Archive for March, 2007

Femmes, genre, féminisme

Josette Trat, maîtresse de conférences au département de sociologie de l’université Paris VIII, a dirigé récemment un ouvrage de la collection “Cahiers de critique communiste” : Femmes, genre, féminisme

Si les dernières années ont vu se multiplier les commémorations d’épisodes des luttes féministes, le féminisme est aussi ringardisé, et ses détracteurs l’assimilent souvent à un seul courant ou un seul combat (la parité, le différentialisme, etc.) pour mieux le critiquer. Ces divers retours sur l’histoire laissent en général peu de place au courant féministe « lutte de classes », et aux luttes des femmes de l’immigration. Pourtant les débats récents qui ont traversé le mouvement féministe, notamment sur la parité ou le foulard, ont mis en évidence l’urgence à penser les rapports sociaux de sexe en les articulant aux rapports de classe et aux rapports Nord/Sud.
Quels sont les apports et les limites du queer pour penser le genre et pour lutter contre toutes les oppressions ? Quels sont les rapports entre les mouvements féministes et les mouvements gays et lesbiens ? Comment construire une solidarité féministe internationale ? Quels sont les effets de la mondialisation néolibérale sur l’oppression des femmes et sur leurs luttes à l’échelle mondiale ? Quel éclairage peut donner l’expérience de la Marche mondiale des femmes sur ces questions ?
Les questions des rapports de classe et celle du racisme ont été également remises au-devant de la scène par la révolte des banlieues dont les filles semblaient toutefois singulièrement absentes. Pourtant elles luttent contre le sexisme, sans tomber dans le piège de l’amalgame entre crime et banlieue. Le collectif Féminin-Masculin de Vitry est à ce titre exemplaire.
À l’heure où les retours en arrière sont toujours possibles, comme en atteste l’émergence d’un mouvement masculiniste, la construction d’un courant féministe se donnant pour objectif de changer radicalement la société reste nécessaire pour gagner l’égalité réelle entre hommes et femmes, mais aussi entre femmes.
pour en savoir plus…

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Exposition de photographies

Yazid Ben Hounet, ATER et anthropologue au département de sociologie de l’université Paris 8, organise, avec Sandra Guinand une exposition de photographies. Après la Suisse et l’EHESS, l’exposition arrive à la bibliothèque universitaire de Paris 8 :
SUD ORANAIS : ENTRE NOMADISME ET URBANITÉ
Exposition photographique
de Sandra Guinand et Yazid Ben Hounet
du 26 mars au 05 mai dans le Hall de la Bibliothèque Universitaire de Paris 8
L’exposition nous invite à un voyage en Algérie, dans la région des Monts des Ksour, aux frontières des Hautes Plaines steppiques et du grand Sahara. En découvrant les univers d’Ahmed, pasteur semi-nomade, et de Bendouina, cheminot à la retraite, « Sud Oranais : entre nomadisme et urbanité » se veut une plongée intimiste dans un territoire en pleine mutation et où nomadisme et urbanité s’imbriquent tant bien que mal.
Descriptif de l’exposition [PDF]

Groupe de travail M1-M2

Axel Pohn-Weidinger et Monia Sassi, étudiants en Master 2 recherche au département de sociologie à Paris 8, vous proposent de créer un groupe de travail sur la réalisation du mémoire de Master 1 et Master 2.
Nous souhaiterions partager nos expériences respectives de réflexion, de travail de terrain, et discuter ensemble des difficultés liées à l’écriture.
Nous pourrions envisager lors de réunions hebdomadaires (à partir de la semaine prochaine jusqu’en juillet par exemple) que chacun d’entre nous présente l’état de ses travaux, les questions qu’il se pose ou les difficultés rencontrées.
Le but est de pouvoir partager remarques, critiques et suggestions qui pourraient bénéficier aux uns et aux autres. Nous pourrions également mettre à profit ces rencontres pour diffuser l’information concernant les bourses, colloques, etc., ou encore l’accès aux différentes sources du savoir sociologique.
Nous vous invitons à une première prise de contact la semaine prochaine, le jeudi 29 mars à 16 heures, devant le bureau du Master de sociologie, salle B 348, (pour ceux qui ne pourraient arriver à l’heure, le secrétaire du Master Guy Briot, pourra vous indiquer la salle où se tiendra notre réunion).
Nous espérons vous y retrouver nombreux !
A jeudi,

Monia Sassi &
Axel Pohn-Weidinger
almendramia@hotmail.com
axel.pohn-weidinger@gmx.at

Didier Gazagnadou à Philadelphie

Didier Gazagnadou, professeur d’anthropologie au département de sociologie de l’université Paris 8, invité à l’université de Pennsylvanie par le Center for Ancient Studies pour un colloque intitulé : « Travel in ancient times », fera le vendredi 23 mars une communication ayant pour titre : « Who and what travelled by the postal relay systems in premodern Eurasia ? »

L’éducateur photographe

L’éducateur photographe, un article de Jean-François Laé, professeur de sociologie à l’université Paris VIII, et Numa Murard, dans la revue Mouvements.
D’un côté : L’insalubrité, le pauvre, l’enfant en famille ; de l’autre : les lieux de rédemption, le foyer pour célibataires : à Montréal, entre 1937-1955, la photographie renseigne la médecine et le travail social. Tant en Angleterre qu’en France, aux Etats Unis qu’au Canada, le pauvre est, on le sait, l’objet d’une remarquable attention à la fin du XIXe et au début du XXe siècles. Fruit de l’industrialisation, cette figure se fragmente en autant de lieux que de milieux. Or, cette fragmentation des lieux se décuple avec la photographie, déjà très présente dans l’activité médicale et psychiatrique ainsi que dans l’ethnologie folklorisante des Indiens d’Amérique. Soudain l’image violemment montre l’insupportable.
L’éducateur photographe… Lire la suite

Inscription au CAPES de sciences économiques et sociales

Les étudiants en L3, M1 ou M2 qui souhaiteraient préparer le Capes de SES à la rentrée prochaine dans le cadre de l’IUFM de Créteil (prépa Paris 8-Paris 12) peuvent (et doivent) se préinscrire dès maintenant sur le site de l’IUFM.
Un document sera disponible prochainement au secrétariat et en salle des enseignants de sociologie.
Christelle Avril, responsable de la préparation au CAPES, attire votre attention sur le fait que, contrairement à une idée reçue, les étudiants en sociologie ne réussissent pas moins bien ce Capes que les étudiants en éco.

CAPES de Sciences économiques et sociales : préinscriptions à l’IUFM à partir du 1er mars 2007
Université Paris 8 – Département de sociologie

> Le CAPES de SES est un concours de la fonction publique permettant d’enseigner les sciences économiques et sociales au lycée.
> Ce concours peut se préparer dans les IUFM à l’issue d’un L3, d’un M1 ou d’un M2.
> L’université Paris 8, en collaboration avec l’université Paris 12, propose une préparation au Capes de SES qui dépend de l’IUFM de Créteil
> L’inscription à l’IUFM de Créteil en vue de préparer le CAPES de SES est soumise à la sélection des dossiers par une commission qui se réunit en juin (et de nouveau en septembre s’il reste des places).
> L’admission à l’IUFM, pour l’année scolaire 2007-2008, suppose donc de se pré-inscrire dès maintenant sur le site de l’IUFM de Créteil à l’adresse suivante :
http://www.creteil.iufm.fr
> Vous recevrez ensuite un dossier que vous devrez rendre avant le 8 juin 2007 et qui sera examiné par la commission.
> Celle-ci se réunira à la mi-juin et les résultats seront affichés le 22 juin 2007 sur le site de l’IUFM.
Pour toute information complémentaire, contacter Christelle Avril, au département de sociologie de Paris 8 : christelle.avril@ens.fr
Plus d’informations : la page CAPES de sciences éco et sociales sur le site du département de sociologie.

Barbara Casciarri interviewée

Barbara Casciarri, anthropologue au département de sociologie de l’Université Paris 8, est actuellement responsable de l’antenne soudanaise du CEDEJ. Elle était récemment interviewée par l’AFP :
Boom or doom? Oil bonanza strains Sudan social fabric (par J.M. Mojon) :

Observers argue that many of the conflicts in Sudan — whether raging in Darfur, smouldering in the East or brewing in the north — are fueled by economic marginalisation and the struggle for resources.
“Seen at the macro-economic level, there is undeniable growth. But the story these numbers don’t tell is the social cost of liberalisation for most Sudanese,” says Barbara Casciarri, an anthropologist who heads the French research centre CEDEJ in Khartoum.
“If you scratch underneath the usual religious-ethnic label of the conflict, what you have in Darfur is the competition for access to resources,” she argues.
Mohammed Kabaj, a veteran economist, also says the repeated failure to give the country’s various regions equal education, health and development opportunities has been the main cause of instability.

(lien vers l’article en anglais)

En français :

L’économie soudanaise croît sans profiter à tous
Par Par Jean-Marc MOJON
lun 12 mar, 10h02       
KHARTOUM (AFP) – L’économie soudanaise, dopée par le pétrole, attire des investissements étrangers et génère de la croissance sans toutefois profiter à tous, au risque d’attiser les conflits qui agitent le pays.
Khartoum, la capitale, qui n’a pas beaucoup changé depuis la colonisation britannique, est en train de se transformer avec un hôtel futuriste, des bâtiments modernes, des cafés et des centres commerciaux.
“J’ai vu un type en costume au volant d’un Humvee”, une voiture tout-terrain américaine coûteuse, s’étonne Paul Kowk, un conducteur de rickshaw. “Où est-ce qu’il a eu l’argent ?”.
“Je parie qu’il vient du pétrole”, poursuit ce jeune homme qui vit dans la ceinture pauvre de Khartoum et originaire du sud, qu’il a fui comme des millions d’autres en raison du conflit qui a longtemps ensanglanté sa région.
Le gouvernement table sur une croissance à deux chiffres en 2007 et les indicateurs économiques sont au vert, le pays profitant des revenus du pétrole.
Khartoum voit en outre s’ériger sur le Nil “l’oeuf de Kadhafi”, nom donné à un hôtel en béton et en verre, de forme ovale, financé par le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi. En février, la ville s’est dotée d’un véritable cinq étoiles, Rotana al-Salam, un établissement hôtelier de standard international.
Loin des conflits dans certaines régions du plus vaste pays d’Afrique, Khartoum vit au rythme des affaires. La ville devient une sorte d’Eldorado pour hommes d’affaires et attire la main-d’oeuvre de pays voisins.
“J’ai travaillé en Arabie saoudite et au Liban, mais l’argent n’a jamais été aussi facile qu’ici”, s’extasie Fouda Abdel Monem, un ingénieur du bâtiment employé sur un chantier au nord de Khartoum.
“Le pays est sur la bonne voie. Il a besoin de tout et il suffit de venir et de ramasser les contrats”, affirme-t-il.
En dépit des sanctions américaines, l’investissement étranger a atteint en 2006 quelque 2,3 milliards de dollars, venant essentiellement d’Asie, assoiffée de pétrole.
Mais le miracle économique ne profite pas à tous.
Dans certains quartiers, la présence d’employés du pétrole et de personnel de l’ONU a provoqué une explosion des prix de l’immobilier comme des services.
“L’Etat nous lâche. Même l’électricité a été privatisée. Certains sont devenus trop riches, ce qui choque le reste de la population”, constate Amina, une enseignante universitaire à mi-temps qui gagne 300 dollars par mois.
Les spécialistes estiment que les conflits ouverts ou latents, comme au Darfour, dans l’ouest, sont le résultat de la marginalisation économique.
“Au niveau macro-économique, il y a une croissance, on ne peut pas le nier. Mais ce que cela ne dit pas, ce sont les coûts sociaux que cette libéralisation a entraînés pour la plupart des Soudanais”, relève Barbara Casciarri, une anthropologue qui dirige le centre de recherche français CEDEJ à Khartoum.
Pour elle, le conflit du Darfour se nourrit de “la compétition pour l’accès aux ressources” dans ce vaste pays difficile à gouverner du centre.
Mohammed Kabaj, un économiste, estime que les échecs répétés à donner aux régions des structures éducatives et de santé et la possibilité de se développer sont à l’origine de l’instabilité.
“En 1997, pas moins de 96% de la population du Darfour vivait sous le seuil de la pauvreté. J’y étais et j’ai dit au gouvernement que la guerre allait y éclater. La situation était la même dans l’est du pays”, dit-il.
“Les trois quarts de la population sont coupés du développement et l’agriculture doit être la locomotive du progrès”, estime-t-il.
“Le régime pense actuellement moderniser son armée, mais si les prix du pétrole chutent, ce sera la catastrophe. Modernisons d’abord la société avant de penser à la protéger”, plaide M. Kabaj.

Etats généraux de l’université

Lors de ses délibérations du 24 mars 2006, le Conseil d’administration de l’Université de Paris 8 a adopté, à l’unanimité, le principe de la tenue d’Etats Généraux. Ces Etats Généraux sont un moment de réflexion sur notre identité et notre projet collectif pour l’Université.
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Au département de sociologie :
Dans un premier temps (du 12 au 24 mars), il est décidé que chaque enseignant réserve une partie de son cours pour ouvrir une discussion avec les étudiants et recueille, si possible sous forme de textes écrits -signés ou anonymes- leurs réflexions, critiques, propositions relatives au fonctionnement de l’université. Les contributions écrites pourront être déposées par les enseignants à la coordination de l’UFR 4 en B 338. Un groupe d’enseignants se chargera ensuite de les lire, puis d’en faire un compte rendu lors de l’assemblée générale de l’UFR. Par ailleurs, un cahier permanent sera ouvert aussi en B 338 à destination des étudiants qui n’auront pu s’exprimer par cette voie, ainsi qu’à celle des enseignants et des personnels administratifs. Afin de lancer le débat avec les étudiants, nous vous proposons quelques pistes de réflexion (cette liste n’est bien sûr pas limitative), sachant bien évidemment que d’autres initiatives, démarches sont possibles. A chacun de jouer…

– l’accueil des étudiants
– les conditions matérielles de travail et d’étude
– les relations entre étudiants, enseignants et administration
– la définition des programmes d’enseignement
– la question des tranches horaires
– les modes de contrôle des connaissances
– la professionnalisation des études universitaires / la place de la recherche
– les finalités de l’université
– etc…

calendrier des opérations
Du 12 au 24 mars 2007 : recueil des « doléances » et des propositions
Mardi 27 mars (12h-15h) : début de la synthèse
Mardi 3 avril (12h-15h) : Assemblée générale de l’UFR

Pour plus d’informations :
voir aussi les précisions sur le site de l’UFR Histoire-littératures-sociologie
Sur le site principal de l’université : Les états généraux

Cours où il reste de la place

1- Aux étudiants inscrits en L 3 : il reste des places disponibles dans le stage de terrain que Michel Samuel et Ingolf Diener organisent dans le département de l’Ain du 31 mars au 7 avril. Les étudiants intéressés doivent les contacter le plus rapidement possible par mail ou venir se présenter au plus tard au cours du vendredi 9 mars, de 9 h à 12 h, salle B 332.
2- Aux étudiants ayant un bon niveau en anglais : il reste des places dans le cours de Baptiste Coulmont, Contemporary American Sociology (cours en anglais, peut être validé soit comme EC de sociologie, soit comme EC de langue). Les étudiants intéressés souhaitant en savoir plus doivent contacter le plus rapidement possible Baptiste Coulmont ou venir se présenter au plus tard au cours du vendredi 9 mars, de 9 h à 12 h, salle B 135