Archive for June, 2005

Femmes et violences

L’IME (Institut Maghreb Europe, Paris8) et le GTM (Genre Travail Mobilités, CNRS/ Paris8/Paris10)

Organisent Samedi 25 juin 2005 une journée d’études à l’Université Paris VIII (Vincennes à Saint-Denis)
(Métro ligne 13 Saint Denis université, Salle C008)

FEMMES ET VIOLENCES

Le matin
Présidence: Aïssa KADRI, Directeur de l’Institut Maghreb-Europe

9h- 9h 20 Nasséra MERAH, doctorante IME-Paris 8: «Discours sur les droits des femmes dans l’histoire contemporaine de l’Algérie»
9h20 – 9h40 Nadia AGSOUS, doctorante IME-Paris8: «La violence symbolique : de la domination masculine dans le Code de la famille»
9h40 -10h Laila HAMILI: doctorante à l’EHESS: «Les femmes Marocaines issues des classes populaires et la Moudawana»

Débat – Pause

10h30 – 10h50 Marguerite ROLLINDE, chercheure IME-Paris8: «Femmes et prison au Maroc»
10H50 -11h10 Berkaoum FERHATI, chercheure CNRPAH, Alger: «La lutte contre l’excision au Soudan. Entre politique volontariste, résistance sociale et globalisation»
11h10 -11h30 Christelle HAMEL, chercheure INED: «Rapports sociaux de sexe, rapports sociaux racistes: l’exemple des tournantes»

Débat – Repas

L’après midi
Présidence: Mourad Yelles, M.C. Université d’Alger/Inalco

14h30-14h50 Dalila MORSLY, professeure de linguistique, Université d’Angers: «Combat de femmes: la dure vie d’une institutrice»
14h-50 -15h10 Ouanessa TENGOUR, chercheure CRASC, Oran: «Guerres des femmes»

Débat – Pause

15h40 – 16h Zineb ALI-BENALI, MCF-HDR Paris8: «Devenir sujet de son corps. Parcours de femmes dans la littérature algérienne»
16h – 16h20 Hind TENGOUR, doctorante Paris3: «Mémoire du corps de Ahlam Mosteghanemi»

Débat – Clôture de la journée

Actualité des enseignants

Jean-François Laé, professeur au département de sociologie de l’université Paris VIII, enseignera de janvier à mai 2006 dans le département de sociologie de l’Université de Montréal, un cours de premier cycle – “Débats théoriques contemporains – La généalogie chez Michel Foucault“; ainsi qu’un séminaire de deuxième et troisième cycles “Sociologie de la pauvreté“.
Marie Bonici a été recrutée comme ATER (Attachée temporaire d’enseignement et de recherche) ; sa thèse, en cours de rédaction, aura pour titre : “Du couple à la famille : analyse sociologique des changements sociaux liés à la naissance des enfants”. Elle est rattaché au laboratoire GRASS.
Les recherches de Thomas Sauvadet : Processus de ghettoïsation et mode de socialisation ont été présentées en détail dans le Journal de Paris VIII.

Réunion Master enseignants/étudiants : 15 juin, 15h, salle B336

Une réunion d’information sur le Master aura lieu le mercredi 15 juin 2005 à 15h – RdV salle B 336.
De nombreuses informations (brochure, conditions d’inscription, présentation du master pro) sont disponibles sur la page Master en sociologie.

Une enquête sur les étudiants et la religion

Mercredi 8 juin ont été présentés, dans le cadre du séminaire du Groupe d’Etudes et de Recherche sur les Mouvements Etudiants, les premiers résultats d’une enquête dirigée par Charles Soulié et portant sur les pratiques religieuses des étudiants de l’université Paris 8. Plusieurs étudiants de l’université participaient à cette exposition de l’enquête :

L’univers des services (Bercot et de Coninck)

Régine Bercot (professeure au département de sociologie, co-responsable du master de sociologie) et Frédéric de Coninck viennent de publier, aux éditions L’Harmattan, un ouvrage intitulé L’Univers des services :

Cet ouvrage repose sur un pari : au delà de la diversité des secteurs qui fournissent un service, il est possible de faire état de proximités. On voit resurgir des tensions, et des enjeux semblables. Au-delà de telle ou telle relation de service particulière, les processus qui permettent de produire le service s’organisent à partir de modes analogues.
Cet ouvrage tend à montrer qu’il est pertinent de parler de modèle d’organisation y compris dans les services. Des enquêtes de terrain importantes ont été conduites dans de grandes entreprises de service. Leur analyse permet de faire apparaître des convergences dans des secteurs pourtant assez différents : transports ferroviaire et urbain, poste, télécommunications, assurance.
Les modèles reposent notamment sur la manière dont sont articulés le type de service, le type de clientèle servi, et le type d’organisation. service de masse, service personnalisé ou sur mesure, les formes organisationnelle diffèrent. On retrouve également des problématiques rencontrées dans le champ industriel ; on y observe les mêmes fractures entre salariés sur les représentations qu’ils se font du client.

Ont aussi participé à cet ouvrage Elisabeth Campagnac, Sophie Beauquier, Véronique Bruch, Julie Delmas et Philippe Zarifian.

Conduites à risques

Michel Joubert, directeur du département de sociologie de l’université Paris VIII, et Thomas Sauvadet, ATER au département, participent les 16 et 17 juin 2005 aux Rencontes de la prévention des conduites à risques qui se tiennent à la Bourse du Travail de Saint-Denis (pdf).

Il s’agit de poursuivre une re?flexion collective – et non simplement de diffuser des re?sultats ou de proposer des « bonnes pratiques » – en s’appuyant sur les processus de travail engage?s par la mission de pre?vention des conduites à risques avec les principaux acteurs du de?partement : qu’il s’agisse des « principes de re?fe?rence de la pre?vention des conduites à risques », de l’e?tude longitudinale sur les conduites à risques mene?e avec 1000 jeunes de 13-25 ans re?sidant en Seine-Saint-Denis, des me?thodes et apports de l’e?valuation des actions de pre?vention ou encore de la re?flexion sur les pratiques professionnelles

Sociologie des religions et du monde enseignant

Sous la direction de Charles Soulié, maître de conférences au département de sociologie, des étudiants de licence ont construit et fait passer environ 1300 questionnaires portant sur les pratiques religieuses de leurs camarades. Cette recherche s’est poursuivi, dans le cadre d’un cours sur la méthodologie de l’entretien sociologique, par la réalisation d’une trentaine d’entretiens avec d’autres étudiants.
Les premiers résultats de cette enquête (et expérience pédagogique) seront présentés le 8 juin 2005 entre 18h et 20h au Centre d’Histoire de Sciences Po (56 rue Jacob, 75006) dans le cadre d’un séminaire du Groupe d’études et de recherche sur les mouvements étudiants. Charles Soulié sera accompagné de deux étudiantes de licence ayant participé à l’enquête, N. Khan et G. Khaldi.
Par ailleurs, Charles Soulie?, Sylvia Faure et Mathias Millet viennent de rendre public un rapport intitulé Enquête exploratoire sur le travail des enseignants-chercheurs. Vers un bouleversement de la “table des valeurs académiques” ?, disponible au format PDF.
Le quotidien L’Humanité en a rendu compte ainsi :

Journal l’Humanité, Rubrique Société, Article paru dans l’édition du 3 juin 2005.
Universitaires chrono-phagocytés
Administration accaparante ou financements difficiles transforment le métier d’enseignant-chercheur. Première victime : la recherche.

Les enseignants-chercheurs sont en pleine mutation. Ils vivent un « bouleversement de leur table de valeurs académiques », d’après une étude (1) menée par Sylvie Faure, Charles Soulié et Matthias Millet, tous trois sociologues. Ces universitaires ont interrogé 507 de leurs collègues sur leurs conditions de travail, révélant un certain malaise : leur activité de recherche se rabougrit au profit de la très encombrante administration, accompagnant une dégradation de leur situation. La faute à « la massification des publics étudiants, la complexification des procédures de financement de la recherche, comme des réformes successives de l’enseignement supérieur et de la recherche », écrivent les auteurs de l’étude.
Motivée par le rapport Belloc, qui prône l’émergence au sein des universités d’enseignants à temps complet d’un côté et de chercheurs de l’autre (voir l’Humanité du 14 janvier 2004), cette étude sociologique vise à détailler « les contraintes pesant sur les universitaires ». Ses auteurs, mobilisés contre le rapport Belloc, se sont adressés prioritairement à « leur réseau » de connaissances, biaisant légèrement leurs résultats. « Nous avons toutefois fait l’effort de comparer la population de répondants à la population mère, corrige Charles Soulié, de l’université Paris-VIII. Nous avons ainsi constaté une différence de situations entre les disciplines et la façon dont nos collègues sont submergés par le travail administratif ».
D’une discipline à l’autre, chacun n’a en effet pas le même rapport à son travail. En lettres et, dans une moin- dre mesure, en sciences humaines, les universitaires évoluent généralement en individuels, en « artisans », tandis que les physiciens et les biologistes travaillent plus souvent en équipes, avec des fonds importants. Toutefois, dans tous les cas, les financements publics se font de plus en plus rares. Quelque 60 % des universitaires déclarent financer eux-mêmes leurs recherches. « Beaucoup d’universitaires disparaissent dans la recherche de contrats, ce qui imprime une démarche d’entreprise à leur travail. Les sujets sont alors plus appliqués à des problématiques ciblées », décrit Charles Soulié.
De fait, le métier d’enseignant-chercheur bute sur une difficulté majeure : le temps de la recherche, long, se conjugue mal avec « la temporalité en flux tendu de certaines activités administratives, comme la routinisation afférente aux activités pédagogiques ». La réforme des universités, dite LMD (licence-mastère-doctorat), en rajoute une couche en accentuant la « professionnalisation » des formations. Les universités se rassemblent alors en pôles d’excellence, au détriment des établissements modestes. « Quelle sera la part de l’évaluation pédagogique et administrative interne à l’université et l’évaluation scientifique externe ? » s’interroge Charles Soulié. « Le travail d’enseignants-chercheurs se transforme de plus en plus en celui de managers », regrette-t-il.
Vincent Defait
(1) http://www.afs-socio.fr/