raconte comment elle a mis des années avant de pouvoir ouvrir sa boîte à secret devant son père, puis devant un professeur de français, puis devant une amie, avant d’oser enfin composer un numéro vert anonyme ; après cet appel, quatre ans s’écoulent encore avant qu’un jugement intervienne.
A qui en parler ? Qui peut aider ? Comment contrôler cet événement sans que le stigmate infâmant se retourne contre soi ?
A chaque étape, les questions surviennent : que dire pour confirmer les actes d’agression lorsqu’il n’y a aucune preuve ? Que vaut la parole d’une adolescente de treize ans par rapport à celle d’un adulte ?
Ce documentaire, réalisé au Tribunal pour enfants de Bobigny, interroge ce long chemin : la crédibilité du « témoignage de soi sur soi » , la recherche nécessaire d’un locuteur qui gardera par devers lui, sans fuite et sans risque de dérapage, le secret aux limites du déséquilibre.
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Poste PRAG, n°711, liste des auditionnés

Après examen des dossiers, le comité, composé de Claude Dargent, Régine Bercot, Rémy Ponton, Laure Pitti, Nicolas Jounin, Baptiste Coulmont, Françoise de Barros, Livia Velpry, Choukri Hmed et Philippe Coulangeon a retenu six candidatures.

Olivia Chambard – 8h30
Joel Mariojouls – 9h
Matthieu Pujuguet – 9h30
Fabien Truong – 10h
Denis Vidal-Naquet – 10h30
Stéphane Vaquero – 11h

Les auditions auront lieu en salle B336, à l’université Paris 8.

Camille Peugny dans le JDD

Camille Peugny, maître de conférences au département de sociologie de l’université Paris 8, est interviewé dans le Journal du dimanche (10 janvier 2010) « Faut-il des quotas pour les grandes écoles ? »

Faut-il mener une politique de quotas pour relancer cet ascenseur social?
Ce débat lancé par le gouvernement sur les grandes écoles est un faux débat. Sur 100 jeunes diplômés, seuls cinq sortent de ces dites grandes écoles… Elles concernent une minorité d’une classe d’âge : une politique de quotas ne changera donc rien à la réalité des inégalités sociales dans le système scolaire. Pour faire fonctionner l’ascenseur social, il faudrait plutôt regarder du côté de l’université, notamment en premier cycle. C’est là que sont les élèves issus des classes populaires. Ce problème est très français. Nous sommes le seul pays au monde à avoir deux systèmes d’enseignement distincts, l’université et les grandes écoles.

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Sur la piste des alternatifs

En 1987, à la suite d’un atelier d’enquête dirigé par Ingolf Diener, les éditions interculturelles publient un annuaire commenté du mouvement alternatif. Il est reproduit ci-dessous.
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Lire la brochure : Sur la piste des alternatifs (PDF)

Voici, en accompagnement, une contextualisation écrite par Ingolf Diener :

La nouvelle demi-mineure Pratique d’enquête, annuelle, se déroule en trois temps :

  1. au 1er semestre, on prépare son enquête de terrain personnelle : on s’inscrit donc dans un des trois cours ainsi intitulés avec stage à la clé, et on prend connaissance des enquêtes des autres (intitulé du 2e cours à suivre) ;
  2. Puis on fait le terrain (une semaine de stage) ;
  3. On passe le 2e semestre à écrire son terrain.

C’est au titre d’une enquête des autres que j’ai présenté un travail mené il y a un quart de siècle avec des étudiants de Paris 8, dont le résultat se lit dans la brochure Sur la piste des Alternatifs (1986, Paris, Éditions Interculturelles), reproduite ci-dessous. Quel intérêt de la republier aujourd’hui ?

  • La démarche, du choix du thème au produit fini, est rendue explicite étape par étape. Le produit est basé sur un travail de terrain d’étudiants et son traitement par eux.
  • Pour les 40 ans de Vincennes, cela tombe bien : un document traduisant bien le souci de recherche-action, assez largement partagé à l’époque et consistant à « lier le travail pédagogique d’un cours universitaire à l’intervention hors-université dans le but de transformer cet extérieur…un peu. » (p.5). Le travail intellectuel se veut implication dans les luttes en cours : implication comme méthode d’apprentissage et d’étude tout comme genre de restitution. L’évaluationnite gestionnaire style LRU n’était pas encore au poste de commande. Et n’y restera pas forcément.
  • Au-delà de l’aspect méthode, quelle actualité un quart de siècle plus tard ? Dans la rétrospective, c’est le côté anticipation qui émerge. Nombre de projets recensés ont fait naufrage, d’autres ont muté. Il reste que l’alternatif d’avant-hier est aujourd’hui souvent pratique courante. Du Mouvement de Défense de la Bicyclette au Vélib parisien, préfiguré à Lyon, Chambéry…, ou encore du bouffeur de carottes hirsute au bio s’affichant ces jours-ci dans le métro en passant par les Grenelle de l’environnement, les alternatives d’antan s’avèrent, après coup, bancs d’essai de changements sociaux voire sociétaux.
  • La forme concrète du faisceau alternatif, dans tant et tant de domaines, est celle d’un moment donné, la première moitié des années 80 dans notre cas. Aujourd’hui, il inclurait logiciels libres, consom’acteurs, production/distribution d’électricité de source ni fossile ni nucléaire, vieillir autrement…. La démarche consistant à mesurer le capitalisme à l’aune de ses propres promesses de bonheur non tenues, de mettre en avant des possibles censurés, et de s’y mettre pour ne pas en rester là, elle n’a pas pris une ride. Le courant alternatif passe toujours.
  • Ingolf Diener

    Deux interviews de Florence Bouillon

    arton3086Florence Bouillon, maîtresse de conférences au département de sociologie de l’université Paris 8, est interviewée dans le dernier numéro de Lien social consacré au “Squat, laboratoire du social ?” : « On observe une difficulté des squatteurs à faire valoir leurs droits ».
    Florence Bouillon était aussi, il y a quelques mois, invitée d’une émission de France Culture, Vivre sa ville (31 mai 2009, 50 minutes, format RealMedia).

    Sara à Amsterdam

    Voici un texte de Sara, étudiante en master de sociologie de l’université Paris 8, cette année à Amsterdam, aux Pays-Bas.

    Bonjour Paris VIII !
    Je vous écris depuis ma chambre étudiante avec une superbe vue sur les canaux d’Amsterdam. Je suis venue ici pour écrire mon mémoire de master de sociologie dont le sujet est en rapport avec les politiques migratoires néerlandaises. Ma situation est un peu particulière puisque je suis moi-même née aux Pays-Bas, et que mon échange Erasmus peut être vu comme un « retour aux sources », ou un retour au pays qui n’était plus mon pays. Je ne peux néanmoins m’empêcher de vous inciter à venir faire une partie de vos études ici. J’ai bien sûr l’avantage de parler couramment le néerlandais mais, la plupart des hollandais parlent très bien l’anglais et même un peu de français.

    L’accueil des étudiants étrangers est très bien organisé. Pour les sciences humaines, l’International School for Humanities and Social Sciences, dépendante de l’Université d’Amsterdam (UvA), donne uniquement des cours en anglais et est essentiellement destinée aux étudiants en échange universitaire. L’inconvénient de cela est que peu d’étudiants suivant ces cours sont hollandais. Dans mon cas, la plupart sont américains, mais il ya aussi des Australiens, Suédois, Allemands, Turcs, etc. L’avantage est que les classes sont petites (une vingtaine d’étudiants) ce qui facilite la communication. Les cours sont plus « scolaires » que dans les universités que j’ai connues en France. On nous demande de lire plusieurs articles universitaires avant chaque cours et d’écrire des rapports d’une page sur les cours chaque semaine. A la fin du semestre, un rapport de recherche d’environ 5000 mots doit être rendu, avec la possibilité que l’article soit publié dans un des journaux universitaires s’il est jugé « bon ». Tout cela représente bien sûr pas mal de travail, mais le principal avantage que j’y ai trouvé est que les cours sont de cette façon non pas organisé autour du professeur mais que les étudiants participent pleinement au contenu du cours. On nous demande sans cesse notre opinion. Les tables des salles de cours sont d’ailleurs posées en U ou en O comme en salle de réunion.

    Voilà pour les cours.
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    Il ne faut bien sûr pas oublier la ville d’Amsterdam elle-même qui est une des principales raisons pour lesquelles il faut venir y étudier. Chaque maison d’Amsterdam est différente, pas de style Haussmannien uniforme. La ville est traversée par de très nombreux canaux, et on y circule à vélo. Les cafés sont plus agréables les uns que les autres. Pas de lampes halogènes ni de lumière blanche, mais des cafés « marrons », qu’on pourrait comparer à nos « Irish pub », éclairés à la lumière des bougies. Le mot hollandais pour qualifier l’ambiance de ces cafés est « gezellig », qui signifie « chaleureux », « cosy ». Je ne vous parlerais pas des coffee-shops, des squats, du quartier rouge et plus généralement du système politique néerlandais de la « tolérance » (qui est certes entrain de changer) et vous laisserais découvrir cela par vous-même…
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    Ah oui, et une dernière chose : pas de ligne 13 à Amsterdam ! 10 minutes de vélo et on est arrivé à la fac !

    Sara

    Voici quelques sites internet utiles (tous traduits en anglais) :
    www.uva.nl
    www.ishss.uva.nl
    www.uva.nl/exchange
    www.iamsterdam.com

    Et puis, si vous avez envie de me poser des questions, n’hésitez pas à m’envoyer un mail : sara.cloo@hotmail.fr

    Pour d’autres informations consultez la page dédiée aux échanges Erasmus et lisez :

  • Les commentaires de Chams, à Copenhague (2009)
  • Les impressions de Julia à New-York (2009)
  • Le récit d’Anaïs au Québec (2009)
  • le récit de Camille, à Séville en 2008
  • le texte et les photos de Masinissa à Montreal (2007)
  • ou les impressions de Nabila, en échange Erasmus à Manchester
  • celles d’Alessandro, en échange Erasmus à Barcelone
  • ou encore celles de Clément à Manchester