Archive for April, 2006

Informations : le Comité pour une validation équitable

Comité pour une Validation Equitable – Département de Sociologie – Le 28 avril 2006,

POURQUOI UN CVE ?
Présentation
A l’initiative d’étudiants et d’enseignants, un Comité pour une Validation Equitable a été mis en place au département de sociologie. Il est composé de trois enseignants (Marie Bonici, Roser Cusso, Michel Samuel) et de trois étudiantes (Sylvie Desruels M1, Pauline Fourcade L1, Violaine Penzini M1). [lien vers le site internet du Comité pour une Validation Equitable]
Nous pouvons dire que, lors des discussions de ces dernières semaines, une large partie des enseignants et des étudiants de notre département a exprimé un avis positif quant à l’initiative de la création du CVE.
Son objectif est de veiller à ce que soient respectées les décisions prises à l’unanimité par le Conseil d’Administration du 24 mars 2006 dans le contexte de mobilisation contre le CPE, « en ce qui concerne la validation qui ne devra pénaliser aucun étudiant et devra respecter l’égalité de tous ».
Son rôle :
L’intervention du CVE concerne la validation des E.C. du 2nd semestre.
Elle pourra avoir lieu à la demande des étudiants, et dès lors que ceux-ci auront au préalable discuté avec leurs enseignants sans parvenir à trouver une solution.
Chaque situation sera traitée au cas par cas.
Ainsi, le CVE prônera le dialogue entre étudiants et enseignants.
Le CVE : la continuité d’un soutien revendiqué
La communauté universitaire, à travers ses différentes décisions et motions, a fortement manifesté son soutien à cette mobilisation étudiante de grande ampleur. La création de ce type de comité est la continuité concrète de cette volonté affichée.
Même si l’attitude générale de la communauté universitaire de Paris 8 laisse penser qu’étudiants et enseignants s’entendront sur les modalités de validation, il est possible que certains étudiants aient des difficultés à dépasser la « barrière » du dialogue avec leurs enseignants.
Nous espérons que ce comité n’aura pas à traiter de recours proprement dit. Le CVE se veut avant tout une instance médiatrice rassurante incitant au dialogue. En aucun cas il n’a été conçu comme un instrument de contrainte de la « liberté » d’enseignement, ni n’est issu d’une « méfiance » quelconque à l’égard des enseignants.
Comité pour une Validation Equitable

Aucun étudiant ne doit pâtir, en termes de validation, du fait de s’être mobilisé durant le mouvement social « anti-cpe ».
Aussi, si vous ne parvenez à trouver un terrain d’entente avec vos enseignants, n’hésitez pas à nous contacter :
mail : cve-socio@aliceadsl.fr
site internet : http://cve-socio.over-blog.com

Permanences du CVE pour la semaine du 02/05 au 05/05
Les permanences suivantes auront lieu à côté de la salle des professeurs au département de sociologie:
– Mardi 02/05 de 13h à 18h
– Mercredi 03/05 de 14h à 15h
– Jeudi 04/05 de 11h30 à 14h
– Vendredi 05/05 de 14h à 17h

– Mardi 09/05 de 15h30 à 16h30
– Mercredi 10/05 de 14h à 15h
– Jeudi 11/05 de 13h30 à 15h30
– Vendredi 12/05 de 14h à 17h

– Mardi 16/05 de 15h30 à 16h30
– Mercredi 17/05 de 14h à 15h
– Jeudi 18/05 de 13h30 à 15h30
– Vendredi 19/05 de 14h à 17h

Terrains en anthropologie de la pauvreté

Terrains en anthropologie de la pauvreté : pratiques et éthique
Laboratoire d’Anthropologie Urbaine
CNRS – 27 rue Paul Bert – Ivry sur Seine
M° Porte de Choisy ou Porte d’Ivry
Jeudi 4 Mai 2006 Salle de Conférences – 9 h 30 à 17 h
Journée d’étude du GREP — Responsable Daniel Terrolle

A partir de divers exemples de terrain menés en anthropologie dans le cadre de l’étude des populations sans-logis, les chercheurs s’attacheront à mettre en évidence les difficultés rencontrées lors de l’accès au terrain, dans la construction de l’objet et dans la diffusion de leurs travaux.
A travers leurs témoignages, cette journée s’attachera à cerner la question de l’éthique professionnelle au regard de ces diverses expériences et à repérer, dans le cadre de cette thématique “sensible?, les contraintes multiples qu’elle est amenée à subir.
Quelle position peut alors être celle de l’anthropologue relativement à l’objet scientifique qu’il doit construire dans ce contexte ?

• 9 h 30 Introduction (D. Terrolle, LAU)
• 10 h La question de l’accueil dans les associations caritatives contemporaines à travers l’exemple des ESI (Espace Social d’Insertion) : place de l’ethnologue et relations avec les plus démunis (A. Clot, Doctorante Paris V – Sorbonne, CERLIS)
• 11 h Sans concession : le chercheur face à ses “partenaires“ (N. Jouenne, LAU, hors statut)

• 12 h 30 (Possibilité de déjeuner à la cafétéria CNRS)

• 14 h De l’adaptation à la contorsion : la place du chercheur et les relations d’enquête dans une recherche sur les femmes sans-domicile en région parisienne (C. Amistani, LAU, ANDESI)
• 15 h Ethique et terrains sensibles (D. Terrolle, LAU)
• 16 h 30 Synthèse et conclusion (D. Terrolle, LAU)

Claude Dargent dans Libération

Le problème de l’inégalité face à l’école ne se situe pas au niveau des classes préparatoires.
Par CLAUDE DARGENT professeur de sociologie à l’université Paris-VIII, Saint-Denis et à Sciences-Po.
Libération, mardi 25 avril 2006

L’idée formulée il y a quinze mois par Patrick Weil tourne beaucoup ces derniers temps : la lutte contre l’inégalité face à l’école passerait par un accès automatique d’un pourcentage minimal de bacheliers issus de chaque lycée dans les classes préparatoires aux grandes écoles. On reconnaît là un avatar du dispositif qui a fait ses preuves à Sciences-Po, contre les sceptiques de tous bords : ménager une voie spéciale d’accès aux meilleurs élèves des lycées implantés en Zone d’éducation prioritaire (ZEP). Malheureusement, une excellente idée appliquée à une petite échelle peut devenir bien mauvaise si elle se trouve généralisée : la réussite du système adopté par Sciences-Po repose sur une démarche contractuelle avec quelques établissements et n’a rien de commun avec un système aveugle de quota au plan national ,qui mettrait en jeu des milliers de lycées.
Une fois de plus, on centre d’ailleurs le débat sur l’enseignement supérieur autour des classes préparatoires. On ferait mieux de songer enfin à remédier au scandale de l’état de nos universités. Le mouvement récent contre le CPE vient d’ailleurs une nouvelle fois de traduire l’inquiétude des étudiants qui y sont inscrits des étudiants dont le comportement a contrasté avec celui de leurs camarades des classes préparatoires et des grandes écoles, beaucoup moins mobilisés. Le gouvernement l’a bien vu qui punit une fois de plus les universités, en refusant de les aider à réparer les déprédations qu’elles ont subies en marge du mouvement…
Mais plus profondément, le sentiment d’une inégalité de traitement est pleinement justifié si on en juge par l’effort que consent l’Etat sur le long terme. Sait-on assez combien coûte au contribuable un élève de classes préparatoires aujourd’hui en France ? 13 760 euros. Et un étudiant en première année de premier cycle à l’université ? 6 700 euros. On le voit, l’Etat dépense deux fois plus pour les enfants des classes supérieures, qui dominent dans les prépas, que pour ceux des classes moyennes et populaires, qui sont cantonnés à l’université. Cela s’appelle la redistribution à l’envers…
Ces chiffres traduisent le dualisme du système français d’enseignement : d’un côté, le secteur sélectif (classes prépa grandes écoles, IUT, STS), de l’autre, les universités où sont contraints d’étudier les bacheliers qui n’ont pu accéder à la voie royale. Soit, dira-t-on, mais tout système scolaire ne doit-il pas être sélectif ? Certes. Mais à condition que les chances ne soient point trop inégales. En France, on est loin du compte.
Si la faiblesse de l’admission des jeunes issus des catégories populaires en classes préparatoires constitue un sujet flagrant d’indignation, croire que l’ouverture forcée des prépas aux élèves de ces milieux sociaux se traduira mécaniquement par leur entrée à X, HEC ou l’ENS témoignerait d’une évidente naïveté sociologique. S’ils ne sont pas effondrés une fois admis à Sciences-Po, c’est que les étudiants issus des ZEP y bénéficient d’un encadrement particulier qui les aide à réussir le diplôme. Une fois entrés en prépa, tout reste à faire. Et pour y avoir enseigné, je peux témoigner combien, dans cet univers de concurrence effrénée, il est difficile pour les enseignants de s’occuper des plus faibles, sous peine de compromettre définitivement les résultats de l’ensemble de la classe. Le couperet du concours risque donc in fine de décimer ce quota d’élèves d’origine modeste introduit autoritairement. Et leur accorder un soutien renforcé aboutirait à renforcer l’écart de coût que je viens de rappeler, au bénéfice d’élèves qui ont une forte probabilité de ne pas franchir la barrière du concours. D’autant que, entre un nombre élevé d’heures de cours et les interrogations orales, ces classes sont déjà très encadrées en terme d’emploi du temps.
D’ailleurs, où inscrirait-on ces nouveaux élèves de classes préparatoires ? A Louis-le-Grand, à Henri-IV, au lycée du Parc ? Voilà qui les condamnerait à une mort scolaire certaine à brève échéance. Dans les classes aux résultats plus modestes implantées en province ou en banlieue ? Ce serait renforcer la hiérarchie entre les prépas des « grands» lycées parisiens et celles des autres établissements. Au bout du compte, ce dispositif aboutirait à augmenter les inégalités territoriales, déjà très choquantes aujourd’hui sur ce dossier. En sociologie de l’enseignement plus qu’ailleurs, l’enfer est pavé de bonnes intentions…
Croire qu’on résoudra le problème de l’inégalité face à l’école en le traitant au niveau des classes préparatoires est donc illusoire : tout se joue bien en amont de l’enseignement supérieur. Lutter contre l’inégalité sociale, qui caractérise notre système scolaire, passe d’abord par une véritable limitation des effectifs des classes en ZEP et par un vrai avantage en terme de moyens affectés, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.
S’agissant de l’enseignement supérieur, plutôt que d’accroître encore le fossé entre les universités et les grandes écoles, il faut au contraire ménager aux classes moyennes et populaires des parcours de réussite via l’université. D’abord en consentant l’effort financier permettant de doter les premiers cycles à un niveau décent, qui s’approche de celui des filières sélectives. En échange, les universités devront se réformer pour faire diminuer le taux dramatiquement élevé des sorties sans diplôme. Mais cela suppose des mesures d’accompagnement, comme obliger les IUT et les STS à ne recruter que des bacheliers technologiques, dont ils constituent le débouché naturel, au lieu pour les premiers d’accorder plus des deux tiers des places dont ils disposent aux bacheliers d’enseignement général. C’est infiniment plus cohérent du point de vue de la formation reçue, et cela développera une orientation positive vers les filières technologiques en lycée. En contrepartie, il faudra mettre en place dès la première année de premier cycle des parcours adaptés à ces bacheliers, qui y échouent massivement aujourd’hui. On pourra alors, en augmentant les admissions parallèles en provenance de l’université, parvenir à une plus grande diversité sociale des élèves des grandes écoles. Autrement, le remède risque d’être pire encore que le mal que l’on constate actuellement. C’est tout dire.

Claude Dargent

Message de la présidence de l’université

Ci-dessous un message du président de Paris 8 (qui n’a pas été publié sur le site principal de l’université)

A l’attention des membres de la communauté universitaire de l’Université Paris 8,
A la suite de la première information diffusée ce jour et concernant l’organisation pédagogique des rattrapages au mois de juin, la Présidence décide les points d’organisation suivants :
L’Université sera fermée ce jeudi 6 avril 2006 à partir de 17 heures jusqu’au lundi 24 avril au matin.
Cette mesure est impérative pour des raisons draconiennes de sécurité et s’applique à toutes les catégories de personnels et d’usagers de l’Université.
Cette mesure vaut également pour la Bibliothèque Universitaire et pour le « bocal » informatique.
La Présidence

Pour vous tenir au courant :
Site de l’UFR4 Histoire, littératures, sociologie
Site d’étudiants en histoire (informations)
Un autre site, Paris8agora (informations)
Site d’une étudiante en sociologie de Paris 8

Réunion enseignants / étudiants

Une réunion du département de sociologie est prévue le vendredi 28 avril à 10h, élargie aux étudiants, pour régler les questions d’évaluation des enseignements du second semestre 05/06.

Pour vous tenir au courant, consultez régulièrement :
Site de l’UFR4 Histoire, littératures, sociologie
Site d’étudiants en histoire (informations)
Un autre site, Paris8agora (informations)
Site d’une étudiante en sociologie de Paris 8

Reprise de contact

Durant la semaine de la rentrée (24 – 29 avril) chaque étudiant devra impérativement reprendre contact avec les enseignants au début des différents cours auxquels il est inscrit.

Pour vous tenir au courant :
Site de l’UFR4 Histoire, littératures, sociologie
Site d’étudiants en histoire (informations)
Un autre site, Paris8agora (informations)
Site d’une étudiante en sociologie de Paris 8

Permanences de Josette Trat / Cours de Pierre Bonte / Cours de Aline Hémond

Josette TRAT propose 3 permanences pour renouer le contact avec ses étudiant-e-s les mercredi 5 et jeudi 6 avril. A cette occasion, elle proposera un travail pour avancer dans la validation des EC :
Mercredi 5 avril entre 15 et 18 h. en B. 3ème étage salle des enseignants de socio.
Jeudi 6 avril entre 9h et 10h30, même salle
Jeudi 6 avril entre 15h et 18h, même salle.

Pierre Bonte, chargé de cours, demande aux étudiants de prendre connaissance de son cours, Anthropologie des sociétés nomades.

Message de Aline Hémond :
INFORMATION pour le cours de “Terrain en anthropologie esthétique” :
QUATRE TEXTES (de P. Bourdieu, C. Lévi-Strauss, R. Layton, Franz Boas) SONT A LIRE POUR LA RENTREE (mercredi 3 mai) (PDF). LES PHOTOCOPIES SONT A RETIRER AU SECRETARIAT DE LICENCE.

LIRE ATTENTIVEMENT LES DOCUMENTS INDIQUANT LE TRAVAIL PERSONNEL DE L’ETUDIANT A FOURNIR POUR LA RENTREE (PDF).
ATTENTION : Le mode d’évaluation a été modifié par rapport aux indications données en début de semestre. Ceci dans le but de ne pénaliser aucun participant au mouvement social et de permettre à tous de continuer à travailler de manière personnelle.
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INFORMATION pour le cours d’ “Anthropologie politique (Amérique latine)
LIRE ATTENTIVEMENT LES DOCUMENTS INDIQUANT LE TRAVAIL PERSONNEL DE L’ETUDIANT A FOURNIR POUR LA RENTREE.
ATTENTION : Le mode d’évaluation a été modifié par rapport aux indications données en début de semestre. Ceci dans le but de ne pénaliser aucun participant au mouvement social et de permettre à tous de continuer à travailler de manière personnelle.
Document 1
Document 2
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