| Opéra lieu de culture |
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Daniela DÜCKER
Lieux de culture : l'opéra
L'exemple de l'Opéra "Bastille" à Paris
Au cours de nos discussions précédentes, nous avons beaucoup parlé des musées en tant qu’institutions culturelles par excellence, entre autres des détails architecturaux de leur construction et surtout de l’aménagement des salles d’exposition. Je n’ajouterai rien de plus. Pourtant le sujet de ma thèse n’est pas très éloigné des questions que nous nous sommes posées concernant ce genre d’institution et de politique culturelle. Je voudrais présenter aujourd’hui les aspects de ma recherche de thèse qui concernent l’architecture des opéras. Il s’agit, en effet, d’une autre institution culturelle qui représente, presque de la même manière que le musée, la volonté d’un Etat ou d’une ville de se manifester sur le plan culturel.
Je me suis intéressée à l’architecture des opéras pas uniquement du point de vue de leur construction, mais dans un sens plus large, car l’architecture peut être le signe de nombreuses choses : Elle est le signe extérieur et clairement visible des connotations liées à la fonction du bâtiment. Avant sa construction, les responsables ont défini le plan pour l’ensemble architectural et le résultat répond ainsi à plusieurs questions :
1.Où cette institution sera-t-elle placée ? Dans quel environnement, à quel endroit éventuellement historique ? L’emplacement fait partie de toute une stratégie qu’a à sa disposition la culture politique pour se manifester, pour inviter le public, pour le guider vers le bâtiment et ainsi vers la culture.
2. De quelle manière veut-on afficher sa culture ? Quel aspect extérieur sera choisi ? L’exemple des opéras à Paris est déjà assez significatif : Le Palais Garnier est l’image même d’un palais luxurieux destiné à une couche sociale supérieure - L’Opéra Bastille, dans sa modernité sobre, se veut clairement fonctionnel et devrait manifester une ouverture vers le public et la ville.
3. Que voit-on à l’intérieur ? Comment accueillir le public, de quelle manière et vers où guider le visiteur / spectateur ? Comment préparer le public à ce qui l’attend ?
Il faut que le bâtiment corresponde, par sa fonctionnalité et par son esthétique, à la programmation prévue de spectacles. Des questions concernant l’organisation des spectacles, la technique, la rentabilité des services se posent.
L’exemple récent de l’Opéra Bastille représente, à mon avis, une bonne base pour étudier ces questions. Pour comparer, il faut évidemment s’intéresser aussi à des opéras existants, donc historiques, mais seulement une construction entièrement nouvelle permet de voir de quelle manière une politique culturelle moderne tente de répondre aux exigences d’aujourd’hui. Question qui se pose d’ailleurs pour toute institution culturelle quand on veut renouveler son image : est-ce qu’on aménage un bâtiment existant en lui donnant un nouvel aspect (comme le Louvre) ou préfère-t-on une construction ad hoc (comme la Bibliothèque de France) ? A titre de comparaison, observons le cas intéressant de l’Opéra de Lyon, dont l’intérieur est moderne, mais l’emplacement et l’aspect extérieur sont historiques.
L’Opéra Bastille permet - justement parce qu’il a été construit pour fonctionner à côté d’un bâtiment historique tel que le Palais Garnier, quelques parallèles intéressants et des réflexions à propos des sujets évoqués à l’instant.
Pour commencer, il faut donner quelques dates :
Depuis 1968, Pierre Boulez et Jean Vilar ont suggéré la construction d’un nouvel opéra pour Paris. La question était d’abord : deux opéras ou un nouveau à la place du Palais Garnier. L’idée est née en 1978 : début des rapports pour étudier le projet qui engloba dans un premier temps non seulement l’Opéra, mais toute la Cité de la musique (qui était, comme nous le savons, séparée de l’Opéra pendant la réalisation). La décision de construire un nouvel opéra à Paris a été connue le 9 mars 1982.
1982 janvier - avril - constitution du groupe de programmation - phase de programmation provisoire : études détaillées pour l’emplacement, la programmation des représentations, le budget, etc. début avril - programme provisoire - appel de candidatures plus références avril - lancement d’un concours d’idées fin août - résultats du concours d’idées - sélection de quelques concepteurs septembre - octobre - novembre - préparation du programme définitif compte tenu : - des résultats du concours d’idées - des affinements auxquels on aura procédé
novembre - lancement du concours pour avant-projet sur la base du programme définitif
1983 mars - avril - résultats du concours d’avant-projet - sélection d’un concepteur avril - juillet - affinement de l’avant-projet par travail écrit entre concepteur et maître d’ouvrage (cellule de base) juillet - août - APD (avant-projet détaillé) septembre - appels d’offre fin novembre - réponses - d’après plusieurs rapports, dont je vais parler plus tard, le concours a donc été lancé en juillet 1982 - 750 candidats se sont présentés - la décision finale est prise le 17 novembre 1983 : Carlos Ott est retenu
1984 - début des travaux en novembre
1989 - inauguration pour le bicentenaire, le 14 juillet avec Les Troyens d’Hector Berlioz
Les études préparatoires (rapports)Pourquoi un nouvel opéra pour Paris ?L’idée de construire à Paris l’exemple type de l’opéra du XXème siècle vient - bien évidemment - du Président de la République, François Mitterrand. Il répond ainsi non seulement à sa volonté propre de battre tous les records en construisant le plus grand opéra du monde, mais aussi à des suggestions de Pierre Boulez et Jean Vilar de redonner à la vie lyrique française une dimension vivante et contemporaine. Pour cela, il fallait augmenter sensiblement le nombre de places offertes, ce qui n’était pas possible en aménageant le Palais Garnier, dont les capacités d’accueil ne permettent pas à tout le public de voir et d’entendre dans des conditions idéales - fait connu ! L’exigence a été de réunir en un lieu propre des spectacles et un centre de production fonctionnel de haute technologie. La technologie du Palais Garnier étaient considérée comme dépassée, le théâtre jugé trop petit et le coût de la production trop élevé (manque d’atelier pour la fabrication des décors et costumes, donc location coûteuse, absence des salles de répétition permettant un travail des artistes simple et efficace). Pour faire une différence avec le Palais Garnier élitaire, l’idée de départ était de construire un « Opéra populaire » proclamant son ouverture à tous les domaines culturels et tourné vers un grand public - l’opéra étant le dernier à répondre à cette tendance. Il fallait donc un aspect extérieur qui correspondît à cette vocation et une programmation différente de celle de Garnier. La mission du nouvel opéra a été définie comme une « large entreprise de découverte des classiques avec une coloration légèrement plus marquée pour la musique française et les recherches contemporaines ». Pour attirer non seulement les habitués mais aussi un nouveau public, une programmation type a été élaborée (dont nous parlerons plus tard) et un schéma pour les artistes à engager désigné : pour attirer à l’opéra un nouveau public, deux éléments jouent un rôle déterminant : les vedettes et les œuvres très connues. Pour faire marcher le nouvel opéra, il faut se servir des deux, imposer par exemple des vedettes dans des œuvres d’accès plus difficile, et présenter des œuvres plus faciles avec la compagnie propre de la maison Après avoir trouvé suffisamment d’arguments pour imposer à Paris la construction d’un nouvel opéra, des rapports d’étude de Jean Vilar, Pierre Boulez, Pierre Béjart, Bloch-Lainé et Pierre-Jean Angremy ont préparé les décisions finales : où, comment et pour quel genre de représentations construire cet opéra.
Le choix de l’emplacementComme l’idée de départ était de construire non seulement un nouvel opéra mais toute une CITÉ DE LA MUSIQUE avec auditorium, conservatoire, musée de la musique ..., la question était : mettre tout ensemble - et, si oui, où ? - ou bien séparer les différentes fonctions -et alors, où mettre quelle partie ? Plusieurs endroit dans Paris ou à proximité ont été envisagés : la Villette, La Défense, Quai Citroën, Marne-la-Vallée, éventuellement la Bastille. Pendant la période d’étude, la décision a été prise de faire éclater le complexe trop lourd de la Cité de la musique qui engendrerait une masse ingérable de visiteurs (voies d’accès, parkings, etc.). Il y avait aussi le côté politique : on a voulu répartir le gâteau : « décentralisation oblige » (Pierre-Jean Angremy) Comme nous le savons, la Bastille a été choisie pour implanter l’Opéra. Pour le reste, ce sera la Villette. La construction du Nouvel Opéra sur l’emplacement de l’ancienne gare de la Bastille est justifiée par différents arguments, et en outre, l’excellente desserte de la Bastille, les effets possibles sur l’environnement urbain et tous les avantages que présentera pour l’Opéra une construction linéaire font du site l’une des meilleures solutions possibles.
Les caractéristiques du siteSa situation dans l’environnement urbainLa situation de la Bastille apparaît particulièrement favorable lorsque l’on prend en compte à la fois la densité de population et la variété des activités exercées dans les quartiers et arrondissements voisins. La ville est là, l’animation (commerces, cafés, restaurants ...) présente, même la nuit (contrairement à La Défense). L’environnement est en effet riche de potentialités de mise en valeur : - aux abords immédiats : jardin et port de plaisance du bassin de l’Arsenal, qui seront réalisés par la Ville dans les deux ans à venir ; réaménagement du terre-plein de la place de la Bastille face à la gare, après suppression du stationnement de surface ; aménagement du viaduc de la Bastille en promenade plantée ; - à proximité : reconstruction de la gare de Lyon actuellement en cours et réalisation, non loin, du Centre des sports et du parc de Bercy. Son accessibilitéL’importance de nœud d’échanges de lignes de métro (ligne no 1, Vincennes-Neuilly; ligne no 5, Place-Pantin; ligne no 8, Balard-Créteil) et de lignes d’autobus (lignes no 20, 29, 65, 69, 76, 86, 87, 91) situé sur la place de la Bastille, ainsi que la proximité de la gare de Lyon (ligne A de RER, réseau banlieue et grandes lignes de la SNCF) font de cet emplacement l’un des mieux desservis par les transports en commun de la région parisienne. En moins de trente minutes, plus de 1 300 000 personnes peuvent y accéder (soit près du double de la population comprise à l’intérieur de la même courbe isochrone pour les autres sites examinés, la Villette et La Défense). Les deux tiers de Paris - hormis seulement les arrondissements extérieurs de l’Ouest, les 15ème, 16 ème et 17 ème (en particulier grâce à la ligne A du RER et à la ligne no 8 du métro) sont ainsi à portée de la Bastille. En moins d’une heure, 5 300 000 personnes peuvent l’atteindre : de la totalité de Paris, depuis de très larges secteurs de banlieue est (12 à 15 km à vol d’oiseau) et de nombreuses communes des banlieues ouest par la ligne A du RER (Colombes, Nanterre, le Vésinet ...), sud et nord par ligne B (Enghien et Massy, par exemple). Les problèmes de circulation automobile et de stationnement dans le périmètre de la Bastille sont certes plus délicats, mais le réaménagement de la place, d’une part, la construction d’un parc de stationnement, d’autre part, devraient en partie les résoudre. On ajoutera que les possibilités offertes par les transports en commun devraient dans une certaine mesure limiter le nombre de spectateurs se rendant au Nouvel Opéra en voiture. Surface et configuration de l’emprise aménageableLe terrain utilisé sera, pour l’essentiel, celui qui appartenait à la SNCF et comprenait l’ancienne gare de la Bastille, ses cours de dégagement et l’amorce du viaduc de la Bastille aujourd’hui désaffecté ; trop petit en l’état pour recevoir l’Opéra, ce terrain devra être étendu à celui occupé actuellement par le cinéma Paramount, ce qui agrandira la façade sur la place, et à certaines parcelles situées le long de la rue de Charenton et à un espace vert donnant sur la même rue et appartenant à la Ville de Paris. Au total, l’emprise concernée atteindrait 20 840 m² et présenterait une largeur de 70 à 100 mètres sur une longueur de 250 mètres. Le plan d’occupation des sols de Paris permet sans difficulté d’appliquer à l’ensemble le coefficient d’occupation de 3,5 prévu pour les équipements publics, portant la capacité de construction à 70 000 m². En revanche, une modification devra être apportée au plafond de hauteur, actuellement fixé à 25 m et qui peut être suffisant pour un auditorium, mais pas pour l’Opéra, dont la cage de scène montera jusqu’à une hauteur de 45 à 50 m.
Le principal problème que posait ce site était celui de sa libération : - Les terrains SNCF faisaient l’objet de locations précaires à des activités commerciales et des expositions. Ils pouvaient par conséquent être libérés en quatre mois et sans indemnité; - Les parcelles situées du 12 au 22 rue de Charenton représentaient, elles, 4 500 m² au sol et 10 000 m² de surface de plancher occupés par 120 petits logements ou chambres et des activités en rez-de-chaussée et arrières des parcelles ( 6 000 m² - 60 emplois).
La libération du terrain supposait donc : - une déclaration d’utilité publique sur le périmètre conçu qui pouvait, si l’on se réfère aux indications fournies par l’Atelier parisien d’urbanisme sur des opérations semblables, conduire à une prise de possession effective dans un délai de 18 mois, compatible avec le début des travaux prévu pour 1984 ; - une opération de relogement, qui était possible dans le quartier, dans le cadre d’opérations publiques prévues (gare de Reuilly ou dans l’îlot municipal de Diderot-Mazas) ; - la prise en charge d’un coût foncier qui devait intégrer l’acquisition de l’emprise SNCF, celle des autres parcelles et les indemnités d’éviction. Contraintes du siteDu point de vue technique, la présence à moins de 17 m d’une couche de calcaire grossier permet de réaliser sans problème les fondations du bâtiment. La profondeur de la nappe phréatique (moins de 10 m) laisse la possibilité d’implanter trois niveaux de parking en sous-sol ; elle oblige, en revanche, à cuveler les dessous de la cage de scène. Par ailleurs, le terrain est longé sous la rue de Lyon par le tunnel de la ligne n° 1 de métro; la RATP a effectué en 1978 des mesures acoustiques dans le secteur et considère que le métro étant sur pneu et relativement à l’écart ( 10 m de la limite d’emprise), il ne devrait pas y avoir de transmission de vibrations. Ce point devra toutefois faire l’objet de vérifications compte tenu du haut niveau d’exigence acoustique de l’Opéra. Ce choix final a été apprécié et justifié aussi par l’architecte, Carlos Ott : Il a souligné que la Bastille marque une étape importante dans l’histoire de l’architecture urbaine et que le projet se présente comme un manifeste par rapport aux récentes attitudes urbaines : il s’oppose aux ruptures brutales et aux destructions dans le tissus des villes appliquées pendant les trente années dernières. La volonté de construire l’Opéra à la Bastille représente une reconquête du centre urbain par l’architecture de notre temps, « dans le respect de l’histoire des lieux et des hommes ». Et l’Opéra remplira le vide urbain qui marque la Bastille depuis la destruction de la forteresse. L’Opéra, qui prendra sa place, doit intégrer, dans sa conception même, une véritable contradiction : lieu de spectacle, mais aussi centre de production moderne et fonctionnel. Après la démolition de la forteresse, la place a été quelque peu négligée, voire délabrée, l’intérêt était donc de redonner vie à ce centre historique où la République est née, et l’emplacement déjà prend une signification pour un opéra populaire. « La culture est ainsi placée au cœur de la nation, elle sera ouverte sur le monde entier » (Philippe Jodidio dans Connaissance des Arts)
Une esthétique correspondant à la vocation "d’opéra populaire"Dans toute la conception, il était important d’imaginer un bâtiment symbolique de cette ouverture au grand public, donc transparent, accessible, invitant le public à entrer et à franchir une limite qui excluait auparavant les non-habitués.
L’ouverture visible sur l’espace urbain vers la place de la Bastille signifie un « lieu permanent de rencontre et d’information », ce qui va avec l’importance donnée à la lumière dans tout le projet. La réponse architecturale à cette vocation a été définie par l’architecte en évitant deux écueils : - soit privilégier l’image de l’objet architectural au détriment de sa fonctionnalité, - soit se limiter à la construction d’un simple outil, ceci afin de réaliser une symbiose entre le bâtiment et le tissu urbain, à la différence du Palais Garnier : bâtiment fermé qui semble infranchissable. Ici il a voulu jouer avec cette interaction entre l’espace urbain et l’espace architectural : « C’est un bâtiment qui appartient au public ».
Il a donc fallu trouver des moyens architecturaux pour signaler cette ouverture et pour inviter le public, non seulement par l’aspect extérieur, mais aussi par la suite des différentes fonctions faisant partie de l’Opéra : conduire le public jusqu’à l’intérieur de l’Opéra par glissements progressifs : façade ouverte, déambulation, information, bibliothèque, cafétérias, vidéo, ouverture accueillante, et la salle enfin. Dans les rapports, il était prévu aussi d’amener autre chose aussi au public : films, initiations, master-class publiques, boutiques - et de créer les espaces correspondant afin d’inciter le public à venir aussi en dehors des horaires de spectacle.
Le Choix d’une programmation de spectacleL’idée était d’offrir au public la plus large diversité dans la programmation englobant la richesse du répertoire aussi bien que les créations lyriques contemporaines. Dans ce but, une salle modulable qui soit libérée des contraintes spatiales et acoustiques des théâtres traditionnels a été conçue à côté de la grande salle. Quant au programme de la grande salle, les rapports ont prévu une programmation qui justifirait le fait de faire fonctionner un second opéra en plus du Palais Garnier : fonctionner autrement et proposer plus de spectacles (dans la perspective de « l’opéra populaire »). Comme pour l’architecture et la technique, on s’est inspiré des modèles existants, voire de théâtres à l’étranger, par exemple la conception des petits théâtres en Allemagne : troupe permanente de jeunes chanteurs, un orchestre, des chœurs, coûts des productions réduits, pas de gros décor, de jeunes metteurs en scène. La question qui définira aussi l’équipement technique de la salle est celle-ci : - veut-on une programmation en alternance ou - des « saisons » avec des cycles (Janacek, jeune Mozart, jeune Verdi, opéras romantiques allemands, Paris entre-deux-guerres (Milhaud) etc.) Une idée proposée dans les rapports et qui a été retenue était celle d’une programmation idéale alliant le système des séries telles qu’elles existent sur une échelle généreuse à Covent Garden (et aussi à Garnier) et celui des alternances des petits théâtres allemands. On pourra : - présenter environ 40 œuvres par an, - les présenter en série pour garder une même distribution, - atteindre un total près de 350 représentations par an : chaque soir, une relâche par semaine, mais une matinée, - concilier efficacité (musicale et scénique, quantité et qualité, exigences du metteur en scène moderne) et rentabilité (aménagements techniques fonctionnels, repérer les meilleurs... ) - faire reposer le tout sur une troupe permanente, (refus des superstars), voir à ce propos l’English National Opera.
A Paris existe bien un public pour deux opéras comme dans les autres grandes villes : New York, Londres, Vienne, Berlin, Munich : il s’agit de définir des missions différentes pour la Bastille et Garnier. Dans le cas du nouvel opéra, il y aura aussi la différence de la programmation pour les deux salles de la Bastille, par exemple : Grande Salle : Wagner, Verdi, etc., mais aussi des cycles Janacek, du contemporain, Berio etc. Petite Salle : toutes les expériences, opéras du XVIIIème, opérettes, cycles Offenbach, Britten etc.
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