Archive for May, 2007

Examens deuxième session Master

Les dates des examens de la deuxième session du Master 1 et 2 sont affichées sur le panneau à côté du secrétariat Master, salle B 348.

Réunion d’information sur le master

Une réunion d’information sur le master aura lieu
le mardi 12 juin à 18h ; la salle sera indiquée ultérieurement.

Réunion conviviale : 5 juin à 18h

Invitation
Nous aimerions convier les étudiants étrangers accueillis pour un ou deux semestres à Paris 8 dans le cadre des programmes d’échange Erasmus, Crepuq, Micefa ou autre…
et ceux/celles parmi nos étudiants de Paris 8 susceptibles de partir de leur côté pour un séjour dans une université partenaire l’an prochain, à une réunion conviviale d’échange
mardi 5 juin à 18 h
salle B 130
Ingolf Diener et Claire Lévy-Vroelant

Claire Lévy-Vroelant sur France-Inter

Claire Lévy-Vroelant, professeure de sociologie à l’université Paris VIII, sera, jeudi 31/05/2007, invitée de l’émission Service Public sur France Inter (de 9h30 à 10h30). Le thème : “Le scandale des hôtels meublés”, est en lien étroit avec son dernier ouvrage, Une Chambre en ville (ed. Créaphis, avec Alain Faure).
L’émission est écoutable au format mp3 : Le Scandale des Hôtels meublés.
Dans un numéro récent de Paris Obs, Claire Lévy-Vroelant et Alain Faure étaient interviewés :
Requiem pour l’hôtel meublé
Longtemps, le “garni? parisien fut un toit provisoire pour les ouvriers débarquant dans la capitale. Il est devenu un “bidonville en dur?. Récit d’une déchéance.
La sociologue Claire Lévy-Vroelant , par ailleurs membre de l’Observatoire des hôtels créé par la mairie de Paris, et l’historien Alain Faure livrent aujourd’hui une somme (430 pages !) sur les hôtels garnis et meublés de 1860 à 1990*, nourrie de photos, statistiques policières, rapports d’inspection.

ParisObs. – Lors de l’incendie de l’hôtel meublé Paris Opéra, il y a deux ans, vous étiez plongés dans l’histoire de ces garnis. Quelle avait été votre réaction ?

Alain Faure. – Les incendies ponctuent l’histoire des meublés depuis les années 80. Pendant longtemps, les hôtels n’étaient pas plus insalubres que les autres immeubles. Ils se sont dégradés à partir des années 50-60. D’où cette situation de « bidonvilles en dur » génératrice de catastrophes !

Claire Lévy-Vroelant. – J’ai ressenti un sacré goût de déjà-vu. C’est en fait la pénurie de logements sociaux ou bon marché, qui met la pression sur les hôtels meublés et crée ce type de situation dramatique.

ParisObs.– Les logements et hôtels meublés avaient un tout autre statut au XIX e et au début du XX e siècle…

A. F. – Au XIX e , Paris devient une très grande ville et accueille des masses de jeunes migrants célibataires, employés et surtout ouvriers d’origine provinciale ou étrangère, venant travailler dans l’industrie et le commerce. La mobilité est considérable : dix arrivent, neuf repartent. Le meublé fonctionne sur cette respiration, suit la conjoncture économique. Certaines années, après 1860, on dépasse 200 000 locataires de meublés, soit 10% de la population parisienne ! Il y a dans les années 1880 plus de 12 000 hôtels à Paris contre moins de 1 000 aujourd’hui. Le système est plus confortable qu’à Londres, où les migrants doivent louer des lits chez l’habitant. Au bout d’un certain temps, l’ouvrier ou l’employé se marie, quitte son garni pour louer un appartement. Le garni n’est qu’une étape, un sas. Le système fonctionne bien parce qu’il y a suffisamment de logements bon marché.

ParisObs. – Dès la fin du XIX e , le garni n’a plus ce rôle positif. Que se passe-t-il ?

A. F. – C’est le début de la crise du système. Dans les arrondissements populaires de Paris, les 11 e , 20 e , 14 e , 13 e , l’offre en logements ouvriers s’essouffle : on ne construit plus que pour la petite bourgeoisie, si bien que le migrant pauvre ne peut plus quitter l’hôtel. Il est en quelque sorte prisonnier, piégé. Du coup, dans les années 20, période de fortes migrations, on assiste à une hypertrophie du secteur qui abritera plus de 300 000 Parisiens en 1931. Beaucoup de propriétaires convertissent alors à tour de bras leur maison en chambres à louer à tous les étages. C’est la naissance des marchands de sommeil. Le système ne respire plus, le sas se referme. Arrive la crise des années 30 qui vide les garnis – il n’y a plus de travail, c’est logique – et voit la faillite de milliers d’établissements. Ils ne rouvriront jamais.

ParisObs. – Les années 50 sont dramatiques. Vous décortiquez le recensement de l’année 1954, qui se trouve être celle de l’appel de l’abbé Pierre.

C. L.-V. – Ce sont les Trente Glorieuses. L’embellie économique voit affluer provinciaux, paysans, et Nord-Africains. En 1949, 190 000 Parisiens vivent en garni, ils sont à nouveau 300 000 en 1954 ! Parmi eux, 41% d’ouvriers, 15,5% d’employés, mais aussi 13,7% de cadres et professions libérales qui ne trouvent pas à se loger. Tous s’entassent dans un secteur rétréci. On va finir par voir naître les bidonvilles et l’autoconstruction ! De plus, les meublés, qui jusque-là ne se distinguaient pas physiquement, vont se dégrader, alors même que le parc de logements et l’hôtellerie de tourisme se modernisent. Il y a un décrochage. Et c’est à ce moment-là que l’arrivée de familles entières dans ces espaces réduits est de plus en plus visible. Dans un ouvrage de 1956, « la Vie quotidienne des familles ouvrières », l’auteur, Paul-Henri Chombart de Lauwe, écrit ceci : « Au-dessous d’une certaine surface, la vie familiale devient de plus en plus difficile à supporter. La femme, harcelée par les enfants, éreintée par les lessives, s’épuise rapidement dans un logement qu’elle ne peut même pas, faute de place, arranger à son goût ni garder propre. »

ParisObs. – La construction de logements sociaux dans les années 60-70 va-t-elle rendre aux garnis et meublés parisiens leur vocation d’origine, celle de simple étape avant un vrai chez-soi ?

C. L.-V. – Non. De nombreux petits hôtels vont disparaître sous le coup des pelleteuses. Paris se lance dans une modernisation à marche forcée, avec des constructions de standing. Les bidonvilles en banlieue, les foyers Sonacotra et résidences sociales remplacent les meublés. Mais ces résidences n’ont pas les mêmes vertus : il n’y a plus cette souplesse de gré à gré, la possibilité d’avoir la clé de la chambre en cinq minutes. Il y a des files d’attente comme dans le logement social. Les demandeurs d’asile ou les grandes familles africaines, les sortants de prison ou d’hôpital psychiatrique en sont les grands perdants. Ce secteur disait certes la misère, mais aussi l’hospitalité urbaine. C’était un moyen de trouver sa place dans la ville.

ParisObs. – La situation actuelle à Paris ?

C. L.-V. – Après l’incendie du Paris Opéra, la Ville a décidé d’aider financièrement les hôteliers qui veulent réhabiliter. En échange, elle y réservera des chambres pour les familles en grande difficulté. C’est intéressant, mais on reste dans la solution d’urgence.

(*) Une chambre en ville, éditions Créaphis, 32 € .
(source : Paris Obs, 10 mai 2007)

Soutenance d’habilitation à diriger des recherches : Delphine Gardey

Delphine Gardey, maître de conférences en sociologie à l’Université Paris 8-Saint Denis soutiendra une habilitation à diriger les recherches sur le thème “Travail, techniques, sciences et genre. Recherches en histoire et en sociologie” à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales devant un jury composé de Mmes Laura Lee Downs (Directrice d’études à l’EHESS), Françoise Thébaud (Professeur à l’Université d’Avignon) et MM. Roger Chartier (Professeur au Collège de France), Yves Cohen (Directeur d’études à l’EHESS), Bruno Latour (Professseur à Sciences-Po Paris) et Dominique Kalifa (Professeur à Paris I Panthéon-Sorbonne), le 1er juin 2007 à 14h, 105 Bd. Raspail, salle 8.

Recrutements sur les postes 19MCF210 et 19MCF223

La commission de spécialistes de la section 19 (sociologie-démographie) de l’université Paris 8, réunie ce jour, a classé les candidats suivants :

sur le poste 19MCF0210 – Sociologie du travail
1- Jounin, Nicolas
2- Bidet, Alexandra
3- Poulard, Frédéric
4- Pitti, Laure
5- Roux, Xavier

et, sur le poste 19MCF0223 – Sociologie des mouvements sociaux, Maghreb, immigration
1- Pitti, Laure
2- Vairel, Frédéric
3- Damamme, Aurélie
4- Le Saout, Didier

Des sociologues à la radio

Pour les insomniaques, le lundi 28 mai, à à 1 H 50 du matin (dans la nuit du dimanche 27 au lundi 28) : Rediffusion sur France Culture de l’émission “Radio Libre” Qu’est-ce que chômer veut dire?, de Jean-François Laé, professeur au département de sociologie de l’université Paris 8.

Pour les autres : Baptiste Coulmont, maître de conférences, est invité dans l’émission “Planète Terre” (France Culture), le mardi 23 mai à 14h (et, le 5 juin, dans l’émission “Lahaie, l’amour et vous”, sur RMC), suite à la parution de son livre Sex-shops, une histoire française (Ed. Dilecta, avec I. Roca Ortiz).
Pour écouter l’émission “Planète Terre” (format real media)
Pour écouter l’émission “Planète Terre” au format mp3

Réussite au CAPES de sciences sociales

Quatre candidats ayant effectué — cette année ou avant — leur préparation au département de sociologie de Paris 8 (dans la préparation au CAPES de sciences sociales, commune avec Paris 12) sont admissibles :

Vincent Agius
Sylvain Grumelart (en candidat libre)
Anne Lasserre (CAFEP)
Delphine Olivan
Sophie Venetitay

Félicitations à elles et eux, et bon courage pour les oraux.
Pour plus d’informations sur le CAPES de sciences économiques et sociales et sa préparation à Paris 8 (sous la responsabilité de Christelle Avril), consultez la page “CAPES de S.E.S.”

Postes 19MCF210 et 19MCF223 : auditions

Les auditions ont lieu dans la salle “B336”. Attention, le bâtiment B est composé de deux bâtiments distincts (la salle B336 se trouve au troisième étage du morceau de bâtiment le plus éloigné de l’entrée de l’université. Lien vers un plan du campus).
L’université Paris 8 se trouve face à la sortie du terminus de la Ligne 13 (station Saint-Denis, Université).

Poste 19MCF0210 – sociologie du travail
Auditions le 24 mai 2007 : matin

Les auditions pour le poste 19MCF0210 – sociologie du travail auront lieu à l’université Paris 8, département de sociologie, salle B336.

9h – Nicolas Jounin
9h30 – Frederic Poulard
10h – Laure Pitti
10h30 – Xavier Roux
11h – Stephane Portet (désistement)
11h30 – Caroline Datchary (désistement)
12h – Alexandra Bidet

Poste 19MC0223 – sociologie des mouvements sociaux, Maghreb, immigration
Auditions le 24 mai 2007 : après-midi

Les auditions pour le poste 19MCF0223 – sociologie du travail auront lieu à l’université Paris 8, département de sociologie, salle B336.

14h30 Laure Pitti
15h Aurélie Damamme
15h30 Choukri Hmed
16h Jim House
16h30 Didier Le Saout
17h Frédéric Vairel
17h30 Sylvain Laurens

Durée : 30 minutes (10 à 15 minutes d’exposé oral, puis questions)

Composition de la commission

Note : la salle **n’est pas** équipée pour l’utilisation de transparents ou de présentations vidéo.

Rapports de la commission de spécialistes : les candidat-e-s (auditionnés ou non) ont le droit de demander copie des rapports écrits de la commission de spécialistes. Celles et ceux qui le souhaitent doivent contacter le président de la commission, M. Jean-François Laé, par écrit : M. Jean-François Laé, Département de Sociologie, Université Paris 8, 2 rue de la Liberté, 93526 Saint-Denis Cedex.

Carte :

31 mars / 7 avril 2007 : deuxième stage de terrain

31 mars / 7 avril 2007 : deuxième stage de terrain à Brégnier-Cordon (01) pour les étudiants de la licence de sociologie

Tout comme le stage de terrain du 1er semestre (cf. archives novembre 06 du site), celui du 2ème semestre s’est déroulé à Brégnier-Cordon (01).
Y ont participé, cette fois-ci, sept étudiant(e)s de L1 à L3, encadrés par Ingolf Diener et Michel Samuel, avec le concours de Françoise de Barros.


Avant le retour sur Paris, Kheïra photographie ses six collègues étudiants et les deux enseignants qui ont accompagné le stage, sur le parking de la Maison des Isles, le lieu d’hébergement.

A la différence de la première expérience, les étudiant(e)s ont choisi  leurs sujets avant le départ et pris les premiers rendez-vous avant d’arriver sur place.


Ingolf, James et Kheïra prenant rendez-vous à l’accueil de la mairie des Avenières.


Kheïra prend rendez-vous durant un trajet en voiture.

Les enquêtes se sont organisés autour de cinq thèmes :

· Anaïs : la transmission des exploitations agricoles
· Clémence et Elsa D : l’agriculture biologique, pratiques et représentations
· Elsa D : la Confédération paysanne dans l’avant-pays savoyard
· Kheira et Souphian : le skatepark des Avenières, un équipement urbain en milieu rural
· James : l’urbanisation en milieu rural.

ANA?S

Une recherche sur la transmission des exploitations agricoles suppose l’acquisition de quelques réflexes quand on mène un entretien autour des
structures familiales. Ce petit dialogue entre un enseignant et une étudiante, lors de l’analyse d’un entretien, l’illustre.
– L’étudiante : “Il a transmis son exploitation à son petit neveu, qui est en GAEC avec son père.?
– L’enseignant : “Le père, c’est le fils de sa soeur ou le mari de sa nièce ??
– L’étudiante : “Je ne sais pas.?
– L’enseignant : “C’est sa soeur aînée ou cadette ??
– L’étudiante : “Euh….?
– L’enseignant : “Il a eu des enfants à qui il aurait pu transmettre ??
– L’étudiante : “…?
– L’enseignant : “Il va falloir rappeler pour complèter !?
– L’étudiante : “Oui, je crois !?

CLÉMENCE & ELSA M.

Nous sommes parties avec une vision très abstraite du “bio?. Nos enquêtes sur les lieux de commercialisation des produits bio, mais surtout nos rencontres avec des artisans (artistes ?) du bio, fortement engagés au quotidien, entreprenants, innovants, ayant une approche globale du rapport à la nature, nous ont permis de découvrir des réalités concrètes assez complexes.
Une semaine de stage à plein temps nous a permis d’être de plus en plus à l’aise avec notre sujet, de creuser notre problématique et de faire
évoluer nos entretiens en prenant en compte les observations d’Ingolf et de Michel.
Ce stage, c’est aussi une manière originale de rencontrer des étudiants et des professeurs dans un environnement agréable !


Clémence s’étonne de découvrir la diversité des labels présentant la viande dans un rayon de supermarché.


L’exploitation d’une de nos informatrices bio, dans l’avant-pays savoyard

ELSA D.

Le thème que j’avais choisi avant le départ était “la Confédération Paysanne?. Le siège de Savoie de cette organisation paysanne m’a
transmis les coordonnées de cinq adhérents. Au cours des rencontres avec ces agriculteurs, mon questionnement s’est précisé. Quel est le profil
des militants de la Confédération Paysanne dans l’avant-pays savoyard ?
Cette étude m’a aussi permis de découvrir certaines réalités du métier d’agriculteur et du monde agricole.

JAMES

M’intéressant à l’urbanisation en milieu rural, j’ai étudié une opération en cours dans la commune des Avenières, le projet
d’aménagement de l’îlot Nord. Mais les transformations urbaines ont une longue histoire, que j’ai cherché à illustrer par la démarche suivante :
en respectant les mêmes angles de prise de vue, j’ai photographié l’aspect actuel des rues du centre du bourg pour le comparer avec les
cartes postales anciennes datant du début du XX° siècle.

KHE?RA & SOUPHIAN

Avant de partir sur le terrain, nous avions l’idée de travailler sur la sociabilité et les loisirs liés aux équipements culturels et sportifs
d’une commune de l’Isère : Les Avenières. Lors d’un premier repérage, nous avons été surpris de constater l’existence d’un skate park, soit un
équipement de la culture urbaine en milieu rural. Pourquoi cet équipement ? Quelles pratiques se sont développées à partir de lui ?
Nous avons cherché à répondre à ces questions en interrogeant le maire, deux animateurs du centre social, le président de l’association des
skaters, en étudiant des documents et des articles dans les archives municipales, en faisant des observations in situ.


Le skate park des Avenières : un équipement de la culture urbaine en milieu rural.


Des pratiques observées sur le skate park : deux enfants évoluant en roller, deux autres utilisant un module comme toboggan.

Une chambre en ville

Claire Lévy-Vroelant, professeure au département de sociologie de l’université Paris VIII, publie ce mois-ci Une chambre en ville (avec Alain Faure, historien)

Chambre en ville Levy Vroelant Alain FaureCet ouvrage retrace l’histoire méconnue d’un secteur du logement populaire à Paris: les «garnis», à savoir les maisons et hôtels meublés à destination des salariés modestes et des ouvriers. Certains drames de l’année 2005 (incendie de l’hôtel Paris-Opéra: 25 morts) ont de nouveau attiré l’attention sur les rares hôtels meublés qui subsistent aujourd’hui, vétustes et surpeuplés, signe de la pénurie de logements pour les plus démunis. Or, jadis, ces établissements pullulaient dans Paris: près de 10000 logeurs en 1880, et près de 200000 personnes logées ; au toutdébutdes années 1930, avant la crise économique, près de 350000 Parisiens (11% de la population de la capitale !) ne vivaientpas dans leurs meubles. Le migrant d’origine provinciale ou étrangère venan tà Paris pour travailler s’installait tout naturellement à l’hôtel. Avoir une chambre en ville, c’était le gage banal d’une indépendance minimum. Cette fonction de sas valait surtout pour les hommes; les femmes, à leur arrivée à Paris, occupaient plutôt des emplois où elles étaient nourries et logées.
Avec la crise économique des années 1930, le secteur commença un lent déclin. Au momentde la crise du logement des années 1950, l’hôtel meublé retrouva un second souffle. Le déclin s’accéléra ensuite dans les années 1960. Le garni était devenu dans l’opinion et pour l’État synonyme de taudis et de logement insalubre, destructeur de la famille et de la morale et une partie de ses habitants put accéder au logement social de masse. Subsistèrent
longtemps des formes particulières d’accueil des plus pauvres : vieilles maisons insalubres du centre etdes faubourgs, bidonvilles, foyers de travailleurs, cités de transit… Rôle rempli auparavant– et souvent infiniment mieux – par le garni.
Maintenus en vie comme substitut dérisoire au logement social déficient, ou bien transformés en «résidences sociales», les hôtels sontaujourd’hui bien loin de leur rôle ancien d’habitat de transition entre migration et intégration en ville. Leur survivance, signe de la misère des temps, estaussi le gage du maintien des plus pauvres dans la ville.

Références :
Titre : Une chambre en ville. Hôtels meublés et garnis à Paris 1860-1990
Auteur : Alain Faure et Claire Lévy-Vroelant
Editions : Créaphis (Grâne)
ISBN : 978-2-9136-1095-8
Présentation de l’ouvrage (PDF)

Intervention télévisée de Denis Bertrand, Directeur de l’ UFR 4

La chaîne « Public Sénat » diffuse ce vendredi 4 mai, à 16h30 et 22h, l’émission « Entre les mots », documentaire de 45 minutes, qui revient sur les principaux discours des deux candidats à la présidence jusqu’aux résultats du premier tour. Ces discours seront décryptés par quatre spécialistes du langage, des médias et de la politique (gestuelle, mots utilisés, thématiques, codes couleurs). Parmi ces spécialistes, Denis Bertrand, sémioticien, directeur de notre UFR…

Les États-généraux de Paris 8

Aux membres des personnels enseignants et IATOSS,

Chers collègues,

Le 14 mai prochain se tiendra dans l’Amphi D, de 9h30 à 17h30, la première étape des Etats généraux de Paris 8.
Ces dernières années, notre université a connu de nombreuses transformations : changement du public étudiant, renouvellement des personnels enseignants et administratifs, réforme du LMD, Pacte pour la recherche, etc.. Par ailleurs, le monde dans lequel nous évoluons a changé. Les enjeux socio-économiques, les relations avec les autres institutions, nos partenaires, ainsi que  les autres pays sont également en profonde mutation. Ces changements nécessitent une réflexion en profondeur intéressant l’ensemble de la communauté universitaire. Les Etats généraux sont l’occasion de sortir du quotidien, afin de se donner les moyens  d’engager une vaste réflexion sur notre institution et son avenir. Ils sont aussi un moyen pour définir ensemble un nouveau projet collectif pour Paris 8, comme pour l’université française en général.
Cette journée sera la première étape marquante de la réflexion engagée depuis un an et préparera les Etats généraux de l’automne 2007 qui se tiendront dans la perspective du prochain plan quadriennal de notre université, du LMD « 2 » et de la réalisation de notre PRES.
Je vous invite à participer, dans la mesure de vos possibilités, aux débats qui auront lieu le 14 mai prochain, et à relayer au mieux cette information auprès de nos étudiants.
Dans l’attente de vous retrouver à l’occasion de cette journée, je vous prie, chers collègues, d’agréer l’expression de mes sentiments les meilleurs.
Pascal BINCZAK (président de l’université Paris 8)

_Etats généraux de Paris 8_ Lundi 14 mai 2007 9h30 – 17h30 Amphi D
_Programme_
o 9h30 Ouverture par le Président de l’Université « Autour de la réussite des étudiants »
o 9h45 « Accueil des étudiants à Paris 8 »
o 10h30 « La réussite des étudiants »
o 11h15 Pause café
o 11h30 « Questions pédagogiques » (bilan d’étape LMD, tranches horaires…)
o 12h15 Table ronde (pédagogie)
Pause déjeuner 12h45 – 14h00 « Vivre à Paris 8 »
o 14h00 « Cahiers de doléances des UFR »
o 15h00 « Sur la gouvernance »
o 15h45 Pause café
o 16h00 « Enseignement et recherche à Paris 8 » (métiers d’enseignant-chercheur, conditions de travail, relations internationales)
o 17h00 Table ronde (perspectives et propositions)
o 17h30 Clôture

Informations complémentaires sur la page des États-généraux